Préambule
Il y a douze ans, j’avais assisté à un colloque organisé par OUI Québec.
Presque totalement inconnu du public, ce groupuscule comptait à l’époque relativement peu de membres; environ deux-cents personnes, m’avait-on dit.
À ce colloque, je m’étais inscrit à l’atelier sur la langue.
Quelle ne fut pas ma déception de constater que OUI Québec y avait placé des petits soldats — plus précisément une poignée d’avocats — dont le rôle était de faire battre toutes les résolutions autres que celles soumises par la direction de cet organisme.
En raison de ce manque de démocratie, je m’étais promis de ne plus jamais y remettre les pieds.
Cet organisme est sorti récemment de l’ombre en publiant un rapport de 36 pages intitulé ‘La société civile québécoise face à l’avenir’.
Sonder l’affect
Il y a deux manières d’effectuer un sondage.
La première consiste à poser des questions factuelles accompagnées d’un choix de réponses. Par exemple, la question : ‘Quand s’est produite la conquête de la ville de Québec par le général Wolf ?’ accompagnée d’un choix de dates.
La deuxième manière est du domaine des sciences sociales. Elle consiste à permettre au répondant d’exprimer une sensation, une émotion, un sentiment, ou une humeur. Et ce, par le biais d’une opinion, rationnelle ou non. Par exemple : ‘Croyez-vous que la conquête anglaise de Québec fut une bonne ou une mauvaise chose, et pourquoi ?’
Le sondage effectué par OUI Québec et le rapport qui en résume les résultats font partie de la seconde catégorie.
La méthodologie du sondage
En plus d’analyser les mémoires soumis aux consultations prébudgétaires du gouvernement du Québec, OUI Québec a rencontré plus d’une cinquantaine de représentants d’organisations qui ont accepté de participer à cette consultation.
Le rapport ne dresse pas la liste des participants. Parce que, selon OUI Québec, ceux-ci parlent au nom d’organismes vulnérables qui craignent d’être ostracisés s’ils osent parler publiquement.
Non seulement cette liste est secrète, mais en plus, OUI Québec ne donne pas les critères qui l’ont conduit à consulter tel organisme plutôt qu’un autre. En somme, ce rapport est le fruit d’un sondage dont la méthodologie est secrète et conséquemment, qui est dépourvu de valeur scientifique.
Courageusement, ces organismes ont livré des témoignages qui ont bouleversé la présidente de OUI Québec, selon l’entrevue qu’elle a accordée au quotidien La Presse.
Plus précisément, au sujet de l’immigration, celle-ci a été sensible aux “ inquiétudes liées à la perception des enjeux identitaires envers le mouvement souverainiste. […] On sentait la charge émotive par rapport à cette question. C’étaient des discussions chargées, intimes.”
Les quatre questions du sondage
Dans chaque cas, les participants avaient à répondre à quatre questions ouvertes :
• Quelle est la mission de votre organisation ?
• Quel est l’avenir rêvé pour le Québec, du point de vue de votre organisation ?
• Qu’est-ce qui empêche aujourd’hui d’atteindre cet idéal ?
• Si vous aviez un conseil à donner au mouvement souverainiste, ce serait quoi ?
Après analyse des réponses reçues, OUI Québec a déterminé des ‘points de convergence’ et, au contraire, des ‘points de vigilance’.
Le rapport précise le pourcentage d’appui aux ‘points de convergence’. Ce qui permet d’évaluer s’ils font consensus.
Toutefois, ce n’est pas le cas des ‘points de vigilance’. Ceux-ci sont des craintes exprimées par au moins une personne, et qui ont été retenues parce qu’elles ont ému les responsables de cette consultation.
Les réactions
L’importance démesurée attachée à la moindre critique transforme la dernière partie du rapport en exercice d’autoflagellation. Ce qui a suscité la controverse sur les médias sociaux.
Citant le rapport, La Presse s’empresse de conclure que rapport prouve que le mouvement souverainiste a reculé sur la délicate question du vivre-ensemble avec les immigrants, remplaçant la fierté par la fermeture.
Conclusion
La société québécoise est davantage qu’une simple collection d’ONG issues de la ‘société civile’.
Dans aucun cas, le rapport intitulé ‘La société civile québécoise face à l’avenir’ ne peut prétendre être le miroir de la société québécoise.
C’est plutôt le reflet d’avis exprimés par une cinquantaine de personnes à l’occasion d’une consultation totalement dépourvue de rigueur scientifique.
Depuis sa fondation, OUI Québec se présente comme un organisme qui chapeaute le mouvement indépendantiste comme la papauté chapeaute le catholicisme.
Mais ce regroupement de quelques centaines de personnes — principalement des avocats et des ‘has been’ de la politique québécoise — n’a pas les moyens de son ambition.
Références :
Rapport de OUI Québec
Rapport sur la souveraineté du Québec — « Nous avons remplacé la fierté par la fermeture »
Fédéraliste, je dis que les souverainistes n’ont pas changé la « fierté d’être Québécois » par « la fermeture ». Ils ont simplement rajouté une crainte légitime à leur projet d’indépendance.
Mais ils se sont mis, comme la CAQ, les pieds dans les plats, car le problème n’est pas l’immigration des progressistes, des laïcistes, des démocrates et des scientifiques.
Le problème réel est l’immigration de gens qui veulent au Québec perpétuer l’archaïsme indéfendable de leur religion imposée en intégrisme intolérant et misogyne impitoyable.
Avoir cassé les intégristes musulmans à l’école Bedford fut une action résolue et salutaire. Mais il faut la continuer en tout domaine et dans tout le Québec.
« Points de vigilance’. Ce sont de vagues craintes au sujet du ‘vivre ensemble’ » ?
Que d’euphémismes jésuites !
En ce problème, il faut courageusement dire les mots qu’il faut et les groupes qui sont visés.
C’est clair : les « vagues craintes au sujet du vivre ensemble » sont exprimées très clairement par l’entrisme musulman :
il voile les femmes, conteste la laïcité devant la Cour suprême, fait du halal qu’on paie, endoctrine ses enfants et se communautarise.
Pire, il a réussi à effaroucher tout le ministère de l’Éducation en le forçant en 2022 à mettre à la rue un enseignant qui faisait son travail normalement.
Son crime : dans son cours « d’Éthique et de culture religieuse », il a tout bonnement en classe posé trois questions sur la conjugualité du Prophète. Il voulait informer ses élèves adolescentes du machisme implacable que l’islam impose sur le territoire québécois.
« Injure à l’islam, Dehors ! » est leur mot d’ordre. C’est du fascisme religieux pur, dit aussi projet théocratique.
Ce groupe intégriste (sous-groupe des musulmans dont l’ensemble est pacifique et laïciste) n’est venu au Québec que pour des raisons économiques. Car leur islam intégriste était par eux déjà bien vécu et assumé dans leur pays d’origine.
Je lis dans ce Rapport des souverainistes : « Il faut considérer les néo-Québécois et néo-Québécoises comme ce qu’ils et elles peuvent nous apporter ». Porte ouverte à n’importe quoi.
Le Québec progressiste de la Révolution tranquille que nous sommes veut des immigrants sans archaïsmes religieux dans leur bagage.
Immigrants, comportez-vous comme des Québécois et, plus que de suivre uniquement nos lois, adoptez nos mœurs.
Intégristes, cessez d’utiliser nos lois pour les retourner contre notre culture laïciste, scientifique, féministe et progressiste.
Ou quittez le pays.
Les Québécois ne veulent pas appeler un chat un chat. Si le Canada anglais est multiculturaliste pour accueillir en sourire les milliards d’investissement venus du Golfe arabique, nous Québécois et nous Canadiens modernes, nous ne voulons pas d’entrisme musulman qui voile ses femmes comme du cheptel communautariste.
Voilà les bons mots pour le dire.
La preuve que ce Oui Machin n’est pas sérieux, c’est d’avoir remis en pâture leur rapport à La Presse qui n’en demandait pas tant pour dénigrer le PQ et son chef.
Moi, bien naïvement,je leur ai envoyé un 20$ il y a 2 mois. Never again!