L’impossibilité pour l’Ukraine de gagner la guerre

22 février 2024
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Du 16 au 18 février se tenait à Munich la Conférence internationale annuelle sur les politiques de défense et sur la sécurité mondiale.

À cette occasion, le général à la retraite Harald Kujat — ex-chef des armées de l’air allemandes et ex-président du Comité militaire de l’Otan — a prononcé une conférence intitulée : « La guerre en Ukraine: rivalité des grandes puissances et affirmation de l’Europe ».

Cette conférence, prononcée en allemand, est présentée ici dans une version accompagnée d’une traduction simultanée en français d’excellente qualité.

Elle permet de comprendre pourquoi, ces jours-ci, certains dirigeants occidentaux tiennent le langage des mauvais perdants face à Vladimir Poutine.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les accords de libre-échange avec l’Ukraine

21 février 2024

Après un premier accord de libre-échange conclu en 2016, le Canada et l’Ukraine en ont signé une deuxième version le 23 septembre dernier.

Selon Ottawa, cet accord permettra aux entreprises canadiennes de participer plus activement à la reconstruction de l’Ukraine. Ce qui n’est pas pour demain.

Pour l’instant, l’entente fait que le Canada a éliminé ses droits de douane sur 99,9 % de ses importations provenant d’Ukraine et qu’en retour, celle-ci a fait de même pour 86 % de ses importations canadiennes.

Le commerce international a subi d’importants bouleversements depuis quelques années en raison de la pandémie au Covid-19 et des sanctions occidentales contre la Russie.

On peut soupçonner que ces bouleversements ont empêché l’Ukraine de profiter pleinement de la libération de ses échanges avec le Canada et donc, que ce pays est demeuré un partenaire commercial très secondaire pour notre pays.

Il en est autrement en Europe.

Au début de la guerre russo-ukrainienne, le peuple polonais a fait preuve d’une hospitalité exemplaire à l’égard des réfugiés ukrainiens qui fuyaient le théâtre de la guerre.

Toutefois, l’opinion publique s’est retournée contre eux lorsque cette immigration massive y a provoqué une grave pénurie de logements.

Après avoir écoulé en l’Ukraine son important arsenal militaire qui datait de l’époque soviétique, le gouvernement polonais est maintenant ulcéré de voir qu’on organise dans ce pays des processions qui célèbrent annuellement la mémoire des milices pro-nazies ukrainiennes qui, sur ordre SS, ont massacré des dizaines de milliers de Polonais au cours de la Deuxième Guerre mondiale.

Pour aider l’économie ukrainienne en favorisant ses exportations, l’Union européenne a décidé de dispenser les camionneurs ukrainiens de l’obligation de posséder le permis couteux qui est normalement exigé pour transporter des marchandises au sein du marché commun.

En décembre dernier, les camionneurs polonais bloquaient la frontière ukrainienne afin de protester contre cette concurrence déloyale puisqu’eux sont obligés de posséder ce permis.

D’autre part, depuis deux décennies, l’Union européenne et l’Ukraine signent des ententes économiques qui visent progressivement à une intégration règlementaire et économique préparatoire à une adhésion formelle (et lointaine) de l’Ukraine au marché commun.

À terme, l’agriculture ukrainienne bannira les mêmes pesticides et les mêmes insecticides que ceux interdits dans l’Union européenne et appliquera les mêmes normes quant au bien-être animal.

D’ici là, le parlement européen adopte un certain nombre de mesures d’exception qui visent à aider dès maintenant l’économie de ce pays.

La plus récente de ces mesures est le règlement 2013/1077, en vigueur pour un an à partir du 6 juin 2023.

Il prévoit que les droits antidumpings appliqués normalement aux importations ukrainiennes ne seront pas perçus au cours de cette période et, de manière générale, toutes les mesures de défense commerciales actuelles seront suspendues.

Récemment, les agriculteurs polonais ont bloqué une centaine de routes et de voies ferrées à la frontière ukrainienne afin de protester contre les importations agroalimentaires ukrainiennes jugées incontrôlées.

Parallèlement, les agriculteurs français érigent depuis trois semaines des barricades pour protester contre les importations massives de poulet ukrainien.

Dispensée des normes de production européennes, l’industrie de la volaille est dominée en Ukraine par un oligarque dont l’entreprise est enregistrée dans un paradis fiscal et qui est dirigée à partir d’une pétromonarchie. Cette entreprise réussit à vendre du poulet à trois euros du kilo alors que le prix coutant des éleveurs français est de sept euros du kilo.

En réalité, la France importe moins de poulet frais ou congelé d’Ukraine que la plupart des autres pays européens. Mais le poulet ukrainien se retrouve dans les produits dérivés (ex.: les croquettes congelées de poulet) qui inondent l’Europe, dont le marché français.

Face à ces protestations, le gouvernement Macron s’est engagé à défendre bec et ongles les agriculteurs français. Ce qui ne fait pas oublier que les représentants de la France ont consenti aux mesures adoptées par l’Union européenne en guise de solidarité avec l’Ukraine sans en prévoir les conséquences.

Références :
Accueil des réfugiés : l’usure de la bonne volonté
Frontière polonaise bloquée : « La situation est catastrophique » pour l’Ukraine
La Chambre des communes adopte un accord de libre-échange avec l’Ukraine
La nostalgie nazie en Ukraine
La Pologne ne fournit plus d’armes à l’Ukraine pour se concentrer sur son armement
Le loup dans le poulailler de l’Europe
Les agriculteurs polonais déversent des céréales ukrainiennes, Kyiv en colère
Règlement 2023/1077 du Parlement européen
Trudeau signe l’accord de libre-échange Canada-Ukraine

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La cervelle inclusive

18 février 2024

Le site de Radio-Canada publie aujourd’hui le texte ‘L’écriture inclusive sous la loupe de la science’ dont l’ambition est de présenter de manière factuelle les effets de l’écriture inclusive sur le cerveau.

Le texte soutient vaguement qu’en français, la règle selon laquelle le genre masculin l’emporte sur le genre féminin entraine des effets ‘cognitifs’.

Il est indéniable qu’en parlant constamment des camionneurs au masculin, on contribue au préjugé selon lequel il s’agit d’un métier d’hommes.

Toutefois, pour affirmer que l’écriture inclusive pallierait ce préjugé, il faut prouver, par exemple, que dans les pays anglophones (où la suprématie grammaticale du genre masculin n’existe pas), plus de femmes y font ce choix de carrière qu’au Québec. Malheureusement, cette preuve n’existe pas.


 
La majorité des gens parcourent un texte en le faisant lire silencieusement par leur petite voix intérieure. Conséquemment, certains procédés de l’écriture inclusive — exemples : les camionneur.euse.s ou les auteur.trice.s — nuisent à la lisibilité du français.

Si tous les manuels scolaires utilisaient ce procédé d’écriture, la réussite scolaire chuterait.

Il ne faut pas exagérer le pouvoir de la grammaire. Entre la représentation physique de la personne type qui exerce un métier et la manière d’écrire collectivement ses praticiens, il est probable que l’influence du cliché visuel l’emporte largement sur l’influence de l’écrit.

En conclusion, si on l’avait appelé autrement, l’écriture inclusive aurait rencontré beaucoup moins de succès. Mais à une époque où il est bon de paraitre bienveillant, l’écriture inclusive permet au loup de se présenter sous la toison de la brebis.

Complément de lecture : L’écriture inclusive

Postscriptum du 20 février 2024 : À la suite des commentaires très pertinents de madame Marsolais, je me rends compte que j’ai manqué de clarté au sujet de ma position au sujet de l’écriture inclusive.

Celle-ci est composée de différents procédés d’écriture auxquels j’adhère sauf quant au plus ostentatoire d’entre eux, soit l’écriture woke (ex.: ‘Les bâtisseur·euse·s culturel·le·s montréalais·e·s’).

Or c’est précisément sur ce procédé (le plus controversé) que l’article paru sur le site de Radio-Canada a le plus insisté comme exemple modèle d’écriture inclusive.

Dans une émission qui se voulait la synthèse scientifique des études à ce sujet, comment a-t-on pu passer sous silence l’effet de l’écriture woke sur la lisibilité du français.

Prenant fait et cause pour les travaux du professeur Gygax, l’émission prétend que l’emploi de l’écriture inclusive est nécessaire afin d’éviter des biais cognitifs, notamment « l’activation de la représentation androcentrique du monde par le cerveau.»

Au cours de mes études universitaires, je ne me rappelle pas qu’on m’ait parlé de la présence, au niveau du cerveau, d’un centre de la représentation androcentrique du monde dont l’activation (sic) conduirait à des problèmes cognitifs.

Bref, cette émission est un plaidoyer idéologique indigne de la rigueur scientifique habituelle de cette émission.

Peut-on comprendre le découragement du néoQuébécois confronté aux textes écrits de la sorte, lui qui aimerait apprendre le français, mais dont tout l’entourage répète que l’anglais est tellement plus facile à apprendre ?

Si on craint pour la pérennité du français au Québec, il faudrait cesser de creuser notre propre tombe. Ce n’est pas l’écriture woke seule qui y parviendra, mais c’est une pelleté de terre de trop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rapport d’étape sur la mise au point de l’Infrarouge Fuchsia pour Foveon

17 février 2024
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Après avoir fait l’acquisition d’un appareil photographique doté d’un capteur Foveon, mon intention de départ était simplement de transposer sur cet appareil l’Infrarouge Rose bonbon découvert il y a trois ans sur un Panasonic GX1.

Mais après avoir testé plus de 70 filtres ou combinaisons de filtres, il était évident que les choses ne se passeraient pas comme prévu et que je devais chercher à atteindre un autre but.

Comme l’écrivain dont les personnages imposent à l’auteur une histoire non prévue au départ, l’appareil exigeait un cheminement vers un style photographique où la végétation adopterait une couleur beaucoup plus riche et intense.

Et ce nouveau style, c’est l’Infrarouge Fuchsia pour Foveon.

Il y a quelques jours, dans une version intermédiaire, les ciels étaient encore légèrement trop verts et les ombres, trop cyan.

Après deux ajustements, je vous présente ce qui pourrait être la version définitive de ce nouveau style.

Détails techniques : Sigma DP1 infrarouge à spectre complet — 1/30 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 16,6 mm
Pré-traitement : filtre bleu B+W KB20 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu LBC8 de Kenko + filtre anti-infrarouge partiel GRB3/KG3
Aucun post-traitement.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La théorie du genre et ses excès

16 février 2024

Le sexe biologique

Contrairement à ce qu’on lit presque partout sur l’internet, le sexe biologique n’est pas ‘attribué’ à la naissance.

Il est constaté à la naissance (si la mère n’a pas subi d’échographie au cours de sa grossesse) et déterminé neuf mois plus tôt.

La détermination du sexe se fait au moment où le spermatozoïde et l’ovule fusionnent leurs bagages génétiques respectifs pour donner naissance à la toute première cellule d’un être humain.

Si le chromosome sexuel de cette nouvelle cellule est XX, cette cellule, multipliée des milliards de fois, formera le corps d’une fillette. Si c’est XY, ce sera un garçon.

Très, très rarement, des personnes seront porteuses d’un chromosome sexuel XXX, XXY ou autre. Mais leur cas dépasse le cadre de cet article.

Le sexe biologique est un fait objectif, mesurable et constant de la naissance à la mort. On ne peut en dire autant du genre.

Le genre, du Cutex™ à la montre-bracelet

Il arrive que des gens soient convaincus d’habiter le mauvais corps. Ou plus exactement, d’habiter un corps qui ne correspond pas à leur personnalité (ou à leur identité) sexuelle.

Voilà pourquoi on a créé la notion de genre.

En réalité, cette notion est aussi arbitraire que l’attribution du genre féminin à ‘chaise’ et du genre masculin à ‘sofa’.

Selon la théorie du genre, un chef d’orchestre qui porte du Cutex™ est une personne de sexe masculin dont le genre est féminin. Mais qui a décidé que le Cutex™ est une ‘affaire de femme’?

Pourquoi ce chef n’est-il pas simplement un homme qui porte du Cutex™ et qui sera tout aussi homme le jour où il l’enlèvera ?

De manière plus générale, n’est-il pas misogyne de croire, peut-être inconsciemment, que la féminité repose sur des artifices et sur les apparences ? En somme, peut-on croire que la féminité est plus profonde que cela ?

À mon avis, sur les milliards d’hommes et de femmes à travers le monde, il y a des milliards de manières différentes (et toutes aussi valables les unes que les autres) d’être un homme ou d’être une femme.

Les montres-bracelets pour femmes existent depuis des siècles. À la fin du XIXe, lorsqu’on a voulu en faire pour hommes, ce fut un échec commercial, les hommes refusant d’en porter puisque cela faisait trop efféminé selon eux.

C’est seulement lors de la Première Guerre mondiale qu’on s’est rendu compte des inconvénients de la montre de poche.

En effet, lorsqu’on devait coordonner l’attaque simultanée de soldats de plusieurs tranchées contre des positions ennemies, chaque soldat, chargé comme un mulet, devait déboutonner son long manteau imperméable — appelé ‘Trench-coat’, issu du mot tranchée — afin de consulter sa montre de gousset, puis reboutonner son manteau d’une main, tenant peut-être son fusil de l’autre, etc.

D’où l’habitude qu’on a prise alors d’attacher, à l’aide de lanières de cuir, sa montre à son poignet. On trouve encore aujourd’hui sur eBay de ces vieilles montres, énormes, datant de cette époque. Évidemment, après la guerre, la mode de la montre-bracelet s’est imposée d’elle-même.

Bref, la théorie du genre ne sert qu’à perpétuer des clichés sexuels relatifs à ce qu’on estime être les caractéristiques d’un ‘vrai’ homme et d’une ‘vraie’ femme. Comme s’il en existait des faux.

Le retour du balancier

Il y a quinze ans, Les Trois accords composaient la chanson Elle s’appelait Serge. Celle-ci raconte l’histoire de Serge qui s’appelait ainsi avant de s’appeler Bianca…

Attiré par l’appât du gain, si ce quatuor avait fait carrière en anglais, leur album In my body serait de nos jours brulé en Floride à l’occasion d’autodafés contre les œuvres woke.

Pourquoi ce mouvement, né du désir de lutter contre les discriminations raciales et ethniques, est-il aujourd’hui la cible d’une guerre culturelle et haineuse livrée par les milieux conservateurs ? Parce qu’il est allé trop loin.

De Serge à Bianca

Il est courant que des enfants s’attribuent mutuellement des surnoms, souvent basés sur leurs défauts physiques. Mais l’école et ses représentants (dont les professeurs) continuent d’appeler ce jeune par son nom véritable.

Toutefois, si un enfant veut qu’on l’appelle par un prénom du ‘sexe opposé’, les écoles québécoises sont obligées de respecter sa volonté et d’inscrire à son dossier qu’il est très important que les parents n’en soient pas informés à moins que l’enfant y consente.

Car au Québec, dès l’âge de 14 ans, l’élève peut s’opposer à ce que ses parents le sachent.

Ceci est contre-productif.

Tout finit par se savoir. Le lien de confiance nécessaire entre les parents et l’école est irrémédiablement brisé lorsque les parents découvrent que l’école complote dans leur dos.

Au contraire, les élèves transgenres et non binaires du Nouveau-Brunswick de moins de 16 ans ont besoin du consentement parental pour qu’un autre prénom soit officiellement utilisé dans la tenue de dossiers et la gestion quotidienne à l’école.

Les toilettes mixtes

Au Québec, toutes les maisons familiales sont équipées de toilettes auxquelles accèdent, sans distinction et tour à tour, les parents et les autres membres de la famille. Peu importe leur sexe.

Arrivés à l’école, par pudeur, tous les petits garçons sont d’abord intimidés à l’idée d’utiliser des urinoirs. Puis finissent par s’y habituer.

Depuis quelque temps, certains réclament l’aménagement de toilettes mixtes à l’école. Ces lieux d’aisance sont constitués de cabines fermées du sol au plafond et de lavabos accessibles à tous.

Sur le site Je suis féministe, on y écrit les graves préjudices causés par les toilettes genrées :

Pisser debout dans un urinoir est la manifestation d’un privilège masculin cis. […] Les personnes trans et/ou non binaires ne sont pas en sécurité dans les toilettes publiques pour hommes. Ce sont des lieux qui portent une lourde charge symbolique patriarcale, hétéronormative et cisnormative et qui ne sont pas ouverts à la diversité sexuelle et de genre.

Préoccupé par des priorités plus importantes, le gouvernement de la CAQ refuse d’autoriser les écoles du Québec à dépenser des millions de dollars afin d’aménager partout des lieux d’aisance mixtes.

Mais supposons que Québec Solidaire prenne le pouvoir et abolisse l’apartheid sexuel des toilettes scolaires.

Que feront les écoliers lorsqu’ils entreront sur le marché du travail ?

Le but de l’école est de transmettre des compétences et de développer des aptitudes tout en préparant l’écolier à sa vie adulte. Or dans la vraie vie, les lieux publics sont généralement équipés de toilettes pour hommes ou pour femmes.

Dépenser des millions de dollars pour retarder une adaptation qui, ultérieurement, sera inévitable est difficilement justifiable.

Un cas fictif, mais plausible

Imaginez le cas d’un élève de 15 ans trop petit pour son âge. Inquiets de sa taille anormale, ses parents veulent consulter leur médecin de famille. Au début, l’enfant — qui en sait la cause — refuse d’y aller, mais cède aux menaces d’être privé de loisirs.

Le médecin ausculte l’enfant. Mais en consultant son dossier médical électronique, il découvre que l’école a référé secrètement l’enfant à un collègue qui lui prescrit des inhibiteurs de puberté. Selon la loi québécoise, le médecin est tenu au secret professionnel.

Afin de respecter la loi, le médecin de famille feint de ne pas savoir quelle est la cause du problème. Les parents insistent. Alors il les réfère à un spécialiste. Ce dernier fait pareil.

Les parents décident d’aller au privé. C’est alors que ce troisième médecin apprend la vérité aux parents (seul à seul puisqu’il viole ainsi la loi).

Furieux, les parents protestent auprès de la direction de l’école. Celle-ci leur répond que c’est la procédure.

Les parents en appellent au ministre de l’Éducation. Celui-ci leur répond que cette procédure est conforme aux politiques d’inclusion et de diversité du gouvernement fédéral auxquelles il ne peut déroger sans risquer des compressions dans les transferts en Santé d’Ottawa.

La clause dérogatoire devenue nécessaire

En juin 2013, le premier ministre canadien a condamné la décision de la province du Nouveau-Brunswick d’obliger l’école à obtenir le consentement des parents avant d’appeler leur enfant mineur(e) par un prénom différent de celui qu’ils ont choisi pour cet enfant à la naissance.

Quelques mois plus tard, le congrès du Parti conservateur adoptait deux résolutions dont la première s’opposait aux transitions de genre sur des mineurs et l’autre opposée aux toilettes non genrées dans les écoles.

Aussitôt, le chef du gouvernement libéral a associé cette résolution à de la haine (sic) contre les personnes trans et/ou non binaires.

Au début de cette année, l’Alberta a dévoilé sa politique sur l’identité de genre. Celle-ci prévoit que le changement de nom à l’école devra se faire avec le consentement des parents dans le cas des enfants de 15 ans ou moins.

Les Albertains de moins de 18 ans ne pourront pas avoir accès à des opérations chirurgicales de transition. Ce qui, de toute manière, ne se fait sur des mineurs dans aucune province, à l’heure actuelle.

De plus, il leur sera interdit de se faire prescrire des bloqueurs de puberté et des thérapies hormonales. Toutefois, peu avant l’accès à leur majorité, à 16 et 17 ans, les adolescents pourront accéder à ces traitements si leurs parents y consentent. Ce qui est trop tard dans le cas des blogueurs de puberté.

Plus controversée est l’obligation du professeur d’obtenir le consentement parental avant de traiter de sujets ‘sensibles’ comme l’identité de genre, l’orientation sexuelle et les relations sexuelles. Ce qui compliquera la tâche de l’enseignant et, dans les faits, poussera les écoliers désireux de parfaire leur éducation sexuelle à consulter des sites pornos.

Le sommet de la rhétorique apocalyptique du fédéral a été atteint par la ministre des Femmes et de l’Égalité des genres et de la Jeunesse. Celle-ci a déclaré qu’il fallait absolument permettre le changement de prénom d’un enfant à l’école à l’insu de ses parents puisque cela pouvait être, pour l’enfant concerné, une question de vie ou de mort (sic).

Auprès avoir appris sur les médias sociaux que menacer de se suicider est le meilleur moyen d’obtenir ce qu’on veut, si un enfant utilise une telle menace, ce qu’il faut faire, c’est de lui apporter un soutien psychologique d’urgence et non de céder immédiatement à son ultimatum.

Il est à noter que les organismes désireux de contester la constitutionnalité de lois provinciales peuvent se prévaloir des millions de dollars qu’Ottawa met à leur disposition par le biais du Programme de contestation judiciaire. Les sommes sont gérées par l’université d’Ottawa (qui sert de façade au fédéral), mais attribuées par un conseil d’administration nommé par le ministère fédéral du Patrimoine.

De fait, il est probable que toutes les lois provinciales qui pallient les excès de la théorie du genre soient contraires à la Canadian Constitution de 1982.

Dans leur empressement à s’opposer à la Loi 101, adoptée cinq ans plus tôt, les concepteurs de la nouvelle constitution ont voulu assurer la suprématie absolue des droits individuels sur les droits collectifs (notamment le droit de la nation québécoise d’assurer sa survie linguistique).

Malheureusement, cette camisole de force constitutionnelle — adoptée sans le Québec par l’ethnie dominante du pays — a érigé des caprices constitutionnels au rang de droits fondamentaux. Ces caprices vont du droit de porter des bijoux en forme de signes religieux au droit de l’enfant de s’appeler comme il veut.

Car les enfants ne sont pas des objets dont les parents sont propriétaires, mais des citoyens qui ont des droits constitutionnels dès la naissance.

Pour remettre un peu de bon sens dans cette affaire, les provinces anglophones sont obligées d’invoquer la clause dérogatoire. Celle-ci leur permet de soustraire aux exigences farfelues d’une constitution qui a très mal vieilli.

Le Québec, lui, a l’avantage d’avoir le choix de se constituer en pays souverain et d’ériger ce nouveau pays sur des bases nouvelles et modernes.

Finalement, les lecteurs intéressés à en savoir davantage au sujet des bloqueurs de puberté et des chirurgies de changement de sexe sont invités à cliquer sur ceci.

Références :
Comment nos écoles abordent-elles l’identité de genre avec les enfants?
Élèves transgenres : Ottawa surveille la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick
La dysphorie de genre chez l’enfant
Le PCJ, annexe de la machine coloniale canadienne
Les chirurgies de transition seront interdites pour les mineurs albertains
Les discussions sur les transgenres n’ont pas leur place au Canada, dit Trudeau
LGBTQ : Justin Trudeau critique les changements apportés par le N.-B. à la politique 713
Mon expérience non binaire des toilettes pour hommes
Toilettes mixtes : « L’école doit rectifier le tir », estime Bernard Drainville

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La déclaration d’amour

14 février 2024


 
À l’occasion d’un concours télévisé, lorsqu’un candidat souriant joint les mains en forme de cœur devant sa poitrine pour dire aux téléspectateurs ‘Je vous aime’, je trouve cela tellement cucu.

Pourtant…

Le 8 février dernier, je me suis rendu au Jardin botanique pour tester une association de filtres qui s’est avérée insatisfaisante.

Toutefois, après avoir donné à des écureuils rencontrés sur mon chemin des morceaux de noix de Grenoble que j’avais apportés à tout hasard, quelle ne fut pas ma surprise, en passant en revue les photos prises à cette occasion, de voir un des écureuils sembler faire le même geste. Comme pour me remercier de l’avoir nourri.

En réalité, cet écureuil tenait simplement le morceau de noix qu’il était en train de manger.

Pourquoi ma première réaction fut de trouver mignon un geste qui, posé par un Humain, me semble si niais ?

Sommes-nous trop sévères envers nos semblables ?

Détails techniques : Sigma DP1 infrarouge à spectre complet + filtre bleu 80a d’Hoya + filtre jaune verdâtre VertX0 d’Hoya — 1/50 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 16,6 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Gaza, Taïwan et Ukraine : la revue d’Alain Juillet à Stéphan Bureau

12 février 2024
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Depuis quelques décennies, le journaliste Stéphan Bureau réalise des entrevues en profondeur auprès de personnalités marquantes du monde artistique, politique ou économique.

Il y a onze jours, il s’entretenait avec Alain Juillet. Pionnier de l’intelligence économique en France, ce dernier est également un spécialiste du contre-espionnage puisqu’il a été directeur du renseignement au sein de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure).

C’est actuellement un des plus brillants analystes européens en matière de géopolitique. Je vous invite à regarder cet entretien.

En moins de 90 minutes, M. Juillet présente tout ce qu’il faut retenir au sujet du conflit israélo-palestinien et, accessoirement, quant aux tensions entre l’Occident et la Russie en Ukraine, de même qu’entre les États-Unis et la Chine à Taïwan.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


C’est le temps des semis de tomate

10 février 2024
Tomates ‘Minuit de Montréal’

La tradition veut qu’on procède aux semis de tomate à la Saint-Joseph. Pour ceux qui ne possèderaient pas de calendrier liturgique, précisons qu’on célébrait la Saint-Joseph le 9 mars.

Mais avec les changements climatiques — particulièrement cette année, alors que l’influence planétaire d’El Niño se fait sentir — il faut planter ses semis beaucoup plus tôt. J’ai planté les miens ce matin.

Si vous possédez une surface totalement exposée au soleil — une cour arrière ensoleillée ou un balcon qui donne vers le sud — sachez que le jardinage des fruits et des légumes est un délicieux passetemps.

Mais où trouver des semences ?

Au Québec, la semencière artisanale Terre Promise vend des semences dont le taux de germination est de 100 %. De plus, ses graines ne propageront pas de maladies à l’ensemble de votre potager.

On y offre des variétés de tomates rares, presque introuvables ailleurs.

Je déconseille l’achat des sachets de semences vendus à l’épicerie parce que leur taux de germination est incertain.

Depuis des années, les tomates mures offertes en épicerie demeurent belles plusieurs semaines après avoir été cueillies à des milliers de kilomètres, tolèrent le transport prolongé sous atmosphère contrôlée, et résistent très bien aux chocs quand les consommateurs les font tomber par terre. Mais leur gout est aussi insipide que celui du tofu.

Que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir…

Alors comment connaitre d’avance le gout des tomates que vous allez planter ?

C’est facile. Allez à l’épicerie et achetez une tomate de chacune des variétés qui y sont offertes. Dans le cas des tomates-cerises, elles sont vendues assorties en petits casseaux. Ce qui est commode.

De retour à la maison, goutez-y. Dans le cas des tomates que vous trouverez savoureuses, recueillez quelques graines, faites-les sécher sur une soucoupe ou sur un morceau de papier ciré. Un ou deux jours plus tard, plantez-les; à la récolte, les tomates-filles auront exactement le même gout que celui que vous avez aimé chez les tomates-mères.

Procurez-vous de petits pots dont le diamètre est d’environ cinq centimètres. Dans le sol humide de chaque pot, plantez une seule graine et arrosez le tout quotidiennement. Évitez que de l’eau s’accumule dans la soucoupe du pot.

Les plants de tomate auront besoin d’un tuteur. D’ici à ce que vos plants sortent de terre, recueillez des petites branches d’arbres tombées au sol et retirez leur écorce. Au moment opportun, plantez une brindille tout près du plant et reliez-les lâchement à l’aide d’un bout de corde ou autrement.

Éventuellement, au fur et à mesure de leur croissance, vous aurez à transplanter vos plants dans des pots plus grands.

Sortez-les à l’extérieur quand il n’y aura plus aucun risque de gel nocturne, soit au début de mai. Vous pouvez les sortir dès avril si vous prenez soin de rentrer vos pots à l’intérieur si un gel est annoncé.

Pour tout savoir à ce sujet, je recommande l’achat de la bible du cultivateur de tomates, soit La Tomate, de la terre à la table de Lili Michaud, aux éditions MultiMondes.

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/160 sec. — F/11,0 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le jour du drapeau de 2024 à Québec

4 février 2024

Le 21 janvier, on commémore l’adoption en 1948 du Fleurdelisé par le Conseil des ministres du Québec.

L’an dernier, sur l’esplanade de la Place des Arts de Montréal, la Société Saint-Joseph-Baptiste (SSJB) de Montréal dévoilait le plus grand drapeau jamais créé, mesurant 18 x 28 mètres.

Cette année, on fit de même sur la terrasse du Château Frontenac à Québec par une journée froide et très venteuse.

Afin de favoriser la participation montréalaise à l’évènement, la SSJB loua un autobus qui transporta les participants vers la capitale québécoise (au cout de 20$ pour l’aller-retour).

Voici quelques photos que j’en ai rapportées.

Aperçu du fleuve Saint-Laurent

Château Frontenac

Conçu par l’architecte américain Bruce Price, le Château Frontenac fut inauguré en 1893. Il honore la mémoire de Louis de Buade de Frontenac, gouverneur de la Nouvelle-France de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698.

Dévoilement du Fleurdelisé
Monument à Samuel de Champlain

Créé en 1898 par le sculpteur français d’origine belge Paul Chevré, ce monument rend hommage au fondateur de la ville de Québec.

Réception du Château Frontenac

Salon Rose

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II + objectif PanLeica 8-18mm
1re photo : 1/2000 sec. — F/3,8 — ISO 200 — 16 mm
2e  photo : 1/6400 sec. — F/3,1 — ISO 200 — 10 mm
3e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 8 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/3,8 — ISO 200 — 16 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 8 mm
7e  photo : 1/60 sec. — F/3,4 — ISO 640 — 13 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 1000 — 13 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lune rouge

3 février 2024


 
Il y a bien des années, sur eBay, je me suis acheté un téléobjectif puissant qui faisait office de télescope.

Malheureusement, toutes les photos prises avec lui manquaient de netteté.

Un jour, j’ai décidé de scier cet objectif pour en extraire les lentilles et conserver celles qui pourraient m’être utiles.

Depuis, l’une d’elles me sert de loupe.

Mais un soir du mois dernier, en l’examinant sous une lumière vive, les traces de doigt et les poussières qui se trouvaient à sa surface donnaient des reflets très intéressants.

La lentille d’une main et l’appareil photographique de l’autre, voici ce que cela a donné.

Il est à noter que le reflet rouge de la lentille provient des couches d’oxydes à la surface du verre pour améliorer ses propriétés.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm F/2,8 Macro — 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel