L’expression ‘Trouver chaussure à son pied’ signifie trouver un objet qui convient ou trouver un partenaire sexuel.
La réclame ci-contre parait quotidiennement dans le Journal de Montréal depuis des semaines.
Il y eut une époque où on se servait des femmes — ici en tenue légère et en pose suggestive — pour mousser la vente d’un banal produit de consommation.
Mais de nos jours, on s’étonne que cette réclame n’ait pas encore été retirée à la suite de protestations.
Je ne serais pas si sévère.
Éros est un dieu. Le plus fort de tous, mais pas très discipliné.
Deus invictus, que la plus puissante idéologie de tous les temps, le christianisme, n’a jamais su vaincre pour l’avoir combattu durant 2000 ans, car elle continue encore à se livrer à sa dépréciation.
Mal lui en prit. Éros se vengea sur ses prêtres en en faisant d’hypocrites prédateurs pédophiles.
Je plaide pour une érotisation la plus grande possible pour que l’offre sexuelle égale la demande sexuelle. Long à expliquer ici. Éros responsable et digne n’est possible que dans l’abondance de l’activité sexuelle, compatible avec les différents âges, goûts et préférences.
En écoutant les exigences très fortes de la nature et celles de la raison.
La raison, d’évidence et de bon sens, c’est la santé, le libre consentement, l’interdiction d’y entrainer les mineurs et le respect des lieux destinés à d’autres fonctions.
Ainsi que le principe difficile à accepter : refuser l’excès. En n’importe quoi, l’excès n’éteint jamais le désir mais blesse, voire détruit, le corps qui s’y livre.
Mais qui s’y opposent ? Les religions contrôlantes et les puritains, fabricants millénaires de misère sexuelle dont le vice est le même : jalouser et soumettre autrui jusque dans son intimité.