L’excursion en catamaran de Cayo Largo

Publié le 18 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes





 
Une des activités touristiques les plus populaires sur l’ile de Cayo Largo est l’excursion en catamaran effectuée à partir de la marina Marlin.

L’ile est un des rares joyaux naturels encore intacts de la planète. Cette excursion met à profit deux de ses plus importantes caractéristiques; un littoral de faible profondeur qui s’étend sur des kilomètres, et une eau d’une pureté exceptionnelle.

Cette excursion est offerte à tous ceux qui séjournent dans l’un ou l’autre des complexes touristiques de l’ile. Selon le voyagiste, elle peut être incluse dans son forfait ou nécessiter le paiement sur place d’un supplément de 94$US.

Lorsque la météo le permet, elle débute en début d’après-midi et se termine après la tombée du jour.

L’excursion comporte quatre arrêts d’environ 90 minutes.

La plongée en apnée

Le premier arrêt est destiné à permettre aux excursionnistes d’apprécier la richesse maritime des lieux. À ceux qui ont apporté leur maillot de bain, on prête des palmes, un masque et un tuba.



Les étoiles de mer

Puis le catamaran fait escale dans une zone de faible profondeur où abondent les étoiles de mer.




L’ile aux iguanes

À l’occasion d’une importante tempête tropicale, plusieurs petites iles des environs ont été submergées. À la nage, les iguanes qui y habitaient se sont réfugiés sur la seule bande de terre encore hors de l’eau et ils y ont proliféré. Celle-ci est devenue l’ile aux iguanes.

Le sol de l’ile est composé d’une pierre blanche, très abondante à Caya Largo, qui, en s’effritant, donne naissance au sable blanc de ses plages.

Dans les falaises de l’ile, les iguanes y ont creusé des galeries dans lesquelles ils habitent.



Le repas du soir

Notre dernier arrêt fut à l’occasion de notre repas du soir. Ci-dessus, nous voyons successivement, le capitaine, le chef et le mets servi à ceux qui avaient choisi un repas de crustacé plutôt que du poulet.

Le coucher de soleil en mer

Et c’est sur ce coucher de soleil que s’acheva cette excursion en catamaran.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (5e, 11e et 12e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
  3e  photo : 1/640 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 13 mm
  4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/1250 sec. — F/4,2 — ISO 200 — 49 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
  9e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
10e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
11e  photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
12e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
13e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
14e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 15 mm
15e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/250 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La nourriture à Villa Linda Mar

Publié le 17 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Ayant visité la capitale cubaine au cours de deux voyages de trois semaines (en 2012 et en 2013), je connais bien les pénuries courantes à Cuba.

Elles consistent à manquer temporairement de certains légumes, de certains fruits ou même de certaines viandes. Une pénurie compensée par d’autres légumes, d’autres fruits ou d’autres sources de protéine.

Mais les nouvelles qu’on entend ces jours-ci au sujet des pénuries alimentaires à Cuba sont beaucoup plus inquiétantes. Si bien qu’en entreprenant ce voyage d’une semaine dans l’ile de Cayo Largo, j’anticipais le pire.

Je m’étais fait à l’idée que je pourrais passer la semaine à manger du pain blanc sans confiture, du café et des bananes. Si cela avait été le cas, je serais revenu satisfait quand même puisque je ne m’attendais à rien de plus.

Qu’en fut-il ?

Les petits déjeuners à la cafétéria






 
Au petit déjeuner, la cafétéria de Villa Linda Mar offrait l’omelette personnalisée, du pain grillé au four grille-pain (qu’on tartinait avec l’une ou l’autre des deux confitures disponibles), des croquettes, des viandes froides et des fromages, de même que des fruits.

Précisons qu’à tous les repas, les aliments offerts dans des réchauds étaient plus tièdes que chauds.



Mon premier petit déjeuner

Voici mon premier petit déjeuner, assez semblable aux autres. Manque sur ces photos, le café noir cubain (accompagné de deux sucres) qui — avec son petit gout chocolaté — s’est avéré être le meilleur que j’ai bu de ma vie.

Les repas du midi à la cafétéria





 
L’offre alimentaire au repas du midi ressemblait beaucoup à celle au repas du soir.

Elle comprenait une soupe (toujours délicieuse), souvent un plat de pâtes personnalisé ou des tranches de poule rôtie, un ou deux variétés de riz, des morceaux de viande (de volaille, de porc et plus rarement de bœuf) — en sauce ou non — des moules et du poisson. En plus des fruits et de nombreuses pâtisseries.



Mon premier repas du midi

Manquent sur ces photos, le verre de vin blanc espagnol et les pâtisseries.

Au restaurant Citrus



 
À l’extrémité orientale du site, l’offre alimentaire du restaurant Citrus était plus simple, mais permettait de briser la routine du menu de la cafétéria.

Vous remarquerez que ce menu n’affiche pas de prix. C’est que tout cela fait partie du tout inclus de ce voyage.

Au final

Après une semaine de nourriture à volonté, je suis revenu au Québec avec un gain pondéral de 1,7 kg (ou 3,8 livres).

C’est loin de mes attentes minimalistes à mon départ pour Cuba.

Précisons qu’au complexe touristique voisin (le Starfish), l’offre alimentaire était plus abondante, mais au prix d’une multitude de mouches qui tourbillonnaient autour des plats.

Ceci était dit, précisons que l’industrie touristique est la deuxième plus importante source de devises pour Cuba. On aurait tort de présumer que le sort réservé aux touristes hébergés dans les complexes touristiques de l’ile de Cayo Largo ressemble à celui que connait le peuple cubain.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 9e, 10e, 11e, 12e et 16e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 25 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 25 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 320 — 12 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 12 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 25 mm
14e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
15e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
17e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 21 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les lieux de socialisation de Villa Linda Mar

Publié le 16 février 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

Autour de la piscine




Autour de la piscine

C’est autour de la piscine que se déroule un bonne partie des interactions entre les personnes qui habitent à Villa Linda Mar.

Non seulement lors de leur baignade, mais également à l’occasion des spectacles amateurs qui prennent place le soir devant le bar Sunset ou sur la scène (qu’on entrevoit dans la partie droite de la première des photos ci-dessus).

La cafétéria



La cafétéria

Ouverte à l’occasion des repas — ce qui totalise un accès de plus de neuf heures par jour — la cafétéria est également un lieu de socialisation important. Qu’y mange-t-on ? C’est ce que nous verrons au prochain volet de cette série.

Le restaurant Citrus




Le restaurant Citrus

Situé près de l’extrémité orientale du site, ce restaurant est ouvert jusqu’au milieu de l’après-midi. Son menu comprend cinq entrées, onze sandwichs (ou baguettes), trois pizzas et trois desserts.

Il offre une expérience culinaire plus raffinée qu’à la cafétéria et surtout, une vue magnifique sur l’océan. C’est l’endroit idéal pour un tête-à-tête romantique.

Ce restaurant est habituellement fermé pour le repas du soir parce qu’à la tombée du jour, il est envahi par des nuées de moustiques.

J’y ai pris un repas servi exceptionnellement la veille de notre retour au Québec.

Pour l’occasion, j’avais pris soin de porter une chemise à manches longues, des pantalons, des chaussettes (qu’on appelle des bas au Québec), et des souliers qui couvraient tout le pied. De plus, je m’étais appliqué de la lotion insecticide (contenant du DEET à 23,75 %) sur toutes les parties découvertes du corps (sauf la paume des mains).

Conséquemment, je n’ai pas été piqué. Mais toutes les autres personnes présentes ce soir-là se sont empressées de terminer leur assiette et de déguerpir. J’ai quitté les lieux le dernier.

Les plages

La plage de Villa Linda Mar


Plage de Villa Linda Mar

Le complexe touristique Villa Linda Mar n’est pas renommé pour sa plage. Non pas qu’elle soit si vilaine que ça, mais parce qu’on peut se rendre quotidiennement par autocar à une des plus belles plages au monde, soit celle de Sirena, située à six kilomètres à l’Ouest.

À l’Ouest de Villa Linda Mar

Horaire de la navette vers la plage Sirena

Plage Paraiso

Une fois rendu à la plage Sirena, on peut marcher vers l’Est le long du rivage jusqu’à la plage Paraiso, beaucoup moins fréquentée. Précisons que paraiso signifie paradis en espagnol.

D’une largeur incroyable et dépourvue de rochers et de palmiers, cette plage de sable blanc s’incline subtilement jusqu’à l’océan.

Théoriquement, il s’agit d’une plage naturiste… malgré le fait que la très grande majorité des visiteurs y portent le maillot de bain.

De toute ma vie, je n’ai jamais visité d’endroit où l’eau est aussi claire qu’à cet endroit; les vagues ressemblent à des chevauchements de verre liquide.

À l’Est de Villa Linda Mar

Plage naturiste

À l’Est du complexe touristique Villa Linda Mar, sur plus de 650 mètres, le bord de mer est réservé aux amateurs de naturisme.

Le pourboire

Un voyage tout inclus ne signifie pas qu’on soit dispensé de verser un pourboire. À Villa Linda Mar, tout est une occasion d’en donner. Celui-ci est habituellement d’un dollar (américain ou canadien).

Au bagagiste qui vous apporte vos bagages à votre unité d’habitation. Au chef qui, à la cafétéria, cuit devant vous une omelette selon vos préférences. Toujours à la cafétéria, à la fin du repas, on laissera un autre dollar à la serveuse qui vous a apporté votre café au petit déjeuner ou votre verre de vin aux autres repas. Au barman qui vous prépare un mojito ou tout autre cocktail. Etc.

Bref, il est recommandé d’apporter à Cuba au moins une cinquantaine de pièces ou de billets d’un dollar pour chaque semaine passée à Villa Linda Mar.

Nourris et logés par l’employeur, certains des employés de ce complexe touristique gagnent aussi peu que huit dollars par mois. Leurs familles, qui habitent hors de l’ile de Cayo Largo, dépendent souvent totalement du salaire de base de ce conjoint et comptent sur ses pourboires pour arrondir les fins de mois.

C’est le cas d’un jeune manouvrier de Villa Linda Mar. Celui-ci est père de deux enfants, un bébé de deux mois et un enfant de quatre ans. Son épouse ne peut occuper un emploi en raison des soins dont a besoin son nourrisson (allaité au sein en raison du cout exorbitant du lait maternisé et même du lait en poudre à Cuba).

Bref, le petit pourboire qu’on laisse ici et là fait souvent de grandes différences.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e et 7e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1600 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/2000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/8000 sec. — F/3,2 — ISO 640 — 9 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 28 mm
  6e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/8000 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 18 mm
  8e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  9e  photo : 1/1250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/1250 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
14e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 28 mm
15e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 16 mm
16e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
17e  photo : 1/2000 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les unités d’habitation de Villa Linda Mar

Publié le 15 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Historique


 
Avant la pandémie au Covid-19, le complexe touristique Villa Linda Mar était le fruit d’un partenariat entre le groupe hôtelier Gran Caribe (propriété de l’état cubain) et un grossiste italien en voyages.

Toutefois, les pertes financières occasionnées par le confinement sanitaire ont obligé ce dernier à se départir de ses propriétés de l’ile de Cayo Largo au profit du grossiste en voyages Sunwing (propriété du transporteur aérien Westjet).

Villa Linda Mar


Plan du site

Villa Linda Mar comprend 53 unités d’habitation dont 50 sont des chaumières triangulaires. Les trois autres ont des toits ordinaires.

Celle qui j’habitais portait le numéro 7022 (encerclée de rouge, sur la carte ci-dessus).

De tous les complexes touristiques sur l’ile de Cayo Largo, c’est à Villa Linda Mar que les unités d’habitation sont les plus spacieuses.


 
À Villa Linda Mar, l’aménagement intérieur de toutes les unités d’habitation est identique sauf quant au lit (deux lits simples dans certains cas, un grand lit à deux places dans les autres).

De plus, elles sont toutes orientées vers l’océan. Pourtant un supplément est exigé pour habiter dans une des unités avec ‘vue sur la mer’. La différence entre celles-ci et les autres est que ces dernières ont la vue sur l’océan obstruée par un talus.

La principale différence entre les unités est la distance qui les sépare. La proximité d’autres unités peut s’avérer être un inconvénient en cas de tapage nocturne (ce qui est rare).

Panneau solaire

Afin d’assurer l’approvisionnement en eau chaude, les unités sont reliées aux nombreux panneaux solaires industriels dispersés sur le site.






Aperçu des unités d’habitation

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 24 mm
  2e  photo : 1/2500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 17 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
  6e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 18 mm
  7e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 26 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 15 mm
  9e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/800 sec. — F/5.6 — ISO 200 — 15 mm
11e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 16 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mon Tout inclus à Cayo Largo — De Montréal à Villa Linda Mar

Publié le 14 février 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Après un mois de janvier au cours duquel ma santé a été mise à l’épreuve, j’ai décidé de m’accorder une semaine de convalescence à Cuba.

L’ile étroite de Cayo Largo, longue d’environ 25 km, est située au sud de l’ile principale de Cuba et s’étend parallèlement à celle-ci.

Pourquoi séjourner à Cayo Largo ? Tout simplement parce qu’un autre membre de ma famille y prenait ses vacances au début de février et que je trouvais sympa que nous passions du temps ensemble.

Mais avant d’aller plus loin, abordons un sujet d’inquiétude pour toute personne qui désire prendre l’avion ces jours-ci; les nouvelles normes au sujet des bagages.

Des normes plus strictes

Depuis le début de cette année, les compagnies aériennes mettent en application de nouvelles normes quant à la taille et au poids des bagages.

Mon forfait

Dans le cas des bagages que les passagers apportent avec eux dans l’habitacle de l’avion — appelés bagages ’en cabine’ ou bagages à main — leur taille ne doit pas dépasser 56 x 36 x 23 cm et leur poids maximal, 10 kg.

Pour ce qui est des bagages destinés à la soute de l’avion — appelés bagages enregistrés — leur largeur maximale est de 158 cm et la limite de poids, 23 kg.

Pour éviter tout problème, j’ai donc acheté un bagage ’en cabine’ conforme aux nouvelles normes et j’ai passé de longues heures, la veille de mon départ, à utiliser ma petite balance de cuisine pour choisir lequel parmi deux items interchangeables était le plus léger et à retrancher un item vestimentaire afin de pouvoir en ajouter un autre plus versatile. Le tout afin de respecter la limite de poids.

À l’aéroport

Autrefois, on présentait son passeport à une des imprimantes en libre-service dont le rôle était d’imprimer les rubans autocollants qui servaient à identifier nos bagages.

Puis on se présentait au comptoir de la compagnie aérienne pour que celle-ci pèse nos valises et émette notre passe d’embarquement.

Dans mon cas, les imprimantes ont refusé de lire mon passeport. Et quand j’ai demandé à un préposé où se trouvait le comptoir de ma compagnie aérienne (Westjet), à la vue de mes deux bagages ‘en cabine’, il m’a demandé de passer directement à la sécurité.

La veille de mon départ, à partir d’un lien fourni par mon voyagiste (Voyages à rabais), j’avais imprimé ma passe d’embarquement (ci-contre).

Cette passe m’a permis d’aller directement à la sécurité.

Si bien que personne n’a vérifié les dimensions de mes deux bagages ni leur poids. De plus, personne ne s’est assuré que j’avais bien payé un supplément pour le deuxième bagage que j’apportais en cabine.

Ceci étant dit, je ne veux pas insinuer que les nouvelles normes sont une passoire. Au contraire, je recommande de s’y conformer scrupuleusement. Toutefois, en début d’implantation, il est clair qu’il a eu une certaine confusion qui m’a été profitable.

Un vol sans problème





Cliquez sur une photo pour l’agrandir

L’aéroport international de Cayo Largo est relativement petit. Sans restaurant et sans boutique hors-taxe (sauf dans sa moitié consacrée aux départs de Cuba), il est réduit à l’essentiel.

Notre avion a atterri vers 16h30. Les contrôles douaniers ont pris environ 45 minutes.

Et pendant ce temps, les bagagistes cubains ont transporté les items qui avaient fait le voyage dans la soute de l’avion vers le ventre de l’autocar qui nous a amenés à nos lieux de villégiature.

C’est vers 18h — soit environ 90 minutes après l’atterrissage — que nous prenions possession de nos unités d’habitation.

Mon unité d’habitation

L’unité numéro 7022

Le complexe touristique Villa Linda Mar est composé d’unités d’habitation indépendantes les unes des autres.




Vue intérieure et toiture

Ces unités sont construites en blocs de béton peints en blanc. À l’intérieur, les planchers sont en carrelage de céramique tandis que le plafond est en lattes de bois verni. Le tout est couronné d’un toit de chaume destiné à protéger l’habitacle de la chaleur du soleil.

Bref, ces unités sont donc des chaumières triangulaires.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (7e et 8e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 34 mm
  3e  photo : 1/5000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  4e  photo : 1/640 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 500 — 12 mm
  6e  photo : 1/1250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 19 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 8 mm
  9e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 19 mm
10e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’opération Pleven et l’euro numérique

Publié le 3 février 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Une réforme monétaire colossale

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, moins d’un Français sur sept possédait un compte bancaire; l’immense majorité des achats s’effectuaient donc comptant, y compris chez les grossistes.

René Pleven fut ministre français des Finances du 14 novembre 1944 au 26 janvier 1946.

Le 4 juin 1945, quarante-millions de Français eurent douze jours pour échanger leurs billets de banque pour de nouvelles coupures. Après le 15 juin, les anciens billets n’avaient plus cours légal, c’est-à-dire qu’ils ne valaient plus rien.

Cette réforme monétaire avait été rendue nécessaire pour remplacer les billets de la période de Vichy, les ‘billets drapeau’ émis par les États-Unis en Normandie après le débarquement, et les billets du Trésor émis à Londres durant la guerre par les Forces françaises libres du général De Gaulle.

Puisque l’échange des billets était consigné dans un registre, cette mesure visait à établir le ‘cadastre des fortunes’ et à déceler les profiteurs de la guerre, c’est-à-dire ceux dont les liquidités ne pouvaient s’expliquer que par leur enrichissement grâce au marché noir.

À l’époque, toutes les devises étaient adossées à l’or. Pour garantir cette nouvelle masse monétaire, la Banque de France s’est empressée d’acheter des lingots d’or.

Une fois cela fait, le franc fut dévalué de 60 % par le décret du 25 décembre 1945. Alors qu’un dollar américain valait 50 francs en 1944, il en valait 119,5 après cette dévaluation.

Conséquemment, toute la France était offerte à 60 % de réduction.

Ce qui favorisa les exportations françaises et encouragea l’investissement étranger (notamment par le biais du plan Marshall). Et ce, sans vraiment pénaliser les Français, disait-on… tant qu’ils évitaient d’acheter des biens étrangers puisque leurs prix venaient de doubler.

En réalité l’inflation qui en résulta appauvrit lentement tous les épargnants.

L’euro numérique, outil de contrôle étatique

Face au monopole qu’exercent les États-Unis sur les modes de paiement électronique et le fait que les cryptomonnaies servent, entre autres, au blanchiment d’argent, la création d’une monnaie électronique européenne comporte de très nombreux avantages, notamment quant à la souveraineté de l’Europe face aux États-Unis.

Voilà pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) travaille depuis quelques années à la création d’une cryptomonnaie officielle, garantie par la BCE.

Puisque les Scandinaves ont, en grande partie, abandonné volontairement le paiement de leurs transactions en espèces, il est tentant de voir dans l’euro numérique un pas vers le progrès.

Toutefois, un euro numérique obligatoire, imposé à la ‘Pleven’ par la Commission européenne, comporte le risque sérieux d’une dérive liberticide.

Le passage à l’euro numérique signifie que tous les comptes de banque de la zone euro se transformeront en portefeuilles électroniques contenant cette cryptomonnaie.

Et puisque les transactions en espèces seront interdites, le seul moyen d’acheter un bien sera à l’aide d’une carte à puce ou de sa version électronique sur un téléphone multifonctionnel. L’achat sera débité automatiquement du portefeuille électronique de l’acheteur, un peu comme c’est déjà le cas avec une carte de débit.

Cette carte donnera accès à tous vos comptes bancaires de la zone euro. On aura donc le choix de débiter un achat sur un compte plutôt qu’un autre, selon sa convenance.

Conséquemment, geler les avoirs d’un citoyen européen pour délit d’opinion devient encore plus facile que pour Jacques Baud puisqu’il ne sera plus nécessaire de réunir le Conseil de l’UE; la BCE sera tenue d’obéir à toute condamnation par une ONG habilitée pour ce faire par la Commission européenne.

La BCE pourra également appliquer un taux d’intérêt négatif sur les comptes bancaires (ce qui, peu à peu, diminue leur solde) afin de décourager l’épargne et de favoriser la consommation.

De plus, le prélèvement d’une taxe de solidarité avec l’Ukraine, par exemple, pourra s’effectuer en cliquant sur un bouton, même si les traités fondateurs de l’UE ne lui accordent aucun pouvoir de taxation.

À ce sujet, rappelons qu’en 2013, le Fonds monétaire international et l’UE avaient financé leur plan de sauvetage de Chypre en ordonnant aux banques chypriotes de prélever 5,8 milliards d’euros sur tous les comptes bancaires du pays.

Cette ponction sur l’épargne laissa intacte la fortune de ceux qui l’avaient investie dans l’immobilier ou à la bourse.

Avec l’euro numérique, il deviendra impossible de procéder à un achat en Bitcoin sans que l’État sache exactement l’importance du patrimoine que vous lui cachez en investissant dans une cryptomonnaie ‘sauvage’.

Références :
Billet drapeau
Billet du Trésor
Chypre : prélever l’argent des épargnants pour sauver le pays, une fausse bonne idée ?
Dévaluations du franc français
Euro numérique
Jacques Baud et la ‘stalinisation’ de l’Union européenne
Le cout de la dé-Merkellisation de l’Allemagne
L’opération d’échange des billets (juin 1945)
Mercosur : la perte de souveraineté alimentaire face à la guerre

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les simulacres de piraterie occidentale en haute mer

Publié le 31 janvier 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Le 30 septembre dernier, un pétrolier en provenance de Russie était arraisonné en eaux internationales par la marine française au large de Saint-Nazaire.

Le navire est accusé d’appartenir à la ‘flotte fantôme’ russe en plus d’être soupçonné d’avoir servi, quelques jours plus tôt, de plateforme de lancement des drones qui ont mystérieusement survolé le Danemark.

Après cinq jours, le bateau a repris le large et son capitaine chinois a été relâché sous la promesse de revenir en France dans quelques mois pour faire face à la Justice française. Ce qui n’arrivera pas.

Le 7 janvier, les États-Unis ont arraisonné en mer du Nord le pétrolier russe Marinera — soupçonné de transporter du pétrole iranien — et ont confisqué sa cargaison en invoquant l’extraterritorialité du droit américain.

Le 22 février dernier, un autre pétrolier en provenant de Russie a été arraisonné par la marine française alors qu’il naviguait lui aussi en eaux internationales, cette fois en Méditerranée.

L’opération se veut conforme aux sanctions occidentales décrétées contre Moscou.

On doit savoir que ces sanctions ne font pas nécessairement partie du Droit international. Dans certains cas, elles vont même à son encontre.

À titre d’exemple, un pays est parfaitement libre de cesser d’acheter des biens produits en Russie. En principe, un tel refus est parfaitement légal… du moment qu’il ne s’agit pas d’une rupture de contrat.

À l’opposé, confisquer les intérêts courus sur les avoirs russes saisis pour les donner à l’Ukraine est une violation du Droit international.

De la même manière, les actes de piraterie contre les pétroliers russes sont acceptables de la part de l’Ukraine puisque celle-ci est en guerre contre la Russie. Mais ils ne le sont pas lorsqu’ils sont commis par des pays qui, officiellement, ne sont pas engagés dans un conflit armé contre cette dernière.

Dans un autre ordre d’idée, on doit savoir que désigner un pétrolier comme faisant partie de la flotte ‘fantôme’ russe veut simplement dire que ce navire n’est pas assuré par la Lloyd’s de Londres. Ce qui n’est pas obligatoire en vertu du Droit international.

Quant au fait que ce pétrolier, s’il appartenait à la Russie, battait un pavillon autre que celui de ce pays, cela est sans importance; à des fins d’optimisation fiscale, tous les armateurs au monde font en sorte que leurs cargos battent un pavillon de complaisance (Panama, Libéria ou autre). C’est ce que Paul Martin, ex-premier ministre canadien, faisait lui-même.

Conclusion

Il y a deux ans, nous écrivions :

[…] la soumission au droit international est facultative; on le respecte lorsque cela fait son affaire et on le viole lorsqu’il ne convient plus.

Cet avis, autrefois controversé, a gagné en crédibilité depuis qu’il a été repris par le premier ministre canadien le 20 janvier dernier à Davos.

Jusqu’ici, les sanctions décrétées contre la Russie par les pays européens ont fait plus de tort à leurs économies qu’à celle de la Russie.

Pour bien montrer qu’on fait vraiment quelque chose, ces simulacres de piraterie — qui ne le sont qu’à moitié puisque généralement les pétroliers sont libérés avec leur cargaison intacte — ne sont que des irritants pour la Russie.

Mais ces irritants sont susceptible de constituer des éléments d’escalade. Bref, encore une fois, c’est jouer avec le feu.

Références :
Droit international et géopolitique (deuxième partie)
Écoutez le discours de Mark Carney, premier ministre du Canada, à Davos
How will China respond as US expands foreign ship seizures?
La marine américaine a saisi deux pétroliers, dont le navire russe Marinera dans l’Atlantique
L’ancien empire maritime de Paul Martin au cœur des Paradise Papers
Le mystère des drones en Europe occidentale
Navire « Pushpa » de la flotte fantôme russe : les questions s’accumulent autour de ce pétrolier immobilisé au large de Saint-Nazaire
Un pétrolier « en provenance de Russie » arraisonné par la marine française en Méditerranée

Paru depuis : Russia threatens to deploy navy to protect vessels from ‘western piracy’ (2026-02-17)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Québec face au colonialisme canadian

Publié le 31 janvier 2026 | Temps de lecture : 8 minutes

Le mythe des deux peuples fondateurs

Le 22 janvier dernier, le premier ministre canadien a prononcé à la Citadelle de Québec un discours dont la vérité alternative — au sujet de l’histoire du Québec depuis la Conquête de 1760 — a surpris (soyons gentils) tous les experts à ce sujet.

L’intention n’était pas mauvaise. Il s’agissait de promouvoir l’unité du pays face à Donald Trump en renouvelant le mythe selon lequel le Canada serait le fruit d’un partenariat entre deux peuples fondateurs.

Pendant des décennies, cette thèse a été défendue par de nombreux historiens fédéralistes.

Elle s’est même enrichie grâce à des symboles dont le Canada s’est doté au XXe siècle (notamment des timbres bilingues depuis 1927, des pièces de monnaie bilingues depuis 1936), et surtout grâce à l’adoption en 1969 d’une loi sur les langues officielles (nous y reviendrons).

Le tout fut couronné par l’adoption en 1980 d’un hymne national, le Ô Canada. À l’origine, il s’agissait du chant patriotique des habitants de la vallée du Saint-Laurent (les ‘Canayens’), récupéré à la gloire du Canada actuel en escamotant soigneusement ses trois dernières strophes.

La thèse des deux peuples fondateurs a mal vieilli. Essentiellement parce qu’elle invisibilise les peuples autochtones. Or ceux-ci ont été des partenaires essentiels à la mise en valeur du territoire de la Nouvelle-France dont la vallée du Saint-Laurent était l’axe commercial principal.

De défaites constitutionnelles en humiliations publiques infligées par Ottawa, les partisans fédéralistes de la thèse des deux peuples fondateurs l’ont finalement abandonnée.

Dans tout pays démocratique peuplé de deux ethnies principales, lorsque l’une est démographiquement beaucoup plus importante que l’autre, il est normal que la première ait le dernier mot la plupart du temps.

La preuve ultime du pouvoir colonial d’Ottawa

Ce qui prouve le plus éloquemment que le Québec est une colonie canadienne, c’est l’adoption en 1982 — sans le Québec — d’une nouvelle constitution par l’ethnie dominante du pays. Et ce, à la suite d’une séance ultime de négociation, tenue secrètement, et à laquelle le Québec n’était pas invité.

Cette adoption est un scandale. Un scandale dont il est impossible de minimiser la signification politique; cette fourberie est une tache indélébile sur l’histoire canadienne.

Peut-on imaginer l’adoption par le Royaume-Uni d’une constitution écrite sans l’assentiment de l’une ou l’autre de ses nations constituantes ? Évidemment pas. Mais on peut imaginer qu’elle s’en dote malgré l’opposition de l’un ou l’autre des quatorze territoires (dont iles Malouines) qui font encore partie de son empire.

Bref, une métropole coloniale est entièrement libre de se doter d’une nouvelle constitution sans la permission de ses colonies. Voilà pourquoi le Canada s’est doté d’une constitution sans le Québec.

Le financement de la colonisation anglaise du Québec

Depuis l’adoption en 1969 de sa Loi sur les langues officielles, Ottawa supporte financièrement les institutions dont les minorités linguistiques officielles se sont dotées à travers le pays.

À l’exclusion du peuple acadien, les communautés francophones dispersées à travers le pays ne sont pas viables et n’existent qu’en raison de leur perpétuel renouvèlement.

Elles sont constituées de membres âgés dont les descendants parlent à peine français deux générations plus tard, auxquels s’ajoutent de nouveaux venus dont les descendants finiront eux aussi par s’assimiler.

Ces communautés sont comme la roue d’un moulin qui tourne passivement en raison de son approvisionnement continuel en eau, mais qui s’arrêterait de tourner si elle n’était livrée qu’à elle-même.

Le financement que leur accorde Ottawa sert de justification au véritable but de la Loi sur les langues officielles, soit de financer la colonisation anglaise du Québec.

En effet, selon le point de vue, il y a deux manières de considérer les angloQuébécois.

La première consiste à les voir comme la plus importante minorité ethnique du Québec. C’est le point de vue adopté par Ottawa. La deuxième les voit plutôt comme l’annexe québécoise de la majorité anglo-canadienne.

Appelé à se prononcer à ce sujet, le Comite des droits de la Personne de l’ONU statuait en 1993 :

To summarize, the United Nations Human Rights Committee ruled […] that Quebec’s English community does not qualify for protection as a minority language group, because it forms part of the Canadian English-speaking majority.

En d’autres mots, les Québécois anglophones ne peuvent pas être considérés comme une minorité linguistique dans le contexte canadien où ils sont majoritaires.

Financer grassement cette minorité comme le fait Ottawa, c’est doter cette minorité d’institutions florissantes qui exerceront leur attrait auprès des néoQuébécois aptes à comparer leur excellence à la vétusté de leurs équivalents francophones, victimes de leur sous-financement chronique.

Depuis toujours, Ottawa feint d’ignorer que la langue menacée au Canada, c’est le français et non l’anglais.


 
Les recensements de Statistique Canada sont formels; l’anglais progresse inexorablement au Québec depuis plus de deux décennies.

En dépit de cela, c’est l’anglais qu’Ottawa protège au Québec.

Le fédéral à l’assaut de la pérennisation du français

Le moteur qui a justifié l’adoption de la Canadian constitution de 1982, c’est l’adoption de la Loi 101 cinq ans plus tôt par le Québec.

Cette dernière proclamait la préséance de certains droits collectifs — notamment, ceux nécessaires à la pérennité de la langue française au Québec — sur certains droits individuels, dont celui de s’assimiler au groupe linguistique de son choix.

Pour contrer cela, les idéologues fédéraux ont rédigé une constitution qui consacre, au contraire, la suprématie absolue des droits individuels.

De la même manière, Ottawa a adopté la loi C-13 peu de temps après l’adoption de la loi 96, une loi québécoise destinée à renforcer (mollement) la Loi 101.

Pour éviter que les entreprises opérant dans les champs de compétence fédérale soient soumises à la loi québécoise, Ottawa a adopté une loi qui, essentiellement, dit la même chose.

Puisqu’il en est ainsi, pourquoi Ottawa a-t-il cru bon se adopter d’une loi apparemment redondante ?

C’est qu’avec la loi québécoise, les efforts de francisation des entreprises visées seront jugés par une fonction publique majoritairement francophone (celle de Québec). Alors qu’en choisissant de se soumettre à la loi fédérale, leurs efforts de francisation seront plutôt jugés par une fonction publique majoritairement unilingue anglaise (celle d’Ottawa). Avec tout le laxisme qu’on peut attendre de ces derniers.

Et quand le Parti Québécois a annoncé son intention de tenir un troisième référendum sur l’indépendance nationale, Ottawa s’est empressé de procéder à un déluge migratoire en laissant entrer au Québec des centaines de milliers de nouveaux venus, majoritairement anglophones, submergeant ainsi la capacité d’accueil et la capacité de francisation du Québec.

Conclusion

À l’occasion d’une émission récente des Mordus de la politique (sur les ondes de Radio-Canada), une analyste reprochait au chef du Parti Québécois son utilisation du mot colonialisme en parlant des relations entre Ottawa et le Québec. Un terme très fort, jugeait-elle.

Ce colonialisme est un fait.

Pour contrer les efforts du Québec pour préserver sa langue et sa culture, Ottawa n’a pas hésité à doter le pays d’une constitution illégitime et de procéder à un déluge migratoire destiné à changer irrémédiablement le profil linguistique du Québec à l’avantage de l’anglais.

Ce colonialisme, beaucoup de Québécois ne le réalisent pas. Or ils n’en prendront jamais conscience si on hésite à en parler sous le prétexte que cela place dans l’inconfort nos amis fédéralismes, si prompts à s’en accommoder.

Références :
Décision de l’Onu
Il y a 40 ans, le Canada se dotait d’une entente constitutionnelle sans le Québec
La façade ministérielle de l’État canadien
La « fiction » de Mark Carney/a>
Le colonialisme économique ‘canadian’
Mark Carney et le colonialisme canadian
Ô Canada et la laïcité

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Analyses médicales : s’adresser au privé

Publié le 28 janvier 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

À son arrivée au pouvoir, le gouvernement de la CAQ a procédé à des baisses d’impôts auxquelles n’ont pas profité les assistés sociaux (puisqu’ils ne paient pas d’impôt) et auxquelles ont très peu profité les salariés à faible revenu (parce qu’ils en paient déjà très peu).

En somme, cette mesure a surtout profité aux contribuables qui ne sont pas dans le besoin.

Mais le gaspillage des fonds publics a fini par rattraper les cigales caquistes, confrontées de nos jours à des déficits budgétaires qui ont amené les agences de notation à réduire la cote de crédit du Québec.

Depuis le premier octobre 2024, l’accès au centre de prélèvement du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est réservé aux patients du CUSM. C’est la même chose au Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).

Autrefois, on pouvait y faire exécuter gratuitement les requêtes médicales émises pour n’importe quelle personne assurée par la RAMQ. Évidemment, cette gratuité était relative puisqu’au final, c’est l’ensemble des contribuables qui payaient la note.

Toutefois, il s’agissait d’une mesure progressive puisque ‘les riches payaient pour les pauvres’.

Depuis que tous les hôpitaux du Québec ont cessé de le faire (sauf pour leurs propres patients), cela signifie que vous et moi devons nous tourner vers les laboratoires privés d’analyse médicale. Le plus connu d’entre eux est Biron.

Comment ça coute ? Une formule sanguine complète coute 186$, une culture d’urine 61$, et un test de détection du cancer de la prostate 81$.

La décision de la CAQ de mettre fin à la gratuité des analyses de laboratoire est une mesure régressive dans la mesure où les salariés à faible revenu auront tendance à préférer nourrir leur famille et à payer leur loyer plutôt que de passer des tests qui les enfoncent encore plus dans la précarité.

Évidemment, si leur santé se dégrade entretemps, l’ensemble des contribuables paieront pour les soins couteux qui leur seront devenus nécessaires.

Parce qu’effectivement, les analyses de laboratoire font partie de la prévention en matière de santé.

Espérons que le gouvernement qui succèdera à la CAQ sera mieux avisé…

Complément de lecture : La cote de crédit du Québec et les cigales caquistes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Abaisser à seize ans l’âge minimal pour voter serait une erreur

Publié le 27 janvier 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Lors du plus récent épisode de son émission Une époque formidable, l’animateur Stéphane Bureau nous présentait le combat que mène le parti Québec Solidaire (QS) afin qu’on abaisse l’âge minimal pour voter à seize ans.

À cette occasion, Ruba Ghazal (co-porte-parole de QS), accompagnée d’une poignée de jeunes de 16 ans intéressés par la ‘chose publique’, soulignait qu’à seize ans, si on est assez vieux pour se marier, pour conduire une voiture, et pour être appelé sous les drapeaux, on devrait être assez vieux pour voter.

Ceci est un raisonnement simpliste.

La maturité sexuelle, la maturité physique et la maturité politique ne coïncident pas. La maturité politique apparait en dernier.

La majorité des adolescents connaissent le nom du gardien de but du club de hockey Canadien, et celui de Paul Saint-Pierre-Plamondon parce que ce dernier est l’objet d’un buzz chez les jeunes.

Mais la grande majorité d’entre eux ne connaissent pas les noms du premier ministre du Canada, du premier ministre du Québec et celui du président de la République française.

Plus grave encore, même à 18 ans, la politique est un sujet qui ne les intéresse pas. Imaginez à 16 ans…

Dans le film québécois Les Plouffe, le personnage de Guillaume Plouffe revient de la Seconde Guerre mondiale auréolé de gloire parce que son talent, à l’adolescence, à lancer la balle au baseball l’a bien préparé à lancer la grenade dans les tranchées allemandes.

De la même manière, la pratique des jeux de tir à la première personne prépare le futur aviateur à exécuter avec délectation l’ordre de tirer sur des cibles humaines, qu’elles soient civiles ou militaires.

Aussi facilement que des ados tirent, ces jours-ci, sur d’autres étudiants à l’école de Brossard.

À 16 ans, on est tellement influençable que les forces armées n’ont aucune difficulté à convaincre les recrues de bombarder les soldats (et les civils) de la nation ennemie, diabolisée par la propagande.

Déjà, abaisser à 18 ans l’âge minimal pour voter était une erreur. Ne l’aggravons pas en l’abaissant davantage.

Ce qui contribuera encore plus à l’infantilisation de l’électorat.

Pour terminer, quand donc QS cessera-t-il de polluer la politique québécoise par ses idées qui n’ont pas d’allure…

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Écrit par Jean-Pierre Martel