Covid-19 : masques vs vaccins

Publié le 6 mai 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

La contagion

Les masques sont des vaccins amovibles dont l’efficacité est constante.

Parce que ce sont des barrières physiques, les masque N95, par exemple, bloquent 95 % des particules virales, peu importe leur composition génétique. Conséquemment, leur protection est remarquable, peu importe le variant.

Par opposition, la protection offerte par les vaccins actuels — conçus sur mesure contre le Covid-19 ‘classique’, aujourd’hui disparu — diminue d’un variant à l’autre.

Si bien que les masques les plus performants, soit les masques N95 ou N99, sont aujourd’hui plus efficaces pour lutter contre la propagation de la pandémie que les vaccins.

L’atteinte

L’avantage des vaccins, c’est lorsque la protection échoue.

La personne qui porte généralement le masque, mais qui attrape le Covid-19 quand même subira de plein fouet les conséquences de la pandémie.

En effet, une fois le virus attrapé, le masque protège les autres de la contagion, mais n’est d’aucune utilité pour la personne atteinte.

Par contre, la personne vaccinée qui attrape le Covid-19 quand même bénéficie de la protection demeurée très grande des vaccins contre les effets graves de la pandémie, notamment l’admission aux soins intensifs et la mort.

Parce qu’essentiellement, la diminution de l’efficacité des vaccins concerne le risque d’attraper l’infection et leur protection contre les effets légers de la pandémie.

Conclusion

Les vaccins et les masques les plus performants ne sont pas des moyens concurrents de combattre la pandémie, mais plutôt des moyens complémentaires.

Ces derniers diminuent grandement le risque d’attraper le virus tandis que les vaccins révèlent toute leur efficacité lorsqu’on attrape le Covid-19 en dépit des moyens pris pour l’éviter.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

Laissez un commentaire »

| Covid-19, Santé | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La surmortalité du Covid-19 au Québec

Publié le 3 mai 2022 | Temps de lecture : 1 minute


 
Dans certains pays, la cinquième vague du Covid-19 a fait très peu de victimes. Si bien que ces pays ont senti le besoin de lever toutes les restrictions sanitaires, présumant que la pandémie tirait à sa fin.

Au Québec, la cinquième vague a causé trois fois plus de morts que les troisième et quatrième vagues réunies. Et ce, en quatre fois moins de temps.

Quant à la dangerosité du Covid-19, voici les taux annuels de mortalité causée par la grippe (de 2010 à 2019) et par le Covid-19 (de 2020 à aujourd’hui).

Il est à noter que les 3219 morts de 2022 sont ceux pour les quatre premiers mois de cette année seulement.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

2 commentaires

| Covid-19, Santé | Mots-clés : , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’enlisement actuel de l’armée russe en Ukraine

Publié le 2 mai 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour démarrer

Il est un peu tôt pour conclure que la Russie a échoué en Ukraine. Mais il est clair que son invasion, jusqu’ici, est un demi-succès.

À ajouter aux causes de cet enlisement : la probabilité que les services de renseignements américains réussissent le déchiffrement en direct des communications secrètes de l’armée russe et transmettent la géolocalisation des officiers aux forces ukrainiennes (qui s’empressent de les abattre).

Référence :
Guerre en Ukraine : quand les États-Unis dégainent l’arme du renseignement militaire

Paru depuis :
Guerre en Ukraine : les renseignements des É.-U. ont permis de tuer des généraux russes (2022-05-05)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la guerre russo-ukrainienne, veuillez cliquer sur ceci.

Un commentaire

| Géopolitique, Guerre russo-ukrainienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis seize mois

Publié le 1 mai 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier jour du mois, en janvier et en juillet de l’an dernier, puis aux mois en 2022.

Pays Jan’21 Juil. Jan’22 Fév. Mars Avril Mai
Pérou 1136 5753 6022 6108 6245 6284 6295
Bulgarie 1099 2620 4510 4866 5194 5331 5387
Bosnie-Herzég. 1249 2965 4136 4463 4761 4843 4860
Hongrie 1002 3113 4072 4310 4579 4732 4805
Macédoine du N. 1205 2633 3825 4053 4333 4429 4455
Géorgie 634 1338 3484 3776 4074 4212 4229
Croatie 968 2012 3091 3418 3716 3837 3901
Rép. Tchèque 1093 2825 3369 3468 3601 3694 3737
Slovaquie 412 2290 3050 3267 3391 3544 3645
Roumanie 826 1772 3086 3159 3342 3421 3446
Lithuanie 588 1633 2777 2967 3171 3346 3429
Slovénie 1312 2125 2692 2826 3038 3122 3171
Lettonie 343 1351 2467 2638 2839 3045 3117
Brésil 916 2430 2882 2922 3021 3067 3082
Pologne 766 1985 2582 2791 2954 3051 3073
États-Unis 1074 1864 2537 2735 2921 3014 3051
Chili 868 1690 2022 2051 2186 2919 2963
Arménie 953 1522 2684 2711 2852 2898 2900
Moldavie 746 1539 2558 2654 2794 2846 2860
Grèce 469 1224 2015 2283 2507 2668 2824
Argentine 954 2078 2558 2650 2752 2789 2797
Trinité-et-Tobago 91 610 2050 2426 2579 2667 2721
Italie 1235 2113 2279 2436 2570 2645 2713
Colombie 850 2083 2515 2600 2682 2694 2695
Belgique 1681 2163 2429 2490 2585 2640 2691
Paraguay 315 1786 2289 2391 2527 2562 2588
Russie 394 931 2121 2274 2413 2527 2575
Royaume-Uni 1089 1878 2174 2279 2356 2417 2552
Ukraine 428 1205 2217 2318 2437 2495 2506
Mexique 971 1789 2286 2335 2425 2460 2468
Tunisie 398 1262 2131 2194 2311 2354 2370
Espagne 1087 1729 1911 2001 2135 2192 2233
France 991 1698 1891 2005 2115 2173 2227
Portugal 685 1682 1869 1967 2078 2124 2197
Uruguay 55 1612 1767 1865 1999 2049 2059
Autriche 693 1182 1514 1554 1632 1749 1996
Équateur 790 1206 1867 1911 1947 1956 1963
Estonie 180 956 1459 1534 1694 1852 1912
Serbie 373 810 1467 1577 1761 1822 1845
Panama 935 1493 1682 1748 1826 1843 1844
Suède 861 1436 1498 1562 1686 1796 1835
Bolivie 780 1417 1652 1757 1796 1832 1831
Québec 958 1321 1379 1565 1649 1651 1764
Afrique du Sud 484 1016 1509 1575 1642 1651 1654
Iran 655 992 1538 1546 1598 1633 1641
Costa Rica 427 909 1424 1466 1554 1605 1623
Allemagne 410 1089 1340 1410 1469 1547 1613
Suisse 882 1250 1404 1466 1511 1564 1580
Liban 240 1156 1348 1420 1491 1522 1534
Namibie 80 601 1397 1519 1531 1533 1533
Irlande 453 1001 1178 1221 1294 1348 1407
Jordanie 376 947 1010 1277 1335 1349 1352
Pays-Bas 672 1033 1219 1237 1254 1279 1293
Hong Kong 20 28 28 28 98 1045 1224
Albanie 411 854 1120 1167 1209 1216 1217
Eswatini 185 578 1110 1166 1178 1180 1182
Turquie 248 584 963 1021 1103 1142 1149
Israël 365 689 884 957 1096 1125 1147
Botswana 18 483 1009 1064 1078 1103 1102
Malaisie 14 160 955 969 993 1057 1073
Honduras 315 696 1029 1034 1055 1069 1069
Danemark 256 444 564 650 798 982 1058
Palestine 273 683 885 916 986 1008 1007
Jamaïque 101 360 831 893 943 968 992
Guatemala 263 507 875 889 919 936 949
Azerbaïdjan 262 488 814 851 917 941 942
Libye 212 457 814 859 892 913 913
RoC* 256 518 639 711 777 799 833
               
Corée du Sud 17,9 39,4 110 132 159 323 447
Vietnam 0,4 0,8 331 383 407 430 435
Japon 27,4 117 146 149 188 223 235
Singapour 4,9 6,1 140 145 174 214 225
Taïwan 0,3 27,7 35,6 35,6 35,7 35,7 36,3
Chine 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,5

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En avril 2022, la propagation de différentes souches virales pourrait expliquer pourquoi certains pays ont beaucoup moins été affectés que d’autres.

Dans le tableau ci-dessus, par million d’habitants, en avril 2022 :
• 25 pays ont eu entre 0 et 10 morts de plus,
• 15 pays ont eu entre 11 et 20 morts de plus,
• 13 pays ont eu entre 21 et 50 morts de plus,
• 13 pays ont eu entre 51 et 80 morts de plus.

Seulement huit pays ont eu plus de 80 morts supplémentaires : la Lithuanie (+83), la Slovaquie (+101), le Québec (+113), la Corée du Sud (+124), le Royaume-Uni (+135), la Grèce (+156), Hong Kong (+179), et l’Autriche (+247).

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

2 commentaires

| Covid-19, Santé | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La piscine Maisonneuve hier après-midi

Publié le 1 mai 2022 | Temps de lecture : 1 minute

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya — 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm. Augmentation de la saturation des couleurs lors du post-traitement.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

2 commentaires

| Photo infrarouge, Photos de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Portes palières et pannes de métro

Publié le 30 avril 2022 | Temps de lecture : 7 minutes
Exemple de panne dans le métro de Montréal

La Société de transport de Montréal (STM) n’a jamais eu de plan de réduction des pannes de son métro. Elle ne s’est même jamais fixé de cible à ce sujet. La STM les mesure et trouve un argument qui les justifie.

De plus, la STM n’a jamais estimé le cout économique de ses interruptions de service. Combien de millions d’heures-personnes perdues ? Combien de frais de taxi ? Bref, combien de millions$ de pertes économiques ? Peu importe; ce sont des frais que n’assume pas la STM.

Parce que le problème majeur de tous ces gestionnaires qu’on rémunère à prix d’or, c’est qu’ils opèrent en silo, parfaitement inconscients des conséquences de leurs décisions sur la société qui les entoure.

Dans l’établissement de ses statistiques, la STM ne compile que les pannes de plus de cinq minutes. Ce qui est acceptable. Sinon, on devrait tenir compte des moindres délais insignifiants. Comme, par exemple, cet usager qui bloque la fermeture des portes pendant quelques secondes.

En 2016, il y a eu 923 pannes de plus de cinq minutes dans le métro de Montréal. Cette année-là, il n’y en a eu aucune sur plusieurs des quatorze lignes à Paris, dont la ligne 1, la plus importante en direction est-ouest.

Celle-ci relie La Défense et le Château de Vincennes en passant par l’avenue des Champs-Élysées, les Tuileries, Le Louvre, le Châtelet, l’Hôtel de Ville, la Bastille, et la gare de Lyon. Aucune panne.

Dans le sport professionnel, m’importe quelle joute qui se terminerait par un pointage de 923 à zéro entrainerait le congédiement de l’entraineur de l’équipe perdante. Mais pas à Montréal.

Depuis seize ans, c’est de mal en pire. En 2006, il y en avait 794, 980 en 2011, et 923 en 2016, 1 171 en 2017. Toutefois, leur nombre a diminué avec la réduction de la fréquence du métro au cours de la pandémie.

La « non-fermeture de porte » est la cause la plus fréquente des petits arrêts de service. Il y en a eu 918 depuis 2015. En moyenne, ils occasionnent des retards d’environ cinq minutes. Donc à la limite de ce qui est comptabilisé.

Chaque année, on justifie les pannes prolongées en jetant le blâme sur les usagers qui se suicident ou qui descendent imprudemment sur les voies pour y récupérer des objets échappés. Ce sont eux, officiellement, les principales causes des interruptions majeures de service.

Porte palière au métro de Shanghai

Le moyen de les prévenir est connu; c’est l’installation de portes palières. Ces dernières sont des cloisons transparentes derrière lesquelles le train arrive dans la station et dont les portes ne s’ouvrent qu’après que les wagons aient ouvert les leurs.

Les futures stations de la ligne bleue en seront pourvues. Mais rien ne sera fait dans les stations existantes au cours des dix prochaines années.

Plus tôt cette semaine, la STM a fait savoir que son plan décennal 2022-2031 d’investissement ne prévoyait rien à ce sujet. Le porte-parole de la STM déclarait :

On a décidé de retirer le projet de notre programme d’investissement pour les dix prochaines années, parce que la pandémie a amené de grands changements dans les besoins de mobilité, dans l’achalandage, ce qui a mis évidemment de la pression sur nos finances.

Si la STM avait une stratégie de réduction des pannes, l’installation des portes palières aurait été considérée comme un investissement prioritaire.

Mais puisque ce n’est pas le cas, le comité qui s’est penché sur l’opportunité d’en avoir a étiré sa réflexion pendant quatre ans, jusqu’enfin on trouve le prétexte d’y renoncer.

On peut présumer que si la pandémie était survenue quatre ans plus tôt, on aurait évité quatre années de palabres.

Dans le métro de Montréal, le nombre de tentatives de suicide a été de 89 entre 2015 à 2019, soit un à deux par mois.

Dans un autre ordre d’idée, on sait qu’au cours de la construction du REM de l’Ouest, le train de banlieue (la ligne des Deux-Montagnes) a perdu toute fiabilité et du coup, sa clientèle s’est effondrée de plus de 80 % : exaspérés, ses usagers ont préféré s’acheter une voiture.

Si on veut réduire l’excès des voitures dans les rues de nos grandes agglomérations urbaines, la solution n’est pas de construire plus de rues, plus d’autoroutes, plus de ponts; la véritable solution, c’est moins de véhicules qui y circulent.

Et les meilleurs arguments pour motiver les gens à utiliser le transport en commun, ce sont (dans l’ordre) la fiabilité, le cout, et le confort.

Abandonné, le projet d’installer à Montréal des portes palières dans la moitié des stations du métro (treize sur 26) aurait couté 200 millions de dollars. Cela représente 1,25 % des 15,9 milliards de dollars d’immobilisations prévues entre 2022 et 2031.

La STM a l’habitude de procéder à des sondages auprès de sa clientèle. Ceux-ci révèlent que 86 % des usagers sont satisfaits du service.

Je ne serais pas surpris d’apprendre que 86 % des clients des restaurants insalubres de Montréal en sont également satisfaits. Car ceux qui ne le sont pas vont manger ailleurs.

Si la STM effectuait des sondages auprès de ceux qui n’utilisent pas le transport en commun et cherchait à comprendre pourquoi, elle découvrirait sans doute que l’augmentation de la fiabilité du métro — en éliminant la majorité des pannes majeures — entrainerait une augmentation de ses revenus bien au-delà de 1,25 % de son budget d’immobilisations.

Dans le passé, j’ai eu l’occasion de critiquer l’incompétence du responsable de la mobilité de l’administration Plante, M. Éric-Alan Caldwell.

En apprenant le 21 mai 2021 que ce diplômé en scénarisation cinématographique avait été nommé à la présidence du Conseil d’administration de la STM, je m’attendais au pire.

Un an plus tard, avec l’adoption de ce plan décennal, M. Caldwell avait une occasion de prouver qu’on a tort d’avoir des préjugés à son sujet.

Quelle belle occasion ratée…

Références :
La crise des piétons tués durera huit ans
Le métro accueillera les chiens, mais n’aura pas de portes palières
Les mille pannes annuelles du métro de Montréal
L’excès de voitures dans nos rues
Ligne Exo 6 – Deux-Montagnes
Portrait des pannes de métro
Programme des immobilisations 2022-2031
STM: une campagne de publicité de 3,2 millions pour amadouer les usagers

Parus depuis :
Métro de Montréal : le champion mondial des pannes causées par les usagers (2024-02-22)
Interruptions de service dans le métro : Retour aux niveaux prépandémiques (2024-06-29)
102 interruptions d’au moins une demi-heure: l’année 2024 fut pénible pour les usagers du métro (2025-01-27)
Prévention des suicides dans le métro : le Bureau du coroner recommande l’installation de portes palières sur les quais (2025-10-21)
Prolongement de la ligne bleue : tout pour accueillir des portes « antisuicide »… sauf les portes (2025-11-29)

Laissez un commentaire »

| Politique municipale | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’anneau de la place Ville-Marie

Publié le 27 avril 2022 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

La place Ville-Marie appartient à la firme d’investissements Ivanhoé Cambridge, elle-même propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec (le bas de laine des Québécois).

Dans le cadre de la vocation de mécène que s’est dotée Ivanhoé Cambridge, celle-ci a approché l’architecte et artiste urbain Claude Cormier afin qu’il réalise une immense installation qui décorerait la place Ville-Marie.

Au cout de cinq-millions de dollars, l’œuvre projetée est L’Anneau, un objet en acier de trente mètres de diamètre et pesant 23 tonnes qui sera installé au-dessus d’un escalier monumental qui mènera par le nord à l’esplanade de la place Ville-Marie.

Le tout doit être complété en juin prochain.

En dépit qu’il soit sans doute un peu tard pour améliorer ce projet, je crois qu’on ferait mieux d’installer une arche semi-circulaire plutôt qu’un anneau.

Plus accueillante, l’installation placée plus basse deviendrait ainsi un geste urbanistique fort; placée à l’extrémité sud de l’avenue du McGill Collège, l’œuvre répondrait à la colonnade semi-circulaire à l’entrée de l’université McGill — située à l’autre extrémité de l’avenue — et, par derrière elle, au sommet arrondi du mont Royal.

Références :
Un anneau géant au centre-ville de Montréal
Un projet d’« anneau géant » flotte dans l’air

Laissez un commentaire »

| Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les compagnies ferroviaires, instruments de la colonisation canadian

Publié le 25 avril 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Le CP sous Pierre-Elliott Trudeau

En 1981, le francoOntarien Paul Desmarais est à la tête de Power Corporation, la plus importante société financière du Canada.

Parmi ses nombreux investissements, il possède 5 % des actions du Canadien Pacifique (CP), un des deux plus importants transporteurs ferroviaires du Canada.

De son côté, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) en possède 8 %.

Paul Desmarais ambitionne de prendre le contrôle du transporteur. Ce qui serait possible s’il en détenait environ 20 % des parts.

En décembre de cette année-là, sa participation grimpe à 11 %. En mars 1982, la CDPQ augmente la sienne à 9,97 %.

La prise de contrôle du CP est alors à portée de main; il suffit à Paul Desmarais de convaincre le CDPQ de lui vendre ses actions.

Mais au siège social torontois du CP, c’est la panique; la perspective que la compagnie ferroviaire tombe entre les mains d’un Francophone est totalement inacceptable.

Précisons que de nos jours, le Conseil d’administration du CP est dirigé par Isabelle Courville, une francoQuébécoise.

Mais il y a trois décennies, le CP est l’ultime bastion de la haute finance WASP (White Anglo-Saxon Protestant), celle où il était de bon ton de boire du scotch et de fumer le cigare.

Frederick Burbidge, PDG du CP, prend alors les grands moyens; il appelle directement Pierre-Elliott Trudeau.

Il somme le premier ministre du Canada de faire adopter une loi qui empêche l’alliance financière entre le CDPQ et Paul Desmarais.

Pierre-Elliott Trudeau demande alors à un sénateur libéral d’accomplir la basse besogne pour lui et de présenter le projet de loi S-31.

Celui-ci interdit à une société d’investissement qui est de propriété provinciale (lire : la CDPQ), d’investir dans des champs de compétence fédérale (lire : le transport interprovincial).

Un an plus tard, lorsque Paul Desmarais renonce à prendre le contrôle du CP, cette société est sauve. Le projet de loi S-31 est abandonné et meurt au feuilleton.

Le CN sous Justin Trudeau

Le Canadien national est l’autre grand transporteur ferroviaire. Son siège social est situé à Montréal.

Depuis le départ de Jean-Paul Ruest en octobre 2021, de Julie Grondin à la même époque et de Jean Charest en mars dernier, son Conseil d’administration ne compte plus aucun Francophone ni même aucun Anglophone bilingue; ses administrateurs sont tous des Anglophones unilingues.

Comme le CP l’était il y a trois décennies.

Interrogé au sujet de l’unilinguisme de la direction du CN, le premier ministre Justin Trudeau — qui, apparemment, vit sur une autre planète — s’est dit époustouflé et frustré.

Mais il y a plus.

Le 22 avril dernier, le quotidien La Presse révélait que les conducteurs de locomotive, les chefs de train et les chefs de triage qui refusent de travailler en anglais au Québec sont harcelés.

Rappelons que la Loi 101 exige que la langue de travail au Québec soit le français.

Étant donné que la compagnie ferroviaire embauche des personnes unilingues anglaises (donc incapables de travailler en français), elle exige que ses cadres intermédiaires et ses travailleurs francophones s’adressent à eux en anglais sous peine de sanctions administratives.

Voilà comment un peuple devient étranger dans son propre pays.

Cela porte un nom; la colonisation.

Références :
Canadien National : Des travailleurs francophones sous « pression »
Canadien National : Les francophones écartés de la table du C.A.
Français au CN: Trudeau «époustouflé» et «frustré» par la situation
Paul Desmarais, Pierre Trudeau et la Caisse
Plainte du syndicat

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

Laissez un commentaire »

| Anglicisation du Québec, le prix du fédéralisme, Politique canadienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Comment simuler l’infrarouge rose bonbon en post-traitement

Publié le 24 avril 2022 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour démarrer

L’an dernier, j’ai mis au point une nouvelle technique d’infrarouge couleur appelée ‘infrarouge rose bonbon’.

Cette technique transforme en rose tout ce qui est vivant — en d’autres mots, tout ce qui est du règne végétal ou animal — et laisse presque intactes les couleurs de tout ce qui est du règle minéral (ciel, eau, verre, métal, roches, etc.).

C’est comme si l’appareil utilisé était doté d’intelligence artificielle.

À l’aide d’un appareil photo infrarouge à spectre complet, cette technique nécessite l’utilisation de trois filtres superposés à visser sur l’objectif :
• un filtre vert X1 de fabrication européenne,
• un filtre bleu B+W KB20, et
• un filtre bleu 80C ou 80A (selon la marque de l’appareil).

Mais que fait-on lorsqu’on ne possède pas l’équipement nécessaire ?

Le photographe Olivier Rocq, formateur sous Photoshop et Lightroom, a publié hier une très intéressante vidéo qui montre comment obtenir un résultat similaire à partir d’une photo prise avec un appareil couleur ordinaire.

Ma photo infrarouge ayant servi de modèle

En somme, qu’on l’obtienne directement à la prise de vue ou en post-traitement, l’infrarouge rose bonbon est un outil de création artistique qui s’ajoute à la gamme des outils à la disposition des photographes, amateurs ou professionnels.

Laissez un commentaire »

| Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photographie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


La droite, concrètement

Publié le 23 avril 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Lorsqu’on pense à un parti de droite, on pense à ces formations politiques dont les partisans défilent la nuit au flambeau en criant leur haine pour une minorité ethnique.

Ma propre définition est plus simple; c’est toute formation politique qui appauvrit le 99 % au profit du 1 %.

Selon le recensement canadien de 2016, la ligne de démarcation qui sépare le club du ‘1 %’ du reste de la population québécoise, c’est un revenu annuel de 190 000 $.

La CAQ est le parti le plus à droite parmi toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale.

Ce parti politique promet des nananes au peuple pour se faire élire. Et dès qu’il est au pouvoir, il favorise l’enrichissement du 1 % aux dépens du 99 %.

C’est un gouvernement prêt à brader notre électricité pour faire liquéfier ici du gaz naturel et l’exporter en traversant une pouponnière de bélougas.

C’est un gouvernement qui fait hausser de cinq fois la quantité de nickel cancérigène que respireront les gens de Limoilou parce que cette mesure maximiserait les profits de minières multinationales.

C’est un gouvernement qui rembourse aux agriculteurs l’utilisation du glyphosate en pré-récolte, c’est-à-dire son utilisation pour empoisonner le blé afin de hâter son murissement et faciliter ainsi sa récolte.

C’est un gouvernement qui menace de représailles ses travailleurs de la santé (hors des zones rouges des hôpitaux) qui prennent l’initiative de se protéger adéquatement contre la pandémie.

C’est un gouvernement qui favorise la contamination généralisée de nos écoliers parce qu’en contaminant leurs parents et par eux, les milieux de travail et les commerces, on économise des doses de vaccins (refusées à ceux qui ont attrapé le Covid-19 et en sont rétablis récemment).

C’est un gouvernement qui refuse de dépister massivement et de confiner sélectivement ceux qui sont atteints parce que c’est moins cher de faire porter le poids financier de la pandémie sur des petits entrepreneurs (qui font très souvent partie du 99 %).

C’est surtout un gouvernement qui choisit de confier la Santé publique à des Libertariens parce que ceux-ci servent de paravent au laisser-faire gouvernemental.

Au niveau national, un gouvernement de droite, c’est un gouvernement qui envoie des armes au peuple ukrainien. Des armes qui ne font, pour le peuple ukrainien, que prolonger ses souffrances et la destruction de leur pays. Tout cela dans le but, entre autres, de détourner notre attention du fiasco de leur gestion de la pandémie.

Bref, un gouvernement de droite, c’est un gouvernement qui fait la promotion de l’égoïsme et du chacun-pour-soi.

Malheureusement, les menaces importantes qui guettent l’Humanité, autant climatiques qu’épidémiques, nécessitent la concertation, la solidarité et le sacrifice de soi.

Autant de vertus incompatibles avec l’idéologie de droite.

Au contraire, la solidarité, c’est à gauche qu’elle se trouve.

Compléments de lecture :
C’est quoi un parti de droite ou un parti de gauche ?
Conférence de presse du 8 février 2022
Covid-19 : du Yo-yo à la roulette russe
Covid-19 : la vaccination des enseignants
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale en 2020
Glyphosate : le ministre Lamontagne rit de nous
Le Covid-19 à l’école
L’engrenage ukrainien
L’épouvantail russe
Les autorités sanitaires du Québec et la justice
Les lecteurs de CO₂ à l’école : une tragicomédie caquiste
Nickel : la science a le dos large
Précisions concernant le dépistage du variant Delta à l’école primaire
Promettre la carboneutralité dans la semaine des trois jeudis
Voici les 20 pires délinquants environnementaux au Québec

Laissez un commentaire »

| 2018-202X (années Legault), Politique québécoise | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel