Shanghai : Généralités

Publié le 7 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Cette vidéo est un fourre-tout où sont présentées des images relatives aux moyens de transport, aux infrastructures urbaines, et à la manière de vivre des gens de Shanghai. Pour cette raison, la description qui suit sera plutôt décousue.

La vidéo débute par une photo d’employés municipaux qui, le matin, enlèvent des trottoirs les gommes à mâcher laissées par les passants. Puis en rafale, la vidéo montre quelques plaques décoratives qui encerclent le pied des arbres, des vélos, des scooters, des automobiles (au son des klaxons utilisés trop souvent), des taxis et des panneaux de circulation lumineux qui informent en temps réel les conducteurs des ralentissements de circulation.

En rouge sur fond blanc, le symbole graphique du métro de Shanghai est constitué d’un petit « M » au centre d’un « S » stylisé en forme de cercle.

Les titres de transport s’achètent auprès de machines distributrices. Aux bornes d’accès du métro, on insère les passes journalières dans la fente prévue à cette fin ou on dépose sa passe mensuelle à plat sur le lecteur turquoise du dessus.

À toutes les stations de métro — et ce, sans exception — les colis, valises et sacs à dos sont passés aux rayons-X. Défilant devant les affiches lumineuses placardant les murs, les passagers se déplacent généralement sans précipitation.

Il n’y a jamais de suicide dans le métro de Shanghai. Contrairement à Montréal, une longue cloison transparente sépare le quai des trains. Lorsque ceux-ci arrivent en gare, des ouvertures permettent alors l’accès aux wagons.

Lorsque le train n’est pas encore arrivé, on peut voir des affiches lumineuses sur le mur au-delà des rails. Le premier des deux exemples concerne des espadrilles dont le prix varie de 59 à 99 yuans (soit de 10 à 15$ ou de 6 à 10 euros) et qu’on peut acheter sur l’internet.

La signalisation du métro est bilingue. Pour un étranger, il est très facile de s’y retrouver. Dans les stations, l’information est partout : suspendue du plafond, au niveau des yeux et même au sol.

Sur le schéma à 1:52, les stations d’où provient le train sont en grisé : en couleur, là où il va. Les correspondances sont illustrées par des capsules aux couleurs de la ligne de métro correspondante.

Toutes les stations sont d’une propreté impeccable.

Dans les wagons, des schémas ou des panneaux lumineux renseignent les passagers.

Quittons le métro. La vidéo présente ensuite un échafaudage de construction en bambou, suivi de quelques photos prises au cours d’une canicule (dont cet enfant, le postérieur à l’air), et des images de ces tiges de bambou destinées au séchage du linge. Pour terminer, quoi de plus universel qu’une chicane de famille.

C’est la vie…


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Droite prédatrice et la ruine des peuples

Publié le 6 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
© 2008 — Wikipedia

Avant-propos : Voici une réplique que j’ai publiée sur le site de Radio-Canada en réponse à un commentaire relatif à la victoire de la Droite aux élections portugaises.

Réflexion2000 écrit :

…la Gauche et les syndicats avaient pris le pouvoir au Portugal,
en Grèce, en Espagne, en Irlande et partout ça a été le même
résultat de désolation…en moins de 5 ans !

La récession actuelle qui frappe l’Occident est le résultat de la déréglementation et du laissez-faire des États envers les milieux financiers.

Le facteur déclenchant de cette crise a été l’éclatement d’une bulle immobilière aux États-Unis. Mais sa cause profonde a été ces centaines de milliards de produits financiers — presque totalement dépourvus de valeur — vendus frauduleusement par des dirigeants de Wall Street.

Ces derniers savaient que leurs produits étaient toxiques mais on soigneusement évité d’en informer leur clientèle. De plus, ils ont obtenu le silence complice de leurs employés grâce à un généreux système de bonus.

Cette fraude, immense, a contaminé tout le système financier Occidental.

Ainsi, ce ne sont pas les syndicats qui ont mené l’Islande à la faillite : ce sont ses banquiers.

Quant à l’Irlande voisine, dont le produit intérieur brut s’est dramatiquement contracté de 15% en trois ans, ce pays paie aujourd’hui pour le beau party néo-libéral qu’il s’est offert pendant quelques années.

Lors de l’éclatement de la crise économique actuelle, qui dirigeait les États-Unis ? Le Parti républicain, au pouvoir depuis 2001. Qui dirigeait la Grande Bretagne ? Un Parti travailliste appliquant des politiques de droite depuis 1997. En Grèce ? Le Parti conservateur qui, entre 2005 et 2009, avait fait de ce pays le cinquième plus important acheteur d’armes au Monde.

Bref, ce ne sont pas des mesures sociales qui ont ruiné ces pays ; c’est plutôt le gaspillage sans limite de milieux financiers totalement dépourvus de scrupules.

D’autre part, qui sont les pays émergents ? La Chine et le Brésil, entre autres, deux pays totalement imperméables au néo-libéralisme qui a dévasté l’Occident.


Dettes nationales en pourcentage du produit intérieur brut


 
Quant à la crise des devises, c’est le résultat d’un assaut spéculatif dirigé par les agences de notation visant à déstabiliser des gouvernements gauchistes en Grèce, au Portugal et en Espagne. Or deux de ces trois pays sont moins endettés que l’Italie et la France (dirigés par des gouvernements de Droite). Les gouvernements de la péninsule ibérique sont même moins endettés que les États-Unis, un pays qu’on ne peut pas qualifier d’État-Providence.

Ici même au Québec, la croissance économique de la province a été supérieure à la moyenne canadienne pendant neuf des dix dernières années du gouvernement Landry du Parti québécois (rappelez-vous : le Fédéral diminuait, à juste titre, les transferts de péréquation au Québec) alors que cette croissance est redevenue pour de bon sous la moyenne canadienne dès la première année du gouvernement néo-libéral actuel.

Bref, la crise financière et la crise des devises sont toutes deux causées par une Droite prédatrice — qui réclame toujours plus énergiquement l’appauvrissement des citoyens à son profit — et non à cause des méchants syndicats.

Références :
Portugal : La droite l’emporte largement aux législatives
Le déclin de la Grèce
Le « Power Trip » des agences de notation

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Shanghai

Publié le 4 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Cette vidéo documente les premiers 24 heures de mon voyage de l’automne dernier à Shanghai.

Au terminus Voyageur de la station de métro Berri-UQUAM, je prends d’abord l’autobus qui fait la navette avec l’aéroport P.E.-Trudeau.

L’avion décolle de Montréal à 10h pour faire escale à Toronto. Puis ce sera le long vol de plus de quinze heures vers Shanghai, toujours par Air Canada, qui traversera onze fuseaux horaires : il débute à 13h05 à Toronto et se termine le lendemain à 15h15 (heure de Shanghai).

À l’aéroport de cette ville, je prends le train le plus rapide au Monde, le Maglev (pour MAGnetic LEVitation). Sa vitesse maximale est de 431 km à l’heure. En une dizaine de minutes, ce train parcourt les 40 km qui séparent l’aéroport d’une station du métro de Shanghai. Or mon hôtel est situé à proximité d’une autre station sur la ligne 2 (celle qui débute précisément à l’aéroport).

Séjourner à un hôtel de Shanghai durant l’exposition universelle, c’est cher. Le prix officiel d’une chambre ordinaire au Howard Johnson Club était de 377$ ou 263 euros la nuit. Dans les faits, elle m’avait coûté 140$ — une économie appréciable — grâce aux tarifs imbattables d’une agence de voyage turque trouvée sur l’internet.

Vu des airs, le Howard Johnson Club a la forme d’un cornichon dodu. Il est bâti en diagonale à l’intersection de deux rues achalandées. Les chambres situées du côté de la rue souffrent du bruit de la circulation automobile. À ma demande expresse, ma chambre était du côté opposé, soit celui qui donne sur un jardin.

Après avoir pris le repas du soir à l’hôtel, j’en filme le comptoir de réception et je pars à la découverte des alentours : les photos prises à cette occasion seront incorporées à une vidéo à venir relative aux environs de l’hôtel.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Payer pour l’annuaire téléphonique

Publié le 3 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Contrairement aux Pages jaunes, les annuaires téléphoniques ordinaires ne comportent que très peu de publicité. Conséquemment, ils ne sont pas rentables.

Il est beaucoup plus simple de taper « XYZ est, rue Sherbrooke Montréal » dans le moteur de recherche de Google que d’avoir à tourner les pages d’un annuaire. Conséquemment, ils sont de moins en moins utilisés. La dernière fois que j’ai consulté les Pages blanches, c’était il y a plusieurs années.

Ils ne sont utiles qu’aux personnes qui n’ont pas d’ordinateur ou qui n’ont pas encore découvert les bénéfices de l’internet. Mais d’une manière ou d’une autre, c’est nous tous qui payons pour l’impression de ces bouquins généralement inutiles.

Or ceux-ci représentent des tonnes de papier. Dans le meilleur des cas, ces annuaires finiront dans des bacs de recyclage. Mais il y a une solution encore plus respectueuse de l’environnement : c’est d’en imprimer moins.

C’est pourquoi il serait sage de cesser la distribution systématique des Pages blanches et de réserver ces imprimés qu’à ceux qui voudront payer pour en obtenir un exemplaire.

Référence :
Phone-book delivery disappearing

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’interface tactile de Windows 8

Publié le 2 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez pour démarrer

À l’occasion du symposium « AllThingsD » qui se tient cette semaine en Californie, Microsoft a donné un aperçu de la prochaine version de son système d’exploitation.

Avec la popularité actuelle des ardoises électroniques — dont l’iPad est la plus connue — la prochaine version de Windows comportera deux interfaces.

L’une traditionnelle — c’est-à-dire analogue à la version actuelle de Windows — pour les ordinateurs sans écran tactile, et l’autre pour les ordinateurs qui en sont équipés.

Depuis ce matin, j’utilise un iPad pour ma revue de presse matinale et je réalise à quel point la navigation gestuelle est beaucoup plus conviviale que d’avoir à cliquer constamment pour tout et pour rien.

Windows 8 comportera donc une interface spécifiquement conçue pour les utilisateurs d’écran tactiles et qui comportera plusieurs idées intéressantes, comme le démontre la vidéo ci-dessus.

De plus, Windows 8 supportera deux types d’applications : celles conçues spécifiquement pour fonctionner sous Windows et celles écrites en HTML5 ou en Javascript, faites pour fonctionner exclusivement sous un fureteur comme Firefox et Google Chrome.

Windows 8 pourra également être installé sur les ordinateurs équipés d’un microprocesseur d’Intel (comme le sont tous les PC actuels) mais aussi sur ceux fonctionnant grâces à des puces d’ARM (comme c’est le cas des iPads et des ardoises utilisant le système d’exploitation Android de Google).

Bref, Microsoft a pris note des tendances actuelles du marché de l’informatique et s’apprête donc à apporter sa propre contribution à son évolution.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Consacrer le poids politique du Québec au Fédéral

Publié le 1 juin 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

Selon le quotidien torontois Globe and Mail, le gouvernement fédéral s’apprêterait ce mois-ci à présenter au parlement canadien sa réforme du Sénat.

Fort de sa nouvelle majorité parlementaire, le parti Conservateur désire aller de l’avant avec sa promesse électorale de faire en sorte que les sénateurs soient dorénavant élus par la population et non nommés par le Parti au pouvoir.

Si cette réforme devait se concrétiser d’ici peu, il serait paradoxal de voir des ex députés du Bloc se recycler au Sénat, eux si hostiles jusqu’ici à cette réforme. Mais un tel changement ne se concrétisera pas de sitôt puisqu’il exige des changements constitutionnels.

Or le parlement québécois, unanimement, demande que soit préservée la proportion de députés et de sénateurs québécois au Parlement fédéral.

À mon avis, on mêle deux choses différentes.

Il est vrai que transformation du Sénat en chambre parlementaire élue ne peut se faire sans changements constitutionnels. Par opposition, le poids politique d’une province — au Sénat ou à la Chambre des communes — peut être modifié par simple loi fédérale.

C’est ainsi que depuis 1867, la proportion des sièges représentant le Québec à la Chambre des communes est passée de 36 % à 24 %, reflétant le déclin du poids démographique du Québec dans l’ensemble canadien.

Dans un premier temps, le gouvernement Harper peut modifier la répartition des sièges et, une fois cette mesure adoptée, présenter un projet de loi controversé imposant le scrutin sénatorial. Cet « étapisme » est celui qui est le plus susceptible de porter fruit.

Je ne serais pas surpris que ce soit la voie choisie par le gouvernement Harper.

Quant à la protection souhaitée par tous les partis politiques du Québec — soit de geler le poids politique du Québec au fédéral — cela est, à mon avis, rétrograde. Dans un pays démocratique comme le Canada, il serait inacceptable qu’un vote au Québec ait plus de poids qu’un votre ailleurs au pays.

À titre d’exemple, la constitution libanaise est basée sur le confessionnalisme : celui-ci garantit une représentation des Chrétiens libanais aux affaires politiques de ce pays. Toutefois, après des décennies de déclin démographique, ces garanties constitutionnelles accordées à la minorité chrétienne sont apparues injustes aux yeux de la majorité musulmane. Cette injustice fut une des causes de l’éclatement de la guerre civile dans ce pays.

À part neuf des dix dernières années du gouvernement péquiste de Lucien Bouchard et de Bernard Landry, la croissance économique du Québec a toujours été sous la moyenne canadienne. Cela signifie qu’il se crée moins d’emplois ici.

Conséquemment, l’immigration y est moins importante que dans les provinces les plus prospères du pays et un certain nombre de talents québécois choisissent d’aller travailler ailleurs, faute de débouchés.

Voilà pourquoi la population québécoise, pourtant en croissance, est proportionnellement en déclin depuis plus d’un siècle. Les institutions canadiennes se doivent de refléter cette réalité.

Si au cours de ce lent processus de minorisation, le Canada anglais adopte des mesures qui mettent en péril la survie des Francophones au Québec — l’adoption de la Constitution canadienne sur le dos du Québec en 1982 en est un exemple — les Québécois seront toujours libres de décider de former un nouveau pays si cela leur paraît préférable.

Mais dé-démocratiser le Canada n’est pas une option.

Références :
Le gouvernement Harper veut réformer le Sénat, mais trouvera Québec sur son chemin
Québec demande à Ottawa de maintenir son poids politique

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un opéra mélodramatique chinois : « Décapiter mon père »

Publié le 31 mai 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
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Établi à Shanghai en 1925 sous un autre nom, le théâtre Yifu fut jadis le plus célèbre d’Extrême-Orient. Rénové en 1994, son auditorium peut accueillir aujourd’hui 928 personnes.

Deux troupes originaires de Shanghai s’y produisent ; l’une spécialisée en opéra de Pékin, l’autre en opéra de Shaoxing (une ville située à 160 km de Shanghai).

Si les opéras de style pékinois sont connu en Occident grâce aux livres qui leur sont consacrés en anglais et qui furent traduits, les opéras de Shaoxing sont beaucoup moins connus hors de Chine.

Le dimanche 26 septembre 2010, le théâtre Yifu présentait « Décapiter mon père », un mélodrame de ce deuxième style, interprété ici par une distribution presqu’entièrement féminine.

Quelques rares Occidentaux assistaient à la représentation : le public était principalement composé de Chinois plutôt âgés. À l’opposé, la troupe de l’Opéra de Cologne présentait l’Or du Rhin de Wagner dix jours plus tôt au Grand Théâtre de Shanghai devant un public essentiellement jeune.

Ce soir-là au théâtre Yifu, le prix des billets variait de 50 à 280 yuans (soit de 7,50$ à 42$ ou de 5,4€ à 30€). Le mien — pour un siège au fond du parterre — coûtait 80 yuans (soit 12$ ou 8,6€).

J’étais prêt à tout et je ne fus pas déçu; gestes emphatiques, sanglots et trémolos de voix, changements de décor à vue, au moins le quart de l’assistance qui mange ou qui parle à haute voix au cours de la représentation — et qu’on entend d’ailleurs dans la vidéo — spectateurs qui changent de siège en tout temps pour rejoindre les amis ou pour être mieux placés, etc. Bref, on se serait cru en Italie au XVIIIe siècle.

Après les rappels, la Diva — déchargée des gerbes de fleurs qu’on venait de lui donner — chante a cappella pendant environ quinze minutes des airs typiquement chinois sur le devant de la scène, accompagnée du public qui en connait toutes les paroles.

Puisqu’il était permis de photographier et de filmer durant la représentation, j’ai capté des segments totalisant plus de 25 minutes du spectacle, résumés ici en moins de neuf minutes. Si le dépaysement ne vous effraie pas, je vous invite à regarder ce très rare document. Je vous préviens : c’est spécial…

Pour comparer avec un opéra de style pékinois — plus précisément avec « La Rivière d’automne » — cliquez sur ceci. Il est à noter que cet opéra, dont a distribution est au contraire entièrement masculine, raconte l’histoire d’une nonne taoïste qui s’est enfuie de son couvent afin de rejoindre son amoureux. Elle doit néanmoins traverser une rivière, aidée d’un vieux batelier qui, grâce au Ciel, est nul autre que son oncle.

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 45 mm


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Norvège, championne de l’hydroélectricité

Publié le 30 mai 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Les Norvégiens disposent d’un des niveaux de vie parmi les plus élevés au monde. Cette prospérité, la Norvège la doit à ses richesses naturelles, dont le pétrole et le gaz naturel.

À lui seul, le secteur pétrolier compte pour la moitié des exportations du pays; la Norvège est le 14e plus important producteur — et le 9e plus important exportateur — de pétrole au Monde. Quant au gaz naturel, la Norvège se classe au deuxième rang des pays exportateurs.

Afin de dissuader sa consommation intérieure (et de maximiser ses exportations), la Norvège taxe le pétrole destiné à ses citoyens au point qu’il y est le plus cher d’Europe : le litre d’essence sans plomb s’y vend — en dollars canadiens — 2,52$ alors qu’il est de 2,20$ en Allemagne et de 2,23$ en France.

Conséquemment, l’automobile électrique y fait fureur. De plus, l’électricité est y produite principalement à partir de la force motrice des eaux.


Pourcentage de l’hydrolique dans la production nationale d’électricité

Références :
Anonyme, Quelles énergies propres en 2020 ?, La Revue, 2011; 12: 52.
Norvège
Norway
Prix de l’essence: quand on regarde leur gazole, on se console

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pour la francisation de toutes les entreprises québécoises de plus de cinq employés

Publié le 28 mai 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

À l’heure actuelle, la loi 101 exige un certificat de francisation de la part de toutes les entreprises de plus de cinquante employés. Lors de l’adoption de la loi 101, le gouvernement québécois a évité d’imposer cette exigence aux petites entreprises afin de leur épargner cette lourdeur administrative.

Depuis une décennie, nous assistons à une anglicisation galopante de l’île de Montréal si bien qu’il n’a jamais été aussi fréquent de ne pas pouvoir être servi en français dans certains endroits de Montréal (sur l’avenue du Parc, notamment).

Je ne connais pas de meilleure motivation pour un Néo-québécois à apprendre le français que la difficulté à gagner sa vie s’il ne parle pas notre langue. Cette difficulté est contournée lorsqu’il est embauché dans une petite entreprise car celle-ci n’est pas soumise à la loi 101. C’est le cas de l’immense majorité des entreprises québécoises.

Le résultat est que nous, consommateurs, sommes servis en anglais de plus en plus fréquemment, comme l’a révélé il y a quelques mois une enquête de Radio-Canada et qui confirmait ce que tous les citoyens de Montréal savaient déjà.

Cette situation est le résultat d’un état de fait favorable à l’anglicisation du Québec. Après la légalisation des écoles passerelles, après avoir sabré dans les cours de francisation des immigrants allophones — tout en maintenant, paradoxalement, les cours d’anglais aux immigrants originaires du Maghreb afin d’augmenter leur employabilité — et après avoir imposé l’anglais intensif dès la 6e année, c’est clair : le gouvernement Charest ne croit pas à l’importance de défendre le français autrement que par des moyens mous et inefficaces.

Or je suis chez moi ici au Québec et c’est mon droit d’y être servi dans ma langue partout dans la province. Entre le souhait légitime d’un commerçant anglophone de parler sa langue et mon souhait légitime d’être servi dans la mienne, qui devrait légalement avoir priorité ? Si c’est moi qui devrais avoir priorité, peut-on compter sur le gouvernement Charest pour défendre mes droits ?

La grande majorité des francophones qui sont servis en anglais ne portent jamais plainte. L’Office québécois de la langue française reçoit environ 400 plaintes par année relativement à la langue de service dans les commerces : c’est 15% de l’ensemble des plaintes que reçoit cet organisme, sur un total de 2,500 à 3,000 plaintes.

Même si 82% de ces plaintes sont fondées, l’Office impose des amandes ou procède à des poursuites dans seulement 2% des infractions. Depuis que les Libéraux sont au pouvoir, l’Office se laisse « enfirouaper » dans 98% des cas et ne fait absolument rien. Le résultat est ce que tous les Montréalais observent : l’anglicisation de la métropole.

Dans deux ans à peine, le Québec ne sera plus dirigé par monsieur Charest. Nous devons donc envisager l’après-Charest.

C’est pourquoi je propose que la loi 101 soit amendée de manière à ce que, dans les entreprises de plus de cinq employés, toute le personne qui a contact avec le public (y compris au téléphone) soit tenue de parler au moins le français.

Doit-on, par exemple, imposer cette obligation au laveur de plancher ? S’il travaille de nuit, évidemment pas. Mais s’il travaille alors que le commerce est ouvert au public et qu’il est susceptible de se faire demander où se trouve tel produit, oui, absolument.

Dans le cas des entreprises qui possèdent entre 5 et 50 employés, évitons-leur les Certificats de francisation : créons simplement une obligation légale de servir tout francophone dans sa langue et créons un droit pour tout consommateur lésé de se plaindre devant la Cours des petites créances. De plus, prévoyons que l’amende imposée par le tribunal voit versée intégralement au plaignant.

Finie l’époque où la promotion du français était laissée au pouvoir discrétionnaire d’un gouvernement mollement convaincu de l’opportunité de la défendre. Donnons à la population québécoise le pouvoir de défendre elle-même sa langue en lui confiant des pouvoirs nettement dissuasifs… et vous verrez le résultat !

Références :
Des commerces qui ne servent pas en français
Québec – L’immigration au pifomètre
Québec veut démontrer aux commerçants montréalais les bénéfices du français
Réaction aux propos de François Legault – Les amendes ne sont pas une panacée, dit l’OQLF

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Qui paie les canapés ?

Publié le 27 mai 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

LVM est une filiale de Desseau, un groupe d’ingénieurs-conseils. Le 18 mai dernier, Desseau et sa filiale LVM donnaient une réception à un bain public de Montréal auquel étaient invités leurs employés, de même que des clients du secteur public dont des cadres d’Hydro-Québec.

La firme Desseau considère acceptable d’inviter — dans la sobriété, précise-t-elle — des représentants de l’État qui attribuent des contrats publics. « Nous avons invité des êtres humains avant tout, avec qui nous avons une relation d’affaires. Il ne s’agissait pas de les remercier, mais de souligner le cinquantième anniversaire de LVM » a souligné la porte-parole de la compagnie.

En 2010, LVM a obtenu — sans appel d’offres — onze contrats d’une valeur totale de 18,9 millions de dollars au chantier de la centrale hydroélectrique Eastmain.

Le 6 mai 2011, Dessau, LVM, Technisol et Dunton-Rainville (firme très présente à Laval notamment), avaient réservé pour eux l’Aquarium de Québec afin d’y inviter les maires à une expérience gastronomique aux fruits de mer — qualifiée d’inoubliable dans le programme imprimé du congrès — à l’occasion des assises de l’Union des municipalités du Québec.

Roche — une autre firme de génie-conseil — était partenaire « bronze » de ces assises. En février dernier, les policiers de la SQ arrêtaient France Michaud, vice-présidente de Roche, lors d’une opération concernant la Ville de Boisbriand. Elle fait face à treize chefs d’accusation, entre autres de corruption d’élus et de fonctionnaires.

Le Commissaire au lobbyisme du Québec considère que ce type de rencontre est un cadre propice pour les communications d’influence. Selon lui, les titulaires de charges publiques demeurent titulaires de ces charges même en dehors de leurs heures de travail. Si un démarcheur (c’est-à-dire un lobbyiste) tente d’influer sur l’une de leurs décisions, ni le lieu ni le moment n’ont d’importance ; il s’agit alors d’une communication qui doit faire l’objet d’une inscription au registre des lobbyistes.

Cet avis n’est pas partagé par le gouvernement Charest qui a expressément exclu les services professionnels (en d’autres mots, les firmes d’avocats et d’ingénieurs) de l’obligation d’inscrire leurs démarcheurs dans le registre du Commissaire au lobbyisme du Québec.

Dès juin 2009, dix plus grandes sociétés de génie québécoises refusaient de se soumettre volontairement aux lois sur le lobbyisme invoquant qu’elles n’y sont par obligées par la loi.

Références :
Dessau et Roche commanditent les assises annuelles de l’UMQ
Dessau invite encore ses «amis» du secteur public
Projet hydroélectrique Eastmain – Dessau à la fois gérant et sous-traitant
Une question pour Jean-Marc Fournier

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Écrit par Jean-Pierre Martel