Publié le 24 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Lorsqu’on épouse quelqu’un, on exerce une discrimination à l’égard de toutes les personnes qu’on n’épouse pas. De la même manière, à l’épicerie, quand on achète une bière, on exerce une discrimination à l’égard de toutes les autres. Car choisir, c’est discriminer.
Dans un autre ordre d’idée, il est acceptable qu’un évènement social soit interdit à toute personne qui ne respecte pas une consigne; par exemple, être costumé ou porter de manière prédominante des vêtements d’une couleur.
Un lieu de culte a parfaitement le droit d’exiger une tenue vestimentaire décente.
En somme, la discrimination est normale. Elle fait partie de la vie.
Ce qui n’est pas normal, ce sont certaines formes précises de discrimination. La Charte québécoise des droits et libertés de la personne en dresse la liste; sont illégales les discriminations basées sur le sexe, sur le groupe ethnique, sur l’orientation sexuelle, sur l’âge, sur la religion, etc.
Mais la discrimination basée sur l’état de la vaccination n’en fait pas partie.
Ce qui ne veut pas dire qu’on peut librement pénaliser les personnes non vaccinées, notamment en les privant d’un droit.
Prenons un exemple : lorsqu’un vaccin sera homologué pour eux, pourra-t-on interdire l’école aux élèves non vaccinés ?
Tout enfant d’âge scolaire a droit à l’école. En contrepartie, toute personne possède le droit à la santé. Si l’élève qui n’est pas vacciné est une menace à la santé de ses camarades, son droit à l’éducation peut être respecté par l’apprentissage en ligne.
D’autre part, une fois l’immunité grégaire atteinte chez les écoliers, celui qui n’est pas vacciné n’est plus un danger que pour la minorité d’écoliers qui, comme lui, ont choisi de courir le risque de la non-vaccination en temps de pandémie.
En d’autres mots, une discrimination peut être acceptable maintenant et cesser de l’être dans quelques mois. Tout dépend du contexte.
Décerné à toute personne complètement immunisée contre le Covid-19, le passeport vaccinal rend possible la discrimination à l’égard de ceux qui ne le sont pas.
Lorsqu’une telle discrimination est justifiée — notamment dans les milieux de travail où la pandémie a occasionné d’importantes pertes économiques — le passeport vaccinal répond à un besoin.
En date d’hier, 39,6 % de la population des États-Unis est complètement vaccinée. Dans ce pays, un passeport vaccinal trouve toute sa justification.
Dans ce pays comme au Québec, les restaurateurs peinent à convaincre leurs employés de retourner au travail. Soumis à la chaleur de leurs fours, les cuisiniers, par exemple, détestent le port inconfortable du masque.
Voilà pourquoi l’exigence d’une preuve vaccinale est adoptée par un nombre croissant de restaurateurs américains. De plus, cela permet de rassurer leur clientèle en lui garantissant que personne autour d’eux n’est dangereux.
Au Québec, seuls 4,4 % des Québécois sont complètement vaccinés. Un restaurateur qui voudrait faire pareil se tirerait dans le pied puisque cela équivaudrait à interdire son restaurant à presque tout le monde.
Toutefois, dans la mesure où la vaccination au Québec comble lentement le retard qu’elle a pris comparativement à celle aux États-Unis, on doit se préparer à ce que la présentation d’une preuve vaccinale remplace peu à peu l’exigence du port du masque dans certains endroits publics.
Publié le 22 mai 2021 | Temps de lecture : 1 minute
La compagnie Topaz Labs a créé un logiciel destiné à réduire le grain des photos prises en faible luminosité.
Ce logiciel peut s’utiliser seul ou en tant que module d’appoint sous Photoshop ou Lightroom.
Il fait une pierre deux coups; il réduit le grain et augmente légèrement la netteté de l’image.
Pour vous permettre de juger de ce qu’il fait, voici une photo prise dans un restaurant très sombre. Le visage du sujet était essentiellement éclairé par la petite bougie devant lui.
Il ne s’agit pas de la photo complète, mais d’une partie de l’image, montrée à 100 % lorsqu’on clique sur l’extrait pour l’agrandir; à gauche tel quel, à droite après traitement par DeNoise Ai.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir
Les intéressés peuvent se procurer ce logiciel en cliquant sur l’hyperlien suivant : DeNoise Ai
Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2 — 1/50 sec. — F/1,2 — ISO 6400 — 25 mm
Publié le 21 mai 2021 | Temps de lecture : 5 minutes
Introduction
ClicSÉQUR est le nom du Service québécois d’authentification gouvernementale.
Ce service est la porte d’entrée électronique qui permet aux citoyens d’accéder à un certain nombre de services en ligne offerts par les ministères et organismes participants.
Pour consulter le contenu de votre Carnet santé Québec, vous devez au préalable vous inscrire à ClicSÉQUR.
Une fois cette étape franchie, vous pourrez consulter la liste des médicaments et des services médicaux facturés à l’État par votre pharmacien et votre médecin. Vous y verrez également le résultat de vos examens de laboratoire ou d’imagerie médicale.
Mais son inscription est parsemée d’embuches.
La demande d’une clé d’activation
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En premier lieu, il faut aller au portail de Carnet santé Québec en cliquant sur ceci
En cliquant sur le bouton ‘Inscription’, vous accédez à la page ci-dessous.
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Cette page est la demande d’une clé d’activation. Celle-ci vous sera expédiée par la poste.
Jusqu’ici, tout est simple.
L’inscription proprement dite
Une fois que vous avez reçu par la poste votre code d’activation, retournez au portail de Carnet santé Québec (ce qui correspond à la première image de cette série).
Si vous cliquez de nouveau sur le bouton ‘Inscription’, cela vous mènera à la page suivante.
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Par contre, si vous cliquez sur l’hyperlien ‘J’ai reçu ma clé d’activation à 4 chiffres’, c’est plutôt à celle-ci que vous accèderez.
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Peu importe la voie choisie, cela donne le même résultat.
Et c’est là que les choses se corsent.
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Après avoir inscrit votre clé d’activation, vous aurez à préciser votre numéro d’assurance maladie. Ce numéro est composé de quatre lettres majuscules suivies de huit chiffres.
Si vous inscrivez ce numéro tel qu’il apparait sur votre carte d’assurance maladie et remplissez le reste du formulaire, dès que vous aurez cliqué sur le bouton ‘J’accepte’, vous recevrez un message d’erreur.
Après trois essais infructueux, votre code d’activation sera invalidé.
De la même manière, si vous entrez votre code postal exactement comme il est, soit deux séries de caractères alphanumériques séparées par un espace, vous échouerez également.
Il vous faudra alors appeler le service d’aide.
Après quelques minutes d’attente, une préposée vous expliquera gentiment qu’il est essentiel que les quatre premières lettres du numéro d’assurance maladie soient tapées en lettres minuscules. De plus, le code postal doit être entré sans espace entre les deux séries de caractères.
En moins de cinq minutes, cette préposée vous enverra un nouveau code d’activation par courriel.
Commentaire
Des milliers de Québécois échouent spontanément à s’inscrire à ClicSÉQUR.
Ce qui rend nécessaire l’embauche de préposées pour les aider. Ceci est un gaspillage des fonds publics. Ces bogues sont connus depuis des mois, sinon des années, et ils tardent à être corrigés.
S’il est nécessaire que les données soient inscrites en majuscules ou en minuscules, il suffit de le préciser à l’écran.
Mais le plus simple est de faire en sorte que cela n’ait pas d’importance. Comment ?
Dans tous les langages de programmation, il suffit d’une seule ligne de code — une seule — pour transformer une variable (le contenu d’une boite de saisie) en majuscules ou en minuscules.
En langage dBASE par exemple, la fonction upper() transforme toutes les lettres minuscules en majuscules, sans affecter celles qui le sont déjà (et sans affecter les chiffres).
À l’opposé, la fonction lower() transforme toutes les lettres majuscules en minuscules, sans affecter celles qui le sont déjà (et sans affecter les chiffres).
N’importe quel étudiant en informatique sait cela. C’est le b-a-ba de la création d’un formulaire en ligne.
Si les informaticiens qui ont créé le portail de ClicSÉQUR étaient des salariés de l’État, cela ferait longtemps qu’ils auraient corrigé ces petites erreurs. Cela prend deux minutes.
Le plus probable, c’est que la création de ce portail a été confiée à une entreprise privée qui a volontairement créé ces bogues dans l’espoir d’obtenir un deuxième contrat à ce sujet.
À la place du ministre responsable, je leur dirais : ‘Je vous donne l’ordre de réparer gratuitement votre erreur à défaut de quoi je vous inscris sur une liste noire qui fera en sorte que vous n’obtiendrez plus aucun contrat de l’État québécois pendant dix ans.’
Publié le 20 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Le variant B.1.617 a été découvert en Inde le 5 octobre 2020.
Le premier cas québécois causé par ce variant a été trouvé le 21 ou le 22 avril en Mauricie. Heureusement, la personne atteinte n’a pas développé une forme grave de Covid-19 et s’en est remise depuis.
Son diagnostic a été établi parce qu’un prélèvement a été envoyé au Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg. Autrement, on ne l’aurait pas su.
Au Québec, le séquençage génétique des virus prélevés n’inclut pas le variant B.1.617. En effet, le Laboratoire de Santé publique du Québec n’a pas cru bon de se doter des moyens de le détecter sept mois après sa découverte.
Quand on le trouve, c’est expressément parce que la Santé publique a pris la décision de demander au laboratoire de Winnipeg d’effectuer une vérification à ce sujet.
Il est donc possible que ce variant se propage incognito depuis plus longtemps qu’on pense.
Dans ce cas-ci, les autorités sanitaires voulaient comprendre pourquoi ce citoyen de Mauricie avait pu contracter le Covid-19 alors qu’il a été partiellement vacciné en janvier dernier.
Est-ce que cet échec vaccinal se serait produit si le protocole québécois de vaccination respectait la posologie du fabricant, soit deux doses séparées de trois ou de quatre semaines (et non de trois ou quatre mois) ? On ne le saura jamais.
Ce qu’on sait, c’est qu’officiellement, cet échec vaccinal est de la faute du variant.
Depuis, dix autres cas de ce variant ont été confirmés par Winnipeg.
Ces autres cas ont été trouvés dans des échantillons prélevés chez des voyageurs arrivés au Québec par avion.
On ignore dans quelle mesure ces personnes ont respecté la quarantaine ‘obligatoire’ décrétée par Ottawa. Ni comment elles ont pu prendre l’avion jusqu’ici.
D’autres variants circulent déjà très bien au Québec. On estime que le variant B.1.1.7 (surnommé variant britannique) représente 90 % des cas actuels au Québec.
Il n’est pas exclu de penser qu’un variant puisse naitre spontanément dans plusieurs parties du monde simultanément.
Mais puisqu’on trouve au Québec des cas de tous les variants connus à ce jour à travers le monde, l’explication la plus probable est qu’en dépit des belles promesses de nos politiciens, la frontière canadienne est demeurée une passoire, comme elle l’est depuis le début de cette pandémie.
Si les politiciens avaient respecté leur parole, seul le Covid-19 ‘classique’ circulerait au Québec.
Publié le 20 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Dans une entrevue accordée hier au Téléjournal de Radio-Canada, le directeur de la Santé publique, Dr Arruda, a déclaré au sujet du passeport vaccinal :
[Quand les personnes vaccinées auront reçu] deux doses, ça va pouvoir confirmer que les gens sont immunisés. Ça va servir pour les voyages internationals. (sic)
Et je vous dirais que pour ce qui est de donner accès à certains éléments, nos réflexions sont encore en cours.
Mais ça ne sera pas un usage hyperimportant quand les gens vont avoir atteint une très grande couverture vaccinale parce qu’il y a énormément d’enjeux associés à la discrimination et à l’accès au travail et à toutes sortes d’autres types d’évènements.
Dans le cas d’un restaurant en particulier, si les autorités sanitaires du Québec exigent que seules 25 personnes y soient admises, ce restaurateur a le droit d’être encore plus exigeant et de décider de n’admettre que des clients ayant reçu au moins une dose de vaccin.
En somme, un entrepreneur ne peut pas faire moins que ce que la Santé publique exige de lui. Mais il peut faire plus.
Je verrais très bien ce restaurateur rassurer sa clientèle en lui garantissant que tous les gens autour d’eux seront partiellement ou totalement vaccinés.
À la place du directeur de la Santé publique, je verrais ce restaurateur comme un allié dans mes efforts pour motiver la population à se faire vacciner.
Même chose pour un employeur. Dans toutes les entreprises où des éclosions de Covid-19 ont occasionné de grandes pertes économiques — pensons aux abattoirs — l’employeur a parfaitement le droit d’exiger que ses employés soient vaccinés.
Par contre, si la vaccination est exigée sans raison juste et raisonnable, cela peut constituer de la discrimination justifiant des recours judiciaires seulement si le plaignant a subi un préjudice.
Bref, c’est à chaque entrepreneur d’en juger.
En conclusion, le passeport vaccinal répond à un besoin de la part de nombreuses entreprises. Il a déjà commencé à être exigé dans certains lieux publics américains. Et il est à prévoir que cette tendance se répandra bientôt au Québec.
Publié le 18 mai 2021 | Temps de lecture : 15 minutes
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Présentation du diaporama
Le quatrième arrondissement comprend deux parties; une partie insulaire et une partie qui ne l’est pas.
La partie ‘continentale’ est le sud du Marais (un quartier appelé ainsi parce qu’autrefois marécageux).
Ce diaporama-ci couvre la partie insulaire de l’arrondissement, soit l’est de l’ile de la Cité (sur laquelle est construite Notre-Dame de Paris) et l’ile Saint-Louis.
Sur l’ile de la Cité
Le diaporama commence par un aperçu du Tribunal de Commerce de Paris (de 0:13 à 0:15), puis de l’entrée de la Préfecture de police qui fait face à la cathédrale Notre-Dame (à 0:17).
Des 51 maisons qui, autrefois, hébergeaient les chanoines de la cathédrale, celle du chanoine Feydeau (à 0:19) est une des rares qui a survécu. Par la fantaisie des légendes parisiennes, elle est surnommée ‘Maison du roi Dagobert’ (celui qui, selon la chanson, a mis ses culottes à l’envers).
Sur l’ile de la Cité, mon restaurant préféré était la Réserve de Quasimodo (de 0:27 à 0:37).
À 0:41, il s’agit d’une statue de la Vierge qui décore la façade de l’édifice situé au 15 rue des Ursins (propriété du séminaire de Paris).
Le no 1 de cette rue (à 0:43) est une maison médiévale reconstituée au XXe siècle par l’architecte-urbaniste Fernand Pouillon.
De 0:47 à 0:49, on peut voir le pont de l’Archevêché à l’époque où les amoureux pouvaient y laisser des cadenas d’amour.
La tradition voulait que les amoureux y verrouillent un cadenas qui symbolise leur relation amoureuse et que la clé soit jetée à la Seine en guise d’éternité. Cette pratique — qui fragilise les rambardes — est aujourd’hui interdite.
Le pont Louis-Philippe (à 0:51) est un des cinq ponts qui donnent accès à l’ile Saint-Louis.
Sur l’ile Saint-Louis
Si on exclut les rues au pourtour de l’ile, celle-ci n’est traversée d’est en ouest que par la rue Saint-Louis-en-l’ile. On y trouve de nombreuses boutiques intéressantes.
À 1:01, le nom du restaurant L’Ilot Vache est un jeu de mots qui fait allusion au fait que l’ile Saint-Louis fut créée par le remblaiement de plusieurs petites iles sous Louis XIV, dont la principale était l’ile-aux-vaches (inhabitée, et qui devait au pâturage des ruminants, d’où son nom).
• L’église Saint-Louis-en-l’Isle (de 1:09 à 1:53)
L’église Saint-Louis-en-l’Isle fut construite de 1664 à 1726 selon les plans de François Le Vau.
Son délicat clocher est percé de trous pour atténuer la poussée du vent.
Confisquée à la Révolution, elle est restituée au culte en 1805 alors que la première messe est célébrée par le pape Pie VII (dont nous éviterons de prononcer le nom par rectitude politique).
Derrière le maitre-autel est située la chapelle axiale dédiée à saint Louis (à 1:17). Depuis 1845, elle est ornée de peintures à la cire (de Pierre-Jules Jollivet) qui décrivent des épisodes de la vie du saint. Le vitrail a été réalisé en 1842 par Joseph Vigné d’après un carton de Pierre Jollivet.
C’est dans le bras droit du transept qu’on trouve l’autel de la Vierge. Sa statue en stuc, créée vers 1741 par François Ladatte, est devenue à la Révolution une représentation de la déesse de la Liberté, ce qui l’a sauvé de la destruction (à 1:21).
Quant à la statue de Sainte-Geneviève (la patronne de Paris), située dans le bras gauche du transept (de 1:23 à 1:25), c’est une œuvre du même sculpteur. Elle s’est recyclée en statue de la Liberté durant la Révolution, ce qui l’a également sauvée.
Le chemin de croix est en terre cuite peinte et dorée par Jean-Bernard Duseigneur (à 1:27).
À 1:29, la chapelle des âmes du Purgatoire est décorée du vitrail La Résurection créé en 1866 par Alfred Gérete.
La statue de saint Louis (à 1:35) est en grès émaillé (faite par Louis Müller en 1897) d’après une terre cuite d’André-Joseph Allar.
À la chapelle Saint-François-d’Assise, on peut admirer le vitrail conçu en 1842 par Pierre Jollivet (à 1:39). Il représente Blanche de Castille, mère de saint Louis.
L’autel de la chapelle Sainte-Marie-Madeleine est surmonté de Noli me tangere (Ne me touche pas), une copie de la toile perdue peinte en 1735 par Carl van Loo (à 1:41)
À 1:43, il s’agit de la chapelle de la Communion.
À 1:45, la chapelle des Fonts baptismaux est décorée du Baptême du Christ, peinte en 1645 par Jacques Stella.
Le vitrail dédié à sainte Isabelle de France (à 1:47), sœur de saint Louis, décore la chapelle homonyme. Il a été réalisé par Joseph Vigné en 1842 d’après les cartons de Pierre Jollivet.
L’orgue actuel (à 1:51) date 2005. Installé dans un buffet de chêne et de châtaignier, il est dû au facteur Bernard Aubertin.
• Historique de l’hôtel de Lauzun
De tous les hôtels particuliers de Paris ouverts au public, l’hôtel de Lauzun est le seul qui a conservé une bonne partie de ses décors d’origine. On y est admis que sur réservation, accompagné d’un guide.
Dès que le marais situé près du Louvre fut asséché, son territoire servit à la construction d’hôtels particuliers — c’est-à-dire de palais urbains — commandés par des nobles désireux de se rapprocher du Louvre (où vivait la famille royale).
En comparaison, dès que l’ile Saint-Louis fut remblayée et offerte au développement immobilier, ce sont principalement des familles récemment enrichies (et en quête d’anoblissement) qui s’y établirent. Dont Charles Gruÿn, fournisseur aux armées du roi durant la querre de Trente Ans.
C’est lui qui s’adressa aux architectes Louis Le Vau et Charles Chamois pour qu’on lui construise un hôtel particulier. Ce qui fut fait de 1650 à 1659.
Cette résidence fastueuse fut vendue en 1682 à Antonin Nompar, comte de Lauzun (d’où le nom actuel de l’hôtel).
Qui est ce comte de Lauzun ?
À l’origine, c’est un cadet de Gascogne (comme d’Artagnan). Après des faits d’armes qui lui valurent d’être nommé colonel général des dragons, il courtise ardemment la grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV. À 43 ans, c’était une des célibataires les plus riches d’Europe.
Quand la cousine du roi tomba amoureuse de ce parvenu, leur liaison devint une affaire d’État.
Après avoir consenti à leur union, Louis XIV se ravisa, ce qui mit le comte de Lauzun en colère. Les injures qu’il prononça parvinrent jusqu’aux oreilles du roi.
Ce qui valut au comte de Lauzun une peine de prison (écourtée en raison de ses relations), puis l’interdiction d’approcher la cour à moins deux lieux (environ 4 km).
Or justement, l’hôtel de la famille Gruÿn (à 18 km du château de Versailles) était à vendre.
Voilà l’essentiel. Maintenant visitons ce palais.
• Visite de l’hôtel de Lauzun (de 1:55 à 3:39)
À 2:11, cette porte du rez-de-chaussée est surmontée d’une grosse coquille sous laquelle est coincée une tête de sanglier. Ceci est une allusion au premier propriétaire de l’hôtel, Charles Gruÿn. Ce nom de famille est une variante de ‘groin’ (désignant un museau de porc ou de sanglier).
Au premier étage, on peut voir la Grande salle et le Cabinet aux armoires.
Actuellement vide, la Grande salle servait de bibliothèque au dernier propriétaire des lieux, Jérôme Pichon (de 2:15 à 2:19)
Le Cabinet aux armoires (de 2:21 à 2:42) est adjacent à la Grande salle. On ignore la fonction de cette pièce à l’origine.
Puisque douze de ses boiseries sont en réalité des portes d’armoires fermées à clé, on présume que ce pourrait être là que Charles Gruÿn entreposait ses documents d’affaires et, qui sait, quelques pièces d’or…
Les huit peintures florales (dont celle à 2:25) seraient de Jean-Baptiste Monnoyer.
À l’époque, tout comme aujourd’hui, lorsqu’on vendait sa résidence, on apportait ses portraits de famille. À l’hôtel de Lauzun, on trouve des peintures allégoriques ou mythologiques, des paysages et des natures mortes (principalement des bouquets). Mais tous les portraits qu’on y voit de nos jours sont des toiles ajoutées aux XIXe et XXe siècles tout en étant anciennes.
En conséquence, des quatre personnages représentés au haut des murs, le seul connu est Marc de Beauvau, grand connétable de Lorraine (à 2:31) peint par Hyacinthe Rigaud dans les années 1720.
Le plafond (de 2:35 à 2:37) célèbre le Triomphe de Cérès, déesse romaine des moissons, peint par Michel Dorigny.
La toile est décentrée vers la fenêtre donnant sur la rue. Ce qui laisse à penser qu’une alcôve se trouvait au fond du cabinet. Effectivement, une photo de 1892 montre le lit de repos utilisé par un des derniers propriétaires de l’hôtel.
Au niveau des yeux, dix petits paysages, tous différents les uns des autres, décorent la pièce (à 2:39). On les attribue au peintre Pierre Patel.
Ils sont espacés par d’autres boiseries sur lesquelles on peut voir le monogramme formé des lettres G et M entrelacées, soit les initiales de Geneviève de Moÿ, deuxième épouse de Charles Gruÿn (à 2:41).
Son mari avait fait mettre l’hôtel à son nom afin de l’empêcher d’être saisi par des créanciers dans l’éventualité où ses affaires tournaient mal. Ce qui fut le cas quelques années plus tard (à la suite de la déchéance de Nicolas Fouquet avec lequel Gruÿn entretenait des liens). Ce qui explique la vente de l’hôtel au comte de Lauzun.
Tout le tour de la pièce, une bande de bois servait à éviter qu’en les déplaçant, le dossier des chaises n’abime les murs peints (à 2:43).
En empruntant de nouveau l’escalier d’honneur, on atteint le deuxième étage.
Au haut de cet escalier, on peut voir d’un côté la niche d’Apollon (à 2:45) et de l’autre, la niche de Minerve (à 2:47).
Le plafond est décoré d’une peinture en trompe-l’œil intitulée Le temps dévoilant la Vérité (à 2:49). Ici, sous un ciel lourd, le vieillard Chronos, ailé et armé d’une faux, soulève un grand voile rouge qui cachait la Vérité nue.
On pénètre ensuite dans l’antichambre (de 2:51 à 3:01). À l’intérieur, ses quatre portes sont surmontées d’un médaillon en bois doré qui représente les vertus cardinales : la Justice, la Force, la Prudence et la Tempérance.
À 2:53, la Tempérance est représentée par une femme qui verse de l’eau dans une coupe de vin.
En dessous de ce médaillon (à 2:55) la porte ne donne sur rien. Elle ne possède pas de poignée ni de serrure. En fait, elle ne s’ouvre même pas. C’est une décoration qui sert à faire symétrie avec la (vraie) porte qui lui fait face (à 2:59) et qui donne accès au Salon de musique.
Cette (vraie) porte est surmontée du médaillon représentant la Prudence. Cette vertu cardinale emprunte ici la représentation allégorique de la déesse romaine du même nom, soit une femme au bras duquel est enroulé un serpent et qui tient un miroir de l’autre.
Toujours à 2:59, l’architecte des lieux a créé une illusion de profondeur. La première porte (celle qui donne accès au Salon de musique) est la seule à deux battants. Les autres — ici toutes ouvertes jusqu’au fond — sont à un seul battant. Or il faut savoir qu’elles ont les mêmes proportions mais sont de taille décroissante, créant ainsi un effet de perspective qui donne l’impression que cette suite d’appartements est plus profonde qu’elle ne l’est en réalité.
Avant de quitter l’antichambre, notons que le bas de ses murs est décoré de panneaux de bois décorés de feuillage enroulé d’où surgit un animal assiégé par deux chiens de chasse (à 3:01).
Successivement, on voit un agneau, un cheval, un cerf, une chèvre, un lièvre, un lion, un ours, un renard, etc. Tous ces animaux ont en commun d’être en vedette dans une ou plusieurs fables d’Ésope.
Passons maintenant au Salon de musique (de 3:03 à 3:15).
À 3:03, sur la cloison au centre qui sépare les deux parties de ce salon, on peut voir un paysage mythologique représentant le repos de Diane et ses compagnes de chasse (dans l’encadrement ovale) et, au-dessus de lui, un paysage marin représentant les amours d’Acis et Galatée sous l’œil jaloux du cyclope Polyphème (dans l’ombre, à droite).
À la droite de ces tableaux, sur un autre mur, on voit un paysage avec Eurydice (épouse d’Orphée) mordue par un serpent.
À 3:05, l’agrandissement du paysage marin représentant les amours d’Acis et Galatée nous permet d’observer les détails de la frise qui coure juste sous le plafond. Sur celle-ci, tous les couples de puttos en stuc blanc sur fond doré sont séparés par le monogramme formé des lettres G et M dorées sur fond bleu.
Au plafond, on peut voir La toilette de Vénus (à 3:13).
Suivent la Chambre à alcôve (de 3:17 à 3:31) et le Boudoir de Daphnis et Chloé (de 3:33 à 3:43).
Dans la Chambre à alcôve, on notera (à 3:19) que la porte à gauche (qui donne accès au Salon de musique) est plus haute que celle de droite (qui donne accès au Boudoir de Daphnis et Chloé).
Ces deux portes participent au jeu de perspective dont nous avons parlé plus tôt.
La Chambre à alcôve comprend deux parties.
La partie avant est richement décorée. De bas en haut, cette décoration superpose des grotesques sur fond doré, les jeux d’enfants en ‘grisaille’, des paysages dans un encadrement rectangulaire surmonté de la tête d’une femme entre deux guirlandes, et finalement des peintures circulaires soutenues par deux puttos ou deux angelots, peintures qui alternent avec des bas-reliefs représentant des vases remplis de fruits. Ouf !
Chez les Romains, Diane est à la fois la déesse de la chasse et de la nuit. Voilà pourquoi on la représente souvent armée d’un carquois et coiffée d’un croissant de lune.
Sur le plafond (à 3:31), on la voit attentionnée sur son char (devant une immense lune) alors que des amours ailés couvrent Endymion du voile du sommeil.
L’alcôve proprement dite, aménagée au fond de la pièce, possède un plafond plus bas et était, à l’époque, fermée d’une draperie. Ce qui signifie qu’elle était plus facile à chauffer et donc, plus confortable en hiver.
Sur le devant de l’alcôve, plus précisément sur la bande de bois doré qui fait le joint entre les deux plafonds (à 3:33), deux amours suspendent une guirlande de feuilles de chêne de chaque côté de la tête de Diane, reconnaissable aux deux carquois croisés devant elle.
Sur cette photo, distingue à peine la peinture circulaire qui décore le plafond bas de la chambre. Elle représente Iris semant des fleurs de pavot sur Morphée (dieu des rêves) endormi.
Les murs du Boudoir de Daphnis et Chloé ont trois niveaux superposés. De bas en haut (à 3:37), des grotesques sur fond or, de grands miroirs qui décuplent en apparence la pièce exigüe, et une partie supérieure où se trouvent quatre illustrations de roman Daphnis et Chloé.
Composé au IIe siècle de notre ère, ce roman est le plus célèbre des récits bucoliques de l’antiquité.
Dans l’ovale central du plafond du Boudoir de Daphnis et Chloé est peinte Flore et Zéphyr de Michel Dorigny.
On y voit la déesse des fleurs qui distribue les bouquets que lui présente Zéphyr (le dieu ailé des vents légers).
Autour d’eux, une profusion de fleurs et de feuillage enroulé, de puttos exubérants soulevant des guirlandes, de masques souriants, alors que deux couples (formés d’un satyre et d’une nymphe) encadrent le monogramme formé des lettres G et M.
Cette apothéose picturale marque la fin de notre visite de l’hôtel de Lauzun.
Pour nous reposer de toute cette splendeur, quoi de mieux qu’un parc. De 3:51 à 3:53, voici donc le Square Barye, créé en 1938 à l’emplacement des jardins des Célestins (une communauté religieuse supprimée à la Révolution). Son monument est à la gloire du sculpteur animalier Antoine-Louis Barye (1795-1875).
Détails techniques : Le diaporama présente 118 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (56 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (35 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (25 photos) et l’hypergone M.Zuiko 8 mm /F1,8 (2 photos). Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris
Publié le 17 mai 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
L’aspect le plus controversé de l’écriture inclusive est la ‘mitraille de points’. Par exemple, « Cher.e.s lecteur.rice.s »
Il y a un an, cette graphie était bannie sur ce blogue.
L’avis au sujet de ce bannissement se terminait ainsi : «…les lecteurs qui voudraient publier ici leurs commentaires sont les bienvenus. Mais à partir d’aujourd’hui, la correction des fautes de français s’étendra sans autre avis à la correction de la ‘mitraille de points’.»
Plutôt ce mois-ci, le ministère français de l’Éducation bannissait lui aussi la mitraille de points au motif qu’elle constitue un obstacle à l’apprentissage des élèves.
Ce matin, le quotidien Le Devoir publiait la lettre d’une lectrice dénonçant un cas de maltraitance survenu dans une cour de récréation.
Une institutrice insensible avait forcé un gamin de sept ans à choisir entre « Les gars d’un côté, les filles de l’autre ! ». Or l’enfant, qui s’estimait être un garçon-fille, a fondu en larmes.
L’autrice de cette dénonciation avait insisté pour que son texte soit publié en écriture inclusive, un vœu que Le Devoir a respecté.
Ce à quoi j’ai soumis le commentaire suivant, lui aussi en ‘écriture inclusive’.
Vive l’écritur.e inclusiv.e
Au lieu de demander qu’on sépare d’un.e coté.e le.s fille.s et de l’autre le.s garçon.s, on aurait dû.e demander d’avoir plusieur.s group.e.s de personne.e.s.: le.s fille.s à 100%, celles qui se sente.nt fille.s à 99% et ainsi de suite. Même chos.e pour le.s garçon.s.
Il faut cesse.r de binairise.r le genre. Le genre est un continuum.
Puis, on aurait subdivis.é.e.s le.s tranche.s de fille.s et le.s tranche.s de garçon.s selon leur.s orientation.s sexuel.le.s. Parce que là aussi, le.s chose.s ne so.nt pa.s binaire.s.
Mais le plus simple aurait été de cré.er un group.e pour chaqu.e personn.e, afin de souligner l’unicité de chaqu.e.s êtr.e.s humain.e.s.
Pour terminer, Le Devoir devrait permettre qu’on publie les textes en anglais; c’est tellement plus facile à lire…
Mais Le Devoir n’entend pas à rire au sujet de l’écriture inclusive.
Publié le 16 mai 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Introduction
Sorti en 2019, The Joker est un film de fiction qui raconte l’histoire d’un homme méprisé et incompris qui, à force d’être le sujet de la méchanceté des autres, se transforme en un être asocial et, ultimement, en assassin.
Le mépris
En général, les princes saoudiens sont formés dans les meilleurs collèges privés et obtiennent leurs diplômes des plus grandes universités anglo-américaines.
Ils estiment que leurs diplômes prestigieux attestent objectivement de leur compétence à s’occuper des affaires de l’État.
De manière similaire, il y eut une époque au Québec où ceux qui avaient fait leur cours classique s’estimaient supérieurs aux autres.
Mohammed ben Salmane (MBS) est le prince héritier d’Arabie saoudite et l’homme fort de ce pays. C’est un avocat.
Sous n’importe quelle dictature, le ‘droit’ et la jurisprudence comportent des particularités qui découlent de l’arbitraire du régime. En conséquence, la profession juridique ne peut être formée que dans le pays.
Voilà pourquoi MBS est un des très rares princes saoudiens qui n’a jamais étudié à l’Étranger.
Jusqu’à l’affaire Khashoggi, l’image publique de MBS a été façonnée par les grandes firmes de relations publiques dont l’Arabie saoudite est cliente; l’américaine OmniComm (No 2 mondial), les britanniques Freud’s et Consulum, de même que les françaises Havas et Publicis.
Mais ni l’image artificielle de ce gentil monarque libérant les femmes saoudiennes de l’obscurantisme ni celle du despote cruel qui fait démembrer un opposant à la tronçonneuse ne nous aident à comprendre la psychologie du personnage.
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Dernièrement, la chaine de nouvelles CNN diffusait des images extraites d’une entrevue accordée à la télévision saoudienne par MBS. Cet extrait muet donne un aperçu des railleries dont il a très certainement fait l’objet, enfant, de la part de ses camarades de classe…
Publié le 15 mai 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
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La Tortue Berlue est une troupe de théâtre ambulante dont les marionnettes s’adressent aux enfants de 4 à 8 ans.
C’est dans un lieu familier — un autobus scolaire reconverti — que les enfants prennent place, fébriles en y pénétrant à l’idée d’être émerveillés…
Au cours d’une représentation, l’assistance n’est composée que d’enfants d’un même garderie (publique ou privée) ou d’une même classe; on rit davantage quand on est entre amis.
Après mille représentations dans des écoles partout au Québec — devant plus de 50 000 spectateurs — la compagnie théâtrale présentait hier son nouvel autobus.
Tous les critiques de théâtre et les journalistes culturels de la ville avaient été invités par communiqué au dévoilement qui avait lieu au marché Maisonneuve.
Et comme le hasard fait parfois bien les choses, je passais par là…
Ce nouvel autobus découle de la volonté de se produire dans une ‘salle de spectacle’ aménagée de manière à ce que les artisans d’un spectacle puissent suggérer l’impossible aux petits.
Sa production actuelle, ‘Henri Barbeau’, fut nommée au Prix des critiques de théâtre dans la catégorie ‘Meilleur spectacle Jeune public’.
Le ‘Henri’ de la pièce souffre d’anxiété de performance. La pièce montre comment Henri s’en est sorti.
Dommage que certains adultes ne puissent pas y assister…
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Lumix Leica 42,5&nbdp;mm F/1.2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 (1re photo) et PanLeica 8-18 mm (2e photo).
1re photo : 1/500 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm
2e photo : 1/60 sec. — F/4,0 — ISO 1250 — 18 mm
Publié le 14 mai 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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En me promenant ce matin, j’ai réalisé que le lilas d’un voisin était en fleurs. Il est à noter que le mot ‘lilas’ peut aussi bien désigner l’arbre ou ses fleurs.
Je suis donc retourné chez moi chercher mon appareil photo.
Sur la dizaine de photos que j’en ai prises, la dernière était nettement la meilleure.
La voici.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif Lumix Leica 42,5mm F/1.2 + filtre Hoya à densité neutre ND8 — 1/640 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 42,5 mm