Bravo M. Charest !

Publié le 7 avril 2023 | Temps de lecture : 6 minutes

Du point de vue de l’évolution des mœurs politiques, l’époque du gouvernement libéral de Jean Charest a correspondu à une régression.

La commission Bastarache a révélé que sous ce gouvernement, le critère le plus important auquel devait correspondre un avocat qui voulait être nommé juge était sa contribution à la caisse électorale du Parti libéral du Québec (PLQ).

Sous Jean Charest, l’État québécois a triplé le nombre de contrats accordés sans appel d’offres. Le truc utilisé était de scinder les travaux en plusieurs sous-contrats, ce qui permet à chacun d’eux de se trouver sous le seuil au-delà duquel la loi exige des appels d’offres.

À la fin de son régime en 2012, le budget du ministère des Transports consacré aux infrastructures avait quadruplé. C’est ce qui permettait au premier ministre d’affirmer que son gouvernement investissait quatre ou cinq fois plus en infrastructures que le Parti québécois.

En réalité, le Québec n’investissait pas quatre fois plus : il dépensait quatre fois plus. Ce n’est pas la même chose.

Mais revenons en 2011.

Pressé de toutes parts de créer une commission d’enquête sur la corruption dans l’industrie de la construction — commission qui sera créée quand même un peu plus tard — le gouvernement Charest décide plutôt, en mars 2011, de créer une Unité permanente anticorruption (UPAC) dirigée par un homme de main opposé lui aussi à une commission d’enquête.

Entretemps, la fuite d’un rapport dévastateur (le rapport Duchesneau) oblige M. Charest à créer le 19 octobre 2011 cette commission d’enquête, dirigée par la juge France Charbonneau.

La commission Charbonneau devait être dépourvue de pouvoirs. Il lui était même interdit d’adresser des reproches à qui que ce soit.

Il faudra l’intervention de l’ordre professionnel des avocats du Québec (le Barreau) pour que M. Charest accorde à cette commission le pouvoir de contraindre à témoigner.

La commission Charbonneau a révélé que l’assujettissement des ministres à rapporter 100 000$ par année à la caisse du PLQ s’est soldé par un vaste pillage du Trésor public.

Ce système permettait à des entrepreneurs de gonfler le cout des contrats d’infrastructures moyennant le paiement d’une modeste contribution à la caisse du PLQ.

Toutefois, à l’époque de la commission Charbonneau, les personnes impliquées dans l’attribution des contrats se sentaient surveillées. Conséquemment, le montant des contrats d’infrastructures a baissé de 30 %. Seulement pour 2013, le ministère des Transports a économisé 240 millions$.

Si l’UPAC s’est avérée efficace à démasquer la corruption municipale et à faire condamner les coupables, ses enquêtes relatives à la corruption gouvernementale trainèrent en longueur bien après la défaite électorale de Jean Charest en 2012.

Le 27 avril 2017, Yves Francoeur, président de la Fraternité des policiers et policières de Montréal, déclarait à la radio qu’il existait un verrou mis en place pour bloquer la mise en accusation d’élus du PLQ.

En octobre 2018, à la suite de la victoire électorale de la CAQ et la démission ‘surprise’ de Robert Lafrenière, j’écrivais sur ce blogue :

Le fiasco de l’affaire Ouellette doit nous faire soupçonner que ce ‘verrou’ a pris soin d’insérer une fêlure qui plombera toutes les enquêtes intentées contre le couple Bibeau-Charest, c’est-à-dire celles qui visent le sommet de l’État québécois.

Je m’attends donc à ce que tous les dossiers qui trainent à l’UPAC depuis des années connaissent dans les prochains mois un grand déblocage en raison du changement de gouvernement. Un déblocage qui sera stoppé net quand toutes ces causes seront abandonnées pour vice de forme.

C’est alors qu’on prendra conscience du génie machiavélique du ‘verrou libéral’.

En mai 2022, lorsque le successeur de Jean Lafrenière à la tête de l’UPAC annonça sans surprise l’abandon de toutes les enquêtes contre Jean Charest, on apprenait que le mode opératoire du verrou libéral était justement de fuiter des renseignements de manière à justifier l’annulation des procédures par les tribunaux.

Coïncidence ou non, ces fuites ont cessé dès que Robert Lafrenière a démissionné de l’UPAC. Mais le mal était fait.

À la suite de l’abandon des procédures, les tribunaux n’ont jamais reconnu l’innocence de Jean Charest, si tel est le cas, puisqu’ils ont été dans l’impossibilité d’entendre la preuve recueillie contre lui.

Profitant de la présomption juridique d’innocence, il en a profité pour intenter une poursuite contre l’UPAC et le gouvernement du Québec.

Plus tôt cette semaine, la Cour supérieure du Québec lui a accordé 385 000$ en raison du dommage causé à sa réputation par la divulgation illégale de ses renseignements personnels lors des enquêtes de l’UPAC.

Disons-le franchement; avant même la divulgation de ces renseignements par l’UPAC, la réputation de M. Charest dans l’opinion publique ne valait pas cher la tonne.

Grâce au verrou qu’il a nommé, l’ancien premier ministre semble bien avoir pu tirer profit des failles qui ont plombé les enquêtes contre lui et rendu impossible sa mise en accusation.

Donc bravo, M. Charest, vous nous avez bien eus. Une fois de plus…

Références :
Corruption : le ‘verrou’ libéral
Dur contre les étudiants, mou contre la corruption et le gaspillage
L’abandon de l’enquête à la Société immobilière du Québec
La démission du commissaire de l’UPAC et la soupe chaude
L’argent comptant et la corruption du Parti libéral du Québec
Le congédiement de Jacques Duchesneau ou la vengeance de M. Charest
Le néo-libéralisme du ministère des Transports
Le partenariat public privé (PPP) et la corruption libérale
Le système judiciaire et la corruption libérale
Le ‘verrou libéral’ et l’impunité des puissants
Trafic d’influence au gouvernement Charest
Québec est condamné à verser 385 000 $ à Jean Charest

Note : © Photo de Jean Charest par le quotidien Le Devoir

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lieu de prière à l’école : laïcité vs apostasie

Publié le 6 avril 2023 | Temps de lecture : 5 minutes

La laïcité se définit comme la séparation de l’Église et de l’État.

Lorsqu’il est laïc, l’État ne fait la promotion d’aucune religion. Mais il n’oblige pas ses citoyens à renoncer à leur foi.

À l’école, l’élève peut donc porter des décorations en forme de symboles religieux et n’est pas obligé de masquer des tatouages qui les représentent.

De plus, l’élève de confession chrétienne peut faire un signe de la croix avant d’entamer un repas sans courir le risque d’un reproche ou d’une punition.

Les trois grandes religions monothéistes (le judaïsme, le christianisme et l’islam) ont beaucoup plus de choses en commun que de choses qui les distinguent.

Pour le fidèle, la religion musulmane est la plus exigeante des trois. C’est ainsi qu’elle oblige le croyant à effectuer cinq prières par jour; à l’aube, au milieu de la journée (au zénith solaire), au milieu de l’après-midi, au coucher du soleil et au crépuscule.

Tout comme l’obligation du Catholique d’assister à la messe dominicale — une obligation respectée par seulement 4,5 % des croyants français — seuls le tiers des Musulmans français prient systématiquement cinq fois par jour.

En réaction au fait que des écoliers priaient dans les cages d’escalier ou à l’extérieur (sur le stationnement de l’école), la direction de deux établissements scolaires de Laval a ouvert temporairement un local pour la prière musulmane.

La nouvelle s’étant répandue, le ministre de l’Éducation a aussitôt annoncé son intention d’émettre une directive qui interdira l’aménagement de salles de prière dans les écoles publiques du Québec, tout en invitant les écoliers qui veulent prier de le faire en silence.

Étonnamment, dans la controverse à ce sujet, aucun journaliste québécois n’a donné la parole à ces jeunes afin qu’ils expriment leur point de vue.

Pour que l’école publique demeure le creuset où se forge l’apprentissage de la citoyenneté québécoise et où se transmettent nos valeurs, il est important qu’elle évite la création d’écoles privées où, au contraire, on prêchera le sectarisme.

D’où l’idée d’éviter de répéter les erreurs du passé, soit celles où les non-Catholiques étaient systématiquement rejetés vers l’école anglo-protestante, plus accommodante.

À mon avis, il serait préférable d’encadrer la prière à l’école plutôt que de la rejeter dans la clandestinité. Cet encadrement doit reposer sur trois principes.

Premièrement, ce local ne doit pas être sacralisé, c’est-à-dire réservé à l’usage exclusif d’une religion.

Deuxièmement, lorsqu’il est utilisé, il doit l’être en silence puisqu’il est susceptible d’accueillir simultanément des personnes de confessions différentes.

Contrairement au catholicisme — dont le clergé est ordonné par une autorité ecclésiastique — n’importe qui peut devenir imam comme n’importe qui peut diriger la prière dans certaines confessions protestantes.

Or dès qu’il y a prédication, il y a danger d’endoctrinement salafiste (ou pire, takfiriste), particulièrement lorsque cette prédication se fait dans une langue qu’aucune autorité scolaire ne comprend.

Voilà pourquoi la prière doit se faire en silence.

Troisièmement, dès qu’il est utilisé, ce local doit être accessible autant aux écoliers masculins que féminins.

S’il est vrai que la plupart des mosquées pratiquent la discrimination sexuelle — comme ce fut le cas pendant des siècles dans les églises chrétiennes — le local scolaire dont on parle n’est pas une mosquée et du coup, doit respecter la Charte québécoise des droits et libertés.

Faire à l’école la démonstration que la foi musulmane est parfaitement compatible avec le Québec moderne est le meilleur argument pour soustraire les jeunes Musulmans à l’influence de certains imams qui, au contraire, prêchent que la Démocratie et les Droits de la personne sont contraires à la Volonté divine.

Bref, en permettant discrètement la prière dans nos établissements scolaires, on permet à l’école de jouer un de ses rôles les plus importants, soit de préparer l’étudiant à la citoyenneté québécoise.

Au lieu d’opposer artificiellement la laïcité de l’État à la pratique individuelle de la foi — deux choses qui n’ont strictement aucun rapport — on évite de faire aux jeunes Musulmans la démonstration que le seul le multiculturalisme canadian est apte à respecter ce qu’ils sont.

Références :
Bernard Drainville invite les élèves à prier en silence
Deux écoles de Laval offrent un local pour la prière musulmane
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes
Les catholiques français boudent la messe dominicale
Proportion de Français musulmans faisant les cinq prières par jour en 2017, selon la fréquence
Salat (islam)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Guylain Levasseur vs l’hypocrisie bourgeoise de l’administration Plante

Publié le 4 avril 2023 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

La promotion de l’inclusivité par la mairie de Montréal s’est limitée à l’adoption de gestes purement symboliques comme la promotion de l’écriture dite ‘inclusive’ (ex.: Les bâtisseur.euse.s culturel.le.s montréalais.e.s), et la condamnation bon chic bon genre de toutes les formes de discrimination possibles ou imaginables…

Sauf la discrimination sociale et la discrimination linguistique, soit celle dont sont victimes à l’embauche les francoQuébécois unilingues sur l’ile de Montréal lorsqu’on exige d’eux la connaissance de l’anglais lorsque cela n’est pas nécessaire.

Un nombre insuffisant de logements sociaux

Dans le cas du logement social, lors des élections municipales, la priorité de Mme Plante a toujours été d’en promettre plus que son adversaire. Mais une fois élue, le zèle lui fait défaut.

Les études sociologiques démontrent que la mixité sociale est le mode idéal de cohabitation urbaine.

Forte de ce principe, l’administration Plante compte sur les développeurs immobiliers pour réaliser ses promesses en leur émettant un permis à la condition qu’ils consacrent une partie de leurs unités locatives à du logement social.

Mais nous ne sommes pas dans un pays à économie dirigée. Au contraire, dans un pays capitaliste, si une administration municipale veut nuire à la rentabilité des investissements immobiliers, les entrepreneurs construiront ailleurs, là où ils peuvent maximiser leurs profits.

En réalité, quand de riches Montréalais déménagent dans des condominiums construits pour eux, ils libèrent des logements qui peuvent être occupés par des gens moins fortunés. Et les logements libérés par ces derniers servent à d’autres. Et ainsi de suite.

Et par ce jeu de chaise musicale, toute augmentation de l’offre locative profite à tout le monde en soulageant la crise du logement et en combattant l’augmentation des loyers qui en découle.

Voilà pourquoi le gouvernement québécois de François Legault estime qu’il est futile de budgéter des sommes supplémentaires pour la construction de logements sociaux quand des sommes colossales sont déjà disponibles, mais ne sont pas dépensées en raison notamment du blocage idéologique de l’administration Plante.

Harceler les itinérants

Il y a quelques années, la ville de Montréal s’était fait remarquer par sa volonté de limiter à trente minutes le temps qu’on pouvait passer assis sur les bancs du parc Cabot.

Cette mesure visait à lutter contre le ‘vagabondage’ des itinérants autochtones qui fréquentaient ce parc.

Après les protestations des travailleurs sociaux, l’administration municipale, soucieuse de son image publique, avait été dans l’autre extrême, soit de faire modifier ces bancs pour permettre aux itinérants de s’y allonger pour dormir.

Au cours de la pandémie, la ville a chassé les itinérants qui campaient le long de la rue Notre-Dame — où le risque d’attraper le Covid-19 était nul — afin de les forcer à dormir dans des refuges (c’est-à-dire des lieux clos) où le risque de contagion était considérablement plus élevé.

La persécution de Guylain Levasseur

Ce matin, je m’étais levé de bonne humeur, comme d’habitude.

Mais j’ai pris connaissance de l’ampleur du harcèlement policier que la ville de Montréal fait subir depuis des années à Guylain Levasseur; il doit 25 000$ en contraventions.

Pour la ville, il est un multirécidiviste.

Pour les itinérants de Montréal, il est l’équivalent de ce qu’était mère Theresa dans les quartiers pauvres de Calcutta.

Je ne le connais pas personnellement. Mais en faisant du vélo à travers le parc Adhémar-Raynault, je l’ai croisé à plusieurs reprises. Et j’ai eu l’occasion de discuter avec lui et d’admirer son dévouement pour ses protégés.


 
Ce dévouement, c’est de parcourir la ville à la recherche de dons d’épiciers généreux et d’offrir gratuitement ces vivres aux siens. Et ce, à partir de sa cantine mobile.

Le harcèlement de la ville contre lui est un scandale. Il est tel que la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) a jugé bon d’intenter un recours à la fois contre la Ville, le Service de police de la Ville de Montréal, ainsi que quatre patrouilleurs qui se sont acharnés sur M. Levasseur.

Conclusion

Les élus de l’administration Plante sont des gens qui ont réussi. Ce sont des nouveaux riches, obnubilés par la technologie (trottinettes électriques) et les concepts à la mode.

Pourquoi n’y a-t-il pas plus de travailleurs manuels, d’ouvriers à faible revenu et de pauvres dans l’administration Plante ? Parce que cette administration est composée de bourgeois propres, beaux et souriants, animés de belles intentions, qui conçoivent la ville dans leur lorgnette de parvenus sans culture et sans expérience de la vie.

Guylain Levasseur est leur exact opposé.

Sa réussite sociale à lui, c’est d’avoir transformé son vieux camion en cantine mobile et de nourrir les siens.

Jamais vous ne l’entendrez prononcer les mots ‘personnes vulnérables’ en adoptant cet air empathique, typique de ces élus qui les ont répétés des dizaines de fois devant leur miroir…

Jamais vous ne l’entendrez dire que ses pensées et ses prières vont aux itinérants morts de faim ou de froid. Parce que la mort de chacun d’eux est un échec dont il a honte.

J’inviterais donc la mairesse de Montréal à invoquer l’engorgement du système judiciaire pour abandonner toutes les poursuites intentées par son administration contre Guylain Levasseur et à s’excuser de l’acharnement dont il est le sujet depuis des années.

Puisque la défense de la ville contre le recours de la CDPDJ devrait couter beaucoup plus que 25 000$ en frais juridiques, la saine gestion des finances de la ville exige que celle-ci mette fin dès maintenant à la persécution dont M. Levasseur est victime.

Références :
235 contraventions en quatre ans: un sans-abri ciblé par les policiers de Montréal
Le banc de la discorde
Le logement social à Montréal : les promesses en l’air
Les itinérants-campeurs et la gestion du risque
Quatre-millions de Québécois victimes de discrimination à l’embauche
Que défend la Ville de Montréal? Le langage épicène ou le langage militant?

Parus depuis :
Violence et itinérance dans le Village : « On touche le fond du baril » (2021-06-18)
« On est en train de voir naître un Downtown Eastside à Montréal » (2021-07-07)
Les itinérants au Palais des congrès de Montréal, « c’est rendu fou » (2021-07-18)
OCPM: de coûteuses missions à l’étranger aux allures de voyages touristiques (2023-11-06)
Débordé, un centre pour sans-abri suspend les nouvelles admissions (2024-12-07)
Un homme retrouvé mort à Hochelaga, le SPVM soupçonne l’hypothermie (2024-12-15)
Itinérance : « Tout le monde dans le milieu est inquiet » face à l’hiver (2024-12-18)
L’OCPM recommande de cesser de démanteler les campements d’itinérants (2025-07-10)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis vingt-sept mois

Publié le 1 avril 2023 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier janvier de 2021 et de 2022, de même qu’au premier jour de janvier, de février, de mars et d’avril 2023.

Pays Jan’21 Jan’22 Jan Fév Mars Avril
Pérou 1136 6022 6479 6500 6515 6525
Bulgarie 1099 4510 5568 5578 5584 5590
Hongrie 1002 4072 5048 5067 5075 5080
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4994 5003 5010 5018
Macédoine du N. 1205 3825 4619 4632 4642 4644
Croatie 968 3091 4337 4405 4427 4445
Géorgie 634 3484 4258 4265 4275 4288
Rép. Tchèque 1093 3369 3924 3941 3952 3973
Slovaquie 412 3050 3814 3836 3850 3866
Lithuanie 588 2777 3564 3586 3603 3621
Roumanie 826 3086 3540 3551 3558 3566
Grèce 469 2015 3371 3454 3497 3540
États-Unis 1074 2537 3339 3388 3423 3450
Slovénie 1312 2692 3372 3396 3403 3417
Lettonie 343 2467 3332 3363 3376 3398
Chili 868 2022 3283 3315 3334 3350
Brésil 916 2882 3222 3237 3247 3252
Pologne 766 2582 3141 3146 3150 3163
Italie 1235 2279 3064 3100 3121 3138
Trinité-et-Tobago 91 2050 3045 3076 3090 3108
Royaume-Uni 1089 2174 2904 2981 3011 3057
Moldavie 746 2558 2973 2978 2987 3007
Arménie 953 2684 2933 2933 2934 2940
Belgique 1681 2429 2848 2876 2890 2919
Argentine 954 2558 2828 2835 2836 2836
Colombie 850 2515 2760 2767 2769 2770
Russie 394 2121 2701 2710 2717 2725
Paraguay 315 2289 2696 2713 2720 2724
Portugal 685 1869 2536 2566 2575 2604
Ukraine 428 2217 2564 2571 2574 2583
Espagne 1087 1911 2506 2535 2555 2578
Mexique 971 2286 2517 2525 2531 2535
France 991 1891 2470 2505 2516 2526
Autriche 693 1514 2365 2393 2414 2442
Tunisie 398 2131 2431 2433 2435 2437
Suède 861 1498 2197 2275 2313 2331
Estonie 180 1459 2159 2203 2224 2243
Uruguay 55 1767 2163 2176 2179 2180
Québec 958 1379 2084 2116 2132 2155
Serbie 373 1467 2025 2046 2060 2077
Allemagne 410 1340 1925 1975 2004 2038
Équateur 790 1867 1984 1984 1988 1988
Panama 1493 1682 1926 1933 1935 1937
Bolivie 780 1652 1859 1864 1865 1866
Costa Rica 427 1424 1751 1767 1781 1796
Hong Kong 20 28 1561 1757 1770 1772
Irlande 453 1178 1652 1686 1719 1746
Afrique du Sud 484 1509 1688 1689 1689 1689
Iran 655 1538 1682 1683 1684 1688
Suisse 882 1404 1638 1647 1647 1647
Finlande 108 314 1428 1555 1601 1630
Liban 240 1348 1608 1614 1620 1626
Namibie 80 1397 1550 1552 1553 1553
Danemark 256 564 1328 1397 1417 1438
Jordanie 376 1010 1371 1371 1371 1371
Pays-Bas 672 1219 1336 1336 1336 1336
Israël 365 957 1291 1307 1318 1329
Albanie 411 1120 1254 1254 1255 1257
Eswatini 185 1110 1200 1200 1201 1203
Turquie 248 584 1186 1186 1186 1186
Jamaïque 101 831 1159 1167 1172 1182
RoC* 256 639 1082 1119 1143 1154
             
Taïwan 0,3 35,6 639 685 752 796
Corée du Sud 17,9 110 628 653 662 668
Japon 27,4 146 458 545 577 589
Vietnam 0,4 331 436 436 436 436
Singapour 4,9 140 288 290 290 290
Chine 3,2 3,2 3,6 58,1 60,4 ?

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Pour juger de l’évolution de la dangerosité de la pandémie, nous avons regroupé les pays ci-dessus par catégories basées sur le nombre de morts par million d’habitants (MPM) survenus au cours de chacun des cinq derniers mois :

Catégories Nov’22 Déc’22 Jan’23 Fév’23 Mars’23
• entre 0 et 10 MPM 28 pays 34 pays 30 pays 40 pays 35 pays
• entre 11 et 20 MPM 15 pays 6 pays 9 pays 15 pays 18 pays
• entre 21 et 30 MPM 6 pays 8 pays 10 pays 7 pays 11 pays
• entre 31 et 40 MPM 12 pays 10 pays 7 pays 3 pays 1 pays
• entre 41 et 50 MPM 4 pays 5 pays 4 pays 2 pays 2 pays
• entre 51 et 60 MPM 2 pays 2 pays 2 pays aucun aucun
• plus de 60 MPM 5 pays 5 pays 8 pays 1 pays aucun

De novembre 2022 à janvier 2023, respectivement 60 %, 57 % et 56 % des pays ci-dessus avaient enregistré vingt morts ou moins par million d’habitants; en mars 2023, cette proportion avait grimpé à 79 %.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Suivez l’évolution de la pandémie de COVID-19

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Beaubien d’Outremont en jaune

Publié le 1 avril 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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Les fins de semaine, il m’arrive de prendre une de mes vieilles photos et de la transformer sous Photoshop sans but précis.

Au départ, c’était un exemple d’infrarouge Rose rétro. Et c’est devenu la photo ensoleillée d’un monde irréel.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2*. Balance des blancs automatique. Post-traitement important sous Photoshop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mes semis précoces

Publié le 31 mars 2023 | Temps de lecture : 1 minute



 
La tradition veut qu’on procède aux semis de tomate à la Saint-Joseph, soit le 19 mars.

Mais en raison du réchauffement climatique, j’ai procédé aux miens deux semaines plus tôt.

Cette année, j’ai presque totalement renoncé à ces variétés rares et gouteuses dont la culture s’est avérée trop capricieuse pour mes modestes talents d’horticulteur.

J’ai plutôt planté des graines de tomates obtenues à partir de tomates cerises achetées à l’épicerie et dont j’ai aimé le gout.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Oui aux changements de régime à l’Étranger : non à l’ingérence étrangère au Canada

Publié le 30 mars 2023 | Temps de lecture : 4 minutes

Le Canada souhaite un changement de régime en Russie

Le 26 mars 2022, à l’occasion d’un discours en Pologne, le président américain a déclaré que Vladimir Poutine ne pouvait pas moralement demeurer au pouvoir en Russie.

Aussitôt, le secrétaire d’État américain s’est empressé de rectifier le tir et de préciser que le président américain ne voulait pas réellement dire qu’il souhaitait le renversement du régime de Poutine.

Ce qui n’a pas empêché le sénateur républicain Lindsey Graham, sur les ondes de Fox News d’en appeler à l’assassinat du président russe. Une opinion partagée par plusieurs de ses collègues au Congrès.

Ceci étant dit, cela n’est pas la position ni officielle ni officieuse de Washington. La raison est très simple; personne ne possède la certitude que le successeur de Vladimir Poutine serait plus ‘acceptable’ du point de vue américain.

Or un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Indépendamment de tout le mal qu’on en dit en Occident, Vladimir Poutine est un chef d’État froid et calculateur, totalement dépourvu d’impulsivité. Ceux qui le croient imprévisible ne connaissent rien au personnage.

Il y a quelques jours, la ministre des Affaires étrangères du Canada s’est réjouie publiquement à l’idée que les sanctions économiques occidentales contre la Russie puissent entrainer un changement de régime dans ce pays.

Ce qui a soulevé une vive réaction à Moscou.

L’indignation face à l’ingérence étrangère dans les affaires internes du Canada

À juste titre, notre pays condamne l’ingérence étrangère dans ses affaires internes.

Évidemment, on n’ose pas condamner le financement du Convoi de la liberté par la Droite américaine.

Mais on s’objecte aux tentatives de manipulation de l’opinion publique canadienne par des cyber-usines de trolls installées en Russie.

De la même manière, la Gendarmerie royale canadienne soupçonne le Service à la famille chinoise du Grand Montréal et le Centre Sino-Québec de la Rive-Sud d’être des antennes chinoises qui inciteraient des Sino-Canadiens à voter conformément à des directives émises par Beijing.

Dernièrement, la chaine de nouvelles Global News accusait la Chine d’avoir favorisé en 2019 l’élection du député libéral Han Dong (né à Shanghai).

Conformément au néoMaccarthysme hystérique qui s’est emparé de l’Occident depuis l’invasion russe en Ukraine, Global News accuse même le député d’avoir incité la Chine à prolonger l’emprisonnement de deux citoyens canadiens dans ce pays.

Comment peut-on croire sérieusement qu’un simple député canadien ait quelque influence que ce soit sur Xi Jinping ?

Conclusion

La Chine se mêle de politique intérieure canadienne par des moyens parfaitement légaux en vertu du Droit international et qui sont couramment utilisés par d’autres pays, dont les États-Unis et la Turquie.

Évidemment, les États-Unis ne menacent pas leurs propres ressortissants à l’Étranger, mais la Turquie le fait.

La condamnation par le Canada d’irritants qui sont inhérants à la démocratie — et qui, concrètement, ont eu peu d’effets sur l’issue du scrutin — est bien hypocrite puisque notre pays souhaite par ailleurs un changement de régime en Russie en aggravant une guerre que le Canada a rendu inévitable en soutenant l’expansionnisme toxique de l’Otan.

Si le Canada veut qu’on évite de se mêler de ses affaires internes, il doit donner l’exemple.

Références :
Allégations d’ingérence chinoise : le député Han Dong quitte le caucus libéral
Barack Obama invite les Canadiens à appuyer Justin Trudeau
Le « convoi de la liberté » avait réussi à recueillir 24 millions
Les cyber-adorateurs
Les «postes de police» chinois se sont ingérés dans des campagnes électorales
Les «postes de police» chinois se sont ingérés dans des campagnes électorales
Le terrorisme judiciaire d’Erdoğan
L’expansionnisme toxique de l’Otan
Maccarthysme
Millions in foreign funds spent in 2015 federal election to defeat Harper government, report alleges
Moscou outré par les commentaires de la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly
Québec coupe les vivres à un présumé poste de police chinois
Regime Change in Russia?
Ukraine: No Russia regime change plans, says Blinken
Why Regime Change in Russia Might Not Be a Good Idea

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les villes aux meilleurs transports en commun

Publié le 28 mars 2023 | Temps de lecture : 1 minute

Compléments de lecture :
Le transport en commun finlandais : le matériel roulant
Le transport en commun finlandais : les titres de transport
Caténaires : Helsinki vs Montréal

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| Transport en commun, Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Caténaires : Helsinki vs Montréal

Publié le 26 mars 2023 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Caténaire est un mot féminin qui désigne un système de suspension des fils d’alimentation électrique des trains ou des tramways.

À Helsinki



 
À Helsinki, ce système comprend des mâts (ou poteaux) en treillis métallique qui se font face de chaque côté de la voie et qui sont reliés par une console (ou poutre transversale) également en treillis métallique.


 
Au-dessus de chaque ligne ferroviaire, un support à caténaire est fixé sous la console. Dans sa partie inférieure, celui-ci supporte le câble d’alimentation. Celui-ci est suspendu aux câbles porteurs par le biais de courts câbles verticaux appelés pendules.

De longueur variable, les pendules compensent partiellement la courbure des câbles porteurs afin de maintenir le câble d’alimentation à une distance relativement fixe de la voie ferrée.


 
À la gare Centrale d’Helsinki, les supports à caténaire sont fixés directement sur les mâts. Ce qui fait qu’aucune console n’enjambe les voies.

Petite parenthèse : en France


Si on utilise Google Earth pour obtenir une vue à vol d’oiseau du réseau de trains de banlieue de la région parisienne, on peut mesurer que la distance entre les consoles (et donc entre les mâts) est supérieure à cinquante mètres.

À Montréal


 
À Montréal, on a décidé de ne pas recourir à des consoles; les supports à caténaire sont fixés directement aux mâts.

Or les consoles servent non seulement à suspendre les supports à caténaires, ils servent également à solidifier les mâts.

Sans les avantages de cette solidification, il faut alors utiliser des mâts plus massifs et conséquemment, plus visibles.

Ceci étant dit, est-ce que les caténaires montréalaises ont une empreinte visuelle plus importante que celles d’Helsinki ? Cela est une question d’appréciation personnelle.

Toutefois, ce qui fait toute la différence est l’espacement entre les mâts des caténaires.


 
En plus, pour des raisons obscures, on a décidé d’espacer les mâts montréalais d’approximativement 25 mètres, comparativement à 62 mètres à Helsinki.

Pour une même distance, il faut donc 2,5 fois plus de mâts à Montréal qu’à Helsinki.


 
Par endroits, le Réseau express métropolitain (REM) de Montréal utilise une véritable haie de mâts. On se demande pourquoi il en faut tant.

Le climat

Mais peut-être est-ce nécessaire en raison de notre climat.

La latitude d’Helsinki est la moyenne entre Montréal et le Pôle Nord. En d’autres mots, sa latitude se compare à celle de la baie James.

Toutefois, le climat de la capitale finlandaise n’est pas aussi rigoureux qu’on pourrait le penser. Cette ville est un port qui donne sur le golfe de Finlande. Or cette immense masse d’eau lui sert de tampon thermique.

Ce qui fait que son climat se compare à celui de Montréal.

Le réseau ferroviaire électrique de la Finlande débute à Helsinki (au sud) et monte vers des régions encore plus nordiques du pays où des peuples nomades font l’élevage de hardes de caribous.

En somme, ce qui est faisable en Finlande est faisable au Québec.

La panne d’idées

Pour concevoir le REM montréalais, ses concepteurs prétendent s’être inspirés de nombreux exemples à travers le monde.

Mais à part le SkyTrain de Vancouver et quelques exemples de stations ou d’abris de style extravagant, il ne semble pas qu’on ait été plus loin qu’une recherche sur Google.

Conclusion

C’est le gouvernement libéral de Philippe Couillard qui a fait de la Caisse de dépôt et placement du Québec le maitre d’œuvre du REM.

Or ses dirigeants sont des gestionnaires de capitaux qui voyagent habituellement dans des berlines de luxe ou en avion. Du coup, ces gens ne connaissent pas grand-chose du transport en commun et encore moins de l’urbanisme de Montréal.

Il a fallu attendre l’avancement des travaux pour découvrir la laideur du système d’alimentation électrique qu’ils ont choisi pour le REM.

À la suite des nombreuses critiques à ce sujet, ils ont promis d’y remédier.

Mais au lieu de nous montrer côte à côte des prototypes grandeur nature des anciens et des nouveaux caténaires et de leurs mâts, les responsables du projet n’ont dévoilé qu’une ‘représentation artistique’ du REM vu de loin dans un paysage urbain idéalisé.

Le silence dont s’entoure le REM n’inspire pas confiance.

La seule manière d’éviter les mauvaises surprises, c’est de militer pour que la partie du REM à compléter soit souterraine.

Référence : REM : pas tout à fait comme sur la photo

Compléments de lecture :
L’indice Québec 30 et la CDPQ
REM de l’Est : à moitié redondant, éphémère et laid

Postscriptum du 4 avril 2023 : Dans une réponse écrite obtenue après la publication de ce texte, L’équipe du REM nous a déclaré qu’il n’y a pas de distance fixe entre les mâts des caténaires montréalais; tout dépend de la géométrie de la voie. On peut présumer que ces mâts sont plus rapprochés dans les courbes. Toutefois, précise-t-on, l’espacement typique serait d’environ quarante mètres.

Ce dont je doute beaucoup, à l’examen des photos ci-dessus.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’auto-toilettage du chien

Publié le 25 mars 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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7 commentaires

| Fait divers, Vidéos | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel