Le Bazar Yuyuan de Shanghai

Publié le 14 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
« Bazar Yuyuan » signifie littéralement « Bazar des jardins Yu » (dont il est adjacent). C’est un des lieux les plus populaires de la Vieille Ville.

Il s’agit d’un complexe commercial regroupant plusieurs bâtisses. Un petit nombre d’entre elles sont anciennes mais ont été restaurées. La plupart sont des constructions nouvelles, de style Ming. Elles sont peintes brun rougeâtre et blanc, avec quelques touches dorées. Grâce à cette unité stylistique, le tout forme un ensemble cohérent.

On y trouve de tout : baguettes, soieries, éventails, céramiques, produits artisanaux, bijoux, restaurants, amuseurs, etc.

À 1:24, nous visitons une maison de thé située en hauteur, et auquel on accède par un ascenseur dérobé dans le coin d’un studio de photographie. Je n’aurais jamais trouvé l’endroit sans l’aide de M. Hui Guo Jiang, un sino-canadien rencontré par hasard dans le bazar. À l’extérieur de cette maison de thé, une terrasse permet d’admirer les alentours.

À 1:47, nous apercevons brièvement le « Pavillon de thé au milieu du lac », construit sur des pilotis en pierre au milieu d’un lac artificiel. Cette construction vieille de quatre siècles, a été transformée en maison de thé en 1855. On l’emprunte par le « Pont aux neuf détours » : la forme en zigzag de cette voie d’accès a pour but d’empêcher les mauvais esprits d’atteindre le pavillon, puisque ceux-ci — comme tout le monde sait — ne peuvent se déplacer qu’en ligne droite.

À 1:49, nous sommes dans une maison de thé (voisine du Pavillon) qui est renommée pour servir quelques-uns parmi les meilleurs raviolis de Shanghai ou Xiaolongbao, c’est-à-dire « pains du petit panier » (que l’on peut voir à 1:52).

Ces derniers se distinguent des autres raviolis chinois par le fait que leur contenu baigne dans un bouillon. On doit donc les entamer par la cheminée située sur le dessus, à défaut de quoi on risque de se bruler la bouche (ou d’éclabousser ses vêtements) avec ce bouillon très chaud si on les mange comme on croquerait une pomme.

À 3:21, nous prenons le repas du midi dans la cafétéria du Bazar, immensément populaire. La file d’attente aux caisses sera de vingt minutes. Soulignons que de 3:44 à 3:51, un employé (celui de droite) prépare des raviolis de Shanghai.

À 3:56, ce que l’on voit est un gâteau de lune.

De 4:06 à 4:51, nous visitons l’Ancien Temple de la cité de Shanghai, adjacent au Bazar. Ce temple a été détruit par un incendie en 1922 et saccagé durant la révolution culturelle : restauré, il a rouvert ses portes en 2006.

La soirée se termine par une courte visite de centres commerciaux modernes qui voisinent le bazar.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Vieille Ville de Shanghai (sans le Bazar et les Jardins Yu)

Publié le 13 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
À l’origine, Shanghai était un village de pêcheurs situé le long de la rivière Huangpu, à une vingtaine de kilomètres de l’endroit où le Fleuve Yangzi se jette dans la Mer de Chine orientale. En 1553, un premier mur d’enceinte fut construit afin de protéger la ville contre les pirates japonais qui dévastaient la côte chinoise depuis deux siècles.

Ces remparts ont presque complètement été détruits lors de la modernisation de la ville en 1913-1914. Toutefois leur tracé, toujours visible vu des airs, délimite la Vieille Ville.

Dans les décennies qui ont précédé le Régime communiste, la Vieille Ville était un repère de révolutionnaires et de malfaiteurs : aujourd’hui c’est un lieu paisible et sécuritaire.

Ses deux principaux attraits touristiques sont les Jardins Yu et le Bazar de Yuyuan, que nous verrons dans des diaporamas spécifiques. Ce diaporama-ci est donc consacré à la Vieille Ville « ordinaire », c’est-à-dire à celle de ses habitants : c’est ainsi que vous ne verrez pas d’Occidentaux dans les images que j’y ai prises.

Le quartier est composé de maisons en bois, parfois recouvertes de mortier, à deux ou trois étages, dont le rez-de-chaussée est souvent occupé par un commerce. Plus larges que des ruelles médiévales, les voies de circulation du quartier possèdent la largeur des rues du Vieux-Montréal ou des rues secondaires de Paris.

En vue de l’Exposition universelle, les autorités ont tenté — en vain — de convaincre les Shanghaiens d’abandonner leur habitude de porter le pyjama en public : cette tenue décontractée demeure encore très appréciée par temps chaud et humide.

Dans ce diaporama, nous visiterons trois lieux de culte. À 0:26, c’est le Temple du dieu protecteur de la ville, assez modeste : il a la particularité de s’appuyer sur un des rares vestiges des remparts de la ville. À 0:41, à quelques pas vers l’Est, c’est le Temple taoïste de la Montagne blanche : celui-ci renferme un grand nombre de statues polychromes très bien faites. À 2:26, c’est le Monastère bouddhiste Chen Xiang, visité principalement par des fidèles.

Un peu partout dans le quartier, on trouve de ces petits commerces qui offrent des produits peu dispendieux; vivres, grillades, souvenirs, etc.

Il se dégage des lieux une atmosphère de convivialité. Des hommes font la sieste en boxer devant leur logis. Des grands-parents en pyjama promènent leurs petits-enfants. Les poissonniers nettoient leur marchandise et la disposent sur de la glace. Une femme fait la lessive dans une cuvette extérieure et suspend son linge devant sa maison. Là, la coiffeuse s’occupe d’une cliente, derrière la vitrine de son minuscule salon à deux places. Etc.

Bref, un quartier plein de charme qui révèle sans façon ses attraits aux étrangers qui osent s’y aventurer…


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Marie-Mai aux FrancoFolies

Publié le 11 juin 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Hier soir, en finissant de travailler, j’ai décidé d’aller faire un tour aux FrancoFolies. De 21h à 22h, Marie-Mai était en vedette sur la scène de l’Espace Ford.

Excellent spectacle. Plein d’énergie et plein de monde. Et c’était gratuit…

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Voigtländer 50mm f/1,1
1re photo : 1/30 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm
2e photo  : 1/1600 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm
3e photo  : 1/250 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm


Cliquez sur 2019, 2018, 2017, 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, 2011, pour consulter les reportages photographiques de l’édition des FrancoFolies de cette année-là.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les biocarburants et la famine

Publié le 10 juin 2011 | Temps de lecture : 1 minute


 
Il faut détruire un quart de tonne de maïs pour produire les 100 litres d’éthanol dont un véhicule utilitaire a besoin pour faire le plein.

Pour chaque kilo de blé récolté, il aura fallu arroser les plants avec 1,500 litres d’eau. Pour produire 1 kg de boeuf, il faut utiliser en dix fois plus, soit 15,000 litres (en partie pour arroser les plantes dont il se sera nourri et le reste pour étancher sa soif).

De manière générale, il faut une tonne d’eau pour produire l’alimentation dont un végétarien a besoin quotidiennement tandis qu’il en faut six fois plus pour produire ce qu’un carnivore consomme chaque jour.

Référence : Faujas A, L’humanité pourra-t-elle éviter la famine ?, La Revue, 2011; 13: 64-70.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les 47 pages du contrat d’Apple

Publié le 9 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Se procurer des applications pour son iPad est une activité d’autant plus plaisante qu’une bonne partie d’entre elles sont gratuites et que les autres ne coûtent presque rien.

Depuis une semaine, je me suis procuré 19 de ces applications. Je me proposais de m’en procurer une vingtième quand mon iPad m’a informé que pour ce faire, je devais lire et accepter les nouvelles « Conditions générales et engagement de confidentialité d’Apple », un document de 47 pages dont chacune s’étend vers le bas, bien au-delà de ce que l’écran peut afficher.

Croit-on sérieusement que des centaines de millions de personnes se donneront la peine de lire et comprendre un tel document ?

J’aimerais bien que les pouvoirs publics votent une loi selon laquelle seuls les premiers 200 mots d’un contrat relatif aux droits d’utilisation d’un logiciel grand public sont valables et que tout ce qui suit n’a aucune importance.

Si tel était le cas, je suis certain que des compagnies comme Apple feraient ce petit effort de concision qui semble leur faire défaut actuellement…

On comprend pourquoi ces documents sont longs. À qui les compagnies s’adressent-elles pour faire rédiger de tels contrats ? À des avocats payés à l’heure. Pourquoi feraient-ils ça court ?

Pour terminer, quand j’entends tous ces dirigeants d’entreprises se plaindre de la paperasserie gouvernementale, j’ai l’impression que si les compagnies prospères comme Apple pouvaient acheter des gouvernements, ce serait pire si j’en juge à leur propension à nous écraser avec leurs contrats bavards et interminables destinés à les protéger de tout.

Parus depuis :
« L’absurdité » des conditions d’utilisation des applis démontrée en vidéo (2016-05-25)
Thousands sign up to clean sewage because they didn’t read the small print (2017-07-14)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les maisons traditionnelles de Shanghai

Publié le 8 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
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Hôtel particulier parisien (© 1998 — Cyril Bordier)
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Il existe encore des milliers de maisons traditionnelles dans les quartiers touristiques de Shanghai. Mais chaque année, des centaines d’entre elles disparaissent sous le pic des démolisseurs pour faire place à des tours résidentielles et des complexes hôteliers.

À Beijing, les maisons traditionnelles sont appelées « maisons à cours carrée ». Elles sont complètement différentes de celles de Shanghai.

Dans la capitale chinoise, un territoire carré ou rectangulaire est délimité par un mur auquel sont adossés des pavillons : chambre des parents, celle des grands-parents, la cuisine et l’atelier de travail, par exemple. Un espace central est réservé à la vie commune (au séchage du linge ou aux repas lorsque la température extérieure le permet). Ces maisons s’apparentent aux demeures nobiliaires de la Rome antique et à celles qu’on peut voir dans les films indous de Satyajit Ray.

Le modèle classique de la maison populaire de Shanghai s’apparente, en plus petit, aux hôtels particuliers parisiens du XVIIe siècle. Vue des airs, elle a la forme d’un « U » fermé par un muret percé d’une porte d’accès. Rectangulaire, aux coins supérieurs arrondis, cette porte s’enorgueillit habituellement d’un portail décoratif moulé. À deux ou trois étages, elle permet une plus importante densité urbaine. D’autant plus qu’au fil du temps, cette maison fut occupée par un nombre croissant de familles, au fur et à mesure qu’augmentait la surpopulation de la ville. Quant à la cour extérieure, minuscule, elle sert de débarras et de puits de lumière pour toutes les pièces.

Tandis que les maisons traditionnelles de Beijing ont été conçues par des Chinois pour des Chinois, celles de Shanghai ont été conçues à l’origine par des entrepreneurs étrangers pour loger leur main-d’œuvre indigène à bon marché.

Répétée de manière presqu’immuable pendant des décennies le long de ruelles étroites, la maison traditionnelle de Shanghai se décline aujourd’hui en une multitude de variations. Les plus spacieuses d’entre elles permettent à leur propriétaire de transformer leur cour extérieure en jardin, en petit commerce ou en restaurant.

Sur d’anciens lots de maisons traditionnelles se dressent des immeubles modernes qui, au soleil, resplendissent de l’éclat de la nouveauté. Sur les rues commerciales qui délimitent les lots de maisons traditionnelles, s’alignent des échoppes, des restaurants et des hôtels. À l’ombre de ces derniers, loin du regard des touristes, un monde révolu tire à sa fin.

Note : La vue de l’hôtel Melchior de Gillier est tirée du livre « Louis Le Vau, architecte », tome 1, écrit et illustré par Cyril Bordier, Éditions Léonce Laget, Paris, 1998: 237 pages.

Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Shanghai : Généralités

Publié le 7 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
Cette vidéo est un fourre-tout où sont présentées des images relatives aux moyens de transport, aux infrastructures urbaines, et à la manière de vivre des gens de Shanghai. Pour cette raison, la description qui suit sera plutôt décousue.

La vidéo débute par une photo d’employés municipaux qui, le matin, enlèvent des trottoirs les gommes à mâcher laissées par les passants. Puis en rafale, la vidéo montre quelques plaques décoratives qui encerclent le pied des arbres, des vélos, des scooters, des automobiles (au son des klaxons utilisés trop souvent), des taxis et des panneaux de circulation lumineux qui informent en temps réel les conducteurs des ralentissements de circulation.

En rouge sur fond blanc, le symbole graphique du métro de Shanghai est constitué d’un petit « M » au centre d’un « S » stylisé en forme de cercle.

Les titres de transport s’achètent auprès de machines distributrices. Aux bornes d’accès du métro, on insère les passes journalières dans la fente prévue à cette fin ou on dépose sa passe mensuelle à plat sur le lecteur turquoise du dessus.

À toutes les stations de métro — et ce, sans exception — les colis, valises et sacs à dos sont passés aux rayons-X. Défilant devant les affiches lumineuses placardant les murs, les passagers se déplacent généralement sans précipitation.

Il n’y a jamais de suicide dans le métro de Shanghai. Contrairement à Montréal, une longue cloison transparente sépare le quai des trains. Lorsque ceux-ci arrivent en gare, des ouvertures permettent alors l’accès aux wagons.

Lorsque le train n’est pas encore arrivé, on peut voir des affiches lumineuses sur le mur au-delà des rails. Le premier des deux exemples concerne des espadrilles dont le prix varie de 59 à 99 yuans (soit de 10 à 15$ ou de 6 à 10 euros) et qu’on peut acheter sur l’internet.

La signalisation du métro est bilingue. Pour un étranger, il est très facile de s’y retrouver. Dans les stations, l’information est partout : suspendue du plafond, au niveau des yeux et même au sol.

Sur le schéma à 1:52, les stations d’où provient le train sont en grisé : en couleur, là où il va. Les correspondances sont illustrées par des capsules aux couleurs de la ligne de métro correspondante.

Toutes les stations sont d’une propreté impeccable.

Dans les wagons, des schémas ou des panneaux lumineux renseignent les passagers.

Quittons le métro. La vidéo présente ensuite un échafaudage de construction en bambou, suivi de quelques photos prises au cours d’une canicule (dont cet enfant, le postérieur à l’air), et des images de ces tiges de bambou destinées au séchage du linge. Pour terminer, quoi de plus universel qu’une chicane de famille.

C’est la vie…


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Droite prédatrice et la ruine des peuples

Publié le 6 juin 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
© 2008 — Wikipedia

Avant-propos : Voici une réplique que j’ai publiée sur le site de Radio-Canada en réponse à un commentaire relatif à la victoire de la Droite aux élections portugaises.

Réflexion2000 écrit :

…la Gauche et les syndicats avaient pris le pouvoir au Portugal,
en Grèce, en Espagne, en Irlande et partout ça a été le même
résultat de désolation…en moins de 5 ans !

La récession actuelle qui frappe l’Occident est le résultat de la déréglementation et du laissez-faire des États envers les milieux financiers.

Le facteur déclenchant de cette crise a été l’éclatement d’une bulle immobilière aux États-Unis. Mais sa cause profonde a été ces centaines de milliards de produits financiers — presque totalement dépourvus de valeur — vendus frauduleusement par des dirigeants de Wall Street.

Ces derniers savaient que leurs produits étaient toxiques mais on soigneusement évité d’en informer leur clientèle. De plus, ils ont obtenu le silence complice de leurs employés grâce à un généreux système de bonus.

Cette fraude, immense, a contaminé tout le système financier Occidental.

Ainsi, ce ne sont pas les syndicats qui ont mené l’Islande à la faillite : ce sont ses banquiers.

Quant à l’Irlande voisine, dont le produit intérieur brut s’est dramatiquement contracté de 15% en trois ans, ce pays paie aujourd’hui pour le beau party néo-libéral qu’il s’est offert pendant quelques années.

Lors de l’éclatement de la crise économique actuelle, qui dirigeait les États-Unis ? Le Parti républicain, au pouvoir depuis 2001. Qui dirigeait la Grande Bretagne ? Un Parti travailliste appliquant des politiques de droite depuis 1997. En Grèce ? Le Parti conservateur qui, entre 2005 et 2009, avait fait de ce pays le cinquième plus important acheteur d’armes au Monde.

Bref, ce ne sont pas des mesures sociales qui ont ruiné ces pays ; c’est plutôt le gaspillage sans limite de milieux financiers totalement dépourvus de scrupules.

D’autre part, qui sont les pays émergents ? La Chine et le Brésil, entre autres, deux pays totalement imperméables au néo-libéralisme qui a dévasté l’Occident.


Dettes nationales en pourcentage du produit intérieur brut


 
Quant à la crise des devises, c’est le résultat d’un assaut spéculatif dirigé par les agences de notation visant à déstabiliser des gouvernements gauchistes en Grèce, au Portugal et en Espagne. Or deux de ces trois pays sont moins endettés que l’Italie et la France (dirigés par des gouvernements de Droite). Les gouvernements de la péninsule ibérique sont même moins endettés que les États-Unis, un pays qu’on ne peut pas qualifier d’État-Providence.

Ici même au Québec, la croissance économique de la province a été supérieure à la moyenne canadienne pendant neuf des dix dernières années du gouvernement Landry du Parti québécois (rappelez-vous : le Fédéral diminuait, à juste titre, les transferts de péréquation au Québec) alors que cette croissance est redevenue pour de bon sous la moyenne canadienne dès la première année du gouvernement néo-libéral actuel.

Bref, la crise financière et la crise des devises sont toutes deux causées par une Droite prédatrice — qui réclame toujours plus énergiquement l’appauvrissement des citoyens à son profit — et non à cause des méchants syndicats.

Références :
Portugal : La droite l’emporte largement aux législatives
Le déclin de la Grèce
Le « Power Trip » des agences de notation

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Écrit par Jean-Pierre Martel


De Montréal à Shanghai

Publié le 4 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Cette vidéo documente les premiers 24 heures de mon voyage de l’automne dernier à Shanghai.

Au terminus Voyageur de la station de métro Berri-UQUAM, je prends d’abord l’autobus qui fait la navette avec l’aéroport P.E.-Trudeau.

L’avion décolle de Montréal à 10h pour faire escale à Toronto. Puis ce sera le long vol de plus de quinze heures vers Shanghai, toujours par Air Canada, qui traversera onze fuseaux horaires : il débute à 13h05 à Toronto et se termine le lendemain à 15h15 (heure de Shanghai).

À l’aéroport de cette ville, je prends le train le plus rapide au Monde, le Maglev (pour MAGnetic LEVitation). Sa vitesse maximale est de 431 km à l’heure. En une dizaine de minutes, ce train parcourt les 40 km qui séparent l’aéroport d’une station du métro de Shanghai. Or mon hôtel est situé à proximité d’une autre station sur la ligne 2 (celle qui débute précisément à l’aéroport).

Séjourner à un hôtel de Shanghai durant l’exposition universelle, c’est cher. Le prix officiel d’une chambre ordinaire au Howard Johnson Club était de 377$ ou 263 euros la nuit. Dans les faits, elle m’avait coûté 140$ — une économie appréciable — grâce aux tarifs imbattables d’une agence de voyage turque trouvée sur l’internet.

Vu des airs, le Howard Johnson Club a la forme d’un cornichon dodu. Il est bâti en diagonale à l’intersection de deux rues achalandées. Les chambres situées du côté de la rue souffrent du bruit de la circulation automobile. À ma demande expresse, ma chambre était du côté opposé, soit celui qui donne sur un jardin.

Après avoir pris le repas du soir à l’hôtel, j’en filme le comptoir de réception et je pars à la découverte des alentours : les photos prises à cette occasion seront incorporées à une vidéo à venir relative aux environs de l’hôtel.


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Payer pour l’annuaire téléphonique

Publié le 3 juin 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Contrairement aux Pages jaunes, les annuaires téléphoniques ordinaires ne comportent que très peu de publicité. Conséquemment, ils ne sont pas rentables.

Il est beaucoup plus simple de taper « XYZ est, rue Sherbrooke Montréal » dans le moteur de recherche de Google que d’avoir à tourner les pages d’un annuaire. Conséquemment, ils sont de moins en moins utilisés. La dernière fois que j’ai consulté les Pages blanches, c’était il y a plusieurs années.

Ils ne sont utiles qu’aux personnes qui n’ont pas d’ordinateur ou qui n’ont pas encore découvert les bénéfices de l’internet. Mais d’une manière ou d’une autre, c’est nous tous qui payons pour l’impression de ces bouquins généralement inutiles.

Or ceux-ci représentent des tonnes de papier. Dans le meilleur des cas, ces annuaires finiront dans des bacs de recyclage. Mais il y a une solution encore plus respectueuse de l’environnement : c’est d’en imprimer moins.

C’est pourquoi il serait sage de cesser la distribution systématique des Pages blanches et de réserver ces imprimés qu’à ceux qui voudront payer pour en obtenir un exemplaire.

Référence :
Phone-book delivery disappearing

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Écrit par Jean-Pierre Martel