Introduction
Le pont Gordie-Howe reliera bientôt la ville ontarienne de Windsor à la ville américaine de Detroit.
Depuis quelques jours, le premier ministre canadien a de la difficulté à expliquer pourquoi Washington recevra la moitié des revenus du péage sur ce pont alors qu’il n’a pas déboursé un cent pour sa construction (entièrement payée par le Canada).
Il y a un an, Ottawa annulait à la dernière minute la taxe numérique qu’il s’apprêtait à imposer aux géants du Web. Et ce, afin de relancer les négociations au sujet du renouvèlement de l’Accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Ce qui n’a rien donné.
De manière générale, depuis qu’il est au pouvoir, Mark Carney n’a pas cessé de capituler face à Trump.
Mark Carney, capitaine-Canada
Nos amis fédéralistes se plaisent à répéter que l’union fait la force. Et plus particulièrement qu’un Canada uni est plus apte à affronter Donald Trump que si le Québec et le reste du pays formaient deux entités politiques distinctes. Cela semble très logique.
Mais ceci n’est vrai que si et seulement si notre général en chef ne s’évanouit pas au premier coup de feu tiré par l’ennemi…
La question est donc de savoir si notre ‘Capitaine-Canada’ actuel est un nouveau Montcalm (celui qui a perdu sur les plaines d’Abraham) ou un nouveau d’Iberville (celui qui n’a jamais perdu une seule bataille militaire de sa vie).
Poser la question, c’est y répondre…
Références :
Géants du web : le Canada annule la taxe sur les services numériques
Pont Gordie-Howe : Mark Carney peine à clarifier l’accord conclu avec Donald Trump