L’opéra « La tragédie du Prince Zidan »

Publié le 2 mars 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Du 15 février au 1er mars 2014, la Place des Arts de Montréal présentait le festival « Spectaculairement Chine ». Son point culminant était la présentation de l’opéra La tragédie du Prince Zidan, inspiré du Hamlet de Shakespeare.

Cet opéra est une composition récente de la Compagnie de Jingju de Shanghai, basée au Théâtre Yifu de cette ville. L’œuvre est écrite à la manière d’un opéra de Pékin. Sans vraiment renouveler le genre, ce spectacle est fidèle à la tradition.

On y trouve donc ce mélange caractéristique de théâtre, de chant, de danse et d’arts martiaux. Comme toujours pour un opéra de Pékin, la musique n’est pas mélodieuse et fait une large place à la percussion. Les décors se limitent à quelques chaises et à des paravents. En contrepartie, les costumes sont magnifiques.

Hors de Chine, la présentation d’un opéra de Pékin est toujours un événement. Après Édimbourg, Montréal est devenue la deuxième ville occidentale à accueillir cette production, dont les photos ci-dessus donnent un aperçu de la splendeur.

Compléments de lecture :
Un opéra mélodramatique chinois : « Décapiter mon père »
Révolution de l’Opéra de Pékin

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

Un commentaire

| Culture, Opéra | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Vaisseau fantôme (La Havane 2003-11-16)

Publié le 24 novembre 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

 
Chef d’orchestre : Eduardo Díaz
Metteur en scène : Andreas Baesler
Orchestre symphonique du Gran Teatro de La Havane
Chœur du Teatro Lirico Nacional de Cuba et Chœur de l’ICRT

Distribution :
Le Hollandais : Andrey Maslakov
Senta (la fille de Daland) : Johana Simón

Daland (un capitaine norvégien) : Marcos Lima
Le timonier de Daland : Bryan López
Erik (un chasseur) : Yuri Hernández
Mary (la gouvernante de Daland) : Lily Hernández ou Dayami Pérez


L’an dernier, au cours de mon premier voyage à La Havane, j’avais assisté à plusieurs galas dans le cadre du festival de ballet. Ce festival se tient aux deux ans dans la capitale cubaine.

Lorsqu’un orchestre était présent, il jouait habituellement faux. Si bien que j’en avais conclu que les musiciens cubains sont très bons pour jouer de la musique latino-américaine, mais que la musique classique ne faisait pas partie des domaines où ils excellaient.

Au milieu de mon deuxième séjour à La Havane, j’apprends qu’on y présente (pour la première fois dans cette ville) Le Vaisseau fantôme de Wagner (dont le titre, en espagnol, signifie L’Hollandais errant).

Évidemment, je m’attends au pire. « Ils ont de la difficulté à jouer Mozart : imagine Wagner » pensais-je. Mais je décide d’y aller quand même, par curiosité.

J’avais apporté un appareil afin de photographier les interprètes sous les applaudissements, à la fin de la représentation. Mais dès le premier acte, j’entends plusieurs airs particulièrement agréables. Si bien que je ne peux résister à la tentation d’enregistrer deux airs, clandestinement.

En fait, le premier acte est tellement mélodieux que j’en viens à soupçonner que le livret est bien de Wagner, mais qu’on y a ajouté des airs d’opéras italiens, probablement de Verdi, pour faire plus joli (en d’autres mots, pour faire « avaler » Wagner au public cubain).

cb140083
 
Effectivement, je me rappelle qu’à la billetterie, une affiche calligraphiée présentait Le Vaisseau fantôme de Richard… Basler (c’est le nom de famille du metteur en scène). Donc j’en viens à croire qu’il s’agit tout simplement d’une fantaisie basée sur l’opéra de Wagner.

Malgré mes doutes quant à l’authenticité de ce spectacle, je réalise qu’au stricte point de vue documentaire, c’est une occasion exceptionnelle : celle de créer une vidéo qui témoignerait d’un aspect de la vie culturelle havanaise — la pratique de l’opéra, avec le décor unique, le tabagisme sur scène, la banderole patriotique, etc. — au crépuscule d’une époque, c’est-à-dire quelque temps avant la levée de l’embargo américain. N’importe quel documentariste rêve du jour où il serait en mesure d’immortaliser un monde qui tire à sa fin.

À l’entracte, je me suis donc dirigé dans la cinquième rangée du fond de la mezzanine, pour filmer cette série de clips. Et c’est en captant ce spectacle que j’ai été renversé par la performance ahurissante de la soprano cubaine Johana Simón, d’où l’attention que je lui ai portée.

De retour de mes vacances, je me suis empressé d’écouter le DVD de cet opéra, tel que capté à Bayreuth : c’était bien la musique de Wagner, mais jouée et chantée comme jamais je ne l’avais entendue auparavant.

Pour terminer, l’Opéra de Montréal, l’Orchestre symphonique de Montréal et Franz Muzzano (auteur d’un blogue où l’opéra tient une place importante) ont été invités à prendre connaissance de cette vidéo.

Ce dernier a répondu :

« Merci infiniment pour cette petite perle !

Bien-sûr, il y a des maladresses, mais aussi beaucoup de fraîcheur dans cette production, visiblement donnée avec les moyens du bord.

Johanna Simón mérite d’être entendue dans d’autres conditions. Des hommes un peu légers peut-être, mais la prise de son est telle…

Et le choeur du III, qui serait ridicule partout ailleurs, ici apparaît plein d’enthousiasme.

Pour une fois qu’on ne m’insulte pas, mais qu’on contribue à enrichir ce blog, c’est inestimable !

Merci encore, cher Jean-Pierre 🙂 »


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

Laissez un commentaire »

| Musique, Opéra | Mots-clés : , , , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Eiffel aux FrancoFolies de Montréal 2013

Publié le 21 juillet 2013 | Temps de lecture : 1 minute


 
Le mercredi 19 juin 2013, le groupe français Eiffel se donnait en spectacle à l’Astral, dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.

Voici un diaporama créé à partir des photos que j’ai prises à cette occasion.

Complément de lecture : Compte-rendu de la soirée


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition des FrancoFolies de cette année-là.

2 commentaires

| Culture, FrancoFolies, Musique | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 4

Publié le 25 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes

En ce lundi de la Fête nationale des Québécois, le festival tirait à sa fin.

Palais d’été de Frédéric le Grand, à Potsdam, réalisé d’après ses croquis

À 14h, la jeune Compagnie baroque Mont-Royal — violoniste, violoncelliste, flûte traversière, clavecin et soprano — suggérait un voyage à la cour du roi de Prusse Frédérique le Grand en nous jouant des œuvres de compositeurs qu’il affectionnait.

Ellen Wieser de la Compagnie baroque Mont-Royal

Sur la photo ci-dessus, on voit l’excellente soprano Ellen Weiser et, derrière elle, la violoniste Sallynee Amawat qui cherche, en vain, à accorder son instrument.

Ensemble Scholastica

À 16h, l’Ensemble Scholastica — un chœur de huit femmes — chante à capella de la musique polyphonique, du IXe au XIIIe siècle.

De tous les concerts présentés dans la grande salle du Théâtre St-James, celui-ci a le mieux tiré profit de l’acoustique réverbérée des lieux. On se serait cru dans une cathédrale gothique, dressée comme un élan vers le Ciel. Mémorable.

Les Boréades

Le festival se terminait à 19h par un concert de musique baroque française, illustrée en deuxième moitié par un spectacle étonnant mariant avantageusement la danse et le cirque.

Bref, pour cette 11e édition et dernière année à la direction de ce festival, Susie Napper ne s’est pas surpassée : elle a été égale à elle-même, soit une extraordinaire créatrice et un trésor national. Une fois de plus, les festivaliers ont été conviés à un festin musical et sont repartis émerveillés.

Merci donc aux artisans (musiciens, chanteurs, danseurs et bénévoles) et longue vie au Festival de musique Montréal baroque !

Détails techniques : Canon Powershot G6 (première photo) et Olympus OM-D e-m5 (les autres photos)
1re photo : 1/1250 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
2e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
3e  photo : objectif M.Zuiko 40-150 mm R, 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 4000 — 53 mm
4e  photo : objectif Lumix 12-35 mm F/2,8, 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 26 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

2 commentaires

| Culture, Festival de musique baroque, Musique | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 3

Publié le 24 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Le programme de la journée commençait par un récital de flûte à bec qui débutait à 7h. Entre nous, qui va au concert à 7h du matin ?

Quatuor Elsinor

Mais j’étais là pour le concert donné à partir de 10h au Restaurant mexicain Casa de Mateo. Le Quatuor Elsinor — Jérémie de Pierre, Geneviève Pfiste, Élyse Lamanque-Girard et Ariane Gigon — donnait un programme du musique de différents compositeurs, anciens et contemporains.

Sur les marches du Théâtre St-James, à partir de 11h se terminait le marathon de trois jours durant lequel on a joué l’intégrale du recueil Le Jardin des plaisirs de la flute, du compositeur néerlandais Jacob van Eyck.

Les marathoniens étaient de jeunes musiciens professionnels (comme Vincent Lauzer, ci-dessus à gauche), auxquels s’étaient joints un certain nombre de flûtistes amateurs, dont la majorité étaient assez bons (c’était le cas de cette dame, ci-dessus à droite).

Détail de la décoration de la grande salle du Théâtre St-James

À 14h, dans la grande salle du théâtre de déroulait un concert d’œuvres du compositeur John Dowland (1563-1626) et dont on célèbre cette année le 450e anniversaire de naissance.

Consort des Voix humaines

Les interprètes étaient le duo Les voix humaines (Susie Napper et Margaret Little), complété par les violistes Mélisande Corriveau, Felix Deak et Marie-Laurence Primeau, de même que par le luthiste Sylvain Bergeron. Ces six musiciens forment le Consort des Voix humaines. Leur interprétation fut irréprochable, les Voix humaines étant reconnues mondialement dans ce répertoire.

Mark Edwards

À 16, le claveciniste Mark Edward (ex-étudiant à la faculté de musique de McGill et Premier prix 2012 du Concours de clavecin de Bruges) donnait un récital. Ne vous laisser pas tromper par la mine un peu triste de l’interprète sur la photo ci-dessus : son récital fut tout simplement renversant.

Le tout débutait par une chaconne de Haendel où, en dépit des fausses notes, l’interprète fit preuve d’une virtuosité spectaculaire. Haendel était reconnu comme un excellent improvisateur et on avait l’impression, en écoutant M. Edwards, que le compositeur lui-même était à l’œuvre, bien décidé à nous épater.

Clavecin de Mark Edwards

En entrevue exclusive pour ce blogue, le claveciniste déclare que la partition d’Haendel est déjà très détaillée. Il a fait un montage qui lui semblait approprié des parties utilisées par d’autres virtuoses et il simplement a augmenté le niveau de difficulté d’environ dix pour cent par des ornements personnels.

Je n’ai jamais aimé Couperin, que je trouve ennuyeux. Joué par M. Edwards (qui brode et orne à profusion), ce compositeur français m’est soudainement apparu intéressant.

Dans une pièce du compositeur italien Bernardo Storace (que je ne connaissais pas), M. Edwards sépare tellement bien les différentes voix de la partition qu’on a l’impression qu’il réussit à faire chanter le clavecin, tout en l’accompagnant d’un petit orchestre d’instruments. C’est stupéfiant.

Grande salle du Théâtre St-James

À 19h, dans l’immense salle du théâtre, l’Harmonie des saisons — un ensemble formé de musiciens et chanteurs montréalais et mexicains — donnait un concert d’œuvres baroques d’Espagne et d’Amérique latine.

L’Harmonie des saisons

Tous les chanteurs furent remarquables, en particulier les voix masculines. Nommément, le ténor Rodrigo del Pozo a suscité l’enthousiasme de l’assistance par son timbre viril et princier.

La Mandragore

À 21h, le programme se terminait par le quintette La Mandragore qui présentait une soirée sous le thème des Vikings. Il s’agit d’une musique néo-traditionnelle, très mélodieuse, qui m’a rappelé celle de l’ex-groupe pseudo-celtique Malicorne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm R (les photos No 6, 9 et 10) et objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les sept autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 32 mm
  Imagette de gauche : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
  Imagette de droite   : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 35 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 28 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 35 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 150 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 22 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 2000 — 49 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 640 — 53 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

2 commentaires

| Culture, Festival de musique baroque, Musique | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 2

Publié le 23 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes

Le programme de cette deuxième journée a débuté avec un atelier de flûte à bec, une conférence gratuite au sujet de l’histoire de la musique mexicaine, et la deuxième partie de l’intégrale du recueil Le Jardin des plaisirs de la flute du compositeur néerlandais Jacob van Eyck.

Le ténor Rodrigo del Pozo, le claveciniste Eric Miles et Daniel Zuluaga à la guitare

Je me présente sur le site pour le concert intitulé La Rose des vents donné par les musiciens Mélisandre Corriveau à la viole de gambe (absente sur la photo ci-dessus), Eric Milnes au clavecin, Daniel Zuluaga à la guitare et au théorbe, et le ténor Rodrigo del Pozo.

On interprétera des œuvres instrumentales européennes et quelques œuvres vocales en espagnol, dont une chanson particulièrement mélodieuse intitulée Esperar, sentir, morir du compositeur madrilène Juan Hidalgo (1614-1685).

La Fontegara
Décoration de la table d’harmonie du clavecin utilisé par La Fontegara

À 14h, le groupe baroque mexicain La Fontegara (et la soprano Irasema Terrazas, absente de la photo ci-dessus) interprète des cantates du Mexique, d’Amérique latine et d’Espagne.

Pallade Musica

Après une parade dans les divers locaux du Théâtre St-James (anciennement une succursale de la banque CIBC), le programme reprend à 16h par un concert de Pellade Musica, gagnant à New York du premier prix 2012 de l’Early Music America Baroque Performance.

À l’affiche, des œuvres de divers compositeurs baroques dont le Quatuor parisien No 1 de Telemann, interprété avec brio.

De droite à gauche, Constantinople, Suzie LeBlanc et l’Euskalbarrokensemble

À 21h, le groupe Constantinople s’associent avec le groupe basque Euskalbarrokensemble pour un concert sous le thème du métissage des cultures musicales entre l’Orient et l’Occident, et entre l’Ancien et le Nouveau monde.

Ce concert est une magistrale démonstration du talent d’improvisateur des musiciens qui, à partir d’œuvres très anciennes, vaguement notées, comblent les vides, brodent, ornent, se lancent dans des solos créés sous l’inspiration du moment tout en paraissant brulants d’authenticité.

En particulier, les musiciens Kiya Tabassian (de Constantinople) et Enrique Solinis (de l’Euskalbarrokensemble) qui — en dépit du fait qu’ils n’ont jamais travaillés ensemble — s’épauleront, dialogueront, répliqueront aux inventions musicales de l’autre, relanceront le discours lorsque le partenaire semble s’essouffler, est un modèle d’écoute mutuelle et feront de ce concert un moment mémorable dont la magie pourrait difficilement être crée de nouveau de manière identique.

Ce concert mettait également en vedette la soprano acadienne Suzie LeBlanc qui interprète des chansons en langue basque, en latin et en français, notamment. J’ai connu Mme LeBlanc à ses débuts. La dernière fois que je l’ai vue, elle tenait le rôle titre dans l’opéra L’incoronazione di Poppea de Monteverdi à la Place des Arts.

Ce fut un plaisir de la retrouver maintenant, avec toujours cette voix blanche, sans vibrato, pleine de fraîcheur en dépit d’une puissante d’émission accrue, et comme bonus, une diction souveraine qui fait défaut à tant de ses collègues sopranos lorsqu’elles chantent en français.

Bref, ce concert fut à mon avis le meilleur d’une journée pourtant remarquable.

Le tout se terminait par un concert de transcriptions pour flutes à bec d’œuvres baroques et modernes interprétées par de jeunes musiciens, et un spectacle auquel je n’ai pas assisté.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 35 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 35 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 21 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 19 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

2 commentaires

| Culture, Festival de musique baroque, Musique | Mots-clés : , , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de musique Montréal baroque 2013 : Jour 1

Publié le 22 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
L’opéra Motezuma

La onzième édition du festival de musique baroque de Montréal débutait hier soir par la présentation, en version concert, de l’opéra Motezuma (sans « n »), écrit en 1733 par Antonio Vivaldi.

La partition de cette œuvre fut redécouverte en 2002 à l’état de fragments, soit la totalité du texte et environ le tiers de la musique.

Pour la représentation montréalaise, le chef et musicologue Matthias Maute a remplacé la musique perdue par des compositions de son invention, à la manière de Vivaldi. De plus, les récitatifs de Vivaldi ont été abrégés par du texte plutôt amusant — en anglais seulement — qui résume l’histoire, telle que vue par Motezuma.

La plupart des airs (en italien, évidemment) sont des airs de bravoure qui nécessitent énormément d’agilité vocale de la part des exécutants. Pour être franc, cet opéra n’est pas celui de Vivaldi que je préfère. Mais en concert, c’est une véritable compétition d’agilité vocale entre prima donne et accessoirement, entre primo uomo : bref, c’est tout un spectacle.

Les deux chanteurs masculins de la distribution ont été corrects, alors que leurs quatre collègues féminines leur ont aisément volé la vedette.

Flore Valiquette

En particulier, Flore Valiquette m’a épaté par la fraicheur de sa voix, sa technique irréprochable, la justesse absolue de son chant et un timbre de voix qui m’a rappelé celui de la soprano américaine Barbara Bonney (actuellement, une de mes préférées).

Le tout se déroulait dans une salle immense, entièrement minérale, dans laquelle la réverbération était particulièrement importante.

Mais justement, alors que dans le seul enregistrement disponible — dirigé par le chef Alan Curtis — tout l’opéra finit en queue de poisson par un chœur sec et insipide qui ne dure que 21 secondes, la version montréalaise profitait de l’acoustique du lieu pour se terminer dans un paroxysme éblouissant, soit un chœur somptueux s’étendant sur plusieurs minutes. Cette composition de Matthias Maute (à partir du fragment retrouvé) est extrêmement mélodieuse. Au disque, celle-ci connaitrait un succès instantané qui, on s’en doute, se propagerait sur l’internet de manière virale.

Bref, une soirée très intéressante dont le mérite revient aux organisateurs et interprètes, en particulier au musicologue Matthias Maute.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 26 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 35 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

Un commentaire

| Culture, Festival de musique baroque, Musique | Mots-clés : , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies 2013 : Jour 8

Publié le 22 juin 2013 | Temps de lecture : 2 minutes
Daniel Lavoie
Granville
Laetitia Zonzambé
Lescop
Awadi

Ce soir, c’est une visite très superficielle des FrancoFolies. Je travaille jusqu’à 21h. Donc j’y fais un tour rapido-presto de 21h30 à 22h30, juste le temps de prendre quelques photos et de rentrer à la maison, ayant rendez-vous tôt demain chez mon dentiste.

Ce sera aussi ma dernière visite aux FrancoFolies puisqu’il chevauche le Festival de musique Montréal baroque qui débute demain soir. Donc même si les FrancoFolies se poursuivent jusqu’à samedi qui vient, c’est déjà la fin pour moi.

Cette 25e édition fut un véritable feu d’artifice en l’honneur de la musique francophone d’aujourd’hui.

Je salue bien bas tous ces artistes talentueux qui, même s’ils se font voler le pain de la bouche par tous ceux qui piratent leurs enregistrements, ont la noblesse de venir, le sourire aux lèvres, ensoleiller notre vie par ces spectacles gratuits.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 250 — 53 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/4,6 — ISO 320 — 66 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 40 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 320 — 58 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition des FrancoFolies de cette année-là.

Un commentaire

| Culture, FrancoFolies, Musique | Mots-clés : , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies 2013 : Jour 7

Publié le 21 juin 2013 | Temps de lecture : 4 minutes
Eiffel, à l’issue de leur spectacle
Hôtel Morphée
Zachary Richard
La Femme
KGA
Canailles

Aux FrancoFolies de l’an dernier, j’avais été renversé de voir le groupe rock Eiffel, pourtant très connu en France, mais dont je n’avais jamais entendu parler.

Pour rien au monde, je n’aurais manqué leur retour à Montréal cette année. Donc contrairement à mon habitude, c’est par un spectacle en salle que j’ai fait débuter ma soirée.

L’Astral est une salle de 320 places assises ou de 600 places debout. Ce soir, la salle est en configuration banquet, c’est-à-dire qu’au parterre, les sièges sont regroupés quatre par quatre autour de tables.

Je m’y suis présenté quarante-cinq minutes avant le spectacle. Je me suis procuré un billet (il en restait). Et comme l’admission était générale (à 27,50$, soit 20 euros), j’ai choisi la meilleure table, à deux mètres de la scène, un peu à la droite du micro principal. Puis j’ai attendu le début du spectacle en prenant mon repas du soir.

Le grand avantage de l’océan Atlantique, c’est qu’il est très vaste. Des artistes européens peuvent devenir d’immenses vedettes chez eux tout en demeurant tout à fait inconnus du public québécois. Et lorsqu’ils ont acquis la pleine maturité de leur art et remplissent des stades entiers en France, nous pouvons, ici, nous pointer paresseusement 45 minutes avant un spectacle et obtenir les meilleures places sans avoir à passer la nuit au froid dans un sac de couchage devant le guichet de la billetterie.

Que voulez-vous; le monde est injuste…

Vous dire que ce spectacle rock fut bon serait un euphémisme. À part une improvisation un peu faible du guitariste — qui donnait l’impression que le pauvre type se tordait de douleur, les doigts restés coincés dans son instrument — tout le reste fut impeccable. Le chanteur Romain Humeau fut tantôt fauve rugissant, tantôt félin charmeur, parfois cabotin, souvent revendicateur, et toujours en pleine possession de ses moyens. Bref, du grand Art.

La deuxième partie du spectacle fut consacrée au groupe Hôtel Morphée. Il s’agit d’un groupe ambitieux, lauréat 2010 au Festival de Granby, formé de plus d’une dizaine de musiciens probablement de formation classique. Leur musique est volontairement dissonante. Chez eux, cette dissonance n’est pas utilisée de manière expressive (comme chez Gesualdo) mais comme matériau musical ordinaire comme il l’est dans la musique atonale. Je suis parti après quinze minutes.

En grande vedette sur la Place des festivals, Zachary Richard terminait son spectacle devant une foule nombreuse acquise au chanteur franco-louisianais.

À 22h les festivaliers étaient sollicités par deux formations. Sur la scène Loto-Québec, le groupe français La Femme joue une musique estivale et dansante qui semble écrite pour la plage. Pendant ce temps, le collectif montréalais KGA présente un spectacle hip-hop extravagant et haut en couleur.

À 23h, je quitte à regret le joyeux groupe Canailles qui, sur instruments acoustiques, joue de la musique bluegrass, folk, cajun et blues.

Mon spectacle préféré de la soirée ?  Devinez…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35 mm F/2,8 (les deux premières photos) et objectif M.Zuiko 40-150 mm R (les quatre dernières photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 27 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 14 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2500 — 145 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/4,3 — ISO 1250 — 53 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/4,6 — ISO 800 — 66 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 40 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition des FrancoFolies de cette année-là.

11 commentaires

| Culture, FrancoFolies, Musique | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies 2013 : Jour 6

Publié le 20 juin 2013 | Temps de lecture : 3 minutes
Kevin Parent
Cardinal
Aqua Negra
Fauve
Ponctuation

Puisque je travaillais jusqu’à 21h, je suis arrivé vers 21h30 à la Place des festivals, où Kevin Parent donnait le grand spectacle de la soirée.

Depuis des années, toutes mes photos sont prises à main levée. Conséquemment, celles prises à une grande distance manquent parfois de netteté. Dans la vidéo du grand spectacle d’hier, c’était le cas des photos d’Isabelle Boulay et de Laurence Jalbert. Mais aujourd’hui, j’ai été agréablement surpris de voir, à l’écran de mon ordinateur, la netteté de la photo de Kevin Parent, pourtant prise sur la rue Balmoral, à 40m du chanteur.

Durant la première moitié de ce spectacle, le groupe Cardinal se produisait sur l’esplanade de la Place des Arts. Dans le programme du festival, on qualifie leur musique de rock indé francophone. Ils m’ont fait penser à un rock progressif plutôt mélodieux. J’ai trouvé le tout suffisamment intéressant pour me procurer leur premier enregistrement, composé de six morceaux, produit à compte d’auteur.

À 22h, deux spectacles entraient en concurrence avec la seconde moitié de celui de Kevin Parent. D’abord le duo hip-hop montréalais Aqua Negra sur la scène La Presse+. Puis, sur la scène Loto-Québec, un groupe français d’avant-garde appelé Fauve.

Dans ce dernier cas, c’est ce que j’ai vu de plus original depuis le début des FrancoFolies. Imaginez une scène peu éclairée, au fond de laquelle on projette des photos glauques. La scène elle-même est peuplée de musiciens (surtout des claviéristes) et de leurs ombres.

Entre eux, d’un pas alerte, se promène un récitant (qu’on distingue dans la photo ci-dessus par le capuchon qu’il porte). Celui-ci ne chante pas : il débite rapidement, de manière non rythmée, le récit de ses angoisses et de ses pensées.

Après dix minutes, j’en avais assez. Mais à bien y penser, j’avais tort; il s’agit au contraire d’un concept très intéressant, qui s’apparente à une installation de sculpture contemporaine.

À 23h, la scène Ford accueillait le duo rock garage Ponctuation.

Mes préférés : Fauve (or, malgré tout) et Cardinal (argent).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 150 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 40 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/4,8 — ISO 2000 — 85 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 40 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition des FrancoFolies de cette année-là.

Laissez un commentaire »

| Culture, FrancoFolies, Musique | Mots-clés : , , , , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel