L’eau potable sans polluants éternels

Publié le 12 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute


 
On appelle ‘polluants organiques persistants’, une famille de plus de quatre-mille composés chimiques dotés de propriétés antiadhésives, imperméabilisantes, et résistantes aux fortes chaleurs.

Découverts dans les années 1940, ils sont sont largement utilisés depuis les années 1950 dans divers produits de consommation courante : protecteurs à textile (ex.: Scotchgard™), mousses anti-incendie, revêtements antiadhésifs (ex.: Teflon™), etc.

À Montréal, l’eau du robinet en contient 13 nanogrammes par litre. Ce qui est inférieur à la norme canadienne de 30 ng/l.

On peut éliminer ces produits de l’eau de consommation à l’aide de pichets filtrants qui répondent à la norme américaine NSF 53. C’est le cas des filtres Brita™.

Ceux-ci captent non seulement les métaux lourds comme le plomb et le mercure, mais également les polluants éternels.

Références :
Peut-on éliminer les perfluorés de l’eau du robinet ?
Substances per- et polyfluoroalkylées

Paru depuis : « Contaminants éternels » : Drummondville forcée de dévoiler des données « secrètes » (2025-07-29)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Francos de Montréal 2023 – jour 2 (le 10 juin)

Publié le 11 juin 2023 | Temps de lecture : 3 minutes
Brö (France)
Lilison di Kinara (Guinée-Bissau)
Julien Granel (France)
Kanen (Innue québécoise)
Ben PLG (France)
Bon Enfant (Québec)
Kalika (France)
Monk.E (Québec)
Roxane Bruneau (Québec)
Jonathan Personne (Québec)
Matiu (Innu québécois)

J’aime les Francos. Premièrement parce que la musique y est bonne. Et lorsque ce n’est pas le cas, il suffit d’aller à une autre scène; on finit toujours par trouver quelque chose à son gout.

Et secondairement, c’est une occasion de faire du portrait alors le narcissisme contemporain fait en sorte que tout le monde veut contrôler son image. Ce qui rend la photographie de rue, par exemple, presque impossible.

Vendredi soir, il pleuvait légèrement. Et hier matin (donc samedi), j’hésitais. Non pas en raison du risque de pluie (qui était nul), mais par crainte au sujet de la qualité de l’air.


 
La pollution causée par les incendies de forêt est principalement constituée de minuscules particules de suie dont la taille est inférieure à 2,5 microns (les PM2,5). La normale annuelle pour Montréal est de 11,2 mcg/m³.

Samedi matin vers 10h, elle était de 13, ce qui est plutôt bien. Mais à 17h, elle était tombée à 5. Je n’avais donc plus aucune raison d’hésiter.

Cette année, on a judicieusement fait plus de place aux artistes autochtones qui choisissent de s’exprimer dans leur langue et en français. Ce qui nous permet de découvrir leur talent.

Et parmi les spectacles auxquels j’ai assisté hier, mon préféré a été la joviale prestation disco-funk de Julien Granel. Suivie de la pop mélodieuse de Bon Enfant. Et, pour terminer, le rock très ‘années 1960’, d’inspiration britannique, de Jonathan Personne.

À 23h30, on annonçait la prestation surprise de Gab Bouchard, que j’aime bien.

Mais l’idée de rester aussi tard sur le site — après l’avoir parcouru de long en large pendant plus de cinq heures — et de pédaler cinq kilomètres à vélo afin de rentrer chez moi, m’est apparu au-dessus de mes forces.

Donc, j’ai raté cette prestation surprise. Mais c’est partie remise.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 150 mm
  2e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 125 mm
  3e  photo : 1/250 sec. — F/3,2 — ISO 400 — 110 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
  5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 73 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 150 mm
  7e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
  8e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
  9e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm
11e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Nouvelles murales du Vieux-Rosemont : entre la 7e et la 6e avenue

Publié le 9 juin 2023 | Temps de lecture : 2 minutes

Précédemment, nous avons vu quelques-unes des murales qui décorent la ruelle qui relie la 8e à la 7e avenue, un peu au sud de la rue Masson.


 
Cette fois, notre visite se poursuit vers l’ouest. Elle commence à la 7e avenue, immédiatement au sud de la rue Masson. En levant les yeux, on peut y voir cette murale toute en courbes où quatre nymphes se balancent parmi les hirondelles, devant des croissants de lune.

Au sud de la rue Masson, le quadrilatère qui est compris entre la 7e et la 6e avenue est traversé de trois ruelles; l’une un peu au sud de la rue Masson, une autre située à l’autre extrémité, et une troisième qui les relie perpendiculairement. Ces trois ruelles forment donc un ‘H’ couché.

C’est cette dernière (la perpendiculaire) qui nous intéresse.




 
On peut y voir les murales ci-dessus.

Si on emprunte la 7e avenue pour traverser l’avenue Laurier, on accède au quadrilatère plus au sud. À la différence du précédent, il est traversé de deux ruelles en ‘T’.

L’étroite ruelle au sud de l’avenue Laurier (et qui lui est parallèle) est très intéressante.


 
À l’entrée, on est accueilli par le message ‘Take your time’ (ce qui signifie : prenez votre temps).




 
Origami et scènes marines se suivent. Il est à noter que la deuxième de ces trois photos montre une des parties les mieux conservées d’une murale endommagée.

Le message à l’entrée — suggérant de prendre notre temps — est presque redondant ici tellement ces œuvres provoquent l’enchantement.



 
Quant à la ruelle qui lui est perpendiculaire, on y trouve d’autres murales, à mon avis de moindre intérêt.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm
  1re photo : 1/3200 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 8 mm
  2e  photo : 1/320 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 8 mm
  3e  photo : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 8 mm
  4e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
  5e  photo : 1/500 sec. — F/3,2 — ISO 200 — 10 mm
  6e  photo : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 10 mm
  7e  photo : 1/1000 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 8 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/3,5 — ISO 320 — 8 mm
  9e  photo : 1/1250 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 10 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/3,5 — ISO 200 — 13 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De verre et de métal

Publié le 8 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute
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J’aime prendre une photo d’un intérêt limité et de la transformer sans but précis jusqu’à ce que le tout m’apparaisse abouti.

Ici, les personnes perspicaces devineront peut-être à partir de quoi cette structure monumentale (partiellement vraie) est née…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pourquoi si peu de dos-d’âne dans les rues résidentielles de Montréal ?

Publié le 7 juin 2023 | Temps de lecture : 3 minutes


 
De tous les arrondissements de Montréal, Ville-Marie est celui où surviennent le plus d’accidents impliquant des piétons. Évidemment, c’est un arrondissement très achalandé puisqu’il comprend le Centre-Ville et le Vieux-Montréal.

En plus de ses grandes voies de circulation, l’arrondissement comprend beaucoup de rues secondaires où il n’existe pas ou peu de mesures destinées à limiter la vitesse des automobiles, une des quatre causes des accidents mortels de piétons.

Dans l’ordre, ces causes sont :
• l’excès des voitures dans nos rues,
• les angles morts des véhicules utilitaires et des camions,
• la vitesse des voitures et,
• l’absence presque totale de répression policière.

En 2016, la Direction régionale de santé publique a réalisé une étude qui prouve que les saillies de trottoir — ces rétrécissements de la largeur des rues à l’approche d’une intersection — réduisaient de 23 % le nombre de piétons blessés alors que les dos-d’âne, peu couteux mais moins efficaces, les réduisaient de 6 %. Ce qui est quand même appréciable.

À la suite du décès d’une fillette de sept ans survenue en décembre dernier à proximité de son école dans l’arrondissement Ville-Marie, on a appris que depuis des années, les citoyens réclamaient en vain des mesures pour que la ville sécurise les environs des écoles fréquentées par leurs enfants.

En deux mots, la ville est sourde aux demandes des citoyens parce qu’elle a adopté en 2014 des normes qui rendent impossible l’acceptation de ces demandes, sauf en cas de PPP.

Ici, PPP ne signifie pas ‘Partenariat public-privé’, mais ‘Parents qui protestent avec des pancartes’. Les PPP sont la seule manière pour les parents de forcer la ville à protéger leurs enfants.

Pour qu’une pétition citoyenne soit recevable, il faut l’accord du service des incendies. Or justement, les pompiers sont, en principe, opposés aux dos-d’âne parce qu’ils ralentissent, selon eux, leurs interventions.

Et ce, malgré le fait que sur une rue résidentielle, un dos-d’âne ne ralentirait cette intervention que de quelques secondes. Or, disent-ils, en cas d’incendie, chaque seconde compte.

Si les pompiers changeaient d’avis, qu’arriverait-il ? Cela ne changerait rien parce que dirigeants municipaux ont tout prévu.

Les normes municipales exigent qu’une pétition à ce sujet soit signée par 75 % des citoyens touchés (locataires et propriétaires).

De plus, les propriétaires de six immeubles résidentiels situés au plus près de l’endroit où serait ajouté un dos-d’âne devront unanimement être d’accord.

Si un des immeubles appartient à une compagnie à numéro, les pétitionnaires devront découvrir à qui cet immeuble appartient, où ce propriétaire est domicilié ou fait affaire, et obtenir son accord, à défaut de quoi la pétition est irrecevable.

Si toutes ces conditions sont réunies mais que la pétition est rejetée (même à tort, en vertu d’un détail insignifiant), on doit attendre deux ans avant d’en présenter une nouvelle.

Et ce qui est vrai pour l’arrondissement Ville-Marie s’applique également pour le reste de la ville.

Voilà pourquoi il y a si peu de dos-d’âne dans les rues résidentielles de Montréal.

Pour en avoir, les citoyens doivent se transformer en PPP, bien à la vue des journalistes…

Références :
Êtes-vous pour ou contre les dos d’âne?
Normes et procédure pour l’implantation de ralentisseurs

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Écrit par Jean-Pierre Martel


173 000$ d’amende pour excès de vitesse

Publié le 6 juin 2023 | Temps de lecture : 3 minutes
Parlement finlandais

Roulant à 82 km/h dans une zone de 50, Anders Wiklöf a été condamné récemment par un tribunal finlandais à payer une amende de 121 000 euros (soit 173 000 dollars canadiens).

M. Wiklöf est un multirécidiviste. Mais ce n’est pas la raison principale qui explique l’importance de la sanction qui s’abat sur lui. En 2013, dès sa première offense pour excès de vitesse, sa pénalité était déjà de 95 000 euros. Sa deuxième infraction, cinq ans plus tard, lui avait couté 63 680 euros.

La raison qui explique l’importance de cette sanction, c’est qu’il en a les moyens. En Finlande, cette justification, à elle seule, suffit.

Dans ce pays, on estime qu’une pénalité de cent euros, par exemple, est plus dissuasive pour un assisté social que pour un multimillionnaire. Voilà pourquoi, depuis 1921, certaines sanctions sont proportionnelles au revenu net du contrevenant.

En 2002, Anssi Vanjoki, au volant de sa Harley-Davidson, a été condamné à payer 116 000 euros (plusieurs fois le prix de sa monture) pour avoir roulé à 75 km/h dans une zone de 50. De nos jours, c’est équivalent à environ 162 000 euros.

En 2015, Reima Kuisla roulait à 103 km/h dans une zone de 80 : il fut condamné à payer 54 000 euros.

Mais comment l’agent de la circulation peut-il savoir la fortune du contrevenant ?

C’est qu’en Finlande, le revenu du citoyen n’est pas confidentiel.

Le premier novembre de chaque année, les Finlandais célèbrent même la journée de la Jalousie. À cette occasion, le ministère du Revenu rend public le revenu imposable de tous les citoyens.

Il suffit d’en faire la demande pour apprendre combien gagne une célébrité, votre voisin, un dirigeant d’entreprise (votre patron, par exemple), ou un collègue qui effectue le même travail que vous.

Toutefois, depuis 2014, le ministère a décidé d’informer la personne concernée de l’identité des gens qui demandent à connaitre ses revenus. Ce qui a fait chuter dramatiquement le nombre de requêtes…

Ce qui n’empêche pas les journalistes de publier des articles comparatifs, soulignant au passage des rémunérations suspectes, suscitant les soupçons du fisc.

Et dans le cas d’une contravention pour excès de vitesse, le policier consulte une base de données en ligne à l’aide de son téléphone multifonctionnel.

C’est aussi simple que cela.

Références :
€54,000 fine for speeding? Doing the maths on ‘progressive punishment’
Finnish businessman hit with €121,000 speeding fine
In Finland, speeding tickets are linked to your income

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Images récentes du Vieux-Montréal

Publié le 5 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute
Place d’Armes
Ancienne caserne centrale de pompiers (1903-4)
Fontaine située entre le 281 et le 295 ouest, rue de la Commune
Entre la rue de la Commune et les aménagements portuaires
Taichi Arch, de Ju Ming (2000)
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Unbroken Taichi Flow, de Ju Ming (1991)
Bassin de la promenade du Vieux-Port

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/15 sec. — F/13,0 — ISO 200 — 29 mm
4e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
7e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 38 mm
8e  photo : 1/15 sec. — F/18,0 — ISO 200 — 14 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis vingt-neuf mois

Publié le 1 juin 2023 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier janvier de 2021 et de 2022, de même qu’au début des quatre derniers mois.

Pays Jan’21 Jan’22 Jan’23 Mars Avril Mai Juin
Pérou 1136 6022 6479 6515 6525 6535 6551
Bulgarie 1099 4510 5568 5584 5590 5600 5608
Hongrie 1002 4072 5048 5075 5080 5085 5088
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4994 5010 5018 5028 5031
Macédoine du N. 1205 3825 4619 4642 4644 4647 4649
Croatie 968 3091 4337 4427 4445 4479 4497
Géorgie 634 3484 4258 4275 4288 4296 4301
Rép. Tchèque 1093 3369 3924 3952 3973 3983 3987
Slovaquie 412 3050 3814 3850 3866 3877 3877
Lithuanie 588 2777 3564 3603 3621 3632 3638
Grèce 469 2015 3371 3497 3540 3558 3583
Roumanie 826 3086 3540 3558 3566 3576 3583
États-Unis 1074 2537 3339 3423 3450 3468 3481
Lettonie 343 2467 3332 3376 3398 3419 3431
Slovénie 1312 2692 3372 3403 3417 3417 3417
Chili 868 2022 3283 3334 3350 3350 3350
Royaume-Uni 1089 2174 3157 3228 3261 3261 3290
Brésil 916 2882 3222 3247 3252 3257 3264
Pologne 766 2582 3141 3150 3163 3168 3169
Italie 1235 2279 3064 3121 3138 3149 3159
Trinité-et-Tobago 91 2050 3045 3090 3108 3119 3121
Moldavie 746 2558 2973 2987 3007 3018 3020
Arménie 953 2684 2933 2934 2940 2943 2944
Belgique 1681 2429 2848 2890 2919 2934 2943
Argentine 954 2558 2828 2836 2836 2836 2837
Colombie 850 2515 2760 2769 2770 2770 2771
Russie 394 2121 2701 2717 2725 2732 2737
Paraguay 315 2289 2696 2720 2724 2726 2728
Portugal 685 1869 2536 2575 2604 2618 2639
Ukraine 428 2217 2564 2574 2583 2594 2601
Espagne 1087 1911 2506 2555 2578 2584 2595
France 991 1891 2470 2516 2526 2540 2551
Mexique 971 2286 2517 2531 2535 2538 2540
Autriche 693 1514 2365 2414 2442 2467 2482
Tunisie 398 2131 2431 2435 2437 2439 2442
Suède 861 1498 2197 2313 2331 2357 2387
Estonie 180 1459 2159 2224 2243 2270 2270
Uruguay 55 1767 2163 2179 2180 2181 2184
Québec 958 1379 2084 2132 2155 2092 2110
Serbie 373 1467 2025 2060 2077 2083 2086
Allemagne 410 1340 1925 2004 2038 2063 2078
Équateur 790 1867 1984 1988 1988 1989 1989
Panama 1493 1682 1926 1935 1937 1939 1939
Bolivie 780 1652 1859 1865 1866 1866 1866
Hong Kong 20 28 1561 1770 1772 1781 1817
Costa Rica 427 1424 1751 1781 1796 1802 1809
Irlande 453 1178 1652 1719 1746 1758 1785
Finlande 108 314 1428 1601 1630 1676 1755
Iran 655 1538 1682 1684 1688 1697 1700
Afrique du Sud 484 1509 1688 1689 1689 1689 1689
Suisse 882 1404 1638 1647 1647 1647 1647
Liban 240 1348 1608 1620 1626 1631 1633
Namibie 80 1397 1550 1553 1553 1553 1553
Danemark 256 564 1328 1417 1438 1466 1492
Jordanie 376 1010 1371 1371 1371 1371 1371
Israël 365 957 1291 1318 1329 1339 1343
Pays-Bas 672 1219 1336 1336 1336 1336 1336
Albanie 411 1120 1254 1255 1257 1257 1257
Eswatini 185 1110 1200 1201 1203 1203 1203
Turquie 248 584 1186 1186 1186 1194 1194
Jamaïque 101 831 1159 1172 1182 1185 1189
RoC* 256 639 1082 1143 1154 1172 1184
               
Taïwan 0,3 35,6 639 752 796 796 796
Corée du Sud 17,9 110 628 662 668 672 678
Japon 27,4 146 458 577 589 594 595
Vietnam 0,4 331 436 436 436 436 437
Singapour 4,9 140 288 290 290 291 291
Chine 3,2 3,2 3,6 60,4 ? ? ?

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Pour juger de l’évolution de la dangerosité de la pandémie, nous avons regroupé les pays ci-dessus par catégories basées sur le nombre de morts par million d’habitants (MPM) survenus au cours de chacun des cinq derniers mois :

Catégories Jan’23 Fév’23 Mars’23 Avr’23 Mai’23
• entre 0 et 10 MPM 30 pays 40 pays 35 pays 47 pays 49 pays
• entre 11 et 20 MPM 9 pays 15 pays 18 pays 14 pays 10 pays
• entre 21 et 30 MPM 10 pays 7 pays 11 pays 4 pays 6 pays
• entre 31 et 40 MPM 7 pays 3 pays 1 pays 2 pays 1 pays
• entre 41 et 50 MPM 4 pays 2 pays 2 pays aucun aucun
• entre 51 et 60 MPM 2 pays aucun aucun aucun aucun
• plus de 60 MPM 8 pays 1 pays aucun aucun 1 pays

En novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023, respectivement 60 %, 57 % et 56 % des pays ci-dessus avaient mensuellement enregistré vingt morts ou moins par million d’habitants; en mai 2023, cette proportion avait grimpé à 88 %. Ce qui laisse anticiper la fin de la pandémie au cours des prochains mois.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Suivez l’évolution de la pandémie de COVID-19

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’association des filtres bleu FS KB20, FS VertX1a et GRB3/KG3 en infrarouge

Publié le 31 mai 2023 | Temps de lecture : 3 minutes
Cliquez sur la photo pour l’agrandir

Cette photo a été publiée sans commentaire le 9 mai dernier. Mais elle mérite quelques précisions.

Le secret de la coloration dorée des feuilles vient d’une petite lampe incandescente située hors champ (au-dessus de la plante) alors que le reste de la scène est éclairée latéralement par de la lumière du jour.

Cliquez sur la photo pour l’agrandir

Au départ, cette photo avait du potentiel; la composition de l’image était excellente et le temps d’exposition, suffisamment long pour bien lisser les chutes d’eau.

Mais la couleur brune des fougères ne me plaisait pas.

En augmentant la saturation des couleurs de 30 %, cette photo prenait son aspect définitif, beaucoup plus séduisant.



 
Voici un comparatif entre une première photo — réalisée comme les deux précédentes — et la seconde en couleurs réelles (plutôt moche, à mon avis).

Les deux premiers filtres de cette association confèrent une teinte turquoise à la première image. Le troisième filtre est l’équivalent d’un filtre UV-IR Cut partiel.

Comparée à la ‘vraie’ photo en couleur, on voit que le conifère à gauche devient brun orangé. Au centre, le magnolia en fleur adopte une teinte plus chaude. Le vert du feuillage à droite se change en orange brûlé. Les petits arbustes au pied de la serre prennent différentes teintes rougeâtres alors que les tulipes sont inchangées.

Cliquez sur la photo pour l’agrandir

Puisque deux des trois filtres utilisés bloquent partiellement l’infrarouge (le filtre FS VertX1a et le filtre GRB3/KG3), y en a-t-il suffisamment qui atteint le capteur pour qu’on puisse encore parler d’une photo infrarouge ?

Les belles feuilles de cet érable de Norvège nous indiquent que oui, il s’agit bien d’une photo infrarouge.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (4e photo) ou OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre GRB3/KG3 [1mm d’épaisseur] (les autres photos). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 31 mm
2e  photo : 1/15 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
4e  photo : 1/5000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’immigration au Québec : enfin de bonnes décisions !

Publié le 30 mai 2023 | Temps de lecture : 8 minutes

La connaissance du français, un prérequis

La ministre québécoise de l’Immigration annonçait jeudi dernier la nouvelle politique migratoire de son gouvernement. En quelques mots, il s’agit d’une politique digne de ce nom.

Sa mesure phare ? Il sera dorénavant obligatoire d’avoir une connaissance adéquate du français avant d’immigrer au Québec. Sauf dans le cas des réfugiés, vu l’urgence de leur situation.

Le qualificatif ‘adéquat’ signifie que la connaissance du français sera modulée en fonction des métiers auxquels le requérant pourra postuler en raison de son expertise; en somme, il devra connaitre ce qui lui sera nécessaire pour vivre au Québec et travailler dans notre langue.

Ce faisant, la CAQ s’inspire de la Grande-Bretagne. Dans ce pays, l’immigrant ne peut pas mettre le pied sur le sol britannique s’il n’a pas déjà la connaissance de l’anglais. De manière conséquente, un citoyen britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si cette personne ne parle pas l’anglais.

Lentement, cette mesure permettra de renverser l’anglicisation de Montréal si et seulement si la CAQ associe cette mesure à d’autres destinées à faire du français la langue du travail au Québec et à bloquer l’accès aux CÉGEPs anglophones à ceux qui ne devraient pas y avoir droit.

L’intention de la CAQ de hausser les seuils d’immigration — à l’exclusion des travailleurs temporaires — a attiré beaucoup d’attention.

Entre la cible péquiste d’accueillir trente-cinq-mille néoQuébécois par année et le double préconisé par le Parti libéral du Québec, tout est acceptable puisqu’aucune étude n’a déterminé la capacité d’intégration du Québec.

Deux choses sont certaines.

Premièrement, lorsqu’une pénurie de main-d’œuvre est ponctuelle, l’immigration est un excellent moyen de la corriger. Cela consiste à faire appel à l’Étranger pour combler des besoins que le marché intérieur n’arrive pas à corriger de lui-même.

Mais cela n’est plus vrai lorsque la pénurie est généralisée. Comme c’est le cas actuellement, puisque tout effet positif de l’arrivée d’un néoQuébécois est contrebalancé par la pression qu’il exerce en raison de l’ensemble des biens et des services qu’il requiert.

Et deuxièmement, dès que la connaissance du français est un prérequis à l’immigration au Québec, on pallie automatiquement la menace existentielle représentée par l’immigration massive anglophone voulue sournoisement par Ottawa.

L’échec du programme Arrima

Élaboré par le Parti libéral et adopté par la CAQ huit mois après son accession au pouvoir, le programme Arrima était voué à l’échec.

Son principe était pourtant séduisant; il s’agissait d’arrimer (d’où son nom) l’immigration au Québec aux besoins du marché.

En réalité, il s’agissait plutôt de limiter le ‘cheptel’ migratoire à une évaluation technocratique des besoins du marché.

Cela reposait sur une illusion; l’aptitude à prévoir rigoureusement les besoins futurs d’une économique dont le rythme de transformation s’accélère.

Les délais à l’immigration, qui se calculent en années au fédéral, font en sorte que les compétences utiles que possède le requérant pouvaient ne plus être celles recherchées lorsqu’il est finalement accepté au pays.

Concrètement, ajoutez la pandémie au Covid-19, la délocalisation industrielle vers l’Amérique du Nord causée par les sanctions contre la Russie, la course à décarboner l’économie occidentale et le résultat est que, soudainement, les besoins de main-d’œuvre surgissent de partout.

En réalité, dans le contexte actuel, n’importe quel locuteur francophone qui est à la fois intelligent et débrouillard est le bienvenu au Québec.

D’où la nécessité d’abolir la lourdeur bureaucratique du programme Arrima.

Malheureusement, la décision cavalière de l’ex-ministre de l’Immigration du Québec de détruire dix-huit-mille dossiers en attente d’une décision — plutôt que de retourner ces précieux documents à leurs expéditeurs — afin de forcer ces derniers à soumettre de nouveau leur demande par la voie du système Arrima a durablement terni la réputation du Québec à l’Étranger.

Le programme d’expérience québécoise

Créé en 2010, le Programme de l’expérience québécoise visait à offrir une voie rapide à l’immigration au Québec pour des étudiants étrangers et des travailleurs temporaires.

Toutefois, une décennie plus tard, dans le but d’atténuer son succès, l’ex-ministre de l’Immigration du Québec avait décidé d’exiger douze ou dix-huit mois d’expérience québécoise aux étudiants étrangers qui désiraient demeurer ici à la fin de leurs études. Dans le cas des travailleurs temporaires, l’expérience exigée était de 36 mois.

Cette exigence caquiste, combinée à la discrimination du ministère fédéral de l’Immigration à l’égard des étudiants francophones — particulièrement s’ils sont africains — a fait chuter la fréquentation des établissements scolaires francophones dans les régions du Québec où ces étudiants compensaient une baisse de fréquentation résultant de la diminution de la natalité.

Le résultat de la politique coloniale d’Ottawa est que 44 % des demandes qu’il accepte au Québec le sont pour des personnes qui veulent étudier dans les universités anglophones.

En plus d’abolir la nécessité d’avoir accumulé une expérience pratique pour tous les étudiants étrangers, la CAQ pallie la discrimination fédérale en exigeant à ceux qui fréquentent les établissements anglophones d’avoir également étudié en français à plein temps pendant trois ans à un niveau secondaire ou postsecondaire.

Quant aux travailleurs temporaires peu qualifiés (comme les travailleurs agricoles) qui voudraient profiter du Programme d’expérience québécoise, ils devront posséder une maitrise intermédiaire (niveau 5 sur 12) du français.

Francisation Québec

Pour terminer, le gouvernement de la CAQ crée un droit d’apprendre le français.

À cette fin, il mettra sur pied un guichet unique d’apprentissage du français — sans obligation de réussite — ouvert à tous, néoQuébécois ou non.

La formation prodiguée pourra l’être en salle de cours, en usine ou en ligne.

Conclusion

Après cinq ans d’errance, la CAQ s’est finalement dotée d’une politique migratoire digne de ce nom.

Pour ce faire, elle s’est largement inspirée du Parti Québécois. Or ça tombe bien; le PQ possède le meilleur programme politique à ce sujet.

À mes amis péquistes qui se désolent de voir la CAQ ‘voler’ leurs meilleures idées en matière d’immigration, consolez-vous en pensant qu’une politique linguistique nationale comprend évidemment un volet migratoire, mais également un volet sur la langue de travail, sur la langue de l’enseignement et, dans une moindre mesure, au sujet de la langue d’affichage.

Bref, la CAQ a encore des croutes à manger avant d’égaler le PQ.

De plus, pensez qu’il ne peut y avoir de référendum gagnant au sujet de l’indépendance du Québec sans refrancisation préalable de Montréal. Puisque le PQ tient absolument à cette mauvaise idée qui consiste à organiser un référendum dès son premier mandat alors que cela serait prématuré, la CAQ, dans le fond, prépare le terrain à l’accession au pouvoir du PQ et à l’organisation d’un référendum gagnant.

Références :
Étudiants étrangers : les préférences canadiennes
Immigrants francophones « Évitez le Québec »
Immigrants’ spouses ‘must speak English before entering UK’
Immigration : l’appel du patronat entendu par François Legault
Immigration : l’illusion des prophéties
La Grande démission aux États-Unis
Le gouvernement Legault a terni la réputation du Québec, accuse l’opposition
Le PQ et la francisation des immigrants
Pénuries de main-d’œuvre, immigration et âge de retraite
Québec éliminera 18 000 dossiers d’immigration non traités
Québec lance son guichet unique de services en francisation
Québec songe à accueillir plus de 60 000 immigrants en 2027
Révision des programmes d’immigration: Québec modulera les exigences de français
Six éléments à retenir des annonces de Québec en immigration

Postscriptum du 27 aout 2024 : Quinze mois plus tard, le quotidien Le Devoir révèle aujourd’hui qu’il faudra attendre encore quelques mois pour savoir concrètement comment la CAQ compte imposer préalablement la connaissance adéquate du français à ceux qui veulent immigrer au Québec.

La règlementation habilitante sera ‘pré-publiée’ cet automne en vue d’une entrée en vigueur souhaitée en 2025… si, évidemment, la CAQ n’y renonce pas d’ici là.

Référence : Les exigences en français pour les travailleurs temporaires se font attendre (2024-08-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel