Des magnolias au printemps de 2026

Publié le 8 juin 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Magnolia étoilé ‘Royal Star’
Magnolia ‘Elegant Spring’
Magnolia de Loebner ‘Spring Snow’
Magnolia de Soulange
Magnolia ‘Lilliputian’
Magnolia ‘Pink Charm’
Magnolia ‘Pinkie’
Magnolia ‘Butterflies’
Magnolia ‘Maxine Merrill’

Premières à éclore, les magnolias à fleurs blanches sont tellement précoces qu’elles fleurissent en absence de feuillage.

Suivent les magnolias à leurs roses et finalement, celles à fleurs jaunes.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 120 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 85 mm
3e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 56 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 135 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
6e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
7e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 135 mm
8e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 56 mm
9e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au Jardin alpin, au printemps de 2026

Publié le 7 juin 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Puschkinia

Hépatique noble
Primevère à feuilles dentelées
Ancolie du Japon

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les quatres premières photos) + multiplicateur de focale MC-14 (5e photo)
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 95 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 62 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand la police craint d’être accusée de racisme

Publié le 5 juin 2026 | Temps de lecture : 7 minutes

Une arrestation qui tourne mal

Tard dans la soirée du 3 décembre 2025, les services d’urgence de Southampton (une ville portuaire du sud de l’Angleterre) reçoivent un appel au sujet d’un incident qui vient de survenir.

L’appelant est le frère de Vickrum Singh Digwa. Celui-ci a eu une dispute qui a mal tourné avec un inconnu.

Vickrum Singh Digwa est un Britannique de 22 ans de religion Sikh. L’inconnu est Henry Nowak, 18 ans, étudiant en première année en comptabilité à l’université de Southampton.

À l’arrivée des patrouilleurs, Vickrum Singh Digwa se présente comme la victime d’un ‘assaut raciste’ au cours duquel Henry Nowak a arraché son turban.

Henry Nowak git au sol sur le terrain d’un voisin.

Interrogé à son tour, Henry Nowak accuse Vickrum Singh Digwa de l’avoir poignardé et se plaint d’avoir de la difficulté à respirer.

Toutefois, il fait noir. De plus, Henry Nowak porte des vêtements sombres. Si bien que les policiers n’arrivent pas à voir où seraient situées ses blessures.

Ne disposant d’aucun indice qui leur permettrait de croire que l’état de faiblesse apparente d’Henry Nowak s’expliquerait par une intoxication à l’alcool ou à une drogue, les policiers font fi du principe de précaution, n’appellent pas des secouristes, et se contentent de lui réciter ses droits civiques pendant qu’ils le menottent.

Une minute plus tard, l’état d’Henry Nowak s’est tellement détérioré qu’un patrouilleur tente une réanimation cardiorespiratoire.

En vain; Henry Nowak meurt sous leurs yeux.

Ces jours-ci, cet assassinat provoque de vives réactions en Grande-Bretagne et ailleurs dans le monde. Sur les médias sociaux, le Département d’État américain a accusé la police britannique de partialité en créant deux classes de citoyens.

Pourquoi un crime commis il y a six mois provoque-t-il maintenant autant de réactions ?

C’est que le jugement en première instance vient d’être publié.

Les détails

Dans son jugement de dix pages, le juge Willima Mousley révèle le fond de l’histoire.

Ce soir du 3 décembre 2025, Henry Nowak revient à pied d’une fête organisée pour célébrer la fin de sa session universitaire. Il a bu, mais son taux d’alcoolémie ne dépasse pas la limite légale pour prendre le volant.

Sur son chemin, il passe devant la résidence familiale de Vickrum Singh Digwa. Ce dernier s’en prend à lui pour des raisons demeurées obscures.

Comme le feraient bien des jeunes de son âge, Henry Nowak a le réflexe de sortir son téléphone et de filmer ce qui se passe.

C’est alors que Vickrum Singh Digwa le lui arrache des mains. Ce vol déclenche une bagarre au cours de laquelle Vickrum Singh Digwa perd son turban. Fou de rage, il sort un couteau d’une vingtaine de centimètres et poignarde Henry Nowak à cinq reprises.

Lorsqu’arrivent les policiers, Henry Nowak se trouve sur le terrain du voisin (plutôt que devant la maison familiale de Vickrum Singh Digwa).

Cela s’explique par la tentative d’Henry Nowak d’échapper à son agresseur. Il a donc escaladé une clôture, avant de glisser du capot de la voiture du voisin stationnée devant son entrée de garage.

Avant l’arrivée des policiers, Vickrum Singh Digwa s’est contenté de filmer sadiquement, sur son propre téléphones, la fuite désespérée de sa victime. Voilà pourquoi, c’est son frère qui a appelé les services d’urgence.

En raison de la mort d’Henry Nowak, les journalistes n’ont pas pu obtenir son témoignage et se sont contentés de la version officielle des faits.

Jusqu’à maintenant, on ignorait la nature de cet assaut raciste à l’origine du conflit. La lecture du jugement nous apprend que l’adolescent de 18 ans a qualifié Vickrum Singh Digwa de ‘Paki’ (un diminutif de Pakistanais).

Voilà donc le ‘crime’ qui a motivé les policiers à menotter cet adolescent, trop faible pour se relever.

Les viols collectifs de Telford

Ce fait divers survient huit ans après la révélation des viols collectifs de Telford (une agglomération située au sud-ouest de l’Angleterre).

Pendant quatre décennies à partir du début des années 1980, un réseau d’environ deux-cents personnes — à 84 % des Britanniques d’origine pakistanaise — a agressé sexuellement près d’un millier d’adolescentes ‘blanches’ (sauf trois d’entre elles).

Si ce réseau a pu opérer en toute impunité pendant une si longue période, c’est qu’à chaque fois, le rapport des policiers ou des intervenants des services sociaux a été classé sans suite par leurs supérieurs par crainte d’être accusés de racisme par la communauté sikhe, renommée pour son activisme politique.

C’est une vaste enquête du Sunday Mirror, publiée le 11 mars 2018, qui a révélé l’ampleur du scandale.

Se taire pour ne pas alimenter l’intolérance

Dans n’importe quelle société, rien n’est plus dangereux que de faire croire à une majorité de citoyens qu’elle est victime d’une minorité ethnique facilement reconnaissable.

Pour éviter d’alimenter ce faux sentiment d’injustice, les pouvoirs publics ont le devoir de faire en sorte que tous les citoyens soient égaux devant la loi.

Comment se fait-il que devant une ‘agression’ insignifiante — qualifier quelqu’un de ‘Paki’ — les policiers ne trouvent rien de mieux que de menotter un adolescent de 18 ans dans le but apparent de judiciariser l’affaire ?

Normalement, ils auraient dû donner une contravention à Vickrum Singh Digwa pour les avoir dérangés pour aussi peu et chercher plutôt à comprendre l’état dans lequel se trouvait Henry Nowak.

Dans sa décision, le juge Willima Mousley prend soin de n’adresser aucun reproche aux policiers impliqués dans cette affaire.

S’appuyant sur l’avis de l’expert médical qui a témoigné devant lui, le juge soutient que la condition d’Henry Nowak était tellement précaire à l’arrivée des policiers que même s’ils avaient, par mesure de prudence, appelé une ambulance, cela n’aurait rien changé à l’issue fatale de cette affaire.

Compte tenu de la perforation d’un de ses poumons et de la quantité de sang retrouvé à l’autopsie dans la cavité thoracique ou abdominale d’Henry Nowak (1,2 litre de sang), il est clair que relever une personne étendue au sol pour la faire assoir et l’incliner vers l’avant afin de lui menotter les mains dans le dos était une idée dangereuse qui a très certainement accéléré la mort d’Henry Nowak.

Aucun ambulancier au monde n’aurait transporté un tel patient autrement qu’étendu sur une civière, quitte à lui attacher les membres par des sangles si on soupçonne qu’il fait semblant.

Le tollé provoqué par l’attitude policière envers Henry Nowak fait l’affaire des milieux xénophobes, heureux de condamner la partialité des policiers dans ce cas-ci.

Mais si les milieux dits ‘de gauche’ faisaient davantage preuve de discernement, ils ne laisseraient pas à la droite le monopole de l’indignation populaire contre les abus du wokisme.

Références :
Affaire des viols collectifs de Telford
Europe’s far right exploit Henry Nowak murder in UK with populist rhetoric on race
Former police officer in hiding after being falsely linked to Henry Nowak arrest
Le kirpan et la sécurité
Man who said he carried knife as part of Sikh faith guilty of murdering Southampton student
No 10 dismisses US claim of ‘two-tier’ UK policing after Henry Nowak murder
The King -v- Vickrum Singh Digwa

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 51 pays complices de l’armée israélienne à Gaza

Publié le 2 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes


 
D’octobre 2023 à octobre 2025, 51 pays ou entités étatiques ont exporté du matériel militaire en Israël.

En janvier 2024, la Cour internationale de justice a statué qu’il y avait un risque plausible de génocide dans la bande de Gaza et a demandé à ses 153 pays membres de prendre les mesures appropriées afin de prévenir ce risque.

Paradoxalement, après cette mise en garde, ces pays ont augmenté leurs ventes d’armements à Israël.

En montants absolus, les plus importants fournisseurs de l’armée israélienne sont les États-Unis (42 % du total), l’Inde (16 %), la Roumanie (8 %), Taïwan (4 %) et la République tchèque (3 %).

Collectivement, les membres de l’Union européenne ont fourni 19 % du matériel militaire importé par Israël. Dans tous les cas, ces pays déclarent ne lui vendre que des armes ‘défensives’ sans toutefois être en mesure d’expliquer la différence entre ce qui est défensif et ce qui ne l’est pas.

Dans la majorité des cas, ces expéditions ont été des munitions, des explosifs, et des pièces détachées d’armes ou de véhicules blindés.

Référence : Not just the US: How 51 countries armed Israel during Gaza war

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le drone russe tombé en Roumanie et le délire anti-russe de l’Otan

Publié le 31 mai 2026 | Temps de lecture : 3 minutes
Lieu de l’écrasement

Introduction

Depuis le début du mois, il est tombé des milliers de drones en Europe de l’Est, au Proche-Orient et sur les États riverains du golfe Persique.

Toutefois, celui qui est tombé dans la nuit du 28 au 29 mai derniers sur la ville roumaine de Galați — située à une dizaine de kilomètres de la frontière ukrainienne — a provoqué la réaction la plus vive dans les chancelleries occidentales.

Pourtant, ce drone, tiré de Russie, n’a provoqué que des dommages légers, et n’a causé que des blessures mineures chez deux personnes.

L’outrance des réactions diplomatiques occidentales

Le consul russe à Constanta (deuxième ville de Roumanie) a été expulsé et son consulat, fermé.

Les ministères des Affaires étrangères de France et de Grande-Bretagne ont convoqué leur ambassadeur russe respectif afin de condamner cette ‘agression’.

Sur son compte X, l’ambassadeur américain à l’Otan a déclaré que Washington se tenait solidaire aux côtés de la Roumanie.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a accusé Moscou de franchir une nouvelle limite et promis de nouvelles sanctions.

Quant à lui, le secrétaire général de l’Otan a dénoncé le comportement ‘irresponsable’ de la Russie.

Un fait divers insignifiant

Doté d’une petite charge explosive, ce projectile faisait partie d’un essaim de drones tirés par la Russie vers l’Ukraine. La majorité d’entre eux ont été abattus.

Mais le drone dont il est question a été touché par un tir et a dévié vers la Roumanie où, comme on l’a vu, il n’a causé que des dégâts mineurs.

La responsabilité russe

Soutenue par l’Otan et l’Union européenne, la Roumanie a fait porter à la Russie l’entière responsabilité des dommages causés par ce drone.

Que doit-on en penser ?

Imaginons qu’un avion d’Air France assurant la liaison entre Paris et Alger soit touché par un tir d’un groupe islamiste et que cet avion s’écrase sur la capitale algérienne, causant des centaines de morts. Pourrait-on accuser la France d’être responsable de l’accident ?

C’est la logique accusatrice des dirigeants occidentaux.

L’immaturité des dirigeants occidentaux

La Roumanie est à la périphérie du théâtre de la guerre russo-ukrainienne. Ce qui comporte des risques.

Ce sont des risques que la Roumanie doit assumer. D’autant plus qu’elle est cobelligérante, fournissant à l’Ukraine armes et munitions.

En faisant un drame du moindre fait divers de cette guerre, les dirigeants occidentaux font étalage de leur immaturité et de leur manque de pragmatisme.

Alors que les pays occidentaux n’ont plus la capacité industrielle de fournir un effort de guerre important, et alors que leurs stocks d’armements sont au plus bas en raison de leur générosité à aider l’Ukraine, les dirigeants de ces pays continuent de battre le tambour de la guerre comme si l’humiliation actuelle des États-Unis face à l’Iran n’était pas un appel à la prudence…

Références :
Bucarest accuse la Russie, qui affirme ne pas « menacer » l’Europe
Nato ready to defend ‘every inch’ of territory as Russian drone hits Romania
Une ONG proche de Nicușor Dan diffuse une théorie du complot concernant l’incident du drone à Galați. Cette théorie contredit les propos du président. (en roumain)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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| Géopolitique, Guerre russo-ukrainienne | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’assurance dentaire et l’espionnage financier d’Ottawa

Publié le 30 mai 2026 | Temps de lecture : 3 minutes
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Moyennant l’obtention d’un mandat émis par un juge, il est normal que les corps policiers aient accès aux données bancaires d’un citoyen soupçonné de fraude ou d’un crime économique.

Toutefois, est-il normal que la couverture de l’assurance dentaire d’Ottawa soit conditionnelle au partage des informations bancaires — solde du compte courant, transactions détaillées, contributions à un REER, etc.— des six-millions de Canadiens assurés ?

C’est pourtant ce qu’Ottawa exige de connaitre cette année sous le prétexte d’identifier la personne qui demande le renouvèlement de son assurance dentaire. On peut se demander en quoi ces informations confidentielles ont la moindre utilité à cette fin.

Si Ottawa veut s’assurer que le demandeur répond toujours au critère d’admissibilité du revenu familial annuel de moins de 90 000 dollars, il le sait déjà par le biais de la déclaration de revenus.

Au cours de la demande électronique de renouvèlement, Ottawa ne devrait exiger du demandeur que de préciser son numéro d’assuré (appelé numéro de membre) et le code à six chiffres que Service Canada lui envoie par SMS. Le tout devrait prendre moins d’une minute.

En janvier 2019, le parlement canadien a voté une loi qui permet à Statistique Canada de recueillir automatiquement, et sans leur consentement, les informations bancaires de 500 000 Canadiens. Ces informations comprennent l’identité, le solde bancaire et les transactions effectuées.

Par le biais du programme canadien d’assurance dentaire, cet espionnage a donc été étendu à six-millions de Canadiens.

Depuis les révélations d’Edward Snowden en 2013, on sait que les cinq pays à majorité anglo-saxonne — les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande — ont mis sur pied un système de surveillance qui épie tous nos courriels, tous nos textos et toutes nos conversations téléphoniques.

Par le biais de la géolocalisation des appareils mobiles, l’État peut espionner le moindre de nos déplacements et, par croisement, savoir qui nous rencontrons.

Si ce n’est pas déjà fait, on mettrait au point un logiciel qui donnerait à l’État l’accès au micro d’un téléphone même lorsqu’on ne s’en sert pas pour que nous vivions dans un état permanent d’espionnage généralisé. Même dans les moments les plus intimes.

Toujours dans le domaine de l’intime, Statistique Canada a franchi un nouveau seuil cette année en ajoutant au recensement une question relative à l’identité de genre du répondant.

Références :
Informations bancaires: Statistique Canada veut rassurer les citoyens
L’espionnage d’Ottawa dans nos vies n’a pas de limite

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| Espionnage, Informatique, le prix du fédéralisme, Sécurité | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le rapport de OUI Québec face à l’avenir du Québec

Publié le 26 mai 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Préambule

Il y a douze ans, j’avais assisté à un colloque organisé par OUI Québec.

Presque totalement inconnu du public, ce groupuscule comptait à l’époque relativement peu de membres; environ deux-cents personnes, m’avait-on dit.

À ce colloque, je m’étais inscrit à l’atelier sur la langue.

Quelle ne fut pas ma déception de constater que OUI Québec y avait placé des petits soldats — plus précisément une poignée d’avocats — dont le rôle était de faire battre toutes les résolutions autres que celles soumises par la direction de cet organisme.

En raison de ce manque de démocratie, je m’étais promis de ne plus jamais y remettre les pieds.

Cet organisme est sorti récemment de l’ombre en publiant un rapport de 36 pages intitulé ‘La société civile québécoise face à l’avenir’.

Sonder l’affect

Il y a deux manières d’effectuer un sondage.

La première consiste à poser des questions factuelles accompagnées d’un choix de réponses. Par exemple, la question : ‘Quand s’est produite la conquête de la ville de Québec par le général Wolf ?’ accompagnée d’un choix de dates.

La deuxième manière est du domaine des sciences sociales. Elle consiste à permettre au répondant d’exprimer une sensation, une émotion, un sentiment, ou une humeur. Et ce, par le biais d’une opinion, rationnelle ou non. Par exemple : ‘Croyez-vous que la conquête anglaise de Québec fut une bonne ou une mauvaise chose, et pourquoi ?’

Le sondage effectué par OUI Québec et le rapport qui en résume les résultats font partie de la seconde catégorie.

La méthodologie du sondage

En plus d’analyser les mémoires soumis aux consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, OUI Québec a rencontré plus d’une cinquantaine de représentants d’organisations qui ont accepté de participer à cette consultation.

Le rapport ne dresse pas la liste des participants. Parce que, selon OUI Québec, ceux-ci parlent au nom d’organismes vulnérables qui craignent d’être ostracisés s’ils osent parler publiquement.

Courageusement, ces organismes ont livré des témoignages qui ont bouleversé la présidente de OUI Québec, selon l’entrevue qu’elle a accordée au quotidien La Presse.

Plus précisément, au sujet de l’immigration, celle-ci a été sensible aux “ inquiétudes liées à la perception des enjeux identitaires envers le mouvement souverainiste. […] On sentait la charge émotive par rapport à cette question. C’étaient des discussions chargées, intimes.

Les quatre questions du sondage

Dans chaque cas, les participants avaient à répondre à quatre questions ouvertes :
• Quelle est la mission de votre organisation ?
• Quel est l’avenir rêvé pour le Québec, du point de vue de votre organisation ?
• Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui d’atteindre cet idéal ?
• Si vous aviez un conseil à donner au mouvement souverainiste, ce serait quoi ?

Après analyse des réponses reçues, OUI Québec a déterminé des ‘points de convergence’ et, au contraire, des ‘points de vigilance’.

Le rapport précise le pourcentage d’appui aux ‘points de convergence’. Ce qui permet d’évaluer s’ils font consensus.

Toutefois, ce n’est pas le cas des ‘points de vigilance’. Ceux-ci sont des craintes exprimées par au moins une personne, et qui ont été retenues parce qu’elles ont ému les responsables de cette consultation.

Les réactions

L’importance démesurée attachée à la moindre critique transforme la dernière partie du rapport en exercice d’autoflagellation. Ce qui a suscité la controverse sur les médias sociaux.

Citant le rapport, La Presse s’empresse de conclure que rapport prouve que le mouvement souverainiste a reculé sur la délicate question du vivre-ensemble avec les immigrants, remplaçant la fierté par la fermeture.

Conclusion

La société québécoise est davantage qu’une simple collection d’ONG issues de la ‘société civile’.

Dans aucun cas, le rapport intitulé ‘La société civile québécoise face à l’avenir’ ne peut prétendre être le miroir de la société québécoise.

C’est plutôt le reflet d’avis exprimés par une cinquantaine de personnes à l’occasion d’une consultation totalement dépourvue de rigueur scientifique.

Depuis sa fondation, OUI Québec se présente comme un organisme qui chapeaute le mouvement indépendantiste comme la papauté chapeaute le catholicisme.

Mais ce regroupement de quelques centaines de personnes — principalement des avocats et des ‘has been’ de la politique québécoise — n’a pas les moyens de son ambition.

Références :
Rapport de OUI Québec
Rapport sur la souveraineté du Québec — « Nous avons remplacé la fierté par la fermeture »

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois cimetières montréalais

Publié le 24 mai 2026 | Temps de lecture : 1 minute

Introduction

En remontant le boulevard du Mont-Royal (qui est une rue et non un boulevard), on accède à deux cimetières situés au nord-est du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

Le cimetière Shaar Hashomayim


Inauguré vers 1863, ce cimetière contient la dépouille d’environ six-mille Juifs, dont celle de Leonard Cohen.

Le cimetière Mont-Royal

Porte du cimetière Mont-Royal

Créé en 1852, le cimetière Mont-Royal couvre 165 acres (ou 66,8 hectares). Il accueille les 200 000 dépouilles de Montréalais anglophones, de Francophones protestants, et de Francophones qui ont refusé (ou se sont vus refuser) la sépulture catholique.

Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges





 
Avec ses 343 acres (1,4 km²), le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est plus vaste de Montréal. Depuis sa création en 1854, il a accueilli près d’un million de dépouilles.

Complément de lecture :Les cimetières anciens de Montréal — 1re partie

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trouver chaussure à son pied

Publié le 24 mai 2026 | Temps de lecture : 1 minute

L’expression ‘Trouver chaussure à son pied’ signifie trouver un objet qui convient ou trouver un partenaire sexuel.

La réclame ci-contre parait quotidiennement dans le Journal de Montréal depuis des semaines.

Il y eut une époque où on se servait des femmes — ici en tenue légère et en pose suggestive — pour mousser la vente d’un banal produit de consommation.

Mais de nos jours, on s’étonne que cette réclame n’ait pas encore été retirée à la suite de protestations.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lettre à Soraya Martinez-Ferrada — La traversée de Sherbrooke à Pie-IX

Publié le 23 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À l’intersection de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie-IX, seulement sept secondes sont laissées à l’usage exclusif des piétons pour franchir Sherbrooke du côté ouest de Pie-IX en direction nord.

Au-delà de ces sept secondes, on leur accorde 33 secondes supplémentaires pour compléter leur traversée. Toutefois, ils sont alors en compétition avec les automobilistes qui descendent Pie-IX en direction sud et qui tournent sur Sherbrooke vers l’ouest.

Il est à noter que les piétons qui traversent l’intersection en sens inverse (c’est-à-dire vers le sud) débutent leur traversée plus tôt. Sans qu’on sache très bien pourquoi.

À cet endroit, les trottoirs qui bordent de part et d’autre la rue Sherbrooke sont distants de 35 mètres.

Cela signifie que la seule manière pour un piéton de traverser vers le nord la rue Sherbrooke de manière sécuritaire, c’est de le faire au pas de course de 5 mètres à la seconde (ou 16,4 pieds par seconde).

Avec un bon entrainement cardiovasculaire, c’est faisable. Sinon, la sécurité des piétons est laissée entre les mains des automobilistes généralement bienveillants qui tournent vers l’ouest.

Puisque cette intersection se trouve à un jet de pierre des installations olympiques, on peut féliciter la ville pour ce moyen ingénieux de motiver les Montréalais à pratiquer la course à pied au péril de leur vie.

Toutefois, entre vous et moi, il serait peut-être plus prudent de prolonger le temps laissé à l’usage exclusif des piétons pour traverser cette rue.

Qu’en pensez-vous, madame la mairesse ?

Compléments de lecture :
Le laisser-faire de l’administration Plante face aux chauffards
Les boutons pour piétons
Les feux de circulation du XXIe siècle
L’hiver, les piétons et la police montréalaise
Pourquoi si peu de dos-d’âne dans les rues résidentielles de Montréal ?
Sécurité des piétons : réduire la vitesse ou implanter le péage ?
Traverser en dehors des clous : la gestion du risque par le piéton

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Écrit par Jean-Pierre Martel