Festival Montréal Baroque 2026 – jour 4 (fin)

Publié le 23 juin 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

En cette dernière journée du Festival Montréal baroque, quatre concerts étaient à l’affiche.

The Piper at the Gates of Dawn

À 7h du matin, le premier mettait en vedette Chris Norman (à la flute) et Kerry Bursey (voix et luth) dans un programme composé principalement d’airs en anglais du XVIe au XIXe siècle, en plus d’une pièce instrumentale tirée du folklore acadien.

Notes aromatiques

Antoine Malette-Chénier (harpe), Leah Weitzner (viole de gambe) et Ariadne Lih (soprano)

À 14h, ce concert proposait un voyage aromatique suggéré par le texte des compositions de maitres italiens de l’époque baroque; Claudio Monteverdi (1567-1643), Barbara Strozzi (1619-1677), Giovanni-Carlo Rossi (1617-1692), Alessandro Scarlatti (1660-1725), (Francesca Caccini (1587-v.1641) et Giulio Caccini (1551-1618).

Terminus Montréal

Timothy Holman, violoniste
Gabriel Roth, violoniste

Aline Thévard, violoncelliste
Erin James, violoniste
Vincent Canciello, à la flute traversière
Alex Miron-Perreault, violoniste

Conor Lyons, claveciniste

L’ensemble Twisted Pearl est le Plan B de la musique baroque.

Qu’arriverait-il si un compositeur du XVIe siècle avait vécu jusqu’à maintenant et, compte tenu de l’évolution de la musique à laquelle il avait assisté, était retourné à l’époque baroque afin de revisiter ses œuvres ou d’en composer de nouvelles ?

C’est le défi que se sont imposé les membres du collectif Twisted Pearl. Un collectif à géométrie variable, comme les clients, d’une saison à l’autre, de l’agence Plan B.

Ici, les festivaliers peuvent entendre des œuvres (généralement) de style baroque, jouées par leurs compositeurs. Ce qui est garant de l’authenticité de leur interprétation.

Dans tous les cas, le but n’est pas de composer à la manière de Vivaldi ou de Bach — ce que l’intelligence artificielle peut très bien faire — mais, pour les membres du collectif, de trouver leur voie en empruntant des formes musicales empruntées du passé et ainsi reconnecter le public d’aujourd’hui à une musique savante contemporaine.

Le Triomphe des sens

En 1732, le compositeur français Jean-Joseph Mouret (1682-1737) publiait un opéra-ballet sous le titre du Triomphe des sens.

En plus d’une ouverture, cet opéra comporte cinq parties, chacune d’elles dédiée à un sens (la vue, l’odorat, le toucher, l’ouïe et le gout).

C’est cet opéra qui donna aux organisateurs du Festival Montréal baroque l’idée de la thématique de cette année.

Pour l’occasion, les musiciens de La Bande Montréal baroque unissaient leurs forces avec le trio de danseurs des Jardins chorégraphiques pour présenter un spectacle de clôture des plus divertissants.

L’interdiction de photographier au cours de la représentation — un droit indiscutable que possède tout metteur en scène — fait en sorte que le compte-rendu de ce spectacle n’est pas accompagné de photos.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 (1re et 10e photos) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/20 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
  3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 135 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
  5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 45 mm
  6e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 115 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 110 mm
  8e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
  9e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
10e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 3

Publié le 22 juin 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Poudre d’or entre les notes

Luc Beauséjour, claveciniste

Sous le titre Poudre d’or entre les notes que débutait à 14h le premier des quatre concerts de la journée.

Luc Beauséjour, actuellement le meilleur claveciniste canadien, interpréta deux préludes et une suite de pièces pour clavecin de François Couperin, de même que la Suite en mi mineur, tirée du Deuxième livre de pièces de clavecin, publié en 1724 par Jean-Philippe Rameau.

Voilà ce qui commençait agréablement bien la journée.

Effluves londoniens

Les artisans du concert

Pour la deuxième année consécutive, le Festival Montréal baroque présenta un concert mettant en vedette des finissants de la faculté de musique de McGill, assistés de quelques professionnels de la Bande Montréal baroque.

Au programme, des œuvres séduisantes (principalement instrumentales), de Georg-Friedrich Haendel (1685-1759) et de son contemporain William Boyce (1711-1779).

À cette occasion, j’ai pris quelques portraits des musiciens à l’œuvre.











 
Les ménestrels dans la cuisine

Le Skye Consort

De gauche à droite sur la photo ci-dessus, le quintette Skye Consort est formé de Cris Norman, d’Alex Kehler, de Ben Grossman, d’Amanda Keesmaat et de Seán Dagher.

Cris Norman
Alex Kehler
Ben Grossman
Amanda Keesmaat
Seán Dagher

Le programme comprenait des compositions irlandaises enjouées (surtout du XVIIIe siècle) qui, essentiellement, étaient des invitations à boire et à manger.

Timothy Cummings

À l’occasion de ce concert, le Skye Consort avait un invité-surprise, soit Timothy Cummings. Ce fut une rare occasion d’entendre à Montréal un duo de cornemuses.

Whiskey irlandais

À la fin de cette prestation joyeuse, chaque personne s’est vue offrir un petit verre de whiskey irlandais, histoire de rappeler l’hospitalité du peuple irlandais.

Telemann gourmand

Pallade Musica
Tanya LaPerrière, violoniste
Dorothéa Ventura, claveciniste
Camille Paquette-Roy, au violoncelle
Vincent Lauzier, à la flute à bec
Matthew Jennejohn, hautboïste

Le dernier concert de la journée rendait hommage au compositeur allemand Georg-Philipp Telemann. Les œuvres présentées étaient tirées de sa Musique de table, publiée en 1733.

Amuse-gueules

À cette occasion, les festivaliers se voyaient offrir une flute de riesling à leur arrivée dans la salle. De plus, entre chacune des parties de la musique de Telemann, des bénévoles distribuaient des amuse-gueules à l’assistance.

Dois-je préciser qie ce fut une journée fort plaisante…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 2

Publié le 20 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes
David Mercure, un des bénévoles du festival

En ce deuxième jour, l’édition 2026 du Festival Montréal Baroque présentait trois concerts.

La Rose et le Rossignol




Matthias Maute (flute à bec et flute traversière), Vincent Lauzier (flute à bec) et Elizaveta Miller (clavecin)

À 17h, le premier des trois concerts de la journée présentait des compositions musicales qui font allusion au chant des oiseaux ou qui sont inspirées par la beauté des plantes.

Bref, un concert pittoresque et sans prétention.

Mélancholia – Dowland 400e

Les artisans du spectacle

Jadran Duncumb (luth) et Charles Daniels (ténor)
Susie Napper (basse de viole)
William Kraushaar (basse), Charles Daniel (ténor), Lea Torrie (soprano) et Nicholas Burns (contreténor)
Autres artisans du spectacle

À 19h, le deuxième concert de la journée commémorait le 400e anniversaire de la mort du compositeur John Dowland.

Au contraire du festival — qui soulignait le caractère ‘mélancolique’ de ses œuvres, ce qui porte à croire qu’elles sont ennuyeuses — je ne rappelais pas à quel point la musique de Dowland était séduisante.

L’Homme zodiacal




Dans une pénombre proche de la noirceur, le trio composé d’Isabelle Douailly-Backman, Len Torrie et Maria Gajraj présentait à 21h un programme très austère composé de treize œuvres parues entre le XIe et le XIVe siècle.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les 11 premières photos) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les quatre dernières photos)
  1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
  2e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 43 mm
  3e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 95 mm
  4e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  5e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
  6e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 45 mm
  7e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  8e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 135 mm
  9e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
10e  photo : 1/13 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 130 mm
11e  photo : 1/15 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 70 mm
12e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 25 mm
13e  photo : 1/10 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 25 mm
14e  photo : 1/8 sec. — F/8,0 — ISO 6400 — 25 mm
15e  photo : 1/10 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2026 – jour 1

Publié le 19 juin 2026 | Temps de lecture : 2 minutes

Introduction

C’est ce jeudi 18 juin que débutait l’édition 2026 du Festival Montréal Baroque.

Deux concerts étaient à l’affiche.

L’ascension de Bach

L’orchestre et les solistes

À 19h, à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours, le chef Matthias Maute avait disposé le Grand chœur du festival le long des murs, de chaque côté de la nef, alors que les musiciens et les chanteurs prenaient place devant l’autel de le chapelle.

L’œuvre principale était l’oratorio de l’Ascension, composé par Jean-Sébastien Bach en 1738. Comme d’habitude, le tout fut interprété avec panache par ses artisans.

Olivier Brault et Lucie Ringuette

Le programme comprenant également des extraits de la Suite no 3 pour cordes et basse continue (BWV 1068) qui mit en vedette les violonistes ci-dessus.

Nicolas Burns, contreténor
Len Torrie, soprano
Charles Daniels (ténor) et Alasdair Campbell (baryton)

Les parties solistes de l’oratorio furent confiées aux chanteurs ci-dessus.

Pincer les c(h)œurs



Jadran Duncumb

À 21h, le luthiste norvégien Jadran Duncumb donnait un récital rigoureux comprenant des œuvres de Ennemond Gaulthier le Vieux (1575-1651), François Dufault (1604-v.1670), René Mésangeau (v.1568-1638), Charles Mouton (v.1626-1699), Jacques Gallot (1625-1695) et surtout Sylvius-Leopold Weiss (1687-1750).

Partition manuscrite de l’allemande tirée de La Lucrèce (1673) de Jacques Gallot

Plutôt que des partitions imprimées, Jadran Duncumb préfère se baser sur des partitions manuscrites réalisées à l’époque par des copistes.

Dans une entrevue exclusive au blogue, le luthiste explique sa préférence par le fait que ces copies contiennent de précieuses indications quant à l’interprétation de ces œuvres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 75 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
9e  photo : 1/89 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2025 – Le 22 juin à 17h

Publié le 25 juin 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
Service d’ordre du festival Montréal baroque
Harmonia del Parnàs
Ruth Rosique, soprano
Marta Infante, mezzo-soprano
Marian-Rosa Montagut, cheffe et claveciniste

L’ensemble espagnol Harmonia del Parnàs présentait dimanche dernier des extraits de zarzuélas composés aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Née en Espagne au début du baroque, la zarzuéla est un genre lyrique mêlant dialogues parlés et chants, en plus de parties purement instrumentales (souvent sur des rythmes typiquement espagnols). La zarzuéla s’apparente ainsi à l’opéra comique français, né un siècle plus tard.

La venue à Montréal d’Harmonia del Parnàs était une occasion unique pour les festivaliers d’entrevoir la richesse de ce répertoire (qui comprend plus de vingt-mille zarzuélas répertoriées à ce jour).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re et 2e photos) et M.Zuiko 75 mm F/1,8 (les autres photos)
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 800 — 75 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 75 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 400 — 75 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2025 – Le 21 juin à 16h

Publié le 23 juin 2025 | Temps de lecture : 3 minutes
Les artisans du concert

Samedi dernier, le festival Montréal baroque présentait un concert donné par des étudiants en musique ancienne de l’université de McGill. Ceux-ci accueillaient parmi eux quelques professeurs et des membres de la Bande Montréal baroque.

Lorsqu’on parle d’un spectacle étudiant, il serait facile de penser qu’on a affaire à des amateurs. Détrompez-vous.

Qu’ils soient au niveau de la maitrise ou du doctorat, ou même des dernières années du baccalauréat, les étudiants en musique de McGill ont déjà acquis une parfaite maitrise de leur art. Si bien que l’exécution de leur concert fut irréprochable.

Le programme comprenait des œuvres de quatre compositeurs.

D’abord la musique de scène composée par Matthew Locke pour la pièce The Tempest, créée à Londres en 1674.

Puis la troisième suite de la Water Music de Georg-Friedrich Haendel. Le tout se terminait par la Wassermusik TWC 55:C3 composée en 1723 par Georg-Philipp Telemann.

Elizaveta Miller, claveciniste

Le programme du festival ne précise pas qui dirigeait l’orchestre. Je présume que c’était la claveciniste. On la voit ici et, en arrière-fond, la créatrice du festival, l’honorable Susie Napper.

Alice Boissinot-Guastavino, soprano et gambiste

Le concert comprenait aussi l’air Zefiretti, che sussurrate, tiré de l’opéra Ercole sul Termodonte d’Antonio Vivaldi, créé à Venise en 1723.

L’interprétation remarquable d’Alice Boissinot-Guastavino fut un moment de grâce au sein d’un concert particulièrement séduisant.

Pour terminer, permettez-moi de vous présenter quelques photos que j’en ai rapportées. Comme d’habitude sur ce blogue, on cliquera sur une photo pour l’agrandir.










Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8.
  1re photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
  2e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 120 mm
  3e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 150 mm
  4e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 1250 — 150 mm
  5e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
  6e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 2000 — 142 mm
  7e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 2000 — 150 mm
  8e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 1600 — 150 mm
  9e  photo : 1/20 sec. — F/3,5 — ISO 1000 — 150 mm
10e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm
11e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 125 mm
12e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
13e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 62 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2025 – Le 20 juin à 19h

Publié le 22 juin 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
Cliquez sur la photo pour l’agrandir

À 19h le 20 juin, le festival Montréal baroque présentait en version concert l’opéra Los Elementos, composé par Antonio de Literes, et créé à Madrid en 1705.

Le programme distribué aux festivaliers résume le livret de l’opéra : en absence du Soleil, la Terre, l’Eau, le Feu et l’Air — bref, les Éléments — s’affrontent pour régner sur le monde.

D’ici l’Aube, le Temps réussira-t-il à apaiser leurs rivalités et à rétablir entre eux l’équilibre et l’harmonie nécessaires au bon ordre des choses ?

C’est ce suspens que nous présentaient vendredi dernier l’orchestre Harmonia del Parnàs (de Valence) et les musiciens du festival Montréal baroque.






Les protagonistes

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8.
1re photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
3e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
4e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
5e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
6e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
7e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal baroque 2025 – Le 19 juin à 19h

Publié le 22 juin 2025 | Temps de lecture : 3 minutes




Artisans du spectacle

Le 1er novembre 1755, un tremblement de terre, suivi d’un tsunami, anéantit Lisbonne, alors la quatrième plus importante ville d’Europe. En quelques secondes, plus de cent-mille personnes trouvèrent la mort.

C’est dans cette capitale qu’on avait fait ériger quelques-uns des édifices les plus somptueux d’Europe, financés par les revenus colossaux que le Portugal ait tirés de ses plantations sucrières.

Échappèrent au désastre les monastères et les églises construits dans les hauteurs de la ville d’aujourd’hui, mais qui, à l’époque, faisaient partie de ses banlieues.

À travers toute l’Europe, l’évènement eut un retentissement considérable.

Dans toutes les principautés allemandes — qui, contrairement au Portugal, ne possédaient pas de colonies — les prédicateurs protestants utilisèrent la catastrophe pour illustrer la précarité de la vie humaine et la futilité de l’accumulation des richesses matérielles.

De sa lointaine ville d’Hambourg, le compositeur allemand Georg-Philipp Telemann participe alors à cet effort édifiant auprès des fidèles en mettant en musique des poèmes de sources diverses et des psaumes sous le titre de l’Ode au tonnerre (le thème du concert de ce soir).

Pour l’occasion, l’orchestre est composé d’une bonne partie des meilleurs praticiens montréalais de la musique baroque, auxquels se sont joints ceux de l’orchestre espagnol Harmonia del Parnàs (ou Harmonie du Parnasse), de Valence.

Dépourvu de récitatifs ou d’airs de bravoure, l’oratorio se compose de quelques chœurs et de nombreux airs.

Très estimé de son vivant, Telemann est un compositeur qu’on entend trop peu souvent de nos jours. Il est heureux que le festival Montréal Baroque nous ait présenté une de ses œuvres les plus populaires.

Les festivaliers qui veulent réentendre l’oratorio tout en suivant une traduction française (très, très grossière) du texte allemand peuvent cliquer sur ce lien et choisir la traduction qui leur convient.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8.
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm
2e  photo : 1/20 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 106 mm
3e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 75 mm
4e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2023 – jour 5

Publié le 23 juin 2023 | Temps de lecture : 3 minutes

La dernière journée du Festival Montréal baroque était inscrite sous le thème de la danse.

Mélanie de Bonville, Luc Beauséjour, Amanda Keesmaat et Néomie Gagnon-Lafrenais

À 14h, le premier concert de la journée mettait en vedette le quatuor appelé l’Ensemble Le petit rien, de même que le danseur et chorégraphe Sébastien Provencher.

Celui-ci animait un programme formé d’une part de musique baroque et d’autre part d’une partition de musique contemporaine créée pour l’occasion par Maurice-Gaston du Berger, un jeune compositeur de 36 ans.

Depuis l’Antiquité, la terre, le vent, le feu et l’eau forment les quatre éléments qui composent l’univers.

Des quatre volets de la partition de M. du Berger, c’est celui consacré au vent — dans le style de la musique dite minimaliste ou répétitive — qui s’est avéré, dès la première écoute, le plus séduisant.

Ensemble Caprice et la soprano Denise Torre-Ormeño

À 15h, le festival présentait un spectacle multimédia où, alternativement, l’Ensemble Caprice interprétait des compositions baroques et l’Ensemble ArtChoral présentait des œuvres chorales de différentes époques, le tout accompagné de la projection, en arrière-fond, d’une vidéo de danseurs qui performaient au même moment sans un autre lieu.

Atelier de danse

À 17h, les festivaliers pouvaient suivre gratuitement un cours de danse de la Renaissance et de l’époque baroque, donné par Anne-Marie Gardette.

Ensemble ArtChoral
Les artisans du spectacle

À 20h, le festival se terminait par un grand concert mettant en vedette la Bande Montréal baroque, l’Ensemble ArtChoral, et les Jardins chorégraphiques.

À l’affiche, des compositions du XVIIe siècle.

À cette occasion, l’Ensemble ArtChoral (dirigé par Matthias Maute) a brillé dans l’exécution de la chanson à capella ‘La Guerre’ (ou ‘La Bataille de Marigan’), d’une redoutable difficulté technique.

En fédérant les plus talentueux parmi nos musiciens et chanteurs baroques, le Festival Montréal baroque permet en quelques jours aux festivaliers de passer en revue ce qui se fait de mieux ici. Et en invitant des orchestres ou des interprètes étrangers, il permet aux nôtres de se mesurer et d’apprendre.

Bref, un grand merci aux musiciens, techniciens et bénévoles qui rendent cette fête possible.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs PanLeica 8-18 mm (5e photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : Capture d’écran
4e  photo : 1/30 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 2000 — 13 mm

Cliquez sur 2025, 2023, 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition du Festival de musique baroque de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2023 – jour 4

Publié le 21 juin 2023 | Temps de lecture : 5 minutes

Sous le titre ‘Méandres amoureux’, le festival regroupait samedi dernier trois mini-concerts qui furent donnés en alternance dans la crypte et dans le belvédère de l’église Notre-Dame-de-Bonsecours.

Tanya LaPerrière (viole d’amour)

En premier lieu, sous nos yeux, Tanya LaPerrière construisit son concert improvisé.

Après avoir enregistré le bruit de quelques tapements de doigts sur son instrument, cet enregistrement, joué en bouche, devint l’assise rythmique de ce qui allait suivre. Puis, à cette cellule, elle ajouta d’abord un air lent et grave, puis un air nerveux joué dans le registre aigu de son instrument.

Une fois cela fait, accompagnée par elle-même sur ses trois instruments virtuels, la violiste joua une multitude de variations basées sur un leitmotiv de sept notes.

Le tout fut très intéressant.

Grégoire Jeay (flute d’amour) et Mélisandre Corriveau (viole de gambe)

Les festivaliers montaient ensuite au belvédère pour entendre le deuxième volet du programme, consacré à des œuvres pour flute d’amour et basse continue (ou transposées pour ces instruments).

Karim Nasr, Esteban La Rotta, Elianna Zimmerman et Daphne Manavopolous

De retour dans la crypte, on pouvait entendre deux trios pour violon, hautbois d’amour et continuo, de même que la transposition pour ces instruments de l’air le plus célèbre de l’opéra Rinaldo de Haendel (l’air Laschia chio pianga).

Quatuor Ximenez

À partir de 11h, le Quatuor Ximenez interprétait un programme aussi original que charmant, composé d’œuvres néoclassiques de Gossec, de Pleyel, du Chevalier de Saint-George, de Mozart et de Tirado.

Puisque certains de ces compositeurs sont moins connus du grand public que Mozart ou Haydn, le violoniste faisait précéder l’exécution de chaque pièce d’une courte présentation qui résumait assez bien ce qu’on avait besoin de savoir à son sujet.

Le tout se déroulait dans le café-concert L’Orbite  où le repas du midi était servi aux festivaliers.

Si on s’habituait très vite au va-et-vient des serveurs — au point de ne plus les remarquer après quelques minutes — il était plus difficile d’ignorer le bruit intermittent du moulin à café.

Suggestion : Les caféinomanes les plus difficiles ne verraient sans doute pas la différence de gout entre un café infusé dès que broyé, et un autre fraichement infusé à partir de grains de café moulus une heure plus tôt, c’est-à-dire un peu avant le début du concert…

Vincent Lauzer et Matthias Maute (flutes à bec)

À 13h, à l’église Notre-Dame-du-Bonsecours, Vincent Lauzer et Matthias Maute, seuls ou en duo, présentèrent une douzaine d’œuvres conçues pour la flute à bec ou transposées pour elle.

Mark Edwards (clavecin)

Une des choses qui m’ont frappé dans ce festival, c’est à quel point l’acoustique de la crypte de l’église Notre-Dame-du-Bonsecours est idéale pour le clavecin.

Alors qu’une petite chapelle en bois exagèrerait le moelleux des graves et atténuerait l’éclat cristallin des aigus, cette crypte entièrement minérale, trop petite pour créer de l’écho, y fait toutefois rebondir très brièvement le son, ce qui ajoute un peu de gras au registre médian de l’instrument.

D’autre part, contrairement au piano moderne, le clavecin ne possède pas de pédale pour prolonger le son. On compense cette brièveté par des fioritures.

Et le bon interprète est celui qui peut les jouer sans ensevelir la ou les voix principales sous ces décorations.

Et les prodiges sont ceux qui possèdent dans leur bagage interprétatif des ornements qui varient selon le style de musique, son rythme, voire selon le compositeur.

Mark Edwards est de ceux-là. Son récital jouissif fut un autre grand moment de l’édition 2023 du Festival Montréal baroque.

Janelle Lucyk (soprano) et Les Voix Humaines

Janelle Lucyk est dotée d’une voix à la fois puissante et dépourvue de vibrato. Cette soprano aime chanter et son charisme rayonnant a totalement rempli la nef de l’église.

La journée de terminait par un récital auquel je n’ai pas assisté, préférant aller voir le spectacle Charlebois en CharleboisScope aux Francos de Montréal.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 82 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 40 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 40 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 85 mm
6e  photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 90 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 50 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel