Covid-19 : évolution depuis vingt-huit mois

Publié le 1 mai 2023 | Temps de lecture : 3 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier janvier de 2021 et de 2022, de même qu’au premier jour de janvier, de février, de mars, d’avril et de mai 2023.

Pays Jan’21 Jan’22 Jan Fév Mars Avril Mai
Pérou 1136 6022 6479 6500 6515 6525 6535
Bulgarie 1099 4510 5568 5578 5584 5590 5600
Hongrie 1002 4072 5048 5067 5075 5080 5085
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4994 5003 5010 5018 5028
Macédoine du N. 1205 3825 4619 4632 4642 4644 4647
Croatie 968 3091 4337 4405 4427 4445 4479
Géorgie 634 3484 4258 4265 4275 4288 4296
Rép. Tchèque 1093 3369 3924 3941 3952 3973 3983
Slovaquie 412 3050 3814 3836 3850 3866 3877
Lithuanie 588 2777 3564 3586 3603 3621 3632
Roumanie 826 3086 3540 3551 3558 3566 3576
Grèce 469 2015 3371 3454 3497 3540 3558
États-Unis 1074 2537 3339 3388 3423 3450 3468
Lettonie 343 2467 3332 3363 3376 3398 3419
Slovénie 1312 2692 3372 3396 3403 3417 3417
Chili 868 2022 3283 3315 3334 3350 3350
Royaume-Uni 1089 2174 3157 3199 3228 3261 3261
Brésil 916 2882 3222 3237 3247 3252 3257
Pologne 766 2582 3141 3146 3150 3163 3168
Italie 1235 2279 3064 3100 3121 3138 3149
Trinité-et-Tobago 91 2050 3045 3076 3090 3108 3119
Moldavie 746 2558 2973 2978 2987 3007 3018
Arménie 953 2684 2933 2933 2934 2940 2943
Belgique 1681 2429 2848 2876 2890 2919 2934
Argentine 954 2558 2828 2835 2836 2836 2836
Colombie 850 2515 2760 2767 2769 2770 2770
Russie 394 2121 2701 2710 2717 2725 2732
Paraguay 315 2289 2696 2713 2720 2724 2726
Portugal 685 1869 2536 2566 2575 2604 2618
Ukraine 428 2217 2564 2571 2574 2583 2594
Espagne 1087 1911 2506 2535 2555 2578 2584
France 991 1891 2470 2505 2516 2526 2540
Mexique 971 2286 2517 2525 2531 2535 2538
Autriche 693 1514 2365 2393 2414 2442 2467
Tunisie 398 2131 2431 2433 2435 2437 2439
Suède 861 1498 2197 2275 2313 2331 2357
Estonie 180 1459 2159 2203 2224 2243 2270
Uruguay 55 1767 2163 2176 2179 2180 2181
Québec* 958 1379 2084 2116 2132 2155 2092
Serbie 373 1467 2025 2046 2060 2077 2083
Allemagne 410 1340 1925 1975 2004 2038 2063
Équateur 790 1867 1984 1984 1988 1988 1989
Panama 1493 1682 1926 1933 1935 1937 1939
Bolivie 780 1652 1859 1864 1865 1866 1866
Costa Rica 427 1424 1751 1767 1781 1796 1802
Hong Kong 20 28 1561 1757 1770 1772 1781
Irlande 453 1178 1652 1686 1719 1746 1758
Iran 655 1538 1682 1683 1684 1688 1697
Afrique du Sud 484 1509 1688 1689 1689 1689 1689
Finlande 108 314 1428 1555 1601 1630 1676
Suisse 882 1404 1638 1647 1647 1647 1647
Liban 240 1348 1608 1614 1620 1626 1631
Namibie 80 1397 1550 1552 1553 1553 1553
Danemark 256 564 1328 1397 1417 1438 1466
Jordanie 376 1010 1371 1371 1371 1371 1371
Israël 365 957 1291 1307 1318 1329 1339
Pays-Bas 672 1219 1336 1336 1336 1336 1336
Albanie 411 1120 1254 1254 1255 1257 1257
Eswatini 185 1110 1200 1200 1201 1203 1203
Turquie 248 584 1186 1186 1186 1186 1194
Jamaïque 101 831 1159 1167 1172 1182 1185
RoC** 256 639 1082 1119 1143 1154 1172
               
Taïwan 0,3 35,6 639 685 752 796 796
Corée du Sud 17,9 110 628 653 662 668 672
Japon 27,4 146 458 545 577 589 594
Vietnam 0,4 331 436 436 436 436 436
Singapour 4,9 140 288 290 290 290 291
Chine 3,2 3,2 3,6 58,1 60,4 ? ?

* — Ce mois-ci, l’Institut national de Santé publique du Québec a changé la source de ses données au sujet des décès causés par le Covid-19, ce qui les modifie à la baisse. C’est aussi le cas du Royaume-Uni dont les données depuis plusieurs mois, à l’inverse, subissent rétroactivement une hausse. Toutefois, dans un cas comme dans l’autre, cela ne modifie pas leur place relative dans le tableau ci-dessus.
**— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Pour juger de l’évolution de la dangerosité de la pandémie, nous avons regroupé les pays ci-dessus par catégories basées sur le nombre de morts par million d’habitants (MPM) survenus au cours de chacun des cinq derniers mois :

Catégories Déc’22 Jan’23 Fév’23 Mars’23 Avr’23
• entre 0 et 10 MPM 34 pays 30 pays 40 pays 35 pays 47 pays
• entre 11 et 20 MPM 6 pays 9 pays 15 pays 18 pays 14 pays
• entre 21 et 30 MPM 8 pays 10 pays 7 pays 11 pays 4 pays
• entre 31 et 40 MPM 10 pays 7 pays 3 pays 1 pays 2 pays
• entre 41 et 50 MPM 5 pays 4 pays 2 pays 2 pays aucun
• entre 51 et 60 MPM 2 pays 2 pays aucun aucun aucun
• plus de 60 MPM 5 pays 8 pays 1 pays aucun aucun

En novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023, respectivement 60 %, 57 % et 56 % des pays ci-dessus avaient mensuellement enregistré vingt morts ou moins par million d’habitants; en avril 2023, cette proportion avait grimpé à 91 %. Ce qui laisse anticiper la fin de la pandémie au cours des prochains mois.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Suivez l’évolution de la pandémie de COVID-19

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nouvelles murales dans le Vieux-Rosemont : entre la 8e et la 7e avenue

Publié le 30 avril 2023 | Temps de lecture : 2 minutes

Le cabinet de mon chiro est situé à Rosemont, à 2,5 km de chez moi.

Habituellement, je fais l’aller à pied. Mais depuis deux semaines, je fais le retour en vélo en empruntant un des Bixi à la bibliothèque de Rosemont.

Il suffit alors de me laisser glisser sur la pente légère qui m’amène dans Hochelaga-Maisonneuve.

Mais vendredi dernier, pas de chance; à la bibliothèque de Rosemont, il ne restait plus que des Bixi électriques. Or ceux-ci ne peuvent être loués qu’avec un téléphone multifonctionnel doté d’une connexion internet. Ce que je n’aurai que cet été.

Bref, j’ai dû marcher dans les environs à la recherche d’un Bixi. Ce qui m’a permis d’explorer des ruelles du Vieux-Rosemont.

Précisons qu’on appelle Vieux-Rosemont — où ‘vieux’ est très relatif — cette partie de l’arrondissement Rosemont qui est comprise entre les boulevards Saint-Joseph (au sud) et Rosemont (au nord), et entre le boulevard Saint-Michel (à l’est) et la rue d’Iberville (à l’ouest).




 
Notre premier arrêt est sur la 8e avenue, un peu au nord de l’intersection avec la rue Masson.

Les deux premières photos représentent des murales qu’on voit du côté ouest de la 8e avenue, tandis que la murale ci-dessus occupe tout le côté de l’immeuble en face d’eux.



 
Puis, un peu au sud de la rue Masson, nous nous engouffrons dans la ruelle qui relie la 8e à la 7e avenue parallèlement à la rue Masson. Il est à noter que les murales qu’on y voit (dont celles ci-dessus) ont été généralement été créées il y a moins de trois ans.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm
1re photo : 1/1000 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 11 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/3,0 — ISO 200 — 9 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 13 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le troisième lien est mort

Publié le 29 avril 2023 | Temps de lecture : 3 minutes

Le troisième lien était un projet de tunnel sous-fluvial destiné à relier Lévis à la ville de Québec. Un projet promis dès 2017 par le Parti libéral, puis repris par la Coalition Avenir Québec.

L’abandon de ce projet est une mauvaise nouvelle pour ses supporteurs et ceux qui se sont fait élire en le promettant. Mais cela ne change rien au fait qu’il s’agissait d’un gouffre financier.

On peut donc être reconnaissant au gouvernement actuel d’avoir finalement débranché ce projet autoroutier du respirateur qui le maintenait artificiellement en vie.

À la place d’un ‘bitube’ — c’est à dire de deux tunnels monodirectionnels de sens opposés — la CAQ promet maintenant un monotube bidirectionnel qui serait réservé exclusivement au transport en commun.

Si le bitube coutait dix-milliards$, le monotube ne peut pas couter moins que la moitié de cette somme. Toutefois, contrairement au bitube autoroutier, ce monotube pourrait bénéficier d’un cofinancement (à hauteur de 40 %) par Ottawa. Ce partage des couts le rend donc plus économique à réaliser pour le gouvernement du Québec.

Alors imaginons que le trajet Québec-Lévis par autobus attire une clientèle justifiant une desserte toutes les 15 minutes, que fera-t-on du monotube durant les quatorze minutes restantes ?

Et même si c’était aux cinq ou aux deux minutes, la question demeure la même; le monotube doit-il demeurer vide la nuit et la grande majorité du jour, soit plus de 90 % du temps ?

J’entends déjà ceux qui demanderont qu’on ‘optimise’ l’utilisation du monotube en l’ouvrant également à la circulation automobile.

Voilà pourquoi Ottawa ne croira pas aux nouvelles intentions caquistes, cette fois de construire un tunnel sous-fluvial réservé au transport en commun. Cela n’arrivera pas.

En somme, le troisième lien est mort.

Le message aux habitants de Lévis est simple : si vous décidez de travailler à Québec, vous aurez à choisir entre déménager dans cette ville ou parcourir un détour de près de 20 km soir et matin.

Oubliez l’idée que les contribuables de tout le Québec financeront un éléphant blanc pour vous faire plaisir. En somme, revenez-en !

D’autre part, au Québec, on ne construit pas de voitures et on ne produit pas de pétrole. Chaque fois qu’on achète une voiture ou qu’on fait le plein d’essence, c’est de l’argent qui sort de nos poches pour enrichir les régions du monde qui produisent des voitures, des pièces automobiles, des pneus, ou de l’essence.

En somme, favoriser l’achat ou l’utilisation des automobiles, c’est saigner l’économie du Québec.

Par contre, le Québec est un producteur important de matériel destiné au transport en commun, qu’il s’agisse de wagons de métro ou d’autobus.

Développer l’économie du Québec, c’est favoriser la production de biens et de services québécois et leur exportation à l’Étranger. C’est comme ça qu’on développe l’économie nationale.

Si la CAQ veut se présenter comme un gouvernement pragmatique voué au développement économique, il n’a pas d’autre choix que de miser sur nos forces et non favoriser l’achat de biens étrangers.

Ce qui, dans ce cas-ci, sera très bon pour la planète…

Références :
Deux tunnels, 6,5 milliards et étalement urbain
Le ministre Bonnardel coute cher
Troisième lien entre Québec et Lévis

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les miettes fédérales au chantier maritime Davie

Publié le 25 avril 2023 | Temps de lecture : 5 minutes

Le 19 octobre 2011, le gouvernement fédéral procédait à la plus importante entente d’approvisionnement de l’histoire du pays. Il s’agissait d’une série de contrats, au nom de la marine canadienne, pour un montant total évalué à 36 milliards$.

Alors que le chantier maritime Davie, situé à Lévis, était le plus important et le plus compétent constructeur naval du Canada, aucun de ces contrats ne lui a été confié.

La part du lion a été accordée au chantier maritime Irving de Nouvelle-Écosse. L’autre partie fut donnée à un constructeur mineur de Colombie-Britannique.

Cette décision équivalait à une délocalisation de l’industrie maritime canadienne vers la Nouvelle-Écosse et la Colombie-Britannique.

Il faut savoir que la famille Irving est composée de deux clans rivaux qui, ensemble, possèdent une bonne partie de l’économie des provinces maritimes; ils possèdent des scieries, une compagnie ferroviaire, tous les quotidiens importants de la région, des radios locales, etc.

Leur influence politique est telle qu’aucun gouvernement à Ottawa — qu’il soit libéral ou conservateur — ne peut se payer le luxe de les indisposer.

Or le moindre contrat fédéral accordé à la Davie suscite automatiquement la plus vive colère des dirigeants du chantier Irving. Cette hostilité va bien au-delà de la rivalité attendue entre deux concurrents industriels; pour les dirigeants du chantier Irving, la Davie représente le seul obstacle à leur enrichissement illimité.

Au fur et à mesure où les contrats de la Davie arrivaient à terme, le chantier maritime québécois subissait une cure d’amaigrissement, passant de 1 300 travailleurs en 2015 à 150 employés en 2019.

Les Irving auraient finalement obtenu la faillite de la Davie s’ils n’avaient pas suscité entretemps des craintes quant à leur aptitude à respecter leurs obligations contractuelles.

Originellement, la date de livraison de la première des quinze frégates de guerre était prévue pour 2017. En réalité, sa construction n’a même pas encore commencé.

Les Irving promettent maintenant que sa construction devrait débuter en 2024, pour une livraison prévue en 2031, soit après un retard de 14 ans.

Toutefois, la technologue militaire évolue. Recevoir en 2031 des frégates de modèle britannique conçues deux décennies plus tôt n’intéresse personne.

Au fil du temps, le ministère de la Défense s’est vu dans l’obligation d’exiger des radars plus perfectionnés, des outils de navigation plus précis, des moteurs plus silencieux, etc.

Et chaque fois, la facture d’Irving augmente. Si bien que le cout total est passé de 36 milliards$ à plus de 80 milliards$. Sans que personne ne sache si un jour, le chantier Irving finira par livrer la marchandise.

Pour l’instant, l’entreprise demande qu’Ottawa finance la modernisation de ses installations. Ce qui suggère qu’elle pourrait s’avouer incapable de livrer une seule frégate si Ottawa refuse de l’aider.

À moins d’une guerre imminente, le Canada peut toujours attendre pour ses frégates. Mais il ne peut différer la construction de brise-glaces, essentiels à la navigation commerciale hivernale, alors que ceux qu’il possède sont de plus en plus sujets à des bris mécaniques.

Si le chantier Irving avait déjà livré ses frégates, tel que prévu, c’est à lui qu’Ottawa accorderait aujourd’hui les contrats pour sept brise-glaces et deux traversiers.

Mais Ottawa est las d’attendre après Irving. D’où la nécessité de se tourner vers la Davie pour les appareils dont ont absolument besoin la Garde côtière canadienne et Transport Canada.

En raison de la cure d’amaigrissement qu’elle subit depuis des années, la Davie souffre d’un sous-financement responsable du vieillissement de ses installations.

Pour la rendre apte à s’acquitter des contrats civils d’Ottawa — qui représentent le dixième des contrats militaires accordés à Irving — le gouvernement du Québec a pris l’initiative d’avancer 519 millions$ à la Davie, dont 325 millions$ en subvention (c’est-à-dire en don, sous forme d’un prêt ‘pardonnable’) et d’un investissement de 194 millions$ en actions privilégiées.

C’est la plus importante aide financière de Québec depuis l’investissement de 1,3 milliard$ dans la CSeries de Bombardier.

L’investissement à la Davie est conditionnel à la réalisation de la promesse fédérale d’accorder à ce chantier maritime des contrats civils pour une valeur approximative de 8,5 milliards$.

En somme, pas de contrat d’Ottawa, pas d’investissement de Québec.

Toutefois, si Ottawa s’est engagé à accorder ces contrats, il ne participera pas financièrement à la mise à niveau de ses installations.

Reste à voir ce que sera sa réponse définitive d’Ottawa face aux demandes analogues d’Irving…

Références :
La Marine canadienne ne recevra pas de nouvelle frégate avant 2031
Le chantier naval Irving demande plus d’argent pour livrer les frégates à temps
Mark Norman, le ‘Dreyfus’ canadien
Québec investit 519 M$ pour moderniser le chantier Davie

Paru depuis : L’homme de confiance de Trudeau dans l’embarras (2024-12-29)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le bâillement du ministre Lacombe

Publié le 21 avril 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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Les ministres Christian Dubé (à la Santé, ici au centre de l’image) et Mathieu Lacombe (à la Culture et aux Communications, ici à droite) sont parmi mes ministres caquistes préférés.

Mercredi dernier, à l’Assemblée nationale, le député Vincent Marissal (de Québec Solidaire) s’inquiétait qu’à l’issue de l’importante réforme que désire entreprendre le ministre de la Santé, la voix des usagers pourrait ne pas être mieux entendue qu’actuellement.

Pendant que le ministre Dubé tentait de rassurer l’opposition, le ministre Lacombe a d’abord essayé de se distraire en vérifiant le contenu de son pupitre.

Mais on fait assez vite le tour du contenu du pupitre d’un ministre de la Culture à la CAQ; quelques secondes suffisent.

Alors il a bien fallu qu’il se mette à écouter la réponse de son collègue à la Santé. Une réponse qu’il a, de toute évidence, jugée très intéressante…

Pour réellement apprécier la réponse du ministre Dubé, il est recommandé de l’écouter en regardant la traductrice pour les malentendants.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Et Bam

Publié le 20 avril 2023 | Temps de lecture : 2 minutes
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Préambule : Jusqu’à récemment, je ne connaissais pas cette chanson qui, pourtant, a connu un énorme succès en Europe. Pour ceux qui ne l’ont jamais entendue, en voici les paroles. Ci-dessous, a été placée en italiques, la partie du texte qui n’est pas chantée par la Française Sherley Paredes à The Voice Portugal.

 
Gare du Nord en novembre, les cheveux en pagaille
Comme une boule au ventre qui me tend, qui me tord
Et Paris qui s’étale
Tout à coup, me voilà, les jambes fébriles
Qu’elle est grande pour moi cette scène imposante où tout devient fragile

Et bam, et bam
Dans la poitrine
Maman, je l’ai fait pour toi
Je veux pas, je veux pas l’Amérique
Je veux ce cœur qui bat
Et bam, et bam
Sur la musique
Maman, je l’ai fait pour ça
Je veux pas, je veux pas l’Amérique

(Envolée, mon enfance, mais jamais rien n’efface
Les rêves ou la violence, ah oui, ça vous glace, mais c’est pour ça qu’on chante
Donnez-moi d’échouer et que vienne la pluie
On ne m’ôtera jamais que j’ai déjà gagné de nouveaux amis
Et bam, et bam
Dans la poitrine
Maman, je l’ai fait pour ça
Je veux pas, je veux pas l’Amérique
Je veux ce cœur qui bat
Et bam, et bam
Sur la musique
Maman, je l’ai fait pour toi
Je veux pas, je veux pas l’Amérique
)

Et plus fort que ma voix, je l’entends frapper
Ce cœur qui bat et balaie mes larmes et mes pourquoi

Et bam, et bam
Dans la poitrine
Maman, je l’ai fait pour ça
Je veux pas, je veux pas l’Amérique
Je veux ce cœur qui bat

Et bam, et bam
Sur la musique
Messieurs, mesdames me voilà
Je veux pas, je veux pas l’Amérique
Je veux ce cœur qui bat.

© 2021 – Vianney

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les guides touristiques de Montréal

Publié le 17 avril 2023 | Temps de lecture : 3 minutes
L’édicule de style Art nouveau de la station de métro Victoria

À la belle saison, lorsque je vois des gens qui prennent des photos à proximité d’un site touristique que je connais bien (comme celui ci-dessus), il m’arrive de m’approcher d’eux et, s’ils parlent français, de leur demander s’ils aimeraient que je leur raconte son histoire.

Je le fais à titre bénévole, évidemment. Parce qu’autrement, il faut un permis municipal.

Pour l’obtenir, il faut suivre une formation de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec. Cette formation de 240 heures coute 2 500 $. En plus, le prix du permis municipal est de 105 $ par année.

Cela évite qu’on s’improvise guide touristique et qu’on raconte n’importe quoi. Comme, par exemple, que l’ile de Montréal est un territoire mohawk que les colons français auraient volé ou conquis.

Montréal ne compte que 149 guides certifiés. C’est peu lorsqu’on sait qu’annuellement, plus d’un million de touristes visitent Montréal et que celle-ci jouit d’un riche passé. À la différence de milliers de villes nord-américaines dont il n’y a pas grand-chose à dire.

Intérieur de l’hôtel de Lauzun

Dans une ville comme Paris, certains lieux ne sont accessibles aux touristes que lors d’une visite guidée. Par exemple, l’hôtel de Lauzun — qui a conservé son décor d’origine du XVIIe siècle — est trop petit pour être ouvert au tourisme de masse.

Pour le visiter, par petits groupes de 14 à 20 personnes, il faut réserver des mois à l’avance et acquitter le prix de la visite guidée (une vingtaine d’euros).

En Amérique du Nord, seules trois villes exigent que les guides touristiques y soient qualifiés : Montréal, New York et Québec.

Mais comme presque tout ce qui touche l’industrie touristique à Montréal (dont l’hébergement de courte durée), l’obligation d’obtenir un permis municipal n’a pas pour but de protéger le public, mais de constituer une source de revenus pour la ville.

En effet, personne n’est mandaté pour faire respecter la règlementation à ce sujet.

C’est ainsi qu’au cours des dernières années, l’administration Plante n’a délivré aucun constat d’infraction à l’encontre du grand nombre de guides amateurs qui offrent illégalement des visites payantes du Centre-ville ou du Vieux-Montréal.

Références :
Deuxième voyage à Paris : jour 10
Règlement sur les guides touristiques
Tourisme à Montréal Suivez le guide… illégal
Une entrée de métro parisienne… à Montréal

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif PanLeica 25 mm F/1,4 (2e photo), et OM-D e-m5 transformé en appareil infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 + filtre VertX1 B+W 061 + filtre bleu FS KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya (1re photo)
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : : 1/100 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les dragqueens et les valeurs conservatrices

Publié le 16 avril 2023 | Temps de lecture : 5 minutes

Introduction

Je devais avoir quatre ou cinq ans. Un soir d’orage, ma mère m’avait pris par la main, avait entrouvert les rideaux de ma chambre et m’avait dit : “ Tu vois les éclairs au loin. Eh bien, c’est le petit Jésus qui éclaire pour savoir où envoyer la pluie.

Quelques années plus tard, revêtu d’un épais imperméable jaune, je m’étais assis sur les marches de notre balcon pour voir et entendre un orage dont les éclairs tombaient à environ un kilomètre de notre maison. Jamais je n’avais vu un orage de si près.

Il y avait d’abord un craquement assourdissant aussitôt suivi d’une intense lumière qui colorait tout en rose. C’est un des spectacles naturels les plus grandioses auxquels j’ai assisté.

D’autre part, beaucoup plus tard, je me souviens d’avoir vu ma sœur Paule, un soir d’orage, serrant fort sa fillette dans ses bras en lui disant de ne pas avoir peur alors que tout son langage corporel criait le contraire.

Comme la peur, l’intolérance se transmet aux enfants.

La peur de la différence

Sous le titre ‘Drag Queen: Protégeons nos enfants!’, Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a lancé une pétition s’opposant à ce que des travestis soient invités dans des écoles à réciter aux enfants des contes au sujet de la diversité sexuelle ou de la théorie des genres.

Ces contes visent à faire en sorte que les enfants acceptent l’aspect différent des autres personnes, évitent de s’adonner à de l’intimidation et au rejet de l’autre, et s’acceptent eux-mêmes s’ils se sentent différents.


 
En apprenant que le livre Le rose, le bleu et toi ! d’Élise Gravel, était notamment visé par les attaques du chef conservateur, je me suis rendu dans une bibliothèque de mon quartier afin de voir en quoi ce livre mérite ou non la controverse dont il est l’objet.

On y répond à des questions simples. Est-ce que les garçons ont le droit de pleurer ? Est-ce que les filles peuvent être des patronnes ?

On y lit que chez certains peuples, les hommes portent des jupes. On y donne des exemples de femmes qui, les premières, ont exercé des ‘métiers d’hommes’. Etc.

Afin de faciliter la lisibilité du texte auprès des enfants, il est à noter qu’on y a judicieusement évité l’écriture woke (ex.: les bâtisseur.euse.s culturel.le.s montréalais.e.s.).

En cliquant sur ceci, on pourra consulter un extrait de ce livre.

Bref, cette pétition conservatrice est un hameçon auquel se sont empressées de mordre plus de trente-trois-mille personnes qui, dans leur immense majorité n’ont probablement pas lu le livre ou, si elles l’ont lu, sont encore plus stupides que je pense.

Les beaux contes traditionnels

Cette controverse n’aurait jamais vu le jour si l’activité parascolaire facultative dont on parle avait été remplacée par la lecture d’un de ces bons vieux contes traditionnels.

Quoi de plus mignonne que l’histoire du Petit chaperon rouge dont la grand-maman est dévorée par le méchant loup qui aurait également dévoré l’héroïne n’eut été de sa perspicacité.

Mais la cruauté animale est peu de chose comparée à celle des humains. Les enfants doivent en être prévenus.

À cette fin, quoi de mieux que Blanche Neige; dans ce conte, la jalousie de la nouvelle conjointe du père est telle qu’elle demande à un complice deux choses; premièrement d’amener Blanche Neige aux bois afin de la tuer et deuxièmement, de lui rapporter son cœur comme preuve de son assassinat. Comme c’est beau.

Quant à l’importance du consentement sexuel, les enfants doivent l’apprendre subtilement par le biais de l’histoire de la Belle au bois dormant. Imaginez : l’héroïne reçoit un baiser non sollicité alors qu’elle est endormie. Un baiser que toutes les féministes au monde associeraient à de la violence sexuelle si ce baiser volé n’avait pas été administré par un homme riche et puissant. Alors, évidemment, ça change tout !

Quand les parents se plaignent de leurs difficultés financières — comme c’est malheureusement trop souvent le cas ces jours-ci — les enfants doivent s’empresser d’amasser des petites pierres blanches. Pourquoi ? Parce que les parents, lorsqu’ils ont trop de bouches à nourrir, ont parfois l’idée d’abandonner leurs enfants dans les bois afin que les loups les dévorent. C’est la leçon du Petit Poucet.

Bref, les parents conservateurs ont bien raison de préférer qu’on éveille leurs enfants à la cruauté du monde plutôt que leur enseigner la tolérance et le respect des autres… s’ils veulent que leurs enfants finissent par leur ressembler.

Référence : Un livre d’Elise Gravel est banni dans le sud des États-Unis

5 commentaires

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Âge des principaux chefs d’État

Publié le 11 avril 2023 | Temps de lecture : 1 minute


 
Voici l’âge des chefs d’État de 187 parmi les 193 pays membres de l’Onu (comparativement à celui du Québec). Chaque point correspond à l’un d’entre eux.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Rêverie lavande

Publié le 9 avril 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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Telle quelle, sans post-traitement, cette photo était un exemple d’infrarouge ‘Pamplemousse rose’.

Mais comme la chenille qui devient papillon, cette photo s’est métamorphosée lors d’un passage sous Photoshop.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-45mm + filtre bleu 80A d’Omega. Balance des blancs automatique. Post-traitement important sous Photoshop.

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Écrit par Jean-Pierre Martel