Publié le 11 novembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Hier soir, en jetant un coup d’œil par la fenêtre, je me suis rendu compte que toute cette belle neige floconneuse qui était tombée toute la journée rendait mon voisinage photogénique.
Je me suis aussitôt emparé de mon appareil photo (équipé de mon objectif préféré pour la photographie nocturne) et j’ai fait une petite marche d’une cinquantaine de minutes pour en rapporter ce qui suit.
Le long de la promenade Luc-Larivée
À la place Simon-Valois
Au Métro Ontario
Renaissance-Librairie Ontario
Au parc Jacques-Blanchet
À la bibliothèque Maisonneuve
Le marché Maisonneuve
Sur l’avenue Jeanne-d’Arc
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 25mm F/1,2
1re photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
2e photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 2000 — 25 mm
3e photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 400 — 25 mm
4e photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1000 — 25 mm
5e photo : 1/80 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
6e photo : 1/125 sec. — F/1,2 — ISO 200 — 25 mm
7e photo : 1/80 sec. — F/1.2 — ISO 1250 — 25 mm
8e photo : 1/60 sec. — F/1,2 — ISO 1600 — 25 mm
Publié le 10 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
Sarkozy est un pourri. Mais n’étant plus au pouvoir, son risque de récidive est nul d’ici sa condamnation définitive par les tribunaux. D’où sa libération de prison en attendant.
Ici même au Québec, on emprisonne les gens, malgré la présomption d’innocence, seulement lorsque leur libération comporte un risque en raison de la nature du crime reproché.
La sévérité dont Sarkosy se plaint, c’est celle des lois qu’il a fait lui-même voter lorsqu’il était le président de la loi et de l’ordre. Parce qu’ils sont comme ça, les champions de la loi et de l’ordre; des hypocrites.
Dans ce cas-ci, gardons-nous bien de juger la France. Qui sont ceux, au sommet de l’État québécois, qui ont été sanctionnés par les enquêtes de l’UPAC contre la corruption sous Jean Charest ?
Il a suffi que le ‘verrou libéral’ sabote (par des fuites) toutes les enquêtes à ce sujet, pour qu’elles soient toutes abandonnées pour vice de forme par le successeur de Jean Lafrenière.
Tout comme au Québec, le chef de l’État français est intouchable de facto lorsqu’il est au pouvoir. Mais au moins, par la suite, nos cousins français n’hésitent pas à recourir à la guillotine lorsque nécessaire.
Publié le 9 novembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes
D’abord hausser la norme
Il y a plus d’une décennie, des analyses effectuées sur la poussière qui se déposait sur le quartier ouvrier de Limoilou (situé près du port de Québec) révélaient que cette poussière contenait du nickel, un métal dont les sels sont cancérigènes.
En 2013, le gouvernement du Parti Québécois adoptait une norme maximale de 14 nanogrammes de nickel par mètre cube d’air. C’était la norme la plus sévère au monde. On était l’époque où les gouvernements étaient fiers de dire qu’ils protégeaient leur population.
Mais cette époque est révolue.
En 2022, Glencore — la minière qui transborde le nickel dans le port de Québec — a demandé que la norme québécoise soit assouplie prétextant être victime de discrimination puisqu’ailleurs dans le monde, les minières rivales sont assujetties à des normes moins rigoureuses.
Si le gouvernement de la CAQ était autre chose que la carpette sur laquelle les grandes multinationales s’essuient les pieds, il aurait répondu diplomatiquement qu’il est prêt à répondre favorablement à la demande de Glencore… À LA CONDITION que Glencore lui fasse la preuve irréfutable que cette hausse sera sans conséquence sur la santé des résidents de Limoilou.
Au lieu de cela, la CAQ a accepté d’avoir le fardeau de la preuve et a simplement commandé une petite revue de la littérature.
Malheureusement, il n’y a pas suffisamment d’études pour qu’on puisse en conclure quoi que soit quant à l’innocuité d’une hausse à 70 ng de nickel par mètre cube.
À défaut de preuves scientifiques, la CAQ aurait pu présumer que plus on respire un sel cancérigène, plus c’est néfaste. Mais c’était beaucoup lui demander…
Même haussée, la norme est impossible à respecter selon Glencore
À la suite d’un énième constat d’infraction délivré en octobre 2024 par le ministère de l’Environnement, Glencore a mandaté la firme de génie-conseil AtkinsRéalis de réaliser une étude de faisabilité.
Selon Radio-Canada, cette étude avait pour but d’évaluer la possibilité d’enfermer le processus de transbordement à l’aide d’un couvercle adapté à la configuration du navire chargé de recevoir le minerai de nickel.
Glencore utilise actuellement un système de nébulisation afin de minimiser la quantité de poussières toxiques soulevées à cette occasion.
Malheureusement, ce moyen est plutôt inefficace surtout par temps chaud, alors que les fines gouttelettes de bruine s’évaporent aussitôt.
Par ailleurs, tout le monde sait qu’une voiture qui roule à vive allure sur une route en terre battue ne soulève plus de poussière après une averse.
De la même manière, si le minerai était arrosé lors du transbordement, l’eau laverait les grosses pierres de leur poussière et cette poussière de minerai s’accumulerait au sol sous forme de boue que le vent ne pourrait plus emporter au loin.
Puisque l’étude de faisabilité d’AtkinsRéalis ne le suggère pas, est-il possible que le mandat confié par Glencore lui interdisait strictement d’émettre cette suggestion ?
Il est possible de consulter en ligne cette étude (c’est la première référence ci-dessous). Malheureusement, son avant-propos m’interdit de révéler l’information qu’elle contient.
Je me limiterai à dire que la réponse à cette question — AtkinsRéalis était-il libre de recommander l’arrosage du minerai à la place de la nébulisation — se trouve à la page 14 du rapport, au septième critère de l’étude.
Est-ce que le ministère de l’Environnement du Québec se laissera leurrer par l’étude commandée par Glencore ?
Publié le 7 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
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Il existe des poèmes qui sont faits pour être lus à voix haute : ‘Le Mot’ de Victor Hugo est l’un d’eux.
Publié à titre posthume en 1888, il est écrit en alexandrins — c’est-à-dire en vers de douze syllabes.
Il est dit ici par André Dussolier.
À ceux qui voudraient s’amuser à le réciter, le voici.
Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites.
Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil ! — Et ne m’objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas… —
Écoutez bien ceci :
Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l’oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous l’aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot que vous croyez qu’on n’a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre !
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
— Au besoin, il prendrait des ailes comme l’aigle ! —
Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et cætera,
Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez l’individu dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,
Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe,
Entre, arrive, et, railleur, regardant l’homme en face,
Dit : — Me voilà ! je sors de la bouche d’un tel. —
Publié le 5 novembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutes
Introduction
Puisque la Constitution des Pays-Bas exige que la formation du gouvernement soit confié au parti qui a remporté le plus de sièges — même s’il n’en a pas obtenu la majorité — c’est le PVV (qualifié d’extrême droite) qui avait eu la tâche de former une coalition à la suite des législatives de juillet 2023.
Il s’était donc allié avec le VVD, le NSC et le BBB. Comme condition à leur participation, ceux-ci avaient exigé que le poste de premier ministre ne soit pas confié au chef controversé du PVV.
Minée par des querelles intestines, comme en témoignent les quatre remaniements ministériels en deux ans, cette coalition fut dissoute le 3 juin dernier. Ce qui entraina des élections législatives prématurée, le 29 octobre dernier.
Les résultats des élections législatives aux Pays-Bas
Députation des partis suivants
Élus en 2023
Élus en 2025
+/-
Parti pour la liberté (PVV)
37
26
-11
Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD)
24
22
-2
Nouveau Contrat social (NSC)
20
0
-20
Mouvement agriculteur-citoyen (BBB)
7
4
-3
Parti travailliste-Gauche verte
25
20
-5
Démocrates 66 (D66)
9
26
+17
Appel chrétien-démocrate (CDA)
5
18
+13
Parti socialiste (PS)
5
3
-2
Denk (DENK)
3
3
0
Parti pour les animaux (PvdD)
3
3
0
Forum pour la démocratie (FvD)
3
7
+4
Parti politique réformé (SGP)
3
3
0
Union chrétienne (CU)
3
3
0
Volt (VOLT)
2
1
-1
JA21
1
9
+8
50 PLus (50+)
0
2
+2
Dans ce tableau, les quatre partis membres de la coalition sortante ont été placés en premier. Ce qui frappe, c’est qu’ils ont tous été sanctionnés par l’électorat. Tout particulièrement le NSC, rayé de la carte politique.
Les zizanies internes et l’incapacité à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les Pays-Bas — la crise migratoire et la crise du logement qui en résulte, de même que les mesures draconiennes destinées à combatte la pollution agricole par l’azote (fumier et lisier) — ont valu à la coalition une raclée.
Une interprétation différente
La perte de 26 députés par le PVV (euroseptique) et le gain de 17 par le D66 (pro-européen) sont interprétés par les médias occidentaux comme une grande victoire pour l’Union européenne et une défaite de l’extrême droite.
En réalité, il n’y a pas eu de glissement de l’opinion publique vers le centre.
Ce qui est arrivé, c’est que les électeurs de droite, scandalisés par l’appui inconditionnel du PVV à Benyamin Nétanyahou — dans un pays, faut-il le rappeler, où se trouve la Cour pénale internationale — ont déplacé leurs voix vers deux partis de droite (pires que le PVV, dit-on) soit le FvD (gain de quatre députés) et le JA21 (gain de huit députés), soit plus que la perte du PVV (onze députés).
De la même manière, lorsqu’on cumule les voix obtenues par ces trois partis qualifiés d’extrême droite, elles ont passé de 2 755 163 voix à 2 844 695 voix, soit une légère progression.
La croissance de la députation du D66 (un gain de 17 députés) ne s’est pas faite aux dépens de PVV puisque leurs idéologies diffèrent.
Ce glissement s’est fait aux dépens d’un autre parti centriste, soit le NSC (perte de vingt députés). Celui-ci s’obstinait à nier que l’immigration aggravait la crise du logement aux Pays-Bas. Son électorat a donc migré ailleurs.
Bref, le D66 a profité de cette reconfiguration de l’électorat pour devenir, accidentellement, le premier parti du pays.
Publié le 5 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
Introduction
Conformément à sa manie d’imiter l’Ontario, le gouvernement de la CAQ permettra aux deux plus grandes villes du Québec d’investir leurs liquidités sous forme d’actions inscrites en bourse.
Les économies des villes
Le quotidien La Presse écrit : « Que ce soit pour planifier la réfection d’infrastructures, de nouveaux projets ou l’achat de terrains, bon nombre de municipalités ont mis de côté d’importantes sommes au fil du temps.»
En plus, on doit savoir qu’à Montréal, le paiement des taxes municipales peut se faire en un versement (le 3 mars) ou en deux versements (le 3 mars et le 2 juin).
Ce qui signifie qu’au début de juin, la ville a encaissé tout ce qui lui sera nécessaire pour gérer la ville jusqu’à l’année fiscale suivante.
Cette année, ses revenus seront d’environ sept-milliards de dollars.
Les leçons de l’Histoire
Lors de la crise financière de 2007-2008, l’indice Dow Jones chutait de 36,83 %.
Cela signifie que si la ville de Montréal avait reçu le pouvoir de spéculer à la bourse il y a vingt ans, les Montréalais auraient été soumis en 2007-2008 à une cure d’austérité sans précédent puisque la loi interdit aux municipalités de faire un déficit.
Conclusion
La CAQ ne voit jamais plus loin que le bout de son nez.
Lorsqu’elle est arrivée au pouvoir, l’État québécois nageait dans les surplus budgétaires et les surplus d’électricité. En sept ans de pouvoir, la CAQ a gaspillé l’un et l’autre.
Au lieu d’obliger les villes à maintenir la prudence dont elles font actuellement preuve, la CAQ veut leur ouvrir toutes grandes les portes de la spéculation boursière.
Publié le 4 novembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
Monument aux morts français
Au parc
Monument à Louis-Hippolyte La Fontaine
Édifice du Conseil des arts de Montral
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Publié le 4 novembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes
Le 23 octobre dernier, l’organisme sans but lucratif Vivre en ville rendait publics les résultats d’une consultation populaire réalisée du 3 au 5 octobre dernier par la firme de sondage Léger auprès de 1 010 répondants.
Après répartition des indécis, à l’énoncé ‘Il faut augmenter l’offre d’habitation en construisant des logements sur le territoire déjà urbanisé, par exemple en réaménageant des terrains vacants ou industriels ou en densifiant les quartiers déjà bâtis.’, les répondants sont d’accord à 65 %.
Il semble que les répondants devaient choisir parmi plusieurs énoncés.
À cet énoncé-ci, le pourcentage n’est que de 51 % chez les 18-34 ans alors qu’il grimpe à 77 % chez les 55 ans et plus.
À l’énoncé concurrent où le répondant exprimait son souhait que des terres agricoles servent à la construction domiciliaire, les pourcentages sont respectivement de 39 % chez les jeunes et de 17 % à l’autre extrémité du spectre des âges.
À la question ‘À quel point jugez-vous important d’avoir accès, à distance de marche de chez vous, à des commerces et services de proximité (épicerie, équipements sportifs, parc, école, garderie, etc.)?’, 39 % jugent cela très important et 44 %, plutôt important.
Les pourcentages sont moindres parmi ceux qui vivent en milieu rural (62 %) et plus grand chez les citadins (87 %).
À la question ‘Comment réagiriez-vous si, dans le cadre des élections municipales, il est proposé de faciliter l’accès à des logements de qualité et abordables en accélérant la construction d’habitations et en priorisant le logement à but non lucratif’, les ‘tout à fait d’accord’ comptent pour 40 % des répondants et les ‘plutôt d’accord’, 42 %.
Quant à l’amélioration de l’offre de transport collectif autant dans les villes, en milieu rural et qu’entre les régions, les pourcentages sont respectivement de 33 % et de 39 %, pour un total de 72 %.
À la question ‘Selon vous, dans quelle mesure est-il important que les municipalités mettent en place des aménagements visant à améliorer la sécurité des personnes qui se déplacent à pied ou à vélo?’, 37 % trouvent cela très important et 45 %, plutôt important.
Quant à l’idée de donner plus de place à la marche et au vélo pour favoriser un mode de vie physiquement actif, les pourcentages dont respectivement de 22 % et 36 %, pour un total de 58 %.
Publié le 3 novembre 2025 | Temps de lecture : 2 minutes
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C’est avec une confortable avance que les indécis ont officieusement remporté hier leurs élections au scrutin municipal de Montréal avec plus de vingt points d’avance sur leur plus proche adversaire, Mme Soraya Martinez-Ferrada (élue officiellement).
Si le vote des francoMontréalais s’est partagé presque également entre Projet Montréal et Ensemble Montréal, c’est le vote des angloMontréalais qui a fait la différence en votant massivement pour l’ex-ministre libérale.
Malgré cela, n’eut été de la concurrence que lui faisait Transition Montréal — idéologiquement presque identique à Projet Montréal — il n’est pas exclu de penser que sans ce schisme, le parti de Valérie Plante aurait peut-être été reporté au pouvoir, de justesse.
À cette élection, le taux de participation ne fut que de 37,5 % (à ne pas confondre avec le taux, identique, des indécis). Ceux qui n’ont pas voté se répartissent dans trois groupes.
Il y a le 37,5 % qui hésitaient entre les candidats en lice. Le reste comprend, d’une part, ceux qui ne s’intéressent pas à la politique municipale et d’autre part, ceux qui — malgré le fait qu’ils soient bien informés — ont décidé de ne voter pour personne, les jugeant tous indignes ou incompétents.
Dans cette élection, chaque électeur recevait trois bulletins de vote; un pour choisir le maire de son arrondissement, un pour le représentant de l’arrondissement à l’hôtel de ville et un troisième pour choisir le maire ou la mairesse de Montréal.
Dans les deux premiers cas, plutôt que vouloir obliger l’électeur à voter pour des gens qui ne lui conviennent pas, il serait préférable d’ajouter au bulletin de vote, une option supplémentaire : ‘Aucun de ces choix’.
Si cette dernière option devait remporter plus de voix qu’aucun des candidats en lice, l’élection devrait être recommencée jusqu’à ce qu’on offre au peuple des candidats qu’il juge dignes de sa confiance, plutôt que de l’obliger à voter pour n’importe qui.
Publié le 2 novembre 2025 | Temps de lecture : 5 minutes
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Le contexte
Alors que le paiement électronique se généralise spontanément au point de représenter la grande majorité des transactions financières, la législation européenne accentue cette tendance en abaissant le plafond des paiements en espèces afin de lutter contre le blanchiment d’argent et le financement d’activités illégales.
Pour les mêmes motifs, les billets de 500 euros ne sont plus émis depuis 2019 (bien qu’ayant toujours cours légal).
Plus tôt cette année, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) exprimait le désir de voir se réduire la dépendance de l’Europe à l’égard des systèmes de paiement électronique américains, notamment Visa, MasterCard et PayPal.
Tout cela correspond à donner à l’Union européenne un pouvoir de surveillance presque total sur les flux monétaires (libellées dans n’importe quelle devise) au sein de ses frontières, mais également le pouvoir d’imposer des sanctions financières aux personnes et aux entreprises sur son territoire.
Finalement, certains pays européens ont adopté des dispositions législatives qui leur permettent de bloquer des comptes bancaires sans obtenir au préalable l’assentiment des tribunaux. Et ce, sur simple soupçon, signalement ou critique publique.
À ceux qui se croient à l’abri des dérives liberticides en Europe, rappelons que le crime de cyberharcèlement — conçu initialement pour protéger les mineurs et les femmes — sert maintenant à faire taire les rumeurs qui irritent l’épouse d’un chef d’État.
En somme, la loi qui visait à protéger les enfants de la République est devenue l’équivalent moderne du crime de lèse-majesté sous l’Ancien régime.
Le Pfizergate et Frédéric Baldan
En dépit du fait que la Commission européenne n’a pas de pouvoir en matière de santé (ce qui relève des États membres), sa présidente a personnellement négocié l’achat de 1,8 milliard de doses de vaccins contre le Covid-19, au cout de 36 milliards d’euros.
C’est 20€ par dose, soit beaucoup plus que ce que nous avons payé au Canada (environ 12€ par dose).
Le tout s’est négocié sur le téléphone d’Ursula von der Leyen par le moyen de SMS. Malheureusement, tous ces SMS ont disparu. Comme c’est dommage…
En avril 2023, le lobbyiste belge Frédéric Baldan a déposé une plainte auprès de la justice de son pays contre Ursula von der Leyen pour prise illégale d’intérêts et corruption, pour usurpation de fonctions et pour destruction de documents publics.
D’après ce que je comprends, il aurait été débouté par les tribunaux. Mais entretemps, en septembre 2023, il a perdu son accréditation de démarcheur auprès de l’Union européenne.
En novembre 2024, il publie le livre ‘Ursulagate : la compromission des lobbys’.
Plus tôt cette semaine, les comptes bancaires de sa maison d’édition, de son cabinet de conseil, de même que le compte conjoint avec son épouse et même celui de leur fils de cinq ans, ont été bloqués simultanément et sans explication par la banque néerlandaise ING et la belge Nagelmackers, deux banques qui n’ont pas de rapport l’une avec l’autre.
Évidemment, il serait facile de penser qu’il s’agit d’une vengeance personnelle de la présidente de la Commission européenne.
C’est peut-être le cas. Mais à notre époque, où la manipulation de masse est omniprésente, il faut se garder des présomptions à la ‘cela ne peut être qu’elle’ (où ‘elle’ est une personne ou un pays).
Parmi les suspects, il y a aussi la puissance hégémonique des États-Unis (hostile à l’existence de l’Union européenne) et les intérêts économiques colossaux qui s’opposent aux velléités européennes en matière de contrôle des flux financiers.
Conclusion
Les sanctions économiques européennes visaient originellement des pays ou des entités étatiques, de même que des organisations criminelles.
Cette militarisation financière s’est étendue ensuite aux oligarques et aux piliers économiques de régimes hostiles à l’Occident.
Depuis peu, on s’attaque aux intellectuels étrangers qui osent critiquer l’Europe.
Voilà maintenant qu’on bloque les comptes bancaires et les cartes de crédit de citoyens ordinaires sans l’autorisation préalable des tribunaux.
Que cela soit imposé sous des pressions étrangères pour discréditer la Commission européenne ou qu’au contraire, cette dernière soit l’instigatrice de ce goulag financier, tout cela est très préoccupant.