La freguesia de Miragaia, à Porto

Publié le 19 mars 2020 | Temps de lecture : 4 minutes
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En 2014, trois muralistes de Porto — Mesk, Fedor et Mots — ont réalisé la première murale autorisée par la ville, soit D. Quixote de la Mancha, sur la rua de Miguel Bombarda (à 0:28).

À 0:34, Abel de Lima Salazar (qui n’a aucun lien de parenté avec le dictateur Salazar) fut un important médecin et chercheur portugais qui a exercé à Porto et qui a fondé l’institut des sciences biomédicales qui porte son nom.

De 0:40 à 1:32, nous visitons le Museu Nacional Soares dos Reis.

Fondé en 1833, il fut le premier musée portugais des Beaux-Arts. L’année suivante, l’interdiction des ordres religieux proclamée par Pierre IV de Portugal fit en sorte que les collections du musée se garnirent soudainement des biens confisqués des couvents de la région.

De nos jours, les musées ne craignent pas de suspendre leurs œuvres sur des murs aux couleurs chaudes ou foncées.

Ce musée-ci présente plutôt ses tableaux de manière classique, c’est-à-dire sur des murs blanc cassé. Cela laisse une impression de monotonie en dépit du fait que ce qu’on y présente est assez bien.

Une salle est consacrée au sculpteur académique António Soares dos Reis, originaire Vila Nova de Gaia (au sud de Porto), et qui donne son nom au musée.

Sont en vedettes l’art figuratif portugais, la faïence portugaise et la porcelaine chinoise, l’orfèvrerie religieuse et une collection de montres et de bijoux anciens.

À 1:34, il s’agit du Palais de Justice de Porto.

De 1:50 à 1:54, nous sommes au Passeio das Virtudes. Cette ‘Promenade des Vertus’ est un parc allongé qui a été aménagé au sommet d’une petite falaise qui surplombe l’ouest de la ville. De nombreux jeunes aiment y passer la fin du jour.

Au bas de l’escarpement, on trouve (à 1:56) la Fonte das Virtudes (ou Source des Vertus) aménagée en 1629.

Au sud de la promenade, on peut emprunter la rua das Virtudes sur laquelle on trouve, à sa rencontre avec la rua das Taipas, une jolie fontaine créée en 1772 (à 2.02).

De 2:17 à 2:38, nous visitons l’Igreja de São Pedro de Miragaia. Cette église paroissiale sans prétention a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Celle-ci est décorée d’azuléjos autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Elle se caractérise par son clocher asymétrique (à gauche) et son superbe maitre-autel, profondément encastré, en bois doré.

À 2:42, la façade du cinéma Look at Porto présente un sgraffite du muraliste Vhils (nom d’artiste d’Alexandre Farto). On appelle sgraffite une décoration murale obtenue en grattant un mortier blanc appliqué sur un fond de couleur afin de créer un dessin de la couleur sous-jacente.

Le diaporama se termine (à partir de 2:48) par une visite de World of Discoveries.

Sur 5 000 m², ce musée glorifie les navigateurs portugais lancés à la conquête du monde.

Il comprend une première section présentant les caractéristiques des navires et des instruments de navigation qui ont permis aux Portugais d’affronter les mers. Une autre section idéalise un peu la vie à bord.

Les visiteurs montent ensuite dans des barques lentement tirées sous l’eau par des chaines. Ils parcourent successivement un certain nombre de tableaux tridimensionnels très bien faits qui montrent les merveilles rencontrées par ces explorateurs.

Très ‘Walt Disney’, ce musée présente de manière flatteuse le colonialisme portugais. Prix d’entrée : onze euros.


Détails techniques : Le diaporama présente 101 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (42 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (36 photos), et le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (23 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : panique à bord

Publié le 18 mars 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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On peut les oublier un peu. Mais c’est toujours un plaisir de revenir aux classiques, même dans le domaine de l’humour.

Ce sketch a été créé voilà plus de dix ans. On dirait hier…


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : oui ou non à l’ibuprofène

Publié le 18 mars 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Samedi dernier, le ministre français de la Santé a déconseillé l’usage de l’ibuprofène pour traiter la fièvre des personnes atteintes du Covid-19. À moins, évidemment, que d’autres conditions médicales exigent son utilisation.

Cette recommandation a suscité la controverse au sein des autorités de santé publique à travers le monde parce qu’elle n’est pas basée sur des preuves scientifiques incontestables.

En dépit du doute, la mise en garde française a été cautionnée hier par l’Organisation mondiale de la santé.

Qu’en est-il ?

L’ibuprofène (Motrin, Advil, etc.) n’est pas et n’a jamais été le premier choix dans le traitement pharmacologique de la fièvre, autant chez l’enfant que chez l’adulte.

L’acétaminophène

L’acétaminophène — appelé paracétamol en Europe — est un des médicaments les moins dangereux de tout notre arsenal thérapeutique.

Il abime le foie lorsqu’on dépasse la dose maximale recommandée (un gramme quatre fois par jour) ou lorsqu’on prend ce médicament à une dose qui s’approche de ce maximum alors qu’on est sous l’effet de l’alcool.

La manière la plus sécuritaire de l’utiliser, c’est d’en prendre la plus petite dose efficace. Parfois chez l’adulte, une dose de 325 mg quatre fois par jour suffit.

À moins d’insuffisance hépatique préexistante, l’acétaminophène est le meilleur médicament à prendre dans les cas de fièvre.

Toutefois, on prendra soin d’éviter les préparations à libération prolongée de ce médicament puisqu’aucun organisme règlementaire ne vérifie la fiabilité de leur mode de libération de l’ingrédient actif.

L’ibuprofène

Les antiinflammatoires sont des médicaments très puissants qui agissent sur de nombreuses parties du corps, diminuant par exemple l’irrigation des reins.

Par voie orale, ils sont irritants pour l’estomac, causant fréquemment de l’érosion gastrique, voire des ulcères d’estomac, particulièrement chez les personnes âgées.

Toutefois, ils agissent sur les fièvres résistantes à l’acétaminophène. Voilà leur grand avantage.

Il y a plusieurs décennies, le public jugeait normal d’acheter un médicament à dose… normale, justement.

De nos jours, si ce n’est pas écrit ‘fort’ ou ‘extra-fort’, on évite d’en acheter. En d’autres mots, on n’a pas de temps à perdre, on veut que ça fonctionne.

Si bien que certaines compagnies ajoutent le qualificatif ‘extra-fort’ sur l’emballage de leurs médicaments ordinaires, à défaut de quoi ces derniers ne se vendent pas.

Dans un contexte où tous les citoyens doivent performer de manière optimale, on ne s’étonnera pas de voir le public délaisser les médicaments généralement bons au profit de ceux, inutilement plus puissants, qui offrent la garantie absolue du résultat recherché.

Voilà pourquoi l’ibuprofène est si populaire.

Petite confidence : Je n’utilise jamais l’ibuprofène contre la fièvre. Mais il m’arrive de l’utiliser comme antiinflammatoire à dose pédiatrique unique de 100 mg. J’utilise un comprimé croquable que j’écrase et disperse dans du yogourt. Scientifiquement inefficace chez l’adulte, cette dose fonctionne tellement bien chez moi que je n’ai jamais besoin d’en prendre une deuxième.

Conclusion

L’Humanité est en train d’apprendre comment combattre un nouvel ennemi, le Covid-19.

Différentes approches sont utilisées, du laisser-faire britannique à la manière forte chinoise.

Lorsque l’épidémie aura disparue — parce qu’elle finira bien par disparaitre — on verra quelle approche était la plus efficace.

Dans le cas particulier des craintes françaises au sujet de l’ibuprofène, s’il devait s’avérer qu’elles étaient excessives, elles auront eu l’avantage indiscutable de redonner à l’acétaminophène la place de choix qu’elle n’aurait jamais dû perdre dans le traitement pharmacologique de la fièvre.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : l’hommage espagnol aux professionnels de la santé

Publié le 17 mars 2020 | Temps de lecture : 1 minute

 

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À l’heure convenue samedi soir dernier, des centaines de milliers d’Espagnols ont rendu hommage à leurs professionnels de la santé, eux qui demeurent à l’œuvre pour soigner les gens en dépit des risques qu’ils courent à s’exposer ainsi au Covid-19.

De leurs fenêtres ouvertes ou de leurs balcons, les Espagnols ont applaudi, sifflé, tapé sur des casseroles ou chanté en chœur pour les remercier.

Cet ‘applaudissement sanitaire’ a longuement résonné à 22h dans toutes les grandes villes du pays.


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la course au vaccin

Publié le 16 mars 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Tous les jours, des milliers de bactéries tentent d’envahir notre corps, principalement par nos muqueuses. Dans l’immense majorité des cas, nos anticorps non spécifiques réussissent à les détruire et à nous protéger d’une infection.

Cela n’est pas vrai des virus; il suffit d’un nombre beaucoup plus faible de copies d’un virus pour que nous tombions malades.

Le virus Ebola est un exemple de ces virus extrêmement contagieux.

Après l’exposition à un virus, les seules manières d’éviter d’être infecté, c’est par le biais de la vaccination ou par une immunité spécifique acquise à la suite d’une exposition antérieure au même virus.

Sur la quarantaine de coronavirus connus, l’immense majorité d’entre eux sont incapables de se développer chez l’humain.

Sept le peuvent. Quatre font partie du groupe hétéroclite des virus responsables d’infections respiratoires bénignes; on estime que de 15 à 30 % des rhumes banals sont causés par un coronavirus.

Mais trois coronavirus peuvent causer de graves épidémies : le virus du SRAS, celui du SRMO et le tout dernier, le Covid-19.

La recherche d’un vaccin anti-SRAS

Commun chez la chauvesouris, le virus du SRAS s’est propagé à l’humain par le biais d’un carnivore qui a servi d’intermédiaire : la civette palmiste masquée.

Le SRAS a causé une pandémie en 2003.

Mais comme les virus ont un mécanisme de réplication grossier, il a muté tout en se propageant d’un humain à l’autre jusqu’au moment où il devenait inoffensif pour nous.

Voilà pourquoi on ne l’a plus revu depuis.

Et les compagnies pharmaceutiques qui avaient investi des sommes importantes pour mettre au point un vaccin contre lui ont abandonné leurs recherches quand elles ont réalisé que plus personne n’en avait besoin.

La recherche d’un vaccin anti-SRMO

Le virus du SRMO est plus récent. Il est apparu au Moyen-Orient en 2012. Il se propage à l’humain à partir du chameau.

Il aurait disparu depuis longtemps si on avait résolu d’abattre les bêtes qui en sont atteintes.

Conséquemment, il circule lentement dans cette partie du monde depuis sa découverte.

En raison de la richesse des pétromonarchies et leur absence d’infrastructure scientifique, certains laboratoires occidentaux travaillaient à la mise au point d’un vaccin anti-SRMO quand soudainement le Covid-19 est apparu.

La recherche d’un vaccin contre le Covid-19

Découvrir un vaccin contre un nouveau virus peut prendre des années. Pensez au SIDA; on attend toujours.

Les compagnies qui avaient trouvé des approches prometteuses contre le virus du SRMO ont toutes décidé de réorienter leurs recherches contre le Covid-19.

Leur longueur d’avance s’est soudainement réduite lorsque la Chine a pris tout le monde par surprise en publiant la séquence génétique du virus le 11 janvier dernier, soit seulement deux mois après la découverte des premiers cas d’infection humaine.

Ceux qui voient encore la Chine comme un pays arriéré qui ne fait que copier des brevets occidentaux doivent réaliser qu’en 2011, sur les 2 140 000 millions d’inventions dans le monde, 526 412 venaient de Chine, soit 24,6 % (en comparaison avec 23,5 % de provenance américaine).

En 2015, le nombre de brevets chinois était même supérieur au total des brevets américains, japonais, coréens et européens.

Grâce à la publication du génome, des virologues allemands produisaient le premier test de diagnostic une semaine plus tard.

Ces bonds en avant accélèrent la découverte d’un vaccin. Environ trente-cinq compagnies et institutions académiques se ruent présentement pour le découvrir. Prix Nobel garanti.

Les tests cliniques préliminaires débuteront le mois prochain.

Normalement, la mise au point d’un vaccin prendrait plus d’un an.

Mais au printemps 2018, Donald Trump a dissout l’unité chargée de la santé globale au National Security Council, et son équivalent au Department of Homeland Security.

De plus, l’amputation du financement des Centers for Disease Control and Prevention (réduisant leurs activités de détection de 80 %), la fin du programme USAID’s Predict (permettant de freiner la transmission des virus), et les 44 % d’Américains qui renoncent à consulter un médecin parce qu’ils n’en ont pas les moyens, sont autant de raisons qui incitent à anticiper une catastrophe sanitaire aux États-Unis.

À chaque saison de la grippe, 70 à 150 millions d’Américains l’attrapent. Avec un taux de mortalité de 3,6 % (36 fois plus que la grippe), l’épidémie de Covid-19 aux États-Unis pourrait faire plus de 2,5 millions de morts…

Dans son édition de dimanche, le quotidien allemand Die Welt rapporte que Donald Trump aurait offert un milliard de dollars à la pharmaceutique CureVac afin qu’elle ne distribue qu’aux États-Unis le vaccin anti-Covid-19 qu’elle finaliserait d’ici quelques mois (selon son site web).

Outré, le ministre allemand de l’Économie a déclaré ce matin que l’Allemagne n’est pas à vendre.

Un vaccin commercialisé à toute vitesse permettrait à Donald Trump de se présenter aux élections présidentielles en sauveur de la nation américaine.

Souhaitons-lui bonne chance et espérons que ce vaccin approuvé à la hâte pour servir ses intérêts ne soit pas un autre 737 MAX…

Références :
Aux Etats-Unis, la pénurie de tests pour le Covid-19 vire au scandale
Chine ou États-Unis, lequel est plus dangereux ?
Coronavirus
Coronavirus: anger in Germany at report Trump seeking exclusive vaccine deal
COVID-19 Germany: Country holds crisis talks after U.S. reportedly tries to poach vaccine
La bonne question
Trump déclare l’état d’urgence aux États-Unis
When will a coronavirus vaccine be ready?

Parus depuis :
Premier essai clinique d’un vaccin contre le coronavirus (2020-03-16)
COVID-19 : l’immunité « diminue assez rapidement », selon une étude (2020-10-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Cedofeita, à Porto

Publié le 15 mars 2020 | Temps de lecture : 6 minutes
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Au recensement de 2011, 22 077 personnes peuplaient les 2,66 km² de l’unité administrative (ou freguesia) de Cedofeita.

En trois minutes, nous visiterons la freguesia d’est en ouest, de l’église du quartier de Lapa à la Maison de la musique.

Au cours de la construction de l’Igreja da Lapa — qui débuta lentement à partir de 1756 et qui dura plus d’un siècle — plusieurs architectes se succédèrent à la tâche, dont José de Figueiredo Seixas et, pour les clochers érigés dans la 2e moitié du XXe siècle, José-Luís Nogueira Júnior.

L’église est décorée d’un maitre-autel et de dix autels latéraux encastrés d’assez bonne facture.

Sur le mur gauche du chœur (à 0:26), on peut voir un mausolée qui renferme depuis 1835 le cœur du roi Pierre IV de Portugal. Le reste de son corps repose au Panthéon national de Lisbonne.

L’église est également célèbre pour son orgue, le plus imposant de la péninsule ibérique. La puissance de cet instrument est remarquable.

Imaginez-vous en Transylvanie, le comte Dracula en personne montant lentement les marches de l’escalier d’honneur de son château poussiéreux alors que les chauvesouris tourbillonnent fébrilement vers les étages supérieurs, là où les invités disparaissent à jamais.

Eh bien, c’est exactement l’impression que vous laisse cet instrument lors de la procession au début de la messe du dimanche.

L’extrait présenté par le diaporama dure 28 secondes. Les mélomanes qui voudraient entendre l’enregistrement au complet cliqueront sur ceci.

On évitera de faire entendre cet enregistrement à des enfants avant de les mettre au lit…

De 0:38 à 0:44, nous voyons trois sculptures au jardin créé en l’honneur de Teófilo Braga, président du gouvernement provisoire issu de la Révolution portugaise de 1910.

La première de ces sculptures (due à Henrique Moreira) représente Américo Monteiro de Agular (1887-1956), un religieux portugais qui a consacré sa vie au travail de rue en faveur des enfants nécessiteux.

La statue República de Bruno Marques date de 2010.

Baco (Bacchus, en français) est un bronze créé en 1916 par António Teixeira Lopes pour célébrer le sixième anniversaire de la proclamation de la République portugaise.

De 1:18 à 1:23, nous avons un aperçu de la chapelle franciscaine de Notre-Dame-des-Anges et, à 1:30, de l’église méthodiste de Mirante (joliment décorée d’azuléjos de style néogothique).

La ville de Porto est très attachée à la préservation des fontaines auprès desquels les citoyens s’approvisionnaient en eau potable pendant des siècles.

Construite en 1718, la Fonte das Oliveiras se caractérise par son bec en dauphin (à 1:34). Remodelée en 1823, démontée en 1866, et reconstruite à son emplacement actuel en 1879, elle fut restaurée en 1941.

De 1:48 à 1:52, nous voyons l’Igreja de São Martinho de Cedofeita.

Construite de 1087 au début du XIIIe siècle, cette église romane fut dépouillée en 1935 des attributs décoratifs ajoutés à l’époque baroque. C’est la plus vieille église chrétienne du Portugal.

Selon l’inscription gravée en 1767 sur le tympan du portail principal (à 1:50), elle fut construite sur le site d’une église plus ancienne élevée en 559 sur ordre du roi franc Théodomir.

Ce dernier voulait remercier le Ciel de la guérison miraculeuse de son fils Ariamiro à la vue de reliques de saint Martin de Tours. L’église originelle aurait été édifiée tellement rapidement qu’on lui donna le nom de São Martinho de Cedofeita (ce qui veut dire Saint-Martin de tôt faire, d’où le nom actuel de la freguesia).

De 2:00 à 2:14, nous voici au Mercado Bom Sucesso.

On y trouve une série de comptoirs de restauration et de produits alimentaires artisanaux. Ils ont l’allure des galions des explorateurs portugais. Tout ce qu’on y présente est appétissant.

À 2:16, il s’agit de la synagogue Kadoorie Mekor Haim, une des plus grandes d’Europe, inaugurée en 1938.

L’automne, tout comme à Paris, on voit à Porto et à Lisbonne des vendeurs de marrons sur la rue. Au Portugal, les marrons sont rôtis au charbon de bois et vendus couverts de suie blanche (très certainement cancérigène).

Pour se nettoyer les poumons de la fumée de charbon, quoi de mieux pour ce vendeur que de s’allumer une bonne cigarette…

Au Jardim da Rotunda da Boavista (de 2:22 à 2:24), on a dressé (de 1909 à 1951) un monument qui célèbre la victoire portugaise contre l’occupation française du pays durant la Guerre d’indépendance espagnole (1807-1814).

Le diaporama se termine par une visite de la Casa da Música, conçue par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas et terminée en 2005.

L’esplanade ondulée qui entoure l’édifice est en marbre. C’est un des lieux favoris des planchistes de la ville.

À l’intérieur de l’édifice, le mur des voies de circulation est soit laissé en béton poli gris perle, soit revêtu de plaques d’aluminium trouées.

L’édifice est un octogone irrégulier traversé par sa salle principale (d’une capacité de 1 238 spectateurs).

Sur les côtés de cette salle, les murs sont revêtus de bois décoré d’un motif métallique qui correspond à l’agrandissement pixelisé du grain de ce bois. À chacune de ses extrémités, la salle s’ouvre sur le quartier à l’aide de deux grandes fenêtres panoramiques en verre ondulé à doubles parois.

Le générique du diaporama est un montage de photos que je me suis amusé à prendre de la réflexion d’un planchiste dans les fenêtres de cette salle de concert.


Détails techniques : Le diaporama présente 86 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (68 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (11 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les prix citron à Ottawa et à la STM

Publié le 14 mars 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Au moment où ces lignes sont écrites, la prévalence de l’infection au Covid-19 est extrêmement faible au sein de la population québécoise.

Dans quelques semaines, la situation sera très différente.

Les excellentes mesures préventives annoncées cette semaine par le gouvernement Legault — conformes aux recommandations des experts en santé publique — devraient atténuer la montée de l’épidémie chez nous.

Ces mesures attestent du sérieux du gouvernement québécois.

Ce qui jure avec le laxisme d’Ottawa.

Le prix citron d’Ottawa

À l’heure actuelle, les différences interprovinciales observées quant au nombre de personnes atteintes ne sont pas proportionnelles à la taille de leur population, mais à la fréquentation de leurs aéroports internationaux.


Relation entre la fréquentation des aéroports et le nombre actuel de cas de Covid-19 par province

Aéroport Millions de voyageurs/an Personnes atteintes
Toronto 49,5 59
Vancouver 25,9 46
Montréal 19,4 17
Calgary 17,3 19

Ce qui suggère que les aéroports canadiens sont présentement les portes d’entrée du Covid-19 au pays.

C’est pourtant logique; puisque le Covid-19 n’est pas né au Canada et qu’il commence à ce répandre au pays, c’est nécessairement parce qu’une partie des voyageurs internationaux sont des foyers de propagation de l’épidémie. Comment peut-il en être autrement ?

Face à cette évidence, on peut se demander quelles sont les mesures adoptées par Ottawa afin de protéger la population canadienne ?

Alors que de nombreux pays (dont la Chine) utilisent des scanneurs thermiques pour déceler aux aéroports les personnes qui pourraient être atteintes du Covid-19, les préposés aux aéroports canadiens se contentent d’aviser les arrivants de se mettre volontairement en quarantaine s’ils devaient développer les symptômes de l’infection.

En d’autres mots, depuis l’épidémie de SRAS qui a durement affecté Toronto en 2003, Ottawa n’a pris aucune mesure sérieuse pour éviter que cela se répète.

On a dépensé des centaines de millions$ pour implanter un excellent système de déclaration automatique aux douanes.

Mais pas un centime n’a été dépensé pour protéger le public canadien.

Imaginez : le fédéral n’a même pas institué un suivi des voyageurs (symptomatiques ou non) qui entrent au pays. On s’en fout.

La machine de l’État canadien est entièrement vouée à la création d’un grand marché intérieur canadien dépourvu d’obstacles à la maximisation des profits par le grand capital international.

Si le fédéral était réellement au service du peuple, il ne diminuerait pas depuis des années ses transferts en santé, obligeant les provinces à couper dans leurs services (comme l’a fait impitoyablement l’ex-ministre québécois Gaétan Barrette).

Voilà pourquoi les principales mesures fédérales contre le Covid-19 ont été annoncées cette semaine par le ministre des Finances d’Ottawa et non par la ministre fédérale de la Santé.

Essentiellement, les milliards$ serviront à aider les investisseurs. Ces milliards$ seront puisés dans les poches de la classe moyenne, comme pour le sauvetage des banques en 2007-2008.

Mais on n’a pas prévu débourser les sommes nécessaires à l’achat de scanneurs dont on ne voit pas l’utilité puisque les grands investisseurs voyagent en jets privés, à l’abri de la toux de la plèbe.

Le prix citron de la STM

Vitesse maximale de la ventilation du métro

Dans les nouveaux trains du métro de Montréal (contrairement aux anciens), la ventilation est très mal répartie, atteignant des pics de 9,6 km/h à de nombreux endroits, notamment dans les passages ouverts d’un wagon à l’autre.

À cette vitesse, les particules virales parcourent 2,6 mètres par seconde. Ce qui signifie qu’en une seule seconde, les virus se dispersent au-delà de la distanciation sociale recommandée de deux mètres. Après deux secondes, les gouttelettes ont été soufflées à 5,2 mètres. Et ainsi de suite jusqu’à toucher le sol.

À l’heure actuelle, la contamination ‘locale’ (d’un Québécois à l’autre) n’est pas encore un problème. Mais elle le deviendra bientôt.

Porte palière à Shanghai

Au cours des huit dernières années, j’ai publié plusieurs textes réclamant l’installation de portes palières dans le métro de Montréal afin de prévenir les arrêts prolongés de service. À chaque fois, j’ai avisé la STM de la publication du texte. En vain.

Dans le cas de la ventilation du métro, j’espère que la direction incompétente de la STM (nommément Philippe Schnnobb) se grouillera le derrière. Ça urge.

Références :
COVID-19: sept provinces maintenant touchées au pays
Les avions ont joué un rôle crucial dans la propagation rapide et mondiale du coronavirus
Liste des aéroports les plus fréquentés au Canada
Métro : les statistiques ne doivent pas nous aveugler
Plan canadien de lutte contre la pandémie d’influenza
Temperature screening to cover all flights
Voyageurs internationaux au Canada d’octobre 2019 à février 2020

Parus depuis :
COVID-19 : « Comme si de rien n’était » à bord des avions, dénoncent des agents de bord (2020-03-16)
Why aren’t airport customs agents taking people’s temperatures? (2020-03-17)
L’insoutenable légèreté de l’être occidental (2020-03-21)
Vols de rapatriement d’Espagne: «Ils n’ont fait aucun contrôle sanitaire» (2020-03-26)
Des rapports sur les risques de pandémie au Canada produits dès janvier (2020-04-10)
Covid-19 : contamination en chaîne dans un restaurant chinois climatisé (2020-04-20)
Loi sur la mise en quarantaine : les peines les plus sévères restent inutilisées (2020-04-23)
Un quart des voyageurs malades de la COVID-19 au Québec venaient des États-Unis (2020-05-04)
Comment s’est propagée la COVID-19 au Canada? (2020-05-06)
Virus et frontières, l’exemple de Hong Kong (2020-05-15)
COVID-19 : un tiers des Américains mentent sur leurs symptômes, selon une étude (2020-08-24)
247 voyageurs ont introduit la COVID-19 au Québec (2020-09-22)
4 mois avant de relever toutes les données sur les voyageurs exemptés de quarantaine (2020-11-18)
Aucune sanction pour les voyageurs refusant la quarantaine à Montréal et Calgary (2021-05-04)
German Covid super-spreader event driven by poor ventilation, study finds (2021-09-08)
Des « lacunes importantes » dans le contrôle des voyageurs entrant au Canada (2021-12-09)
Propagation de la COVID-19 : la fermeture complète des frontières a ralenti la transmission (2023-03-08)

Post-Scriptum : Trois jours après la publication de ce texte, le premier ministre Justin Trudeau a annoncé la fermeture des frontières canadiennes.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de Vitória, à Porto

Publié le 13 mars 2020 | Temps de lecture : 8 minutes
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Sans suivre un circuit précis, notre visite de la freguesia de Vitória parcourra cette unité administrative du nord au sud.

Notre premier arrêt sera une halte gourmande au restaurant SINS Sandwich à la belle façade crème décorée d’azuléjos (de 0:08 à 0:14).

Le menu est simple; six sortes de sandwichs et sept sortes de hamburgers, accompagnés ou non de soupe. À 0:14, il s’agit du hamburger Fumado, composé de veau fumé, de bacon, de brie et d’un peu de verdure (pour 5,9 €).

L’art de rue à Porto est souvent constitué de graffitis éphémères réalisés sur papier collé aux murs.

À 1:14, il s’agit de la décoration extérieure du Teatro Carlos Alberto réalisée par Martinha Maia en 2016.

Un peu partout dans la ville, on rencontre des distributrices de sacs pour déchets canins (à 1:18).

De 1:21 à 1:28, nous avons un aperçu du petit musée numismatique de Porto. On y présente des monnaies de l’Antiquité greco-romaine et des pièces de l’Inde, du Brésil, d’Espagne et évidemment du Portugal.

Puisqu’il est gratuit, il plaira aux collectionneurs, en raison principalement de l’état de conservation impeccable de ses pièces d’or.

De 1:29 à 1:37, nous voilà à la Praça Carlos Alberto.

Pendant des siècles, les forgerons de la ville tenaient boutique autour de cette place. Elle fut nommée en l’honneur de Charles-Albert, roi de Sardaigne, après que ce dernier s’exila à Porto en 1849 pour y vivre dans l’édifice qui abrite aujourd’hui le musée numismatique dont nous venons de parler.

Les fins de semaine, des artisans et des antiquaires offrent leurs produits autour du mémorial dressé en l’honneur des soldats portugais morts au combat lors de la Première Guerre mondiale.

Avec sa murale ‘Steak & Shake’, l’artiste lisboète Joana Vasconcelos renouvela en 2017 l’art de l’azuléjo (à 1:37).

De 1:40 à 2:28, nous visitons deux églises jumelles.

À droite, de plan rectangulaire, l’Igreja do Carmo a été construite la première, soit de 1619 à 1628. Destinée aux frères des Carmes, elle possède un maitre-autel et huit autels latéraux sous le thème des souffrances du Christ.

Plaies vives et blessures sanguinolentes y offrent un spectacle macabre qui surprendra le visiteur attiré par la beauté de sa façade.

À l’époque de sa construction, la ville défendait la construction d’églises contigües. On a donc construit une maison d’un mètre de largeur, longtemps inhabitée, afin de contourner l’interdit de la ville.

Extérieurement plus sage, celle de gauche est l’Igreja dos Carmelitas. Elle fut construite de 1756 à 1768 pour les sœurs carmélites.

En forme de croix latine, elle possède un maitre-autel et neuf autels latéraux en bois doré, sans compter la chapelle de l’Adoration à laquelle on accède par le bras droit du transept.

Une bonne partie des autels latéraux représentent des scènes bibliques comportant plusieurs personnages, dont des angelots suspendus discrètement par des tiges de métal. Le tout est charmant.

En face de ces deux églises, de l’autre côté de la rue, se déroule une petite foire marchande de produits artisanaux (à 2:33).

En face de l’université (à 2:41), se trouve la Fonte dos Leões (ou Fontaine des Lions, à 2:45), construite en 1877 par la Compagnie générale des eaux pour l’Étranger (une compagnie française).

De 2:49 à 2:52, nous voici devant une des attractions touristiques les plus populaires de Porto, soit la librairie Lello & Irmão.

Son style néogothique aurait inspiré l’auteure J.K. Rowling pour concevoir l’allure de l’école Poulard dans les romans d’Harry Potter.

Excédés par tous ces touristes qui y viennent en foule pour photographier son intérieur spectaculaire sans rien acheter, les propriétaires exigent maintenant un droit d’entrée de cinq euros qui sera déduit à l’achat d’un livre.

De 3:01 à 3:07, on voit le Jardim das Oliveiras. De forme triangulaire, ce Jardin des Oliviers est la toiture végétalisée d’un édifice qui sert à la fois de petit centre commercial couvert et de stationnement souterrain.

De 3:14 à 3:50, nous visitons l’Igreja dos Clérigos. De plan ovale, cette église fut construite à partir de 1732. On y accède par une porte latérale à droite.

C’est le chef-d’œuvre rococo de l’Italien Nicolau Nasoni (dont la dépouille se trouve dans la crypte). À l’arrière, une tour fut ajoutée en 1763. C’est le plus haut clocher du Portugal.

Ce clocher, appelé Tour des Clercs, abrite un musée religieux (de 3:51 à 4:23). À son sommet, on a une vue superbe de la ville.

Dans le diaporama, on ne sait plus très bien si le chien qu’on entend à la fin de l’air joué par son carillon de 49 cloches est une complainte composée par lui ou une supplication née de son exaspération à entendre le même air depuis des années…

À 4:30, il s’agit de la Fonte da Porta do Olival (ou Source de la Porte de l’Oliveraie), adossée au Centro Português de Fotografia (de 4:31 à 4:50).

Aménagé dans l’édifice d’une ancienne prison, il propose des expositions de photographies anciennes et contemporaines. Au deuxième étage, le centre présente une collection importante d’appareils photographiques (dont un daguerréotype de 1845, à 4:47).

De 4:53 à 5:13, nous visitons la Capela de São José das Taipas. Attribuée à l’architecte Carlos Amarante, cette église néoclassique fut construite en 1878.

On y trouve un autel dédié aux victimes du 29 mars 1809 (à 5:07).

Afin de contrer les visées hégémoniques de l’Espagne (allié de la France), le Portugal fut longtemps allié de l’Angleterre.

Lorsque les troupes napoléoniennes envahirent la ville à l’hiver de 1809, la population de la ville, fuyant vers le sud, avait voulu traverser un pont qui était l’ancêtre du Ponte de Dom Luís I actuel.

Mais ce pont originel, inauguré trois ans plus tôt, était en bois et sa flottaison était assurée par vingt barques reliées par des câbles. Sous le poids de cet achalandage inhabituel, le pont céda, entrainant la mort de quatre-mille personnes.

Sur la rua dos Caldeireiros, au siège d’une des plus anciennes confréries de la ville, on trouve un oratoire dédié à Notre-Dame-de-Silva (à 5:17).

De 5:27 à 5:48, il s’agit de l’Igreja de São Bento da Vitória (ou église Saint-Benoit), à ne pas confondre avec l’église de Vitória (que nous visiterons dans quelques instants).

Conçue par l’architecte Diogo Marques Lucas (?-1640), cette vaste église baroque en croix latine est dominée par un intérieur austère où la pierre est laissée à nue.

Les autels situés au fond des bras du transept sont encore plus beaux que le maitre-autel alors que les six autres autels latéraux y sont d’une qualité très variable.

Derrière son élégante façade baroque, l’Igreja da Vitória, est une modeste église paroissiale (de 5:47 à 6:11). C’est elle qui donne son nom à l’unité administrative (ou freguesia) en vedette dans ce diaporama.

Les touristes s’y rendent afin d’accéder au belvédère tout proche, soit le Miradouro da Bateria da Vitória. Celui-ci offre un des plus beaux points de vue sur la vieille ville (de 6:12 à 6:17).

Située sur la rua da Vitória, la Casa Oriental se spécialise dans la vente de boites de sardines millésimées. En réalité, les sardines n’ont pas été mises en boite cette année-là; l’année indiquée est une fantaisie du fabricant.

Le diaporama se termine par une visite de l’Igreja da Misericórdia.

L’intérieur de cette église ne se visite qu’après avoir acquitté le droit d’entrée à son musée (5 €).

Celui-ci a gagné le Prix du musée portugais de l’année en 2016. Il est bien (sans plus), principalement en raison de sa scénographie et d’un nombre limité d’œuvres intéressantes qui sont la propriété de l’institution caritative Casa da Misericórdia. Celle-ci gère des hôpitaux, des hospices, des orphelinats et des écoles depuis sa fondation en 1498.

On y présente les portraits de ses dirigeants, de ses bienfaiteurs, des chefs de service qui ont marqué son histoire, et finalement, des œuvres d’art qui ont décoré ses institutions.

L’église, dont l’intérieur est assez sobre, est dotée depuis 1740 d’une façade superbe de Nicolau Nasoni.


Détails techniques : Le diaporama présente un clip vidéo et 212 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (et une photo tirée de Wikipédia).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (118 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (49 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (43 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 et l’hypergone 8 mm F/1,8 (1 photo chaque).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La freguesia de São Nicolau, à Porto

Publié le 8 mars 2020 | Temps de lecture : 6 minutes
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Introduction

Le meilleur endroit à Porto pour se prélasser au soleil au bord du Douro, c’est dans la freguesia de São Nicolau. C’est là qu’une large promenade a été aménagée pour le plaisir des Portuans et des touristes.

Nous en visiterons successivement le nord-est, la rive, le centre et l’ouest.

Le nord-est de la freguesia

Sur la carte à 0:05, si l’Igreja de São Lourenço (ou église Saint-Laurent) est entourée de verdure, c’est qu’elle est située au bord d’une falaise.

On peut s’y rendre facilement en descendant les escaliers à l’ouest du parvis de la cathédrale.

Ou bien on peut emprunter la Travessa da Bainharia et — non pas descendre la première rue rencontrée (la Rua dos Mercadores), mais plutôt — prendre brièvement la Rua da Bainharia et monter la Rua de Sant’Ana qui vous mènera directement à l’église.

Construite en 1577, l’Igreja de São Lourenço (de 0:13 à 0:21) est en forme de croix latine. La nef abrite six chapelles latérales néoclassiques tandis qu’une septième se loge dans le bras droit du transept (à 0:33).

En face, le bras gauche du transept (peu profond) abrite un autel baroque en bois doré (de 0:23 à 0:32) encore plus orné que le maitre-autel.

L’orgue de chœur (à 0:21) est purement décoratif. Par contre, l’orgue néoclassique à l’arrière (à 0:47) est fonctionnel.

À la droite du chœur, on accède à la sacristie dont la visite est gratuite (de 0:49 à 0:57).

L’entrée payante du musée religieux, d’un intérêt limité, est située à l’extérieur, à la gauche de l’église (de 0:59 à 1:21).

De 1:29 à 1:37, nous parcourons la Rua dos Mercadores. Au passage, on y voit trois murales d’Hazul.

Il est également possible d’y rencontrer une pochette transparente suspendue à une corde maintenue au sol par une poche de sable (de 1:32 à 1:35). Le passant est invité à regarder les dessins qu’elle contient et à les emporter après avoir laissé une somme à sa discrétion.

Et là-haut, à l’autre extrémité de la corde, comme le pêcheur au bout de sa canne à pêche, l’artiste souriante contemple le spectacle des passants intrigués.

Le long de la rive

À 2:08, cette plaque de bronze commémore une tragédie survenue le 29 mars 1809 alors qu’un pont enjambant le Douro s’est effondré sous le poids des Portuans fuyant les troupes françaises du maréchal Soult.

À 2:19, nous voyons la Fonto do Cubo (ou Fontaine du Cube), située sur la Praça da Ribeira (ou Place de la Rive).

Des 18 portes fermées d’une herse qui perçaient la muraille fernandine, celle à 2:25, datée de 1348, est la seule qui existe encore. On l’appelle Postigo do Cavão (ou Trappe au charbon).

De 2:33 à 3:02, nous visitons le Museu Municipal. Celui-ci a été aménagé dans la Casa do Infante, une demeure très remaniée depuis ses origines médiévales et où serait né l’Infante Dom Henrique (d’où son nom).

Consacré à l’histoire de Porto, c’est un musée didactique très complet et très intéressant.

Le centre de la freguesia

Cette partie du diaporama débute par un aperçu du marché Ferreira-Borges (en rouge), construit en 1885.

Il borde au nord la Praça Infante Dom Henrique (à 3:07). Celle-ci rend hommage à Henri le Navigateur (né en 1394 dans la Casa do Infante), cinquième fils du roi Jean Ier de Portugal.

À l’ouest de cette place se trouve le Palácio da Bolsa, construit en 1834 (de 3:09 à 3:47). De style néoclassique, cette ancienne bourse abrite aujourd’hui la Chambre de commerce de la ville.

Parmi ses nombreuses salles d’apparat, on remarquera la Salle arabe (de 3:41 à 3:47). Celle-ci sert de salle de bal ou de concert.

À deux pas, on peut visiter l’Igreja de São Nicolau (de 3:49 à 4:01). C’est cette modeste église paroissiale qui donne son nom à la freguesia.

De 4:03 à 4:57, voici la plus belle église de Porto, soit Igreja da São Francisco, une église gothique construite de 1383 à 1410.

La visite débute par le musée d’art religieux et la crypte de l’église (de 4:10 à 4:29). Puis nous voilà enfin dans l’église proprement dite.

Sa riche décoration intérieure date de la première moitié du XVIIIe siècle. C’est l’apothéose du talhas douradas (ou bois doré) au Portugal. À elle seule, la dorure, effectuée en 1753, a nécessité 210 kg d’or en feuille.

À 4:33, il s’agit de l’autel latéral dédié aux saints martyrs du Maroc : il fut réalisé par Manuel Pereira da Costa Noronha en 1750-1751. Ces deux sculpteurs ont également réalisé en 1750 le retable de l’Annonciation de Marie (de 4:51 à 4:53).

De 4:35 à 4:37, voici la Capela de Nossa Senhora da Conceição, un autel latéral créé entre 1718 et 1721 par Filipe da Silva et Antonio Gomes. Il est décoré d’un arbre de Josué.

À 4:49, nous avons un aperçu de la Capela de São João Batista, aménagée vers 1530 par João de Castilho.

L’ouest de la freguesia

À 5:12, nous apercevons le Palacete de Belmonte, construit dans la première moitié du XVIIIe siècle.

De 5:16 à 5:36, il s’agit du musée de Marionnettes de Porto. On y montre les techniques de production des marionnettes, de même que des DVDs de productions antérieures.

À 5:40, il s’agit du Palácio de São João Novo, construit dans la seconde moitié du XVIIIe siècle par António Pereira. Cette demeure fait face à l’Igreja de São João Novo (à partir de 5:42).

En forme de croix latine, elle abrite un magnifique maitre-autel en bois doré, deux autels logés dans les bras du transept et quatre profonds autels latéraux.


Détails techniques : Le diaporama présente 178 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II (et une photo tirée de Wikipédia).

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (96 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (39 photos), le M.Zuiko 25 mm F/1,2 (38 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (3 photos) et l’hypergone 8 mm F/1,8 (2 photos).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’ouest de Santo Ildefonso

Publié le 5 mars 2020 | Temps de lecture : 5 minutes
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Ce deuxième diaporama consacré à Santo Ildefonso en présente la partie occidentale. Plus précisément, il s’agit de la partie située à l’ouest de la rua de Sá da Bandeira, cette rue nord-sud qui, sur la carte à 0:05, passe en diagonale sous le ‘n’ de ‘Santo’.

Sans être totalement arbitraire, l’ordre des photos dans ce diaporama ne suit pas scrupuleusement un circuit particulier.

De 0:08 à 0:17, nous faisons le tour de la Capela de Nossa Senhora da Boa Hora de Fradelos (ou chapelle Notre-Dame-de-la-Bonne-Heure de Fradelos).

C’est Jorge Colaço — le créateur des azuléjos de la gare ferroviaire São Bento — qui a dessiné ceux qui décorent depuis 1929 la façade et l’intérieur de cette chapelle néoclassique, inaugurée en 1893.

Parmi les guirlandes de la façade, on peut voir la représentation de saint Joseph à gauche de la porte d’entrée et, à droite, celle de Notre-Dame-de-la-Bonne-Heure.

À 0:34, nous voyons O Cantinho do Amor de Nuno Costah, un des muralistes les plus actifs de Porto. À 0:36, le voici associé à David Selor.

De 0:44 à 0:50, il s’agit du stationnement de la station de métro Trindade, décoré de murales, une d’Hazul Luzah et l’autre, ‘Nobre & Leal’ (2014), de MrDheo.

De 1:00 à 1:30, nous visitons l’Igreja da Santissima Trindade, c’est-à-dire l’église de la Très-Sainte-Trinité.

En forme de croix latine (ce qui inhabituel au Portugal), cette église présente un intérieur propre décoré essentiellement par un maitre-autel et huit autels latéraux en bois doré d’excellente facture.

Chaque statue nichée dans un autel latéral est mise en valeur par un fond doré dont le motif lui est propre.

L’église fait face à la partie arrière de la Câmara Municipal do Porto (l’Hôtel de Ville, 1:33 à 1:38), devant lequel se trouve la statue (à 1:40) de l’écrivain romantique Almeida Garett, réalisée en 1954 par le sculpteur Barata Feio.

À 2:02, le graffiti d’un rongeur est du muraliste Mesk.

Populaire à Lisbonne, le fado est un style musical beaucoup moins apprécié à Porto. Les spectacles présentés au restaurant Guarany se déroulent dans le bruit, sans égard pour les musiciens.

De 2:20 à 2:22, c’est le théâtre Rivoli. Il est adjacent à la place Jean Ier de Portugal où se trouvent deux statues équestres dont celle créée en 1957 par João Fragoso.

De 2:42 à 2:44, c’est la Fonte da Juventude (la fontaine de la Jeunesse), réalisée en 1929 par Henrique Moreira. Son modèle s’appelait Aurélia Magalhães-Monteiro.

Au centre de la Praça de Liberdade (place de la Liberté) se trouve le monument à Pierre IV de Portugal (de 2:48 à 2:53). Elle fut réalisée en 1866 par le sculpteur français Célestin-Anatole Calmels. De la main droite, le roi tient la Charte constitutionnelle de 1826.

Les deux bas-reliefs en bronze qui décoraient le bas du monument ont été volés en 2007. Ils ont été remplacés l’année suivante par des copies réalisées à partir de photographies.

Sur le côté ouest de la place, on peut voir une sculpture d’Ulysse (à 2:56), fondateur (selon la légende) de Lisbonne (à qui la capitale doit son nom).

Sous l’Empire romain, Lisbonne portait le nom d’Olissipo en honneur d’Ulysse. Selon la mythologie romaine (héritière de la mythologie grecque), Ulysse aurait fondé cette ville après avoir quitté Troie.

Et d’Olissipo, la ville a porté le nom latin d’Olissipona au début du Moyen-Âge, puis Ulishbona en visigoth et finalement Lisboa en portugais.

À 2:58, c’est la statue Ardina, créée en 1990 par Manuel Dias. Elle rend hommage aux vendeurs de journaux.

De 3:00 à 3:10, nous voici à l’Igreja de Santo António dos Congregados.

Inaugurée en 1680, l’église Saint-Antoine est décorée d’azuléjos représentant des scènes de la vie de ce saint.

Deux magnifiques autels Art déco sont à l’entrée, suivis de quatre autels latéraux néoclassiques d’un intérêt limité et, près du chœur, de deux superbes autels baroques en bois doré qui font ombrage au maitre-autel, le tout surmonté de grisailles au plafond.

Le diaporama se termine par une promenade le long de la rua de Gonçalo Cristóvão. Au passage (à 3:16), on notera un autre graffiti de Mesk.

Rare exemple d’église de style néogothique à Porto, la Capela dos Pestanas (de 3:28 à 3:31) fut construite de 1878 à 1890 par José de Macedo Araújo Jr. La statue de saint Joseph à la droite du portail est une œuvre de António Soares dos Reis (à qui Porto consacre un musée à son nom).


Détails techniques : Le diaporama présente 104 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5 mark II.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (75 photos), M.Zuiko 25 mm F/1,2 (24 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (4 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (1 photo).

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Écrit par Jean-Pierre Martel