Le Festival de jazz de Montréal — le 2 juillet 2016

Publié le 3 juillet 2016 | Temps de lecture : 3 minutes
Autobahn

À mon arrivée au Club Jazz du Casino de Montréal, un peu après 18h, le Swing Tonique Jazz Band rappelait les bonnes vieilles parades de cuivres de la Nouvelle-Orléans.

Samito et ses musiciens
Samito

Puis, je me rends entendre le chanteur, compositeur, guitariste et claviériste québécois Samito (d’origine mozambicaine) sur la scène Turkish Airline. Ce dernier est l’artiste Révélations 2015-2016 en musique du monde.

Sa musique agréable et dansante sera mon premier coup de cœur de la soirée.

France D’Amour
France D’Amour et Patrick Lavergne

Pendant ce temps, la rockeuse France D’Amour présente l’album Bubble Bath and Champagne 2 sur la scène RioTinto.

Mariachi Flor de Toloache

Toujours de 20h à 21h, le troisième spectacle simultané est celui de sextuor féminin Mariachi Flor de Toloache sur la scène Hyundai.

Bears of Legend

À 21h, le grand spectacle de la soirée fut celui de Bears of Legend, originaire de Shawinigan.

Les sept musiciens du groupe se sont assuré les services d’une chorale afin d’en mettre plein les oreilles des festivaliers venus les entendre à la place des Festivals.

Deux autres spectacles leur faisaient concurrence…

Popa Chubby

…le hard-blues du New-Yorkais Popa Chubby devant la foule la plus nombreuse jusqu’ici sur le parterre de la scène Bell…

Afrodizz

…et la formation montréalaise Afrodizz sur la scène du Club Jazz du Casino de Montréal.

Baba Zula
Soliste de Baba Zula

À 22h, France D’Amour et Mariachi Flor de Toloache donnaient une reprise de leur spectacle respectif alors que le groupe pop turc Baba Zula présentait le sien sur la scène Turkish Airlines.

L’exotisme des costumes, les harmonies orientalisantes et les instruments aux sonorités particulières contribuèrent à donner une grande originalité à ce groupe (qui fut mon second coup de cœur de la soirée).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 67 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 57 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 100 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 142 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Festival de jazz de Montréal — le 1er juillet 2016

Publié le 2 juillet 2016 | Temps de lecture : 3 minutes
Autobahn

Des irréductibles avaient bravé la pluie (qui cessera une heure plus tard) pour entendre le jazz contemporain intéressant du trio torontois Autobahn au Club jazz du Casino de Montréal.

Frédéric Pellerin (alias Rico)

Pendant ce temps, à l’autre bout du site, une assistance plus nombreuse avait envahi la pelouse devant la scène Bell afin d’entendre They Call Me Rico, un groupe rock centré sur le chanteur Frédéric Pellerin, d’origine québécoise mais domicilié à Lyon.

L’Orchestre Tropicana d’Haïti

À 20h, la scène Turkish Airlines accueillait L’Orchestre Tropicana d’Haïti pour lui permettre de présenter la musique du pays et du World Beat.

Mariachi Flor de Toloache

Pendant ce temps, le groupe féminin Mariachi Flor de Toloache offrait la première de leurs deux concerts de musique traditionnelle mexicaine sur la scène Hyundai. L’autre séance est prévue deux heures plus tard.

Eagle Rock Gospel Singers

En plus, les festivaliers avaient le choix d’un troisième spectacle simultané, soit celui des Eagle Rock Gospel Singers sur la scène RioTinto (qui lui aussi sera répété à 22h).

Busty and the Brass
Nick Ferraro, un des deux solistes du collectif

À 21h, le grand spectacle de la soirée était celui du collectif montréalais Busty and the Bass sur la scène Bell.

De très nombreux festivaliers se sont déplacés pour entendre leur hip-hop et leur musique jazzy plaisante. Ce spectacle a d’autant plus plu qu’il ne pleuvait déjà plus.

Soil & ‘Pimp’ Sessions

Ce n’est pas tous les jours qu’un peut entendre un groupe de jazz japonais à Montréal. C’était le cas sur la scène du Club jazz du Casino de Montréal.

Ce groupe est bien établi puisqu’il en est déjà à son dixième album depuis 2004.

John Németh et ses musiciens
John Németh

Et comme si cela n’était pas suffisant, les festivaliers avaient le choix d’une troisième offre musicale, soit celle — excellente — de John Németh (guitariste et harmoniciste) sur la scène Bell.

Tasha The Amazon

À 22h, c’était le choix entre deux reprises ou la diffusion de la musique de l’Ontarienne Tasha The Amazon sur la scène Turkish Airlines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 106 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 52 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Festival de jazz de Montréal — le 30 juin 2016

Publié le 1 juillet 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est le 29 juin que commençait le Festival de jazz de Montréal. Mais c’est aujourd’hui que je me suis décidé à y faire un tour, un peu par curiosité.

Il n’est pas nécessaire d’être un grand amateur de jazz pour apprécier le festival qui lui est consacré.

Si les spectacles payants en salle sont plus fidèles aux différents aspects de cette discipline, les spectacles extérieurs offerts gratuitement sont plus lâchement reliés au jazz.

De plus, on y rencontre des festivaliers détendus, qui apprécient autant la météo plaisante que les concerts qui leur sont offerts. Bref, c’est agréable d’y passer le temps.

Lucky Chops

Je suis arrivé sur le site un peu après 20h. Le groupe américain Lucky Chops était en vedette sur la scène Hyundai.

C’est un orchestre puissant où dominent les cuivres. Contrairement à mon habitude, j’ai résisté à la tentation de redresser la photo puisque telle quelle, celle-ci reflète l’énergie brute et la spontanéité de ces bêtes de scène (qui ont offert un très bon concert).

Fwonte et son public

Pendant ce temps, le Montréalais d’origine haïtienne Fwonte occupait la scène Turkish Airlines à y présenter son répertoire de hip-hop gorgé de rythmes tropicaux.

The Hot Sardines
Elizabeth Bougerol

La réputation du groupe new-yorkais The Hot Sardines, ici sur la scène Rio Tinto, était ce qui m’avait motivé ce soir à aller au festival.

C’est autour de la journaliste, comédienne, et chanteuse Elizabeth Bougerol (d’origine française) que s’est créé ce groupe spécialisé dans le jazz dansant de l’entre-deux-guerres.

Mes espions n’avaient pas tort : c’était effectivement un excellent spectacle.

À 21h, les festivaliers étaient sollicités par trois autres spectacles simultanés.

Francesco Yates

À 21, on pouvait entendre Francesco Yates sur la scène TD.

Né en 1995, ce jeune Ontarien m’avait surpris par son calme et son aplomb lors de son passage à l’émission Belle et Bum (la meilleure émission de musique contemporaine au Québec).

Il s’agit d’un bon interprète dont le répertoire, limité pour l’instant, manque un peu d’originalité.

Kenny ‘Blues Boss’ Wayne

Pendant ce temps, le pianiste Kenny ‘Blues Boss’ Wayne présentait le Honky-tonk et le Boogie-woogie entrainant de son dernier album sur la scène Bell.

Above Top Secret

J’ai quitté les lieux un peu après 22h, juste le temps de pendre une photo du trio hip-hop torontois Above Top Secret sur la scène Turkish Airlines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 73 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 50 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 4 (la fin)

Publié le 27 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

En plus des concerts gratuits offerts de 12h à 17h au centre-ville — plus précisément au square Phillips — le programme du festival comprenait aujourd’hui quatre concerts payants.

Les deux premiers étant à guichets fermés, je n’ai assisté qu’aux deux derniers.

Lina Tur-Bonet

À 16h, la violoniste Lina Tur-Bonet complétait la présentation de son intégrale des Sonates et partitas pour violon seul de Bach.

Ce troisième volet avait lieu dans le hall d’entrée du pavillon des Arts de l’université McGill.

Tout en marbre, cet endroit n’est pas suffisamment vaste pour produite de l’écho. Toutefois, ses dimensions amplifient considérablement la puissance du violon et sa réverbération se manifeste par l’augmentation de l’épaisseur du son.

Des trois volets présentés par Mme Tur-Bonet, celui-ci fut mon préféré. Au-delà d’une exécution entachée de quelques fausses notes, la petitesse des lieux et son acoustique particulière contribuaient à la vive impression que la violoniste jouait pour chacun d’entre nous.

C’est également dans les œuvres présentés aujourd’hui que Mme Tur-Bonnet a le mieux réussi à isoler les différentes voix de la partition et à les présenter comme probablement Bach les imaginait.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Entre la Sonate pour violon seul No 3 et la Partita pour violon seul No 3, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, interprétait l’air BWV 515a, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Orchestre Montréal baroque

Le festival se terminait par la présentation de trois cantates de Bach.

Tous ceux qui se sont attelés à la tâche colossale d’en présenter l’intégrale — qui peut facilement occuper plus d’une cinquantaine de disques compacts — l’ont fait sur plusieurs années.

Montréal est une des trois seules villes au monde où une telle intégrale est en cours de présentation et d’enregistrement.

Si le chœur d’introduction de la cantate BWV 76, pris d’un pas alerte, manquait de cohésion, le reste de l’exécution fut impeccable.

À juste titre, on avait réservé l’éclatante cantate BWV 79 à la fin du concert.

Avec ses trompettes et sa percussion retentissante, et surtout grâce à l’enthousiasme de ses artisans, cette exécution a fait paraitre bien sages les forces réunies au disque par Gustav Leonhardt.

C’est donc sur une apothéose qui s’est conclue cette 14e édition du Festival Montréal Baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 52 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 3

Publié le 26 juin 2016 | Temps de lecture : 2 minutes

La troisième journée du Festival de musique Montréal Baroque débutait par deux concerts (à 11h et à 14h) auxquels je n’ai pas assisté.

David Jacques et Ziya Tabassian

C’est à l’étage du Musée Redpath (le musée privé d’histoire naturelle de Montréal) que deux membres de l’Ensemble Caprice, le guitariste David Jacques et percussionniste Ziya Tabassian, faisaient équipe afin de présenter à 16h des œuvres baroques espagnoles leur permettant d’exprimer leurs talents respectifs.

La Veuve Rebel
La Veuve Rebel

À 19h, dans la salle Redpath (à distinguer du musée homonyme), le festival présentait un spectacle basé sur des extraits du répertoire comique du XVIIIe siècle.

Mariant la comédie, la danse baroque et accessoirement le chant, cette production franco-québécoise raconte les difficultés rencontrées par les théâtres alternatifs à obtenir des dérogations aux privilèges royaux accordés aux institutions officielles parisiennes.

Lina Tur-Bonet

À 21h, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet exécutait le deuxième volet de son intégrale des Sonates et partitas pour violons seul de Johann-Sebastian Bach.

Durant la pause entre la sonate et la partita, le musicologue Gilles Cantagrel, toujours aussi brillant, est venu parler de l’architecture musicale qui confère aux constituants de cette somme son unité et sa logique, et qui fournit également les indices qui permettent d’en comprendre le sens.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Également au cours de cette pause, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, a interprété l’air BWV 514, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 75 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 82 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 64 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 2

Publié le 25 juin 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Martin Robidoux et Odéi Bilodeau-Bergeron

À 11h, le programme du 24 juin débutait par un récital d’airs baroques français exécutés par la soprano Odéi Bilodeau-Bergeron, accompagnée du claveciniste Martin Robidoux.

Odéi Bilodeau-Bergeron

Originaire de Sainte-Louise-des-Aulnaies (entre Saint-Jean-Port-Joli et La Pocatière), la chanteuse montréalaise est lauréate du Concours Mathieu-Duguay du Festival international de musique baroque de Lamèque (une ville du nord-est du Nouveau-Brunswick).

Le texte des airs est prononcé en français moderne. La diction de Mme Bilodeau-Bergeron est exemplaire et m’a rappelé l’âge d’or de la troupe française Les Arts florissants, c’est-à-dire à l’époque où on n’avait pas besoin de suivre le livret pour savoir ce qui se chante.

En deux mots, Mme Bilodeau-Bergeron est une artiste plutôt sensationnelle en raison de cette diction et de la justesse de sa voix.

Une pause non prévue au programme — lorsqu’un téléphone portable s’est mis à sonner — fut la seule distraction d’une assistance parfaitement silencieuse, demeurée jusque là suspendue aux lèvres de la soprano.

Lina Tur-Bonet

Dans le cadre du festival, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet interprètera l’intégrale des sonates pour violon de Bach.

C’est à la mezzanine de la salle où Mme Bilodeau-Bergeron s’était produite trois heures plus tôt que Mme Lina Tur-Bonet exécuta le premier des trois volets de cette intégrale.

Cet endroit mal éclairé n’étant pas propice à la photographie, la photo ci-dessus a été prise sur la rue, après ce concert, alors que l’artiste était entourée d’admirateurs.

Gilles Cantagrel

Après la Sonate pour violon seul No 1 — pendant que Mme Tur-Bonet reprenait des forces en vue de l’exécution de la redoutable Partita pour violon seul No 1 — le musicologue Gilles Cantagrel est venu nous entretenir de la place des œuvres pour violon seul chez Bach.

M. Cantagrel est un érudit qui nous parle de Bach comme le ferait un ami qui aurait partagé l’intimité de la famille du compositeur.

Sa connaissance de la mentalité de l’époque, et notamment de la conception religieuse de la mort chez les Luthériens du XVIIIe siècle, nous permet de comprendre la portée et la profondeur de ces compositions de Jean-Sébastien Bach.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Cette pause était également meublée d’un air tiré d’un recueil d’œuvres que l’épouse de Bach, Anna Magdalena Bach, colligeait en vue des soirées musicales privées de la famille.

Cet air (le BWV 509) fut chanté par le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes.

Pierre-Yves Martel, Dorothéa Ventura, Jacinthe Thibault, et Olivier Brault

À 17h, la soprano Jacinthe Thibault, entourée du trio Sonate 1704, chantait des airs de compositeurs baroques français (Rebel, de Montéclair, et Clérambault).

Le concert se divisait en deux parties, ce qui permettait d’accorder les instruments différemment. Cette pause permit également à la cantatrice d’apparaitre en seconde partie revêtue d’une robe noire constellée de diamants.

Mme Thibault est une tragédienne qui possède une voix juste et forte, de même qu’une bonne diction un peu desservie par l’acoustique réverbérée des lieux.

Le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice

À 19h, le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice unissaient leurs forces pour présenter un mélange de musique baroque, de chants folkloriques et de musique contemporaine.

Ce concert séduisant fut celui que j’ai le plus apprécié. Il était composé majoritairement d’airs très mélodieux totalement méconnus, dont un air dramatique qui fournit au puissant baryton Conlin Delbaere-Sawchuk (du Métis Fiddler Quartet) une occasion de démontrer son remarquable talent d’interprète.

La journée se terminait par des concertos pour cinq flutes composés par Joseph Bodin de Boismortier. Il s’agit d’un concert dont malheureusement j’avais oublié de me procurer un billet.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 115 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 82 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 50 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 1

Publié le 24 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est aujourd’hui que débutait l’édition 2016 du Festival Montréal Baroque, dont le thème est Tempête dans un verre d’eau.

Métis Fiddler Quartet

La journée a commencé par un concert gratuit du Métis Fiddler Quartet au centre-ville de Montréal.

Les membres de ce quatuor basé à Toronto sont des Métis nés à Winnipeg. Son soliste est un baryton (à droite sur la photo) dont la voix juste et puissante se caractérise par un vibrato serré et un timbre agréable.

Le répertoire présenté par le quatuor s’inspire du folklore de l’Ouest canadien et québécois.

Artisans de la Tempête de Prospero

Le premier grand concert de la journée m’a laissé sur ma faim. Il s’agissait principalement d’extraits de The Tempest de Shakespeare qui alternaient avec des pièces vocales ou instrumentales de compositeurs baroques (Purcell, Lully, Locke et Humphrey).

Si je suis à l’aise avec le français tel qu’il se parlait sous Louis XIV, j’avoue que l’anglais parlé à l’époque élisabéthaine est du chinois pour moi.

Membres d’Instruments of Happiness

Conformément au thème du festival, le concert intitulé Tornades Fuguées présentait à 21h de larges extraits de l’Art de la fugue de Bach.

On ignore pour quel(s) instrument(s) cette œuvre inachevée était destinée : celle-ci a déjà été enregistrée à l’orgue, au piano, au clavecin et en version orchestrale.

Au festival, elle était interprétée par un groupe de quatre guitares électriques, en alternance avec deux violes de gambe. Pourquoi pas.

Ce choix artistique permettait de caractériser chacune des voix de la partition. L’intérêt de cette expérience peu orthodoxe mais intéressante venait en partie des timbres séduisants et très différents des guitares.

Le tout m’a fait penser à un treillis métallique dont les fils espacés sont recouverts d’une épaisse couche de givre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 48 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/3,2 — ISO 3200 — 70 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 18 juin 2016

Publié le 19 juin 2016 | Temps de lecture : 4 minutes

Belle et chaude journée de clôture du festival.

Giedré

Aujourd’hui j’ai invité mon frère François à assister au spectacle de Giedré sur la scène de la zone Molson. Nous sommes arrivés vingt minutes à l’avance : il ne restait déjà plus que quatre sièges libres.

Le répertoire fantaisiste de cette chanteuse française m’a beaucoup plu la veille et j’avais le gout de partager ce plaisir avec mon frère. Il s’agit donc d’un cadeau qui ne m’a rien couté.

À 20h, nous avons effectué le circuit des trois spectacles concurrents, soit…

H’Sao

…le mariage musical du groupe montréalais d’origine tchadienne H’Sao sur la scène Hydro-Québec…

Rosie Valland

…celui de la ténébreuse Rosie Valland (ici superbement mise en valeur par les éclairagistes de la scène Loto-Québec)…

Gabriel Joseph

…pour terminer par le dernier des trois finalistes dans la catégorie Auteur-compositeur du concours Étoile montante Ford.

Puis nous nous sommes quittés, mon frère et moi, lui pour aller manger.

Jean-Louis Cormier, ses musiciens et ses chanteurs
David Goudreault

De 21h à 22h, j’ai alloué les quarante-cinq premières minutes au grand spectacle que Jean-Louis Cormier avait concocté pour les festivaliers.

Parmi ses invités, le poète, romancier et slameur québécois David Goudreault.

Sarahmée

Le dernier quart d’heure fut consacré à la Sénégalaise Sarahmée, au répertoire original, à la croisée du rap et du R&B.

À 22h, nouveau duo de spectacles.

Mehdi Cayenne

D’abord celui du Franco-Ontarien Mehdi Cayenne. Celui-ci possède la particularité d’être la seule vedette des FrancoFolies à avoir apporté à Montréal son propre décor de scène.

Laurence Nerbonne

Pendant ce temps, l’ex-soliste d’Hôtel Morphée, Laurence Nerbonne, présentait son répertoire solo plaisant sur la scène Loto-Québec.

La Smala

Puis, un peu après 23h, j’ai quitté le site du festival en croquant sur le vif les rappeurs belges de La Smala sur la scène La Presse+…

Les Goules

…et le groupe punk québécois Les Goules sur la scène Ford.

En résumé, cette 28e édition des FrancoFolies de Montréal — le plus important festival de musique francophone au monde — fut comme à son habitude; un moyen de découvrir de nouveaux talents et une belle occasion de réentendre des vedettes déjà consacrées que les organisateurs de l’évènement (et leurs commanditaires) ont choisi de nous présenter gratuitement.

On n’est pas obligé de tout aimer. Voilà pourquoi le festival fait alterner sur six scènes des propositions contrastées en nous laissant libres d’y trouver notre plaisir.

Merci donc aux organisateurs de l’événement et aux bénévoles qui rendent un tel festival possible.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 150 mm
  2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
  3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 125 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 40 mm
  9e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 17 juin 2016

Publié le 18 juin 2016 | Temps de lecture : 4 minutes

À mon arrivée sur le site, mon intention était de partir à la découverte des trois spectacles présentés simultanément de 19h à 20h, soit Giedré, Andie Duquette et Élie et Papillon.

Giedré

Mais j’ai commis l’erreur de débuter par Giedré.

Empruntant cette petite voix haute perchée à laquelle ont recours les comédiennes pour incarner une femme sotte, cette humoriste débite des énormités qui manquent totalement de rectitude politique. Le tout sur une musique mélodieuse comme s’il s’agissait d’une innocente comptine. Le résultat est d’une drôlerie irrésistible.

Bref, j’ai été incapable de quitter ce spectacle. Mes excuses donc à Andie Duquette et Élie et Papillon que je n’ai pas vus.

Comme d’habitude, à 20h, les festivaliers étaient sollicités par trois autres spectacles concurrents.

Bertrand Belin

D’abord le ténébreux Bertrand Belin, au timbre viril de baryton-basse, présentait son dernier opus, Cap Waller sur la scène Loto-Québec…

Labess

…alors que sur un registre ensoleillé, Labess rappelle l’Andalousie et le Maghreb par le rythme de ses mélodies déployées sur la scène Hydro-Québec…

Philippe Brach

…et que Philippe Brach, révélation 2015 de l’ADISQ, présentait son deuxième album, Portraits de famine, sur la scène Ford.

Galaxie et Marie-Pierre Arthur
Olivier Langevin, âme de Galaxie
Marie-Pierre Arthur

À 21h, le grand concert de la soirée réunissait le rock-électro puissant de Galaxie en alternance avec le folk-rock tout aussi séduisant de Marie-Pierre Arthur. Bref, un excellent spectacle que j’ai quitté quinze minutes avant la fin pour…

La Smala

…faire connaissance avec les rappeurs du groupe belge La Smala sur la scène Loto-Québec.

À 22h, deux autres concerts simultanés.

Jérôme Dupuis-Cloutier

Sur la scène SiriusXM, Jérôme Dupuis-Cloutier, accompagné d’un guitariste et d’un batteur, présentait son dernier disque Le Spectacle

Bagarre

…pendant que les membres du groupe Bagarre — tous en survêtements d’un même fabriquant d’articles de sport — présentaient leur musique dansante sur la scène Loto-Québec.

Mohamed Sylla, alias MHD

Plus tôt dans la soirée, deux policiers m’ont appris que leur présence, à l’issue du concert d’hier de MHD, avait été nécessaire pour permettre l’évacuation non pas du rappeur (contrairement à ce j’ai écrit), mais plutôt de Didier Drogba, joueur étoile de l’équipe de soccer L’Impact de Montréal (que MHD avait eu l’idée d’inviter sur scène).

Mais puisque l’engouement de très nombreux jeunes d’ici pour le rappeur parisien de 22 ans dépasse l’anecdote de cet invité-surprise, j’ai assisté à la première moitié de son spectacle afin de comprendre sa popularité. Je n’y suis pas parvenu mais l’expérience fut plaisante.

B.A.R.F.

J’ai quitté les lieux vers 23h40, non sans avoir pris une photo du trio heavy-métal B.A.R.F. sur la scène Ford.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 142 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 150 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
  4e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 73 mm
  5e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 40 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 150 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
  9e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
10e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 40 mm
11e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
12e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 45 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les FrancoFolies de Montréal — le 16 juin 2016

Publié le 17 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

Autre journée chaude et ensoleillée.

Samito et La Bronze

À mon arrivée sur le site vers 17h35, Samito (à gauche) et La Bronze (au centre) entamaient la deuxième moitié de leur spectacle que j’ai écoutée à l’écart, à une centaine de mètres de la scène, en raison d’une sonorisation excessive.

Rookie Rook et la Compagnie

À 18h, Rookie Rook et la Compagnie présentaient leur reggae mélodieux sur la scène Hydro-Québec.

Une heure plus tard, les festivaliers étaient sollicités par trois spectacles concurrents.

Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant

En premier lieu, Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant chantaient l’amour sur la scène de la Zone Molson devant une assistance malheureusement dissipée…

Nicolas Pellerin et les Grands hurleurs

…tandis que Nicolas Pellerin et les Grands hurleurs, sur la scène Bell, présentaient leur répertoire néotrad…

Caroline Savoie

…et que l’Acadienne Caroline Savoie se produisait sur la scène SiriusXM.

À 20h, même dilemme. Alors que Rookie Rook et la Compagnie effectuaient une reprise de leur spectacle présenté plus tôt…

Rémi Chassé

Rémi Chassé, sur la scène Ford, présentait son pop-rock accrocheur…

Les Hôtesses d’Hilaire

…tandis que le soliste Les Hôtesses d’Hilaire y allait d’une longue dissertation sur fond musical (du moins lors de mon passage devant la scène Loto-Québec).

À 21h, deux spectacles simultanés.

Alpha Blondy & The Solar System

Sur la scène Bell, le reggae survitaminé d’Alpha Blondy faisait danser la foule de la place des Festivals…

MHD

…tandis que le jeune rappeur parisien MHD réunissait la plus importante et la plus enthousiaste assistance parmi celles réunies à ce jour devant la scène La Presse+.

La clameur publique accueillait les premières notes de ses pièces musicales et la foule chantait en chœur ses grands succès.

Assiégée par une centaine d’amirateurs pendant plus de trente minutes après son spectacle, la vedette ne put quitter les lieux que sous escorte policière (ce que ne je n’avais jamais vu jusqu’ici aux FrancoFolies).

Radio Elvis

À 22h, le trio parisien pop Radio Elvis occupait la scène Loto-Québec…

Marie-Ève Roy

…pendant que Marie-Ève Roy, sur la scène SiriusXM, présentait les chansons de son premier opus, Blue Nelson.

Rednext Level

À 23h, sur le chemin de mon retour à la maison, je croque sur le vif le duo hip-hop Rednext Level sur la scène La Presse+…

Francis Faubert

…et l’auteur-compositeur de folk-rock garage Francis Faubert sur la scène Ford.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 120 mm
  2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 40 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 150 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 40 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/3,2 — ISO 1000 — 150 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 500 — 43 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 500 — 40 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/3,2 — ISO 6400 — 40 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 150 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 40 mm
12e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
13e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 90 mm


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