Publié le 3 avril 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Après six mois de vaccination, 58,0 % de la population israélienne a reçu au moins une dose du vaccin de Pfizer/BioNTech et 53,1 % des gens sont complètement vaccinés.
Chez les gens de plus de soixante ans, plus des huit dixièmes sont complètement immunisés. Si bien que ce groupe d’âge — qui, le mois dernier, représentait 72 % des admissions aux soins intensifs — n’en représente plus que 29 % (pour des raisons diverses).
Dans le graphique ci-dessus, la ligne bleue représente la moyenne quotidienne établie sur sept jours (afin d’atténuer les variations d’un jour à l’autre).
Le nombre de nouveaux décès chutait d’une moyenne quotidienne de soixante-deux le 26 janvier à huit hier, soit une réduction de 87,1 %.
Quant au nombre de nouveaux cas, la diminution est encore plus importante. Au début de cette année, on atteignait plus de dix-mille nouveaux cas quotidiens de Covid-19. Hier, on n’en comptait plus que 251, soit une réduction de 97,5 %.
Ces résultats auraient été encore meilleurs si le vaccin avait été recommandé aux enfants et aux adolescents.
Déjà, le fabricant possède des données qui prouvent la très grande efficacité de son vaccin chez les jeunes de douze à quinze ans.
Dès que les autorités sanitaires auront donné le feu vert à la vaccination dans ce groupe d’âge, le pays espère devenir le premier à atteindre l’immunité grégaire.
Publié le 2 avril 2021 | Temps de lecture : 7 minutes
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À 0:05, nous voyons le Théâtre national de Finlande, construit en 1902 d’après les plans de l’architecte Onni Tarjanne.
Viktor Jansson se servit de sa fille Tove comme modèle pour réaliser Convolvulus (à 0:09) en 1931. Le titre de la sculpture fait référence au Liseron des champs (Convolvulus arvensis).
Le Jardin botanique
Notre exploration d’Helsinki débute véritablement au Jardin botanique (de 0:11 à 0:29), situé à deux pas de la gare Centrale. On y accède par son côté nord, celui qui donne sur la baie de Kaisaniemi.
La moitié orientale du Jardin botanique est un agréable parc boisé où des Finlandais viennent fuir la chaleur.
Mais c’est dans la partie occidentale qu’on trouve les serres auxquelles on accède en acquittant un prix d’entrée de 7€. On y présente des plantes bien identifiées, regroupées selon le climat. Le tout est un peu encombré.
À l’extérieur sont aménagées des plantes-bandes de fleurs exposées au soleil.
Globalement, c’est une attraction touristique mineure de la ville.
Le musée de la maison du ‘Burgher’
Sur un promontoire à l’est du Jardin botanique, au 12 de la rue Kristianinkatu, on trouve le musée de la maison du ‘Burgher’. Ce titre est celui du directeur du Service de protection contre les incendies (de 0:37 à 0:51).
Le musée est aménagé dans une maison bourgeoise acquise en 1859 par Alexander Wicklom, alors responsable de ce service.
Les deux bâtiments qui font partie du musée sont les seules maisons anciennes en bois à Helsinki qui sont situées sur leur lieu d’origine. L’accès au musée et la visite guidée en anglais sont gratuits.
L’ameublement d’origine des deux maisons (partiellement conservée) a été complété par des meubles d’époque.
On y apprend que si les rues anciennes de la ville étaient si larges (pour l’époque), c’était afin de prévenir les incendies; les maisons étaient généralement en bois et les saunas familiaux étaient omniprésents. Cette distance permettait d’isoler un pâté de maisons des autres environnants.
De plus, ce qu’on voit dans le coin supérieur droit des photos à 0:43 et 0:49, ce ne sont pas des haltères, mais des miches trouées de pain de seigle.
On les fabriquait en lot et on les suspendait dans la cuisine pour les soustraire à la vermine et aux rongeurs. Évidemment, les derniers pains, devenus secs et durs, étaient consommés avec de l’eau pour les attendrir.
Très intéressant, ce musée est recommandé.
De 1:13 à 1:21, c’est un aperçu de la petite ile de Tervasaari (ile au Goudron) où, par temps ensoleillé, les citoyens de la ville aiment se prélasser.
Zoo de Korkeasaari
À 1:23, nous entreprenons le voyage en autobus vers l’ile de Korkeasaari. On y trouve le zoo municipal, créé en 1889. C’est un des plus anciens zoos au monde.
Pour nous y rendre, nous traversons la grande ile boisée de Mustikkamaa, où se trouvent, au nord, le Parc d’aventure Korkee (de 2:07 à 2:23) et, au sud, la plage de Mustikkamaa (de 2:29 à 2:35).
Autour de la Baie du zoo (de 2:37 à 3:43)
Immédiatement au nord du Jardin botanique se trouve la Baie du Zoo (Eläintarhanlahti). Ce nom vient d’un projet de zoo limitrophe qui ne s’est jamais réalisé.
Autour de cette baie ont été aménagées une piste cyclable et une marina. On y trouve (de 2:45 à 2:47) un édifice construit de 1906 à 1908 par l’Association des travailleurs d’Helsinki.
Dès le départ, un restaurant s’y trouvait sous le même nom de Juttutupa (le nom actuel). De nos jours, on peut encore y voir la ‘Table des révolutionnaires’ où Lénine se serait attablé.
De 3:17 à 3:19, il s’agit de la sculpture Maailmanrauha (Paix mondiale) d’Oleg Kirjuhin, créée en 1989. Don de la ville de Moscou, elle représente des gens provenant de cinq continents, levant les bras en signe de solidarité pour la paix mondiale.
À 3:41, à l’embouchure de la baie, on voit la sculpture Heijastuksia (Réflexion), créée en 1974 par Risto Salonen.
Le quartier de Kallio
Après un repas au buffet végétarien Silvoplee — phonétiquement apparenté à ‘S’il vous plait’ — où la nourriture est facturée au poids, nous voyons à 4:09 le Mémorial des femmes en temps de guerre (ou Sodanajan naisen muistomerkki), de la sculptrice Heikki Häiväoja (1996).
Cette sculpture rend hommage à celles qui ont contribué à leur manière à l’effort de guerre entre 1939 et 1945.
Une autre œuvre, cette fois de la sculptrice Miina Äkkijyrkkä, décore aussi le quartier.
De 4:23 à 4:37, nous voyons la bibliothèque de Kallio, construite en 1912.
De toutes les églises luthériennes de la ville, celle du quartier de Kallio, d’une capacité de 900 personnes, est probablement la plus belle (de 4:51 à 5:21).
Elle est située au sommet d’une colline étendue, haute d’une trentaine de mètres. Son clocher ajoute 64 mètres supplémentaires au-dessus du niveau de la mer.
Quotidiennement, à midi et 18h, son carillon joue un air composé spécialement pour lui par Jean Sibelius.
Alors que le style romantique national triomphait à Helsinki, ce temple fut achevé en 1912 selon les plans de Lars Sonck.
L’intérieur est d’un exquis raffinement, discrètement décoré de motifs floraux rehaussés de dorure. Ceux-ci sont réalisés au pochoir ou creusés dans la pierre.
On y trouve le parc d’attractions Linnanmäki, à l’intérieur duquel se trouve Sea World.
Helsinki possède une multitude d’espaces verts. Mais peu sont aménagés avec autant de soin que le parc à l’anglaise de Lenininpuisto (de 6:59 à 7:07). Créé en 1960-1961, le parc a été renommé en 1970 en l’honneur de Lénine pour marquer le centième anniversaire de sa naissance.
Le quartier de Vallila
Un peu au sud de la rue Strurenkatu et bordé par les rues Vallilantie au sud, Roineentie à l’est, et Vanajantie à l’ouest, on trouve un ensemble résidentiel dont l’histoire est étonnante.
Avant la création du quartier ouvrier d’Het Schip à Amsterdam, et avant Vienne la rouge, Helsinki a construit dans les années 1910 une minicité ouvrière modèle appelée Puu Vallila (de 7:09 à 7:29).
Sans posséder l’audace architecturale des cité-sœurs dont on vient de parler, Puu Valilla était constitué de maisons de bois qui tournaient le dos à la rue; l’entrée se fait généralement sur les côtés ou à l’arrière.
Plus spacieuses que les maisons qu’on construisait à l’époque pour les ouvriers, elles possèdent à l’arrière un jardin arboré parfois clôturé ou parfois accessible aux voisins. En somme, tout était conçu pour le plaisir de vivre de ses occupants.
Le quartier d’Hermanni
Le diaporama se termine (de 7:43 à 7:47) par un aperçu de l’Helsinki Distilling Company, réservé au moment de ma visite pour un évènement privé.
Détails techniques : Le diaporama présente 228 photos et trois clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (192 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (21 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (6 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (5 photo) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos).
Publié le 1 avril 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.
Dans ce tableau, l’évolution en 2020 est montrée tous les quatre mois alors que pour 2021, l’évolution est représentée mensuellement.
Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre de morts par million d’habitants
Pays
Avr.
Aout
Déc.
Jan.
Fév.
Mars
Avr.
Rép. Tchèque
4
36
63
1093
1529
1909
2479
Hongrie
2
62
516
1002
1304
1561
2177
Bosnie-Herzég.
1
100
833
1249
1445
1552
2044
Belgique
73
849
863
1681
1815
1899
1979
Slovénie
2
60
717
1312
1694
1854
1950
Bulgarie
1
56
583
1099
1322
1491
1927
Royaume-Uni
35
680
868
1089
1565
1805
1860
Macédoine du N.
6
237
860
1205
1376
1509
1829
Italie
206
581
933
1235
1471
1622
1819
Slovaquie
0
5
158
412
863
1331
1793
États-Unis
12
477
831
1074
1367
1586
1704
Portugal
18
170
449
685
1253
1607
1657
Espagne
194
608
973
1087
1263
1488
1615
Mexique
0
362
818
971
1222
1430
1567
Pérou
2
588
1087
1136
1239
1403
1561
Brésil
1
440
815
916
1055
1198
1523
France
53
464
819
991
1171
1328
1468
Croatie
1
35
455
968
1236
1354
1460
Pologne
1
46
465
766
984
1158
1419
Panama
7
335
709
935
1216
1341
1402
Lithuanie
3
30
192
588
1046
1199
1330
Suède
24
568
671
861
1144
1265
1330
Québec
4
669
834
958
1157
1214
1246
Moldavie
1
195
576
746
855
987
1242
Colombie
0
203
723
850
1060
1168
1240
Roumanie
5
124
601
826
960
1065
1237
Argentine
1
79
854
954
1062
1145
1229
Chili
1
498
804
868
965
1075
1213
Arménie
1
253
739
953
1040
1077
1191
Suisse
54
229
568
882
1087
1148
1189
Bolivie
1
255
763
780
882
989
1041
Autriche
16
80
368
693
861
948
1036
Lettonie
0
17
111
343
641
866
1023
Pays-Bas
68
359
550
672
817
908
965
Géorgie
0
4
327
634
802
884
950
Équateur
6
325
760
790
837
888
946
Irlande
15
357
417
453
667
868
945
Liban
2
10
167
240
462
697
924
Allemagne
10
110
207
410
696
845
920
Afrique du Sud
0
137
363
484
743
836
884
Grèce
5
20
242
469
561
629
786
Albanie
5
56
286
411
484
631
779
Ukraine
1
39
288
428
522
598
764
Tunisie
1
5
275
398
572
674
742
Iran
37
202
576
655
686
710
740
Estonie
4
48
93
180
324
451
684
Russie
0
96
277
394
504
592
680
Israël
3
57
313
365
524
626
676
Jordanie
1
1
273
376
422
460
675
Serbie
3
67
189
373
463
512
614
Paraguay
0
7
245
315
380
445
590
Costa Rica
0
30
339
427
514
546
577
Eswatini
0
37
104
185
492
558
571
Palestine
0
16
144
273
354
396
510
Honduras
1
135
293
315
361
415
459
RoC*
3
113
175
256
354
401
426
Japon
0,4
8,0
16,9
27,4
45,3
62,5
72,7
Corée du Sud
3,2
5,8
10,2
17,9
27,8
31,3
33,8
Hong Kong
0,5
4,5
14,5
19,7
24,3
26,7
27,3
Singapour
0,5
4,5
4,9
4,9
4,9
4,9
5,1
Chine
2,4
3,3
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
Taïwan
0,2
0,3
0,3
0,3
0,3
0,4
0,4
Vietnam
0,0
0,0
0,4
0,4
0,4
0,4
0,4
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En mars, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Europe Centrale et dans les Balkans, où le variant britannique continue de faire des ravages : en Hongrie (+616), en République Tchèque (+570), en Bosnie-Herzégovine (+492), en Slovaquie (+462) et en Bulgarie (+436).
Publié le 31 mars 2021 | Temps de lecture : 6 minutes
Le rôle des voyageurs internationaux
Il faudra attendre jusqu’à la deuxième moitié de mars de l’an dernier pour que le Canada décide officiellement de fermer ses frontières. Or c’est par le biais des voyageurs internationaux que la pandémie a contaminé le Québec.
Même après cette fermeture, la frontière canadienne est demeurée une passoire.
Les pays qui ont réussi leur lutte sanitaire — en Extrême-Orient et en Océanie — ont tous mis en quarantaine obligatoire les voyageurs qui entraient sur leur territoire.
Au Québec, on aurait pu compenser le laxisme fédéral par des barrages routiers qui auraient fait cela. On a préféré laisser faire et critiquer le fédéral.
Les conséquences de la myopie
Mais revenons au début de ce mois.
Lorsque le directeur de la Santé publique du Québec revient de ses vacances au Maroc, le 8 mars 2020, c’est la panique à Québec.
Depuis plusieurs jours, les pays ferment leurs frontières les uns après les autres. Comme si un grave danger les menaçait.
Pourtant, rien n’est prêt au Québec pour y faire face.
On s’était beaucoup énervé pour rien à l’occasion de la grippe aviaire au H1N1 en 2009, alors que le taux de mortalité avait finalement été assez semblable à celui d’une grippe ordinaire.
Plutôt que d’appliquer le principe de précaution, la Santé publique a parié que le Covid-19 serait comme le H1N1 de 2009. Voilà pourquoi, le 5 février 2021, cet organisme déclarait qu’il fallait plus craindre la grippe que le coronavirus.
Cette désinvolture aurait dû faire soupçonner au premier ministre que la lutte sanitaire contre le Covid-19 devait être confiée à d’autres dirigeants, plus perspicaces et ayant plus d’envergure que ceux hérités de l’époque libérale.
Le directeur de la Santé publique, le Dr Arruda, a fait carrière en tant que gestionnaire du réseau de la santé. C’est ainsi que la réforme Barrette a été mise en œuvre par une poignée de hauts fonctionnaires, dont lui à titre de sous-ministre ou de sous-ministre adjoint.
Pour ces gens-là, on ne dépense pas l’argent des contribuables pour rien. L’idée d’acheter de l’équipement de protection au cas où est complètement étrangère à leur manière de penser.
Donc quand l’iceberg de la Covid-19 frappe le Titanic québécois, on manque de canots de sauvetage.
Pour compenser cette insouciance, on décide alors de faire ce que tout bon gestionnaire fait en pareil cas; rationaliser. On décide de réserver l’équipement de protection à l’usage exclusif des médecins et des infirmières qui sont au front, c’est-à-dire dans les zones rouges de nos hôpitaux.
Protéger ces professionnels était une bonne décision. Mais protéger l’ensemble de la population était du devoir de la Santé publique.
Compte tenu de la pénurie sévère des équipements de protection, il était essentiel de conseiller à la population de porter un masque artisanal et de lui montrer comment en fabriquer un.
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Malheureusement, au contraire, on a choisi de déconseiller le port généralisé du masque. Selon les autorités sanitaires, le masque ne constituait pas un outil de protection efficace pour la population générale.
On invitait les personnes contagieuses à tousser dans leur coude et à jeter leurs mouchoirs — remarque : que fait-on normalement avec ses mouchoirs de papier, sinon les jeter — et on recommandait à tous l’hygiène des mains.
La décision la plus stupide fut d’interdire spécifiquement le port du masque aux travailleurs de la santé qui travaillaient hors des zones rouges des hôpitaux.
Le résultat a été que le quart de tous les Québécois qui ont attrapé le Covid-19 lors de la première vague étaient des travailleurs de la Santé. On a mis inutilement en danger la vie de ces gens-là; dix-huit d’entre eux en sont morts.
Et pour faire campagne contre le masque, la Santé publique du Québec a mis au point le ‘Grand sophisme’.
Le Grand sophisme
Un sophisme est un raisonnement faux, ayant l’apparence d’un raisonnement logique, fait dans le but de tromper.
Nous avons tous en mémoire l’argument central contre le port du masque utilisé par la Santé publique du Québec. Analysons cet argument en détail.
Précisons que le virus du Covid-19 ne traverse pas la peau, mais qu’il pénètre exclusivement à travers des muqueuses.
Selon le Dr Arruda, le masque donne un faux sentiment de sécurité. Il peut même être dangereux. En l’enlevant, si on touche à l’extérieur du masque, on peut se contaminer les doigts de virus. Et si on met un doigt contaminé dans le nez ou si on se frotte les yeux, on vient d’attraper le Covid-19 et ultimement, on peut en mourir.
C’est vrai.
Ce qu’oublie de dire le Dr Arruda, c’est que s’il y a des virus à la surface d’un masque, c’est que ce dernier a bien fait son travail; nous empêcher d’inhaler les virus et d’attraper le Covid-19.
En d’autres mots, ce que dit le Dr Arruda, c’est ceci : “ Vous savez, le masque qui vous a sauvé la vie, vous n’auriez pas dû le porter. Parce qu’en l’enlevant, vous auriez pu commettre trois imprudences successives; toucher l’extérieur du masque, ne pas vous laver les mains, et déposer le virus sur une muqueuse en vous mettant les doigts dans le nez.”
Cela est vrai. Mais si on commet toutes ces imprudences, on ne fait que mettre dans le nez une partie des virus qui s’y trouveraient déjà si on n’avait pas porté de masque.
En temps de guerre, il est imprudent pour un peuple de tirer dans le dos de ses généraux. Forts de ce principe, des centaines de journalistes, de chroniqueurs et d’éditorialistes ont abandonné tout esprit critique et ont choisi de répéter le Grand sophisme, contribuant ainsi à faire avaler cette couleuvre à la population.
Publié le 30 mars 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
La première génération de la téléphonie mobile (nommée 1G à postériori) débute avec la naissance du téléphone portable.
Les autres générations sont les suivantes :
• la 2G ajoutait le pouvoir d’échanger des textos,
• la 3G donnait accès à l’internet,
• la 4G augmentait la bande passante de manière à permettre la diffusion de vidéos en continu,
• la 5G promet d’être cent fois plus rapide que la 4G.
Pour apprécier la téléphonie 5G, il ne suffit pas d’utiliser un téléphone 5G; il faut également que l’opérateur de téléphonie possède l’équipement nécessaire.
Le chef mondial de la 5G est l’équipementier Wuawei. Pour acheminer les données massives de la 5G, la technologie de Wuawei nécessite un grand nombre de tours de relai du signal téléphonique afin de l’acheminer de manière fluide.
Après des investissements de l’ordre de 17,5 milliards$US depuis 2015, le réseau téléphonique chinois possède déjà la densité nécessaire à l’acheminement de quantités massives de données.
Par kilomètre carré, il y a 1,37 tour Wifi en territoire chinois. Aux États-Unis, il y en a 0,1 tour par km², soit treize fois moins.
Toutefois, les rivaux de Wuawei soutiennent avoir découvert le moyen de faire de la 5G sans avoir besoin d’autant de tours de retransmission.
Une semaine après le lancement officiel de la 5G dans la capitale française, l’édition dominicale du quotidien Le Monde publiait une petite étude comparative entre la 4G et la 5G à Paris et dans sa banlieue.
Résultat : que ce soit sur les médias sociaux (TikTok, Facebook ou Pinterest), les fournisseurs de vidéo sur demande (Netflix, YouTube, Arte ou Disney), les logiciels de messagerie ou la consultation sous Google Earth, la 5G n’était pas plus rapide que la 4G (à deux ou trois millisecondes près).
Et dans le cas des vidéos, la qualité de l’image était identique.
Toutefois, dans le cas précis du téléchargement des jeux tridimensionnels ou celui de longs métrages, la 5G a pris cinq fois moins de temps… dans 60 % des cas. Dans 20 % des cas, la 4G fut légèrement plus rapide.
Or depuis la naissance des diffuseurs de vidéos en continu, la nécessité de télécharger des films est disparue pour de nombreux cinéphiles.
À l’intérieur des bâtiments résidentiels, le signal 5G de l’opérateur téléphonique Orange pénètre mal. Plus on s’éloigne des fenêtres, des portes et des toits, plus le signal se perd.
La compagnie tient à préciser que son réseau est en phase d’optimisation.
En conclusion, pour la 5G, l’idéal est d’attendre.
Et cela tombe bien; pour protéger l’environnement, rien de tel que de moins consommer. On évitera donc de se procurer un nouveau téléphone à moins que cela réponde à une nécessité. Ce qui est rarement le cas.
Publié le 28 mars 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Avertissement : réclames bruyantes au début
Né le 14 juin 2003, António Casalinho est un jeune ballerin prodigieux.
Sa formation débute à huit ans, à l’Académie de danse Annarella Sanchez.
Située à Leiria (à 143 km au nord de Lisbonne), cette institution est dirigée par une expatriée cubaine qui a apporté avec elle la discipline extrêmement rigoureuse, la technique impeccable et le souci d’authenticité de l’école cubaine de ballet.
Ci-dessus, Casalinho interprète une ‘chorégraphie à concours’ qui lui a permis de remporter à 17 ans le premier prix au télé-crochet portugais A Batalha dos jurados (La Bataille des jurés).
Au bas du texte, on voit des extraits du premier acte du ballet Giselle d’Adolphe Adam.
L’histoire est simple. Dans cet acte, une jeune paysanne tombe amoureuse d’un noble de son âge dont elle ignore l’identité. Jaloux, un garde-chasse également épris d’elle lui révèle publiquement que son amoureux, le jeune duc de Silésie, est promis à la fille d’un autre duc. Dévastée, la jeune fille en perd la raison et s’effondre, morte.
Filmée il y a six mois, cette représentation semble être le spectacle de fin d’année du Conservatório Internacional de Ballet e Danca Annarella Sanchez.
En dépit d’une scène trop petite, du décor et des éclairages rudimentaires, il est intéressant de voir ce ballet interprété par des copains qui ont l’âge des rôles : l’extraordinaire Margarita Fernandes (15 ans) et António Casalinho (17 ans).
Publié le 27 mars 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
Ce qui est en cause derrière les accusations de racisme portées contre les Québécois, c’est la justification des politiques coloniales de l’État canadien.
Pendant des décennies, ces politiques ont consisté, entre autres, à subventionner outrageusement les institutions anglo-québécoises au nom de la défense des minorités… en oubliant que la plus importante minorité du Canada, c’est le peuple francoQuébécois.
En réalité, la ‘minorité’ anglophone du Québec n’est que l’annexe québécoise de la majorité canadienne.
Aux yeux de bien des citoyens de ce pays, l’extinction en cours du peuple francoQuébécois ne fera qu’éliminer un peuple sans intérêt qui vit paresseusement aux dépens de la péréquation canadienne.
Lorsqu’on veut déposséder un peuple ou le faire disparaitre, la première étape est de le diaboliser ou de susciter le mépris à son égard. C’est précisément pour cette raison que le concept de race a été développé au XIXe siècle.
C’est ainsi que selon de jeunes bourgeois blancs et anglophones de l’université McGill, nous sommes coupables de racisme lorsque nous prenons fait et cause en faveur des victimes du colonialisme anglo-saxon. Sous l’accusation d’appropriation culturelle, nos créateurs doivent se taire et laisser ces victimes se défendre elles-mêmes.
L’impérialisme anglo-saxon nous oblige même à partager des tabous culturels (le Blackface) dont les racines sont complètement étrangères à notre histoire. En somme, nous devons nous sentir coupables des politiques esclavagistes des autres.
À partir du titre d’un pamphlet anticolonial qui fait le parallèle entre le sort des ‘Noirs’ américains et le nôtre — N… blancs d’Amérique de Pierre Vallières — on suggère que l’ensemble de la littérature québécoise serait raciste alors que le mot en ‘N’ est omniprésent dans la littérature américaine et rare dans celle d’ici.
En raison de leur opposition à ce colonialisme, le FLQ et les indépendantistes québécois sont jugés ‘racistes’ comme sont jugés ‘terroristes’ les patriotes qui s’opposent par les armes à l’envahissement de leur pays par des soldats américains.
Quant aux paroles malheureuses prononcées il y a un quart de siècle par un premier ministre à moitié ivre un soir de défaite référendaire, disons-le une fois pour toutes; elles ne sont pas plus un exemple du racisme des Québécois que le reflet de ce qu’il était véritablement.
Fondamentalement, le Canada s’est construit sur la dépossession territoriale violente des peuples autochtones et leur génocide culturel dans des pensionnats autochtones.
De plus, le multiculturalisme actuel du Canada n’est rien d’autre que l’expression du tribalisme des sociétés anglo-saxonnes.
Pour oublier son racisme, l’ethnie dominante du Canada doit habiller le Québec des attributs du racisme anglo-saxon et, comme la poupée sacrificielle, la détruire pour se sentir soulagée de ses propres fautes.
Le dénigrement du Québec existe parce qu’il fait du bien à ceux qui le pratiquent. Et ce phénomène sera récurrent tant que le Québec ne sera pas devenu une province anglophone comme les autres.
Publié le 26 mars 2021 | Temps de lecture : 11 minutes
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Présentation du diaporama
D’une superficie de 1,17 km², le troisième arrondissement de Paris est peuplé de 36 000 personnes, soit 1,6% de la population parisienne.
Principalement résidentiel, cet arrondissement est à cheval sur deux anciens quartiers; le nord du Marais (appelé ainsi parce qu’il comportait une importante zone marécageuse) et le quartier des Templiers (où était construit l’enclos des Templiers).
On entame le diaporama par une visite du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (de 0:07 à 0:29).
Celui-ci est installé dans l’hôtel de Saint-Aignan. Cet édifice a été construit de 1644 à 1650 pour le surintendant des finances de Mazarin, avant d’être racheté en 1688 par Paul de Beavilliers, le duc de Saint-Aignan (d’où son nom).
On y présente l’histoire de la culture des Juifs d’Europe et du Maghreb du Moyen Âge jusqu’au XXe siècle. Sa collection d’objets religieux, de manuscrits et d’œuvres d’art promeut la contribution des Juifs dans le domaine de l’art.
À 0:21, on voit une soukka, c’est-à-dire une de ces cabanes construites spécifiquement pour la fête de Souccot (ou Soukkot).
À 0:29, il s’agit de la statue Hommage au capitaine Dreyfuss créée en 1986 par Louis Mitelberg (alias Tim).
De 0:31 à 0:33, on voit la porte fortifiée et les deux tourelles qui sont les seuls vestiges de l’hôtel que le connétable Olivier de Clisson s’est fait construire à la fin XIVe siècle. C’est le seul témoin de l’architecture privée de cette époque à Paris.
Agrandi, en partie détruit, puis remodelé, il deviendra successivement l’hôtel de Laval, l’hôtel de Guise et finalement, devenu méconnaissable à force de changements, l’hôtel de Soubise.
En 1700, le site avait été acquis par le lieutenant-général François de Rohan, prince de Soubise, dont l’épouse fut brièvement maitresse de Louis XIV en 1669.
La nouvelle façade de l’hôtel (à 0:49) et sa colonnade furent construites en 1705 par l’architecte-urbaniste Pierre-Alexis Delamair.
En 1732, Hercule Mériadec de Rohan-Soubise hérite l’hôtel de son père. Quatre ans plus tard, il entreprend de faire mettre au gout du jour (soit le style rocaille) les pièces d’apparat de l’hôtel, confiant à l’architecte Germain Boffrand le soin d’en faire le lieu le plus éblouissant de Paris.
Ce dernier fait appel aux meilleurs artistes de son temps; Lambert-Sigisbert Adam, François Boucher, Jean-Baptiste II Lemoine, Charles Natoire, Jean Restout, Charles Trémolières, et Carle Van Loo, entre autres.
Le résultat est une célébration de la sensualité et du plaisir.
Au fond de la cour qu’on voit à 2:03, le coin droit correspond à l’arrière de la porte fortifiée et les deux tourelles que nous avons vu précédemment.
De nos jours, l’hôtel est occupé par le musée des Archives nationales. On y présente des facsimilés de quelques-uns des plus importants documents de l’histoire de France.
À titre d’exemple, à 1:01, il s’agit de la lettrine du certificat en latin que le roi Charles V envoie à son frère Jean, duc de Berry, attestant qu’il lui fait présent en 1372 d’un fragment de la Vraie Croix (conservée à l’époque dans la Sainte-Chapelle de Paris).
L’hôtel Hérouet (à 2:07) fut construit entre 1499 et 1501. Très endommagé par des bombardements le 6 aout 1944, il a été reconstruit à peu près à l’identique à l’exception de la tourelle, seule survivante des dommages de la Seconde Guerre mondiale.
En 1611, Pierre d’Alméras achète un l’hôtel particulier qui porte aujourd’hui son nom (de 2:09 à 2:11). L’édifice avait été construit en 1583 pour Jean de Fourcy, trésorier du roi, par le plus grand architecte de l’époque, Louis Métezeau.
De 2:14 à 2:40, il s’agit du musée Coqnacq-Jay.
Ernest Cognacq et son épouse Marie-Louise Jay formèrent un couple de commerçants qui ouvrirent, peu avant 1870, un petit commerce de nouveautés, La Samaritaine, qui deviendra, au fil des années, un des plus grands magasins de Paris.
À la mort de son épouse en 1925, Ernest Cognacq, sans enfant, décida de léguer sa collection d’œuvres d’Art à la ville de Paris qui en fit, en 1929, un musée consacré à l’art du XVIIIe siècle.
En 1990, le musée déménagea à son site actuel (dans hôtel Donon, restauré pour l’accueillir).
À quelques pas se trouve le musée Carnavalet, consacré à l’histoire de Paris (de 2:41 à 4:53).
Il est installé dans deux hôtels particuliers adjacents : l’hôtel Carnavalet (construit de 1548 à 1560) et l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau (construit vers 1690). Très intéressant, ce musée accueille plus d’un million de visiteurs par année.
L’hôtel de Châtillon (à 4:55) fut construit à la fin du XVIe siècle pour Henri de Daillon, duc de Lude. La duchesse douairière de Châtillon en fut propriétaire de 1762 à 1781.
À l’arrière du musée Carnavalet, la ville a aménagé deux parcs. Créé en 1923, le square Georges-Caïn (de 4:57 à 4:59) honore la mémoire du peintre de ce nom qui fut également conservateur du musée entre 1897 et 1914.
L’autre est le square Léopold-Achille (de 5:01 à 5:09). Créé en 1913, il rend hommage à un ancien conseiller municipal. On y voit des statues rescapées de l’incendie qui ravagea l’Hôtel de ville de Paris en 1870, dont Pomone (à 5:09) d’un sculpteur inconnu, et une petite alcôve (de 5:03 à 5:07) contenant des vestiges de l’époque de François Ier.
À 5:17, il s’agit de la fontaine de Joyeuse, créée en 1687. Toutefois la statue féminine actuelle date de 1847.
De 5:25 à 5:27, voici la plus vieille maison de Paris, terminée en 1407.
Le rez-de-chaussée — aujourd’hui occupé par un restaurant — était originellement voué au commerce. Les étages hébergeaient gratuitement les nécessiteux à la condition qu’ils récitent matin et soir un Pater Noster et un Ave Maria aux noms du maitre du logis et de son épouse (alors décédée).
Sous la corniche, juste au-dessus des fenêtres, on peut lire l’inscription : « Nous homes et femes laboureurs demourans ou porche de ceste maison qui fut faite en l’an de grace mil quatre cens et sept somes tenus chascu en droit soy dire tous les jours une paternostre et 1 ave maria en priant Dieu que sa grace face pardon aus povres pescheurs trespasses Amen » (Note: j’ai mis en italiques la partie du texte qu’on peut lire sur la photo ci-dessus).
À 5:31, on voit la fontaine des Haudriettes, inaugurée en 1764. Au-dessus du bassin, un bas-relief de Pierre-Philippe Mognot représente une naïade vue de dos, allongée sur des roseaux et appuyée sur son urne.
Un des plus célèbres collecteurs de la taxe royale sur le sel fut Pierre Aubert, seigneur de Fontenay. Il semble que ce dernier ne remettait pas à l’État la totalité des sommes perçues. C’est pourquoi le superbe palais qu’il s’est fait construire à Paris entre 1656 et 1659 — qui abrite de nos jours le Musée Picasso — était surnommé l’Hôtel Salé.
C’est un aperçu de ce musée qu’on présente de 5:35 à 5:43.
À 5:45, voici la façade de l’église Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, érigée de 1826 à 1835 sur les plans de l’architecte Étienne-Hippolyte Godde. Attribuable au sculpteur Jean-Jacques Feuchères, le fronton triangulaire est décoré d’une allégorie de l’Espérance, de la Foi et de la Charité (de gauche à droite).
Quant aux deux statues nichées dans la façade, il s’agit de saint Pierre (à gauche) et de saint&nbdp;Paul (à droite), sculptées en 1849 par Jean-François Legendre-Héral.
À 5:47, nous entrevoyons l’hôtel particulier que l’architecte Libéral Bruant s’est fait construire en 1685. Professeur de Jules Hardouin-Mansart, on lui doit la basilique Notre-Dame-des-Victoires (dans le 2e), l’hôtel des Invalides (dans le 7e), et l’hôpital de la Salpêtrière (dans le 13e).
De 5:57 à 6:27, il s’agit de l’église Saint-Nicolas-des-Champs, érigée de 1420 à 1620. C’est une longue église (90 mètres) sans transept. Sa nef est formée de bas-côtés, de collatéraux et d’un vaisseau central. D’où la profusion de colonnes; il y en a 99.
Le maitre-autel est surmonté d’un retable dont les deux toiles au centre (dues à Simon Vouet) sont sur le thème de L’Assomption de la Vierge (à 5:59). Sur la toile du bas, on voit les apôtres stupéfaits entourant le sarcophage vide de la Vierge alors que celle-ci, dans la toile du haut, est accueillie au ciel.
De chaque côté du maitre-autel, deux portes latérales — surmontées des tableaux de saint Nicolas et de saint Jean l’Évangéliste (peints en 1775 par Thomas Boudin) — donnent accès à la chapelle de la Communion (à 6:17).
Celle-ci est décorée de la face postérieure de ce même retable. Au bas, la toile est Saint Charles Borromée donnant la Communion aux pestiférés de Jean-Ferdinand-François Godefroid. En haut, c’est Dieu le Père bénissant de Jean-Baptiste-Claude Robin.
À la Révolution, un entrepreneur reçut l’ordre d’enduire les murs et les plafonds d’une douzaine de chapelles afin d’y faire disparaitre les ‘signes de la féodalité et de la superstition’. Au XIXe siècle, une partie de ce badigeonnage a été soigneusement enlevé.
Exécuté entre 1632 et 1636, le buffet actuel de l’orgue (à 6:27) est de Guillaume Noyer.
Nous nous rendons ensuite à l’intersection des rues du Vertbois et de la rue Saint-Martin pour y voir la fontaine du Vert bois (à 6:29), érigée en 1712 par Pierre Buffet.
Originellement, cette fontaine était adossée au Pieuré Saint-Martin-des-Champs, disparu depuis pour faire place au Conservatoire national des Arts et Métiers, dont nous voyons le portail (construit de 1848 à 1850) et la Cour d’honneur (de 6:31 à 6:33).
Quelques pas plus au sud sur la rue Saint-Martin, nous voyons la façade de l’ancienne église Saint-Martin-des-Champs, construite du XIe au XIIIe siècle (à 6:37).
C’est dans cette église qu’a été installé le musée du Conservatoire national des Arts et Métiers (de 6:39 à 7:57).
Parmi ses trésors, mentionnons la machine à calculer à six chiffres, inventée en 1642 par Blaise Pascal (à 6:49), un microscope électronique à transmission daté de 1973 (à 7:07), un métier à tisser les étoffes façonnées de 1748 (à 7:09), une presse typographique rotative de Marinoni de 1883 (à 7:15), quelques automates, une Ford T de 1908 (à 7:35) et la pendule de Foucault (de 7:37 à 7:39) remplacée par une copie après s’être détachée de la voute de ce musée en 2010.
De 8:03 à 8:39, nous visitons l’église Sainte-Élisabeth-de-Hongrie, érigée de 1628 à 1646.
Sur sa façade, on voit en bas les statues nichées de saint Louis et de sainte Eugénie. En haut, celles de sainte Élisabeth et de saint François d’Assise. Au-dessus de la porte, le tympan sculpté par Joseph-Michel-Ange Pollet représente une Piéta.
La fresque qui décore la demi-coupole du chœur (à 8:11) s’intitule La Glorification de sainte Élisabeth de Hongrie accueillie par les anges dans le Ciel (peinte par Jean Alaux).
L’église est photogénique pour ses bas-côtés tout en clair-obscur qui rappellent les intérieurs d’églises représentés dans les toiles de peintres néerlandais du XVIIe siècle.
Vivement colorés, les vitraux ont été réalisés en 1820 par l’atelier de peinture sur verre de la Manufacture de Sèvres, d’après les cartons d’Abel de Pujol.
Dans la chapelle de la Vierge (à 8:17), l’autel est surmonté d’une toile de Merry-Joseph Blondel intitulée Élisabeth déposant sa couronne au pied de l’image de Notre Seigneur.
À 8:39, l’orgue de 1853 est de Louis-Marie et Paul-Louis Suret.
Située dans un édifice construit entre 1864 et 1867 sur les plans de Victor Calliat, la mairie du troisième (à 8:47) fait face au square du Temple.
À quelques pas se trouve le Carreau du Temple (à 8:51), un ancien marché couvert devenu une grande salle de réunion.
À 9:02, il s’agit de la synagogue Nazareth, inaugurée en 1922.
Le diaporama se termine par quelques photos prises dans l’Est de l’arrondissement.
Détails techniques : Le diaporama présente 274 photos réalisées à l’aide de trois appareil : un Panasonic GH1 modifié pour prendre de la photographie infrarouge (1 photo), un Canon Powershot G6 (5 photos), et un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (268 photos).
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (98 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (76 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (74 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (10 photos), l’hypergone 8 mm F/1,8 (5 photos) et le Lumix 14-45 mm II (1 photo).
Publié le 25 mars 2021 | Temps de lecture : 9 minutes
Introduction
Il y a deux jours, le juge Philippe Bouvier du Tribunal administratif du travail rendait sa décision relativement à une série de causes apparentées où des travailleurs de la Santé accusaient leurs employeurs de ne pas les protéger suffisamment contre la pandémie actuelle.
Appelée à témoigner en faveur de cinq CHSLD (où 272 travailleurs ont attrapé le Covid-19, dont un qui en est mort), la Santé publique du Québec a été surprise de constater qu’il ne lui suffisait pas de présenter l’avis ex cathedra de ses experts — les docteurs Jasmin Villeneuve et François Lamothe — pour être crue par le tribunal.
Le magistrat a jugé beaucoup plus crédibles l’opinion de la docteure Geneviève Marchand (témoin-experte appelée par les syndicats de travailleurs), la littérature scientifique qu’elle a soumise et le témoignage des travailleurs.
En résumé, le tribunal ordonne aux employeurs du réseau de la santé de fournir des masques N95 (ou mieux) non seulement aux travailleurs en zone chaude, mais aussi à ceux en zone tiède.
Selon le juge, les employés des hospices y compris le personnel d’entretien, devraient pouvoir porter des masques N95 en tout temps lorsqu’ils sont en contact avec des cas confirmés ou suspectés de Covid-19.
On trouvera ci-dessous de larges extraits de cette décision. Chaque extrait est précédé de son numéro de paragraphe. De plus, la plupart des sigles (ex. CIUSSS) ont été remplacés par leur nom au long.
Ce jugement est important dans la mesure où il donne un aperçu de l’attitude que pourraient adopter les tribunaux lorsqu’ils seront saisis de recours collectifs obligeant les responsables à justifier leur gestion de la pandémie.
Extraits du jugement
[78] L’article 51 de la loi sur la santé et la sécurité au travail définit ces obligations générales et spécifiques de l’employeur : L’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique du travailleur.
[105] En septembre 2020, l’INSPQ (Institut national de Santé publique) publie une enquête intitulée Enquête épidémiologique sur les travailleurs de la santé atteints par la COVID-19 au printemps 2020.
Dans ce document, l’INSPQ révèle que les travailleurs de la santé constituent le quart de tous les cas confirmés de COVID-19 rapportés au Québec lors de la première vague de la pandémie et qu’ils ont un risque de contracter l’infection 10 fois supérieur à la population en général.
[125] Du début [du procès] jusqu’aux plaidoiries, l’INSPQ maintient qu’il n’y a pas de preuve scientifique soutenant une transmission aérienne du [SRAS-CoV-2]. C’est d’ailleurs, la conclusion de ses témoins, les docteurs Jasmin Villeneuve de l’INSPQ et François Lamothe, microbiologiste.
[129] [Le 26 février 2020] dans un avis portant sur la gestion du risque pour la protection respiratoire en milieu de soins, le CINQ (Comité sur les infections nosocomiales du Québec) retient ceci : “ La transmission aérienne est bien décrite lors des interventions médicales générant des aérosols pour le SRAS. Par extrapolation, on peut considérer qu’une transmission similaire est donc possible pour le SARS-CoV-2.”
Selon certains experts, il y aurait plusieurs modes de transmission pour le SARS-CoV-2 : grosses gouttelettes, petites gouttelettes (aérosols) et contact [c’est-à-dire le toucher].
[130] En mars, avril, mai et juin 2020, le CINQ considère que la communauté scientifique ne peut exclure la transmission aérienne du virus et pas uniquement, lorsqu’il y a des interventions médicales générant des aérosols.
En juillet 2020, l’INSPQ (…) établit sa position [qu’elle maintiendra] jusqu’à maintenant; il n’y a pas de transmission aérienne du [SRAS-CoV-2], sauf en présence d’interventions médicales générant des aérosols.
[133] Madame Geneviève Marchand, chercheuse à l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et sécurité du travail et docteure en microbiologie, se spécialise en dynamique des aérosols, et dans les appareils de protection respiratoire.
S’appuyant sur la granulométrie des aérosols, elle explique que lorsqu’une personne respire, parle, chante, tousse ou encore éternue, cette personne dégage un panache de particules de différentes grosseurs.
[134] L’importance de la distinction entre aérosols et gouttelettes réside dans le mode de transmission du virus et de l’identification de l’équipement de protection individuelle approprié.
Ainsi, selon madame Marchand, la porte d’entrée du virus pour les grosses gouttelettes sera les yeux ou les muqueuses du nez ou de la bouche.
Dans le cas des aérosols — les plus petites particules — elles peuvent être inhalées et se déposer dans l’arbre respiratoire dans son entier.
De plus, la docteure Marchand explique que les flux d’air, attribuables notamment aux déplacements des personnes et des objets ou les courants d’air, peuvent favoriser le déplacement des aérosols.
[135] Avant la pandémie, (…) les particules de moins de 10 microns étaient considérées comme étant des aérosols qui pouvaient se déplacer sur de plus ou moins longues distances alors que les gouttelettes plus grosses, (…) compte tenu des principes balistiques, tombaient au sol à l’intérieur de deux mètres.
[137] [Le 8 décembre 2020], le docteur Jasmin Villeneuve, médecin-conseil à l’INSPQ et coordonnateur des activités du CINQ, affirme que la position de l’INSPQ demeure et qu’il n’y a pas de transmission aérienne du SRAS-CoV-2.
Selon l’INSPQ, le seul mode de transmission du virus (…) est par une transmission contact-gouttelettes [c’est-à-dire en touchant des surfaces sur lesquelles se trouvent des gouttelettes].
[138] Le Tribunal juge que cette position ne tient pas compte du principe de précaution et du principe selon lequel les particules de 100 microns peuvent être inhalées.
Dans ce contexte, la transmission aérienne ou par inhalation représente un risque de contracter le [SRAS-CoV-2].
Certes, ce ne sont pas toutes les particules de moins de 100 microns qui possèdent une charge virale, mais la dose infectieuse pour contaminer un être humain n’est pas connue.
[141] Dans un communiqué de presse du 5 octobre 2020, le Centers for Disease Control and Prevention retient qu’il peut y avoir une contamination aérienne au-delà d’une distance de deux mètres.
[143] [Au contraire, le] docteur François Lamothe (…) considère qu’il n’y a pas de transmission aérienne du [SRAS-CoV-2].
Le Tribunal accorde peu de valeur probante au témoignage du docteur Lamothe. D’une part, un témoin reconnu à titre d’expert sur un sujet donné doit connaitre les plus récents développements dans le domaine pour lequel il est reconnu expert.
Or, le docteur Lamothe qui témoigne sur le mode de transmission du virus (…) n’est pas au courant des dernières positions de l’Agence de la santé publique du Canada rendues publiques au début du mois de janvier 2021, [c’est-à-dire] avant son témoignage.
[159] [Les] problèmes d’ajustement des masques [chirurgicaux], lors de la dispensation de soins sont prouvés, notamment lors du témoignage troublant de monsieur Alexandre Ladouceur, préposé aux bénéficiaires au Centre d’hébergement Lionel-Émond.
Il explique qu’il travaille à proximité des résidents et que parfois, sa visière bouge et que son masque [chirurgical] glisse découvrant le nez, et qu’il ne peut ajuster ces équipements puisque ses mains sont occupées à changer une couche.
[175] De plus, le Tribunal retient que la dispensation des soins à des résidents, selon le témoignage de tous travailleurs, se fait à proximité, dans un périmètre où il y a une importante émission de particules de toutes grosseurs.
(…) À cet égard, le témoignage de madame Maité Verreault, aide de service au Centre d’hébergement Lionel-Émond est éloquent. Lorsqu’elle aide un résident à marcher, elle se positionne [face à lui] et lui tient les mains, elle peut recevoir des postillons.
Elle mentionne avoir eu les cheveux souillés par des selles. De plus, d’autres travailleurs ont évoqué que des résidents ont vomi sur eux, toussé et crié face à eux, provoquant ainsi d’importantes expectorations.
[176] D’ailleurs, tous les travailleurs qui ont été entendus en audience, qu’ils ou qu’elles soient infirmière, infirmière auxiliaire, préposée aux bénéficiaires, aide de service, préposée à l’entretien, ouvrier d’entretien général ont rapporté qu’ils intervenaient à proximité des résidents atteints de la COVID-19 ou suspectés de l’être alors que ces résidents parlent, toussent, crient et postillonnent.
Plusieurs ont relaté qu’ils avaient reçu des crachats, des expectorations ou encore des selles provenant des résidents dans l’exercice de leur fonction.
[188] (…) De son côté, madame Anne Perlo, infirmière auxiliaire et chef d’équipe à Vigi Dollard-des-Ormeaux, mentionne qu’elle était entièrement couverte que dans 5 % du temps au cours duquel elle travaillait en zone rouge. Elle se couvrait la tête par ses propres moyens et [son employeur] lui a refusé d’utiliser son propre masque.
[235] En résumé, le Tribunal juge que la preuve prépondérante confirme le mode de transmission aérienne ou par inhalation du [virus].
Les masques [chirurgicaux] ne représentent pas un équipement de protection individuelle approprié pour les travailleurs appelés à intervenir auprès d’un résident affecté de la COVID-19 et suspecté d’en être atteint, que ce soit pour dispenser des soins ou pour effectuer l’entretien ménager.
Dans de telles circonstances, l’équipement de protection individuelle le plus approprié est une protection respiratoire qui implique le port d’un masque dont l’étanchéité est garantie par sa forme et par son d’ajustement comme les masques N95 ou un équipement équivalent ou de qualité supérieure.
Publié le 24 mars 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Justin Trudeau et tous ses ministres ont fait preuve de sagesse en s’abstenant de voter en faveur de la résolution que le Parti conservateur a fait adopter par la Chambre des Communes au sujet du ‘génocide’ des Ouïgours.
C’est que le Canada cache des squelettes dans ses placards.
Les politiques assimilatrices de la Chine à l’égard de l’ethnie ouïgoure miment celles du Canada à l’égard de ses peuples autochtones.
Les douze-millions de Ouïgours représentent moins d’un pour cent de la population chinoise. Selon les statistiques raciales du Canada, les Indiens, les Inuits et les Métis comptent pour 1,6 million de personnes, soit quatre pour cent de la population canadienne.
Créés à l’initiative d’Ottawa, les pensionnats autochtones avaient comme but avoué le génocide culturel de ces peuples.
Les enfants y étaient amenés de force après avoir été arrachés des bras de leur mère. Parler une langue autochtone (même lors des récréations) était défendu. Et on séparait les membres d’une même famille en différents pensionnats pour qu’ils n’aient plus rien sur lequel s’accrocher.
Loin de leur famille et de leur communauté, sept générations d’enfants autochtones ont été privées de leur identité à la suite d’efforts systématiques et concertés visant à anéantir leur culture, leur langue et leur esprit.
Plus de 150 000 enfants autochtones ont été placés dans ces pensionnats. On estime qu’environ six-mille d’entre eux y sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.
D’où la question : quelle est la différence fondamentale entre les ‘pensionnats autochtones’ et les ‘camps de rééducation chinois’ ?
D’autre part, selon le Washington Post, on poserait des stérilets aux femmes ouïgoures sans leur consentement. Les députés canadiens qui, à juste titre, s’en scandalisent semblent oublier que la Chine imite ainsi le Canada.
Ce matin, Radio-Canada nous rappelait qu’en novembre 2018, une étude avait montré que la stérilisation forcée de femmes autochtones n’est pas seulement une partie honteuse de l’histoire canadienne, mais qu’elle a encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires nordiques du pays.
Au lieu de faire la morale à la Chine, la résolution adoptée par la Chambre des Communes ne fait que souligner l’hypocrisie du Canada.
Elle remet dans l’actualité des pratiques médicales que notre pays devrait bannir au plus tôt au lieu d’accuser la Chine de crimes contre les femmes qu’il tolère sur son propre territoire depuis 150 ans.