L’ouest du quartier de Hradčany

Publié le 20 décembre 2022 | Temps de lecture : 8 minutes
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Autour de la place Hradčany

Le Château de Prague adopte la forme d’un « A » couché le long d’un plateau abrupt dominant la ville.

Si de nombreux nobles ont choisi de construire leurs palais sur les flancs de ce plateau, d’autres ont préféré ériger les leurs sur le dessus, plus précisément autour de la place Hradčany (qui se trouve devant l’entrée principale du château).

Dans le sens des aiguilles d’une montre à partir du château, on trouve d’abord (à 0:04) le palais Salm, érigé de 1795 à 1810 par l’architecte František Pavíček.

À la suite du feu qui détruisit une partie du château de Prague et de ses environs en 1541, on construisit de 1545 à 1563 le palais Schwarzenberg-Lobkowicz (de 0:06 à 0:41).

L’édifice porte le nom de son premier propriétaire, Jan de Lobkowicz et de la famille Schwarzenberg (qui l’acheta en 1719).

L’Italien Agostino Galli, à la fois architecte et décorateur, revêtit son extérieur d’un faux bossage en pointe de diamant réalisé en sgraffites.

Son côté sud, également recouvert de sgraffites, offre une vue splendide sur la ville (0:16 à 0:19).

Les plafonds peints du deuxième étage (de 0:24 à 0:27) datent des années 1580.

L’édifice abrite une partie des œuvres de la Galerie Nationale. Il est à noter que celle-ci redistribue de temps en temps ses collections à travers ses divers musées. C’est ainsi qu’au moment de ma visite, on pouvait y voir (à 0:28) L’Épitaphe de l’orfèvre Mikuláš Müller, de Bartholomeus Spranger, trouvé quelques années plus tôt au couvent Saint-Georges du château de Prague.

Le côté ouest de la place Hradčany est principalement occupé par le palais Thun-Hohenstein (1689-1691), attribué à l’architecte Jean-Baptiste Mathey (de 0:42 à 0:53).

Il est surnommé ‘palais Toscan’ en raison du fait que les grands-ducs de Toscane en firent l’acquisition en 1718.

Les sept statues qui décorent la balustrade du toit sont de Jan Brokof; elles représentent les arts libéraux : la grammaire, la dialectique, la rhétorique, l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie.

À l’angle de la rue Loretánská, la façade de cet édifice présente un Saint-Michel (à 0:46), sculpté en 1691 par Ottavio Mosto.

À 0:56 et à 1:00, il s’agit de deux anciennes résidences de chanoines. La première, appartenant à Géraldine Mucha (belle-fille du peintre), fut le lieu de tournage de quelques scènes du film Amadeus de Miloš Forman.

Le coin nord-ouest de la place Hradčany est occupé par le palais Martinic, reconstruit vers 1583 (de 1:02 à 1:27). Sa façade est ornée de sgraffites représentant des scènes bibliques et mythologiques.

De 1:28 à 1:31, nous apercevons le palais de Saxe-Lauenbourg.

Puis, on a un aperçu du restaurant U Labuti (ou restaurant Au Cygne, de 1:32 à 1:37).

De 1:38 à 1:41, nous voyons la Colonne mariale de la peste, sculptée par Ferdinand Brokof en 1726 pour célébrer la fin de l’épidémie de peste qui frappa Prague en 1679.

Notre tour de la place Hradčany se termine devant le Palais archiépiscopal (à 1:44), construit entre 1562 et 1564 par Ultrico Avostalis sur les plans de Bonifác Wohlmut. Sa façade fut baroquisée en 1763 par Jan-Josef Wirch.

La porte à sa gauche donne accès au palais Šternberk (de 1:46 à 2:05). Celui-ci abrite une partie importante des œuvres de la Galerie nationale. Notamment, on y voit ce Christ (vers 1590) d’El Greco (à 1:52), Don Miguel de Lardizábal (1815) de Francisco Goya (à 1:54), Le Savant dans son cabinet (1634) par Rembrandt (à 2:02), et Le Martyre de saint Thomas (1636) de Rubens (à 2:04)

Les environs de Notre-Dame-de-Lorette

Après un aperçu l’église Sant-Jean-Népomucène (2:07 à 2:09), nous empruntons la rue Kanovnícká — qui débute au coin nord-ouest de la place Hradčany — on accède à la rue Nový Svět (ou rue du Nouveau Monde).

Celle-ci est bordée par de modestes maisons construites à l’époque baroque pour loger le personnel du château. Lorsqu’aucune voiture n’y circule, on se croirait téléporté au XVIIIe siècle.

Autrefois, les maisons ne portaient pas d’adresse civique (ex.- 100 rue Principale); une enseigne décorative servait à les désigner. C’est ainsi qu’à 2:13, le numéro 3 de cette rue est la Maison à la Poire d’or et qu’à 2:15, le numéro 19 est l’entrée (modernisée) de la Maison à l’Agneau doré.

En tournant à gauche à son embouchure occidentale, on grimpe la rue Černínská (de 2:19 à 2:24) pour accéder au sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette.

Au XIIIe siècle, alors que la Terre Sainte allait tomber entre les mains des ‘infidèles’, la légende veut que des anges aient soulevé la maison de Nazareth (la Santa Casa) où l’archange Gabriel avait annoncé à la Vierge Marie qu’elle était enceinte du Christ, pour la transporter dans la ville italienne de Loreto.

En peu de temps, cette ville devint un important centre de pèlerinage.

En 1626, Katařina de Lobkovic finança la construction à Hradčany d’une réplique de la Santa Casa, telle qu’on pouvait la voir à Loreto, c’est-à-dire gainé d’un riche revêtement sculpté en marbre de Carrare (à 2:35). Œuvre de Giovanni-Domenico Orsi, cette réplique fut placée dans la cour centrale de ce centre liturgique.

Or bientôt, dans toute la Bohème, on rapporta la nouvelle de miracles qui rendaient superflu le voyage à Loreto. Le clergé catholique était d’autant plus enclin à rapporter ces nouvelles merveilleuses que cela incitait les fidèles tentés par le hussisme — le pré-protestantisme prêché par Jan Hus — à revenir vers la ‘vraie’ religion, celle de Rome.

Six décennies après sa construction, la façade du sanctuaire fut baroquisée par Kryštof et Kilián-Ignác Dientzenhofer (père et fils étant les plus grands architectes de Prague).

De part et d’autre du balcon de sa façade (à 2:29), les statues de saint Joseph et de saint Jean Baptiste ont été réalisées par Ondřej Quitainer.

La ville d’Amsterdam étant renommée entre autres pour les charmants carillons de ses églises, on y vit venir un carillon de 27 cloches réalisé par Claude Fremy (à 2:31) tandis que l’horloge fut confiée à Petr Neumann.

Aussi somptueux que soit son extérieur, l’intérieur de la réplique de la Santa Casa tchèque est décevant. Toutefois, le sanctuaire de Notre-Dame-de-Lorette doit absolument être visité, notamment pour la splendeur de son trésor.

Les dons reçus de toute la noblesse catholique de Bohème firent de ce sanctuaire le plus riche d’Europe centrale.

De nos jours, on demeure émerveillé par ce trésor, logé dans un vaste coffre-fort aussi impressionnant que celui des plus grandes banques mondiales.

On ne compte plus les objets liturgiques parés de diamants, de perles, de pierres précieuses, de grenats de Bohème (évidemment) qu’on y trouve. À titre d’exemple, l’ostensoir surnommé Le Soleil de Prague (à 2:41), réalisée à Vienne entre 1696 et 1699, est serti de 6 222 diamants.

Pour des raisons de sécurité, il est interdit de photographier l’intérieur de ce sanctuaire. Les quelques images que le diaporama présente (de 2:35 à 2:42) sont des photos de cartes postales.

Poursuivant notre visite, nous apercevons à 2:43 le palais Černín. Long de 150 mètres, c’est le plus grand palais baroque de Prague. Œuvre de Francesco Caratti, il fut construit à partir de 1668 pour le comte Černín de Chudenice (qui ne l’habita jamais).

De nos jours, l’édifice abrite le ministère des Affaires étrangères de la République Tchèque.

De 2:45 à 2:48, il s’agit du Loretánské Náměstí 1, soit la Maison à saint Luc. On y trouve une auberge.

Les environs du couvent Strahov

À 2:50, il s’agit d’un lieu de prière sur la rue Loretánská. À 2:52, c’est l’enseigne du Pohořelec 3 (la Maison aux Étoiles d’or).

L’ancien hôpital du monastère Strahov est aujourd’hui l’hôtel Questenberk (de 2:56 à 2:59).

De 3:00 à 3:03, on voit l’enseigne du restaurant Nad U Vozem, situé au Loretánská 15, de même qu’un de ses plats.

De 3:04 à 3:27, nous sommes au couvent de Strahov.

On y voit :
• de 3:10 à 3:13, l’Église de l’Assomption de la Vierge,
• de 3:14 à 3:17, la Salle philosophique, construire pour recevoir les livres du couvent de Louka, fermé en 1782. La fresque de sa voute représente La Lutte de l’humanité pour la connaissance et la vraie sagesse (1792) de Franz Maulbertsch,
• entre les deux salles, le cabinet des curiosités renferme le seul dodo complet au monde (complet mais déplumé),
• de 3:20 à 3:25, la Salle théologique, aménagée de 1671 à 1679 par Giovanni-Domenico Orsi. Au fond, une armoire verrouillée renferme les livres à l’index. Ses fresques sont sur le thème de l’amour du savoir. Ses globes astronomiques ont été réalisés au XVIIIe siècle par William Blaeu. Le bijou de sa collection est l’évangéliaire de Stahov, écrit au IXe siècle et dont la reliure actuelle date du XIIe siècle.

Plusieurs fois pillées, les deux bibliothèques du couvent comptent encore 130 000 livres, 2 000 manuscrits et 2 600 incunables.

Détails techniques : Ce diaporama est composé de 98 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6 et de quatre reproductions de cartes postales.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Enfin de la neige…

Publié le 18 décembre 2022 | Temps de lecture : 2 minutes








 
Que serait le Québec sans neige au cours de la saison froide ?

Ce sont nos quatre saisons contrastées qui marquent le passage du temps. Mieux que n’importe quel autre moyen. Sans elles, notre vie serait une monotone suite de jours identiques.

Plus tôt cette semaine, nous avons eu droit à notre première véritable tempête de neige.

Et c’est seulement ce matin, lorsque le couvert nuageux s’est aminci, que quelques éclaircies de soleil ont permis au vent de se lever et de soulager les branches de leur lourd fardeau de neige accumulée.

Évidemment, c’est trop tard pour cet arbre (4e photo) qui devra être amputé d’une de ses branches.

Précisons que les baies sauvages de la cinquième photo sont celles d’un Fusain d’Europe ‘Pumilus’.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
4e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
7e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Derniers jours d’automne au parc La Fontaine

Publié le 17 décembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute





 
Mardi dernier, je me suis rendu photographier le parc La Fontaine.

Dès midi, l’ombre des arbres s’étire paresseusement sous un soleil bas. Comme si on était déjà en fin de journée.

Sous la belle surface glacée de l’étang principal gisent des feuilles mortes.

Partout, des écureuils courent au soleil ou s’approchent timidement des visiteurs immobiles dans l’espoir d’obtenir un peu de nourriture.

Plus loin, des passants traversent le pont des Amoureux.

(Note : Cliquez sur une image pour la voir en haute résolution).

Détails techniques : Olympus OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à infrarouge HyperBleu (filtre bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c).
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mort d’une écolière de sept ans : Valérie Plante et la faute à Denis Coderre

Publié le 16 décembre 2022 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Piquée au vif par l’opposition, la mairesse de Montréal a déclaré hier en pleine séance du Conseil municipal : “Quand Denis Coderre était maire […], il refusait systématiquement qu’on mette des dos-d’âne ou une quelconque signalisation parce que ce n’était pas bon pour la fluidité. Alors, avant de nous lancer une pierre, alors que des gens souffrent et que tout le monde se pose des questions, faites-vous un examen de conscience.”


Nombre annuel de piétons montréalais tués par accident automobile


 
Maire de novembre 2013 à novembre 2017, Denis Coderre administra la ville de manière superficielle. Sans qu’on sache pourquoi, le nombre annuel de piétons tués sur les routes montréalaises diminua durant la première moitié de son administration pour remonter légèrement en 2016 et 2017.

Au cours de cette remontée, la cheffe de l’opposition de l’époque, Valérie Plante, accusait le maire Coderre de se soucier insuffisamment de la sécurité des piétons.

Une administration woke coupée du monde

Depuis son accession au pouvoir en 2017, Mme Plante a eu toutes les occasions de faire mieux. Malheureusement, à l’instar du logement social, la mairesse s’est contentée de promesses en l’air.

Depuis cinq ans, les parents se plaignent d’être ignorés. Je peux témoigner que chaque fois où j’ai adressé par écrit une suggestion à la mairesse, je n’ai eu droit qu’à une réponse informatisée (à une exception près).

Il y en a deux types.

Le premier type est une brève formule de remerciement formulée par l’ordinateur super-poli de la ville.

Le deuxième nous réfère au programme électoral du parti municipal de Mme Plante, un programme tellement extraordinaire qu’il est inutile de chercher à l’améliorer.

Notamment, on y fait référence au document Zéro Vision en vertu duquel Mme Plante s’engage à éliminer totalement les accidents impliquant des piétons à la condition d’être réélue jusqu’en 2040…

Mais, il arrive que notre lettre touche une corde sensible. C’est le cas de mon texte applaudissant le vandalisme judicieux de la statue érigée en l’honneur de John-A. Macdonald, grand architecte des politiques génocidaires à l’égard des peuples autochtones du Canada.

Alors là, oui évidemment, le sujet est tellement grave que j’ai eu droit à une réponse personnalisée.

Limiter le débat au cas de l’arrondissement Ville-Marie


 
En juillet dernier, dans un autre arrondissement, la mort d’une fillette de quatre ans, écrasée par un véhicule utilitaire, n’avait suscité chez la mairesse que des regrets et des prières.

Il y a trois jours, la mort d’une écolière de sept ans dans l’arrondissement Ville-Marie aurait sans doute suscité la même réaction convenue, n’eût été la colère des citoyens et le ras-le-bol populaire.

En invoquant le contexte particulier créé par des travaux de réfection à proximité de l’accident, la ville cherche à limiter à l’arrondissement Ville-Marie le vif débat à ce sujet.

En réalité, le problème de l’excès des voitures à Montréal se fait sentir dans presque tous les arrondissements de la ville.

Depuis la fin des confinements sanitaires, tous les piétons traversent les rues de Montréal avec le cœur au ventre. Le nombre de piétons morts ou blessés en raison d’une collision avec un véhicule a grimpé de près de 20 % au cours des deux dernières années.

Les mesures que la ville s’apprête à prendre dans l’arrondissement Ville-Marie auraient dû être mises en place voilà des années. Pour faire bouger la ville, il fallait attendre, non pas la mort d’une fillette, mais la colère populaire.

On peut s’attendre à ce que les mesurettes annoncées par Mme Plante soient portées aux nues par les experts en relations publiques de la ville.

Tout comme son projet ‘signature’, voire même historique, d’ajouter trois hectares aux mille hectares actuels du parc du Mont-Royal. L’écart entre la modestie du projet (un agrandissement de 0,3 %) et la grandiloquence du message est saisissant.

On peut anticiper la même chose au sujet de la sécurité des piétons; se contenter de trucs de relationnistes.

La solution

La véritable solution à l’excès des voitures dans les rues Montréal saute aux yeux; imposer un péage électronique à chaque entrée dans l’ile. Et ce, à un taux dissuasif puisqu’on vise à modifier des comportements.

Par exemple, dix dollars pour chaque véhicule qui traverse un pont vers Montréal.

C’est ce qu’on a fait à Londres, avec succès.

D’où venait le chauffard qui, au volant de son gros véhicule utilitaire, a pris la fuite après avoir happé mortellement Maria Legenkovska ? C’est un résident de Saint-Hubert, sur la Rive-Sud.

Qui paie pour les rues de Montréal ? Les citoyens de la ville. Si les résidents d’ailleurs veulent venir à Montréal, ils y sont les bienvenus. Mais nos rues, ça se paie.

Implanter des postes automatisés de péage, c’est une question de justice sociale et une manière de lutter contre l’étalement urbain et le réchauffement climatique.

Évidemment, cela créerait des embouteillages monstres aux entrées de la ville. Raison de plus pour laisser sa voiture dans un des stationnements (généralement vides) à proximité des stations de métro situées en banlieue et prendre ensuite le transport en commun pour se rendre dans la métropole.

À quoi serviraient les sommes recueillies ? À améliorer le transport en commun, à réparer la chaussée de nos rues et à rendre la circulation plus fluide pour nos automobilistes et plus sécuritaire pour nos piétons.

Évidemment, les automobilistes des banlieues pourraient exprimer leur mécontentement à l’occasion des élections municipales.

Mais j’y pense; ils n’ont pas le droit de vote à Montréal.

Comme c’est dommage…

Références :
Ces automobilistes pressés
Fillette happée à Montréal : « Ça fait des années qu’on dit que c’est dangereux »
Fillette fauchée par un automobiliste : l’Ombudsman de Montréal ouvre une enquête
Le logement social à Montréal : les promesses en l’air
L’excès de voitures dans nos rues
Près de 1400 piétons happés dans Ville-Marie depuis 10 ans
Sécurité des piétons – Plante se dit fière de « plateauiser » Montréal

Parus depuis :
Piétons Québec sollicite une rencontre avec François Legault (2022-12-20)
Zones scolaires, zones dangereuses (2022-12-23)
Piétons happés à Montréal : l’automne meurtrier (2023-02-15)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sur l’ile Sainte-Hélène

Publié le 14 décembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute



 
Lundi dernier, je me suis rendu sur l’ile Sainte-Hélène dans le but de photographier le lac des Cygnes.

Le meilleur point de vue pour ce faire est sur le pont de la Concorde. Malheureusement, celui-ci était en réparation, précisément à cet endroit.

J’ai plutôt rapporté les photos ci-dessus.

La deuxième me plait beaucoup. Pour l’observer en plus haute résolution, il suffit de cliquer sur son imagette.

Détails techniques : Olympus OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à infrarouge HyperBleu (filtre bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c).
1re photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 24 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un dix-huitième piéton mort à Montréal en 2022

Publié le 13 décembre 2022 | Temps de lecture : 5 minutes
Funérailles de Mariia Legenkovska, le 21 décembre

Introduction

C’est une fillette de sept ans qui est morte de matin, happée par un automobiliste qui a pris la fuite. Membre d’une famille de réfugiés ukrainiens, cette fillette se rendait à l’école accompagnée de son frère et de sa sœur.

Le chauffard s’est rendu à la police en soirée. Précisons que son délit de fuite était difficile à cacher puisqu’au moins une autre personne était à bord de son véhicule au moment de la collision.

L’administration Plante et les piétons

En 2022, dix-huit piétons ont été heurtés mortellement par des automobilistes. À cela s’ajoutent les piétons blessés; 22 gravement et 395 légèrement.

Et c’est sans compter ceux qui ont failli se faire frapper et dont le nombre n’est pas comptabilisé.

La cause est simple; il y a trop de voitures dans nos rues. Le problème n’est pas limité au quartier où cette fillette s’est fait heurter; le problème est généralisé dans presque tous les arrondissements de Montréal.

Pour pallier ce problème, l’administration Plante agite comme une muléta le programme Vision Zéro qui promet que plus aucun piéton ne sera mortellement blessé à Montréal en 2040. Pourquoi 2040 ? Parce que c’est cette année-là que tombe la semaine des trois jeudis.

Critiquée pour son inaction à protéger la vie des piétons, l’administration municipale dévoilait en novembre 2019 les moyens qu’elle entendait mettre en œuvre pour corriger la situation.

On devait dépenser 58,5 millions sur trois ans à l’achat de feux de circulation pour piétons. Trois ans plus tard, la pandémie, la pénurie de personnel et les excuses habituelles expliquent que ces feux brillent… par leur absence.

De plus, toujours en 2019, on devait saupoudrer ici et là des poussières de secondes pour accorder aux piétons plus de temps pour traverser les rues à proximité des écoles, des CHSLD, des hôpitaux et des centres communautaires.

Plutôt que de mettre à la poubelle tous ces feux de circulation qui doivent être programmés à la main, il était prévu de prendre huit ans (sic) à reprogrammer une partie des vieux feux de circulation de la ville.

Puisqu’il s’est écoulé trois des huit années nécessaires à cette réformette, où en est-on rendu ? Eh bien, à cause de la pandémie, et de la pénurie de personnel, euh…


 
Quand Patrice Roy, au Téléjournal de Radio-Canada, demande à la nouvelle responsable du transport et de la mobilité pourquoi on n’a pas mis un dos-d’âne à l’intersection où la fillette est morte ce matin — une intersection renommée pour sa dangerosité — celle-ci répond :

« Quand on met des dos-d’âne, il ne faut pas générer plus de problèmes qu’on en règle. Donc, il y a quand même des évaluations qui doivent être faites avant de déployer des dos-d’âne.»

Vraiment ? C’est quoi les problèmes plus graves que la mort d’un être humain ?

Et puisque cela fait des années que cette intersection est connue pour sa dangerosité, a-t-on fait les évaluations nécessaires en vue d’y ajouter un dos-d’âne ? Si oui, qui les a faites, ces évaluations, et à quelle conclusion est-on arrivé ?

Euh…

Le jour où la ville de Montréal nommera un piéton plutôt qu’une riche automobiliste à titre de responsable du transport et de la mobilité, on aura un début de sérieux dans les politiques municipales à notre sujet.

Références :
Ces automobilistes pressés
La crise des piétons tués durera huit ans
La fillette victime d’un délit de fuite près d’une école à Montréal est décédée
L’excès de voitures dans nos rues

Parus depuis :
Fillette happée à Montréal : « Ça fait des années qu’on dit que c’est dangereux » (2022-12-14)
« Elle ne pourra jamais grandir » (2022-12-14)
Délit de fuite dans Ville-Marie – « Il va y en avoir un autre » (2022-12-14)
Chute importante des contraventions liées à la sécurité routière (2022-12-15)
Zones scolaires, zones dangereuses (2022-12-23)
L’intersection où est morte la petite Mariia toujours aussi dangereuse (2023-05-06)
Pourquoi si peu de dos-d’âne dans les rues résidentielles de Montréal ? (2023-05-07)

Complément de lecture : Le 19e mort

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La nature sous observation

Publié le 12 décembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute


 
Sous la présidence conjointe de la Chine et du Canada, la COP15 se tient actuellement à Montréal jusqu’au 19 décembre.

À cette occasion, notre ville accueille environ vingt-mille délégués provenant de 190 pays qui se penchent sur les moyens à prendre pour protéger la biodiversité de la planète.

Détails techniques : Olympus OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à infrarouge HyperBleu (filtre bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c) — 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge HyperBleu

Publié le 11 décembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute






 
Quand les feuillus sont complètement dénudés, ce n’est pas un très bon temps pour faire de l’infrarouge Rose bonbon. Conséquemment, j’ai mis au point un nouveau style d’infrarouge.

Plus de saison, le règne minéral y adopte des couleurs froides alors que la végétation est habituellement abricot, mais parfois tomate séchée.

Si on se fie à l’Exif des photos (ci-dessous), rien ne justifie qu’elles soient à ce point foncées, si ce n’est le désir de mettre en valeur la richesse de leurs tons.

Détails techniques : Olympus OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à infrarouge HyperBleu (filtre bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
2e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Cet après-midi au Jardin de Chine

Publié le 10 décembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : OM-D e-M5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtres à infrarouge HyperBleu (bleu FS KB20 + filtre bleu Hoya 80c) – 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm.

Balance des blancs automatiques. Post-traitement : Nik Color Efex Pro (Tonal Contrast) et vignettage ajouté.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le serment à un roi mal aimé

Publié le 9 décembre 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

Cet après-midi, après seulement douze minutes de délibération, l’Assemblée nationale du Québec a aboli le serment à la couronne britannique que tous les députés prêtaient jusqu’ici au moment de leur entrée en fonction.

La loi abolissant ce serment a été présentée par le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) à la suite du refus catégorique de trois députés du Parti Québécois (PQ) de le prêter.

La vague de sympathie à l’égard des députés contestataires a fait surgir la question suivante : pourquoi donc le PQ n’a-t-il pas aboli ce serment lorsqu’il était lui-même au pouvoir ?

Une majorité insuffisante

Le PQ a formé des gouvernements majoritaires à quatre occasions : en 1976, en 1981, en 1994 et en 1998. Toutefois, pour abolir ce serment, il faut modifier la constitution du Québec. Ce qui exige une majorité qualifiée, soit une majorité du deux tiers des élus.

Or, même quand ils étaient majoritaires, les gouvernements du Parti québécois avaient respectivement 64,5 %, 65,6 %, 61,6 % et 60,8 % des députés de l’Assemblée nationale.

En somme, ils n’avaient pas la majorité nécessaire pour passer outre l’opposition systématique du ‘parti des Anglais’, soit le Parti libéral du Québec (PLQ).

Le PLQ trop affaibli pour bloquer la loi

De nos jours, avec seulement 16,8 % des députés à l’Assemblée nationale, le PLQ ne peut plus exercer le véto officieux dont il disposait autrefois.

Pragmatique, il a donc voté en faveur de la loi.

Éviter un impair diplomatique

Même s’ils savaient d’avance que cela ne passerait pas, pourquoi les gouvernements péquistes n’ont-ils pas tenté vainement d’abolir ce serment, histoire de jeter du discrédit sur leurs opposants libéraux ?

C’est qu’à l’époque où il était au pouvoir, le PQ avait espoir de convaincre les Québécois de voter en faveur de l’indépendance nationale par référendum.

Or un des premiers gestes de n’importe quel pays qui accède à l’indépendance, c’est de chercher à obtenir une reconnaissance internationale.

Le risque de froisser la Grande-Bretagne avant même qu’un référendum gagnant soit remporté apparaissait comme une mauvaise idée aux yeux des dirigeants du PQ.

Conclusion

La popularité de la princesse Diana Spencer et sa fin tragique ont condamné son époux adultère au désamour, tant au Québec qu’ailleurs dans le monde.

Dépourvu de charisme, le roi Charles III est mal aimé. Peut-être réussira-t-il à se faire apprécier à la longue.

Le début de son règne était donc une occasion en or pour abolir ce serment d’allégeance à celui qui, disons-le franchement, est le descendant de nos conquérants.

On peut remercier le PQ d’avoir provoqué cette crise politique. Mais on doit également remercier tous les autres partis politiques du Québec. Ceux-ci se sont élevés au-dessus de leurs rivalités et mis fin à cet anachronisme.

Il était temps !

Référence : Le serment au roi n’est plus obligatoire à l’Assemblée nationale

Complément de lecture : Comment en est-on venus à prêter serment à un roi étranger ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel