La délicatesse des pivoines pâles

Publié le 5 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
Pivoine herbacée hybride ‘Sonia Hélène’
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Pivoine herbacée hybride ‘Requiem’
Pivoine herbacée hybride ‘Sonia Hélène’
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Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
3e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 95 mm
5e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Tomates Demers : entre néolibéralisme et capitalisme sauvage

Publié le 5 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Pendant que l’entreprise Productions horticoles Demers s’apprête à entreprendre la construction d’une immense serre de production maraichère à Lévis — un investissement de 70 millions de dollars — Radio-Canada nous apprenait la grossière insalubrité des logements dans lesquels la compagnie entasse ses 70 à 95 travailleurs saisonniers ‘importés’ du Guatemala.

Il n’y a pas de place au Canada pour l’exploitation de l’homme par l’homme. Particulièrement celle cautionnée par l’État.

Les entreprises agricoles dont les récoltes nécessitent l’embauche de travailleurs étrangers doivent répondre à des normes.

Mais comme dans le cas du transport ferroviaire, le gouvernement fédéral compte sur l’autodiscipline des entreprises. Donc peu d’inspecteurs, peu d’inspections et, lorsque des abus sont portés à son attention, on préfère ‘accompagner’ l’entreprise, c’est-à-dire l’inciter à améliorer ses façons de faire.

C’est ainsi que le ministère des Transports a laissé opérer la MMA jusqu’à la catastrophe de Lac-Mégantic au cours de laquelle 47 Québécois sont morts.

En soi, il n’y a pas de mal à s’abstenir de sévir chaque fois qu’une lacune est observée.

Mais il y a des lacunes dont la gravité est telle que l’État ne peut en être complice. Or ‘accompagner’ au lieu d’exiger des correctifs immédiats, c’est être complice.

Plus tôt cette semaine, la ministre fédérale expliquait au Téléjournal que l’entreprise Demers était sous surveillance, qu’elle avait reçu plusieurs avis d’infraction et qu’on était rendu à l’étape de l’application de sanctions.

Mais pourquoi en arrive-t-on à l’étape des sanctions qu’après 47 morts causées par un transporteur ferroviaire, ou après un reportage télévisé qui provoque l’indignation populaire ?

On peut bien blâmer le gouvernement Trudeau. Mais croit-on sérieusement que les choses seraient différentes sous un gouvernement conservateur ?

Peu importe le parti au pouvoir à Ottawa, il n’est que l’interface ministérielle d’une machine étatique convertie depuis des années au néolibéralisme.

Une machine affairée à donner au Canada un avantage compétitif en faisant de notre pays un paradis du capitalisme sauvage, où les entreprises pourront prospérer en faisant impunément fi de normes que personne ne fait respecter.

Références :
La face cachée des tomates Demers
La façade ministérielle de l’État canadien
La lourde responsabilité du gouvernement Harper dans la catastrophe de Lac-Mégantic

Paru depuis :
Travailleurs étrangers : les serres Demers rénovent leurs logements en piètre état (2021-09-09)

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| Agriculture, Immigration, Insalubrité, Politique canadienne | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le génocide des Béothuks à Terre-Neuve

Publié le 5 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Au nombre estimé entre mille et dix-mille avant la colonisation anglaise, les Béothuks peuplaient autrefois l’ile de Terre-Neuve.

Pendant des siècles, des Européens (essentiellement des Basques) avaient pris l’habitude de pêcher la morue au large de l’ile.

L’attitude relativement pacifique des Béothuks changea à l’arrivée en 1497 du navigateur génois Giovanni Cabotto (ou John Cabot), accostant l’ile pour le compte du roi Henri VII d’Angleterre.

Cette année-là, les hommes armés de Cabotto ayant capturé trois Béothuks afin de les montrer au roi à titre de curiosités, les familles des prisonniers tentèrent en vain de les libérer. Du coup, les Béochuks furent considérés comme des rebelles.

Wikipédia écrit : “Trois ans après, en 1500, deux autres bateaux conduits par Gaspar Corte-Real attaquent, de nuit et par surprise, un groupe d’une soixantaine de Béothuks. Hommes, femmes et enfants sont embarqués de force ou abattus par les marins. L’hiver d’après, en représailles de ce carnage, Corte-Real est tué avec son équipage et ses deux bateaux sont brulés. Les exactions et les rapts pour être ramenés de force en Europe se poursuivront les années suivantes.

Dès lors, tous les marins européens qui s’approchèrent de l’ile — peu importe le pavillon sous lequel ils naviguaient — furent considérés comme des ennemis venus piller les ressources maritimes appartenant aux Béothuks.

En 1697, le Traité de Ryswick fit de Terre-Neuve une colonie anglaise.

Dans les années qui suivirent, Béothuks et Anglais se livrèrent à une série d’attaques et de représailles au cours desquels les Anglais, mieux armés, tuèrent des dizaines, voire des centaines d’Autochtones.

Par exemple, en 1768, une jeune mère Béothuk fut décapitée devant son fils de cinq ans pour avoir refusé de se plier à l’esclavage sexuel auquel on voulait la soumettre.

Les relations entre les Béothuks et les Anglais étaient tellement mauvaises, que l’année suivante, la couronne britannique sentit le besoin d’adopter un édit interdisant explicitement de les chasser (au sens littéral du terme).

Les exactions et les maladies contagieuses apportées par les Anglais eurent raison de ce peuple dont le dernier représentant disparut en 1829.

Le génocide des Béothuks fut donc le premier réussi au Canada.

Strictement parlant, ce génocide n’a pas été commis par le Canada puisque Terre-Neuve ne fit partie du territoire canadien qu’à partir de 1949, année de son annexion, par voie de référendum, au pays.

Les Béothuks s’ajoutent plutôt au nombre incalculable des victimes du colonialiste anglo-saxon en Amérique, que ce soit la déportation des Acadiens (pour faire place à des colons anglais), l’esclavage de millions de ‘Noirs’, ou les politiques génocidaires à l’égard des peuples autochtones, tant au Canada qu’aux États-Unis.

Référence : Béothuks

Compléments de lecture :
Gabriel Sagard en Huronie
L’époque troublée du premier Irlandais au Canada

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| Racisme, Sociologie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Des iris par temps chaud

Publié le 4 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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Iris barbu ‘Pink Bountiful’
Iris barbu ‘Eden Philpotts’
Iris de Sibérie ‘Sultan’s Ruby’
Grand iris barbu ‘O’Brien’s Choice’
Grand iris barbu ‘Ebony Echo’
Iris des marais

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 73 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 100 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 120 mm
5e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 83 mm
6e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
7e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 100 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vaccination et bal des finissants

Publié le 4 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Des 136 textes publiés jusqu’ici au sujet du Covid-19, les seuls où mes prédictions se sont avérées erronées sont ceux dans lesquels je prédisais l’échec de la vaccination au Québec.

En dépit de sa lenteur initiale, ma crainte de l’apparition d’un mutant résistant aux vaccins ne s’est pas réalisée.

Je suis très heureux d’avoir eu tort.

Toutefois, ce qui se réalise aux États-Unis, c’est cette autre prédiction selon laquelle il faut vacciner rapidement la population consentante, à défaut de quoi la motivation des gens à recevoir le vaccin diminue avec le temps, notamment lorsque la pandémie ne fait presque plus de victimes.

En somme, il ne faut pas rater les occasions.

En Israël, le ‘truc’ a été de ne permettre l’accès aux restaurants et aux bars qu’aux détenteurs d’une passe vaccinale. Une passe accordée à ceux qui ont reçu leurs deux doses de vaccin.

Au Québec, les taux de vaccination avec une seule dose sont actuellement de 43 % chez les adolescents de 12 à 17 ans, et de 62 % chez les jeunes adultes de 18 à 24 ans.

Règle générale, les jeunes Québécois souhaitent se faire vacciner.

Pour les inciter à passer à l’action, ma suggestion est de mettre sur pied une campagne de vaccination dans chaque lycée visant à y atteindre un taux de vaccination (avec une dose) de 70 % chez les élèves.

Imaginez, bien à la vue à l’entrée de l’édifice, l’illustration d’un thermomètre surdimensionné semblable à celui qu’on utilise lors de campagnes de financement. Sauf qu’ici, la colonne de mercure est le pourcentage de vaccination dans cette école.

Et dès qu’un taux de vaccination avec une dose atteint 70 %, les élèves de ce lycée sont autorisés à tenir leur bal des finissants…

Références :
Bals de finissants interdits: le Dr Arruda s’engage à refaire des analyses
Covid-19 : doit-on s’inquiéter de la réticence aux vaccins ?

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| Covid-19, Santé | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Pensionnats autochtones : la honte canadienne

Publié le 3 juin 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

L’ordre établi

Depuis la conquête anglaise, le Canada a revêtu plusieurs formes gouvernementales dont l’avant-dernière fut le Dominion du Canada.

Ce dernier est né en 1867 d’une loi britannique appelée le British North America Act. Pendant plus d’un siècle, cette loi fit office de constitution.

Parallèlement, le parlement canadien adoptait en 1876 la Loi sur les Indiens en vertu d’un article de cette constitution.

Parce qu’elle découle explicitement de la constitution de 1867, cette loi en constitue un volet et conséquemment, possède une valeur constitutionnelle.

Elle définit le Droit autochtone canadien, cet apartheid juridique qui servait d’assise légale aux politiques exterminatrices du Canada.

La découverte d’un premier charnier

Dans les pensionnats autochtones mis sur pied par le gouvernement canadien dans le cadre de ses politiques génocidaires, environ six-mille enfants autochtones y sont morts de maltraitance, de maladie ou par suicide.

La dépouille de ces victimes n’était pas retournée aux parents; on expliquait simplement que l’enfant avait disparu parce qu’il s’était enfui. Au sein des communautés autochtones, personne n’y a jamais cru.

La nouvelle récente de la découverte d’un charnier dans lequel on avait jeté les cadavres de 215 enfants autochtones a fait le tour du monde.

Toutefois, 215 sur six-mille décès, c’est peu. Et c’est peu parce que la recherche à ce sujet ne fait que commencer.

Cette découverte possède l’avantage de frapper les esprits et de rendre concrètes des statistiques froides qui laissent la majorité de la population indifférente.

Propager la maladie

Gabriel Sagard est ce récollet qui a habité en Huronie en 1623-1624, à l’époque où les Hurons-Wendats avaient très peu été exposés à la culture européenne.

Tout comme lui, les explorateurs de l’époque sont unanimes à présenter les Autochtones comme beaux, fiers et vigoureux.

Mais le contact avec les Européens fut l’occasion d’un choc microbien qui décima des millions d’Autochtones en Amérique. Une propagation qui ne fut volontaire que dans le cadre de la stratégie militaire des troupes anglaises.

À cela, on doit ajouter au Canada le rôle spécifique de la tuberculose.

En 1907, le médecin en chef du Département des Affaires indiennes signalait que dans un des quinze pensionnats visités, l’insalubrité était telle que 69 % des enfants admis mourraient de tuberculose.

À la fin de leurs études, les survivants retournaient dans leurs communautés propager cette maladie qu’ils avaient contractée sans toutefois en mourir.

La difficile abrogation de l’apartheid canadien

À l’époque où il était premier ministre du Canada, Pierre-Elliott Trudeau — le père de l’actuel premier ministre — avait voulu abolir la Loi sur les Indiens.

À cette fin, il avait nommé Jean Chrétien, un de ses plus proches collaborateurs, au titre de ministre des Affaires indiennes.

Mais ils échouèrent. Modifier un ordre constitutionnel est une tâche colossale.

Car depuis l’adoption de la Loi sur les Indiens, se sont ajoutés tout un spaghetti de lois, de règlements et de jurisprudence croisée qui rendent presque impossible son abolition par Ottawa.

Pour ce faire, le fédéral devra affronter la profession juridique, gardienne de l’ordre établi, qui considère que son contrepouvoir est un rempart contre l’absolutisme de l’État et qui est toujours heureuse d’en faire la démonstration.

À titre d’exemple, s’il est possible de déplacer une réserve indienne (notamment sur des terres de moindre valeur économique), il est pratiquement impossible d’en augmenter la taille.

Quand Grégoire Gollin a voulu donner à la réserve de Kanesatake la partie de la pinède d’Oka dont il était propriétaire, il s’est buté à l’incroyable complexité juridique que cela représentait.

En dépit des témoignages, des enquêtes et des rapports, peu de choses ont réellement changé depuis un siècle. À titre d’exemple, un Autochtone ne peut toujours pas léguer des biens à ses héritiers sans que son testament soit approuvé par le ministre des Affaires indiennes.

Le blocage du droit autochtone canadien est un argument de plus en faveur de l’indépendance du Québec. En effet, l’indépendance est un moyen de faire table rase du passé et de construire un nouveau pays sur des bases nouvelles : justes, laïques, écologiques et républicaines.

Et c’est une occasion de tisser avec les peuples autochtones du Québec des relations dignes de celles, étonnantes pour l’époque, de nos ancêtres en Nouvelle-France et de leur faire oublier le cauchemar canadien.

Références :
Droit autochtone canadien
Gabriel Sagard en Huronie
L’histoire d’un crime national
Loi sur les Indiens
Manitoba : droits fondamentaux et laïcité
Pensionnats autochtones : découverte « déchirante » des restes de 215 enfants
Un promoteur veut faire un « don écologique » de terrains à Kanesatake

Parus depuis :
La reconnaissance d’un génocide par Trudeau peut avoir des conséquences graves (2021-06-05)

Complément de lecture : Depuis quand les Autochtones peuvent-ils voter? (2025-03-26)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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| le prix du fédéralisme, Politique canadienne, Racisme, Sociologie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Microsoft et le paradis irlandais

Publié le 3 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Lorsque des programmeurs rédigent du code informatique, ce code — illisible pour le commun des mortels — est protégé par des droits d’auteurs. Comme s’il s’agissait d’une œuvre littéraire.

Or tout roman, livre de poésie, ou bande dessinée est protégé par des droits d’auteur jusqu’à 70 ans après le décès de son auteur.

Par exemple, chaque fois qu’on achète un livre qui n’est pas encore tombé dans le domaine public, une partie du prix d’achat est versé aux détenteurs du droit d’auteur, c’est-à-dire l’écrivain ou ses héritiers.

La somme que vous payez sert à acquitter de votre droit d’utilisation.

De la même manière, chaque fois que vous renouvelez en ligne votre abonnement à une version infonuagique de Word, d’Excel ou de n’importe quel logiciel payant de Microsoft, une partie de cette somme sert à acquitter votre droit d’utilisation.

Légalement, les Victor Hugo et les Émile Zola du code informatique sont des tâcherons. Le fruit de leur travail ne leur appartient pas. Dans la mesure où ils étaient payés pour programmer, les droits d’auteur découlant de leurs créations ‘littéraires’ appartiennent à leur employeur.

Chez Microsoft, dès que du code informatique est protégé par des droits d’auteur, ces droits sont donnés ou vendus pour une somme symbolique à la filiale irlandaise de cette compagnie. Apple fait pareil.

Le résultat, c’est que toutes les filiales de Microsoft à travers le monde doivent donner une partie de leurs recettes à la filiale irlandaise, détentrice exclusive des droits.

C’est ainsi que cette filiale a réalisé l’an dernier des profits de 375 milliards de dollars canadiens en collectant les droits d’utilisation perçus par toutes les autres filiales de Microsoft.

Et de cette somme — qui correspond aux trois quarts du produit intérieur brut (PIB) irlandais — le gouvernement de ce pays n’a pas perçu un seul centime d’impôt puisque les profits de cette succursale sont aussitôt délocalisés aux Bermudes, un paradis fiscal.

C’est donc à dire que les politiques accommodantes de l’Irlande à l’égard du grand capital international profitent très peu au peuple irlandais puisque des compagnies comme Microsoft laissent une empreinte fiscale nulle ou presque dans le pays.

Tout au plus, cela permet aux politiciens néolibéraux du pays de vanter un rapport PIB per capita au deuxième rang en Europe (derrière le Luxembourg), de même qu’une croissance illusoire du PIB national.

Cette richesse factice entraine que les Irlandais sont les deuxièmes plus taxés par la Commission européenne puisque la contribution par habitant des membres de l’Union européenne est basée sur ce PIB par personne, gonflé artificiellement dans ce cas-ci.

En réalité, au lieu d’être les deuxièmes plus riches d’Europe, les Irlandais ont un pouvoir d’achat légèrement sous la moyenne européenne (plus précisément au 12e rang), derrière la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, mais devant les anciennes républiques soviétiques.

Références :
Microsoft Irish subsidiary paid zero corporate tax on £220bn profit last year
Multinationals make Ireland’s GDP growth ‘clearly misleading’
Sauvetage économique de l’Irlande : miracle ou mirage ?

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| Économie, Informatique | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Déjà dix-millions de requêtes…

Publié le 2 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Six mois après la création du blogue, celui-ci recevait une moyenne quotidienne de six demandes de consultation pour des articles ou des photos qui s’y trouvaient.

Au fil des années, l’intérêt pour le blogue s’est accru au point que depuis le 1er janvier de l’an dernier, la moyenne a été de 13 566 requêtes par jour. Au lieu de six requêtes par jour, il s’agit maintenant de six requêtes en moins de vingt secondes.

De jour comme de nuit, les serveurs qui hébergent mon blogue sont comme des ruches affairées, entre autres, à répondre à vos demandes.

Pour vous remercier de l’intérêt que vous portez à ce qu’on y trouve, j’ai décidé de vous offrir quelques-uns de mes fonds d’écran préférés. Ils sont offerts pour votre usage personnel, sans but lucratif.

La résolution de ces images est celle de mon MacBook Pro, soit 2880 x 1800 pixels.

Pour en télécharger une copie, cliquez d’abord sur l’imagette ci-dessous. Sa version en haute résolution apparaitra. Cliquez droit pour copier. Puis choisissez l’option Enregistrez sous… pour copier le fichier dans le répertoire approprié de votre ordinateur.

Cliquez sur une des imagettes ci-dessous pour l’agrandir

Autour d’un papillon Isabella et d’une hémérocalle ‘Gala Greetings’, les quatre villes représentées sont : un banc public à Lisbonne, une vue du Duoro (le fleuve qui sépare Porto de sa ville jumelle Gaia), l’édifice du Parlement finlandais, et l’oratoire Saint-Joseph de Montréal.

Donc, merci.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (2e photo), M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re, 5e et 6e photos), et M.Zuiko 40-150 mm + multiplicateur de focale MC-14 (3e et 4e photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 7 mm
3e  photo : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 800 — 210 mm
4e  photo : 1/500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 12 mm

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| Avis, Photos de voyage | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Quand Desjardins protégeait ses escrocs

Publié le 2 juin 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
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Préambule

En 2013, par courrier recommandé, j’avais signalé à la direction du Mouvement Desjardins une fraude qui avait cours à sa filiale Desjardins Sécurité financière.

Je suggérais alors le congédiement des responsables, une suggestion à laquelle Desjardins ne devait donner suite qu’après que les fraudeurs changèrent de cible pour s’attaquer, non plus aux clients de Desjardins, mais à l’institution financière elle-même.

Ce qui était prévisible.

Entretemps, Desjardins fut condamné à payer plus d’un million de dollars de pénalités pour une fraude à l’assurance prêt étudiant et à payer 450 000$ pour une autre fraude, celle-ci à l’assurance vie épargne.

L’affaire du vol des données

Après avoir décelé des transactions suspectes et lui-même porté plainte à la police à la fin de 2018, Desjardins annonçait en juin 2019 avoir été victime d’un vol de données concernant huit-millions de ses clients.

Cette fraude, réalisée par des escrocs à son emploi, a occasionné des déboursés de cent-huit-millions de dollars par l’institution financière en frais juridiques, en services de surveillance et en protection contre le vol d’identité.

À ce sujet, le quotidien La Presse nous apprend aujourd’hui que si certains dirigeants de Desjardins avaient à cœur l’honnêteté de l’institution — notamment ceux qui ont porté plainte auprès de la police — d’autres se sont évertués à protéger les escrocs.

En 2018, les allégations contenues dans la plainte de Desjardins étaient suffisamment sérieuses pour que la police propose à Desjardins l’embauche d’une taupe.

Ce que la haute direction de Desjardins accepta, prévenue néanmoins de l’importance de conserver secrète l’opération policière et de protéger cette taupe de tout congédiement par un supérieur hiérarchique.

Mais entre la plainte à la police en 2018 et l’annonce publique du vol massif de données quelques mois plus tard, le policier-enquêteur avait suscité la méfiance des fraudeurs; c’était un senteux, quelqu’un qui ne se mêlait pas de ses affaires.

Dans les semaines qui ont précédé l’annonce publique, Desjardins avait effectué sa propre enquête interne. À cette occasion, les escrocs se sont empressés unanimement de faire porter le blâme à la taupe et d’insister pour son congédiement afin de s’en débarrasser.

Effectivement, afin de gagner leur confiance, la taupe avait elle aussi participé à la vente des données de Desjardins, une technique policière nécessaire afin d’infiltrer un groupe criminel opaque.

Même si la haute direction du Mouvement Desjardins savait que tout congédiement de la taupe risquait de compromettre l’enquête policière en cours, elle laissa ses supérieurs hiérarchiques le mettre à la porte.

Dans le cadre de ce congédiement, ceux-ci s’étaient adressés aux tribunaux afin de faire saisir du matériel que la taupe possédait chez elle.

Ces documents constituaient les preuves incriminantes qu’elle avait accumulées au cours de son infiltration.

Quand les policiers-enquêteurs voulurent avoir accès à cette preuve, le Mouvement Desjardins s’y opposa, invoquant le caractère ‘privilégié’ de ces informations. Ce qui retarda le travail des policiers.

Références :
Diagnostic — Les leçons du vol de données chez Desjardins
Gros train de vie pour des suspects liés à la fuite
Une culture de fraude bien ancrée chez Desjardins
VISA Desjardins et les pourrisseurs d’entreprise

Paru depuis : «Fraude du président»: poursuite de 1,5 million$ pour négligence contre Desjardins (2023-01-25)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm

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| Économie, Justice | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en quatorze mois

Publié le 1 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Dans ce tableau, l’évolution en 2020 est montrée tous les quatre mois (numérotés) alors que pour 2021, l’évolution est représentée mensuellement.

Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 04 08 12 Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin
Hongrie 2 62 516 1002 1304 1561 2177 2874 3088
Bosnie-Herzég. 1 100 833 1249 1445 1552 2044 2620 2842
Rép. Tchèque 4 36 63 1093 1529 1909 2479 2733 2808
Macédoine du N. 6 237 860 1205 1376 1509 1829 2348 2603
Bulgarie 1 56 583 1099 1322 1491 1927 2382 2569
Slovaquie 0 5 158 412 863 1331 1793 2148 2262
Brésil 1 440 815 916 1055 1198 1523 1901 2175
Belgique 73 849 863 1681 1815 1899 1979 2083 2145
Slovénie 2 60 717 1312 1694 1854 1950 2048 2105
Italie 206 581 933 1235 1471 1622 1819 2004 2090
Pérou 2 588 1087 1136 1239 1403 1561 1843 2077
Croatie 1 35 455 968 1236 1354 1460 1746 1968
Pologne 1 46 465 766 984 1158 1419 1796 1953
Royaume-Uni 35 680 868 1089 1565 1805 1860 1870 1873
États-Unis 12 477 831 1074 1367 1586 1704 1776 1834
Colombie 0 203 723 850 1060 1168 1240 1446 1738
Argentine 1 79 854 954 1062 1145 1229 1407 1728
Mexique 0 362 818 971 1222 1430 1567 1668 1717
Espagne 194 608 973 1087 1263 1488 1615 1672 1710
France 53 464 819 991 1171 1328 1468 1601 1677
Portugal 18 170 449 685 1253 1607 1657 1669 1674
Lithuanie 3 30 192 588 1046 1199 1330 1463 1591
Roumanie 5 124 601 826 960 1065 1237 1474 1588
Chili 1 498 804 868 965 1075 1213 1374 1523
Moldavie 1 195 576 746 855 987 1242 1447 1519
Arménie 1 253 739 953 1040 1077 1191 1391 1497
Panama 7 335 709 935 1216 1341 1402 1426 1456
Suède 24 568 671 861 1144 1265 1330 1384 1419
Québec 4 669 834 958 1157 1214 1246 1276 1311
Paraguay 0 7 245 315 380 445 590 899 1274
Lettonie 0 17 111 343 641 866 1023 1145 1274
Uruguay 1 10 22 55 127 175 288 766 1246
Suisse 54 229 568 882 1087 1148 1189 1221 1243
Bolivie 1 255 763 780 882 989 1041 1099 1229
Géorgie 0 4 327 634 802 884 950 1037 1206
Autriche 16 80 368 693 861 948 1036 1131 1172
Grèce 5 20 242 469 561 629 786 1007 1168
Ukraine 1 39 288 428 522 598 764 1021 1166
Équateur 6 325 760 790 837 888 946 1048 1153
Liban 2 10 167 240 462 697 924 1074 1138
Tunisie 1 5 275 398 572 674 742 907 1066
Allemagne 10 110 207 410 696 845 920 996 1063
Pays-Bas 68 359 550 672 817 908 965 1000 1027
Irlande 15 357 417 453 667 868 945 984 991
Estonie 4 48 93 180 324 451 684 878 948
Iran 37 202 576 655 686 710 740 849 945
Afrique du Sud 0 137 363 484 743 836 884 908 943
Jordanie 1 1 273 376 422 460 675 862 920
Albanie 5 56 286 411 484 631 779 833 853
Russie 0 96 277 394 504 592 680 757 835
Costa Rica 0 30 339 427 514 546 577 629 793
Serbie 3 67 189 373 463 512 614 733 789
Israël 3 57 313 365 524 626 676 692 688
Palestine 0 16 144 273 354 396 510 625 672
Honduras 1 135 293 315 361 415 459 526 632
Bahreïn 2 86 198 201 214 257 297 368 575
Eswatini 0 37 104 185 492 558 571 573 575
Turquie 3 67 164 248 307 337 374 476 560
RoC* 3 113 175 256 354 401 426 461 495
                   
Japon 0,4 8,0 16,9 27,4 45,3 62,5 72,7 81,1 103,6
Corée du Sud 3,2 5,8 10,2 17,9 27,8 31,3 33,8 35,7 38,3
Hong Kong 0,5 4,5 14,5 19,7 24,3 26,7 27,3 27,8 27,8
Singapour 0,5 4,5 4,9 4,9 4,9 4,9 5,1 5,3 6,0
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,4 0,4 0,5 5,7
Chine 2,4 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4 0,5

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

En mai, les augmentations les plus importantes ont été rapportées en Amérique du Sud, particulièrement dans trois pays : en Uruguay (+480), au Paraguay (+375) et en Argentine (+321)

La contagion s’accélère lentement au Japon alors qu’elle diminue légèrement en Inde. Dans ce dernier pays, le nombre (sous-estimé) de morts par million d’habitants est passé de 0,3 à 155 en avril, et s’est accru de 86 morts supplémentaires par million d’habitants en mai.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel