Les neiges du Kilimandjaro

Publié le 7 décembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
Affiche du film
Présentation du film

C’est devant une salle comble qu’avait lieu hier soir la première montréalaise du film Les neiges du Kilimandjaro qui prendra l’affiche vendredi prochain au cinéma Excentris.

Le film raconte l’histoire d’un chef syndical dont l’entreprise doit procéder à des licenciements par tirage au sort. Le film débute au moment de l’annonce des résultats.

Lui-même parmi les licenciés, ce chef syndical est ensuite célébré pour son trentième anniversaire de mariage. À cette occasion, des parents et amis se sont cotisés afin d’offrir au couple des billets pour un voyage en Tanzanie (où se trouve le Kilimandjaro).

Voilà les prémisses film. C’est assez : je ne vous raconte pas le reste.

Son réalisateur, Robert Guédiguian, est un humaniste. (Note : on le voit ici à droite, en compagnie de l’acteur Jean-Pierre Darroussin). Déjà, Marius et Jeannette lui avait valu deux Césars en 1997; celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Les neiges du Kilimandjaro renouvelle l’enchantement et, lui aussi, met en scène des gens ordinaires, rendus attachants en dépit de leurs défauts et de leurs erreurs.

Les scénaristes ont donc pris bien soin d’expliquer les raisons personnelles qui poussent des gens à poser des gestes asociaux. Le résultat, c’est qu’on a affaire non pas à des caricatures, mais à des personnages qui sont tous crédibles et aimables (au sens littéral du terme).

Le film traite de la solidarité entre les gens ordinaires, un thème que le réalisateur a souvent abordé. Subtilement, il plaide pour un ordre social plus vaste et plus fraternel. En somme, c’est un « feel good movie » sans les mièvreries généralement attachés à ce genre.

Bref, un très bon film que j’ai beaucoup aimé.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif M.Zuiko 12mm f/2,0
1re photo : 1/30 sec. — F/2,0 — ISO 320 — 12 mm
2e photo  : 1/10 sec. — F/2,0 — ISO 800 — 12 mm
Imagette  : 1/8 sec. — F/2,0 — ISO 800 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


« HA ha !… » au TNM

Publié le 25 novembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Jusqu’au 10 décembre prochain, le Théâtre du Nouveau-Monde présente la pièce « HA ha !… » de Réjean Ducharme.

J’ai vu cette œuvre pour la première fois mardi dernier, et j’hésitais à vous en parler parce qu’il ne s’agit pas d’une pièce grand public.

Toutefois si vous êtes amateur de théâtre, si vous aimez les performances d’acteurs ou si vous êtes de nature audacieuse et curieuse, cette pièce vous plaira pour plusieurs raisons.

D’abord l’écriture de Réjean Ducharme — que je ne connaissais que de nom — ne ressemble à rien d’autre. On n’a aucune difficulté à imaginer à quel point cette pièce a pu paraitre originale et neuve au moment de sa création en 1978 puisqu’elle fait cette même impression trente ans plus tard.

Clairement, l’auteur ne recherchait pas le réalisme psychologique. Les quatre personnages, typés à la limite de la caricature, sont complètement déjantés. Leur délire nous séduit très tôt, plus précisément dès qu’apparait l’humour cynique et très spécial de l’auteur. Parce qu’il s’agit d’une pièce drôle en dépit de son propos tragique et désespéré.

Tous les comédiens y sont excellents. Ceci étant dit, permettez-moi d’être injuste : j’avoue avoir été complètement ébloui par la performance de Sophie Cadieux. Par son langage corporel qui trahit son refus des contacts physiques et sa manière d’étirer son texte d’une voix braillarde, elle compose un personnage de sainte-nitouche innocente et sexy qui lui va comme un gant et qui contraste avec le personnage exalté d’Anne-Marie Cadieux.

En fin de compte, l’auteur et le metteur en scène signent ici une œuvre parfaitement cohérente qui — par son audace, son climat de révolte réjouissante et son anticonformisme rappelant la fin des années’60 — fait écho dans la sphère privée à la décadence et à faillite morale des institutions d’aujourd’hui.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’école des femmes, de Molière, au TNM

Publié le 12 octobre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Une des leçons que j’ai apprises de la Droite américaine, c’est qu’on vote avec son argent.

C’est pourquoi je me suis abonné cette année au Théâtre du Nouveau monde (TNM), ayant aimé le courage de ses dirigeants dans l’affaire Cantat.

La première pièce à l’affiche cette année est « L’école des femmes » de Molière, que j’ai vue hier soir.

Beaucoup de personnes s’imaginent que les pièces de Molière ne sont que des prétextes à des bastonnades et de coups de pied au derrière. Au contraire, cet auteur est un observateur fin des comportements humains. Ses textes sont écrits de manière si parfaite qu’ils justifient qu’on dise du français que c’est la langue de…

Le TNM présente donc une production de cette pièce où le texte est mis en vedette par deux moyens. D’abord par des comédiens qui l’articulent parfaitement, ce qui est élémentaire. Puis par un débit plus lent que ne le ferait une troupe française; l’accès à la prose de Molière, lorsque transposée en français moderne, nous est moins naturelle que pour nos cousins du vieux continent.

Tous les comédiens sont excellents. Pas seulement bons : excellents. Et Guy Nadon, dans le rôle principal, est au meilleur de sa forme. Drôle sans bouffonnerie inutile. Donnant vie à chaque ligne de texte de manière variée et imaginative. Une grande leçon de théâtre.

Les costumes rappellent plus le début du XIXe siècle que l’époque de Louis XIV mais toutes les libertés du metteur en scène sont parfaitement compatibles avec l’esprit du texte et par conséquent, sont des choix artistiques indiscutables.

Bref, le TNM débute en beauté les célébrations de son 60e anniversaire.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/40 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’opéra Atys (1676) de Lully

Publié le 19 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
La redécouverte d’Atys date de 1987. Cette année-là, cette œuvre fut montée à Paris pour la première fois depuis des siècles afin de marquer le 300e anniversaire de la mort de Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), un compositeur français d’origine italienne.

À New York, l’opéra fut présenté en 1989 et en 1992 au Brooklyn Academy of Music (BAM). À chacune de ces deux occasions, il obtint un succès fulgurant auprès des amateurs de musique baroque de la métropole américaine.

The Brooklyn Academy of Music

Pour le gala d’ouverture des célébrations entourant le 150e anniversaire de cette institution new-yorkaise, le BAM résolu de présenter de nouveau cette œuvre phare qui a contribué à sa renommée.

L’opéra dure quatre heures (cinq avec les deux entractes). Il est basé sur un livret intéressant de Philippe Quinault.

Alors qu’il est habituel, à l’opéra, que tous les personnages soient immobiles sur scène alors que l’un d’entre eux est en train de chanter, au contraire, la mise en scène de Jean-Marie Villégier est d’une richesse inouïe, avec plein d’actions secondaires qui se déroulent en même temps que l’action principale.

Il s’agit d’une histoire d’amour et de trahison entre dieux et mortels. Avec un sujet pareil, c’était inévitable, quelques réparties font involontairement allusion à l’affaire DSK, au grand plaisir de l’assistance francophile.

Le noir et l’argent dominent les décors et costumes de la production sauf au 3e acte (si ma mémoire est bonne), où presque tous les personnages sont plutôt vêtus de satin doré et pastel.

Certains costumes datent de la production parisienne de 1987 alors que d’autres ont été refaits à l’identique. Pour refaire les nouveaux costumes, quarante artisans se sont affairés pendant deux mois.

L’opéra nécessite le concours de douze sopranos, sept hautes-contre, six ténors à la française et neuf basses, soit au total trente-quatre chanteurs, onze danseurs, et un orchestre de cinquante musiciens.

Parmi les chanteurs, la palme revient aux sopranos Emmanuelle de Negri et Anna Reinhold, au ténor Cyril Auvity (remarquable dans le rôle secondaire de Morphée), de même qu’à Bernard Deletry (parfait dans le personnage comique du père ivrogne de la fiancée du roi). Les airs réservés au chœur sont tous mélodieux et les récitatifs intéressants (quoique pas toujours parfaitement articulés).

Détails techniques de la photo de l’édifice du BAM : Panasonic GH1, objectif Lumix 7-14mm F/4,0 — 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Art et l’environnement au Centre Eaton

Publié le 10 août 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
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Puisant dans les conteneurs de recyclage du Centre Eaton, l’artiste montréalais Roassworth, aidé Brian Armstrong, ont recueilli des milliers d’objets qui font maintenant partie d’une installation exposée présentement dans ce centre commercial.

Le niveau du métro accueille l’étang, avec ses quenouilles, ses nénuphars et ses libellules. Long de 17 mètres et large de 3,6 mètres, l’étang est formé de 22 cercles concentriques qui ont nécessité l’utilisation de 13,750 bouteilles d’eau de plastique (ce qui représente six semaines d’utilisation d’eau embouteillé au Centre Eaton).

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À partir du rez-de-chaussé, se dressent les arbres en carton ondulé. De plus, sur les côtés des escaliers mobiles, on a placé des vagues formées de bouteilles de plastiques vides au dessus desquels sautent 54 saumons (en cintres, carton et papier-bulle rose).

Bref, une manière originale de donner une seconde vide à des objets devenus inutiles.

Détails techniques : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm f/1,7
1re photo : 1/250 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
3e photo  : 1/320 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Italie à l’International des feux Loto-Québec

Publié le 14 juillet 2011 | Temps de lecture : 1 minute

 
Autrefois, mon coin favori pour voir les feux d’artifice à la Ronde, c’était à un endroit précis sur le pont Jacques-Cartier.

Mais depuis qu’on a décidé d’emprisonner deux millions de Montréalais dans le but d’empêcher quelques fous de se jeter du pont — ils se jettent maintenant sur les voies du métro, ce qui est plus pratique pour eux — mon endroit favori est sous le pont Jacques-Cartier, à l’intersection de Notre-Dame et De Lorimier.

Hier soir, c’était le tour de l’Italie. J’avais le choix entre bien entendre la musique et mal voir les feux, ou voir les feux correctement de loin mais sans musique. Voilà pourquoi vous n’entendrez pas la bande sonore du spectacle sur cet extrait de moins de deux minutes des feux italiens.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Souvenirs du Festival de musique baroque 2011

Publié le 28 juin 2011 | Temps de lecture : 7 minutes
Le Ballet de l’impatience

C’est avant-hier que se terminait la neuvième édition du festival de musique Montréal Baroque.

Pour la première fois de l’histoire de ce festival, la température a été fraîche et pluvieuse, ce qui a ralenti mes ardeurs à assister à certains spectacles, malgré l’achat d’une passe qui me donnait droit à tout.

À 16h le premier jour, le musicologue François Filiatrault — auteur de la presque totalité des notes du programme — prononçait une conférence sur le ballet de cour. Cette conférence, abondamment illustrée, nous préparait au spectacle qui suivait en soirée.

Donc le soir même, Les Jardins chorégraphiques — c’est le nom d’une troupe de ballet — présentaient une œuvre de Lully, Le Ballet de l’impatience, créée en 1661 et reprise à Montréal pour la première fois depuis.

En réalité, la musique et le livret de ce ballet ont été reconstitués à partir de plusieurs documents anciens alors que la chorégraphie et la pantomime sont le fruit de l’imagination débridée de ses artisans montréalais.

Il s’agit d’un ballet à sketches : on nous présente diverses situations susceptibles de générer de l’impatience. Par exemple, des procureurs qui multiplient les procédures, ce qui augmente leurs honoraires et suscite l’impatience de leur client. Chaque saynète est précédée d’un récit (en vieux français) qui nous explique ce qui va suivre.

Dans ce cas-ci, ce vieux français est celui parlé à l’époque de Louis-XIV : il ressemble à de l’acadien. On prononçait « montère l’escalié » pour « monter l’escalier ». On prononçait le « o » et le « i » de « moi » et de « toi », ce qui sonnait différemment du « moâ » et du « toâ » d’aujourd’hui et qui ressemblait beaucoup au « moé » et « toé » du bon vieux joual québécois. Cette langue, c’était celle de la cour du « Roé » Louis XIV, différente de la langue du « Roy » (comme on dit « Roy Dupuis ») Louis XIII, son père.

Le ballet proprement dit est très différent du ballet comme on le connaît aujourd’hui. Oubliez les tutus et les ballerines dansant sur le bout des orteils. C’était des pas de danse connus de la noblesse (et exécutés par certains d’entre eux dans la représentation devant le roi) et exécutés également par des danseurs professionnels. Cette danse s’accompagnait d’un jeu de main fascinant, qu’exécutaient avec beaucoup de naturel deux des quatre danseurs de la représentation montréalaise.

Quant aux décors, ceux de l’époque avaient brulé avant la première représentation à Paris : à Montréal, ils furent inexistants.

Quant à la musique authentiquement de Lully, elle fut assurée avec brio et avec fantaisie par La bande Montréal baroque, un orchestre formé pour l’occasion de plusieurs des plus brillants musiciens baroques de Montréal.

(Mon Dieu, que de mots pour ce concert d’ouverture).

Je passe sur plusieurs concerts auxquels j’ai assisté, qui furent biens (dont ces concertos créés par le musicologue montréalais Bruce Haynes — décédé quelques semaines avant le festival — à partir de cantates de Bach).

Le Gesualdo Consort Amsterdam

On nous avait prévenus que les madrigaux de Gesualdo (un compositeur de la Renaissance) créeraient l’événement à 21h ce soir-là et ce fut le cas. Exécution parfaite à capella par le Gesualdo Consort Amsterdam. Toutefois j’avoue que les œuvres pour clavecin de ce compositeur (également au programme) ne me disent rien.

Partition de Trabaci

Un des grandes surprises du festival furent les œuvres instrumentales de Giovanni Maria Trabaci (vers 1575 – 1647) présentées à 16h le 25 juin. Celui-ci a écrit les plus anciennes partitions connues écrites spécifiquement pour la harpe. Ses œuvres pour clavier sont particulièrement séduisantes. Selon le compositeur lui-même, elles peuvent être jouées par un ensemble de violes, ce qui fut le cas cet après-midi là.

À 17h30, toujours le 25 juin, le musicologue Noam Krieger a expliqué le long et tortueux cheminement qui lui a permis de reconstituer admirablement la musique du ballet de Lully présenté la veille.

L’Arion orchestre baroque

À 21h (toujours le 25), le gala célébrant le 30e anniversaire du groupe Arion fut une réussite complète. Ce groupe est déjà connu pour sa virtuosité et sa précision : ce gala fut à la hauteur de sa réputation.

Le pianofortiste Robert Hill

Quant aux polonaises séduisantes du fils cadet de Bach, Wilhelm-Friedemann Bach (1710 – 1784) — exécutées au pianoforte par l’allemand Robert Hill — elles furent pour moi une révélation. Alors que certaines de ses pièces sont épouvantablement difficiles à exécuter en raison de la virtuosité qu’elles exigent, d’autres sont d’un dépouillement extrême, lourdement chargées d’une tension émotive qui annonce le romantisme allemand (et celui de Beethoven en particulier).

Site du concert des Ensembles Ysis et La Rota

Le 26 juin à 16h, les Ensembles Ysis et La Rota présentaient la musique médiévale du Roman de F.A.U.V.E.L., une œuvre en partie en latin et en partie en vieux français. Le concert mettait en vedette les voix de deux excellentes sopranos dont la principale (dont j’ignore le nom) est absolument absolument absolument extraordinaire. Avec une légère vibration de la voix qui me rappelle (en mieux) la hongroise Mària Zàdori à ses débuts, et une habilité à broder une dentelle de notes à vous couper le souffle d’admiration.

Les artisans du spectacle « L’enfer de Macbeth, au cabaret »

Pour clôturer le festival, on présentait un texte contemporain qui parodiait le Macbeth de Shakespeare, le tout sur de la musique élisabéthaine de Purcell, de Blow et d’Eccles. Le spectacle était assuré quant à la musique par l’Ensemble Caprice (impeccable), par un chœur mixte de chanteurs assez biens, par deux comédiens montréalais assez bons et par une maitresse de cérémonie d’une drôlerie à dérider une vieille pomme. Je n’ai pas réussi à comprendre qui a écrit ce texte cynique, iconoclaste et totalement irrésistible mais je dois dire que je me suis bien amusé.

Mme Susie Napper profitant d’un moment de répit pour se reposer

Pour terminer, je dois vous parler de Susie Naper. Cette gambiste de réputation internationale est une des femmes les plus extraordinaires que compte le Québec. Sans elle, ce festival n’existerait pas. C’est grâce à son esprit d’entreprise qu’une multitude d’artisans talentueux pratiquant la musique baroque au Québec se réunissent annuellement dans cette grande fête donnée pour notre plus grand plaisir.

Bravo et merci à tous (et mes excuses à Mme Naper qui va sûrement me détester pour cette photo indiscrète).

Détails techniques des photos : Appareil Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm f/1,7
1re photo : 1/80 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 160 — 20 mm
3e photo  : 1/60 sec. — F/1,7 — ISO 100 — 20 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 200 — 20 mm
5e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
6e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 400 — 20 mm
7e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 250 — 20 mm
8e photo  : 1/30 sec. — F/1,7 — ISO 160 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le festival de musique « Montréal Baroque », du 23 au 26 juin 2011

Publié le 23 juin 2011 | Temps de lecture : 1 minute


 
C’est aujourd’hui que s’ouvre officiellement la neuvième édition du festival de musique « Montréal Baroque ».

Malgré son nom, le festival présentera des œuvres de compositeurs de différentes époques : Moyen-Âge (Hildegard von Bingen), Renaissance (Carlo Gesualdo, Roland de Lassus, et Giovanni Maria Trabaci), Baroque (Johann Sebastian Bach, Antoine Forqueray, Georg Friedrich Haendel, Jean-Baptiste Lully, Johann Rosenmüller, Georg Philipp Telemann, Giovanni Maria Trabaci, et Antonio Vivaldi), et Néo-classique (Wilhelm Friedemann Bach).

À l’affiche, six grands concerts, dix concerts intimes, quinze concerts gratuits, un symposium international (en anglais), deux conférences, une classe de maitre et une série de concerts informels gratuits à partir de 23h au café À propos (situé au 300 est, rue Notre-Dame : voir le clip vidéo ci-dessous).

Quelques uns des meilleurs spectacles auxquels j’ai assisté de toute ma vie furent des Grands concerts donnés à l’occasion d’éditions précédentes de ce festival remarquable.

Référence : Festival Montréal Baroque

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Marie-Mai aux FrancoFolies

Publié le 11 juin 2011 | Temps de lecture : 1 minute
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Hier soir, en finissant de travailler, j’ai décidé d’aller faire un tour aux FrancoFolies. De 21h à 22h, Marie-Mai était en vedette sur la scène de l’Espace Ford.

Excellent spectacle. Plein d’énergie et plein de monde. Et c’était gratuit…

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Voigtländer 50mm f/1,1
1re photo : 1/30 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm
2e photo  : 1/1600 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm
3e photo  : 1/250 sec. — F/1,1 — ISO 100 — 50 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un opéra mélodramatique chinois : « Décapiter mon père »

Publié le 31 mai 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
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Établi à Shanghai en 1925 sous un autre nom, le théâtre Yifu fut jadis le plus célèbre d’Extrême-Orient. Rénové en 1994, son auditorium peut accueillir aujourd’hui 928 personnes.

Deux troupes originaires de Shanghai s’y produisent ; l’une spécialisée en opéra de Pékin, l’autre en opéra de Shaoxing (une ville située à 160 km de Shanghai).

Si les opéras de style pékinois sont connu en Occident grâce aux livres qui leur sont consacrés en anglais et qui furent traduits, les opéras de Shaoxing sont beaucoup moins connus hors de Chine.

Le dimanche 26 septembre 2010, le théâtre Yifu présentait « Décapiter mon père », un mélodrame de ce deuxième style, interprété ici par une distribution presqu’entièrement féminine.

Quelques rares Occidentaux assistaient à la représentation : le public était principalement composé de Chinois plutôt âgés. À l’opposé, la troupe de l’Opéra de Cologne présentait l’Or du Rhin de Wagner dix jours plus tôt au Grand Théâtre de Shanghai devant un public essentiellement jeune.

Ce soir-là au théâtre Yifu, le prix des billets variait de 50 à 280 yuans (soit de 7,50$ à 42$ ou de 5,4€ à 30€). Le mien — pour un siège au fond du parterre — coûtait 80 yuans (soit 12$ ou 8,6€).

J’étais prêt à tout et je ne fus pas déçu; gestes emphatiques, sanglots et trémolos de voix, changements de décor à vue, au moins le quart de l’assistance qui mange ou qui parle à haute voix au cours de la représentation — et qu’on entend d’ailleurs dans la vidéo — spectateurs qui changent de siège en tout temps pour rejoindre les amis ou pour être mieux placés, etc. Bref, on se serait cru en Italie au XVIIIe siècle.

Après les rappels, la Diva — déchargée des gerbes de fleurs qu’on venait de lui donner — chante a cappella pendant environ quinze minutes des airs typiquement chinois sur le devant de la scène, accompagnée du public qui en connait toutes les paroles.

Puisqu’il était permis de photographier et de filmer durant la représentation, j’ai capté des segments totalisant plus de 25 minutes du spectacle, résumés ici en moins de neuf minutes. Si le dépaysement ne vous effraie pas, je vous invite à regarder ce très rare document. Je vous préviens : c’est spécial…

Pour comparer avec un opéra de style pékinois — plus précisément avec « La Rivière d’automne » — cliquez sur ceci. Il est à noter que cet opéra, dont a distribution est au contraire entièrement masculine, raconte l’histoire d’une nonne taoïste qui s’est enfuie de son couvent afin de rejoindre son amoureux. Elle doit néanmoins traverser une rivière, aidée d’un vieux batelier qui, grâce au Ciel, est nul autre que son oncle.

Détails techniques de la photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 45 mm


Voir aussi : Liste des diaporamas de Shanghai

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Écrit par Jean-Pierre Martel