L’opération Pleven et l’euro numérique

Publié le 3 février 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Une réforme monétaire colossale

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, moins d’un Français sur sept possédait un compte bancaire; l’immense majorité des achats s’effectuaient donc comptant, y compris chez les grossistes.

René Pleven fut ministre français des Finances du 14 novembre 1944 au 26 janvier 1946.

Le 4 juin 1945, quarante-millions de Français eurent douze jours pour échanger leurs billets de banque pour de nouvelles coupures. Après le 15 juin, les anciens billets n’avaient plus cours légal, c’est-à-dire qu’ils ne valaient plus rien.

Cette réforme monétaire avait été rendue nécessaire pour remplacer les billets de la période de Vichy, les ‘billets drapeau’ émis par les États-Unis en Normandie après le débarquement, et les billets du Trésor émis à Londres durant la guerre par les Forces françaises libres du général De Gaulle.

Puisque l’échange des billets était consigné dans un registre, cette mesure visait à établir le ‘cadastre des fortunes’ et à déceler les profiteurs de la guerre, c’est-à-dire ceux dont les liquidités ne pouvaient s’expliquer que par leur enrichissement grâce au marché noir.

À l’époque, toutes les devises étaient adossées à l’or. Pour garantir cette nouvelle masse monétaire, la Banque de France s’est empressée d’acheter des lingots d’or.

Une fois cela fait, le franc fut dévalué de 60 % par le décret du 25 décembre 1945. Alors qu’un dollar américain valait 50 francs en 1944, il en valait 119,5 après cette dévaluation.

Conséquemment, toute la France était offerte à 60 % de réduction.

Ce qui favorisa les exportations françaises et encouragea l’investissement étranger (notamment par le biais du plan Marshall). Et ce, sans vraiment pénaliser les Français, disait-on… tant qu’ils évitaient d’acheter des biens étrangers puisque leurs prix venaient de doubler.

En réalité l’inflation qui en résulta appauvrit lentement tous les épargnants.

L’euro numérique, outil de contrôle étatique

Face au monopole qu’exercent les États-Unis sur les modes de paiement électronique et le fait que les cryptomonnaies servent, entre autres, au blanchiment d’argent, la création d’une monnaie électronique européenne comporte de très nombreux avantages, notamment quant à la souveraineté de l’Europe face aux États-Unis.

Voilà pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) travaille depuis quelques années à la création d’une cryptomonnaie officielle, garantie par la BCE.

Puisque les Scandinaves ont, en grande partie, abandonné volontairement le paiement de leurs transactions en espèces, il est tentant de voir dans l’euro numérique un pas vers le progrès.

Toutefois, un euro numérique obligatoire, imposé à la ‘Pleven’ par la Commission européenne, comporte le risque sérieux d’une dérive liberticide.

Le passage à l’euro numérique signifie que tous les comptes de banque de la zone euro se transformeront en portefeuilles électroniques contenant cette cryptomonnaie.

Et puisque les transactions en espèces seront interdites, le seul moyen d’acheter un bien sera à l’aide d’une carte à puce ou de sa version électronique sur un téléphone multifonctionnel. L’achat sera débité automatiquement du portefeuille électronique de l’acheteur, un peu comme c’est déjà le cas avec une carte de débit.

Cette carte donnera accès à tous vos comptes bancaires de la zone euro. On aura donc le choix de débiter un achat sur un compte plutôt qu’un autre, selon sa convenance.

Conséquemment, geler les avoirs d’un citoyen européen pour délit d’opinion devient encore plus facile que pour Jacques Baud puisqu’il ne sera plus nécessaire de réunir le Conseil de l’UE; la BCE sera tenue d’obéir à toute condamnation par une ONG habilitée pour ce faire par la Commission européenne.

La BCE pourra également appliquer un taux d’intérêt négatif sur les comptes bancaires (ce qui, peu à peu, diminue leur solde) afin de décourager l’épargne et de favoriser la consommation.

De plus, le prélèvement d’une taxe de solidarité avec l’Ukraine, par exemple, pourra s’effectuer en cliquant sur un bouton, même si les traités fondateurs de l’UE ne lui accordent aucun pouvoir de taxation.

À ce sujet, rappelons qu’en 2013, le Fonds monétaire international et l’UE avaient financé leur plan de sauvetage de Chypre en ordonnant aux banques chypriotes de prélever 5,8 milliards d’euros sur tous les comptes bancaires du pays.

Cette ponction sur l’épargne laissa intacte la fortune de ceux qui l’avaient investie dans l’immobilier ou à la bourse.

Avec l’euro numérique, il deviendra impossible de procéder à un achat en Bitcoin sans que l’État sache exactement l’importance du patrimoine que vous lui cachez en investissant dans une cryptomonnaie ‘sauvage’.

Références :
Billet drapeau
Billet du Trésor
Chypre : prélever l’argent des épargnants pour sauver le pays, une fausse bonne idée ?
Dévaluations du franc français
Euro numérique
Jacques Baud et la ‘stalinisation’ de l’Union européenne
Le cout de la dé-Merkellisation de l’Allemagne
L’opération d’échange des billets (juin 1945)
Mercosur : la perte de souveraineté alimentaire face à la guerre

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les simulacres de piraterie occidentale en haute mer

Publié le 31 janvier 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Le 30 septembre dernier, un pétrolier en provenance de Russie était arraisonné en eaux internationales par la marine française au large de Saint-Nazaire.

Le navire est accusé d’appartenir à la ‘flotte fantôme’ russe en plus d’être soupçonné d’avoir servi, quelques jours plus tôt, de plateforme de lancement des drones qui ont mystérieusement survolé le Danemark.

Après cinq jours, le bateau a repris le large et son capitaine chinois a été relâché sous la promesse de revenir en France dans quelques mois pour faire face à la Justice française. Ce qui n’arrivera pas.

Le 7 janvier, les États-Unis ont arraisonné en mer du Nord le pétrolier russe Marinera — soupçonné de transporter du pétrole iranien — et ont confisqué sa cargaison en invoquant l’extraterritorialité du droit américain.

Le 22 février dernier, un autre pétrolier en provenant de Russie a été arraisonné par la marine française alors qu’il naviguait lui aussi en eaux internationales, cette fois en Méditerranée.

L’opération se veut conforme aux sanctions occidentales décrétées contre Moscou.

On doit savoir que ces sanctions ne font pas nécessairement partie du Droit international. Dans certains cas, elles vont même à son encontre.

À titre d’exemple, un pays est parfaitement libre de cesser d’acheter des biens produits en Russie. En principe, un tel refus est parfaitement légal… du moment qu’il ne s’agit pas d’une rupture de contrat.

À l’opposé, confisquer les intérêts courus sur les avoirs russes saisis pour les donner à l’Ukraine est une violation du Droit international.

De la même manière, les actes de piraterie contre les pétroliers russes sont acceptables de la part de l’Ukraine puisque celle-ci est en guerre contre la Russie. Mais ils ne le sont pas lorsqu’ils sont commis par des pays qui, officiellement, ne sont pas engagés dans un conflit armé contre cette dernière.

Dans un autre ordre d’idée, on doit savoir que désigner un pétrolier comme faisant partie de la flotte ‘fantôme’ russe veut simplement dire que ce navire n’est pas assuré par la Lloyd’s de Londres. Ce qui n’est pas obligatoire en vertu du Droit international.

Quant au fait que ce pétrolier, s’il appartenait à la Russie, battait un pavillon autre que celui de ce pays, cela est sans importance; à des fins d’optimisation fiscale, tous les armateurs au monde font en sorte que leurs cargos battent un pavillon de complaisance (Panama, Libéria ou autre). C’est ce que Paul Martin, ex-premier ministre canadien, faisait lui-même.

Conclusion

Il y a deux ans, nous écrivions :

[…] la soumission au droit international est facultative; on le respecte lorsque cela fait son affaire et on le viole lorsqu’il ne convient plus.

Cet avis, autrefois controversé, a gagné en crédibilité depuis qu’il a été repris par le premier ministre canadien le 20 janvier dernier à Davos.

Jusqu’ici, les sanctions décrétées contre la Russie par les pays européens ont fait plus de tort à leurs économies qu’à celle de la Russie.

Pour bien montrer qu’on fait vraiment quelque chose, ces simulacres de piraterie — qui ne le sont qu’à moitié puisque généralement les pétroliers sont libérés avec leur cargaison intacte — ne sont que des irritants pour la Russie.

Mais ces irritants sont susceptible de constituer des éléments d’escalade. Bref, encore une fois, c’est jouer avec le feu.

Références :
Droit international et géopolitique (deuxième partie)
Écoutez le discours de Mark Carney, premier ministre du Canada, à Davos
How will China respond as US expands foreign ship seizures?
La marine américaine a saisi deux pétroliers, dont le navire russe Marinera dans l’Atlantique
L’ancien empire maritime de Paul Martin au cœur des Paradise Papers
Le mystère des drones en Europe occidentale
Navire « Pushpa » de la flotte fantôme russe : les questions s’accumulent autour de ce pétrolier immobilisé au large de Saint-Nazaire
Un pétrolier « en provenance de Russie » arraisonné par la marine française en Méditerranée

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Québec face au colonialisme canadian

Publié le 31 janvier 2026 | Temps de lecture : 8 minutes

Le mythe des deux peuples fondateurs

Le 22 janvier dernier, le premier ministre canadien a prononcé à la Citadelle de Québec un discours dont la vérité alternative — au sujet de l’histoire du Québec depuis la Conquête de 1760 — a surpris (soyons gentils) tous les experts à ce sujet.

L’intention n’était pas mauvaise. Il s’agissait de promouvoir l’unité du pays face à Donald Trump en renouvelant le mythe selon lequel le Canada serait le fruit d’un partenariat entre deux peuples fondateurs.

Pendant des décennies, cette thèse a été défendue par de nombreux historiens fédéralistes.

Elle s’est même enrichie grâce à des symboles dont le Canada s’est doté au XXe siècle (notamment des timbres bilingues depuis 1927, des pièces de monnaie bilingues depuis 1936), et surtout grâce à l’adoption en 1969 d’une loi sur les langues officielles (nous y reviendrons).

Le tout fut couronné par l’adoption en 1980 d’un hymne national, le Ô Canada. À l’origine, il s’agissait du chant patriotique des habitants de la vallée du Saint-Laurent (les ‘Canayens’), récupéré à la gloire du Canada actuel en escamotant soigneusement ses trois dernières strophes.

La thèse des deux peuples fondateurs a mal vieilli. Essentiellement parce qu’elle invisibilise les peuples autochtones. Or ceux-ci ont été des partenaires essentiels à la mise en valeur du territoire de la Nouvelle-France dont la vallée du Saint-Laurent était l’axe commercial principal.

De défaites constitutionnelles en humiliations publiques infligées par Ottawa, les partisans fédéralistes de la thèse des deux peuples fondateurs l’ont finalement abandonnée.

Dans tout pays démocratique peuplé de deux ethnies principales, lorsque l’une est démographiquement beaucoup plus importante que l’autre, il est normal que la première ait le dernier mot la plupart du temps.

La preuve ultime du pouvoir colonial d’Ottawa

Ce qui prouve le plus éloquemment que le Québec est une colonie canadienne, c’est l’adoption en 1982 — sans le Québec — d’une nouvelle constitution par l’ethnie dominante du pays. Et ce, à la suite d’une séance ultime de négociation, tenue secrètement, et à laquelle le Québec n’était pas invité.

Cette adoption est un scandale. Un scandale dont il est impossible de minimiser la signification politique; cette fourberie est une tache indélébile sur l’histoire canadienne.

Peut-on imaginer l’adoption par le Royaume-Uni d’une constitution écrite sans l’assentiment de l’une ou l’autre de ses nations constituantes ? Évidemment pas. Mais on peut imaginer qu’elle s’en dote malgré l’opposition de l’un ou l’autre des quatorze territoires (dont iles Malouines) qui font encore partie de son empire.

Bref, une métropole coloniale est entièrement libre de se doter d’une nouvelle constitution sans la permission de ses colonies. Voilà pourquoi le Canada s’est doté d’une constitution sans le Québec.

Le financement de la colonisation anglaise du Québec

Depuis l’adoption en 1969 de sa Loi sur les langues officielles, Ottawa supporte financièrement les institutions dont les minorités linguistiques officielles se sont dotées à travers le pays.

À l’exclusion du peuple acadien, les communautés francophones dispersées à travers le pays ne sont pas viables et n’existent qu’en raison de leur perpétuel renouvèlement.

Elles sont constituées de membres âgés dont les descendants parlent à peine français deux générations plus tard, auxquels s’ajoutent de nouveaux venus dont les descendants finiront eux aussi par s’assimiler.

Ces communautés sont comme la roue d’un moulin qui tourne passivement en raison de son approvisionnement continuel en eau, mais qui s’arrêterait de tourner si elle n’était livrée qu’à elle-même.

Le financement que leur accorde Ottawa sert de justification au véritable but de la Loi sur les langues officielles, soit de financer la colonisation anglaise du Québec.

En effet, selon le point de vue, il y a deux manières de considérer les angloQuébécois.

La première consiste à les voir comme la plus importante minorité ethnique du Québec. C’est le point de vue adopté par Ottawa. La deuxième les voit plutôt comme l’annexe québécoise de la majorité anglo-canadienne.

Appelé à se prononcer à ce sujet, le Comite des droits de la Personne de l’ONU statuait en 1993 :

To summarize, the United Nations Human Rights Committee ruled […] that Quebec’s English community does not qualify for protection as a minority language group, because it forms part of the Canadian English-speaking majority.

En d’autres mots, les Québécois anglophones ne peuvent pas être considérés comme une minorité linguistique dans le contexte canadien où ils sont majoritaires.

Financer grassement cette minorité comme le fait Ottawa, c’est doter cette minorité d’institutions florissantes qui exerceront leur attrait auprès des néoQuébécois aptes à comparer leur excellence à la vétusté de leurs équivalents francophones, victimes de leur sous-financement chronique.

Depuis toujours, Ottawa feint d’ignorer que la langue menacée au Canada, c’est le français et non l’anglais.


 
Les recensements de Statistique Canada sont formels; l’anglais progresse inexorablement au Québec depuis plus de deux décennies.

En dépit de cela, c’est l’anglais qu’Ottawa protège au Québec.

Le fédéral à l’assaut de la pérennisation du français

Le moteur qui a justifié l’adoption de la Canadian constitution de 1982, c’est l’adoption de la Loi 101 cinq ans plus tôt par le Québec.

Cette dernière proclamait la préséance de certains droits collectifs — notamment, ceux nécessaires à la pérennité de la langue française au Québec — sur certains droits individuels, dont celui de s’assimiler au groupe linguistique de son choix.

Pour contrer cela, les idéologues fédéraux ont rédigé une constitution qui consacre, au contraire, la suprématie absolue des droits individuels.

De la même manière, Ottawa a adopté la loi C-13 peu de temps après l’adoption de la loi 96, une loi québécoise destinée à renforcer (mollement) la Loi 101.

Pour éviter que les entreprises opérant dans les champs de compétence fédérale soient soumises à la loi québécoise, Ottawa a adopté une loi qui, essentiellement, dit la même chose.

Puisqu’il en est ainsi, pourquoi Ottawa a-t-il cru bon se adopter d’une loi apparemment redondante ?

C’est qu’avec la loi québécoise, les efforts de francisation des entreprises visées seront jugés par une fonction publique majoritairement francophone (celle de Québec). Alors qu’en choisissant de se soumettre à la loi fédérale, leurs efforts de francisation seront plutôt jugés par une fonction publique majoritairement unilingue anglaise (celle d’Ottawa). Avec tout le laxisme qu’on peut attendre de ces derniers.

Et quand le Parti Québécois a annoncé son intention de tenir un troisième référendum sur l’indépendance nationale, Ottawa s’est empressé de procéder à un déluge migratoire en laissant entrer au Québec des centaines de milliers de nouveaux venus, majoritairement anglophones, submergeant ainsi la capacité d’accueil et la capacité de francisation du Québec.

Conclusion

À l’occasion d’une émission récente des Mordus de la politique (sur les ondes de Radio-Canada), une analyste reprochait au chef du Parti Québécois son utilisation du mot colonialisme en parlant des relations entre Ottawa et le Québec. Un terme très fort, jugeait-elle.

Ce colonialisme est un fait.

Pour contrer les efforts du Québec pour préserver sa langue et sa culture, Ottawa n’a pas hésité à doter le pays d’une constitution illégitime et de procéder à un déluge migratoire destiné à changer irrémédiablement le profil linguistique du Québec à l’avantage de l’anglais.

Ce colonialisme, beaucoup de Québécois ne le réalisent pas. Or ils n’en prendront jamais conscience si on hésite à en parler sous le prétexte que cela place dans l’inconfort nos amis fédéralismes, si prompts à s’en accommoder.

Références :
Décision de l’Onu
Il y a 40 ans, le Canada se dotait d’une entente constitutionnelle sans le Québec
La façade ministérielle de l’État canadien
La « fiction » de Mark Carney/a>
Le colonialisme économique ‘canadian’
Mark Carney et le colonialisme canadian
Ô Canada et la laïcité

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Analyses médicales : s’adresser au privé

Publié le 28 janvier 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

À son arrivée au pouvoir, le gouvernement de la CAQ a procédé à des baisses d’impôts auxquelles n’ont pas profité les assistés sociaux (puisqu’ils ne paient pas d’impôt) et auxquelles ont très peu profité les salariés à faible revenu (parce qu’ils en paient déjà très peu).

En somme, cette mesure a surtout profité aux contribuables qui ne sont pas dans le besoin.

Mais le gaspillage des fonds publics a fini par rattraper les cigales caquistes, confrontées de nos jours à des déficits budgétaires qui ont amené les agences de notation à réduire la cote de crédit du Québec.

Depuis le premier octobre 2024, l’accès au centre de prélèvement du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est réservé aux patients du CUSM. C’est la même chose au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).

Autrefois, on pouvait y faire exécuter gratuitement les requêtes médicales émises pour n’importe quelle personne assurée par la RAMQ. Évidemment, cette gratuité était relative puisqu’au final, c’est l’ensemble des contribuables qui payaient la note.

Toutefois, il s’agissait d’une mesure progressive puisque ‘les riches payaient pour les pauvres’.

Depuis que tous les hôpitaux du Québec ont cessé de le faire (sauf pour leurs propres patients), cela signifie que vous et moi devons nous tourner vers les laboratoires privés d’analyse médicale. Le plus connu d’entre eux est Biron.

Comment ça coute ? Une formule sanguine complète coute 186$, une culture d’urine 61$, et un test de détection du cancer de la prostate 81$.

La décision de la CAQ de mettre fin à la gratuité des analyses de laboratoire est une mesure régressive dans la mesure où les salariés à faible revenu auront tendance à préférer nourrir leur famille et à payer leur loyer plutôt que de passer des tests qui les enfoncent encore plus dans la précarité.

Évidemment, si leur santé se dégrade entretemps, l’ensemble des contribuables paieront pour les soins couteux qui leur seront devenus nécessaires.

Parce qu’effectivement, les analyses de laboratoire font partie de la prévention en matière de santé.

Espérons que le gouvernement qui succèdera à la CAQ sera mieux avisé…

Complément de lecture : La cote de crédit du Québec et les cigales caquistes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Abaisser à seize ans l’âge minimal pour voter serait une erreur

Publié le 27 janvier 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Lors du plus récent épisode de son émission Une époque formidable, l’animateur Stéphane Bureau nous présentait le combat que mène le parti Québec Solidaire (QS) afin qu’on abaisse l’âge minimal pour voter à seize ans.

À cette occasion, Ruba Ghazal (co-porte-parole de QS), accompagnée d’une poignée de jeunes de 16 ans intéressés par la ‘chose publique’, soulignait qu’à seize ans, si on est assez vieux pour se marier, pour conduire une voiture, et pour être appelé sous les drapeaux, on devrait être assez vieux pour voter.

Ceci est un raisonnement simpliste.

La maturité sexuelle, la maturité physique et la maturité politique ne coïncident pas. La maturité politique apparait en dernier.

La majorité des adolescents connaissent le nom du gardien de but du club de hockey Canadien, et celui de Paul Saint-Pierre-Plamondon parce que ce dernier est l’objet d’un buzz chez les jeunes.

Mais la grande majorité d’entre eux ne connaissent pas les noms du premier ministre du Canada, du premier ministre du Québec et celui du président de la République française.

Plus grave encore, même à 18 ans, la politique est un sujet qui ne les intéresse pas. Imaginez à 16 ans…

Dans le film québécois Les Plouffe, le personnage de Guillaume Plouffe revient de la Seconde Guerre mondiale auréolé de gloire parce que son talent, à l’adolescence, à lancer la balle au baseball l’a bien préparé à lancer la grenade dans les tranchées allemandes.

De la même manière, la pratique des jeux de tir à la première personne prépare le futur aviateur à exécuter avec délectation l’ordre de tirer sur des cibles humaines, qu’elles soient civiles ou militaires.

Aussi facilement que des ados tirent, ces jours-ci, sur d’autres étudiants à l’école de Brossard.

À 16 ans, on est tellement influençable que les forces armées n’ont aucune difficulté à convaincre les recrues de bombarder les soldats (et les civils) de la nation ennemie, diabolisée par la propagande.

Déjà, abaisser à 18 ans l’âge minimal pour voter était une erreur. Ne l’aggravons pas en l’abaissant davantage.

Ce qui contribuera encore plus à l’infantilisation de l’électorat.

Pour terminer, quand donc QS cessera-t-il de polluer la politique québécoise par ses idées qui n’ont pas d’allure…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Groenland : Trump est sérieux

Publié le 18 janvier 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

Vers le plus grand pays du monde

Selon toute vraisemblance, les États-Unis annexeront le Groenland. Et ce, pour trois raisons.

Premièrement, parce que Donald Trump le veut. Deuxièmement, parce qu’il le peut. Et troisièmement, parce qu’indépendamment du succès ou de l’échec de ses politiques économiques, l’annexion du Groenland est un évènement qui le fera passer à l’histoire.

Dans un siècle, personne aux États-Unis ne se rappellera que Barack Obama s’est vu décerner le prix Nobel de la paix en 2009. Mais tous les petits écoliers américains apprendront que grâce au bon président Trump, les États-Unis ont accru leur territoire de 22,5 %, devenant ainsi le deuxième pays le plus étendu au mande, avec leurs 11 797 505 km², devançant le Canada avec ses 9 984 670 km².

D’autre part, bien après Trump, si l’Otan devait réussir son rêve de conquérir et de démanteler la Russie (actuellement le plus vaste pays du monde), l’annexion groenlandaise fera passer le territoire américain au premier rang mondial.

Pour un être narcissique comme Donald Trump, l’occasion est irrésistible.

L’annexion du Groenland violerait-elle le Droit international ?

Oui. Et après ?

Dans l’état normal des choses, le fort impose sa volonté au faible.

Toutefois, ce qui empêche un pays de sombrer dans le chaos et l’anarchie, c’est que l’État dispose de quatre moyens répressifs; la police, les tribunaux, les prisons et l’armée.

Grâce à ses moyens répressifs, l’État devient le plus fort de tous et conséquemment, impose sa volonté à l’ensemble de sa population.

À la différence de nos gouvernements municipaux, provinciaux et fédéral, aucune instance supranationale ne possède de moyen répressif capable de faire respecter le Droit international.

Or l’histoire du Monde nous enseigne que la scène internationale est le théâtre de la brutalité des nations. Ceux qui ignorent cette vérité fondamentale sont condamnés à vivre dans l’indignation perpétuelle en raison de leur méconnaissance des ressorts du monde.

La double impuissance d’Emmanuel Macron

Il y a quelques jours, Emmanuel Macron déclenchait l’opération ‘Arctic Endurance’ (notez l’anglais, qui fait tellement plus sérieux), afin d’obliger Donald Trump à respecter le Droit international.

Une quinzaine de soldats français, appuyés par d’autres soldats européens, auront pour mission de protéger le Groenland des visées impérialistes des États-Unis.

À l’annonce de cette nouvelle, j’ai écrit sur Facebook qu’il suffira à Donald Trump d’imposer à la France de nouveaux tarifs douaniers pour que Macron, repenti, vienne lui lécher les bottes et lui demander pardon.

Or il semble bien que ce soit exactement ce qui est en train de se produire.

Si Emmanuel Macron voulait faire oublier son impuissance à faire obstacle à l’adoption européenne du traité EU-Mercosur, ce deuxième revers constitue une humiliation publique de la France, mise échec et mat par l’incapacité de son chef d’État à voir plus loin que le bout de son nez.

L’Otan et le conflit américano-danois

En juillet 1974, la Turquie (membre de l’Otan) s’est emparée de 38 % de l’ile méditerranéenne de Chypre qui, jusque-là, appartenait en totalité à la Grèce (également membre).

L’Otan ne s’en est pas mêlée.

En dépit de cela, nombreux sont les commentateurs qui, sur l’internet, s’imaginent que l’Otan pourrait sévir contre les États-Unis (le principal financier de l’Otan) si Donald Trump envahissait le Groenland.

Comment peut-on être à ce point stupide ?

Le lombric et le merle d’Amérique

Il y a de ces petites bêtes qu’on craint en raison de leur pouvoir vénéneux. Ce n’est pas le cas du Danemark. Ce royaume est un petit pays inoffensif dont la sécurité repose sur la bienveillance de ses voisins. Aussi nu qu’un ver de terre.

À la suite du sabotage des gazoducs Nord Stream, survenu en septembre 2022, les enquêteurs danois n’osèrent pas imaginer l’hypothèse que le méfait puisse avoir été commis par les États-Unis alors que Joe Biden lui-même a avoué son intention de le commettre après en avoir obtenu la permission du chancelier allemand Olaf Scholz en visite à Washington.

Quand le territoire danois est survolé par de mystérieux drones à batterie, le premier réflexe des dirigeants du pays est de déclarer que ‘ça ne peut être que la Russie’.

Il est vrai que Moscou, ces jours-ci, est capable de bien des méfaits. Mais où sont les preuves dans le cas de ces drones ?

Peut-on imaginer que ces engins — qui ont aussi survolé la Norvège, la Belgique et la France sans qu’on ait trouvé le moindre coupable — puissent faire partie d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique occidentale ?

Menacé ouvertement d’annexion territoriale par les États-Unis, le Danemark s’entête à croire que son principal danger est une invasion militaire russe alors que jamais au grand jamais Moscou n’a manifesté la moindre intention d’envahir un pays de l’Otan.

Et pour se protéger d’un danger inexistant, le Danemark achète à tour de bras de l’équipement militaire américain, notamment des chasseurs-bombardiers qui ne peuvent décoller sans une clé numérique émise par les États-Unis et renouvelée aux 72 heures par le Pentagone.

Bref, ces pauvres Danois peuvent bien manifester par milliers à Copenhague contre l’intention trumpienne d’envahir le Groenland, mais tant qu’ils voteront pour des politiciens atlantistes qui, aveuglément, remettent le sort du royaume entre les mains des États-Unis, ils doivent s’attendre au pire.

Bref, aide-toi et le ciel t’aidera.

Références :
Des projets pour l’éclatement de la Russie
Droit international et géopolitique (deuxième partie)
Groenland : Trump durcit le ton, l’Europe se dit prête à se défendre
Groenland : une mission militaire européenne débute avec des soldats français
La tentation groenlandaise de Trump
Le mystère des drones en Europe occidentale/a>
Le sabotage des gazoducs Nord Stream par les États-Unis
Ukraine et Russie : l’échec cuisant de Victoria Nuland

Complément de lecture : Emmanuel Macron lance un vif rappel à l’ordre aux industriels de la défense

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Géopolitique de l’opération Maduro

Publié le 14 janvier 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Après avoir mis en place un blocus maritime empêchant le Venezuela d’exporter son pétrole, les États-Unis ont procédé à l’exfiltration vers les États-Unis du président Nicolás Maduro (et de son épouse) pour y être jugé.

Dès le lendemain, la Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodriguez d’assumer le pouvoir, forte de l’appui de l’armée.

Plutôt que de remplacer Nicolás Maduro par la cheffe de l’opposition qui avait remporté les dernières élections présidentielles, l’administration Trump a préféré procéder chirurgicalement à une révolution de palais, planifiée depuis des semaines, et qui permet de maintenir en place le régime vénézuélien, purgé des dirigeants militaires les plus fidèles à l’ancien président, et notamment sa garde rapprochée cubaine qui a été liquidée au cours l’opération mortelle menée par les forces américaines.

Comme le prévoyait le scénario écrit d’avance par Washington, la nouvelle présidente s’est empressée de condamner l’intervention américaine et déclaré sa volonté de défendre de toutes ses forces son pays contre l’impérialisme américain.

Le but de l’opération américaine n’était pas de défendre la démocratie au Venezuela. Si cela avait été le cas, la gagnante des dernières élections présidentielles serait aujourd’hui à la tête du pays. Elle se sera peut-être un jour, mais cela n’était pas la priorité de l’administration Trump.

Le but n’était pas non plus de s’emparer du pétrole vénézuélien; celui-ci repose dans le sous-sol du pays et le demeurera, essentiellement, pendant encore de nombreuses années.

Cette intervention militaire est une étape en vue d’établir le contrôle mondial de l’énergie par les États-Unis.

Dans ce cas-ci, cela consiste à forcer la Chine (qui, jusqu’ici, achetait 68 % du pétrole vénézuélien) à se trouver une autre source d’approvisionnement. Puisque le Venezuela était un fournisseur pétrolier mineur de la Chine, la gifle infligée à la Chine n’est pas catastrophique, mais elle est significative.

Dans leurs luttes respectives pour l’hégémonie mondiale, la Chine et les États-Unis ont deux stratégies opposées.

Les États-Unis veulent prolonger indéfiniment l’époque actuelle où les ressources énergétiques (notamment les hydrocarbures) occupent une place stratégique dans le développement économique. En somme, le but de l’administration Trump est de prolonger l’âge thermo-industriel, en dépit de ses conséquences climatiques.

De son côté, la Chine a misé sur l’émergence de l’extractivisme minéral en tant que pilier de l’économie de demain. Pour ce faire, la Chine s’est assurée du monopole de l’extraction et de la purification des métaux stratégiques.

Le résultat, c’est que même lorsque les États-Unis auront comblé leur retard technologique, la Chine percevra sa part (sa ‘cut’) de chaque éolienne et de chaque panneau solaire produit en Occident en raison des terres rares essentielles à leur fabrication.

Références :
Deep in the vaults: the Bank of England’s £1.4bn Venezuelan gold conundrum
Capture de Nicolás Maduro par les États-Unis
Le cout de la dé-Merkellisation de l’Allemagne
Le mystère vénézuélien
Les conséquences géostratégiques du basculement vers les énergies vertes
Venezuela : le président déchu par les États-Unis Nicolás Maduro comparaîtra lundi devant un juge à New York

Paru depuis : Cuba rend hommage à ses militaires tués au Venezuela dans l’attaque américaine contre Nicolas Maduro (2026-01-17)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sur la rue Adam

Publié le 5 janvier 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Église du Très-Saint-Sacrement (3530 rue Adam)
4760 rue Adam


Résidence Sainte-Émélie (4837 rue Adam)
4904 rue Adam

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lectorat du blogue en 2025

Publié le 1 janvier 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Du 1er janvier au 31 décembre 2025, des lecteurs provenant de 114 pays ont consulté des textes sur le blogue. La grande majorité de ces lecteurs habitent en Chine, en France et au Canada.

Avant octobre 2025, les Chinois représentaient pour moins d’un pour cent du lectorat du blogue. Mais soudainement, 72,4 % des textes consultés en octobre l’étaient à partir de Chine, 78,2 % en novembre et 72,5 % en décembre 2025.

Autre bizarrerie; presque jamais un texte n’est consulté deux fois dans la même journée à partir de Chine.

Mon hypothèse est que les articles du blogue, entre autres, servent à entrainer l’intelligence artificielle chinoise depuis trois mois.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La personnalité de l’année 2025

Publié le 31 décembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

Bart De Wever

Bart De Wever est premier ministre belge depuis le 3 février 2025.

Toute sa carrière politique a été axée sur la défense des intérêts de la Flandre, c’est-à-dire de la partie néerlandophone de la Belgique, au point de militer en faveur de son indépendance.

Toutefois, dès son accession à sa fonction actuelle, ce politicien de droite s’est transformé en chef d’État.

Le 1er décembre dernier, il avait créé la surprise aux Grandes Conférences catholiques.

Devant ce public francophone, ultra conservateur, et attaché autant à la monarchie qu’à l’unité du pays, l’ex-indépendantiste flamand soulignait son respect pour la fonction royale, l’importance qu’il attache à son rôle de premier ministre de tous les Belges, précisant même que « la Flandre n’est pas un but en soi

À cette occasion, il donnait un avant-gout de ce qui allait suivre en déclarant : « Qui […] croit vraiment que la Russie va perdre en Ukraine ? C’est une fable, une illusion totale. [D’ailleurs] cette défaite ne serait pas souhaitable, car cela rendrait instable un pays doté de l’arme nucléaire

Deux semaines plus tard, un sondage montrait qu’il demeurait le politicien le plus populaire de Flandre. La surprise fut chez les Belges francophones où sa popularité grimpa de sept point dans la capitale et de deux points dans la Wallonie, faisant de lui une des personnalités les plus aimées chez… les Francophones.

Si bien que les auditeurs de deux chaines de télévision flamande l’ont élu ‘Belge de l’année’.

Le grain de sable dans l’engrenage

Depuis mai 2022, nous soutenons sur ce bloque qu’en vertu du Droit international, on peut geler les avoirs d’un pays ennemi, mais on ne peut pas les confisquer. En d’autres mots, on peut empêcher un pays de jouir de son argent, mais on ne peut pas le dépenser à sa place.

Depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, les pays alliés de Kyiv prétendent le contraire. Pourquoi ?

Le but était de rassurer les contribuables face aux sommes colossales dépensées à soutenir l’Ukraine. Implicitement, le message était qu’au final c’était la Russie qui paierait la note.

À la télévision et dans nos grands médias, tous les journalistes et tous les chroniqueurs participaient à ce lavage des cerveaux.

Toutefois, au Sommet européen du 18 décembre dernier, quelle fut donc la surprise d’entendre le premier ministre Bart De Wever rompre cette omerta et déclarer que son pays s’oppose catégoriquement à la confiscation des avoirs russes en Belgique.

Or c’est dans ce pays que se trouve la chambre de compensation Euroclear qui détient la majorité des avoirs russes gelés en Occident.

Sans Bart De Wever, environ 135 milliards d’euros auraient été utilisés à prolonger de deux ans l’agonie de l’Ukraine.

Et une fois cette somme dépensée (partiellement à alimenter la corruption dans ce pays), nous aurions appris que la confiscation des avoirs russes était illégale. Donc, que nous devons rembourser la Russie pour les sommes confisquées illégalement par nos gouvernements.

Pour son courage et son audace, ce blogue lui décerne le titre de personnalité de l’année 2025.

Références :
Bart De Wever a-t-il convaincu les francophones ?
Bart De Wever, le nationaliste flamand devenu défenseur des intérêts belges
Bart De Wever, ou l’histoire d’un nationaliste flamand devenu figure incontournable des scènes belge et européenne : « C’est un évolutionniste, pas un révolutionnaire »
La saisie fictive des avoirs d’oligarques russes au Canada
« Les dix prochaines années seront difficiles » : Bart De Wever avertit les Belges, à quelques heures de 2026

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel