Le parc La Fontaine (2e partie)

Publié le 4 novembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Monument aux morts français




Au parc
Monument à Louis-Hippolyte La Fontaine
Édifice du Conseil des arts de Montral

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Construction domiciliaire, urbanisme et mobilité individuelle

Publié le 4 novembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

Le 23 octobre dernier, l’organisme sans but lucratif Vivre en ville rendait publics les résultats d’une consultation populaire réalisée du 3 au 5 octobre dernier par la firme de sondage Léger auprès de 1 010 répondants.

Après répartition des indécis, à l’énoncé ‘Il faut augmenter l’offre d’habitation en construisant des logements sur le territoire déjà urbanisé, par exemple en réaménageant des terrains vacants ou industriels ou en densifiant les quartiers déjà bâtis.’, les répondants sont d’accord à 65 %.

Il semble que les répondants devaient choisir parmi plusieurs énoncés.

À cet énoncé-ci, le pourcentage n’est que de 51 % chez les 18-34 ans alors qu’il grimpe à 77 % chez les 55 ans et plus.

À l’énoncé concurrent où le répondant exprimait son souhait que des terres agricoles servent à la construction domiciliaire, les pourcentages sont respectivement de 39 % chez les jeunes et de 17 % à l’autre extrémité du spectre des âges.

À la question ‘À quel point jugez-vous important d’avoir accès, à distance de marche de chez vous, à des commerces et services de proximité (épicerie, équipements sportifs, parc, école, garderie, etc.)?’, 39 % jugent cela très important et 44 %, plutôt important.

Les pourcentages sont moindres parmi ceux qui vivent en milieu rural (62 %) et plus grand chez les citadins (87 %).

À la question ‘Comment réagiriez-vous si, dans le cadre des élections municipales, il est proposé de faciliter l’accès à des logements de qualité et abordables en accélérant la construction d’habitations et en priorisant le logement à but non lucratif’, les ‘tout à fait d’accord’ comptent pour 40 % des répondants et les ‘plutôt d’accord’, 42 %.

Quant à l’amélioration de l’offre de transport collectif autant dans les villes, en milieu rural et qu’entre les régions, les pourcentages sont respectivement de 33 % et de 39 %, pour un total de 72 %.

À la question ‘Selon vous, dans quelle mesure est-il important que les municipalités mettent en place des aménagements visant à améliorer la sécurité des personnes qui se déplacent à pied ou à vélo?’, 37 % trouvent cela très important et 45 %, plutôt important.

Quant à l’idée de donner plus de place à la marche et au vélo pour favoriser un mode de vie physiquement actif, les pourcentages dont respectivement de 22 % et 36 %, pour un total de 58 %.

Références :
Les Québécoises et les Québécois soutiennent la transformation des villes et des villages pour relever les défis collectifs
L’urbanisme cellulaire
Sondage sur les 12 travaux pour transformer les villes et les villages du Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Élection Montréal 2025 : la grande victoire des indécis

Publié le 3 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
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C’est avec une confortable avance que les indécis ont officieusement remporté hier leurs élections au scrutin municipal de Montréal avec plus de vingt points d’avance sur leur plus proche adversaire, Mme Soraya Martinez-Ferrada (élue officiellement).

Si le vote des francoMontréalais s’est partagé presque également entre Projet Montréal et Ensemble Montréal, c’est le vote des angloMontréalais qui a fait la différence en votant massivement pour l’ex-ministre libérale.

Malgré cela, n’eut été de la concurrence que lui faisait Transition Montréal — idéologiquement presque identique à Projet Montréal — il n’est pas exclu de penser que sans ce schisme, le parti de Valérie Plante aurait peut-être été reporté au pouvoir, de justesse.

À cette élection, le taux de participation ne fut que de 37,5 % (à ne pas confondre avec le taux, identique, des indécis). Ceux qui n’ont pas voté se répartissent dans trois groupes.

Il y a le 37,5 % qui hésitaient entre les candidats en lice. Le reste comprend, d’une part, ceux qui ne s’intéressent pas à la politique municipale et d’autre part, ceux qui — malgré le fait qu’ils soient bien informés — ont décidé de ne voter pour personne, les jugeant tous indignes ou incompétents.

Dans cette élection, chaque électeur recevait trois bulletins de vote; un pour choisir le maire de son arrondissement, un pour le représentant de l’arrondissement à l’hôtel de ville et un troisième pour choisir le maire ou la mairesse de Montréal.

Dans les deux premiers cas, plutôt que vouloir obliger l’électeur à voter pour des gens qui ne lui conviennent pas, il serait préférable d’ajouter au bulletin de vote, une option supplémentaire : ‘Aucun de ces choix’.

Si cette dernière option devait remporter plus de voix qu’aucun des candidats en lice, l’élection devrait être recommencée jusqu’à ce qu’on offre au peuple des candidats qu’il juge dignes de sa confiance, plutôt que de l’obliger à voter pour n’importe qui.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le danger du contrôle étatique des flux financiers

Publié le 2 novembre 2025 | Temps de lecture : 5 minutes
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Le contexte

Alors que le paiement électronique se généralise spontanément au point de représenter la grande majorité des transactions financières, la législation européenne accentue cette tendance en abaissant le plafond des paiements en espèces afin de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités illégales.

Pour les mêmes motifs, les billets de 500 euros ne sont plus émis depuis 2019 (bien qu’ayant toujours cours légal).

Plus tôt cette année, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) exprimait le désir de voir se réduire la dépendance de l’Europe à l’égard des systèmes de paiement électronique américains, notamment Visa, MasterCard et PayPal.

Tout cela correspond à donner à l’Union européenne un pouvoir de surveillance presque total sur les flux monétaires (libellées dans n’importe quelle devise) au sein de ses frontières, mais également le pouvoir d’imposer des sanctions financières aux personnes et aux entreprises sur son territoire.

Finalement, certains pays européens ont adopté des dispositions législatives qui leur permettent de bloquer des comptes bancaires sans obtenir au préalable l’assentiment des tribunaux. Et ce, sur simple soupçon, signalement ou critique publique.

À ceux qui se croient à l’abri des dérives liberticides en Europe, rappelons que le crime de cyberharcèlement — conçu initialement pour protéger les mineurs et les femmes — sert maintenant à faire taire les rumeurs qui irritent l’épouse d’un chef d’État.

En somme, la loi qui visait à protéger les enfants de la République est devenue l’équivalent moderne du crime de lèse-majesté sous l’Ancien régime.

Le Pfizergate et Frédéric Baldan

En dépit du fait que la Commission européenne n’a pas de pouvoir en matière de santé (ce qui relève des États membres), sa présidente a personnellement négocié l’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid-19, au cout de 36 milliards d’euros.

C’est 20€ par dose, soit beaucoup plus que ce que nous avons payé au Canada (environ 12€ par dose).

Le tout s’est négocié sur le téléphone d’Ursula von der Leyen par le moyen de SMS. Malheureusement, tous ces SMS ont disparu. Comme c’est dommage…

En avril 2023, le lobbyiste belge Frédéric Baldan a déposé une plainte auprès de la justice de son pays contre Ursula von der Leyen pour prise illégale d’intérêts et corruption, pour usurpation de fonctions et pour destruction de documents publics.

D’après ce que je comprends, il aurait été débouté par les tribunaux. Mais entretemps, en septembre 2023, il a perdu son accréditation de démarcheur auprès de l’Union européenne.

En novembre 2024, il publie le livre ‘Ursulagate : la compromission des lobbys’.

Plus tôt cette semaine, les comptes bancaires de sa maison d’édition, de son cabinet de conseil, de même que le compte conjoint avec son épouse et même celui de leur fils de cinq ans, ont été bloqués simultanément et sans explication par la banque néerlandaise ING et la belge Nagelmackers, deux banques qui n’ont pas de rapport l’une avec l’autre.

Évidemment, il serait facile de penser qu’il s’agit d’une vengeance personnelle de la présidente de la Commission européenne.

C’est peut-être le cas. Mais à notre époque, où la manipulation de masse est omniprésente, il faut se garder des présomptions à la ‘cela ne peut être qu’elle’ (où ‘elle’ est une personne ou un pays).

Parmi les suspects, il y a aussi la puissance hégémonique des États-Unis (hostile à l’existence de l’Union européenne) et les intérêts économiques colossaux qui s’opposent aux velléités européennes en matière de contrôle des flux financiers.

Conclusion

Les sanctions économiques européennes visaient originellement des pays ou des entités étatiques, de même que des organisations criminelles.

Cette militarisation financière s’est étendue ensuite aux oligarques et aux piliers économiques de régimes hostiles à l’Occident.

Depuis peu, on s’attaque aux intellectuels étrangers qui osent critiquer l’Europe.

Voilà maintenant qu’on bloque les comptes bancaires et les cartes de crédit de citoyens ordinaires sans l’autorisation préalable des tribunaux.

Que cela soit imposé sous des pressions étrangères pour discréditer la Commission européenne ou qu’au contraire, cette dernière soit l’instigatrice de ce goulag financier, tout cela est très préoccupant.

Références :
Facture électronique obligatoire: l’UE construit son crédit social chinois
Il y a vingt ans, le référendum français du 29 mai 2005
La diplomatie incendiaire d’Emmanuel Macron
L’Union européenne et la liberté d’expression
Paiements : l’Europe veut en finir avec Visa et PayPal mais ne sait pas comment
Pfizergate
Pfizergate : après Ursula von der Leyen, le Belge Frédéric Baldan porte plainte contre Laura Kövesi, cheffe du parquet européen
« Pfizergate » et SMS : tout comprendre à l’affaire qui menace Ursula von der Leyen
Pfizergate, quand la transparence ébranle von der Leyen et la Commission européenne
Punition bancaire : L’UE et Big Pharma s’acharnent sur Frédéric Baldan, le lanceur d’alerte qui ose défier Von der Leyen
Rapport de la Commission au Parlement européen et au Conseil

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Élections Montréal 2025 : choisir entre la peste, le choléra et la petite vérole (2e partie)

Publié le 31 octobre 2025 | Temps de lecture : 5 minutes

Ensemble Montréal et les pistes cyclables

A la suite d’une longue série de réaménagements de la voie publique, aucun piéton et aucun cycliste n’est décédé d’un accident de voiture dans les villes d’Oslo (peuplée de 724 300 habitants) et d’Helsinki (peuplée de 674 000 habitants) en 2019.

Montréal est à la traine; seulement pour 2024, deux cyclistes sont morts, de même que vingt piétons (sans compter les 83 qui ont subi des blessures graves).

L’expérience scandinave prouve qu’il est nécessaire de poursuivre le réaménagement actuel de la voie publique : la protection de la vie humaine a préséance sur les inconvénients mineurs que cela comporte.

Trois partis municipaux tiennent un discours qui s’y oppose.

Le plus ‘réactionnaire’ des trois, Action Montréal, veut retirer ou ‘reconfigurer’ les pistes cyclables dites nuisibles ou improvisées.

Ensemble Montréal veut effectuer une pause de 12 à 18 mois dans le déploiement du réseau et repenser le tout.

Et finalement, Futur Montréal (que j’aime bien par ailleurs) s’engage à ne déployer aucune piste cyclable sur les rues commerciales de la ville. Comme si personne en ville n’effectuait ses emplettes à vélo. Dring dring, Futur Montréal !

Seuls Projet Montréal et son clone Transition Montréal s’engagent à poursuivre le déploiement des pistes cyclables prévu par l’administration Plante.

Les handicapés et les pistes cyclables

Selon certains candidats à la mairie, les pistes cyclables seraient un obstacle à franchir pour des handicapés qui ont recours au transport adapté pour aller magasiner ou recevoir des soins médicaux.

Que fait-on lorsqu’une personne en fauteuil roulant veut accéder à un commerce ou à une clinique dont l’entrée n’est pas au niveau du sol ? On place devant elle une plateforme inclinée que son fauteuil gravit pour y accéder.

Cette même plateforme permet au fauteuil roulant de traverser la piste cyclable. Où est le problème ?

En réalité, un grand nombre de personnes en fauteuil roulant aiment les pistes cyclables qu’elles trouvent plus pratiques que les trottoirs et plus sécuritaires que les rues.

Donc, opposer les besoins des handicapés à ceux des cyclistes est un argument démagogique destiné à alimenter les préjugés des ‘antivélos’.

Les pistes cyclables et la livraison de marchadises

Il arrive qu’à l’arrière d’un commerce, il n’y a pas de ruelle et conséquemment, que ce commerce soit obligé d’être approvisionné à l’avant.

De deux choses l’une. Si le camion de livraison peut se stationner entre le trottoir et ce commerce, la piste cyclable ne devrait pas être sécurisée à cet endroit. De manière à ce que ce camion puisse se stationner comme il le fait déjà.

Par contre, si l’édifice est construit le long du trottoir, imaginons le pire, c’est-à-dire qu’il est nécessaire d’utiliser un diable pour livrer la marchandise.

Il suffit alors qu’on évite de sécuriser la piste cyclable devant ce commerce pour que le livreur n’ait qu’à franchir la chaine du trottoir, comme c’est déjà le cas sans piste cyclable.

Conclusion

Dans le Montréal de demain, les piétons d’une part, puis d’autre part les utilisateurs de mobilité individuelle mécanisée (vélo, trottinettes, monoroue, etc.), et enfin les automobilistes et les motocyclettes auront chacun leur couloir de circulation et se partageront harmonieusement la voie publique.

En d’autres mots, le long des voies empruntées par les automobiles, il sera aussi normal d’avoir des pistes cyclables qu’il est normal, de nos jours, d’avoir des trottoirs. C’est ça, le futur.

Sur le chemin évolutif qui nous mène à cela, des résistances apparaitront. Ce qui est normal.

Ce qui l’est moins, ce sont ces politiciens — ceux d’Action Montréal, d’Ensemble Montréal et, dans une moindre mesure, ceux de Futur Montréal — qui n’ont pas le courage de dire aux ‘antivélos’ que leur combat est perdu d’avance et qu’un jour, il y aura des pistes cyclables sécurisées dans toutes les rues de Montréal, qu’ils soient d’accord ou non.

Les promesses de trois partis municipaux — dont celui de la meneuse dans cette course — de freiner ou d’arrêter leur déploiement constituent autant de promesses rétrogrades et, disons-le franchement, criminelles dans la mesure où cela sauve des vies.

Références :
À Oslo, aucun piéton tué en 2019
Hausse du nombre de décès de piétons et de cyclistes en 2024
L’Europe du Nord qu’on envie aussi pour la sécurité des piétons
Martinez Ferrada veut revoir l’ensemble du réseau cyclable
Vision Zero Principles

Paru depuis : Le REV Saint-Denis, une piste cyclable qui atteint des sommets (2025-11-04)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Élections Montréal 2025 : choisir entre la peste, le choléra et la petite vérole (1re partie)

Publié le 30 octobre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes
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Le 16 octobre dernier, un sondage de Radio-Canada révélait que 37 % des Montréalais ne savaient toujours pas pour qui ils voteraient au scrutin municipal du 2 novembre prochain.

Il faut toutefois préciser que ces sondages ne font pas la distinction entre les vrais indécis et ceux qui, bien informés, sont décidés à ne voter pour personne, les jugeant tous indignes ou incompétents.

Dans un domaine comme l’itinérance — qui, dans les sociétés capitalistes, est un reflet de la paupérisation du peuple — ou celui du transport en commun — qui dépend exclusivement du financement par les gouvernements supérieurs — qu’un parti ou un autre soit au pouvoir à Montréal, cela ne changera pas grand-chose.

J’ai donc choisi de m’attarder ici sur les entraves règlementaires à la construction domiciliaire et sur le développement du réseau de pistes cyclables.

Projet Montréal

Comme truc mnémotechnique, pensez que ‘projet’ et ‘Plante’ débutent par la même lettre. Donc Projet Montréal, c’est le parti de Valérie Plante.

Ce parti est la peste de la construction domiciliaire à Montréal.

La crise du logement a une cause profonde; c’est le sous-investissement des gouvernements supérieurs dans le logement social depuis 1959.

Et cette crise a un facteur déclenchant; le déluge migratoire provoqué par un gouvernement fédéral niais, manipulé par des intérêts étrangers (le cabinet-conseil McKinsey).

Donc Valérie Plante n’est pas coupable d’avoir causé cette crise chez nous; elle n’a fait que l’aggraver.

Projet Montréal et son clone Transition Montréal s’entêtent à croire que le ‘bâton règlementaire’ est le bon moyen de forcer les entrepreneurs à construire du logement social ou abordable. En réalité, ce n’est pas leur rôle.

Les Habitations Jeanne-Mance (HJM) sont le plus bel exemple montréalais de logement social. Celles-ci comportent 1 388 unités. En comparaison, à Vienne, les pouvoirs publics (et non l’entreprise privée) ont fait construire l’équivalent de deux HJM par année pendant plus de cinquante ans.

Madame Plante fut élue mairesse en novembre 2017 sous la promesse, entre autres, de construire six-mille logements sociaux. À l’élection suivante, seuls 1 082 logements sociaux étaient habités, soit 18 % des six-mille promis.

À l’élection municipale suivante, Mme Plante en promit encore davantage. Mais après avoir appris que son adversaire en promettait plus qu’elle (50 000 nouveaux logements, dont dix-mille sociaux), la mairesse sortante haussa sa promesse à 60 000 logements ‘abordables’, de manière à être celle qui en promettait le plus.

Quatre ans plus tard, 1,5 % de cette promesse a été réalisée. À ce rythme, Projet Montréal prendra 200 ans à réaliser sa promesse… à la condition de demeurer au pouvoir pendant deux siècles.

Son successeur veut maintenant entamer (notez le verbe) le plus colossal chantier en habitation de l’histoire de Montréal.

Bla-bla-bla.

Par contre, Ensemble Montréal, Futur Montréal et Transition Montréal se proposent, à juste titre, d’abolir le règlement 20-20-20 de Valérie Plante, soit le règlement qui plombe la mise en chantier à Montréal depuis des années.

Ces trois partis ont compris que toute construction résidentielle est de nature à soulager la crise du logement. Voici comment.

Ceux qui emménagent dans de nouveaux appartements de luxe libèrent leurs logements actuels. En retour, ces derniers deviennent disponibles pour d’autres personnes. Et par un jeu de chaises musicales, des logements moins luxueux finissent par devenir disponibles pour des gens dont le revenu est moindre. Et ainsi de suite, jusqu’à profiter, au bout du compte, à la classe moyenne et aux travailleurs à faible revenu.

C’est comme ça qu’on crée des logements qui permettent à tout le monde de se loger.

Pour débloquer la construction domiciliaire à Montréal, le parti de Valérie Plante (Projet Montréal) doit absolument être chassé du pouvoir.

Références :
À Montréal, bloquer la construction domiciliaire est payant
Le logement social à Vienne
«Les indécis sont en train de remporter les élections» à Montréal, dit Stéfanie Tougas

Complément de lecture : Les murales peintes des Habitations Jeanne-Mance

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La publicité ontarienne contre Trump

Publié le 29 octobre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

Il est du devoir du premier ministre de l’Ontario de défendre les intérêts de sa province. Conséquemment, il est légitime pour lui de combattre les mesures protectionnistes américaines qui provoquent actuellement le démantèlement de l’industrie automobile ontarienne vers les États-Unis.

Mais il doit faire preuve de discernement dans le choix des moyens à utiliser.

Il peut le faire par le biais du démarchage des diplomates ontariens nommés auprès de l’administration Trump ou du Congrès américain.

Il peut le faire sur les médias sociaux en s’adressant à ses concitoyens à lui. Même s’il sait très bien que ses messages peuvent être lus par des Américains.

Il peut financer aux États-Unis l’organisation d’un colloque ou d’un symposium réunissant des économistes de réputation mondiale sur le thème du protectionnisme ou du libre-échange.

Et il peut, au parlement ontarien, dire tout le mal qu’il pense de Donald Trump.

Mais dépenser des millions de dollars sur Fox News, entre autres, afin d’acheter de la publicité destinée à convaincre les Américains que leur président fait mal son travail, c’est de l’ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays.

Oui, je sais, Donald Trump et certains congressistes américains ont ouvertement donné leur appui au ‘Convoi de la liberté’ en janvier 2022.

Et je sais également que lorsque des militants bloquent pendant des heures un pont de Montréal pour défendre l’environnement, ces malfaiteurs sont très souvent des membres d’une ONG financée secrètement par des fonds américains.

Ce ne sont là que deux exemples de la multitude d’ingérences américaines chez nous.

Ce n’est pas parce que le Canada ne fait rien lorsque les États-Unis se mêlent de nos affaires qu’il doit s’attendre à ce que ces derniers respectent une réciprocité à laquelle ils n’ont jamais convenu.

Bref, le premier ministre ontarien a raison de défendre sa province mais il a tort de le faire en se mêlant de politique américaine.

Références :
Donald Trump appuie le convoi de camionneurs canadiens
Que contient la publicité qui a mis Trump en furie et fait dérailler les négociations?

Paru depuis : Carney dit s’être excusé auprès de Trump pour la publicité antiprotectionniste de Ford (2025-11-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La France, la guerre et le gel des avoirs des conscrits récalcitrants

Publié le 28 octobre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Le contexte

« De toute façon, dans l’année qui vient, je vais devoir envoyer des mecs à Odessa » avait déclaré Emmanuel Macron — un verre de whisky à la main, avait pudiquement précisé Le Monde — le 21 février 2014, au cours d’une réunion informelle à l’Élysée.

Depuis, la France a décidé d’augmenter substantiellement ses dépenses militaires. Déjà, de 2017 à aujourd’hui, le budget français de la défense était passé de 32,2  à 50,5 milliards d’euros, et pourrait atteindre 170 milliards d’euros en 2030 si ce pays vise la cible budgétaire de 5 % de son PIB en dépenses militaires, comme le suggère l’Otan.

Le 22 octobre dernier, devant les membres de la Commission de la défense, le plus haut gradé de l’armée française déclarait que la France devait se préparer, dans trois ou quatre ans, à entrer en guerre contre la Russie.

D’ici quelques semaines, l’État distribuera à tous les Français un manuel de survie en cas de crise majeure. La France suit ainsi l’exemple de la Suède et de la Finlande qui ont fait de même l’an dernier.

Le gel des avoirs, arme de conscription

Conçu pour priver des groupes terroristes de moyens financiers, l’article L.562-2 du Code monétaire et financier permet au ministère français de l’Intérieur (ou à son collègue de l’Économie) de bloquer des comptes sur simple soupçon, signalement ou critique publique.

Dans un premier temps, ce pouvoir discrétionnaire a été appliqué pour dissoudre promptement des écoles coraniques qui, sur le territoire français, prêchaient l’intégrisme religieux et le refus des valeurs républicaines.

Toutefois, ce pouvoir a glissé vers la répression d’intellectuels qui s’opposent aux mesures gouvernementales qu’ils jugent, à tort ou à raison, excessives à l’égard des Musulmans.

Ce qu’il faut retenir ici, c’est qu’elle est révolue cette époque où nos gouvernements avaient l’obligation de s’adresser aux tribunaux afin de pouvoir geler les avoirs financiers d’une personne.

Un simple décret ministériel suffit.

Normalement, lors d’un conflit armé, les hommes aptes au combat sont obligatoirement enrôlés dans l’armée, alors que les femmes participent à l’effort de guerre en travaillant dans les usines d’armement.

De nos jours m’importe quel logiciel de gestion de bases de données peut, dans un premier temps, analyser le registre des hommes appelés sous les drapeaux, dresser la liste de tous ceux dont case ‘Enrôlé’ n’est pas cochée — c’est-à-dire ceux qui manquent à leur devoir de protéger leur pays — et, dans un deuxième temps, trouver et geler leurs avoirs financiers et bloquer leurs cartes de crédit à partir du registre des détenteurs.

Il n’est même pas nécessaire de recourir à l’intelligence artificielle; cela est faisable dès maintenant avec les logiciels existants.

Ce qui signifie que si la France déclare la guerre à la Russie, le gouvernement français pourra forcer tous ceux qui le doivent à s’enrôler. À défaut de quoi ils seront incapables de payer leur loyer, de nourrir leurs enfants ou même de se défendre devant les tribunaux.

Références :
Emmanuel Macron appelle à « un effort historique » pour accélérer la hausse des dépenses de défense
« Être prêt pour un choc avec la Russie dans 3 ou 4 ans » : le chef de l’armée française prévient ses troupes face à la menace russe
France : le gel des avoirs sans jugement d’éditeurs et intellectuels musulmans interroge sur l’état de droit
Guerre en Ukraine : Macron prêt à « envoyer des mecs à Odessa” ?
La Finlande et la Suède se préparent à une Troisième Guerre mondiale
Réarmement : comment la France pourrait financer la hausse de ses dépenses militaires ?
Un manuel de survie en cas de crise majeure va être distribué aux Français

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc La Fontaine (1re partie)

Publié le 26 octobre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Les Jardins Lafontaine, sur la rue Rachel





Au parc

Créé en 1874, le parc La Fontaine (en deux mots) est un espace vert de 35,9 hectares (ou 0,359 km²) situé à environ deux kilomètres du centre-ville de Montréal.

Depuis 1901, il porte le nom de Louis-Hippolyte La Fontaine. Celui-ci fut — conjointement avec Robert Baldwin — premier ministre du Canada à l’époque qui a précédé la naissance de la Confédération canadienne.

Cet homme politique est demeuré célèbre non seulement pour avoir été le premier Québécois à occuper ce poste, mais également pour avoir prononcé le premier discours en français au parlement canadien, ce qui était interdit à cette époque.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’or et les indices boursiers

Publié le 25 octobre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

En tant que liquidateur, j’ai eu à disposer des biens que ma mère nous avait laissés en héritage, dont plusieurs titres boursiers. L’essentiel de ceux-ci était des actions minières dont elle avait elle-même hérité de mon père.

Ma surprise fut de constater que ces impressionnants certificats — grands comme des napperons de table et richement décorés comme de vieux billets de banque — ne valaient rien. En effet, à l’épuisement de son filon, une mine déclare faillite en ne laissant derrière elle que, justement, des certificats sans valeur.

Le mirage des indices boursiers

Sous le titre ‘Pourquoi l’or n’est pas sans risque’, le quotidien La Presse publiait dimanche dernier un texte plutôt intéressant, mais dont l’extrait suivant m’a fait sursauter :

Selon [les calculs du professeur Jeremy Siegel, professeur émérite d’économie à l’Université de Pennsylvanie] 1 $ investi dans l’or en 1801 valait 127 $ en 2024. Mais 1 $ investi dans les actions américaines en 1801 valait 42 millions en 2024.

Cela est totalement faux; un dollar investi dans des actions américaines en 1801 ne vaudrait pas 42 millions en 2024, mais aurait été une perte totale. Et ce, pour une raison très facile à comprendre; aucune des compagnies qui existaient en 1801 n’est encore en activité 224 ans plus tard.

Le livre Stocks for the long run, écrit par le professeur Siegel, est basé sur la croissance des indices boursiers.

Le plus connu d’entre eux est l’indice Dow Jones. Trente compagnies en font partie.

Depuis sa création en 1896, sa composition a changé 59 fois. Car lorsqu’une compagnie ne ‘performe’ pas suffisamment au gout de ceux qui déterminent qui fait partie de l’indice, on l’expulse.

C’est ainsi que la compagnie Nortel — dont la valeur capitalisée comptait pour environ la moitié de l’indice boursier de Toronto — fut radiée de l’indice torontois avant même sa faillite en 2013.

En réalité, les indices boursiers sont l’opium de l’investisseur niais; ils servent à le rassurer autant que possible.

C’est d’ailleurs pourquoi les indices boursiers grandissent généralement bien au-delà de la croissance de l’économie. Ce qui prouve bien qu’ils ne sont pas le miroir de l’économie mondiale.

Conclusion

Un pays ne peut pas prospérer sans investissement. Voilà pourquoi les marchés financiers sont essentiels.

L’or n’est qu’une valeur refuge. Son prix croît depuis des siècles de manière beaucoup plus stable que les indices boursiers, sujets à l’éclatement de bulles spéculatives.

Actuellement, deux facteurs expliquent la popularité de l’or.

Premièrement, la crainte de l’éclatement d’une Troisième Guerre mondiale. Une crainte entretenue avec succès par certains dirigeants européens pour faire diversion de leurs problèmes internes.

Et surtout, le prix de l’or augmente en raison des achats massifs des banques centrales (sauf celle du Canada, qui s’obstine à ne pas en avoir du tout).

L’utilisation du dollar américain comme arme financière par Washington provoque ainsi une perte de confiance dans la devise américaine comme monnaie de réserve au profit d’autres devises et de l’or.

Références :
Historical components of the Dow Jones Industrial Average
L’or et la Banque centrale du Canada
Pourquoi l’or n’est pas sans risque
Stocks for the Long Run

Paru depuis : ‘The dollar is losing credibility’: why central banks are scrambling for gold (2026-01-16)

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Écrit par Jean-Pierre Martel