Comparaison ChatGPT vs Gemini en tant qu’outils visuels

Publié le 6 septembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

Le défi

Les agents conversationnels sont de remarquables outils pour résumer tout ce qu’on doit savoir sur un sujet particulier.

Mais déjà, ils sont plus que cela. Depuis peu, ils sont devenus également des outils de création ou de transformation d’images.

Aujourd’hui, nous avons décidé de mettre à l’épreuve deux d’entre eux, ChatGPT et Gemini, en leur demandant de transformer une même image selon des directives très précises.

Fait à noter : ces directives leur ont été présentées en français.

Au préalable, cette photo avait été sauvegardée dans la photothèque de la tablette à partir de laquelle ce test comparatif a été effectué.

Puisque ces outils sont en plein essor, le but du présent texte n’est pas de déclarer un vainqueur, mais seulement de présenter l’état actuel de leur développement.


 
Quant au défi qui leur était lancé, il est le suivant :

Portrait hyper-réaliste d’un guerrier cybernétique dont la peau en sueur est partiellement remplacée, dans la partie gauche du visage, par des implants bio-mécaniques. Ces implants métalliques comprennent des circuits électroniques lumineux. Son front porte les cicatrices de combats antérieurs. Ses yeux bleus perçants sont partiellement lumineux.
De la fumée virevolte autour de lui. Résolution 4K. Composition ultra-réaliste.

ChatGPT

Après avoir téléchargé l’application ChatGPT (de l’App Store, dans le cas des personnes utilisant un iPad), on lance l’application et on crée un compte si cela n’est pas déjà fait.


 
Première étape : on clique sur le ‘+’ à gauche de la boite de saisie au bas de l’interface.


 
Deuxième étape : on clique sur ‘Photos’.


 
Troisième étape, on choisit la photo sur laquelle on veut opérer et on clique sur ‘Ajouter’.


 
Quatrième étape : de retour dans ChatGPT, on colle le texte des directives dans la boite de saisie (à droite du ‘+’ dont nous avons parlé plus tôt) et on clique sur la flèche noire à sa droite.

Puis on attend. Cette attente dure moins de deux minutes.


 
Une fois l’image terminée, on clique sur la flèche pointant vers le bas pour la télécharger sur votre appareil.

Gemini

Il existe une application ‘Gemini’, mais dans ce cas-ci, j’ai procédé à partir du site web ‘Google Gemini’.


 
Première étape : on clique sur le ‘+’ à gauche de la boite de saisie.


 
Deuxième étape : on clique sur ‘Importer des fichiers’.


 
Troisième étape : une fois la photo choisie, on colle les directives dans la boite de saisie et on clique sur la flèche blanche à sa droite.


 
Une fois le travail terminé, on clique sur l’image obtenue et on choisit de l’enregistrer dans sa photothèque.

Comparaison des résultats


 
ChatGPT et Gemini ont tous deux amélioré la netteté de la photo.

Même si leurs guerriers cybernétiques s’apparentent au sujet de la photo, ils ne sont pas identiques à l’original.

Dans le cas de ChatGPT, la peau du personnage est très réussie et le visage est osseux comme l’est celui de l’original.

Toutefois, les cicatrices au visage et la fumée virevoltante ont été oubliées par ChatGPT, contrairement à Gemini. Néanmoins, ChatGPT a pris l’initiative intéressante de ne rendre lumineux qu’un seul œil.

Par contre, Gemini a doté son personnage d’une peau laiteuse sans les sueurs exigées.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Jean-Drapeau (4e partie)

Publié le 3 septembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute






 
Voici quelques photos prises sur l’ile Notre-Dame, au nord de l’avenue Pierre-Dupuy.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Notre-Dame de la Laïcité

Publié le 2 septembre 2025 | Temps de lecture : 6 minutes
Place d’Armes

Introduction

La prière de rue est une prière collective effectuée dans l’espace public par les pratiquants d’une même religion.

En France, dans de petites municipalités, des prières de rue ont été organisées en raison du refus des autorités locales d’accorder les permis nécessaires à la construction d’une mosquée.

À Clichy-la-Garonne, pendant huit mois, des Musulmans ont organisé des prières devant la mairie afin de protester contre la fermeture d’une mosquée. Cette dernière avait été fermée entre autres parce qu’on y avait trouvé des tracts appelant à tuer des Juifs… alors qu’il s’agissait d’un coup monté puisque les tracts avaient été placés là par un militant anti-islam.

De plus, en 2020, des Catholiques avaient pris l’habitude de se réunir à l’extérieur de leurs églises afin d’y prier au grand air, contournant ainsi la rigueur des mesures sanitaires décrétées en début de pandémie.

Les prières de rue sont devenues un sujet d’actualité au Québec depuis que sont organisées hebdomadairement des manifestations pro-palestiniennes devant la basilique Notre-Dame de Montréal à l’issue desquelles une partie des protestataires procèdent à une prière musulmane.

Ce qui a provoqué (évidemment) la controverse.

Si bien que le 28 aout dernier, le premier ministre a dévoilé son intention d’adopter une loi interdisant les prières de rue.

La provocation

L’organisation d’une manifestation pro-palestinienne devant une synagogue pourrait être interprétée comme une provocation.

Mais ici, le lieu de culte concerné est catholique.

Dans la mesure où le pape Léon XIV lui-même en appelle à la fin du conflit à Gaza, les manifestations de la Place d’Armes rejoignent essentiellement la position du Vatican.

Quant à savoir si une prière musulmane dite en face d’une église catholique constitue un sacrilège, rappelons que le Vatican a organisé de nombreuses rencontres œcuméniques au cours desquelles prêtres, imams et rabbins priaient ensemble.

L’espace public n’est pas une mosquée, dit-on

D’abord et avant tout, l’espace public est un milieu de vie.

Or, de toutes les activités humaines, la prière est sans doute une des plus anodines. Prier n’a jamais tué personne.

Mais on ne compte plus les morts causées par l’intolérance à l’égard des minorités religieuses, ethniques et sexuelles.

Le meilleur conseil qu’on peut donner à ces bonnes âmes scandalisées par la prière de rue des Musulmans, c’est de prier à leur tour… de préférence en silence.

Le prosélytisme

Il ne suffit pas de voir des gens prosternés ‘à la musulmane’ pour avoir envie d’adhérer à cette religion afin de pouvoir se prosterner comme eux.

Le prosélytisme, c’est plutôt ces Témoins de Jéhovah qui distribuent des tracts pour nous annoncer la fin du monde et l’urgence de nous convertir au plus vite à leur secte.

Si leur prosélytisme n’a rien d’illégal, il devrait en être de même de la prière de rue de quelques Musulmans.

La laïcité bien relative de l’espace public québécois

L’espace public comprend les places (comme la Place d’Armes), mais également les parcs et les rues.

On trouve une rue Notre-Dame dans probablement toutes les municipalités du Québec, exception faite de celles qui n’en ont qu’une, généralement appelée ‘rue Principale’.

Sur les 1 108 municipalités du Québec, plus de la moitié portent des noms à consonance religieuse, c’est-à-dire des noms de saints ou de fêtes religieuses (comme l’Assomption).

Comme ailleurs dans le monde, l’espace public québécois est un reflet de notre histoire. Voilà pourquoi la laïcité québécoise est un compromis qui s’accommode d’un passé où la ferveur religieuse faisait partie de notre identité.

Laïcité et apostasie

La laïcité de l’État ne concerne que les institutions étatiques.

Elle interdit l’exhibition de symboles religieux amovibles dans les lieux appartenant à l’État (comme l’ex-crucifix de l’Assemblée nationale). Et elle interdit à certains employés de l’état de porter des symboles religieux ostentatoires.

Jamais la laïcité n’a eu pour but d’obliger les citoyens à renoncer à leurs convictions religieuses ni à cesser de prier, tant dans l’intimité de leur domicile que publiquement.

Les processions religieuses — à la Vierge, à sainte Anne, au Christ-Roi, à saint Jean-Baptiste — ont longtemps fait partie de la culture populaire québécoise.

Si ces manifestations ont disparu, ce n’est pas parce que Québec s’est tourné vers la laïcité. C’est parce que les églises se sont vidées dans les années 1960. Conséquemment, les recettes de la dime dominicale ne suffisaient plus à financer toutes les activités des paroisses, les obligeant à une cure d’austérité responsable de la disparition des processions religieuses.

On peut donc anticiper que le renouveau actuel de la religiosité en Occident finisse par atteindre le Québec, ravivant ainsi l’idée d’organiser de nouveau des processions religieuses.

C’est sans doute ce qui explique que Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, a publié une lettre ouverte dans laquelle il déclare : « Certaines propositions récentes visant à interdire la prière en public soulèvent de sérieuses inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales dans une société démocratique.»

On doit donc conclure qu’en voulant interdire la prière de rue, M. Legault est plus catholique que le pape.

Références :
Appel à tuer les Juifs : le curieux document du maire de Clichy
Évangélisation de rue
Gaza : Léon XIV appelle à mettre fin immédiatement à la « barbarie » de la guerre
La CAQ va légiférer pour interdire les prières de rue
Les prières de rue, pas forcément liées à un manque de lieux de culte
Les prières de rue sont-elles illégales en France ?
Les prières de rue sont-elles légales?
Les « saints lieux » au Québec
Prière de ne pas exagérer
Prière de rue
Prières en public : « Il est où, le problème? »

Parus depuis :
Le Québec est un État laïc? Vraiment? (2025-09-04)
Texas attorney general wants students to pray in school… unless they’re Muslim (2025-09-07)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2500 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Jean-Drapeau (3e partie)

Publié le 28 août 2025 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Le troisième texte de cette série est consacré à la partie de l’ile Sainte-Hélène située au sud de la boucle que crée le chemin du Tour de l’ile.


Pavillon Hélène de Champlain

Construit en brèche (une pierre brun rougeâtre) en deux étapes en raison de la guerre (de 1938 à 1939 et de 1951 à 1953), le pavillon Hélène de Champlain adopte le style des maisons traditionnelles québécoises (point 1 sur la carte). Il est l’œuvre des architectes Émile Daoust et Donat Beaupré,

L’édifice fut transformé en restaurant de luxe en 1955.

Il connut ses heures de gloire en 1967 alors qu’il servait de salle de réception destinée à accueillir les chefs d’État qui, tour à tour, venaient honorer de leur présence le pavillon représentant leur pays à Expo67.

Depuis, ce bâtiment est à l’abandon.

Cosmotome No 7 (1964), d’Yvette Bisson

À l’arrière, sa roseraie en hémicycle — conçue par Louis Perron, le premier paysagiste Québécois francophone — n’est pas complètement à l’abandon puisqu’on y tond le gazon.

On y trouve la sculpture Cosmotome No 7. Au fil des années, cette sculpture en béton armé s’était tellement dégradée que la ville de Montréal l’a remplacée par une réplique.

La Bioshère de Montréal

La Biosphère de Montréal est un des chefs-d’œuvre architecturaux du XXe siècle (point 2).

Conçu par les architectes Richard Buckminster-Fuller et Shoji Sadao, ce dôme géodésique (le plus vaste au monde) était originellement le pavillon américain à l’Expo67. Il y fut le plus visité avec 5,3 millions d’entrées, sans compter tous ceux qui l’ont traversé quelques instants en mini-rail.

En 1976, un incendie consuma son revêtement de polymère, mais laissa intacte sa structure d’acier.

Depuis 2021, la Bioshère est intégrée au complexe muséal Espace pour la vie de la ville de Montréal. On y présente des expositions consacrées à l’environnement.

Signe solaire (1967), de Jean Lefébure

Plus connu comme peintre, le sculpteur montréalais Jean Lefébure a utilisé l’acier, le béton, la fibre de verre, la limaille de bronze et de la résine époxy pour réaliser cette œuvre.


Une des aires pour piqueniquer sur l’ile (point 4)
Station de métro (point 5)
Complexe aquatique

C’est en 1953 que fut inauguré le complexe aquatique de l’ile Sainte-Hélène (point 6). En plus de jeux d’eau, il comprend trois grands bassins.

Celui qu’on voit au loin sur la photo est la piscine réservée aux équipes sportives de plongeon.

Au centre se trouve la piscine à pente progressive. D’une superficie de 3 557 m², son fond est tapissé de caoutchouc rembourré pour le confort et la sécurité des enfants.

Le complexe comprend également une troisième piscine publique (hors champ) consacrée à la nage en longueur.

La Ville imaginaire, de Charters de Almeida (1997)

Pour célébrer le trentième anniversaire de l’Expo67, la Société de transport de Lisbonne a donné cette œuvre à la Société de transport de Montréal (point 7).

À son tour, cette dernière l’a offerte à la ville de Montréal.


Les Trois disques (1967), d’Alexandre Calder

Alexander Calder créa Trois disques pour décorer le site de l’Expo67. Haute de 21,3 mètres, c’est une des plus grandes sculptures du XXe siècle.

Elle fut le don à l’Expo67 de l’International Nickel Company of Canada. Celle-ci convainquit Calder de la réaliser dans un alliage brut d’acier et de nickel (et non en fer peint, comme il en avait l’habitude).

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs PanLeica 8-18 mm (1re, 2e, 3e, 5e et 8e photos), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (4e, 6e et 7e photos) et Lumix 14-45 mm (9e, 10e, 11e et 12e photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Ukraine amputée ? Le fond du problème

Publié le 27 août 2025 | Temps de lecture : 1 minute
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Le texte ci-dessus a été censuré par Radio-Canada.

Officiellement, ce média justifie ainsi sa décision : ‘Vous avez enfreint les directives de la communauté concernant les propos inappropriés ou les jurons.

En réalité, ce texte est ‘inapproprié’ parce qu’il contredit le narratif fallacieux que Radio-Canada entretient depuis le début au sujet de la guerre russo-ukrainienne et qui sert à manipuler l’opinion publique d’ici.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les Ukrainiens face à la capitulation

Publié le 26 août 2025 | Temps de lecture : 7 minutes

Introduction

En novembre 2024, la firme de sondage Gallup publiait les résultats d’une consultation populaire selon laquelle une faible majorité d’Ukrainiens (57 %, après répartition des indécis) étaient favorables à une paix obtenue dans les plus brefs délais. Et ce, même au prix de concessions territoriales à la Russie.

Toutefois, en juin 2025, l’Institut international de sociologie de Kyiv (IISK) rendait public un sondage qui, à l’inverse, indiquait que le refus catégorique de céder des territoires actuellement conquis par la Russie était majoritaire à 58 % (après répartition des indécis) au sein de la population ukrainienne.

Mais voilà qu’un nouveau sondage Gallup relance la controverse; l’appui à une paix négociée dans les plus brefs délais serait passé de 57 % en octobre 2024 à 74 % en juillet 2025 (après répartition des indécis).

Analyse du sondage Gallup

Le graphique ci-dessus représente l’évolution de l’appui des Ukrainiens à une paix négociée de 2022 à aujourd’hui. Ce qui est frappant, c’est sa symétrie; sa moitié gauche est presque l’image inversée de sa moitié droite.

La contre-offensive ukrainienne de l’été 2023, annoncée longtemps d’avance, avait suscité beaucoup d’espoir. Mais son échec semble avoir été le point de bascule de la confiance des Ukrainiens en une victoire de leur pays contre la Russie.

À chacun des mois de 2024, la Russie a gagné plus de territoire ukrainien qu’elle en a perdu. Le cumul des gains russes pour 2024 est évalué à 3 200 km².

La suite presque ininterrompue de mauvaises nouvelles sur le front a finalement eu raison de l’optimisme de nombreux Ukrainiens, selon Gallup.

De plus, la victoire électorale de Donald Trump en novembre 2024 a coïncidé avec un changement de vocabulaire au sein des chancelleries occidentales. Jusqu’alors, jamais le mot ‘paix’ n’était prononcé.

Jusqu’alors, toute personne en Occident qui se disait favorable à une résolution diplomatique au confit russo-ukrainien était immédiatement qualifiée de ‘munichoise’, une allusion à ces dirigeants européens qui ont cru naïvement acheter la paix en consentant à l’invasion de la Tchécoslovaquie par Hitler.

Depuis l’élection de Trump, les mots ‘cessez-le-feu’ et ‘négociations’ sont apparus dans la bouche des dirigeants occidentaux.

Cette évolution se constate également en Ukraine. En juillet 2025, 69 % des répondants (ou 74 % après répartition des indécis) souhaitaient que des négociations de paix débutent dans les plus brefs délais.

Il est à noter que la formulation de la question posée cette année n’est pas identique à celle posée l’an dernier. En effet, en 2024, Gallup demandait l’appui à une paix négociée dans les plus brefs délais même au prix de concessions territoriales à la Russie. Alors que la question de cette année n’en fait pas mention, probablement parce que dans l’esprit des répondants, cela est implicite.

Depuis l’indépendance de l’Ukraine en 1991, la vie politique du pays a été caractérisée par une alternance de gouvernements qui étaient favorables à l’adhésion du pays à l’Otan et de ceux qui y étaient opposés.

C’est après l’indépendance de la Crimée et son rattachement à la Russie en 2014, l’Ukraine s’est définitivement engagée dans un processus d’adhésion à l’Otan. Au point d’inscrire cet objectif dans la constitution du pays.

Toutefois, au cours des douze derniers mois, l’optimisme a chuté quant à une adhésion à l’Otan à brève ou à moyenne échéance.

Il est à noter que cette question ne leur demande pas s’ils sont favorables à cette adhésion, mais seulement s’ils croient que cela se réalisera dans un avenir plus ou moins rapproché.

Le souhait de voir leur pays adhérer à l’Union européenne (UE) a toujours été majoritaire en Ukraine.

Si bien que cette idée fait consensus au sein la classe politique ukrainienne. Tous les gouvernements depuis l’indépendance — qu’ils aient été pro-russes ou pro-otaniens — ont partagé cette volonté commune de voir leur pays adhérer à l’UE.

En Occident, on ignore généralement que Vladimir Poutine lui-même ne s’y est jamais opposé.

C’est sans doute pourquoi l’espoir d’adhérer à l’UE se maintient en Ukraine en dépit de tout.

Le sondage de l’Institut international de sociologie de Kyiv (IISK)

Du 15 mai au 3 juin 2025, l’IISK a effectué un sondage téléphonique automatisé au cours duquel les participants répondaient en appuyant sur les touches de leur clavier.

Les personnes sollicitées habitaient toutes les régions de l’Ukraine à l’exception des territoires occupés par la Russie. Comme ce fut le cas pour le sondage Gallup.

En fonction du nombre de répondants (environ 500 personnes), la marge d’erreur est inférieure à 5,8 %.

Au sujet de la possibilité de concessions territoriales dans le cadre d’une négociation de paix, 52 % des Ukrainiens s’y opposent (58 % après répartition des indécis).

Il est à noter qu’avec le temps, la formulation de cette question a varié. Quand la question précise que ces concessions territoriales seraient irréversibles — ce qui signifie l’abandon de toute idée de les reconquérir un jour — l’opposition aux concessions territoriales grimpe à 68 % (74 % après répartition des indécis).

Quant à la concession à la Russie d’oblasts dans leur entièreté alors que la Russie n’en a conquis qu’une partie, l’opposition atteint 78 % (85 % après répartition des indécis).

Alors que Gallup affirme que le consentement à des pertes territoriales est majoritaire dans toutes les régions du pays, les résultats de l’IISK indiquent plutôt que les Ukrainiens ukrainophones de l’Est du pays s’opposent catégoriquement à ce que leur oblast devienne russe.

Ce qui est tout à fait plausible et contribue donc à la crédibilité des résultats de l’IISK.

Conclusion

En temps de guerre, exprimer sa foi en la victoire finale du pays peut révéler son degré de patriotisme.

Voilà pourquoi, sur un sujet aussi clivant que l’issue de la guerre, tout sondage doit révéler le pourcentage des gens qui ont refusé de répondre puisque cela est un indice de la confiance qu’ils accordaient en l’impartialité des sondeurs.

Malheureusement, ni Gallup ni l’IISK n’ont révélé le nombre de personnes qui ont refusé de participer à cette consultation (en raccrochant, tout simplement, dans le cas du sondage automatisé de l’IISK).

Cette omission est regrettable.

À défaut de pouvoir trancher entre leurs résultats, on peut néanmoins affirmer que le pourcentage des Ukrainiens qui souhaitent la paix dans les plus brefs délais, même au prix de concessions territoriales à la Russie, est compris entre 42 % (IISK) et 74 % (Gallup).

Références :
Dynamics of readiness for territorial concessions and impact of interpreting ‘Territorial concessions’
Half of Ukrainians Want Quick, Negotiated End to War
Contre-offensive ukrainienne de 2023
La Russie a conquis 3 200 km² de territoire ukrainien en 2024, mais le rythme de sa progression a ralenti en décembre
Les Ukrainiens et la paix
Relations entre l’OTAN et l’Ukraine
Ukrainian Support for War Effort Collapses

Paru depuis : Putin says Russia doesn’t oppose Ukraine joining the EU (2025-09-02)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Collège LaSalle et les charognards du peuple francoQuébécois

Publié le 25 août 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

Les mécanismes de l’assimilation

L’anglicisation de Montréal s’opère par trois moyens.

Premièrement par des flux migratoires qui dépassent largement notre capacité d’intégration.

Deuxièmement par un marché de l’emploi où la connaissance de l’anglais est exigée illégalement pour des postes où cette connaissance n’est pas essentielle.

Et troisièmement par le financement public des études post-secondaires en anglais effectuées par des étudiants francophones.

Le PQ vs la CAQ

Les programmes électoraux du PQ et de la CAQ sont très différents quant au financement des études post-secondaires.

Pour le PQ, si un étudiant francophone veut faire ses études en anglais, il est libre de le faire, mais totalement à ses frais.

Toutefois, s’il veut que l’État subventionne ses études, il doit les effectuer en français. En somme, l’école gratuite au Québec, c’est celle en français.

Tout comme l’école gratuite en Allemagne est celle en allemand. Celle en Italie, c’est en italien. Et ainsi de suite.

La seule exception, c’est le droit des angloQuébécois d’accéder à des études publiques dans leur langue. Un droit que le PQ entend respecter, même après l’accession du Québec à l’indépendance.

Toujours un peu molle quand vient le temps de défendre le français, la CAQ a préféré une solution de ‘compromis’.

Ce compromis, ce n’est pas de combattre l’anglicisation au Québec, mais de le plafonner à son niveau actuel. Ce qui est une manière de le pérenniser.

Malheureusement pour elle, ce que la CAQ est en train de découvrir, c’est que l’anglicisation n’est pas seulement un phénomène qui menace la survie du peuple francoQuébécois; c’est aussi une industrie. Et une industrie payante.

C’est ainsi qu’un collège privé s’obstine à violer une loi qu’il juge contraire à ses intérêts.

Dura lex sed lex

Ces jours-ci, le Collège LaSalle se plaint des pénalités (qu’il juge abusives) pour avoir violé la loi québécoise qui exige la limitation de l’accès des étudiants francophones aux études post-secondaires en anglais.

Si le Collège LaSalle est miné par des pénalités, c’est qu’il s’agit d’un multirécidiviste qui a longtemps fait fi de la loi, tant que ses finances le lui permettaient. Maintenant que les pénalités croissantes minent sa survie, il implore la pitié.

Pour être respectée, une loi doit être dissuasive. Et pour l’être, elle doit faire mal à ceux qui l’enfreignent.

La disparition du Collège LaSalle serait un signal fort pour ces maisons d’enseignement supérieur (Cégep et universités) qui, à Montréal, font partie de la machine assimilatrice à l’anglais.

Le petit Collège LaSalle est donc le canari dans la mine.

Références :
L’anglicisation du Québec et la Caisse de dépôt et placement
Quotas linguistiques : le torchon brûle entre Québec et le Collège LaSalle

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pour célébrer la Journée internationale de la photographie

Publié le 22 août 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
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Après avoir présenté à l’Académie des sciences son invention du daguerréotype — le procédé photographique le plus avancé à l’époque — Louis Daguerre en céda les droits au gouvernement français.

En retour, ce dernier plaça l’invention dans le domaine public le 19 aout 1839. Depuis ce temps, cette date est la Journée mondiale de la photographie.

Afin de célébrer cet anniversaire, le magazine électronique dpReview a décidé cette année de lancer un appel de photos créées entre le 19 et le 21 aout.

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Puisque les seules photos que j’ai prises au cours de ces trois jours l’avaient été le matin de la date limite, j’ai donc soumis l’une d’entre elles. Celle-ci s’est retrouvée accompagnée du texte suivant (traduit en français) :

« Après deux ans de recherche, Jean-Pierre Martel a mis au point un nouveau style de photographe infrarouge appelé ‘Infrarouge Jaune 3629’. Sa caractéristique est de révéler les pigments secondaires du règne végétal responsables des couleurs vives qu’adoptent les feuillus en automne. Ce qui donne un polychromatisme inédit en photographie infrarouge. Cette photo a été prise à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.»

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc Jean-Drapeau (2e partie)

Publié le 21 août 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
(c) 2025 — Google Earth

Le deuxième volet de cette série est consacré à la moitié sud de la boucle que crée le chemin du Tour de l’ile.


Chalet de la Plaine des jeux

Présentement en terre battue (mais éventuellement gazonnée), la Plaine des jeux est située à un demi-kilomètre au sud du fort de l’ile Sainte-Hélène. Elle correspond au point 1 sur la carte ci-dessus.

Destinée à être le lieu de compétition, cette plaine est surmontée de gradins en pierre. Ceux-ci font face au fleuve. Derrière eux se trouve un chalet en pierre de brèche et au toit en cuivre.

À la suite d’épreuves sportives, le chalet offre un lieu de rencontre aux participants. On y trouve des tables et des chaises, des microondes, et des toilettes.

Cimetière anglais

Du côté opposé de l’ile, se trouve le cimetière anglais (point 2).

De 1828 à 1878, les soldats décédés au cours de leur mission au fort de l’ile Sainte-Hélène y étaient enterrés.

En 1915, on exhuma les sépultures à Montréal, mais on conserva ce monument commémoratif.




Aires de tranquillité

La partie centrale de l’ile est traversée de nombreuses allées au bord desquelles on peut, en été, profiter de la fraicheur des lieux (point 3).

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs PanLeica 8-18 mm (3e photo) et Lumix 14-45 mm (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Montréal veut un ‘Top Gun’ responsable de l’itinérance

Publié le 20 août 2025 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Un peu comme Donald Trump, l’administration Projet Montréal aimerait que les sans-abris disparaissent de sa vue.

Lors de la pandémie au Covid-19, les politiques municipales ont consisté à enfermer les itinérants dans des endroits clos (des motels) où le risque de contamination était considérable.

Dernièrement, ces politiques consistaient à les chasser de leurs campements, à détruire leurs biens, et à les envoyer vers des refuges… où ils sont refusés par manque de place. Résultat : on les voit un peu partout.

Ces jours-ci, sa solution miracle est de nommer un ’Top Gun’, c’est-à-dire un ministre qui serait responsable de l’itinérance au Québec.

La mairesse de Montréal n’en manque jamais une pour proposer des solutions qui, en soi, ne règlent rien. Ici, qui ne font qu’alourdir la fonction publique québécoise.

Selon la mairesse de Montréal :

Je pense que de nommer un ministre responsable de l’itinérance, ça enverrait un message extrêmement fort comme quoi on va travailler sur le maintenant, mais aussi sur l’avenir.

Pour que ce nouveau ministère puisse combattre efficacement l’itinérance, il lui faut des pouvoirs. Et pour les exercer, il lui faut un ou plusieurs sous-ministres, des fonctionnaires, des conseillers juridiques et du personnel administratif.

De plus, on devra aménager des locaux pour leur permettre de fonctionner.

Il faudra également que ce ministère ait la possibilité de consulter des experts. Dont des conseillers en relations publiques, afin que les mesures adoptées soient présentées positivement et ne suscitent pas la controverse sur les médias sociaux.

Comme tous les ministres, cette personne disposera d’une voiture de service.

Bref, au minimum, on parle d’un budget de plusieurs millions de dollars par année.

Chaque million dépensé pour le fonctionnement du ministère représente deux-cent-mille repas à 5$.

Mais ces millions de dollars, pourquoi faut-il les dépenser ? Pour envoyer un message fort.

Un message fort, ça ne corrige pas la faim et cela ne protège pas des intempéries. Mais c’est très important, nous dit la mairesse, après sept ans de réflexion à la tête de la ville.

Aux dernières élections municipales, Projet Montréal (le parti de Valérie Plante) a promis de faire construire 60 000 logements sociaux ou abordables.

De nos jours (soit trois ans plus tard), seulement 1,5 % de cette promesse a été réalisée. À ce rythme, cela prendra 200 ans… si, évidemment, Projet Montréal demeure au pouvoir pendant deux siècles.

De plus, dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve (détenu par Projet Montréal), cela prend en moyenne 18 mois pour approuver n’importe quel projet de construction domiciliaire. Pas dix-huit semaines (ce qui serait déjà trop) : dix-huit mois.

La crise de l’itinérance n’a pas été causée par Projet Montréal. Toutefois, du fait que cette crise est intimement reliée à celle du logement, ce parti municipal en porte une lourde responsabilité lorsqu’on pense que de nos jours, des travailleurs à faible revenu se retrouvent à la rue parce qu’incapables de trouver un logement qu’ils peuvent se payer.

Et si le parc immobilier de Montréal comptait 60 logements de plus, cela correspondait à des immeubles neufs où les refuges pour sans abris pourraient créer des antennes pour y loger des gens dans le besoin.

Ceci étant dit, entre les petits bourgeois de Projet Montréal — qui se plaisent à manger (à nos frais) des huitres à 300$ à Paris ou à boire du vin à 60$ la bouteille à Vienne — et la haute bourgeoisie libérale d’Ensemble Montréal, il est à parier que cela ne changera grand-chose quant à l’attitude répressive de la ville à l’égard des itinérants.

Références :
À Montréal, bloquer la construction domiciliaire est payant
Les itinérants-campeurs et la gestion du risque
Montréal réclame un « top gun » de l’itinérance à Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel