Le retour de l’ile de Cayo Largo

Publié le 21 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

À l’aéroport international de Cayo Largo del Sur



 
Au jour et à l’heure prévue par le forfait acheté auprès de mon voyagiste, je suis revenu de Cuba le 12 février dernier.


 
À l’aéroport, dans la section réservée à ceux qui quittent le pays, on trouve un bar, un petit comptoir de produits hors-taxes (qui offre du rhum et du tabac cubains) et une micro-boutique de produits artisanaux (dont la marchandise est d’un intérêt limité).

En plus de produits alcoolisés, le bar vend aussi des boissons gazeuses, des croustilles Pringles (très populaires, faute de mieux) et des quelques sandwichs.


 
Le blocus pétrolier ordonné contre Cuba par Donald Trump a eu comme conséquence qu’Air Canada, Air Transat et Westjet ont été obligées de rapatrier dans l’urgence tous les vacanciers canadiens de Cuba.

Si mon séjour s’est déroulé jusqu’à la fin, d’autres passagers ont été moins chanceux puisque leurs vacances ont été écourtées de plusieurs semaines.

Conclusion

J’ai choisi de séjourner dans l’ile de Cayo Largo notamment pour y effectuer une semaine de convalescence.

Marcher des kilomètres sur des plages qui ne brule pas les pieds en raison de la blancheur de leur sable, se baigner dans une eau d’une pureté incroyable et respirer un air salin totalement dépourvu de pollution, m’ont fait le plus grand bien.

Pour l’instant, voyager à Cuba est impossible. Mais dès la reprise de l’activité touristique dans l’ile de Cayo Largo, je recommande chaudement d’y passer des vacances, en dépit des petits ennuis que cela peut occasionner.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 12 mm
4e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu des autres complexes touristiques sur Cayo Largo

Publié le 20 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

D’ouest en est, on compte dix complexes touristiques sur l’ile de Cayo Largo, dont quatre sont opérationnels, soit Memories, Starfish, Villa Linda Mar et Grand Memories.

Tous sont présentement détenus conjointement par le groupe hôtelier Gran Caribe (propriété de l’état cubain) et du grossiste en voyages Sunwing (propriété du transporteur aérien Westjet).

Le premier, à 4,5 km de la plage Sirena, est le complexe touristique Memories que je n’ai pas visité et dont évidemment je n’ai pas rapporté de photos.





Au Starfish

De tous les complexes touristiques que j’ai visités sur l’ile, le Starfish — autrefois appelé Pelicano — est celui dont les espaces publics ont été aménagés avec le plus de soin.

Sa cafétéria est plus généreuse que celle de son voisin Villa Linda Mar, mais au prix d’une multitude de mouches qui virevoltent autour des plats.

Le soir, on y présente des spectacles semi-professionnels ou amateurs.

Le complexe touristique suivant est Villa Linda Mar, présenté au deuxième volet de cette série.

Suivent six complexes qui suivent sont destinés à être mis en valeur dès la saturation des complexes déjà en activité.

À Villa Soledad

Construites en 1991 et réservées aux adultes, les 24 chambres du complexe Soledad sont actuellement abandonnées.

Le complexe est sans doute le moins intéressant de l’ile en raison du style banal des habitations.

Deux de ses unités, équipées de six panneaux solaires industriels, servent de buanderie à Villa Linda Mar.

À Villa Coral

Autrefois copropriété d’un grossiste italien en voyages, Villa Coral a été repris par le grossiste canadien Sunwing. Toutefois, ce complexe touristique est demeuré abandonné depuis 2023.

Avec leur style colonial espagnol, les 71 chambres de Villa Coral ne manquent pas de charme et plairont à leurs visiteurs quand le complexe reprendra ses activités.

À l’hôtel Isla del Sur

Ouvert en 1982. l’hôtel Isla del Sur est le plus ancien complexe touristique de l’ile.

De style brutaliste, cet hôtel de 57 chambres sur deux étages est fermé définitivement.


À Villa Serena

Avec ses panneaux solaires jugés sur les toits et sa piscine remplie d’eau cristalline, on croirait les coquettes chambres sur deux étages de ce complexe prêtes accueillir des visiteurs.

Pour l’instant, il est abandonné. Précisons que sa plage est étroite.

À Villa Natura

Les panneaux solaires en moins, les unités de Villa Natura sont identiques à celles de Villa Serena. Autrefois réservé aux adultes (en raison de sa plage naturiste), ce complexe touristique est en attente de réouverture.


À Villa Caprice

De tous les complexes touristiques abandonnés, Villa Caprice est sans doute le plus étonnant avec ses maisonnettes en bois, réparties de part et d’autre de la principale route qui traverse l’ile.

Le retour

Encore plus à l’Est se trouve le complexe Grand Memories, en activité, et dont on m’a dit le plus grand bien. Mais le demi-kilomètre de plus à marcher pour le visiter a eu raison de ma curiosité.

Si bien que je suis revenu en voiturette de golf, grâce à la bienveillance de son conducteur qui a eu la gentillesse de me ramener à Villa Linda Mar.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les cinq premières photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 4000 — 25 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,2 — ISO 5000 — 25 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,2 — ISO 1250 — 25 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
  6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/800 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 15 mm
  8e  photo : 1/1000 sec. — F/2,9 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
11e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
14e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Centre de sauvetage des tortues marines

Publié le 19 février 2026 | Temps de lecture : 2 minutes


Avant-propos : Le matériel roulant sur l’ile de Cayo Largo — automobiles, autocars, etc.— est composé exclusivement de véhicules électriques chinois.

C’est ce qui fait qu’au cours de ce voyage, le transport routier dans l’ile n’a pas été perturbé par les graves pénuries d’essence qui ont affecté l’ile principale de Cuba et qui ont provoqué l’arrêt complet du transport en commun dans toutes les grandes villes du pays.

 

 
Deux jours après mon arrivée dans l’ile, mon frère, son amie et moi avons loué une voiture électrique pour visiter le Centre de sauvetage des tortues marines.


 
Le centre met en vedette la dernière rescapée d’une série de sept tortues vertes albinos et ses rejetons, nés de pontes successives. Tous vivent dans des bassins circulaires d’environ trois mètres de diamètre.




 
Malgré leurs apparences diverses, les tortues d’un même bassin sont issues d’un même accouplement.

Précisons qu’après deux ans de captivité, les rejetons, devenus adultes, sont relâchés dans la nature.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/400 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 26 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 19 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 1600 — 40 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 1600 — 26 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 31 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La coiffure asexuée

Publié le 19 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Historique

C’est hier que Radio-Canada révélait qu’un salon de coiffure de Longueuil avait été condamné à payer une amende de 500$ pour ne pas avoir offert des coupes de cheveux ‘non genrés’ sur son site de réservation par internet, une situation corrigée depuis.

Dans cette affaire, le plaignant est un traducteur à l’emploi du gouvernement canadien qui désire ne pas être identifié ni comme un homme ni comme une femme.

Pour toute personne qui n’exerce pas le métier de coiffeur, il peut sembler difficile d’imaginer à quoi peut ressembler une coupe de cheveux asexuée. Mais cela existe; on trouve sur l’internet une multitude de styles de cheveux courts, plutôt originaux, présentés comme ‘non binaires’.

Au-delà de l’anecdote

Pour faire de la liberté individuelle le marqueur exclusif de la Démocratie parlementaire, les pays occidentaux ont poussé toujours plus loin la frontière de l’égalitarisme.

Après l’égalité sexuelle — accordée légalement aux femmes occidentales après que cette égalité fut obtenue par les femmes russes lors de la Révolution bolchévique — les pays occidentaux ont accordé aux homosexuels les mêmes droits constitutionnels que ceux dont se prévalent les hétérosexuels.

Encore là, un pays comme Cuba les avait devancés.

Depuis quelques années, l’Occident s’est distingué en étendant ce combat égalitaire à l’identité de genre.

C’est ainsi que l’article 10 de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne interdit toute discrimination ou préférence fondée, entre autres, sur l’expression de genre.

Au-delà de la controverse suscitée par la condamnation du salon de coiffure dont nous avons parlé plus tôt, la loi consacre le droit constitutionnel des personnes qui veulent ne ressembler ni à des hommes ni à des femmes.

Même si je ne suis pas partisan de la théorie du genre, il faut se rendre à l’évidence; tous les salons de coiffure du Québec devront se plier à la loi.

Bref, qu’on le veuille ou non, c’est ça qui est ça.

Références :
Charte québécoise des droits et libertés de la personne
La dysphorie de genre chez l’enfant
La théorie du genre et ses excès
Le droit au X – et à l’indifférence
40 coupes de cheveux courtes non binaires qui inspirent l’expression de soi
Un salon de coiffure condamné à payer 500 $ à une personne non binaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’excursion en catamaran de Cayo Largo

Publié le 18 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes





 
Une des activités touristiques les plus populaires sur l’ile de Cayo Largo est l’excursion en catamaran effectuée à partir de la marina Marlin.

L’ile est un des rares joyaux naturels encore intacts de la planète. Cette excursion met à profit deux de ses plus importantes caractéristiques; un littoral de faible profondeur qui s’étend sur des kilomètres, et une eau d’une pureté exceptionnelle.

Cette excursion est offerte à tous ceux qui séjournent dans l’un ou l’autre des complexes touristiques de l’ile. Selon le voyagiste, elle peut être incluse dans son forfait ou nécessiter le paiement sur place d’un supplément de 94$US.

Lorsque la météo le permet, elle débute en début d’après-midi et se termine après la tombée du jour.

L’excursion comporte quatre arrêts d’environ 90 minutes.

La plongée en apnée

Le premier arrêt est destiné à permettre aux excursionnistes d’apprécier la richesse maritime des lieux. À ceux qui ont apporté leur maillot de bain, on prête des palmes, un masque et un tuba.



Les étoiles de mer

Puis le catamaran fait escale dans une zone de faible profondeur où abondent les étoiles de mer.




L’ile aux iguanes

À l’occasion d’une importante tempête tropicale, plusieurs petites iles des environs ont été submergées. À la nage, les iguanes qui y habitaient se sont réfugiés sur la seule bande de terre encore hors de l’eau et ils y ont proliféré. Celle-ci est devenue l’ile aux iguanes.

Le sol de l’ile est composé d’une pierre blanche, très abondante à Caya Largo, qui, en s’effritant, donne naissance au sable blanc de ses plages.

Dans les falaises de l’ile, les iguanes y ont creusé des galeries dans lesquelles ils habitent.



Le repas du soir

Notre dernier arrêt fut à l’occasion de notre repas du soir. Ci-dessus, nous voyons successivement, le capitaine, le chef et le mets servi à ceux qui avaient choisi un repas de crustacé plutôt que du poulet.

Le coucher de soleil en mer

Et c’est sur ce coucher de soleil que s’acheva cette excursion en catamaran.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (5e, 11e et 12e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
  3e  photo : 1/640 sec. — F/3,4 — ISO 200 — 13 mm
  4e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/1250 sec. — F/4,2 — ISO 200 — 49 mm
  6e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  7e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 24 mm
  9e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
10e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
11e  photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
12e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 150 mm
13e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
14e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 15 mm
15e  photo : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/250 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 23 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La nourriture à Villa Linda Mar

Publié le 17 février 2026 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Ayant visité la capitale cubaine au cours de deux voyages de trois semaines (en 2012 et en 2013), je connais bien les pénuries courantes à Cuba.

Elles consistent à manquer temporairement de certains légumes, de certains fruits ou même de certaines viandes. Une pénurie compensée par d’autres légumes, d’autres fruits ou d’autres sources de protéine.

Mais les nouvelles qu’on entend ces jours-ci au sujet des pénuries alimentaires à Cuba sont beaucoup plus inquiétantes. Si bien qu’en entreprenant ce voyage d’une semaine dans l’ile de Cayo Largo, j’anticipais le pire.

Je m’étais fait à l’idée que je pourrais passer la semaine à manger du pain blanc sans confiture, du café et des bananes. Si cela avait été le cas, je serais revenu satisfait quand même puisque je ne m’attendais à rien de plus.

Qu’en fut-il ?

Les petits déjeuners à la cafétéria






 
Au petit déjeuner, la cafétéria de Villa Linda Mar offrait l’omelette personnalisée, du pain grillé au four grille-pain (qu’on tartinait avec l’une ou l’autre des deux confitures disponibles), des croquettes, des viandes froides et des fromages, de même que des fruits.

Précisons qu’à tous les repas, les aliments offerts dans des réchauds étaient plus tièdes que chauds.



Mon premier petit déjeuner

Voici mon premier petit déjeuner, assez semblable aux autres. Manque sur ces photos, le café noir cubain (accompagné de deux sucres) qui — avec son petit gout chocolaté — s’est avéré être le meilleur que j’ai bu de ma vie.

Les repas du midi à la cafétéria





 
L’offre alimentaire au repas du midi ressemblait beaucoup à celle au repas du soir.

Elle comprenait une soupe (toujours délicieuse), souvent un plat de pâtes personnalisé ou des tranches de poule rôtie, un ou deux variétés de riz, des morceaux de viande (de volaille, de porc et plus rarement de bœuf) — en sauce ou non — des moules et du poisson. En plus des fruits et de nombreuses pâtisseries.



Mon premier repas du midi

Manquent sur ces photos, le verre de vin blanc espagnol et les pâtisseries.

Au restaurant Citrus



 
À l’extrémité orientale du site, l’offre alimentaire du restaurant Citrus était plus simple, mais permettait de briser la routine du menu de la cafétéria.

Vous remarquerez que ce menu n’affiche pas de prix. C’est que tout cela fait partie du tout inclus de ce voyage.

Au final

Après une semaine de nourriture à volonté, je suis revenu au Québec avec un gain pondéral de 1,7 kg (ou 3,8 livres).

C’est loin de mes attentes minimalistes à mon départ pour Cuba.

Précisons qu’au complexe touristique voisin (le Starfish), l’offre alimentaire était plus abondante, mais au prix d’une multitude de mouches qui tourbillonnaient autour des plats.

Ceci était dit, précisons que l’industrie touristique est la deuxième plus importante source de devises pour Cuba. On aurait tort de présumer que le sort réservé aux touristes hébergés dans les complexes touristiques de l’ile de Cayo Largo ressemble à celui que connait le peuple cubain.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 9e, 10e, 11e, 12e et 16e photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  5e  photo : 1/400 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 25 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 25 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 320 — 12 mm
10e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 800 — 12 mm
11e  photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 25 mm
14e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
15e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
16e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
17e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 21 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les lieux de socialisation de Villa Linda Mar

Publié le 16 février 2026 | Temps de lecture : 6 minutes

Autour de la piscine




Autour de la piscine

C’est autour de la piscine que se déroule un bonne partie des interactions entre les personnes qui habitent à Villa Linda Mar.

Non seulement lors de leur baignade, mais également à l’occasion des spectacles amateurs qui prennent place le soir devant le bar Sunset ou sur la scène (qu’on entrevoit dans la partie droite de la première des photos ci-dessus).

La cafétéria



La cafétéria

Ouverte à l’occasion des repas — ce qui totalise un accès de plus de neuf heures par jour — la cafétéria est également un lieu de socialisation important. Qu’y mange-t-on ? C’est ce que nous verrons au prochain volet de cette série.

Le restaurant Citrus




Le restaurant Citrus

Situé près de l’extrémité orientale du site, ce restaurant est ouvert jusqu’au milieu de l’après-midi. Son menu comprend cinq entrées, onze sandwichs (ou baguettes), trois pizzas et trois desserts.

Il offre une expérience culinaire plus raffinée qu’à la cafétéria et surtout, une vue magnifique sur l’océan. C’est l’endroit idéal pour un tête-à-tête romantique.

Ce restaurant est habituellement fermé pour le repas du soir parce qu’à la tombée du jour, il est envahi par des nuées de moustiques.

J’y ai pris un repas servi exceptionnellement la veille de notre retour au Québec.

Pour l’occasion, j’avais pris soin de porter une chemise à manches longues, des pantalons, des chaussettes (qu’on appelle des bas au Québec), et des souliers qui couvraient tout le pied. De plus, je m’étais appliqué de la lotion insecticide (contenant du DEET à 23,75 %) sur toutes les parties découvertes du corps (sauf la paume des mains).

Conséquemment, je n’ai pas été piqué. Mais toutes les autres personnes présentes ce soir-là se sont empressées de terminer leur assiette et de déguerpir. J’ai quitté les lieux le dernier.

Les plages

La plage de Villa Linda Mar


Plage de Villa Linda Mar

Le complexe touristique Villa Linda Mar n’est pas renommé pour sa plage. Non pas qu’elle soit si vilaine que ça, mais parce qu’on peut se rendre quotidiennement par autocar à une des plus belles plages au monde, soit celle de Sirena, située à six kilomètres à l’Ouest.

À l’Ouest de Villa Linda Mar

Horaire de la navette vers la plage Sirena

Plage Paraiso

Une fois rendu à la plage Sirena, on peut marcher vers l’Est le long du rivage jusqu’à la plage Paraiso, beaucoup moins fréquentée. Précisons que paraiso signifie paradis en espagnol.

D’une largeur incroyable et dépourvue de rochers et de palmiers, cette plage de sable blanc s’incline subtilement jusqu’à l’océan.

Théoriquement, il s’agit d’une plage naturiste… malgré le fait que la très grande majorité des visiteurs y portent le maillot de bain.

De toute ma vie, je n’ai jamais visité d’endroit où l’eau est aussi claire qu’à cet endroit; les vagues ressemblent à des chevauchements de verre liquide.

À l’Est de Villa Linda Mar

Plage naturiste

À l’Est du complexe touristique Villa Linda Mar, sur plus de 650 mètres, le bord de mer est réservé aux amateurs de naturisme.

Le pourboire

Un voyage tout inclus ne signifie pas qu’on soit dispensé de verser un pourboire. À Villa Linda Mar, tout est une occasion d’en donner. Celui-ci est habituellement d’un dollar (américain ou canadien).

Au bagagiste qui vous apporte vos bagages à votre unité d’habitation. Au chef qui, à la cafétéria, cuit devant vous une omelette selon vos préférences. Toujours à la cafétéria, à la fin du repas, on laissera un autre dollar à la serveuse qui vous a apporté votre café au petit déjeuner ou votre verre de vin aux autres repas. Au barman qui vous prépare un mojito ou tout autre cocktail. Etc.

Bref, il est recommandé d’apporter à Cuba au moins une cinquantaine de pièces ou de billets d’un dollar pour chaque semaine passée à Villa Linda Mar.

Nourris et logés par l’employeur, certains des employés de ce complexe touristique gagnent aussi peu que huit dollars par mois. Leurs familles, qui habitent hors de l’ile de Cayo Largo, dépendent souvent totalement du salaire de base de ce conjoint et comptent sur ses pourboires pour arrondir les fins de mois.

C’est le cas d’un jeune manouvrier de Villa Linda Mar. Celui-ci est père de deux enfants, un bébé de deux mois et un enfant de quatre ans. Son épouse ne peut occuper un emploi en raison des soins dont a besoin son nourrisson (allaité au sein en raison du cout exorbitant du lait maternisé et même du lait en poudre à Cuba).

Bref, le petit pourboire qu’on laisse ici et là fait souvent de grandes différences.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e et 7e photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1600 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/2000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/8000 sec. — F/3,2 — ISO 640 — 9 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 28 mm
  6e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/8000 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 18 mm
  8e  photo : 1/6400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  9e  photo : 1/1250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
13e  photo : 1/1250 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
14e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 28 mm
15e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 16 mm
16e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
17e  photo : 1/2000 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les unités d’habitation de Villa Linda Mar

Publié le 15 février 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Historique


 
Avant la pandémie au Covid-19, le complexe touristique Villa Linda Mar était le fruit d’un partenariat entre le groupe hôtelier Gran Caribe (propriété de l’état cubain) et un grossiste italien en voyages.

Toutefois, les pertes financières occasionnées par le confinement sanitaire ont obligé ce dernier à se départir de ses propriétés de l’ile de Cayo Largo au profit du grossiste en voyages Sunwing (propriété du transporteur aérien Westjet).

Villa Linda Mar


Plan du site

Villa Linda Mar comprend 53 unités d’habitation dont 50 sont des chaumières triangulaires. Les trois autres ont des toits ordinaires.

Celle qui j’habitais portait le numéro 7022 (encerclée de rouge, sur la carte ci-dessus).

De tous les complexes touristiques sur l’ile de Cayo Largo, c’est à Villa Linda Mar que les unités d’habitation sont les plus spacieuses.


 
À Villa Linda Mar, l’aménagement intérieur de toutes les unités d’habitation est identique sauf quant au lit (deux lits simples dans certains cas, un grand lit à deux places dans les autres).

De plus, elles sont toutes orientées vers l’océan. Pourtant un supplément est exigé pour habiter dans une des unités avec ‘vue sur la mer’. La différence entre celles-ci et les autres est que ces dernières ont la vue sur l’océan obstruée par un talus.

La principale différence entre les unités est la distance qui les sépare. La proximité d’autres unités peut s’avérer être un inconvénient en cas de tapage nocturne (ce qui est rare).

Panneau solaire

Afin d’assurer l’approvisionnement en eau chaude, les unités sont reliées aux nombreux panneaux solaires industriels dispersés sur le site.






Aperçu des unités d’habitation

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (3e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/500 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 24 mm
  2e  photo : 1/2500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 17 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
  4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm
  6e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 18 mm
  7e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 26 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 15 mm
  9e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
10e  photo : 1/800 sec. — F/5.6 — ISO 200 — 15 mm
11e  photo : 1/500 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 16 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mon Tout inclus à Cayo Largo — De Montréal à Villa Linda Mar

Publié le 14 février 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Après un mois de janvier au cours duquel ma santé a été mise à l’épreuve, j’ai décidé de m’accorder une semaine de convalescence à Cuba.

L’ile étroite de Cayo Largo, longue d’environ 25 km, est située au sud de l’ile principale de Cuba et s’étend parallèlement à celle-ci.

Pourquoi séjourner à Cayo Largo ? Tout simplement parce qu’un autre membre de ma famille y prenait ses vacances au début de février et que je trouvais sympa que nous passions du temps ensemble.

Mais avant d’aller plus loin, abordons un sujet d’inquiétude pour toute personne qui désire prendre l’avion ces jours-ci; les nouvelles normes au sujet des bagages.

Des normes plus strictes

Depuis le début de cette année, les compagnies aériennes mettent en application de nouvelles normes quant à la taille et au poids des bagages.

Mon forfait

Dans le cas des bagages que les passagers apportent avec eux dans l’habitacle de l’avion — appelés bagages ’en cabine’ ou bagages à main — leur taille ne doit pas dépasser 56 x 36 x 23 cm et leur poids maximal, 10 kg.

Pour ce qui est des bagages destinés à la soute de l’avion — appelés bagages enregistrés — leur largeur maximale est de 158 cm et la limite de poids, 23 kg.

Pour éviter tout problème, j’ai donc acheté un bagage ’en cabine’ conforme aux nouvelles normes et j’ai passé de longues heures, la veille de mon départ, à utiliser ma petite balance de cuisine pour choisir lequel parmi deux items interchangeables était le plus léger et à retrancher un item vestimentaire afin de pouvoir en ajouter un autre plus versatile. Le tout afin de respecter la limite de poids.

À l’aéroport

Autrefois, on présentait son passeport à une des imprimantes en libre-service dont le rôle était d’imprimer les rubans autocollants qui servaient à identifier nos bagages.

Puis on se présentait au comptoir de la compagnie aérienne pour que celle-ci pèse nos valises et émette notre passe d’embarquement.

Dans mon cas, les imprimantes ont refusé de lire mon passeport. Et quand j’ai demandé à un préposé où se trouvait le comptoir de ma compagnie aérienne (Westjet), à la vue de mes deux bagages ‘en cabine’, il m’a demandé de passer directement à la sécurité.

La veille de mon départ, à partir d’un lien fourni par mon voyagiste (Voyages à rabais), j’avais imprimé ma passe d’embarquement (ci-contre).

Cette passe m’a permis d’aller directement à la sécurité.

Si bien que personne n’a vérifié les dimensions de mes deux bagages ni leur poids. De plus, personne ne s’est assuré que j’avais bien payé un supplément pour le deuxième bagage que j’apportais en cabine.

Ceci étant dit, je ne veux pas insinuer que les nouvelles normes sont une passoire. Au contraire, je recommande de s’y conformer scrupuleusement. Toutefois, en début d’implantation, il est clair qu’il a eu une certaine confusion qui m’a été profitable.

Un vol sans problème





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L’aéroport international de Cayo Largo est relativement petit. Sans restaurant et sans boutique hors-taxe (sauf dans sa moitié consacrée aux départs de Cuba), il est réduit à l’essentiel.

Notre avion a atterri vers 16h30. Les contrôles douaniers ont pris environ 45 minutes.

Et pendant ce temps, les bagagistes cubains ont transporté les items qui avaient fait le voyage dans la soute de l’avion vers le ventre de l’autocar qui nous a amenés à nos lieux de villégiature.

C’est vers 18h — soit environ 90 minutes après l’atterrissage — que nous prenions possession de nos unités d’habitation.

Mon unité d’habitation

L’unité numéro 7022

Le complexe touristique Villa Linda Mar est composé d’unités d’habitation indépendantes les unes des autres.




Vue intérieure et toiture

Ces unités sont construites en blocs de béton peints en blanc. À l’intérieur, les planchers sont en carrelage de céramique tandis que le plafond est en lattes de bois verni. Le tout est couronné d’un toit de chaume destiné à protéger l’habitacle de la chaleur du soleil.

Bref, ces unités sont donc des chaumières triangulaires.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 Mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (7e et 8e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 34 mm
  3e  photo : 1/5000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  4e  photo : 1/640 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 12 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/3,2 — ISO 500 — 12 mm
  6e  photo : 1/1250 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 19 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 8 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 8 mm
  9e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 19 mm
10e  photo : 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’opération Pleven et l’euro numérique

Publié le 3 février 2026 | Temps de lecture : 5 minutes

Une réforme monétaire colossale

À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, moins d’un Français sur sept possédait un compte bancaire; l’immense majorité des achats s’effectuaient donc comptant, y compris chez les grossistes.

René Pleven fut ministre français des Finances du 14 novembre 1944 au 26 janvier 1946.

Le 4 juin 1945, quarante-millions de Français eurent douze jours pour échanger leurs billets de banque pour de nouvelles coupures. Après le 15 juin, les anciens billets n’avaient plus cours légal, c’est-à-dire qu’ils ne valaient plus rien.

Cette réforme monétaire avait été rendue nécessaire pour remplacer les billets de la période de Vichy, les ‘billets drapeau’ émis par les États-Unis en Normandie après le débarquement, et les billets du Trésor émis à Londres durant la guerre par les Forces françaises libres du général De Gaulle.

Puisque l’échange des billets était consigné dans un registre, cette mesure visait à établir le ‘cadastre des fortunes’ et à déceler les profiteurs de la guerre, c’est-à-dire ceux dont les liquidités ne pouvaient s’expliquer que par leur enrichissement grâce au marché noir.

À l’époque, toutes les devises étaient adossées à l’or. Pour garantir cette nouvelle masse monétaire, la Banque de France s’est empressée d’acheter des lingots d’or.

Une fois cela fait, le franc fut dévalué de 60 % par le décret du 25 décembre 1945. Alors qu’un dollar américain valait 50 francs en 1944, il en valait 119,5 après cette dévaluation.

Conséquemment, toute la France était offerte à 60 % de réduction.

Ce qui favorisa les exportations françaises et encouragea l’investissement étranger (notamment par le biais du plan Marshall). Et ce, sans vraiment pénaliser les Français, disait-on… tant qu’ils évitaient d’acheter des biens étrangers puisque leurs prix venaient de doubler.

En réalité l’inflation qui en résulta appauvrit lentement tous les épargnants.

L’euro numérique, outil de contrôle étatique

Face au monopole qu’exercent les États-Unis sur les modes de paiement électronique et le fait que les cryptomonnaies servent, entre autres, au blanchiment d’argent, la création d’une monnaie électronique européenne comporte de très nombreux avantages, notamment quant à la souveraineté de l’Europe face aux États-Unis.

Voilà pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) travaille depuis quelques années à la création d’une cryptomonnaie officielle, garantie par la BCE.

Puisque les Scandinaves ont, en grande partie, abandonné volontairement le paiement de leurs transactions en espèces, il est tentant de voir dans l’euro numérique un pas vers le progrès.

Toutefois, un euro numérique obligatoire, imposé à la ‘Pleven’ par la Commission européenne, comporte le risque sérieux d’une dérive liberticide.

Le passage à l’euro numérique signifie que tous les comptes de banque de la zone euro se transformeront en portefeuilles électroniques contenant cette cryptomonnaie.

Et puisque les transactions en espèces seront interdites, le seul moyen d’acheter un bien sera à l’aide d’une carte à puce ou de sa version électronique sur un téléphone multifonctionnel. L’achat sera débité automatiquement du portefeuille électronique de l’acheteur, un peu comme c’est déjà le cas avec une carte de débit.

Cette carte donnera accès à tous vos comptes bancaires de la zone euro. On aura donc le choix de débiter un achat sur un compte plutôt qu’un autre, selon sa convenance.

Conséquemment, geler les avoirs d’un citoyen européen pour délit d’opinion devient encore plus facile que pour Jacques Baud puisqu’il ne sera plus nécessaire de réunir le Conseil de l’UE; la BCE sera tenue d’obéir à toute condamnation par une ONG habilitée pour ce faire par la Commission européenne.

La BCE pourra également appliquer un taux d’intérêt négatif sur les comptes bancaires (ce qui, peu à peu, diminue leur solde) afin de décourager l’épargne et de favoriser la consommation.

De plus, le prélèvement d’une taxe de solidarité avec l’Ukraine, par exemple, pourra s’effectuer en cliquant sur un bouton, même si les traités fondateurs de l’UE ne lui accordent aucun pouvoir de taxation.

À ce sujet, rappelons qu’en 2013, le Fonds monétaire international et l’UE avaient financé leur plan de sauvetage de Chypre en ordonnant aux banques chypriotes de prélever 5,8 milliards d’euros sur tous les comptes bancaires du pays.

Cette ponction sur l’épargne laissa intacte la fortune de ceux qui l’avaient investie dans l’immobilier ou à la bourse.

Avec l’euro numérique, il deviendra impossible de procéder à un achat en Bitcoin sans que l’État sache exactement l’importance du patrimoine que vous lui cachez en investissant dans une cryptomonnaie ‘sauvage’.

Références :
Billet drapeau
Billet du Trésor
Chypre : prélever l’argent des épargnants pour sauver le pays, une fausse bonne idée ?
Dévaluations du franc français
Euro numérique
Jacques Baud et la ‘stalinisation’ de l’Union européenne
Le cout de la dé-Merkellisation de l’Allemagne
L’opération d’échange des billets (juin 1945)
Mercosur : la perte de souveraineté alimentaire face à la guerre

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Écrit par Jean-Pierre Martel