Publié le 20 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes
Le fonctionnement de l’intelligence artificielle repose sur des centres de données qui sont de colossaux consommateurs d’énergie et d’eau.
Avant d’autoriser l’implantation d’un tel centre sur son territoire, une municipalité doit connaitre son empreinte environnementale, notamment ses besoins en ressources aquifères.
Depuis 2023, l’Union européenne obligeait ces centres à divulguer un certain nombre d’indicateurs : consommation d’énergie, usage de l’eau, efficacité énergétique ou encore performances techniques.
À la suite des pressions de Microsoft et de Digital Europe (qui défend à Bruxelles les intérêts des géants de l’informatique), la Commission européenne a décidé que cette empreinte environnementale relevait du secret industriel.
Le mois dernier, le quotidien Le Monde révélait que la Commission a ajouté une clause de confidentialité dans la règlementation européenne sur les centres de données.
Avant d’autoriser la construction d’un centre de données, il sera dorénavant illégal pour une municipalité d’exiger connaitre combien d’eau sera nécessaire à son fonctionnement.
On ignore les raisons qui justifient cette décision. C’est donc dans le secret le plus total que la Commission a accordé cette faveur aux géants américains de la tech.
Ce qui contribue aux soupçons de corruption qui planent déjà sur les diverses instances de l’Union européenne.
Publié le 17 mai 2026 | Temps de lecture : 2 minutes
Natacha Polony est la directrice de l’hebdomadaire Marianne.
Sur Facebook, elle a publié hier un exposé de géopolitique soulignant la voix inaudible de l’Europe dans les affaires du monde et plaidant pour une réindustrialisation du continent, notamment de la France.
Toutefois, si l’éditorialiste excelle dans le diagnostic, elle ne propose pas de remède.
Puisque mon commentaire a été censuré (par elle ou Facebook), je me permets de le reproduire ici.
Votre exposé est brillant. Mais il passe sous silence trois choses fondamentales.
Premièrement, l’Europe ne peut pas se réindustrialiser si elle ne retrouve pas l’accès fiable à des sources d’énergie qui lui donnent un avantage compétitif.
Soit, entre autres, l’accès au gaz fossile russe et conséquemment l’abandon du gaz fossile liquéfié américain (qui coutera toujours moins cher aux USA qu’une fois exporté en Europe).
Deuxièmement, les dettes nationales et la priorité budgétaire à l’armement (en vue d’une guerre prédatrice et ruineuse avec la Russie), ne laissent aucune marge de manœuvre aux gouvernements pour qu’ils puissent se doter d’une véritable politique industrielle.
Troisièmement, l’Europe doit se débarrasser (par des moyens révolutionnaires, si nécessaire) de ses élites politiques corrompues, tant au niveau national qu’européen.
Vos dirigeants doivent accéder au pouvoir exclusivement grâce à l’argent du peuple. Au Québec, seuls les citoyens d’ici peuvent contribuer à la caisse électorale d’un parti ou d’un politicien. Et ce, à hauteur maximale de 100$ (environ 75 euros) par année. Un maximum doublé les années électorales.
Tant que vos élus seront des pourris, vous serez dirigés par des traitres.
Publié le 17 mai 2026 | Temps de lecture : 4 minutes
En 2021, afin d’encourager les producteurs agricoles durement éprouvés par les mesures sanitaires, deux entrepreneurs ont organisé aux quatre coins de la France d’immenses banquets où sont consommés des produits du terroir.
Contre la promesse d’un kilo de nourriture par convive, le prix d’entrée est de 80 euros.
À l’occasion de ces évènements, on fait rôtir à la broche des porcs entiers. Et on sert de la charcuterie, des légumes et des fruits produits localement. Évidemment, le vin (français) y coule à flots.
Depuis cinq ans, ces banquets gargantuesques obtiennent un immense succès.
Toutefois, l’entreprise qui les organise a récemment été partiellement vendue au fonds d’investissement Odyssée Impact, dirigé par le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, soutient financier du Ralliement national, un parti français de droite.
Dès lors, les mêmes banquets, avec les mêmes menus, sont soudainement critiqués pour leur manque d’inclusivité. En effet, les fidèles dont la religion interdit la consommation de porc ne peuvent y assister à moins d’enfreindre leurs interdits religieux.
Conséquemment, au nom du vivre-ensemble et/ou de la lutte contre l’extrémisme politique, des centaines de personnes tentent de faire interdire dans leur patelin la tenue de ces banquets.
Ajouter du poulet, du bœuf ou de l’agneau au menu ne changerait rien puisque pour les Juifs orthodoxes, un aliment ne peut être cachère lorsqu’il est cuit dans un récipient où du porc a été préparé.
De plus, ils ne peuvent utiliser un ustensile qui a servi à manger un mets contenant du porc. Même s’il a soigneusement été nettoyé depuis.
Quant à elle, la religion musulmane permet la consommation de bœuf ou d’agneau, mais à la condition que l’animal a été égorgé alors qu’il regardait en direction de La Mecque.
Bref les banquets du Canon français devraient utiliser une coutellerie et des instruments de cuisine séparés pour les uns et les autres, Et s’assurer qu’on dispose séparément des objets ‘impurs’.
Et même s’ils devaient faire tout cela, ces banquets seraient boycottés quand même parce que tout cela n’est qu’un prétexte.
La véritable raison est qu’on veut faire croire que les profits réalisés par ces banquets servent à financer le Ralliement national.
Il est illusoire de vouloir tarir le financement d’un parti qualifié ‘d’extrême droite’ dans un pays (comme la France) où le financement politique est de la corruption légalisée.
Amis Français, faites en sorte que seuls les citoyens de votre pays puissent verser de l’argent à un politique ou à son parti (comme au Québec) et limitez cette contribution annuelle à 100$ (le double les années électorales) et il deviendra stupide d’empêcher vos concitoyens de se réunir paisiblement afin d’encourager vos producteurs.
Pour revenir au menu des banquets du Canon français, signalons qu’on pourrait dire la même chose de celui de nos cabanes à sucre puisqu’elles proposent des tranches de jambon nappées de sirop d’érable, des filets de porc glacés à l’érable, des oreilles de crisse, des salades parfumées au bacon, de la soupe aux pois (contenant du lard) et des fèves au lard.
Et puisque les cabanes à sucre font partie de l’identité québécoise, on s’étonne que les juges d’Ottawa ne les aient pas encore interdites au nom du multiculturalisme canadian.
Publié le 6 décembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes
Pierre Séguier, chancelier de France, de Charles Le Brun (vers 1655-1661)
« Emmanuel who ? »
Le 22 septembre dernier, après avoir prononcé à l’Onu un discours sur la Palestine, Emmanuel Macron était attendu au Consulat général de la France à New York, située 2,3 km plus loin.
Toutefois, il fut bloqué par des barrières érigées pour permettre le passage du convoi de Donald Trump.
Les ordres étant les ordres, monsieur Macron fut incapable de convaincre le policier qui lui interdisait le passage. Et ce, malgré son statut de chef d’État de la quatrième ou cinquième puissance mondiale.
En désespoir de cause, Macron se décida alors d’appeler Donald Trump.
Sans qu’on sache très bien si cet appel y changea quelque chose, le président français eut finalement la possibilité, quelques minutes plus tard, de poursuivre sa route à pied.
Une visite à Arras sous la pluie
Le 19 novembre, Emmanuel Macron se rendait au lycée Gambetta-Carnot de la ville d’Arras (une ville du Pas-de-Calais) pour y rencontrer des citoyens au sujet des ‘fausses informations’ véhiculés sur les médias sociaux.
Mais voilà que le cortège présidentiel se retrouve nez-à-nez avec 200 agriculteurs en colère contre le projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud.
Devant l’impossibilité d’aller plus loin, les services de sécurité lui conseillent de faire le reste du trajet à pied.
Mais voilà que la météo de cette journée fraiche d’automne, débutée sous un ciel maussade, s’est transformée en averses abondantes.
Finalement, lorsqu’on trouve un parapluie au président, il est trop tard; sa chemise blanche est déjà complètement détrempée.
Lorsqu’on sait que l’État français débourse annuellement plus de 60 000 euros pour le maquillage de la première dame et pour la coiffure du couple présidentiel, cet incident avait de quoi susciter la contrariété du chef de l’État, souscieux de son image.
Aussi, le soir même, il donne l’ordre que soit congédié le préfet du Pas-de-Calais (officier de la Légion d’honneur). Trois jours plus tard, il est remplacé par un ex-chef de cabinet d’Emmanuel Macron à l’Élysée.
Publié le 25 novembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
La tension monte ces jours-ci entre les États-Unis et le Vénézuéla. Ce dernier est accusé de pratiquer le narcoterrorisme.
Les États-Unis viennent de déployer dans les Caraïbes un de leurs plus gros porte-avions (le USS Gerald Ford). C’est habituellement le signe avant-coureur d’une invasion militaire imminente.
Selon le quotidien britannique The Guardian, le fentanyl qui entre aux États-Unis provient essentiellement du Mexique. Quant à la cocaïne exportée aux États-Unis, elle provient surtout de la Colombie.
Les narcotraficants vénézuéliens se spécialisent dans la cocaïne. Celle-ci est principalement destinée au marché européen et accessoirement exportée aux Caraïbes (et probablement, par ricochet, vers les États-Unis).
Publié le 10 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
Sarkozy est un pourri. Mais n’étant plus au pouvoir, son risque de récidive est nul d’ici sa condamnation définitive par les tribunaux. D’où sa libération de prison en attendant.
Ici même au Québec, on emprisonne les gens, malgré la présomption d’innocence, seulement lorsque leur libération comporte un risque en raison de la nature du crime reproché.
La sévérité dont Sarkosy se plaint, c’est celle des lois qu’il a fait lui-même voter lorsqu’il était le président de la loi et de l’ordre. Parce qu’ils sont comme ça, les champions de la loi et de l’ordre; des hypocrites.
Dans ce cas-ci, gardons-nous bien de juger la France. Qui sont ceux, au sommet de l’État québécois, qui ont été sanctionnés par les enquêtes de l’UPAC contre la corruption sous Jean Charest ?
Il a suffi que le ‘verrou libéral’ sabote (par des fuites) toutes les enquêtes à ce sujet, pour qu’elles soient toutes abandonnées pour vice de forme par le successeur de Jean Lafrenière.
Tout comme au Québec, le chef de l’État français est intouchable de facto lorsqu’il est au pouvoir. Mais au moins, par la suite, nos cousins français n’hésitent pas à recourir à la guillotine lorsque nécessaire.
Publié le 5 novembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes
Introduction
Puisque la Constitution des Pays-Bas exige que la formation du gouvernement soit confié au parti qui a remporté le plus de sièges — même s’il n’en a pas obtenu la majorité — c’est le PVV (qualifié d’extrême droite) qui avait eu la tâche de former une coalition à la suite des législatives de juillet 2023.
Il s’était donc allié avec le VVD, le NSC et le BBB. Comme condition à leur participation, ceux-ci avaient exigé que le poste de premier ministre ne soit pas confié au chef controversé du PVV.
Minée par des querelles intestines, comme en témoignent les quatre remaniements ministériels en deux ans, cette coalition fut dissoute le 3 juin dernier. Ce qui entraina des élections législatives prématurée, le 29 octobre dernier.
Les résultats des élections législatives aux Pays-Bas
Députation des partis suivants
Élus en 2023
Élus en 2025
+/-
Parti pour la liberté (PVV)
37
26
-11
Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD)
24
22
-2
Nouveau Contrat social (NSC)
20
0
-20
Mouvement agriculteur-citoyen (BBB)
7
4
-3
Parti travailliste-Gauche verte
25
20
-5
Démocrates 66 (D66)
9
26
+17
Appel chrétien-démocrate (CDA)
5
18
+13
Parti socialiste (PS)
5
3
-2
Denk (DENK)
3
3
0
Parti pour les animaux (PvdD)
3
3
0
Forum pour la démocratie (FvD)
3
7
+4
Parti politique réformé (SGP)
3
3
0
Union chrétienne (CU)
3
3
0
Volt (VOLT)
2
1
-1
JA21
1
9
+8
50 PLus (50+)
0
2
+2
Dans ce tableau, les quatre partis membres de la coalition sortante ont été placés en premier. Ce qui frappe, c’est qu’ils ont tous été sanctionnés par l’électorat. Tout particulièrement le NSC, rayé de la carte politique.
Les zizanies internes et l’incapacité à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les Pays-Bas — la crise migratoire et la crise du logement qui en résulte, de même que les mesures draconiennes destinées à combatte la pollution agricole par l’azote (fumier et lisier) — ont valu à la coalition une raclée.
Une interprétation différente
La perte de 26 députés par le PVV (euroseptique) et le gain de 17 par le D66 (pro-européen) sont interprétés par les médias occidentaux comme une grande victoire pour l’Union européenne et une défaite de l’extrême droite.
En réalité, il n’y a pas eu de glissement de l’opinion publique vers le centre.
Ce qui est arrivé, c’est que les électeurs de droite, scandalisés par l’appui inconditionnel du PVV à Benyamin Nétanyahou — dans un pays, faut-il le rappeler, où se trouve la Cour pénale internationale — ont déplacé leurs voix vers deux partis de droite (pires que le PVV, dit-on) soit le FvD (gain de quatre députés) et le JA21 (gain de huit députés), soit plus que la perte du PVV (onze députés).
De la même manière, lorsqu’on cumule les voix obtenues par ces trois partis qualifiés d’extrême droite, elles ont passé de 2 755 163 voix à 2 844 695 voix, soit une légère progression.
La croissance de la députation du D66 (un gain de 17 députés) ne s’est pas faite aux dépens de PVV puisque leurs idéologies diffèrent.
Ce glissement s’est fait aux dépens d’un autre parti centriste, soit le NSC (perte de vingt députés). Celui-ci s’obstinait à nier que l’immigration aggravait la crise du logement aux Pays-Bas. Son électorat a donc migré ailleurs.
Bref, le D66 a profité de cette reconfiguration de l’électorat pour devenir, accidentellement, le premier parti du pays.
Publié le 2 novembre 2025 | Temps de lecture : 5 minutes
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Le contexte
Alors que le paiement électronique se généralise spontanément au point de représenter la grande majorité des transactions financières, la législation européenne accentue cette tendance en abaissant le plafond des paiements en espèces afin de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités illégales.
Pour les mêmes motifs, les billets de 500 euros ne sont plus émis depuis 2019 (bien qu’ayant toujours cours légal).
Plus tôt cette année, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) exprimait le désir de voir se réduire la dépendance de l’Europe à l’égard des systèmes de paiement électronique américains, notamment Visa, MasterCard et PayPal.
Tout cela correspond à donner à l’Union européenne un pouvoir de surveillance presque total sur les flux monétaires (libellées dans n’importe quelle devise) au sein de ses frontières, mais également le pouvoir d’imposer des sanctions financières aux personnes et aux entreprises sur son territoire.
Finalement, certains pays européens ont adopté des dispositions législatives qui leur permettent de bloquer des comptes bancaires sans obtenir au préalable l’assentiment des tribunaux. Et ce, sur simple soupçon, signalement ou critique publique.
À ceux qui se croient à l’abri des dérives liberticides en Europe, rappelons que le crime de cyberharcèlement — conçu initialement pour protéger les mineurs et les femmes — sert maintenant à faire taire les rumeurs qui irritent l’épouse d’un chef d’État.
En somme, la loi qui visait à protéger les enfants de la République est devenue l’équivalent moderne du crime de lèse-majesté sous l’Ancien régime.
Le Pfizergate et Frédéric Baldan
En dépit du fait que la Commission européenne n’a pas de pouvoir en matière de santé (ce qui relève des États membres), sa présidente a personnellement négocié l’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid-19, au cout de 36 milliards d’euros.
C’est 20€ par dose, soit beaucoup plus que ce que nous avons payé au Canada (environ 12€ par dose).
Le tout s’est négocié sur le téléphone d’Ursula von der Leyen par le moyen de SMS. Malheureusement, tous ces SMS ont disparu. Comme c’est dommage…
En avril 2023, le lobbyiste belge Frédéric Baldan a déposé une plainte auprès de la justice de son pays contre Ursula von der Leyen pour prise illégale d’intérêts et corruption, pour usurpation de fonctions et pour destruction de documents publics.
D’après ce que je comprends, il aurait été débouté par les tribunaux. Mais entretemps, en septembre 2023, il a perdu son accréditation de démarcheur auprès de l’Union européenne.
En novembre 2024, il publie le livre ‘Ursulagate : la compromission des lobbys’.
Plus tôt cette semaine, les comptes bancaires de sa maison d’édition, de son cabinet de conseil, de même que le compte conjoint avec son épouse et même celui de leur fils de cinq ans, ont été bloqués simultanément et sans explication par la banque néerlandaise ING et la belge Nagelmackers, deux banques qui n’ont pas de rapport l’une avec l’autre.
Évidemment, il serait facile de penser qu’il s’agit d’une vengeance personnelle de la présidente de la Commission européenne.
C’est peut-être le cas. Mais à notre époque, où la manipulation de masse est omniprésente, il faut se garder des présomptions à la ‘cela ne peut être qu’elle’ (où ‘elle’ est une personne ou un pays).
Parmi les suspects, il y a aussi la puissance hégémonique des États-Unis (hostile à l’existence de l’Union européenne) et les intérêts économiques colossaux qui s’opposent aux velléités européennes en matière de contrôle des flux financiers.
Conclusion
Les sanctions économiques européennes visaient originellement des pays ou des entités étatiques, de même que des organisations criminelles.
Cette militarisation financière s’est étendue ensuite aux oligarques et aux piliers économiques de régimes hostiles à l’Occident.
Depuis peu, on s’attaque aux intellectuels étrangers qui osent critiquer l’Europe.
Voilà maintenant qu’on bloque les comptes bancaires et les cartes de crédit de citoyens ordinaires sans l’autorisation préalable des tribunaux.
Que cela soit imposé sous des pressions étrangères pour discréditer la Commission européenne ou qu’au contraire, cette dernière soit l’instigatrice de ce goulag financier, tout cela est très préoccupant.
Publié le 28 octobre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes
Le contexte
« De toute façon, dans l’année qui vient, je vais devoir envoyer des mecs à Odessa » avait déclaré Emmanuel Macron — un verre de whisky à la main, avait pudiquement précisé Le Monde — le 21 février 2014, au cours d’une réunion informelle à l’Élysée.
Depuis, la France a décidé d’augmenter substantiellement ses dépenses militaires. Déjà, de 2017 à aujourd’hui, le budget français de la défense était passé de 32,2 à 50,5 milliards d’euros, et pourrait atteindre 170 milliards d’euros en 2030 si ce pays vise la cible budgétaire de 5 % de son PIB en dépenses militaires, comme le suggère l’Otan.
Le 22 octobre dernier, devant les membres de la Commission de la défense, le plus haut gradé de l’armée française déclarait que la France devait se préparer, dans trois ou quatre ans, à entrer en guerre contre la Russie.
D’ici quelques semaines, l’État distribuera à tous les Français un manuel de survie en cas de crise majeure. La France suit ainsi l’exemple de la Suède et de la Finlande qui ont fait de même l’an dernier.
Le gel des avoirs, arme de conscription
Conçu pour priver des groupes terroristes de moyens financiers, l’article L.562-2 du Code monétaire et financier permet au ministère français de l’Intérieur (ou à son collègue de l’Économie) de bloquer des comptes sur simple soupçon, signalement ou critique publique.
Dans un premier temps, ce pouvoir discrétionnaire a été appliqué pour dissoudre promptement des écoles coraniques qui, sur le territoire français, prêchaient l’intégrisme religieux et le refus des valeurs républicaines.
Toutefois, ce pouvoir a glissé vers la répression d’intellectuels qui s’opposent aux mesures gouvernementales qu’ils jugent, à tort ou à raison, excessives à l’égard des Musulmans.
Ce qu’il faut retenir ici, c’est qu’elle est révolue cette époque où nos gouvernements avaient l’obligation de s’adresser aux tribunaux afin de pouvoir geler les avoirs financiers d’une personne.
Un simple décret ministériel suffit.
Normalement, lors d’un conflit armé, les hommes aptes au combat sont obligatoirement enrôlés dans l’armée, alors que les femmes participent à l’effort de guerre en travaillant dans les usines d’armement.
De nos jours m’importe quel logiciel de gestion de bases de données peut, dans un premier temps, analyser le registre des hommes appelés sous les drapeaux, dresser la liste de tous ceux dont case ‘Enrôlé’ n’est pas cochée — c’est-à-dire ceux qui manquent à leur devoir de protéger leur pays — et, dans un deuxième temps, trouver et geler leurs avoirs financiers et bloquer leurs cartes de crédit à partir du registre des détenteurs.
Il n’est même pas nécessaire de recourir à l’intelligence artificielle; cela est faisable dès maintenant avec les logiciels existants.
Ce qui signifie que si la France déclare la guerre à la Russie, le gouvernement français pourra forcer tous ceux qui le doivent à s’enrôler. À défaut de quoi ils seront incapables de payer leur loyer, de nourrir leurs enfants ou même de se défendre devant les tribunaux.