La Piéride de la rave

Publié le 7 mars 2017 | Temps de lecture : 3 minutes
Papillon femelle, vu de côté
Face dorsale du papillon mâle
Face dorsale du papillon femelle
Face dorsale du papillon femelle, de biais

Introduction

La Piéride de la rave (Pieris rapae) est un petit papillon blanc mat dont l’envergure fait entre quatre et cinq centimètres. C’est autour de 1860 que ce papillon a fait son apparition au Québec.

Face dorsale des ailes

Sur la face dorsale des ailes, l’apex est gris ou noir et l’aile antérieure porte, selon le sexe, une ou deux taches noires; les femelles en ont deux et les mâles, une seule.

De plus, vers le thorax, les ailes antérieures sont saupoudrées de gris, ce qui est également le cas des ailes postérieures.

Chez la femelle, une ‘coulée’ de poudre grise située près du bord inférieur de l’aile antérieure relie discrètement la seconde tache noire au thorax.

Une frange de courts poils blancs borde le côté extérieur des ailes.

Face ventrale des ailes

Sur la première photo ci-dessus, ce qui semble être un reflet des fleurs jaunes avoisinantes ne l’est pas.

L’apex de l’aile antérieure est réellement jaune pâle. Quant aux ailes postérieures, elles sont délicatement teintées de jaune chez la femelle : cette couleur est plus affirmée chez le mâle.

Ce qui la distingue de la Piéride du chou

La Piéride de la rave est plus petite que la Piéride du chou. Les ailes de la première font de 4 à 5 cm tandis que la seconde possède une envergure de 5 à 6,5 cm.

Sur la Piéride du chou, la tache noire de l’apex est plus étendue et adopte la forme concave de la lame d’une faux.

La femelle de la Piéride de la rave pond ses œufs isolément, en volant de feuille en feuille alors que la Piéride du chou pond les siens groupés.

Lorsque l’une et l’autre s’attaquent au chou, la chenille de la Piéride du chou se trouvera sur les feuilles déployées alors que la chenille de la Piéride de la rave aura tendance à s’enfouir dans la pomme de ce légume.

Biologie

La Piéride de la rave est un des papillons les plus communs au monde. On le trouve dans les pays tempérés, aux Bermudes, dans la péninsule arabique, au Maghreb, au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’œuf allongé est pondu debout. Frais, il est blanc translucide  il jaunit au cours de sa maturation.

La période d’incubation dure une semaine.

La chenille verte décorée de jaune se nourrit de Brassicacées (dont la rave, évidemment).

Ce papillon connait trois à cinq générations par année en plaine et deux en montagne.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14
1re photo : 1/400 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Nuit blanche 2017

Publié le 6 mars 2017 | Temps de lecture : 1 minute

 

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C’est samedi dernier qu’avait lieu la Nuit blanche dans le cadre du festival Montréal en lumière.

Ce festival d’hiver — le plus important au monde — combine gastronomie, théâtre, cirque, danse, et art contemporain.

La nouveauté de sa 18e édition, c’était l’ajout d’un circuit de 3,6km (appelé Illuminart) le long duquel se répartissaient 25 installations lumineuses réalisées par des créateurs d’ici et d’ailleurs.

Si le volet gastronomique mettait en vedette la ville de Lyon, le festival célébrait également le cinquantième anniversaire de l’exposition universelle qui s’est tenue à Montréal en 1967.

Le diaporama ci-dessus présente quelques photos prises au cours de la Nuit blanche. Il comprend trois volets : l’esplanade du stade olympique, le site du festival, et le long du circuit d’Illuminart.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 25 mm F/1,2 et M.Zuiko 75 mm F/1,8.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Lacunes sanitaires de restaurants et d’épiceries de Montréal (de février à décembre 2016)

Publié le 5 mars 2017 | Temps de lecture : 10 minutes

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés récemment pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Pour ces onze mois, les amendes totalisent 508 075$.

• Adar (Pâtisserie —) / 5634 Av. Westminster / 3 350$
• Adriatica (Boulangerie et pâtisserie —) / 5824 Boul. Saint-Laurent / 2 500$
• Aladdin (Restaurant —) / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 000$
• À la Japonaise (Expérience Teriyaki) / 3131 Boul. de la Côte-Vertu / 1 000$
• Alimentation Exotique de Montréal / 6695 Av. Victoria / 2 500$
• Al Mizan (Marché —) / 1695 Boul. De Maisonneuve Ouest / 3 750$
• Al-Taib / 1625 Boul. De Maisonneuve Ouest / 1 000$
• Amarone Montrésor (Restaurant —) / 2040 Rue Saint-Denis / 1 500$
• Amir (Restaurant —) / 5252 Rue Jean-Talon Ouest / 6 000$
• Amir (Restaurant —) / 580 Rue Sainte-Catherine Est / 1 900$
• Aqua Lunch / 977 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 300$
• Arabella (Café restaurant —) / 178 Pl. du Marché-du-Nord / 350$
• Aramark Bombardier / 1800 Boul. Marcel-Laurin / 2 000$
• Artizan Pizza (L’—) / 414 Rue Fleury Ouest / 1 250$
• Au Paradis des Iles (Restaurant —) / 8080 Boul. Newman / 1 000$
• Aurora (Brasserie —) / 3175 Av. de Granby / 1 900$
• Aux Deux Gaulois (Boucherie —) / 8501 Rue Saint-Denis / 1 200$
• Aux Quatre Vents / 7070 Av. Henri-Julien / 250$
• Aux Vivres (Restaurant végétalien —) / 4631 Boul. Saint-Laurent / 1 000$
• Banh Xeo Minh (Restaurant —) / 1308 Rue Bélanger / 2 250$
• Barbes Café-resto / 3911 Rue Jean-Talon Est / 900$
• Basha (Restaurant —) / 286 Rue Jean-Talon Est / 1 700$
• Bâton Rouge Suite 233 (Restaurant —) / 7999 Boul. des Galeries-d’Anjou / 1 200$
• BBQ Doré (Restaurant Le —) / 3392 Rue Jean-Talon Est / 3 500$
• Beijing (Restaurant —) / 92 Rue De La Gauchetière Ouest / 9 800$
• Belles-Sœurs (Restaurant Les —) / 2251 Rue Marie-Anne Est / 250$
• Bob Produits Frais / 12559 Av. Fernand-Gauthier / 750$
• Bonfire (Les Services alimentaires —) / 4840 Av. Saint-Kevin / 1 000$
• Brûlerie Urbaine / 5252 Ch. de la Côte-des-Neiges / 750$
• Buffalo Bill Wings / 5248 Ch. de la Reine-Marie / 1 250$
• Buffet chinois Lasalle / 2101A Av. Dollard / 2 800$
• Café Bistro / 3100 Boul. de la Côte-Vertu / 800$
• Café du Musée McCord / 690 Rue Sherbrooke Ouest / 250$
• Café et Crêpe / 374 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Café Le Centre / 1290 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 450$
• Café Suprême / 700 Boul. René-Lévesque Ouest / 1 000$
• Café Tunis / 3765 Rue Villeray / 1 000$
• Café Victoria / 8600 Boul. Langelier / 2 950$
• Cantor (Boulangerie — Bon Marché) / 8575 8e Avenue / 1 600$
• Capitol (Bouchers —) / 158 Pl. du Marché-du-Nord / 1 250$
• Capucine (Resto-bar —) / 7000 Boul. Maurice-Duplessis / 1 500$
• Casa Cacciatore (Restaurant —) / 170 Rue Jean-Talon Est / 1 350$
• Catic Canada (Distributeur —) / 6293 Boul. Léger / 900$
• C & C (Marché —) / 4829 Rue de Verdun / 1 750$
• Charleroi (Supermarché —) / 4764 Rue de Charleroi / 1 250$
• Chester Pizza / 3681 Rue Wellington / 1 250$
• Chez Daniel (Boulangerie Kasher —) / 340 Boul. Marcel-Laurin / 650$
• Chez Dany (Pizzeria —) / 4348 Rue Saint-Denis / 750$
• Chef Foo / 4715 Av. Van Horne / 1 250$
• Chez Khady / 850 Boul. Décarie / 3 500$
• Chez La Mère / 5054 Rue de Castille / 900$
• Chez Maxim Oriental / 1059 Boul. Saint-Laurent / 1 250$
• Chez Ping / 6222 Boul. Monk / 2 000$
• Chez Ping / 7401 Boul. Newman / 1 950$
• Chico’s (Restaurant —) / 6580 Boul. Saint-Laurent / 750$
• Churros / 7497 Rue Saint-Hubert / 1 000$
• Cocobun (Pâtisserie —) / 1550 Boul. De Maisonneuve Ouest / 900$
• Comment Allez-Vous Tout Le Monde (Marché —) / 445 Av. Ash / 1 500$
• Cristal Chinois / 1002 Boul. Saint-Laurent / 11 600$
• Cuisine AuntDai / 5557A Ch. de la Côte-des-Neiges / 11 500$
• Cuisine Szechuan / 2350 Rue Guy / 250$
• Cultures / 3131 Boul. de la Côte-Vertu / 750$
• Cultures / 1500 Av. McGill College / 700$
• Cultures et Thai Express / 1023 Rue du Marché-Central / 1 850$
• Darlington (Supermarché international —) / 6655 Av. Darlington / 800$
• Décarie Hot Dog (Restaurant —) / 953 Boul. Décarie / 250$
• Déli Bourassa (Restaurant —) / 6000 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 250$
• Délices Al-Manar / 5595 Ch. de la Côte-de-Liesse / 500$
• Délicieux Express / 1439 Rue Saint-Mathieu / 2 250$
• Déli-panneur / 1822 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• Dépanneur Bellevie / 4201 Rue Saint-Jacques / 750$
• Desi Dera (Restaurant —) / 790 Rue Jarry Ouest / 1 750$
• Dhillon Brother Grocery / 775 Rue Jean-Talon Ouest / 6 000$
• Divino (Restaurant —) / 3500 Boul. de la Côte-Vertu / 4 250$
• Dolce Vita (Café bistro —) / 505 Rue Sainte-Catherine Est / 2 000$
• Double Pizza / 620 90e Avenue / 500$
• Double Pizza / 7180 Boul. Pie-IX / 2 400$
• Double Pizza / 280 Rue Sainte-Catherine Ouest / 2 000$
• Dragonnaire (Restaurant —) / 5563 Boul. Léger / 500$
• East Pan-asiatique Cuisine & Bar / 1250 Boul. Robert-Bourassa / 500$
• Eche pa Echarle (Restaurant —) / 7216 Rue Saint-Hubert / 1 000$
• Efes (Pâtisserie boulangerie —) / 689 Rue Saint-Roch / 1 400$
• Eggspectation / 5179 Ch. de la Côte-des-Neiges / 2 000$
• Epic Dibella (Bistro —) / 5055 Rue Saint-Zotique Est / 1 400$
• Esposito (Les Aliments —) / 7030 Boul. Saint-Michel / 3 750$
• Ethan (Restaurant —) / 72 Rue De La Gauchetière Ouest / 6 650$
• Euromarché Latina (L’—) / 11847 Boul. Laurentien / 4 250$
• Euromarché St-Michel / 10181 Boul. Saint-Michel / 750$
• Eva B. Galerie Café Boutique / 2015 Boul. Saint-Laurent / 1 000$
• Express Miramar / 5250 Rue Jarry Est / 1 000$
• Farrouj Express / 3575 Av. du Parc / 250$
• Ferdous (Marché —) / 1451 Rue Sainte-Catherine Ouest / 750$
• Fiore (Restaurant —) / 977 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Fortune (Casse-croute —) / 6448 Boul. Saint-Laurent / 1 300$
• Fu Tai (Marché —) / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 500$
• Guizot (Boulangerie-pâtisserie —) / 31 Rue Guizot Est / 1 900$
• FC Fruits et Légumes / 7070 Av. Henri-Julien / 950$
• Festival Philippines (Boulangerie —) / 5980 Av. Victoria / 900$
• Froment et de Sève (Boulangerie de —) / 2355 Rue Beaubien Est / 900$
• Gariépy & Fils Fins gourmets / 3240 Rue Dandurand / 750$
• Groupe Hattem (Le —) / 11111 Rue Notre-Dame Est / 2 500$
• Habibi Toujours (Restaurant —) / 1172 Rue Bishop / 1 800$
• Hoai Huong (Restaurant —) / 5485 Av. Victoria / 1 250$
• Hoang Oanh (Sandwich vietnamien —) / 1071 Boul. Saint-Laurent / 1 500$
• Hochelaga (Restaurant pizzeria —) / 4743 Rue Hochelaga / 1 000$
• Huong Thinh (Restaurant —) / 2098 Rue Jean-Talon Est / 1 250$
• Hyang (Restaurant japonais —) / 5332 Ch. de la Reine-Marie / 1 000$
• Hymus (Bar — ou Brasserie —) / 177 Boul. Hymus / 750$
• Jade Quartier chinois (Restaurant —) / 67 Rue De La Gauchetière Ouest / 900$
• Jolée (Restaurant —) / 5495A Av. Victoria / 2 250$
• Jong Ro (Pâtisserie —) / 7417 Av. Harley / 11 800$
• Kascher de Qualité (Boulangerie —) / 5855 Av. Victoria / 3 000$
• Kalohin (Restaurant —) / 1240 Rue Stanley / 3 750$
• Kebab Express (Restaurant —) / 5567A Ch. de la Côte-des-Neiges / 750$
• Kien Vinh Tradings / 1062 Boul. Saint-Laurent / 3 000$
• Kim Phat (Les Aliments —) / 3588 Rue Goyer / 10 950$
• Kiskeya (Restaurant —) / 3211 Rue Denis-Papin / 3 250$
• Klondike Resto Bar & Grill / 100 Rue Sainte-Anne / 3 600$
• La Baie des Fromages / 1715 Rue Jean-Talon Est / 2 500$
• La Belle Haitianna / 9032 Boul. Saint-Michel / 800$
• La Belle Province Dorval / 388 Av. Dorval / 3 500$
• La Bottine Filante (Centre de la petite enfance —) / 6970 Av. Christophe-Colomb / 500$
• L’Académie de l’Ouest (Restaurant —) / 6321 Aut. Transcanadienne / 1 000$
• La Cannoise (Boulangerie Pâtisserie —) / 1301 Rue Ontario Est / 1 000$
• Lacordaire (Marché —) / 2914 Rue Lacordaire / 750$
• La Frita Pizzeria / 4909 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• Lahmadjounes Arméniens / 420 Rue Faillon / 1 500$
• Lahore Karachi (Restaurant —) / 14329 Boul. de Pierrefonds / 250$
• Laitue & Go / 1000 Rue De La Gauchetière Ouest / 2 250$
• Laitue & Go / 110 Rue Peel / 2 000$
• Laitue & Go / 100 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 500$
• Laitue & Go / 1 Pl. Ville-Marie / 1 750$
• Lajeunesse (Pâtisserie —) / 533 Rue Gounod / 1 000$
• La Maison Kim Mon (Restaurant —) / 5047 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 300$
• La Mama (Restaurant —) / 1173 Rue Notre-Dame (Lachine) / 500$
• La Marchigiana (Boulangerie pâtisserie —) / 7757 Boul. Newman / 250$
• La Menara (Restaurant —) / 256 Rue Saint-Paul Est / 1 250$
• La Québécoise Hot Dog / 3520 Rue Ontario Est / 3 900$
• L’Art du Hamburger / 408 Rue Gilford / 1 200$
• Lasalle R.D.P. (Boulangerie et pâtisserie) / 8591 Boul. Maurice-Duplessis / 2 000$
• La Saveur (Pâtisserie) / 6033 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 500$
• La Stanza (Buffet —) / 6878 Rue Jean-Talon Est / 11 050$
• Laurier (Super marché —) / 1293 Av. Laurier Est / 250$
• La Vida Casse-croute créole / 785 Rue Jarry Ouest / 3 500$
• Le Baobab Café / 4800 Rue Wellington / 250$
• Le Boustan / 2020A Rue Crescent / 3 000$
• Le Cartier Café bistro / 3550 Ch. de la Côte-des-Neiges / 1 200$
• Le Manoir (Brasserie —) / 625 32e Avenue / 800$
• L’Entrepôt Mont-Royal (Resto —) / 1019 Av. du Mont-Royal Est / 1 000$
• Le Régal (Pizza —) / 4334 Boul. Henri-Bourassa Est / 750$
• Le Village grec (Restaurant —) / 654 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Le Whynot (Café —) / 5384 Av. Gatineau / 2 750$
• Liesse (Supermarché —) / 761 Rue de Liège Ouest / 250$
• L’Oasis (Pizzeria —) / 6183 Rue Bélanger / 700$
• L’Olivier (Supermarché —) / 234 Rue Jean-Talon Est / 4 250$
• Lumy (Marché —) / 997 Av. Ogilvy / 1 000$
• Lyla (Restaurant —) / 431 Rue Jean-Talon Ouest / 1 250$
• Madni (Marché —) / 12090 Boul. Laurentien / 1 250$
• Maharaja (Restaurant-buffet) / 1481 Boul. René-Lévesque Ouest / 7 900$
• Maison Egg Roll Le Paprika / 3741 Rue Wellington / 1 250$
• Maison Mottas (Pâtisserie —) / 303 Av. Mozart Est / 10 500$
• Mako (Charcuterie —) / 7220 Av. Querbes / 2 500$
• Mama Super Marché Antillais / 4757 Rue de Charleroi / 2 000$
• Mandy’s / 5033 Rue Sherbrooke Ouest / 2 000$
• Mangue et Melon / 7070 Av. Henri-Julien / 250$
• Man Na (Restaurant —) / 1421 Rue Bishop / 750$
• Marabou Créole (Restaurant —) / 9880 Boul. Saint-Laurent / 3 450$
• Marcello’s Market and Deli / 800 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 000$
• Marché d’Afrique / 881 Rue Jean-Talon Ouest / 700$
• Marché Oriental St-Denis / 7101 Rue Saint-Denis / 1 000$
• Marché 18 / 4650 Rue d’Amiens / 900$
• McCormack (les Viandes —) / 947 Rue de l’Église / 900$
• Méridionale (Boulangerie pâtisserie charcuterie —) / 1699 Rue Thierry / 500$
• Mile-End (Épicerie —) / 5710 Av. du Parc / 700$
• Mistinguette (Restaurant —) / 1558 Rue Fleury Est / 3 050$
• Mokolo (Marché —) / 4974 Ch. de la Reine-Marie / 1 200$
• Molisana (Boulangerie —) / 6547 Av. Somerled / 1 700$
• Mon Shing (Restaurant —) / 90 Rue De La Gauchetière Ouest / 1 750$
• Mosaïque (Boulangerie —) / 3531 Rue Bélair / 4 500$
• Muffins Plus / 625 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• Multi Family Service (Épicerie —) / 436 Av. Ogilvy / 7 000$
• Nacho Libre Taco bar / 913 Rue Beaubien Est / 1 000$
• Nanthakumar / 800 Rue Saint-Roch / 1 200$
• New Kwality (Restaurant —) / 4771 Boul. des Sources / 1 500$
• New Marché 786 / 772 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Nouilles Etc. (Restaurant —) / 6666 Rue Sherbrooke Est / 2 000$
• Nouveau Systême (Restaurant —) / 3419 Rue Notre-Dame Ouest / 1 000$
• O’Cantinho (Restaurant —) / 3204 Rue Jarry Est / 1 875$
• Oineg (Traiteur —) / 360 Rue Saint-Viateur Ouest / 1 750$
• One Stop (Supermarché cahère —) / 6735 Av. de Darlington / 1 400$
• Opéra Café (L’— ou Caféine Plus) / 888 Boul. De Maisonneuve Est / 250$
• Palais Montcalm (Restaurant —) / 1314 Rue Ontario Est / 3 500$
• Panda Sushi Queen Mary / 5240 Ch. de la Reine-Marie / 1 200$
• Paradis Montréal / 7343 Rue Saint-Hubert / 350$
• Paris Pho (Restaurant —) / 1717 Rue Poirier / 900$
• Pastatella (Manufacture —) / 1721 Rue Thierry / 500$
• Pâtes Coloccia / 1201 Rue Jean-Talon Est / 2 000$
• Peety Pops (Restaurant pizzeria —) / 9597 Boul. Maurice-Duplessis / 250$
• Pendeli’s (Restaurant —) / 1401 Rue du Collège / 500$
• Petite-Italie (Charcuterie fromagerie de la —) / 8278 Boul. Maurice-Duplessis / 1 600$
• Pho Bac 97 (Restaurant —) / 1016 Boul. Saint-Laurent / 250$
• Pho 21 (Restaurant —) / 1454 Rue Amherst / 500$
• Pho 2000 (Restaurant —) / 223 Rue Sainte-Catherine Est / 2 000$
• Pho Moderne (Restaurant —) / 886 Boul. Décarie / 250$
• Piada Gelato Bar / 11702 Boul. De Salaberry / 1 250$
• Picadilly (Boulangerie Pâtisserie —) / 542 Av. Ogilvy / 700$
• Pita Burger / 6700 Ch. de la Côte-des-Neiges / 250$
• Pizzafiore (Restaurant —) / 3518 Av. Lacombe / 2 500$
• Pizza Pizza / 414 Rue Jean-Talon Ouest / 500$
• Pizzeli Coq (Restaurant —) / 7614 Rue Saint-Hubert / 2 500$
• P.M. (Restaurant —) / 1809 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• PNT (Restaurant —) / 3181 Rue Bélanger / 500$
• Pointe-Claire (Delicatessen —) / 51 Av. Donegani / 1 600$
• Portugalia (Rôtisserie —) / 34 Rue Rachel Ouest / 1 300$
• Premier Choix (Fruiterie et charcuterie —) / 6500 Av. Papineau / 800$
• Prison de Bordeaux / 800 Boul. Gouin Ouest / 1 750$
• Quing Hua Dumpling / 1676 Av. Lincoln / 1 250$
• Raja (Restaurant —) / 1151 Boul. Décarie / 250$
• Ram Sweetshop / 1016 Rue Jean-Talon Ouest / 1 750$
• Ravioli Maixiang Yuan / 1929 Rue Sainte-Catherine Ouest / 2 500$
• Relai Express (Le — ) / 7495 Rue Saint-Denis / 1 500$
• Restaurant Kurde / 6717 Boul. Monk / 3 250$
• Riviera (Boulangerie et patisserie —) / 435 Rue Jean-Talon Ouest / 1 000$
• Rizwan (Super Marché —) / 2170 Rue Patricia / 1 300$
• Rôtisserie Italienne (La —) / 1933 Rue Sainte-Catherine Ouest / 250$
• Royal Gala (Fruiterie —) / 2213 Rue Beaubien Est / 1 300$
• Royal Plus (Marché Tabagie —) / 6201 Av. Christophe-Colomb / 700$
• Ryan (Poissonnerie et restaurant —) / 8090 Boul. Langelier / 2 000$
• Sachi Sushi / 4931 Rue Beaubien Est / 1 250$
• Saint-Jean Bagel / 3702 Boul. Saint-Jean / 8 100$
• Salonica (Restaurant —) / 5261 Rue Saint-Denis / 4 000$
• San Gennaro (Restaurant —) / 69 Rue Saint-Zotique Est / 250$
• Santa Lucia (Restaurant —) / 1264 Rue Stanley / 1 000$
• San Vincenzo (Boulangerie et pâtisserie —) / 5047 Boul. Couture / 2 000$
• Savannah (Fruiterie —) / 5600 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 000$
• Séraphin (Boulangerie —) / 5008 Boul. Saint-Laurent / 250$
• Serrir (Boulangerie-pâtisserie —) / 6235 Rue Jean-Talon Est / 2 500$
• Shawarma Express / 7234A Rue Hutchison / 2 000$
• Shehrazad Resto-café / 1242 Rue Crescent / 800$
• Sheng Tang (Marché —) / 1425 Rue du Fort / 1 200$
• Silver Dragon II / 1800 Av. de l’Église / 5 450$
• Solymar (Restaurant —) — Voir Pizzeli Coq (Restaurant)
• Soubois (Restaurant —) / 1106 Boul. De Maisonneuve Ouest / 250$
• Soupe Bol / 1245 Place Phillips / 900$
• Souvlaki Tripolis / 679 Rue Saint-Roch / 1 000$
• Stanasis Saveur Caraïbe (Restaurant —) / 4077 Rue de Castille / 2 500$
• Station des Sports / 2051 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 600$
• Stecchino (Charcuterie —) / 1155 Rue Metcalfe / 1 400$
• Sun Heng (Restaurant —) / 6349 Boul. Léger / 1 250$
• Supermarché International Darlington / 6655 Av. de Darlington / 2 650$
• Sushi Crescent (Restaurant —) / 1437 Rue Crescent / 1 750$
• Sushi Plus / 1248 Av. Beaumont / 1 500$
• Sushi St-Denis / 1669 Rue Saint-Denis / 2 000$
• Sushi Time / 4534 Rue Wellington / 1 000$
• Swadesh (Marché —) / 484 Av. Ogilvy / 3 000$
• Tandoori Bellevue (Restaurant —) / 67 Rue Sainte-Anne / 3 500$
• Tandoori Centre Eaton / 705 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 250$
• Tania (Marché —) / 166 Pl. du Marché-du-Nord / 350$
• Teddy’s (Deli & Bar —) / 12825 Rue Sherbrooke Est / 750$
• Tendance Café / 1100 Boul. Crémazie Est / 1 200$
• Thai Express / 7275 Rue Sherbrooke Est / 750$
• Thmor Da (Restaurant —) / 3733A Rue Jarry Est / 2 000$
• Tiffany’s (Restaurant —) / 7977 Boul. Décarie / 2 500$
• Tim Horton (Café —) / 115 Boul. Crémazie Ouest / 1 500$
• Touma (Restaurant —) / 222 Boul. Crémazie Est / 1 350$
• Tous Les Jours (Restaurant —) / 1689 Av. du Mont-Royal Est / 6 000$
• Traiteur Oineg / 360 Rue Saint-Viateur Ouest / 3 600$
• Tropic (Supermarché —) / 8075 Av. André-Ampère / 6 950$
• Variété Dépanneur Unik / 6342 Rue Pascal / 1 350$
• Vertiere (Marché —) / 2569 Boul. Henri-Bourassa Est / 1 250$
• Vianou (Pâtisserie —) / 7110 Rue Alexandra / 1 700$
• Vie & Nam / 705 Rue Sainte-Catherine Ouest / 1 000$
• Vincent Sous-Marin / 3855 Rue Sainte-Catherine Est / 900$
• Wok Café / 1845 Rue Sainte-Catherine Ouest / 5 100$
• Wok’n Roll (Restaurant —) / 4293 Rue Saint-Denis / 1 250$
• Zinman Marché de volailles St-Dominique / 7010 Rue Saint-Dominique / 1 200$
• Zushi Sushi / 1805 Rue Sainte-Catherine Ouest / 500$
• 17 Avenue (Restaurant —) / 3732 Rue Jean-Talon Est / 1 700$


Pour consulter la liste de tous les articles publiés sur ce blogue relativement aux établissements condamnés pour avoir enfreint les règles sanitaires de la ville, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 30

Publié le 3 mars 2017 | Temps de lecture : 6 minutes
© 2010 — Google Maps

Environ 200 000 jeunes saoudiens masculins sont envoyés à l’étranger pour y étudier.

L’école saoudienne est tellement centrée sur l’apprentissage du wahhabisme que beaucoup d’entreprises du pays préfèrent faire venir leur main-d’œuvre qualifiée de l’Étranger.

Le chômage qui frappe les diplômés moins fortunés explique pourquoi les Saoudiens forment le plus important contingent de mercenaires au sein de l’État islamique et d’Al-Qaida en Syrie (devant les Tchétchènes sunnites exilés en Turquie).

Référence :
Laurens T. Un royaume en danger. La Revue 2016; no 61-2: 155.


 
La France n’est pas le pays francophone le plus peuplé au monde.

Avec sa population de 85 millions d’habitants, ce titre appartient à la République démocratique du Congo.

Il est à noter que cet ancien Congo belge ne doit pas être confondu avec la République du Congo, ancienne colonie française.

La République démocratique du Congo est également le principal producteur mondial de cobalt dont il détient la moitié des réserves connues, loin devant le second producteur, la Chine.

À faible dose, ce métal est essentiel à la vie puisqu’il est au cœur de l’hydroxycobalamine (la vitamine B12 naturelle) et de la cyanocobalamine (sa version pharmaceutique vendue en Amérique du Nord).

À forte dose, il est hautement toxique.

Références :
Cobalt
Anonyme. Priorité à la croissance économique. Supplément à La Revue 2015; no 57-8: 12-9.
République démocratique du Congo


 
Au milieu des années 1960, 48 gros buveurs de bière furent empoisonnés au sulfate de cobalt ajouté à la bière DOW comme stabilisateur de mousse.

En raison des craintes suscitées, cette brasserie a fait faillite peu de temps après.

À l’époque comme aujourd’hui, le gouvernement canadien permet que des produits chimiques soient ajoutés à la bière à l’insu des consommateurs, une pratique interdite en Allemagne.

Références :
Brasserie Dow
Des bières dangereuses?
Les 500 ans du décret sur la pureté de la bière (Reinheitsgebot)

Paru depuis :
Une bière qui fait planer découverte par hasard


 
Avec l’Inde, le Pakistan et la Sierra Leone, les États-Unis sont un des treize pays au monde qui ne garantissent aucune vacance annuelle payée à leurs citoyens.

La moitié des bas salariés n’en ont pas. D’une manière générale, près d’un Américain sur quatre ne peut aller en vacances qu’à ses frais.

Même une partie de ceux à qui l’employer accorde des vacances payées n’osent pas en profiter. Si bien qu’en 2015, 41% des Américains ont eu des congés hebdomadaires mais pas un seul jour de véritable vacance.

Référence : Sanders B. Our Revolution: A Future to Believe In. New York: Thomas Dunne Books, 2016.


 
L’Inde n’est pas seulement un pays où le viol est endémique : comme dans beaucoup d’autres pays asiatiques, c’est aussi un pays où se pratique beaucoup le harcèlement sexuel.

Le transporteur aérien national est Air India.

En décembre 2016, un passager de la classe affaires avait été s’assoir à côté d’une femme endormie dans la classe économique afin de procéder à des attouchements sexuels qui avaient finalement réveillé la passagère.

Plus tôt ce mois-ci, un autre passager avait été arrêté en raison d’attouchements et de remarques inappropriées ciblant une agente de bord.

Pour combattre cela, Air India a récemment décidé d’offrir (sans frais supplémentaires) deux rangées de sièges réservées exclusivement aux femmes.

Référence :
Air India introduces female-only rows to tackle harassment


 
Avec son climat chaud et sec, l’Australie est propice aux incendies, notamment à ce qu’on appelle feux de végétation.

Celui du 6 février 1851 fut surnommé le Jeudi noir : environ un million de moutons et des milliers de bovidés y perdirent la vie.

Si ces incendies constituent une calamité du point de vue économique, elles permettent la régénération des forêts.

Par temps très chaud, les eucalyptus libèrent des vapeurs d’huile inflammables; il suffit d’un orage pour déclencher un feu de forêt.

Plusieurs eucalyptus possèdent des bourgeons de réserve sous leur écorce et certaines graines ne germent qu’en présence de cendres au sol.

Références :
Incendies de végétation en Australie
Rogel JP. Quelques secrets de l’eucalyptus. Quatre-temps 2016; vol. 40 no 1: 48-52.


 
Chez les 15 à 29 ans, les accidents de la route sont la principale cause de décès dans le monde, tuant annuellement 300 000 jeunes.

Dans l’ensemble des victimes (jeunes ou non), 31% sont des passagers d’automobiles, 23% sont des motocyclistes, 22% sont des piétons, 4% sont des cyclistes et 21% sont de statut inconnu.

C’est en Afrique que le taux est le plus élevé atteignant 26,6 morts par 100 000 habitants, comparativement à 9,3 en Europe. La cause en est l’impunité des chauffards en raison de la corruption endémique.

Référence : Mataillet D. La route qui tue. La Revue 2016; no 61-2: 104-7.


 
En dollars constants, aux États-Unis, le revenu familial moyen n’a presque pas changé depuis deux décennies, après avoir atteint un sommet en 1999.

Par contre, le prix du logement s’est accru du quart en dollars constants depuis 1995. Si bien que certains Américains dépensent jusqu’à 70% du revenu familial à l’hébergement et à l’électricité.

Chaque année, des millions d’Américains sont expulsés de leur domicile pour loyers impayés. Dans la ville de Milwaukee, au Wisconsin, sur les 105 000 logements que compte la ville, 16 000 personnes sont chassées annuellement de leurs domiciles ou de leurs loyers, ce qui représente seize familles par jour.

D’autre part, dans l’ensemble des États-Unis, les délais d’attente pour un logement social se comptent non pas en années, mais en décennies.

Références :
Inégalités sociales aux États-Unis de 2000 à 2010
No place like home: America’s eviction epidemic


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Exploiter une usine en temps de guerre

Publié le 2 mars 2017 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est finalement aujourd’hui que le fabricant de matériaux de construction LafargeHolcim a admis avoir contribué en 2013 et en 2014 au financement de l’État islamique (ÉI) afin de poursuivre ses opérations à sa cimenterie syrienne de Jalabiya, en plein territoire contrôlé à l’époque par cette organisation terroriste.

L’accusation avait été portée par le quotidien Le Monde le 21 juin dernier. La compagnie avait nié catégoriquement.

Convoqué à ce sujet, un groupe parlementaire avait conclu deux mois plus tard à l’absence totale de fondement dans ces accusations.

Selon les parlementaires, rien ne permettait d’établir que le cimentier ait participé, directement ou indirectement, ni même de façon passive à ce financement.

Les preuves s’étant accumulées, l’entreprise a finalement avoué sa culpabilité, à la grande honte des parlementaires complaisants qui ont fait semblant de n’avoir rien vu.

Retour en arrière.

Acquise en 2007, la cimenterie de Jalabiya était le plus important investissement étranger en Syrie (hors du secteur pétrolier). Rénovée à grands frais, celle-ci avait rouvert ses portes en 2010.

Mais voilà qu’éclate la guerre en Syrie l’année suivante.

En décembre 2011, alors qu’un grand nombre d’entreprises européennes cessent leurs opérations en Syrie afin de se conformer aux sanctions européennes interdisant, entre autres, l’achat de brut syrien, la cimenterie poursuit ses opérations normalement.

Au début, diverses factions djihadistes s’affrontent dans la région où est située l’usine. Grâce aux versements mensuels d’un partenaire minoritaire de l’entreprise, la cimenterie soudoie tout le monde afin de poursuivre ses opérations.

Les accusations du Monde concernent notamment la période qui débute par la conquête de la région par l’ÉI en 2013, jusqu’au 19 septembre 2014, date au cours de laquelle l’ÉI s’empare de l’usine, qui cesse alors de fonctionner.

Que s’est-il passé au cours de cette période ?

La Syrie est située à la périphérie d’un immense champ pétrolier au Moyen-Orient. En raison de cette situation, ce n’est pas un important producteur de pétrole.

Avant la guerre, la production nationale servait principalement à assurer les besoins du pays.

La conquête des champs pétroliers syriens par l’ÉI faisait en sorte que toute consommation — que ce soit par des particuliers, des combattants ou des entreprises — provenait directement ou indirectement des installations contrôlées par l’ÉI.

En somme, toute consommation d’hydrocarbures — ce qui comprenait celle de la cimenterie — servait au financement de l’ÉI.

De plus, les employés de l’usine ne pouvaient pas traverser les divers points de contrôle de l’ÉI sans que la compagnie fournisse la liste de ses travailleurs et qu’elle ait acquitté les droits de passage des employés et des camions qui approvisionnaient l’usine et acheminaient sa production en traversant tout le territoire contrôlé par l’ÉI.

Bref, il était impossible que la cimenterie ait pu poursuivre ses opérations sans contribuer au financement de l’ÉI, ce que finalement la compagnie a admis.

Références :
Comment le cimentier Lafarge a travaillé avec l’Etat islamique en Syrie
Financement de Daech : Lafarge blanchi par un rapport parlementaire
Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie
Syrie : LafargeHolcim reconnaît que son usine a financé des groupes armés
Vidéo : le cimentier Lafarge aurait-il dû suspendre ses activités en Syrie ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Chagall et la musique — Le ballet Aleko

Publié le 1 mars 2017 | Temps de lecture : 3 minutes
Aperçu de la cinquième salle de l’exposition du MBAM

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, New York accueillit un grand nombre de créateurs européens fuyant le nazisme, dont Chagall. À l’abri du conflit, la métropole américaine devint alors le plus important centre de création d’art moderne.

Après avoir travaillé à Paris en 1932 sur un projet de ballet qui sera finalement abandonné, Chagall est approché en 1941 par le chorégraphe Léonide Massine — lui aussi en exil aux États-Unis — afin de créer les décors et les costumes d’un ballet appelé Aleko.

Celui-ci était inspiré du poème Les Tsiganes (1824) d’Alexandre Pouchkine tandis que sa musique était de Pyotr-Ilich Tchaikovsky, orchestrée par Erno Rapée.

Chagall créa quatre fonds de scène et plus de soixante-dix costumes, dont certains furent peints de la main de Chagall alors que tous furent confectionnés sous la supervision de son épouse.

L’explosion des couts fit en sorte que la production entière fut déplacée au Mexique où la main-d’œuvre qualifiée était moins onéreuse. Si bien que la première mondiale eut lieu dans la capitale mexicaine au Palacio de Bellas Artes le 8 septembre 1942. Puis le tout fut rapatrié à New York pour la première américaine le mois suivant.

Le ballet fut présenté à plusieurs reprises jusqu’en 1968. Mais la vente des décors de Chagall en 1977 — afin de renflouer les coffres dégarnis du Ballet Theatre de New York — marqua le glas de cette production.

Maquettes des fonds de scène d’Arleko
Maquette de la première scène : Aleko et Zemphina au clair de lune (1942)

Chacune des scènes du ballet est caractérisée par un fond de couleur spécifique.

Le bleu baigne la rencontre nocturne d’Aleko et de Zemphina. Le blanc écru occupe une large place du fond pour Le Carnaval des animaux. Le Champ de blé par un après-midi d’été est dominé par le jaune et l’orangé. Quant à la scène finale, Une fantaisie de Saint-Pétersbourg, elle possède les accents dramatiques du noir et du rouge.

Costume de Zemphina à la scène I
Maquette du costume d’une chauvesouris à la scène IV

Selon les segments du ballet, la couleur des costumes s’accordait avec celle des fonds de scène tout en caractérisant les personnages. C’est ainsi que Zemphina portait quatre robes de couleurs différentes.

Les applaudissements du public new-yorkais au dévoilement de chaque scène irritèrent certains critiques qui s’attristèrent de constater que les décors de Chagall volaient la vedette aux danseurs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1re photo) et objectif M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 8 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 250 — 25 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’exposition Chagall et la musique, veuillez cliquer sur ceci

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| Chagall et la musique, Culture, Exposition, Musée des Beaux-Arts de Montréal | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


L’objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 en entomologie

Publié le 28 février 2017 | Temps de lecture : 3 minutes
Doleschallia bisaltide
Leuconoé
Face dorsale du Porte-queue lowi mâle
Grand mormon mâle, de côté
Voilier mormon mâle

À la suite de l’acquisition d’un nouvel objectif photographique, j’aime bien découvrir ses forces et ses faiblesses en l’utilisant dans des contextes différents.

Cette année, mon cadeau de Noël fut le M.Zuiko 25mm F/1,2. Dès le premier jour de Papillons en liberté, jeudi dernier, je me suis donc empressé d’aller le tester.

Depuis le temps que je m’amuse à couvrir cet évènement, je suis devenu plus exigeant. Il ne me suffit plus que le papillon soit photographié correctement. Il faut qu’il soit mis en valeur par un flou d’arrière-fond avantageux (ce qu’on appelle le bokeh, qu’on prononce ‘beau quai’).

En principe, un objectif de 25mm ne devrait pas créer un bokeh pâmant. Mais à ouverture maximale, sait-on jamais.

Si cet objectif est très net à partir d’une ouverture de F/2,0, il l’est beaucoup moins sur les côtés à F/1,2. En entomologie, cela n’a pas d’importance puisque le sujet est généralement au centre de l’image, là où l’objectif est très net, même à ouverture maximale.

Le principal handicap de cet objectif vient de la nécessité d’être relativement près du papillon. Sur la photo obtenue, pour que l’image du papillon soit de taille identique, lorsqu’on est à 2 mètres avec un objectif de 200 mm, il faut être à 25 cm avec un objectif de 25mm.

Or dans la serre du Jardin botanique, les papillons ne sont pas tous à portée de la main et certains d’entre eux s’effraient lorsqu’on s’approche trop près d’eux.

Bref, après ce test concluant, j’entends revenir à mes anciennes amours, soit le M.Zuiko 40-150 mm associé au multiplicateur de focale MC-14.

D’autant plus qu’à une ouverture de F/4,0, cette association me donne une profondeur de champ trois fois plus grande que celle que j’obtiens avec le M.Zuiko 25mm à F/1,2 à distantes équivalentes, c’est-à-dire pour une photo sur laquelle le papillon semble avoir été pris d’aussi près.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
4e  photo : 1/200 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 25 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm


Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois viols masculins célèbres aux États-Unis

Publié le 27 février 2017 | Temps de lecture : 3 minutes

New York 1997

Il y a vingt ans cette année, un noir de trente ans était sodomisé dans la toilette d’une station de police new-yorkaise à l’aide d’un manche à balai brisé.

La victime eut la vessie et le colon perforés et passa deux mois à l’hôpital.

Le policier responsable fut condamné à trente ans d’emprisonnement et la ville versa 8,7 millions$ à la victime.

Chicago 2004

Le 28 aout 2004, un policier de Chicago et un patrouilleur ont arrêté un suspect noir de vingt ans, l’ont menotté, l’ont amené dans une ruelle où ils l’ont dévêtu, puis lui ont inséré profondément un tournevis dans le rectum.

La plainte en déontologie policière a été rejetée pour insuffisance de preuve.

Le plaignant s’est alors tourné vers les tribunaux civils. En dépit du parjure des policiers, le plaignant a eu gain de cause en raison de la présence de matières fécales trouvées dans le coffre à gants où se trouvaient plusieurs tournevis dans la voiture de police utilisée ce soir là.

La ville de Chicago a été condamnée à payer au plaignant quatre-millions$ plus ses frais d’avocat. Mais les policiers blâmés par le tribunal n’ont pas été punis; l’officier a conservé son poste (rémunéré à raison de 90 618$US), de même que le patrouilleur (87 384$US).

Dietrich 2015

Le village de Dietrich, dans l’État américain de l’Idaho, compte 334 habitants.

Le 22 octobre 2015, trois étudiants blancs (dont deux mineurs) ont attaqué le fils adoptif d’un de leurs professeurs de sciences.

Âgé de 17 ans au moment de l’incident, ce jeune noir attardé était victime de harcèlement à l’école. En plus d’insultes raciales, on le forçait à réciter les paroles de chansons célébrant le lynchage de noirs par le Ku Klux Klan.

Au cours de l’attaque, son harceleur principal a inséré un cintre dans l’anus de sa victime après que ses deux complices aient plaqué au sol l’adolescent noir.

En échange d’un plaidoyer de culpabilité sous des chefs d’accusation réduits, les procureurs ont laissé tomber les accusations de nature sexuelles contre l’accusé, ce qui aurait pu lui valoir un emprisonnement à perpétuité puisque la victime était encore mineure au moment de l’incident.

Si bien que dans le jugement rendu le 24 février dernier, l’accusé s’en est sorti avec 300 heures de travail communautaire et une période de probation de trois ans.

La famille du jeune noir a quitté l’Idaho depuis. La victime vit maintenant en institution après plusieurs tentatives de suicide.

Une pétition en ligne destinée à obtenir la destitution du juge a recueilli plus de 150 000 signatures en trois jours.

Références :
Idaho judge rules attack on high school football player was ‘not a rape’ or racist
The Abner Louima Case, 10 Years Later
US police officer who ‘sodomised black man with screwdriver’ allowed to keep working
White classmate avoids jail in coat-hanger assault of disabled black teenager

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| Racisme, Sociologie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Welcome to English-speaking Illegals

Publié le 25 février 2017 | Temps de lecture : 5 minutes

C’est à l’unanimité que les élus montréalais ont adopté dernièrement une résolution désignant Montréal ville refuge (ou ville sanctuaire).

Cette mesure vise à offrir gratuitement des services aux immigrants illégaux sans qu’ils aient à craindre l’expulsion du pays.

C’est ainsi que les policiers appelés sur les lieux d’une dispute impliquant des sans-papiers rétabliront l’ordre en évitant de les dénoncer aux services canadiens de l’immigration.

Strictement parlant, la résolution municipale a peu d’impact.

Concrètement, cela permet aux sans-papiers de profiter de cliniques de vaccination offertes par la Ville sans avoir à s’inquiéter. Cette mesure se justifie par le fait que personne n’a intérêt à ce que les sans-papiers soient des vecteurs d’épidémies.

Toutefois, la ville ne peut pas obliger un propriétaire à louer un logement à quelqu’un contre lequel il n’a aucun recours s’il s’enfuit sans payer le loyer en souffrance ou après avoir endommagé son appartement.

Même chose en garderie. Les parents déboursent quotidiennement 8$ pour chaque enfant. Toutefois, le cout réel est d’environ 35$ (le reste est assumé par les contribuables). Que ces garderies soient privées ou non, il est douteux qu’elles acceptent d’accueillir à perte des enfants d’une famille se trouvant illégalement au pays alors que déjà elles ne suffisent pas à la demande.

Présentée comme de la désobéissance civile face aux politiques migratoires du président Donald Trump, le maire est demeuré vague au sujet de l’attitude qu’adopteraient les forces policières dans les cas de délits mineurs, comme le vol à l’étalage. Jusqu’où ira la solidarité avec les sans-papiers ?

Ce sera du cas par cas, répondent les élus municipaux.

Il est certain que cela est injuste pour ceux qui choisissent d’immigrer au Canada légalement et qui doivent parfois attendre des années avant que leur demande soit acceptée.

Puisque les sans-papiers n’ont pas de numéro d’assurance sociale, ils ne peuvent que travailler au noir, au risque d’y être exploités.

De plus, ce travail au noir donnera vraisemblablement naissance à des réseaux clandestins d’embauche qui pourraient être infiltrés par le monde interlope si ce marché s’avère lucratif et si les organismes de défense des sans-papiers peinent à les aider à ce sujet.

Plus inquiétante est l’intention du maire Coderre — avouée le 21 février dernier en entrevue au Téléjournal — de se prévaloir des dispositions de la loi 121 pour accorder gratuitement tous les services sociaux aux sans-papiers, notamment la gratuité scolaire et des soins médicaux.

Je serais surpris que l’État québécois ne ramène pas le maire à la réalité dans ses grands élans de générosité avec l’argent des autres.

S’il est vrai que les immigrants illégaux sont soumis aux taxes sur la consommation, ils ne paient pas d’impôts. Or ce sont nos impôts qui paient la très grande majorité du cout des mesures sociales dont nous bénéficions.

L’intention des élus municipaux de tout offrir gratuitement n’est rien d’autre que de l’irresponsabilité fiscale puisqu’on demande aux contribuables d’assumer le financement de services dispensés à des gens qui n’en paient pas leur juste part.

Plus grave encore est l’effet de cette générosité sur l’équilibre linguistique de Montréal.

Les millions d’illégaux menacés d’expulsion par Donald Trump sont essentiellement des latinoAméricains qui se sont anglicisés au cours de leur séjour aux États-Unis.

Selon des estimations grossières, il y aurait 200 000 immigrants illégaux à Toronto. Combien y en a-t-il à Montréal ? Personne ne le sait.

Sans en tenir compte, les recensements de Statistique Canada révèlent que 60% des néoQuébécois choisissent de s’angliciser.

Ajoutez aux 50 000 néoQuébécois que nous accueillons annuellement, une cohorte de seulement dix ou quinze milles sans-papiers en provenance des États-Unis — sur les onze millions menacés d’expulsion et attirés par la générosité de nos élus — et la proportion de néoQuébécois qui décideront de vivre au Québec en anglais augmentera substantiellement, annulant ainsi les millions$ dépensés à la francisation des néoQuébécois.

L’Histoire ne retient jamais les vertus des peuples qui ont eu la stupidité de ne pas assurer leur survivance.

Bref, tant que ‘Montréal, ville refuge’ est un concept publicitaire bon chic bon genre sans conséquence concrète, il est bien difficile de s’y opposer.

Toutefois, dès qu’il s’agit d’une mesure fiscalement irresponsable et inquiétante du point de vue linguistique, on est en droit de critiquer l’angélisme de nos dirigeants municipaux.

Références :
De la parole aux actes
Entrevue du maire Coderre au Télé-Journal
Montréal ville refuge : la déclaration adoptée, des gestes concrets réclamés
Ville refuge : les ratés de Toronto

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| Immigration, Langue française, Politique municipale, Sociologie | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le centenaire de L’Action nationale

Publié le 24 février 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
Denis Monière, président de la Ligue d’action nationale
Robert Laplante, directeur de la revue L’Action nationale

Le mensuel L’action nationale est l’organe officiel de la Ligue d’action nationale. Financée exclusivement par ses abonnements, c’est la plus ancienne publication francophone d’Amérique et la troisième plus ancienne de toute la francophonie.

Depuis sa fondation en 1917, plus de 17 000 auteurs — dont les plus grands intellectuels québécois du XXe siècle — y ont signé des articles.

Afin de célébrer son centième anniversaire, la revue tenait hier un 5 à 7 auquel une centaine de célébrités et d’invités ont participé.

Armand Vaillancourt, sculpteur-peintre

Une toile de 6’ x 4’, créée en 2011 par l’artiste Armand Vaillancourt, a été désignée œuvre du centenaire. On peut l’entrevoir derrière les conférenciers ci-dessus.

Des reproductions en plus petit format, signées et numérotées par l’artiste, contribueront au financement de cette publication.

Âgé maintenant de 87 ans, Armand Vaillancourt est probablement le plus important sculpteur québécois de la seconde moitié du XXe siècle. Fervent militant indépendantiste, l’artiste a accepté de poser gracieusement pour ce blogue.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 75mm F/1,8
1re photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 75 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1000 — 75 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 75 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel