La Lituanie et l’arsenal nucléaire de l’Otan

Publié le 11 octobre 2026 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

La Lituanie est une des trois républiques baltes. Elle est située au sud de la Lettonie, à l’ouest de la Biélorussie, et à la fois au nord de la Pologne et d’une enclave russe appelée Kaliningrad.

Stratégiquement, ses frontières sont à 500 km de Saint-Pétersbourg — la deuxième ville la plus importante de Russie — comme les frontières de l’Ukraine sont à 500 km de Moscou.

Les leçons de la guerre

En 1962, la Crise des missiles a été déclenchée parce qu’il était intolérable aux yeux de Washington que la Russie déploie des missiles dans la cour arrière des États-Unis, soit Cuba.

En 2003, la deuxième guerre du Golfe est survenue parce qu’il était inacceptable aux yeux de l’Occident que l’Irak détienne, croyait-on, des armes de destruction massive. Une menace inacceptable pour l’Europe, pourtant située à des milliers de kilomètres.

De manière similaire, à la suite du Sommet de Bucarest de 2008, Moscou a fait savoir que l’adhésion à l’Otan de la Biélorussie, de l’Ukraine ou de la Géorgie (l’un ou l’autre de ces trois pays limitrophes) serait un casus belli, c’est-à-dire un motif qu’elle juge suffisant pour déclarer la guerre.

En somme, la Russie ne pouvait pas tolérer que l’Otan déploie des armes de destruction massive dans sa cour arrière. L’Otan n’en a pas tenu compte.

Si bien que la guerre en Ukraine a une cause profonde, soit la candidature de l’Ukraine à l’Otan. Quant au facteur déclenchant, c’est le décret ukrainien du 21 mars 2021, signé par Volodymyr Zelensky, ordonnant à l’armée ukrainienne de donner l’assaut contre la population civile des provinces peuplées majoritairement d’Ukrainiens russophones.

On aurait pu penser que la guerre en Ukraine aurait été, pour l’Otan, matière à réflexion. Il n’en est rien.

La nouvelle menace nucléaire contre la Russie

Le 9 septembre dernier, on apprenait que la Lituanie s’apprête à supprimer l’article 137 de sa constitution afin d’autoriser l’Otan à entreposer des armes nucléaires sur son territoire.

Pour entrer en vigueur, l’amendement de la constitution lituanienne devra être adopté deux fois par les deux tiers des députés, avec un intervalle minimal de trois mois entre les deux votes. Ce qui devrait être un fait accompli au début de 2027.

D’autre part, l’Allemagne se propose en 2027 de porter ses effectifs en Lituanie à 5 000 soldats, ce qui suggère la construction d’une base militaire importante, probablement gardienne des ogives nucléaires de l’Otan.

Dans l’éventualité d’une Troisième Guerre mondiale, les ogives nucléaires en Lituanie devront être tirées dès son déclenchement. À défaut de quoi, ce pays deviendra une cible prioritaire de Moscou.

Quel pays est assez stupide pour consentir à ce que son territoire devienne le théâtre d’une guerre thermonucléaire ? C’est pourtant le choix des parlementaires lituaniens.

Effectivement, le 11 septembre, Moscou a prévenue la Lituanie que cela placerait ce pays dans le viseur des armes nucléaires russes.

L’initiative lituanienne découle d’une campagne diplomatique menée depuis mars 2026 par Emmanuel Macron auprès des membres de l’Otan, les invitant à s’aligner sur une politique (volontaire) de dissuasion plus agressive envers la Russie. Cette politique autorise le transport, la fourniture et le stockage d’armes nucléaires sur leur territoire.

Déjà, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni et tous les pays scandinaves s’y sont joints. De ceux-ci, la Finlande est le pays le plus proche de la Russie (exception faite d’une petite bande de terre au nord de la Suède).

Le 30 septembre dernier, le Kremlin a déclaré que les usines d’armement des pays européens qui produisent des armes pour l’Ukraine sont dorénavant des cibles sujettes au sabotage par la Russie.

La veille, l’Estonie (autre pays balte) accusait la Russie d’avoir commandité une explosion survenue le 15 aout à une de ses usines de drones qui approvisionnent l’Ukraine.

Lituanie vs Finlande

Puisque la Finlande (à seulement 125 km de Saint-Pétersbourg) fait pareil, pourquoi est-ce plus grave dans le cas de la Lituanie ?


 
C’est que depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les relations entre la Russie et la Finlande ont été relativement harmonieuses. La confiance était telle qu’avant 1970, la Finlande dépensait presque rien pour sa défense militaire.

Avant la guerre en Ukraine, des dizaines de milliers de Russes prenaient leurs vacances ‘occidentales’ à Helsinki. De plus, les immenses forêts de la Fédération de Russie approvisionnaient en bois l’importante industrie du meuble en Finlande.

Bref, les Finlandais n’ont jamais connu autre chose qu’une Russie redoutable, mais bienveillante. Comme nous, Canadiens, face aux États-Unis.

Par contre, les citoyens des pays baltes n’ont conservé que de mauvais souvenirs de l’époque soviétique. Voilà pourquoi, au sein de l’Union européenne, les ‘chihuahuas’ baltes n’ont de cesse que de japper contre la Russie.

Pour faire comprendre à l’Otan que les menaces russes contre le déploiement d’armes de destruction massive en Biélorussie, en Ukraine et en Géorgie sont également valables pour les autres pays limitrophes que sont les pays baltes et la Finlande, une attaque est beaucoup plus probable contre la Lituanie que contre la Finlande.

D’une part parce que la population russe n’a que de bons souvenirs de la Finlande alors que la Lituanie est dépourvue d’intérêt.

À l’opposé, il est beaucoup plus facile de convaincre les peuples occidentaux de verser leur sang pour un peuple frère comme le peuple finlandais que pour les Lituaniens dont 99,9 % des Occidentaux n’ont jamais entendu parler.

Conclusion

Lorsque la guerre en Ukraine a éclaté, les puissances occidentales pouvaient prétendre qu’elles ne se doutaient pas que la Russie était sérieuse et qu’elle mettrait en application ses menaces.

Ces menaces, c’était que Moscou n’hésiterait pas à guerroyer si la Biélorussie, l’Ukraine ou la Géorgie se transformait en lieu de stockage des armes de destruction massive de l’Otan.

En pavant la voie à ce que deux autres pays limitrophes (la Lituanie et la Finlande) prennent la relève, l’Otan oblige Moscou à attaquer un membre de l’Otan s’il veut réellement éviter d’être menacé au plus près.

Or les modifications constitutionnelles que s’apprête à adopter la Lituanie expriment une volonté beaucoup plus concrète que l’adoption par la Finlande d’une politique qui pourrait être remise en question par un changement de gouvernement.

En somme, tout cela laisse à penser que l’Otan veut déclencher la guerre avec la Russie et est prête à prendre tous les moyens pour y parvenir en prenant soin toutefois de créer l’illusion que la Russie, en Lituanie comme en Ukraine, sera l’agresseur.

Références :
Crise des missiles de Cuba
Guerre d’Irak
La Finlande lève l’interdiction des armes nucléaires pour renforcer la dissuasion de l’OTAN
La Lituanie s’apprête à autoriser le déploiement d’armes nucléaires de l’OTAN sur son territoire
La régression finlandaise
La Russie avertit que les usines européennes d’armement destinées à l’Ukraine sont des cibles militaires potentielles
La Russie sabote des usines de défense européennes
Le Kremlin met en garde la Lituanie contre un éventuel déploiement d’armes nucléaires sur son sol
L’Estonie accuse la Russie d’avoir commandité un « acte de sabotage » sur l’une de ses entreprises de drones
Litanie en Lituanie, le pays sur le point d’amender sa constitution pour faire partie « de la dissuasion nucléaire » occidentale contre la Russie
Lituanie
Sommet de l’OTAN de 2008
Ukraine : le quatrième anniversaire d’une guerre inutile

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La tenue d’élections en Russie : l’échec de l’Ukraine

Publié le 9 octobre 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Du 18 au 20 septembre derniers, l’Ukraine a fait pleuvoir plus de 1 600 drones sur la Russie, dont 400 sur la région de Moscou alors que les Russes étaient appelés à voter.

On dira tout le mal qu’on voudra des élections en Russie, elles ont le mérite d’avoir eu lieu. Cela montre que, en dépit des bombes et des missiles, il est possible de tenir une élection.

À l’opposé, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les élections britanniques de 1940 ont été reportées à l’issue de la guerre. Et ce, en contrepartie de la formation d’un gouvernement d’unité nationale.

Si, à l’époque, il avait été possible de voter électroniquement (comme ce fut le cas en Russie le mois dernier), aurait-on eu besoin de reporter les élections anglaises ? Peut-être pas.

Toujours est-il que l’exemple anglais, entre autres, sert à justifier le refus de tenir des élections en Ukraine depuis quatre ans.

Mais les véritables raisons sont ailleurs.

L’image de l’Ukraine entretenue par la propagande occidentale est celle d’un pays qui se bat pour la Démocratie et qui sert de rempart contre une invasion russe en Europe.

Or les sondages les plus récents démontrent que la majorité des Ukrainiens veulent la paix dans les plus brefs délais, même au prix de concessions territoriales à la Russie.

Ce qui signifie que s’il y avait des élections en Ukraine, toute formation politique pacifiste remporterait les sièges au parlement ukrainien par une écrasante majorité.

Ce qui, évidemment, est totalement inacceptable pour l’Otan puisque celle-ci veut la poursuite de la guerre jusqu’au dernier soldat ukrainien vivant.

Pour ne pas perdre le contrôle sur l’Ukraine, les puissances occidentales n’auraient d’autres choix que de se servir des tribunaux du pays pour manipuler les élections comme ce fut le cas en Roumanie.

Concrètement, cela signifie frapper d’inéligibilité tout candidat pacifiste en l’accusant de menacer l’ordre constitutionnel (qui prévoit le caractère inaliénable du territoire national).

En somme, il faudrait accuser ce candidat d’être un traitre à la solde de Moscou même si le Kremlin ne lui a jamais versé le moindre kopeck.

Rappelons que moins de deux semaines après le début de l’invasion russe, au lieu de former un gouvernement d’unité nationale selon l’exemple anglais, Volodymyr Zelensky a préféré interdire tous les partis d’opposition dont ceux qui portaient la voix de la minorité russophone du pays.

D’autre part, l’Ukraine (tout comme la Russie) est située dans une partie du monde où les mœurs politiques sont d’une extrême brutalité. Comme en témoignent les menaces de mort de Zelensky contre Victor Orbán et l’assassinat à Monaco d’un des 84 oligarques ukrainiens qui s’y sont réfugiés.

Voilà pourquoi les candidats pacifistes en Ukraine auraient certainement à craindre pour leur vie et celle de leur famille.

Tout cela pour dire que tenir des élections en Ukraine, pour les puissances occidentales, c’est ouvrir un panier de crabes puisqu’il faudra recourir à des magouilles antidémocratiques qui terniront l’image soigneusement entretenue par nos médias.

Le plus simple est de reporter indéfiniment les élections en Ukraine.

Références :
Attentat du 29 juin 2026 à Monaco
Élections en Russie : les régions occupées d’Ukraine obligées de voter
Élections générales britanniques de 1945
La volonté populaire en Europe soumise à la dictature des juges : le cas de la Roumanie
Les menaces personnelles de Zelensky contre Orbán
Le système de vote en ligne victime d’une cyberattaque en Russie
Les Ukrainiens face à la capitulation
Une attaque massive de drones perturbe le dernier jour des élections législatives russes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Tramway de Québec : Éric Duhaime radote

Publié le 8 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ) a relancé hier la controverse au sujet de l’opportunité pour la ville de Québec de se doter d’un tramway, alors que ce projet est en cours de réalisation.

Je préfère de loin un politicien qui a de la suite dans les idées plutôt qu’un autre qui change d’idée en fonction de la direction du vent.

Mais il y a une limite à radoter.

Dans la ville de Québec, aux dernières élections municipales, les candidats favorables au tramway ont recueilli plus de votes que leurs adversaires.

À l’élection québécoise de lundi dernier, les partis politiques favorables au tramway de Québec ont obtenu beaucoup plus de votes que le PCQ.

Si le PCQ avait été porté au pouvoir, il aurait eu la responsabilité de réaliser son programme électoral et donc, d’arrêter la construction du tramway de Québec. Mais ce n’est pas le cas.

Dans un autre ordre d’idée, sur ce blogue, j’ai exprimé l’opinion que l’interdiction du port des signes religieux devrait être limitée aux personnes détentrices des pouvoirs répressifs de l’État, soit les policiers, les juges, les gardiens de prison et les militaires. Personne d’autre.

Mais la population québécoise n’est pas de cet avis et le gouvernement québécois a tranché; cet interdit s’applique à toutes les personnes en position d’autorité dans les secteurs public et parapublic.

Je n’ai pas changé d’avis. Mais je me suis rallié. Se rallier, cela ne veut pas dire renoncer à ses opinions. Cela veut dire de passer à autre chose.

Le chef du PCQ aura l’occasion de réitérer son opposition, de nous dire ‘Je vous l’avais bien dit’ le jour où on annoncera des dépassements de couts. Ce qui est inévitable par les temps qui courent.

Pour l’instant, c’est prématuré.

Si le chef du PCQ aspire un jour à diriger l’État québécois, il aurait avantage à choisir judicieusement ses combats. De préférence, ceux dont il ressortira victorieux plutôt que d’incarner l’éternel perdant, la victime, l’incompris et le persécuté.

Référence : Tramway de Québec : « Les conservateurs vont mettre de la pression », prévient Duhaime

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au sujet des élections québécoises de 2026

Publié le 7 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes


 
De manière générale, les résultats du scrutin de lundi dernier ont été conformes aux prédictions des sondages; un gouvernement péquiste minoritaire et une opposition officielle dirigée par le Parti libéral du Québec.

À ce sujet, il est intéressant de noter que la carte des circonscriptions libérales coïncide avec l’étendue de l’anglicisation du Québec: la région d’Hull (où s’établissent de nombreux fonctionnaires fédéraux), Laval, l’ile de Montréal et une partie de la banlieue sud de la métropole.

La surprise est venue de la région de Québec, où on a assisté à un raz-de-marée du Parti conservateur du Québec (PCQ).

L’appui de la majorité de la population de cette région au Troisième lien autoroutier n’a pas empêché Québec Solidaire (opposé à ce projet) d’y faire élire deux députés.

Je suis enclin à penser que la stratégie péquiste dans cette région a manqué d’agressivité.

On sait que lorsqu’une usine s’établit quelque part, pour chaque emploi créé, on provoque des retombées économiques qui représentent 2,7 emplois supplémentaires.

À l’inverse, on peut présumer que réduire de 70 000 postes la taille de la fonction publique québécoise — une promesse conservatrice — serait une mesure douloureuse pour l’ensemble de l’économie de cette région.

Ce ‘dégraissage’ de l’appareil de l’État va au-delà d’une réduction progressive de la fonction publique en raison des départs volontaires et des décès des employés. Dans les faits, cela aurait été l’équivalent d’une perte d’un quart de million d’emplois (directs et indirects) pour l’économie de cette région.

Indépendamment de savoir si cela est bon (ou non) pour l’ensemble des contribuables du Québec, je m’étonne que les stratèges péquistes n’aient pas suscité la crainte face au ‘radicalisme’ du programme économique du PCQ. Ce qui, en politique, aurait été de bon aloi.

La conséquence du manque d’agressivité des stratèges péquistes, c’est que le cabinet du gouvernement nouvellement élu n’aura aucun ministre provenant de la région de Québec.

Et la défense de l’achèvement du tramway de Québec, justifiée ne serait-ce que par l’état de l’avancement des travaux, reposera essentiellement sur les épaules du maire Bruno Marchand.

J’espère que le Parti Québécois ne répètera pas la même erreur à l’occasion de la prochaine élection, prévue lorsque les partis d’opposition feront tomber prématurément le gouvernement minoritaire actuel.

Référence : Résultats des élections québécoises de 2026

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark III, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 — 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’insécurité des peureux

Publié le 4 octobre 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Dans l’espoir d’empêcher le prochain gouvernement québécois d’être majoritaire, les partis appelés à former l’opposition ont choisi comme message de fin de campagne : ‘Donnez-nous la balance du pouvoir afin d’empêcher la tenue d’un référendum qui plongerait le Québec dans l’insécurité économique.’

Ce qu’on laisse entendre, c’est que d’ici les résultats d’un troisième référendum au sujet de l’indépendance du Québec, les entrepreneurs d’ici et les investisseurs étrangers hésiteront à investir dans notre économie.

Prenons un peu de recul.

• L’insécurité en Europe

Les dirigeants européens prétendent que si la Russie gagne la guerre en Ukraine, l’Armée rouge déferlera bientôt sur l’Europe.

Afin de faire baisser les prix des hydrocarbures à l’approche des élections de mi-mandat aux États-Unis, les pays européens ont cédé aux pressions américaines et décidé de déverser sur les marchés internationaux une partie importante de leurs réserves stratégiques alors que celles-ci sont déjà au plus bas depuis des décennies.

Ce qui signifie que si la guerre en Iran ne cesse pas de manière urgente, les pays européens devront rationner l’alimentation énergétique des particuliers et des entreprises au cours de la saison froide et peut-être au-delà.

• L’insécurité dans le Sud global

Pour prévenir la révolte populaire, tous les pays du Sud Global (à l’exception des pays producteurs de pétrole) réduisent leurs taxes d’accise sur les hydrocarbures en espérant d’ici peu la reprise de leur approvisionnement d’hydrocarbures par le détroit d’Ormuz.

Si ce n’est pas le cas, ces pays devront s’attendre à des crises économiques et politiques.

• L’insécurité aux États-Unis

Y a-t-il un gouvernement au monde plus instable que celui au pouvoir à Washington ?

Quel chef d’entreprise américain sait le prix qu’il paiera demain pour l’achat de matières premières qu’il obtient de fournisseurs étrangers ? Quelle garantie a-t-il que les produits qu’il exporte ne sera pas soumis à des représailles commerciales ?

• Au Québec

Insignifiante en comparaison des dangers qui prévalent ailleurs, l’insécurité dont parlent les futurs partis d’opposition n’existerait pas si le Québec était déjà un pays indépendant.

Elle existe et elle existera tant que le peuple québécois hésitera à assumer son destin.

Conclusion

Face aux dangers de guerre en Europe, aux dangers de paralysie économique dans le Sud global, à l’inconstance de l’administration Trump, il est évident que l’accession du Québec à l’indépendance effectué dans le respect du Droit international est parmi les plus insignifiantes des préoccupations géostratégiques du grand capital international.

Quant à nos entrepreneurs, les menaces tarifaires de Donald Trump et l’incertitude liée à la renégociation de l’ACÉUM sont des menaces considérablement plus concretes que le danger d’un troisième référendum qui s’annonce perdant.

Bref, la véritable incertitude politique et économique au Québec, c’est un gouvernement minoritaire élu lundi. Parce que cela signifie un gouvernement qui sera bientôt miné par la partisanerie politique et dont la durée de vie ne sera que de 12 à 18 mois.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le fiasco électoral de Christine Fréchette

Publié le 29 septembre 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Depuis plusieurs mois, le Parti Québécois trône au sommet des intentions de vote.

En conséquence, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a élaboré une stratégie électorale basée sur le clientélisme (c’est-à-dire la promesse de ‘bonbons’ aux uns et aux autres) et sur un thème central : le Parti Québécois (PQ) cherche à diviser le Canada et donc, fait le jeu de Donald Trump.

En réalité, la partition du Canada ne se fera pas tant que Trump sera au pouvoir et la critique attendue d’un gouvernement péquiste envers Mark Carney sera sélective. Comme l’est celle des partis d’opposition à Ottawa.

Pour étayer ses accusations contre le PQ, la CAQ a sorti des boules à mites un document publié en février dernier par un groupe de réflexion américain appelé ‘The Defense Analyses and Research Corporation’.

Si les journalistes n’ont pas mordu à l’hameçon, c’est moins parce que tout cela n’était plus une ‘nouvelle’ depuis longtemps, mais parce qu’ils ont lu ce document.

Or que dit-il ?

[…]
La résurgence du séparatisme québécois offre une occasion unique aux États-Unis.
[…]
Les États-Unis devraient envisager un soutien discret au PQ avant les élections. Ce soutien pourrait inclure :
• un soutien financier manifeste au PQ pendant la campagne électorale,
• des opérations psychologiques visant à attiser le séparatisme québécois et albertain, et
• des négociations commerciales secrètes avec le PQ, dans le cadre desquelles les États-Unis s’engageraient à appliquer des tarifs douaniers inférieurs à ceux appliqués au Québec par rapport au reste du Canada.

L’auteur semble ignorer que la loi québécoise sur le financement politique empêche la corruption d’un parti québécois par des intérêts étrangers. Contrairement à ce que peuvent faire les États-Unis à peu près partout ailleurs sur la planète.

Malgré la loi, un parti peut toujours se laisser corrompre illégalement. Mais quelle formation politique aimerait être éclaboussée par un autre ’Scandale des commandites’?

Dans l’ensemble, l’auteur du document ‘The Centrifugal Strategy’ ne dresse pas la liste précise des moyens à utiliser (autres que les généralités ci-dessus). De plus, il ne présente pas d’échéancier.

Dans sa propre conclusion, l’auteur va jusqu’à dire que les guerres tarifaires américaines contre le Canada — celle de Trump et toutes celles qui l’ont précédée — favorisent l’unité canadienne et que…

En réalité, le Canada est déjà en train de se fragmenter et pourrait s’effondrer en tant qu’État-nation, même sans intervention américaine.

Il nous suffit de les accompagner graduellement sur la voie de leur déclin.

Pour forcer les journalistes à parler de ce document anodin, Christine Fréchette a commis une grave erreur tactique; celle de prétendre faussement que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) était à ce point inquiet à ce sujet qu’il avait convoqué la directrice générale de la CAQ à ses bureaux.

En réalité, c’est l’inverse. C’est la directrice générale de la CAQ qui a sollicité une rencontre urgente avec le SCRS afin de porter à leur attention un document ‘préoccupant’ que les agents canadiens connaissaient déjà. Le tout afin de manipuler les journalistes.

Malheureusement pour la CAQ, ceux-ci ont fini par découvrir la vérité. Ils ont talonné la première ministre sortante pendant plusieurs jours, sabotant sa campagne électorale jusqu’à ce qu’elle avoue finalement la vérité.

Les électeurs en ont vu d’autres; voilà pourquoi ils pardonnent facilement les contrevérités des politiciens. Mais pas quand ceux-ci mentent afin de voler l’élection.

Christine Fréchette a franchi cette ligne rouge et en paie maintenant le prix alors que les intentions de vote en faveur de son parti sont en chute libre.

Références :
The Centrifugal Strategy
Our Canadian Problem

Postscriptum du 6 octobre 2026 : À l’élection d’hier, la députation de la CAQ est passée de 90 députés à zéro.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ceuta : un complot contre le gouvernement Sánchez

Publié le 27 septembre 2026 | Temps de lecture : 9 minutes

Introduction

Ceuta est une presqu’ile africaine qui fait face au détroit de Gibraltar. Ancienne possession espagnole, il est revendiqué par le Maroc.

Chaque année, des centaines de personnes tentent de franchir la frontière marocco-espagnole de Ceuta. Toutefois, le mois dernier, plus de soixante-mille personnes (surtout des jeunes hommes) ont tenté à la nage d’attendre Ceuta à partir du Maroc en contournant ses obstacles frontaliers. Plusieurs dizaines d’entre eux en sont morts noyés.

Rapidement, ce flux migratoire soudain s’est transformé en crise internationale.

Le contexte

• Les relations entre le Maroc et les États-Unis

Le Sahara occidental est un vaste territoire situé au sud du Maroc que celui-ci revendique (et occupe à 80 %).

Depuis plusieurs décennies, un groupe armé, soutenu par l’Algérie, y livre une guerre d’indépendance.

Le 10 décembre 2020, Donald Trump a mis tout le poids diplomatique des États-Unis en faveur du Maroc en reconnaissant la souveraineté du Maroc sur ce territoire. Aussitôt Israël et un certain nombre de pays occidentaux (dont la France) se sont rangés derrière la position américaine.

Depuis, le Maroc est un allié inconditionnel des États-Unis.

• Les relations entre le Maroc et Israël

En 2019, la firme israélienne NSO Group a permis au Maroc d’utiliser son logiciel Pegasus pour espionner les téléphones d’Emmanuel Macron, du premier ministre français, de quatorze membres du gouvernement et de plusieurs proches du chef de l’État.

À l’époque, la France soutenait encore la position algérienne au sujet du Sahara occidental contre celle du Maroc. Cela a également permis au Maroc de recueillir des informations sur l’utilisation de la cocaïne au sein des plus hautes sphères du pouvoir politique français.

En décembre 2020, le Maroc est devenu un des premiers signataires des accords d’Abraham (après les Émirats, Bahreïn et le Soudan).

Dès l’année suivante, le Maroc et Israël entament une coopération militaire qui s’est considérablement renforcée depuis.

Peu importe le sort réservé par Israël aux Palestiniens, le Maroc est aveuglément un des rares alliés sur lesquels Israël peut compter au sein des pays à la fois arabes et musulmans.

• Les relations entre l’Espagne et Israël

Depuis l’élection de Pedro Sánchez, dire que les relations entre l’Israël et l’Espagne se sont dégradées est un euphémisme.

Le 28 mai 2024, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont été les premiers membres de l’Otan à reconnaitre l’État de la Palestine.

En plus, en septembre 2025, l’Espagne a décrété :
• l’interdiction de la vente d’armement espagnol à Israël,
• l’interdiction du transit de matériel militaire à destination d’Israël par les ports et l’espace aérien espagnol, et
• l’interdiction de l’importation de la production agricole des colonies juives de Cisjordanie.

Pour le gouvernement israélien, les sanctions espagnoles équivalent à une déclaration de guerre économique.

• Les relations entre l’Espagne et les États-Unis

De tous les gouvernements occidentaux, c’est l’Espagne qui a condamné le plus fermement la guerre ‘illégale’ des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Au point d’interdire aux avions et aux navires américains à destination du Moyen-Orient de se ravitailler en Espagne.

Sur une mappemonde aplatie, la distance entre les États-Unis et l’Espagne est proche de celle entre les États-Unis et le reste de l’Europe continentale.

Toutefois sur un globe terrestre, ce n’est pas le cas. Si bien que la fermeture de l’espace aérien espagnol pose des problèmes logistiques qui compliquent le travail de l’armée américaine.

L’organisation du transport vers Ceuta

À la mi-juillet, des milliers de messages sur TikTok et sur Discord ont relayé l’information selon laquelle il suffisait de mettre le pied à Ceuta pour se trouver en territoire européen.

En somme, que Ceuta était le chemin Roxham de l’Europe.

Aux alentours de Ceuta, on trouve des agglomérations à partir desquels il est difficile de mobiliser une foule de 70 000 jeunes. Comme la ville de Fnideq, à six kilomètres, peuplée de 91 mille habitants.

Ce sont essentiellement les villes de Tétouan (à 35 km) et de Tanger (à 46 km) — peuplées respectivement par un demi-million et par 1,3 million d’habitants — qui ont constitué les bassins de population à partir desquels ces 70 000 jeunes se sont mobilisés.

Ces jeunes n’ont pas parcouru cette distance à pied ou par des moyens de transports (vélo ou automobile) qu’ils auraient dû abandonner à la frontière; ils n’ont pu se rendre à Ceuta que par des moyens du transport mis sur pied de concert avec la diffusion des rumeurs sur les médias sociaux.

C’est ce qui a rendu cette opération migratoire si soudaine et si efficace.

L’ingérence européenne dans les affaires intérieures de l’Espagne

La gestion de la crise de Ceuta par le gouvernement Sánchez a suscité évidemment la critique des partis d’opposition.

Mais elle a également mobilisé les vassaux de Washington et les alliés militaires d’Israël en Europe.

Le 31 juillet, au maximum de la crise, Emmanuel Macron faisait savoir qu’il avait demandé à son ministre de l’Intérieur de renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne. Comme si les migrants de Ceuta se trouvaient en Espagne continentale et étaient donc susceptibles d’envahir la France.

En réalité, Ceuta est un cul-de-sac migratoire, séparé du continent européen par le détroit de Gibraltar. Précisons que l’Espagne n’a pas laissé à Ceuta se développer l’industrie des passeurs de migrants comme la Turquie l’a fait au cours de la guerre en Syrie.

Ici, ce que Macron fait, c’est de s’immiscer dans les affaires internes de l’Espagne.

Comme il l’a fait en Géorgie en appuyant la tentative (ratée) de coup d’État de Salomé Zourabichvili, en faisant invalider les élections présidentielles en Roumanie, et en appuyant publiquement la présidente sortante à trois semaines des élections moldaves.

De leur côté, le même jour, la présidente italienne et le ministre finlandais de l’Intérieur menaçaient d’exclure l’Espagne de la zone territoriale à l’intérieur de laquelle prévaut la libre circulation des personnes en Europe.

À l’initiative de la présidente italienne, vingt-deux membres de l’Union européenne ont même demandé le 1er aout la tenue d’une visioconférence d’urgence pour répondre à la situation créée par l’entrée illégale de dizaines de milliers de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta.

Ce grenouillage diplomatique stérile sert à manipuler l’opinion publique espagnole contre le gouvernement Sánchez.

Effectivement, hier dans la capitale espagnole, des dizaines de milliers de protestataires accusaient le gouvernement espagnol de ne pas protéger les frontières du pays et réclamant des législatives anticipées.

Une crise essentiellement résorbée

Sans ressources, les jeunes migrants de Ceuta y ont commis des méfaits, notamment en pillant un dépanneur (qu’on appelle supérette en France).

Plutôt que d’utiliser ce prétexte pour les réprimer violemment — comme l’aurait fait n’importe quel gouvernement de droite — le gouvernement Sánchez a conservé son sang-froid. Et ce, malgré la pression inouïe qui s’exerçait sur lui.

Le résultat est que l’immense majorité des personnes qui se sont rendues à Ceuta ont accepté de retourner au Maroc.

À l’heure actuelle, environ cinq-mille jeunes migrants sont encore sur place, dont 1 200 mineurs.

Conclusion

Au moment où ces lignes sont écrites, on ne connait pas les responsables de cette crise migratoire. Tout ce qu’on sait, c’est qu’à la frontière, les agents marocains ont guidé les passages vers l’enclave espagnole.

Ce n’est pas suffisant pour accuser le Maroc d’être l’initiateur de cette crise.

Ce qui est certain, c’est que tout cela est l’œuvre de malfaiteurs. L’ampleur de l’opération suggère même que ceux-ci étaient à la solde de pays hostiles au gouvernement Sánchez.

Références :
Accord UE‑Israël : les Vingt-Sept débattent d’une éventuelle suspension
Accords d’Abraham
À Ceuta, militarisation et extrême droitisation des esprits
Affaire Pegasus : Macron, Sánchez et Mohammed VI au cœur d’un scandale d’espionnage d’État
Afflux de migrants à Ceuta: quels sont les pays qui veulent que l’Espagne soit exclue de l’espace Schengen?
A Madrid, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre la gestion de la crise migratoire à Ceuta
Ceuta : la France va renforcer ses frontières, l’Italie veut suspendre « l’accord de Schengen avec l’Espagne »
Crise migratoire à Ceuta: 22 pays de l’UE demandent des discussions « d’urgence » des ministres de l’Intérieur/a>
Des tests anti-drogue positifs dans les ministères: « Ce n’est pas le travail qui les fait prendre de la cocaïne »
Embargo sur les armes, interdictions: l’Espagne durcit ses sanctions contre Israël face au «génocide à Gaza»
Incident à la frontière entre l’Espagne et le Maroc en 2026
Israël reconnaît la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental
La Géorgie sur la voie d’un coup d’État (2e partie)
La volonté populaire en Europe soumise à la dictature des juges : le cas de la Roumanie
L’ingérence étrangère en Moldavie
Maroc–Israël: une alliance militaire désormais stratégique
Maroc : une autoroute baptisée du nom de Donald Trump au Sahara occidental
Migrants à Ceuta : un rapport de la police espagnole contredit la version du gouvernement sur le rôle du Maroc
Morocco not to blame for Ceuta border breach, says Spanish PM
Statut du Sahara occidental

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Hier, au jardin japonais

Publié le 25 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute




Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 Mark II infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au jardin de Chine, cet après-midi

Publié le 24 septembre 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Au cours des quatre dernières années, l’écran arrière de l’appareil infrarouge que j’utilisais ne pouvait pas servir à la visée.

Pour photographier par dessus un obstacle (une grille, par exemple), je devais tenir l’appareil au-dessus de la tête, au bout des bras, et photographier au hasard.

Las, j’ai finalement décidé plus tôt ce mois-ci de faire transformer un de mes deux appareils photo ‘ordinaires’ en appareil infrarouge. Je l’ai reçu hier.

Cet après-midi, je l’ai testé au Jardin botanique. Voici ce que j’en ai rapporté.




Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 Mark II infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les services de conversion infrarouge hors des États-Unis

Publié le 23 septembre 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Introduction

Il existe plusieurs entreprises à travers le monde qui permettent de donner une deuxième vie à un appareil photo vieillissant en le transformant en appareil infrarouge.

Les plus connues sont Kolari Vision, Life Pixel et Spencer’s Camera and Photo, tous trois en sol américain.

En raison des politiques tarifaires de l’administration Trump visant à réindustrialiser les États-Unis aux dépens de ses alliés, un nombre croissant de personnes intéressées cherchent des entreprises qui offrent la conversion infrarouge hors du sol américain.

En voici quelques-unes.

Au Canada

Au Québec, dans la ville de Lévis, l’Atelier Jacques Guyon offrait ce service, mais ne le fait plus.

La seule entreprise canadienne qui offre actuellement ce service est Night Sky Camera, située à Richmond, en Colombie-Britannique.

Pour donner une idée de ses prix, le cout de la transformation récente de mon OM-D e-m5 Mark II en appareil infrarouge à spectre complet a été de 534 $ canadiens (570,70 $ avec les taxes).

Le résultat obtenu est un appareil qui capte l’ultraviolet, la lumière visible et l’infrarouge. Selon mon expérience personnelle, Night Sky Camera offre un service impeccable. Chaudement recommandé.

En France

Dans la ville de Turckheim, située dans le nord-est de la France, le site EOS for Astro (opéré par Richard Galli) offre un service renommé de transformation infrarouge à spectre complet.

Ce service est décliné en deux options :
• visible + infrarouge (à 312 euros) ou
• ultraviolet + visible + infrarouge (pour 36 euros de plus).

Au Danemark

Depuis 2011, IRreCams adapte les appareils photo numériques à la photographie infrarouge.

En Grande-Bretagne

Depuis une décennie, Advanced Camera Services offre un service de conversion infrarouge pour certaines marques d’appareil photo.

Pour connaitre le cout de la conversion infrarouge, il faut contacter la compagnie.

C’est également le cas de Wex Service.

En Roumanie

Depuis 2014, Florin Mihai convertit des appareils photo numériques en appareils infrarouges depuis son site web, Infrared Camera Conversion.

En Australie

On trouve en Australie au moins trois entreprises qui offrent le service de conversion infrarouge :
• Camera Care Australia, établie à Perth,
• Hartlands, établie à Malaga, à 14 km de Perth, et dont le site web ressemble beaucoup à celui de Camera Care Australia, et
• Imaging by Design, établie à Victoria.

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Écrit par Jean-Pierre Martel