Un dix-huitième piéton mort à Montréal en 2022

13 décembre 2022
Funérailles de Mariia Legenkovska, le 21 décembre

Introduction

C’est une fillette de sept ans qui est morte de matin, happée par un automobiliste qui a pris la fuite. Membre d’une famille de réfugiés ukrainiens, cette fillette se rendait à l’école accompagnée de son frère et de sa sœur.

Le chauffard s’est rendu à la police en soirée. Précisons que son délit de fuite était difficile à cacher puisqu’au moins une autre personne était à bord de son véhicule au moment de la collision.

L’administration Plante et les piétons

En 2022, dix-huit piétons ont été heurtés mortellement par des automobilistes. À cela s’ajoutent les piétons blessés; 22 gravement et 395 légèrement.

Et c’est sans compter ceux qui ont failli se faire frapper et dont le nombre n’est pas comptabilisé.

La cause est simple; il y a trop de voitures dans nos rues. Le problème n’est pas limité au quartier où cette fillette s’est fait heurter; le problème est généralisé dans presque tous les arrondissements de Montréal.

Pour pallier ce problème, l’administration Plante agite comme une muléta le programme Vision Zéro qui promet que plus aucun piéton ne sera mortellement blessé à Montréal en 2040. Pourquoi 2040 ? Parce que c’est cette année-là que tombe la semaine des trois jeudis.

Critiquée pour son inaction à protéger la vie des piétons, l’administration municipale dévoilait en novembre 2019 les moyens qu’elle entendait mettre en œuvre pour corriger la situation.

On devait dépenser 58,5 millions sur trois ans à l’achat de feux de circulation pour piétons. Trois ans plus tard, la pandémie, la pénurie de personnel et les excuses habituelles expliquent que ces feux brillent… par leur absence.

De plus, toujours en 2019, on devait saupoudrer ici et là des poussières de secondes pour accorder aux piétons plus de temps pour traverser les rues à proximité des écoles, des CHSLD, des hôpitaux et des centres communautaires.

Plutôt que de mettre à la poubelle tous ces feux de circulation qui doivent être programmés à la main, il était prévu de prendre huit ans (sic) à reprogrammer une partie des vieux feux de circulation de la ville.

Puisqu’il s’est écoulé trois des huit années nécessaires à cette réformette, où en est-on rendu ? Eh bien, à cause de la pandémie, et de la pénurie de personnel, euh…


 
Quand Patrice Roy, au Téléjournal de Radio-Canada, demande à la nouvelle responsable du transport et de la mobilité pourquoi on n’a pas mis un dos-d’âne à l’intersection où la fillette est morte ce matin — une intersection renommée pour sa dangerosité — celle-ci répond :

« Quand on met des dos-d’âne, il ne faut pas générer plus de problèmes qu’on en règle. Donc, il y a quand même des évaluations qui doivent être faites avant de déployer des dos-d’âne.»

Vraiment ? C’est quoi les problèmes plus graves que la mort d’un être humain ?

Et puisque cela fait des années que cette intersection est connue pour sa dangerosité, a-t-on fait les évaluations nécessaires en vue d’y ajouter un dos-d’âne ? Si oui, qui les a faites, ces évaluations, et à quelle conclusion est-on arrivé ?

Euh…

Le jour où la ville de Montréal nommera un piéton plutôt qu’une riche automobiliste à titre de responsable du transport et de la mobilité, on aura un début de sérieux dans les politiques municipales à notre sujet.

Références :
Ces automobilistes pressés
La crise des piétons tués durera huit ans
La fillette victime d’un délit de fuite près d’une école à Montréal est décédée
L’excès de voitures dans nos rues

Parus depuis :
Fillette happée à Montréal : « Ça fait des années qu’on dit que c’est dangereux » (2022-12-14)
« Elle ne pourra jamais grandir » (2022-12-14)
Délit de fuite dans Ville-Marie – « Il va y en avoir un autre » (2022-12-14)
Chute importante des contraventions liées à la sécurité routière (2022-12-15)
Zones scolaires, zones dangereuses (2022-12-23)

Complément de lecture : Le 19e mort

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La sale vie d’Amou Haji

25 octobre 2022

Kahrar-e Dejgah est un village d’une centaine d’habitants situé dans la partie ouest de l’Iran. C’est là que vivait l’ermite Amou Haji, âgé de 94 ans.

Couvert de suie, il était reconnu pour être l’homme le plus sale au monde. En effet, depuis plus de soixante ans, M. Haji ne s’était pas lavé.

Les gens de son village présumaient qu’un traumatisme subi à l’enfance expliquerait son aversion de l’eau savonneuse.

Toutefois, il y a quelques mois, M. Haji s’était ‘finalement’ laissé convaincre de se laver.

Finalement en effet puisque l’agence de nouvelles Irna rapporte son décès, survenu dimanche dernier.

Références :
Kahrar-e Dejgah
‘World’s dirtiest man’ dies in Iran at 94 a few months after first wash

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un commerce macabre

27 septembre 2022

Établie dans la ville de Montrose, la Sunset Mesa Funeral Foundation était la maison funéraire la moins chère du Colorado.

Le mystère entourant ses prix imbattables a été révélé en juillet dernier alors la propriétaire a plaidé coupable à l’accusation d’avoir — à l’insu des familles — vendu de 2010 à 2018 des centaines de morceaux de cadavre à des entreprises ou à des maisons d’enseignement.

Par exemple, des os étaient vendus à un fabricant de poudre d’os cadavérique (utilisée en dentisterie), tout en certifiant le consentement de la famille alors que cela n’était pas le cas.

D’anciens employés ont confié à l’agence Reuters qu’on y prélevait les dents en or avant de coudre les lèvres du défunt.

De plus, la propriétaire du salon mortuaire opérait un service de don d’organes.

En bonne partie enveloppée dans la bière soyeuse de son cercueil, qui sait qu’il manque une jambe ou un rein à la personne auprès de laquelle la famille se recueille ?

D’autres fois, une incinération facturée au prix minimal de mille dollars n’avait pas lieu et la famille concernée recevait une urne funéraire remplie de cendres recueillies ici et là.

Référence : Colorado funeral home owner accused of stealing body parts pleads guilty

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand l’État analyse la pureté de votre drogue

28 août 2022
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Plus tôt ce mois-ci au festival Osheaga (qui se tient au parc Jean-Drapeau), une nouvelle a fait beaucoup de bruit; un laboratoire mobile y a testé gratuitement la drogue apportée par les festivaliers ou achetée clandestinement sur place.

L’idée est inspirée de ce qu’on a fait dans la capitale australienne en 2018 et 2019, lors du festival Canberra Groovin the Moo.

Le succès de ces deux initiatives a convaincu le gouvernement australien de créer un projet-pilote de six mois au cours duquel les utilisateurs de drogue peuvent actuellement venir faire analyser gratuitement un échantillon de ce qu’ils consomment.

Dès le premier mois d’opération, on a trouvé que la majorité des échantillons soumis étaient frelatés. La plupart les personnes concernées ont décidé de la jeter.

Dans le cas de la cocaïne, 40 % des échantillons n’en contenaient pas du tout.

Dans l’ensemble des échantillons de cette drogue, le taux de pureté avoisinait 27 %. Le reste était constitué de talc, de lactose, de diméthylsulfone (une substance inerte), etc.

Quant à elle, la pureté de l’héroïne variait de 31 % à 63 %.

Par contre, on avait plus de chance avec l’Ecstasy, dont 65 % des comprimés contenaient effectivement cette drogue.

Les critiques d’une telle initiative font valoir que ce n’est pas le rôle de l’État d’aider les drogués à trouver les meilleurs revendeurs.

Cela n’est pas le but.

Dans une perspective de réduction des méfaits, le gouvernement australien estime qu’utiliser des drogues frelatées est plus néfaste pour la santé que d’utiliser une drogue de qualité pharmaceutique.

Voilà pourquoi on estime qu’une telle clinique est de nature à prévenir des frais beaucoup plus importants au système de Santé.

Références :
Analyse des substances des festivaliers: une drogue sur dix à risque à Osheaga
Australia’s first government-backed pill testing clinic finds 40% of ‘cocaine’ contained no coke
CanTEST Health & Drug Checking

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bannissement de la salade russe

30 juin 2022
Salade russe (accompagnée de saumon)

En marge du sommet de l’Otan qui se termine aujourd’hui à Madrid, certains diplomates ont remarqué que plusieurs restaurants madrilènes offrent au menu de la ‘salade russe’ (ensaladilla Rusa en espagnol).

Ce mets porte différents noms selon les pays. On l’appelle ‘salade Olivier’ en Russie, en Asie Centrale, en Iran et aux États-Unis.

En gros, c’est une macédoine de légumes et de morceaux de viande coupés en dés, accompagnée d’œufs cuits durs, le tout lié par de la mayonnaise. Mais sa composition exacte varie considérablement.

Cette salade a été créée dans les années 1860 par le chef belge Lucien Olivier qui, à l’époque, œuvrait pour le restaurant moscovite L’Ermitage. Cet établissement devait fermer ses portes en 1905.

Sa composition exacte était conservée jalousement; c’est le chef Olivier lui-même qui, seul dans une pièce adjacente à la cuisine, préparait secrètement la mayonnaise. Jamais son secret n’a été éventé.

Toutes les recettes existantes sont donc des reconstitutions plus ou moins fidèles de l’original.

Salade Olivier au poulet et aux écrevisses

De nos jours, en Russie même, les grands restaurants n’ont pas hésité à moderniser ce mets de l’époque tsariste. Comme l’a fait le café Pouchkine de Moscou (photo ci-dessus).

Mais revenons à Madrid.

À l’époque de la guerre civile espagnole (1936-9) — qui opposait les troupes de Franco soutenus par l’Allemagne nazie aux forces républicaines soutenues notamment par la Russie — on l’avait renommée ‘salade nationale’ afin d’éviter de faire référence à ce pays.

Depuis, peu à peu, ce mets avait retrouvé le nom qu’il portait autrefois en Espagne, soit ‘salade russe’.

Toutefois, dès la fin du mois de février dernier — donc bien avant le sommet de l’Otan — certains restaurants avaient commencé à modifier leur menu de manière à l’offrir sous le nom de ‘salade Kiev’ ou de ‘salade ukrainienne’.

Références :
‘I’m a little surprised’: Nato summit venue in Madrid serves ‘Russian salad’
Salade russe

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le fruit défendu

21 juin 2022


 
En janvier 2028, neuf mois avant la légalisation du cannabis au Canada, deux policiers torontois ont effectué une descente dans une boutique qui vendait illégalement du cannabis et des produits dérivés.

Puisque l’inventaire de la marchandise saisie se fait devant témoins à l’arrivée au poste de police, le policer Vittorio Dominelli en a profité pour subtiliser trois tablettes de chocolat au THC en cours de route et ce, avec la complicité de sa partenaire, la policière Jamie Young.

Mais vers 23h ce soir-là, les deux patrouilleurs étaient assignés à la surveillance d’un bar. Or quoi de plus ennuyant que de rester là, assis dans une autopatrouille, à faire de la surveillance à distance alors qu’il ne se passe rien.

C’est alors qu’ils ont eu l’idée de gouter — de gouter juste un peu — à une des tablettes de chocolat subtilisées.

Mais cinq minutes plus tard, on ne percevait strictement aucun effet. Même près dix minutes, c’était pareil. Or l’odeur du chocolat déballé répandait ses effluves dans la voiture dont les fenêtres étaient fermées en raison de la saison froide.

Puisque ce chocolat ne donnait pas grand-chose, on pouvait donc se permettre d’en prendre un peu plus.

De fil en aiguille, toujours sans avoir ressenti le moindre effet, on finit par manger toute la tablette.

C’est seulement rendu à la fin qu’on perçut un tout petit étourdissement et un engourdissement général très plaisant. Jusque là, le seul regret, c’était de ne pas avoir eu à leur disposition un verre de lait.

Contrairement au cannabis fumé, le début d’action du cannabis administré par voie orale est d’une à deux heures. En fait, on peut noter un début d’effet dès 45 minutes, mais cela est improbable avec une tablette de chocolat au THC puisque le gras du chocolat retarde la vidange gastrique, donc le début de l’effet.

Les policiers s’amusèrent de la monotonie des messages qu’ils entendaient sur les ondes de la radio policière. L’imitation du policier Dominelli fit rire aux larmes sa collègue Young.

Mais bientôt on jugea la radio agressante et on décida de la fermer.

Peu à peu, dans le silence de leur voiture, l’effet paranoïaque du THC grandissait.

Vers 1h du matin, lorsqu’ils furent pris d’hallucinations, ce fut le signal qu’ils avaient besoin d’aide.

Après avoir essayé de faire du jogging afin de faire passer l’effet, le patrouilleur Dominelli revint aussitôt à l’autopatrouille lancer un appel de détresse, croyant mourir, effrayé par la tachycardie (rythme cardiaque très rapide) et la bouche sèche qu’il ressentait. Ce qui est normal lorsqu’on accomplit un exercice violent alors qu’on est intoxiqué par le cannabis.

Les deux patrouilleurs furent transportés à l’hôpital.

Mais comble de malheur, une des agents venus les aider glisse, tombe sur la glace et subit une commotion cérébrale. Elle devient le troisième agent à être admis à l’urgence.

La version du malaise-on-sait-pas-pourquoi ayant été démenti par le rapport médical, la policière Jamie Young a plaidé coupable à l’accusation criminelle de tentative d’entrave à la justice et a démissionné en 2018 du service de Police de Toronto.

Toutefois, à la suite du témoignage de Mme Young, la poursuite a retiré les accusations criminelles portées contre elle, estimant que le véritable coupable dans cette affaire, c’est le policier Dominelli, seul responsable du vol des barres de chocolat au THC et de la destruction partielle de la preuve en la dévorant.

Qualifié d’imbécile complet par la juge Mary Misener, l’accusé — qui a également démissionné du service de Police — a été condamné en novembre 2018 à une peine de prison avec sursis de neuf mois à purger dans la communauté.

Références :
Judge calls Toronto cop who ate cannabis chocolate on duty a ‘complete idiot’
Une policière de Toronto plaide coupable d’une accusation de conduite déshonorante
Un policier qui a mangé des barres de chocolat au pot condamné à une peine de 9 mois avec sursis

Complément de lecture : Le cannabis récréatif

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La contrebande de mon père

21 avril 2022

Les quotas

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, le sucre — comme beaucoup de denrées importées — était l’objet de quotas.

À l’époque, le sucre était produit dans les Caraïbes, plus précisément à Cuba, à Haïti et en République dominicaine. Les bateaux en provenance de ces pays déchargeaient leur cargaison dans les ports des provinces maritimes et du Québec.

Puisque la Voie maritime du Saint-Laurent n’avait pas été construite, aucun navire ne pouvait aller plus loin que Montréal.

Dès le déchargement, les douaniers canadiens répartissaient les arrivages en fonction des quotas provinciaux établis par Ottawa.

Dans le but de favoriser les confiseries et les chocolateries ontariennes, Ottawa avait fixé des quotas généreux pour l’Ontario et des quotas très stricts pour le Québec.

Si bien que les entreprises qui fabriquaient des friandises et des desserts au Québec étaient incapables de répondre à la demande et perdaient leur clientèle au profit des entreprises ontariennes.

Par contre, certaines petites confiseries ontariennes avaient tellement de sucre qu’elles n’arrivaient pas à l’utiliser complètement.

Elzéar Martel & Cie

Au début du XXe siècle, mon grand-père avait fondé à Joliette une confiserie sous son nom.

À l’époque, les grandes banques à charte fédérale faisaient du prêt hypothécaire mais n’accordaient presque jamais de prêts à des entreprises appartenant à des Québécois francophones, présumés mauvais en affaires.

La carrière d’entrepreneur de mon grand-père avait été rendue possible grâce à un prêt des Caisses populaires Desjardins, les seules à financer les petits commerces québécois.

Moule en caoutchouc pour les chocolats d’Elzéar Martel

Au fil des années, la confiserie familiale en était venue à approvisionner en sucreries toutes les épiceries de la région.

Toutefois, à l’arrivée de la guerre, elle fut frappée durement par les restrictions liées à l’approvisionnement en sucre.

La solidarité des Canayens

Mon père était le gérant de la confiserie de son père à lui (donc de mon grand-père paternel). Or papa s’était lié d’amitié avec un confiseur francoOntarien qui était incapable d’écouler tout le sucre auquel il avait droit.

Périodiquement, mon père se rendait donc dans le Nord-est ontarien — où était situé son ami — afin d’y faire ses provisions de sucre.

Le plus court chemin était de longer la rivière des Outaouais du côté québécois et de traverser en Ontario en franchissant le pont qui relie Hull à Ottawa.

Mais ce pont était sous surveillance militaire.

Cette surveillance servait non seulement à protéger le parlement canadien de commandos ennemis, mais surtout à empêcher des malfaiteurs pires qu’eux; ces contrebandiers sans scrupule qui contournaient les quotas établis par le fédéral pour le bien du pays…

Mon père partait donc au volant d’un camion non identifié et traversait le pont de nuit, de préférence lors d’une nouvelle lune.

Il arrivait chez son ami au milieu de la nuit, s’empressait de transborder la marchandise et revenait aussitôt au Québec puisque les militaires devenaient plus nombreux le jour, quand le pont était achalandé.

S’il s’était fait prendre, mon père et son complice auraient été passibles d’une peine d’emprisonnement pour s’être livrés à la contrebande.

Conclusion

Cette anecdote, vous ne la lirez pas dans les grands livres d’histoire.

Elle est typique de ces innombrables mesures discriminatoires dont le Québec est victime depuis plus de 150 ans et qui ne cesseront que le jour où nous assumerons notre propre destin.

Complément de lecture : Le colonialisme économique ‘canadian’

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


« L’Auto-collants »

16 avril 2022




 
Quand je l’ai aperçue de ma fenêtre, c’était clair; je devais absolument photographier cette Dodge exceptionnelle, patiemment décorée de milliers d’autocollants.

Comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/8000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La gifle de Will Smith à Chris Rock

28 mars 2022

Hier à la cérémonie de remise des Oscars, en réaction à une ‘plaisanterie’ de l’humoriste Chris Rock, l’acteur Will Smith est monté sur scène pour gifler violemment l’humoriste.

Ce dernier venait de faire une allusion déplacée au sujet de l’alopécie de la conjointe de l’acteur.

Puisqu’on ne choisit pas d’avoir des défauts anatomiques, ce n’est jamais une bonne idée de rire des défauts physiques des autres. Qu’on s’appelle Mike Ward ou Chris Rock, c’est pareil.

Quelques instants plus tard, en recevant l’Oscar du meilleur acteur masculin, Will Smith en profitait pour se justifier et expliquer, en larmes, que sa réaction a été dictée par l’amour et son désir de défendre sa conjointe.

De leur côté, les relationnistes de l’Académie des Oscars se sont empressés de publier un communiqué déclarant que l’institution ne tolère aucune forme de violence puisque cela est contraire à ses valeurs.

Ce qui est excellent. On présume donc que l’Académie se propose d’exclure de ses différentes catégories, tous les films de guerre, les westerns et les films de superhéros, pour se concentrer sur le 2 % de films américains qui restent…

En cherchant à comprendre l’accès de colère de Will Smith, je lis ce matin que l’acteur a grandi dans un milieu familial où régnait la violence.

J’en étais presque rendu à l’excuser quand je me suis posé la question : si Will Smith était ‘Blanc’, comment aurait réagi l’Amérique de le voir punir violemment un ‘Noir’ devant des millions de spectateurs à travers le monde ?

Devant le tribunal de l’opinion publique, jugerait-on recevable une défense basée sur une enfance marquée par la violence conjugale ou le trait de caractère hérité d’un ancêtre ‘Blanc’ qui avait l’habitude de battre ses esclaves ?

Sur les médias sociaux, certains saluent le courage du mâle alpha qui protège sa conjointe d’un autre mâle.

Personnellement, je trouve qu’un acteur oscarisé doit donner l’exemple et éviter de régler ses comptes publiquement comme le ferait un voyou de ruelle.

Complément de lecture : La gifle de Will Smith, entre masculinité toxique et impunité du vedettariat

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Peut-on parler d’un rapprochement entre la France et la Russie ?

8 février 2022


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Écrit par Jean-Pierre Martel


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