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Géopolitique, Guerre russo-ukrainienne | Mots-clés : guerre russo-ukrainienne |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
(c) 2025 — Google EarthIntroduction
D’une superficie de 2 km², le parc Jean-Drapeau est formé de deux iles situées au nord-est du centre-ville de Montréal; l’ile Sainte-Hélène et l’ile Notre-Dame.
Cette dernière est une ile artificielle, crée pour l’Expo67 à partir des 28 millions de tonnes de gravats provenant de l’excavation du métro de Montréal (qu’on construisait à la même époque).
Ces débris servirent également à agrandir considérablement la superficie de l’ile Sainte-Hélène.
Le premier texte de cette série présente une promenade informelle dans la partie nord de l’ile Sainte-Hélène.
Avant-propos historique au sujet de l’ile Sainte-Hélène
C’est en 1611 que Samuel de Champlain donna à l’ile son nom en l’honneur de son épouse, Hélène de Champlain (née Boullé).
Il est à noter que la rubrique française de Wikipédia prétend que l’ile Sainte-Hélène aurait été fréquentée entre 1200 et 1600 de notre ère par les Iroquois, une affirmation qu’on ne retrouve pas dans la version anglaise de l’encyclopédie.
Cette affirmation s’appuie erronément sur un document de la ville de Montréal qui affirme, avec raison, que les Autochtones qui habitaient l’ile avant l’arrivée des Européens était les Iroquoiens du Saint-Laurent, un peuple faisant partie (tout comme les Iroquois) de la famille iroquoienne, mais distinct d’eux puisque ces derniers habitaient plutôt dans le nord de la Nouvelle-Angleterre d’aujourd’hui.
Le nord de l’ile Sainte-Hélène
La RondeL’ile Ronde est la plus grande des deux iles qui ont été fusionnées à l’ile Sainte-Hélène lors de son agrandissement.
Elle a donné son nom au grand parc d’attractions aménagé sur la pointe nord de l’ile Sainte-Hélène actuelle, c’est-à-dire précisément là où se trouvait autrefois l’ile Ronde (voir le point 1 sur la carte).

Le fort de l’ile Sainte-HélèneÀ la suite de la guerre canado-américaine de 1812-1814 — que les Américains ont perdu — on décida de créer un réseau de fortifications afin de mieux protéger la colonie contre nos belliqueux voisins.
À cette fin, les autorités britanniques achetèrent en 1818 l’ile Sainte-Hélène de la famille Le Moyne (qui en était propriétaire depuis 1665) afin d’y construire (de 1820 à 1824) une forteresse destinée à protéger ce qui était, à l’époque, la plus importante ville du Canada.
À vol d’oiseau, cette forteresse adopte la forme d’un large U ouvert sur la ville (point 2).
En plus de la forteresse proprement dite, les installations comprenaient une poudrière, une armurerie et des casernes pouvant loger 274 soldats.
Si le fleuve Saint-Laurent passe de part et d’autre de l’ile, c’est que celle-ci est formée d’une roche, nommée brèche, plus dure que le granite qui eut partiellement raison de l’érosion des glaciers.
À l’extraction, cette pierre est gris pâle. Mais exposée à l’air, elle s’oxyde et devient brun rougeâtre.
C’est ce matériau qui servit à ériger les installations militaires de l’ile.
Aujourd’hui fermé, le fort connut plusieurs vocations successives dont celui d’abriter le Musée militaire et maritime de Montréal (ou musée Stewart) jusqu’en 2021.
Le phareUn premier phare a été construit sur l’ile Sainte-Hélène en 1907. Quatre années plus tard, il fut remplacé par cette tour carrée, en béton armé, haute de 14,6 mètres (point 3).
Quelques décennies plus tard, son appareillage lui fut retiré. Depuis, il se dégrade lentement.

Sur le chemin du Tour de l’ileLong de 10,5 km, le chemin du Tour de l’ile comprend deux boucles qui se jettent l’une dans l’autre.
Un premier parcours commence au sud du pont Jacques-Cartier et longe la partie occidentale de l’ile.
Un autre parcours effectue une boucle complète qui débute lui aussi au sud du pont et descend jusqu’au niveau du complexe aquatique pour revenir à son point de départ (point 4).
La Grande poudrièreÀ l’époque où le fort de l’ile était opérationnel, la Grande poudrière servait d’entrepôt de munitions. Puisqu’elle devait résister à des bombardements ennemis, ses murs font trois mètres d’épaisseur.
L’édifice a été occupé par le théâtre de la Poudrière de 1958 à 1982. Il est abandonné depuis (point 5).


Les étangs de la Grande poudrièreAu cours des deux dernières années, la ville de Montréal s’est affairée à réhabiliter les étangs de la Grande poudrière (point 6). Ceux-ci sont constitués d’une série de trois bassins se jetant les uns dans les autres et totalisant trois-cents mètres.
Même si cette réhabilitation ne sera complétée que dans quelques semaines, on peut déjà affirmer qu’il s’agit-là d’une parfaite réussite; dès l’été prochain, il est à prévoir que de nombreux Montréalais se rendront dans cet endroit enchanteur en quête de fraicheur et de tranquillité.
La chute d’eauLes étangs de la Grande poudrière sont alimentés par l’eau provenant de la tour de Lévis.
La tour de LévisCet édifice a fait l’objet d’un texte séparé publié hier (point 7).
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (4e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (5e et 6e photos), Lumix 14-45 mm (8e et 10e photos) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Écrit par Jean-Pierre Martel



À la suite de la crise économique de 1929, les pouvoirs publics entreprirent de grands travaux afin de combattre la misère qui accompagna la Grande Dépression. Construite vers 1936, la tour de Lévis fit partie de ces chantiers.
Abritant un château d’eau — c’est-à-dire une citerne alimentant l’aqueduc de l’ile Sainte-Hélène — cette tour d’une trentaine de mètres fut nommée en l’honneur de François Gaston duc de Lévis, responsable de la défense de la Nouvelle-France après la mort de Montcalm en 1759.
En rénovation depuis le début de la pandémie, la tour rouvrira ses portes à la fin de cet été ou au début de l’été prochain.
Son escalier intérieur de 157 marches permettra alors l’accès à la terrasse d’observation située à son sommet.
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Pan-Leica 8-18mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Écrit par Jean-Pierre Martel

À 18 ans, le marquis Richard Seymour-Conway rend enceinte Agnes Jackson (née Wallace). Même si le jeune marquis ne reconnaitra jamais la paternité de son fils illégitime (sauf dans son testament), il prit soin de l’enfant tout au long de sa vie.
Ce fils portera le même prénom que son père biologique (Richard) et utilisera le patronyme à la naissance de sa mère (Wallace).
Élevé par sa grand-mère paternelle, Richard Wallace quittera en 1826 l’Angleterre pour Paris, où les Seymour-Conway possédaient quelques propriétés.
C’est dans cette ville qu’il fit connaissance avec des écrivains et des peintres qui avaient pris l’habitude de se réunir à l’hôtel de Lauzun, sur l’ile Saint-Louis.
À la mort de son père biologique en 1870, il hérite de sa fortune, estimée à soixante-millions de francs (équivalent à 240 millions d’euros).
Or cette année-là, la guerre franco-prussienne éclate. Et Richard Wallace, profondément francophile, restera à Paris assiégée plutôt que de se réfugier dans une de ses nombreuses résidences.
À l’occasion de cette guerre, plusieurs aqueducs ont été détruits. Si bien qu’en 1872, seulement 59 % des Parisiens reçoivent l’eau dans leur logement.
C’est ce qui motiva Richard Wallace à faire installer des fontaines pour permettre l’approvisionnement de tous les quartiers de la ville.
Même de nos jours, les fontaines Wallace permettent aux sans-abris de la capitale de se désaltérer gratuitement.

Conçues par Richard Wallace et légèrement améliorées par le sculpteur Charles-Auguste Lebourg, les fontaines Wallace sont en fonte, généralement peintes en vert (puisque c’était la couleur du mobilier urbain de Paris à l’époque).


Sur un socle à huit côtés, quatre cariatides — allégories de la Simplicité, de la Bonté, de la Sobriété et de la Charité — se tournent le dos et soutiennent un dôme surmonté d’une pointe et décoré de dauphins.
À l’occasion de l’Expo67, la ville de Paris a donné une de ses fontaines Wallace à la ville de Montréal.
Celle-ci fut installée sur l’ile Notre-Dame, dans le voisinage du pavillon de la France (qui, de nos jours, abrite le Casino de Montréal).
Références :
Fontaine Wallace
Guerre franco-allemande de 1870
Liste des fontaines Wallace de Paris
Les fontaines Wallace (1872-2012) : hygiène, esthétique et patrimoine
Richard Wallace (collectionneur)
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Le 6 aout dernier, le British Medical Journal publiait les résultats d’une analyse des données recueillies par trois études prospectives totalisant plus de deux-cent-mille participants suivis pendant plus de trente ans.
Au départ, aucun d’entre eux n’était atteint de diabète, de maladies cardiovasculaires ou de cancer.
À partir des données recueillies, on a cherché à savoir s’il y avait une relation entre la consommation de frites et l’apparition de diabète de type 2.
Ce type de diabète représente plus de 90 % des cas de diabète dans la population en général. Il apparait généralement à l’âge adulte, chez les personnes de quarante ans et plus.
Dans l’étude qui vient d’être publiée, en comparaison avec l’ensemble des participants, on trouve 20 % de plus de cas de diabète de type 2 chez ceux qui consomment régulièrement trois portions de frites par semaine.
On trouve également une tendance à la hausse des cas de diabète chez ceux qui consomment leurs pommes de terre bouilles, cuites au four ou en tranches fines rôties au four — une tendance qui croit avec leur importance dans la diète — mais qui n’atteint pas le seuil de la signification statistique.
En comparaison avec ceux qui ne consomment jamais de frites, ceux qui en consomment régulièrement cinq fois ou plus par semaine ont un risque accru de 27 % de développer du diabète de type 2.
Il faut toutefois préciser que ces participants se caractérisaient également par moins d’activité physique, et par une plus grande consommation de viande rouge, d’œufs, de produits laitiers, de céréales raffinées, de boissons sucrées et, de manière générale, par un apport calorique plus important.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La Malaisie est un pays du Sud-est asiatique peuplé de trente-cinq-millions d’habitants. Son PIB — de 1,2 mille-milliards de dollars (le triple de celui du Québec) — le place au trentième rang mondial.
Le gouvernement malaisien a conclu hier une entente tarifaire avec l’administration Trump. Sa comparaison avec l’entente intervenue plus tôt avec la Commission européenne permet de comprendre ce à quoi la guerre tarifaire américaine voulait aboutir.
En vertu de son entente à elle, la Malaisie accepte que ses exportations vers les États-Unis soient taxées à hauteur de 19 %, (comparativement à 15 % pour les exportations européennes).
Ce taux (19 %) est exactement celui qui sera imposé à toutes les grandes économies de la région, soit l’Indonésie, la Thaïlande et les Philippines. Par contre, le tarif imposé au Vietnam est légèrement supérieur (20 %).
Non seulement la Malaisie renonce-t-elle à répliquer par des contre-tarifs, mais elle réduira ou abolira ses tarifs existants à l’encontre de 98,4 % des biens américains. Ce à quoi l’UE semble également avoir consenti.
De plus, la Malaisie réduira ses barrières non tarifaires (notamment celles reliées à l’attribution des contrats publics), et cessera d’exiger que les médias sociaux contribuent financièrement à un fonds d’État.
Toutefois, les semiconducteurs et les médicaments génériques malaisiens, déjà exemptés des taxes douanières américaines, continueraient de l’être.
D’autre part, le gouvernement malaisien s’engage à ce que la pétrolière qu’il possède (Petronas) achète annuellement pour 3,4 milliards$ de gaz fossile liquéfié des États-Unis.
En 2016, la Malaisie s’est engagée à réduire ses gaz à effet de serre en signant l’Accord de Paris sur le climat. L’entente tarifaire intervenue hier vise à faire en sorte que les pétrolières américaines soient protégées du virage écologique de la Malaisie (et de l’UE) en leur assurant d’un niveau plancher de ventes internationales.
En somme, si la Malaisie et l’UE réduisent leur consommation de gaz fossile, cette baisse devra se faire aux dépens de pays producteurs comme le Qatar ou la Russie, mais pas aux dépens des États-Unis.
Et si les autres pays producteurs décident de baisser leurs prix en raison de leur surproduction, les gazières américaines ne seront pas obligées de réduire les leurs, assurées du marché captif créé par Trump en Europe et en Asie.
D’autre part, la Malaisie s’engage à ce que ses producteurs de semiconducteurs, son industrie aérienne et ses centres de données achètent pour 150 milliards$ d’équipements américains au cours des cinq prochaines années.
Cela comprend l’achat déjà conclu de soixante avions de Boeing à Malaysia Airlines, au cout de 19 milliards$.
Références :
Liste des signataires de l’accord de Paris sur le climat
Malaysia
Malaysia agrees to boost tech, LNG purchases from U.S. as part of trade deal
Malaysia’s US tariff deal comes with US$240 billion price tag
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Économie, Politique internationale | Mots-clés : Donald Trump, guerre tarifaire, Malaisie |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Logo de l’Expo67La mosaïculture est l’art d’assembler différents matériaux afin de réaliser des sculptures végétales selon un dessin préétabli. Les plantes sont choisies selon la couleur de leurs fleurs ou de leur feuillage, de même que pour le caractère régulier et prévisible de leur croissance.
L’idée d’organiser des Mosaïcultures internationales — comme on organise des expositions universelles — est née à Montréal. Et c’est dans notre ville que fut organisé en 2000 le premier évènement du genre.
Montréal en fut l’hôte de nouveau en 2003 et en 2013. Cette dernière connut un succès retentissant dont témoignent les reportages photographiques publiés sur ce blogue.
Pour célébrer le 25e anniversaires des toutes premières Mosaïcultures internationales (celles de 2000), la ville de Montréal présente jusqu’au 31 octobre deux des trois chefs-d’œuvres qui l’ont représenté jusqu’ici, soit La Terre-Mère et L’Homme qui plantait des arbres.
Seul manque L’Arbre aux oiseaux qui, en 2013, était la plus monumentale mosaïculture réalisée à ce jour.
Début du parcours des mosaïcultures
À noter : la taille des mosaïcultures comparée à celle des humains
L’Homme qui plantait des arbresLa nouvelle homonyme de Jean Giono, publiée en 1953, fut la source d’inspiration du film d’animation que Frédéric Back réalisa 35 ans plus tard et qui fut oscarisé en 1988.
C’est ce dernier qui dessina la mosaïculture ci-dessus. Elle représenta Montréal aux Mosaïcultures internationales d’Hamamatsu, au Japon, en 2009, où elle fut récompensée du Grand Prix d’honneur.



La Terre-mèreHaute de onze mètres, l’œuvre représente la Nature laissant s’écouler de son bras une cascade d’eau, source de toute vie.
Représentant la ville hôte aux Mosaïcultures internationales de 2013, cette sculpture fut récompensée à cette occasion du Grand Prix du public et du prix Frédéric-Back.
Petits détails pour les photographes. Les mosaïcultures demandent beaucoup de soin. En effet, les plantes qui les décorent doivent souvent être remplacées. Or cette tâche s’effectue en début de journée, alors que l’achalandage est moindre.
Pour éviter qu’un bras mécanique et une nacelle apparaissent sur vos photos, il vaut mieux visiter les mosaïcultures en après-midi. Par contre, si vous voulez capter ce rayon de soleil qui éclaire l’arbre que plante Elzéard Bouffier, il vaudra vous présenter tôt le matin.
Comme quoi on ne peut pas tout avoir dans la vie…


Centre d’informationL’exposition comprend également un petit centre d’information.
N’arrivant pas à choisir entre les trois photos ci-dessus, j’ai décidé de les publier toutes. Libre à vous de choisir votre préférée.
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La superficie de la bande de Gaza est de 360 km². En 2022, la densité de la population y était de six-mille habitants par km².
Depuis le 18 mars dernier, les Gazaouis ont reçu plus de cinquante ordres d’évacuation, réduisant la superficie sur laquelle ils sont autorisés à habiter à 12 % de ce territoire.
Ce qui porte la densité humaine à 48 000 habitants par km², soit presque le double de la densité urbaine de l’ile de Manhattan à New York (28 099 habitants par km²). Et ce, sans la possibilité de vivre sur plusieurs étages comme le font les Newyorkais dans leurs gratte-ciels.
De son côté, Ottawa fait de son mieux pour soulager la surpopulation qui prévaut dans la bande de Gaza en vendant des armes à l’armée israélienne…
Références :
Bande de Gaza
Des armes canadiennes continuent d’être exportées vers Israël, selon un rapport
Manhattan
Paru depuis : Palestinian boy, 17, dies of Israel-induced starvation in Gaza (2025-08-02)
Complément de lecture : The mathematics of starvation: how Israel caused a famine in Gaza
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Introduction
Dirigée par Ursula von der Leyen, la Commission européenne est le ‘Conseil des ministres’ de l’Union européenne (UE).
Sous la menace de sanctions économiques, la Commission a finalement consenti dimanche dernier à un accord douanier avec les États-Unis.
Cet accord, qui doit ultérieurement être ratifié par les 27 pays membres de l’UE, prévoit trois choses :
• l’UE consent à ce que Washington impose une taxe de 15 % à tous produits européens qui entrent aux États-Unis,
• au nom des pays membres, l’UE s’engage à acheter pour 750 milliards$ de combustibles fossiles américains au cours des trois prochaines années, et
• l’UE promet d’investir 600 milliards$ de plus dans l’économie américaine.
La taxe de 15 %
Précédemment, l’administration Trump avait imposé un tarif douanier de 4,8 % à l’Europe, auquel s’était ajoutée une surtaxe de 10 %.
En tant que pays souverain, les États-Unis sont libres d’imposer des taxes à l’importation à tous les pays avec lesquels ils ne sont pas liés par des traités de libre-échange.
De son côté, en tant qu’entité étatique, l’UE est également libre de répliquer par ses propres taxes à l’importation.
La nouveauté de cette entente, c’est que l’UE accepte la pénalité imposée à ses entreprises exportatrices et renonce à répliquer par des contre-tarifs.
L’achat d’hydrocarbures américains
La Commission européenne souligne que l’achat de gaz fossile liquéfié (et, secondairement, de pétrole) en provenance des États-Unis lui permettra de remplacer ses importations de gaz russe.
Puisque la demande mondiale de gaz fossile s’accroit, la Russie écoulera donc facilement son gaz sur les marchés internationaux.
Ce que Mme von der Leyen oublie de dire, c’est que le gaz fossile russe était le moins cher au monde. L’UE peut bien acheter pour 750 milliards$ de gaz liquéfié américain, mais elle obtiendra considérablement moins de combustible pour cette somme. Si cela est insuffisant, l’UE devra se procurer le reste ailleurs.
Dans tous les cas, augmenter le cout d’acquisition de son énergie nuit à la compétitivité de l’industrie lourde européenne. Et en augmentant sa dépendance à l’égard des États-Unis, l’Europe accroit sa vassalisation à l’égard de Washington.
De plus, les contrats avec la Russie étaient libellés en euros alors que les achats aux États-Unis le sont en dollars américains. Dans l’éventualité d’une crise économique majeure, l’UE aurait conservé son pouvoir de payer son approvisionnement russe puisque l’UE a la main sur la planche à billets.
D’autre part, l’UE a toujours soutenu que le gaz fossile était un combustible de transition vers les énergies renouvelables. C’est ainsi que depuis 2019, le Pacte vert européen prévoyait de mobiliser mille-milliards d’euros d’investissements publics et privés pour développer les énergies propres.
Le Pacte vert prévoyait donc une réduction de la consommation de combustibles fossiles par l’Europe.
L’entente intervenue entre l’administration Trump et la Commission européenne assurent les pétrolières américaines de la stabilité de la demande européenne d’hydrocarbures.
En conséquence, les commissaires européens devront s’assurer de l’échec temporaire de la transition écologique de l’Europe.
Les investissements garantis aux États-Unis
Une des grandes priorités de l’administration Trump est de rapatrier aux États-Unis une partie de la capacité industrielle délocalisée à l’Étranger au cours des quatre dernières décennies.
C’est ainsi que l’imposition de taxes à l’importation vise à motiver les entreprises étrangères à venir produire aux États-Unis ce qui est destiné au marché américain.
La Commission européenne fait valoir que garantir 600 milliards$ d’investissements aux États-Unis est anodin puisque cela correspond aux intentions actuelles de ses grands groupes industriels.
Toutefois, en garantissant de tels investissements, l’UE s’engage à subventionner son propre déclin économique si jamais l’administration Trump supprime ses tarifs de 15 % en raison de leurs conséquences inflationnistes.
Conclusion
En décembre 2022, j’avais qualifié la présidente de la Commission européenne de ‘tigresse de papier’. Dimanche dernier, sa capitulation devant Donald Trump en est une parfaite démonstration.
Dès la ratification de ce traité, Bruxelles acceptera la perte de sa souveraineté puisque ses engagements économiques (achats d’hydrocarbures, investissements garantis) sont libellés en dollars américains. Ce qui place l’Union européenne sous l’autorité des tribunaux des États-Unis en cas d’infraction à l’entente selon Washington. Comme une simple république bananière.
Plutôt que de taxer les géants de l’internet — qui sont les piliers du régime Trump — la Commission européenne a choisi la politique du moindre mal.
‘Ç’a aurait pu être pire’ disent les commissaires européens pour se justifier.
En effet, il y a toujours des défaites plus cuisantes…
Références :
EU and US announce trade deal: What you need to know
Guerre commerciale : ce que l’on sait de l’accord avec l’Union européenne
La consommation mondiale de gaz naturel atteint un record en 2024
Un plan de financement européen ambitieux pour une transition énergétique juste
Paru depuis : Investor confidence in EU drops after Trump’s Brussels trade deal (2025-08-04)
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc situé à la station de métro Berri-UQAM porte le nom de ‘Jardins Gamelin’ en honneur d’Émilie Gamelin, fondatrice des Sœurs de la Providence de Montréal (la première congrégation religieuse québécoise).
Délimité par le boulevard de Maisonneuve au nord, la rue Sainte-Catherine au sud, la rue Saint-Denis à l’est, et la rue Berri à l’ouest, ce parc se compose de quatre bandes parallèles qui se succèdent du nord au sud.
La première est en terre battue. À l’ombre de ses arbres matures, on vient y piqueniquer en famille.


La deuxième section est une pelouse en pente légère décorée de trois hautes sculptures-fontaines.

La troisième est totalement minérale. D’ouest en est, on y trouve des jeux de société (jeu d’échecs géant, jeu de poche, table de pingpong, etc.), des tables munies de parasols, des casse-croutes et une toilette automatique (ci-dessus).



La quatrième se prolonge en été sur la rue Sainte-Catherine (devenue piétonnière). On y trouve d’autres jeux de société.
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix 14-45 mm (5e et 6e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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