La corruption politique aux États-Unis

Publié le 5 septembre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

Aux États-Unis, comme dans presque toutes les démocraties représentatives, le financement politique est de la corruption légalisée.

La législation qui l’encadre repose sur le principe selon lequel le candidat à une élection qui reçoit secrètement une somme d’argent est corrompu, mais si cette contribution est divulguée dans un registre public, cette faute est pardonnée comme l’est le péché au confessionnal.

L’encadrement législatif

Pour financer sa campagne électorale aux États-Unis, un candidat a le choix entre des fonds privés ou des fonds publics. C’est l’un ou l’autre.

Puisque le financement privé permet de recueillir des sommes considérables et de dépenser cet argent sans limites, presque personne, de nos jours, ne recourt au financement par l’État américain.

Environ, 0,01 % des donateurs privés assurent près de la moitié des fonds récoltés pour les élections. C’est ainsi qu’à l’élection présidentielle de 2024, le milliardaire Timothy Mellon a versé 130 millions de dollars US à la campagne de Donald Trump.

Aux élections législatives et présidentielles de 2024, il s’est dépensé plus de 2,6 milliards de dollars US.

La perte de confiance des Américains dans leur démocratie

Plus tôt cette semaine, la firme de sondage Gallup révélait que 89 % des Américains étaient persuadés que leur classe politique était atteinte de corruption généralisée.

C’est le taux le plus élevé depuis le début de ce millénaire.


 
Après un bond entre 2006 et 2010 — sous l’administration de G.W. Bush, au cours de laquelle le vice-président Dick Cheney multipliait les conflits d’intérêts — ce préjugé défavorable était demeuré relativement stable jusqu’en 2024, pour repartir à la hausse depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Cette variation de l’opinion publique américaine est principalement due aux électeurs démocrates.

Idéologiquement, les électeurs républicains ont toujours nourri le préjugé selon lequel l’État est corrompu par définition. En 2024, 87 % d’entre eux étaient déjà convaincus de la corruption généralisée des élus à Washington, comparativement à 83 % deux ans plus tard.

Par contre, chez les électeurs démocrates, cette proportion est passée en deux ans de 57 % à 91 %.

Ailleurs dans le monde

La firme Gallup a procédé à un sondage semblable dans les 39 pays membres de l’OCDE.

Chez ces pays, le préjugé selon lequel la corruption est généralisèe au sein de leur gouvernement central a diminué de 69 % à 60 % de 2009 à 2022.

Les données de l’année 2026 ne sont pas encore disponibles. Celles de 2025 indiquent que la médiane était alors de 59 %, soit 30 % de moins qu’aux États-Unis.

Après les États-Unis, le deuxième pays de l’OCDE jugé le plus corrompu par ses propres citoyens avait un pourcentage de réprobation de 79 % en 2025.

Dans les pays qui ne sont pas membres de l’OCDE et où Gallup a pu effectuer un tel sondage (ce qui exclut la Russie et l’Ukraine), seulement quatre pays ont un ’score’ supérieur à celui des États-Unis; le Liban en 2024 (à 92 %), le Pérou en 2025 (à 92 %), le Ghana et le Nigeria en 2024 (tous deux à 90 %).

Références :
Le financement des partis aux États-Unis : un regard approfondi
Partis, PAC et SuperPAC : le financement des campagnes électorales aux États-Unis
Record-High 89% in U.S. Say Government Corruption Widespread

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 7)

Publié le 5 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue Boyer

Aux 1002-1004 de la rue Gilford

À l’intersection des rues Boyer et Gilford, cet escalier est entouré de nature.

À la Place des Fleurs-de-Macadam

Au sud de la rue Rachel, entre les rues Boyer et de Mentana, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal a aménagé la Place des Fleurs-de-Macadam.

Celle-ci a ceci de particulier qu’elle accumule normalement jusqu’à 30 cm d’eau de pluie, drainée dans le sol en moins de 48 heures. En cas de fortes pluies, l’aire de rétention souterraine s’agrandit.

Du printemps à l’automne, à partir de ces réserves hydriques, des jets de bruine s’activent automatiquement au-delà d’une certaine température — sauf les jours de pluie — selon un cycle de 10 minutes de bruine, suivies de 5 minutes d’arrêt.

Le site était autrefois occupé par une station-service opérée par Armand Ferland, le père de l’auteur-compositeur Jean-Pierre Ferland (dont une des compositions est intitulée ‘Les Fleurs de macadam’).

Sur la rue de Mentana

Au 3820 de la rue de Mentana
Sculptures et balcon orné du 4570 de la rue de Mentana

Le propriétaire de cet édifice, probablement sculpteur de profession, a transformé le parterre devant sa résidence en site d’exposition.

Aux 4682-4684 de la rue de Mentana

Précisons ici que la silhouette d’un arbre qui apparait dans la fenêtre, à droite, n’est pas une sculpture — c’eut été joli — mais le simple reflet de l’arbre municipal devant cette résidence.

Sur la rue Saint-André

Aux 3761-3763 de la rue Saint-André

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Guerre et crimes de guerre

Publié le 4 septembre 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Il n’y a pas de guerre sans crimes de guerre.

Un conflit armé majeur qui n’occasionnerait pas de pertes civiles ne serait pas une guerre; ce serait un jeu vidéo.

Le mythe des bombardements chirurgicaux

C’est à l’occasion de la guerre en Syrie que Washington a popularisé l’expression ‘bombardements chirurgicaux’.

À en croire l’armée américaine, celle-ci pouvait presque tuer le djihadiste dans son sommeil sans réveiller la femme à ses côtés.

Cette guerre a fait plus de 350 000 morts, principalement parmi la population civile.

Or le régime de Bachar el-Assad, aussi cruel fut-il, n’a jamais eu la puissance de feu nécessaire pour causer plus que quelques dizaines de milliers de morts.

Essentiellement, les victimes de ce régime ont été des villageois rebelles décimés au gaz neurotoxique et les sujets de l’industrie de la torture, mise au service des pays étrangers qui ne voulaient pas se salir les mains (dont le Canada).

Le reste des victimes de cette guerre (soit beaucoup plus) ont perdu la vie en raison des bombardements dits ‘humanitaires’ des pays occidentaux.

Au cours de ce long conflit, s’est incrusté dans l’esprit occidental, le mythe selon lequel il était maintenant possible de guerroyer ‘proprement’.

La régression de ce mythe en Ukraine

Voilà pourquoi la guerre en Ukraine, du moins à ses débuts, à été un choc pour ceux qui croyaient que les guerres ‘sales’ étaient révolues.

Chaque bombardement d’une école (même vide, ou presque, au moment de la frappe), d’une maison ou d’une ferme suscitait l’indignation occidentale. Et rapidement, des dizaines d’ONG se sont employées à dresser la liste de ces ‘crimes’ en vue d’un procès éventuel auquel la Russie aurait à faire face.

Depuis que la guerre en Ukraine s’est transformée en guerre de drones, on peut entrevoir le jour où ces armes, mues par intelligence artificielle, pourront distinguer entre les combattants et la population civile.

Encore faut-il que ce soit la volonté des belligérants.

La guerre en Palestine

De loin, l’armée israélienne est le leadeur mondial quant à l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins militaires.

Et parce que la guerre qu’elle mène actuellement à Gaza n’est que le volet génocidaire d’une guerre coloniale qui dure depuis plus de sept décennies, le but des logiciels qui équipent ses drones est d’économiser les balles.

En d’autres mots, ils visent à ce que chaque balle tue, qu’il s’agisse d’un homme, d’une femme ou d’un enfant.

La guerre en Iran

En 2005, l’Onu a ajouté la ‘Responsabilité de protéger’ (Right 2 Protect) au Droit international. Il s’agit-là de la plus grande erreur de l’Onu depuis sa fondation en 1945.

En effet, ce droit niais justifie toutes les interventions militaires à travers le monde. Parce qu’il a toujours des êtres persécutés quelque part.

Moscou a invoqué ce principe à l’appel des minorités russophones en Ukraine massacrées par les milices néonazies financées secrètement par Kyiv.

Et Washington l’a invoqué pour déclarer la guerre contre l’Iran, prétextant la répression brutale dont les Iraniennes ont été l’objet en janvier dernier.

Le mariage endeuillé

Plus tôt cette semaine, une frappe américaine a tué quatre participants à un mariage iranien.

Ce ‘crime de guerre’ fait écho à cette frappe qui a tué 130 écolières au début du conflit.

Évidemment, sur les milliers de frappes américaines en Iran, nous n’entendons parler que des ‘crimes de guerre’ les plus odieux mis en avant par la propagande iranienne, et relayés par tous ceux qui, aux États-Unis, s’opposent à ce conflit.

En réaction à ce fait divers, le vice-président américain a d’abord mis en doute la responsabilité américaine pour finalement déclarer que ‘ce sont des choses qui arrivent’.

Effectivement, une guerre c’est une guerre.

Même si la déclaration de J.D. Vance manque de cette empathie hypocrite que nos dirigeants politiques adoptent sur le conseil de leurs relationnistes, c’est une déclaration d’un chef d’État, capable d’admettre que l’erreur est humaine et qu’il n’y a pas de guerre sans bavure.

Références :
Bombardement de l’école de Minab
JD Vance reacts to airstrike that killed four at Iran wedding: ‘Things happen’
La torture en Syrie et le Canada
Le statut des provinces ukrainiennes conquises par la Russie

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 6)

Publié le 4 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue de Lanaudière

Au 4809 de la rue Fabre

Immédiatement au sud du boulevard Saint-Joseph, la rue de Lanaudière a été piétonnisée pour servir d’extension à la cour de récréation de l’école primaire Paul-Bruchesi (sise à l’ouest).

Le Chien fumant

Sur la rue Gilford, à l’intersection de la rue de Lanaudière, se trouve le restaurant gastronomique Le Chien fumant, propriété du chef Maskim Morin.

Hélios 9e degré sud (2002), de Denis Poirier

À l’arrière du restaurant — donc sur la rue de Lanaudière — on découvre cette sculpture de Denis Poirier, en acier inoxydable et en verre.

Selon la plaque explicative située à droite de l’œuvre, les mots ‘9e degré sud’ font référence au fait que l’ile de Bali, en Indonésie, est située le long du 9e degré de latitude, dans l’hémisphère sud.

Sur la rue de Brébeuf

Aux 4701-4703 rue de Brébeuf

Sur l’avenue du Parc-La Fontaire

Au 3933 (?) de l’avenue du Parc-La Fontaire

Sur l’avenue Christophe-Colomb

Passée une légère courbe, l’avenue Christophe-Colomb prolonge l’avenue du Parc-La Fontaire vers le nord.

Aux 4858-4862 de l’avenue Christophe-Colomb
École Christophe-Colomb
4270 avenue Christophe-Colomb, au petit matin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 5)

Publié le 3 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue Fabre

Au 4809 de la rue Fabre

Prise le 16 juillet dernier, cette photo a été déterminante dans la naissance de cette longue série consacrée aux ‘Belles du Plateau’.

C’est en la prenant que m’est venue l’idée d’une série principalement consacrée à la symbiose qui existe entre certaines de ces maisons et la nature qui les entoure.

Ici, la végétation est une parure qui magnifie la beauté de cette résidence.

Il suffit de cliquer sur l’image et en juger à partir de la version à haute résolution.

Aux 4539-4543 de la rue Fabre
Aux 4694-4702 de la rue Fabre

Ailleurs dans le monde, on accède aux logements supérieurs en empruntant l’ascenseur ou l’escalier hélicoïdal d’un hall d’entrée.

Ces escaliers extérieurs, si nombreux à Montréal, font partie de l’identité de la ville.

Au 4832 de la rue Fabre
Aux 4834-4838 de la rue Fabre

Sur la rue Garnier

À l’intersection des rues Garnier et Gilford
Aux 4600-4604 rue Garnier

Le seul temps au cours duquel les maisons construites du côté ouest de la rue Garnier sont exposées au soleil, c’est le matin avant 10h00.

Aux fins de cette série, j’ai très peu parcouru les rues du Plateau tôt le matin. Mais quand je l’ai fait sur cette rue, le 27 juillet, j’ai été émerveillé par la beauté de cet édifice en début de journée.

Malheureusement, une grosse voiture y était stationnée droit devant.

J’y suis donc retourné le 5 aout. Et miracle ! Rien n’en obstruait la vue.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 4)

Publié le 2 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Sur la rue de Bordeaux

Campus de l’école secondaire Jeanne-Mance

À l’intersection des rues de Bordeaux et Rachel, l’école secondaire Jeanne-Mance offre à ses élèves un demi-hectare de verdure, en plus des aires de jeux situés au nord de l’école.

Aux 4311-4317 rue de Bordeaux
À l’intersection de la rue de Bordeaux et de l’avenue du Mont-Royal

De son balcon fleuri du deuxième étage, ce locataire peut profiter d’un ensoleillement continu toute la journée et observer l’activité de l’avenue du Mont-Royal à ses pieds.

Sur la rue Marquette


Au 1650 est, rue Marie Anne

Fondée en 1993, la compagnie Tango Libre a pour but de faire connaitre le tango argentin. Situés à l’angle des rues Marquette et Marie-Anne, ses studios possèdent une des enseignes non lumineuses les plus expressives de Montréal.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix-Leica 8-18mm et Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Les belles du Plateau (partie 3)

Publié le 1 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur l’avenue des Érables

Aux 3460, 3460a et 3460b de l’avenue des Érables

Les logements des 3460, 3460a et 3460b de l’avenue des Érables n’ont pas pignon sur rue. On y accède en empruntant la porte cochère qui traverse l’édifice en pierres grises qui les cache à la vue des passants.

Dans leur écrin de verdure, ces appartements sont protégés des clameurs de la ville.

Aux 4435-4441 de l’avenue des Érables

Sur l’avenue de Lorimier

Avec les rues Saint-Denis et Saint-Hubert, l’avenue de Lorimier est une des trois rues de prestige qui traversent perpendiculairement le Plateau-Mont-Royal.

Au 3450 de l’avenue de Lorimier
Au 3462-3466 de l’avenue de Lorimier
Au 4258 de l’avenue de Lorimier
Au 4270 de l’avenue de Lorimier
Au 4277 de l’avenue de Lorimier
Au 4295 de l’avenue de Lorimier

Partiellement cachée par le grand arbre municipal planté au milieu de son terrain, se trouve cette élégante bâtisse Art Nouveau, remarquable par son raffinement.

Au 4516 de l’avenue de Lorimier
Au 4579 de l’avenue de Lorimier

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix-Leica 8-18mm et Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie 2)

Publié le 30 août 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur la rue Franchère

Située entre les rues Chapleau et Fullum, la rue Franchère relie sur 400 mètres le parc Saint-Pierre-Clavier au parc Baldwin.

Au 4583 rue Franchère

Cette modeste maison appartient à un passionné de la nature. En plus du luxuriant jardin qu’il a aménagé devant sa résidence, il a décoré celle-ci d’une dizaine de maisons d’oiseaux, toutes différentes les unes des autres.

Au 4599 rue Franchère

Il ne me faut pas grand-chose pour aimer une photo; ici une porte semi-ombragée de style colonial américain rehaussée d’une fenêtre ovale entourée de briques qui pointent dans toutes les directions.


Au parc Saint-Pierre-Claver

Sur la rue Fullum

Au 3300 rue Fullum

Cette résidence a été choisie pour figurer dans notre série consacrée aux belles du plateau en raison de la sobriété et l’élégance de son style colonial anglais.

Qu’il s’agisse de son parapet de toit à colonnes, de son balcon en demi-lune (qui fait écho à son portail), de l’harmonie de ses volumes, ou de la végétation qui l’entoure, tout respire ici l’harmonie.

Sur la rue Messier

Au 4207 rue Messier

C’est cet escalier, lové entre des essences végétales différentes, qui m’a plu dans cette photo.

Au 2251 est, rue Marie-Anne

Situé à l’intersection de la rue Marie-Anne, le restaurant ‘Les Belles sœurs’ offre des hamburgers, des poutines, des déjeuners et des desserts maison.




Platopolis

Le complexe résidentiel Platopolis comprend plusieurs bâtiments qui se succèdent le long de la rue Messier.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les belles du Plateau (partie I)

Publié le 28 août 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Préambule

L’ile de Montréal est inclinée dans l’axe nord-est/sud-ouest.

Mais il est coutumier de représenter l’ile de manière à ce que la rue Sherbrooke soit plutôt horizontale et le boulevard Saint-Laurent, strictement vertical. C’est cette convention que nous observerons dans cette série.

Introduction


 
Mon plus grand projet de l’été a été de réaliser un photoreportage des belles demeures situées dans la partie sud de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Celui-ci est limité à l’est et au nord par la voie ferrée du Canadien Pacifique, au sud par le boulevard Sherbrooke, et à l’ouest par l’avenue du Parc (avec un léger débordement vers la rue University au coin sud-ouest et vers la vue Hutchison au coin nord-ouest).

Toutefois, le photoreportage lui-même est limité aux bâtisses situées au sud du boulevard Saint-Joseph. De plus, puisqu’il s’agit de photos infrarouges, on y présente presque exclusivement des maisons situées du côté oriental des rues nord-sud (puisque celles d’en face ne sont éclairées que le matin avant 9h30.

Les critères d’inclusion ont été les demeures (mais parfois des commerces) dotées d’une architecture de qualité, rehaussées d’une végétation qui les met en valeur.

Ont été exclus les bâtiments submergés de lierre, ceux au milieu desquels on a planté un poteau électrique, stationné une voiture ou déposé un bac à débris de construction.

L’est de l’arrondissement

La pointe orientale de l’arrondissement est surtout industrielle au nord de la rue Rachel et résidentielle au sud de celle-ci. Les maisons y sont coquettes sans mériter d’apparaitre dans ce photoreportage.

Sur les rues d’Iberville et Chapleau

Au 4351 d’Iberville
Parc à chiens dans la partie sud du parc Baldwin
Au 3413-3417 rue Chapleau
Au 4211 rue Chapleau

Église presbytérienne Sarang et parc Baldwin
Au 4409-4411 rue Chapeau
Au 2439-2441 terrasse Guindon

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Mon accident de vélo

Publié le 23 août 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Le 18 aout vers 20h, je revenais chez moi en vélo électrique après une séance de photos réalisées dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Ces photos, c’est ce qui me manquait pour commencer à publier mon plus important projet de l’été; un photoreportage au sujet des belles demeures de cet arrondissement.

Dans ma hâte de visionner le résultat, je roulais trop vite (30 km/h). Et puisque je suis facilement ébloui la nuit par les phares des voitures qui viennent vers moi, j’ai vu trop tard un obstacle sur ma route (et sur lequel j’ai foncé).

Bref, j’ai été projeté dans les airs et suis retombé en pleine face sur la chaussée.

Heureusement, j’ai perdu connaissance quelques secondes. Ce qui fait que je n’ai aucun souvenir de mon atterrissage brutal.

Les blessures

Pour éviter de choquer certains lecteurs, j’ai choisi de faire en sorte que seules les personnes déterminées à observer mes lésions devront cliquer sur les trois imagettes ci-dessous pour voir les plaies dont il s’agit.


 
La peau de la main gauche a été fendue sur environ trois centimètres. La douleur était de 3 sur 10.


 
Le petit doigt de la main droit, au lieu d’épouser la forme d’un accent circonflexe, semblait plier en accordéon. La douleur ? Environ 0 sur 10 (tant qu’on le touchait pas).


 
Le gros orteil du pied droit a été fracturé. La douleur ? 3 sur 10.

Je savais que j’avais la peau écorchée quelques centimètres sous les genoux. En attendant à l’urgence du CHUM, j’ai eu l’idée de retrousser le bas de mes pantalons pour constater que du sang qui avait dégouliné (et séché) de mes blessures jusqu’aux pieds.

En fait, la peau était lacérée (c’est-à-dire fendue) et les dégoulinures ressemblaient aux nombreuses pistes d’un centre de ski.

Douleur ? Environ 2 sur 10.

Même si j’ai tombé en pleine face, seul le haut du front, du côté droit, a subi des égratignures mineures.

Au CHUM, on m’a offert le choix entre une Tylenol et un Dilaudid. J’ai pris ni l’un ni l’autre puisque mon état ne le justifiait pas.

Le vélo

C’est mon vélo électrique qui a absorbé l’essentiel de la violence de la collision.

Le pneu de la roue avant a été crevé. Le pivot qui reliait cette roue au reste du vélo a été sectionné. Et les six attaches de plastique (zip ties) qui retenaient la caisse à lait (milk crate) derrière le siège de mon vélo ont rompu sous l’impact.

Évidemment, je portais un casque de vélo. Du côté droit du visage, la styromousse du casque a été complètement aplatie.

L’appareil-photo que je portais en bandoulière n’a subi aucun dommage.

Évaluation médicale

Au CHUM, on a pansé mes plaies, on m’a fait subir un examen neurologique, et on a précédé à des radiographies de mon pied droit, de ma jambe droite et de mes deux mains. De plus, j’ai subi une tomographie de la tête et du cou.

Le tout a révélé rien de grave à l’exception d’une fracture du gros orteil du pied droit.

L’auriculaire de la main droite n’était que déboité. En moins de dix secondes, un urgentologue l’a remis en place en absence totale de douleur.

Bref, grâce aux soins impeccables reçus du CHUM et au suivi de mon CLSC, tout cela n’entrainera aucune séquelle.

Pensons que j’aurais pu me retrouver avec une fracture de la clavicule ou de l’os du fémur (ce qui m’aurait obligé à marcher avec une canne jusqu’à la fin de mes jours).

Bref, j’ai conduit imprudemment. Cet accident est entièrement de ma faute. Et mon plus grand souhait est de retenir cette leçon pendant le reste de ma vie.

Mes trois Samaritains

Dès la fin de ma brève perte de conscience à la suite de la collision, trois cyclistes m’ont porté secours; ce sont Perrine Bauer, Pierre Ick et un Alaskain en visite à Montréal dont le prénom est Liam.

Ce sont eux qui ont dégagé mon vélo de la piste cyclable, qui m’ont offert d’appeler une ambulance (ce que j’ai refusé puisque j’étais apte à marcher) et qui se sont assurés que j’étais hors de danger.

Liam a même appelé un taxi Uber et payé sa course en vue de transporter les pièces de mon vélo chez moi.

Nos quotidiens sont pleins de nouvelles alarmantes. Sur les médias sociaux s’expriment librement les incivilités et les insultes.

Je suis ému à la pensée qu’il y a encore de braves Samaritains qui n’hésitent pas à porter secours à un inconnu en difficulté.

Merci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel