Aux grands maux, les grands remèdes

Publié le 10 septembre 2022 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Depuis cinq ans, l’air de Montréal n’a jamais contenu autant de grains de pollen d’herbe à poux. Le 29 aout dernier, le sommet atteignait près de trois-cents grains par mètre cube.

Cette augmentation est causée par plusieurs facteurs.

Le premier est l’allongement de la saison chaude en raison des changements climatiques.

À cela s’ajoute l’interdiction de l’utilisation urbaine des défoliants. Non pas qu’il s’agisse d’une mauvaise décision, au contraire. Mais on doit comprendre que même les bonnes décisions comportent des inconvénients.

La plante fabrique du pollen 24 heures par jour. La nuit, l’air est généralement immobile. Si bien que le pollen s’accumule sur les épis.

Les pics surviennent au lever du soleil, lorsque ses rayons réchauffent le sol et créent des mouvements d’air qui mettent en suspension le pollen accumulé.

Au microscope, les grains de pollen peuvent adopter des formes les plus diverses, de la boule lisse à celle hérissée de pointes.

Pour causer du rhume des foins, le pollen doit posséder deux caractéristiques essentielles qui ne dépendent pas de sa forme; être composée de protéines allergènes et être suffisamment léger pour être transporté par le vent sur de grandes distances.

C’est le cas du pollen de l’herbe à poux.

L’inutilité de la tonte

Pour déclencher des symptômes, la concentration de pollen doit dépasser un seuil; plus les plants sont proches de votre domicile, plus l’air que vous respirez est riche en grains de pollen. Lorsqu’on ‘nettoie’ son environnement immédiat, on augmente les chances que, au moins la nuit pour dormir, la concentration de pollen soit en deçà de ce seuil.

Sans défoliant, le seul moyen d’éradiquer l’herbe à poux est de l’arracher. La tonte ne suffit pas.

Si on se contente de tondre l’herbe à poux, la partie épargnée se ramifie. Et quelques semaines plus tard, lorsqu’on tond encore les épis qui se dressent, la plante se ramifie encore plus près du sol. Si bien qu’à la fin de l’été, l’herbe à poux forme des surfaces qui ressemblent à du gazon.

Puisque le pollen de l’herbe à poux est transporté par le vent sur de très grandes distances, comment peut-on éradiquer cette plante dans son voisinage puisque son pollen peut venir de loin ?

Ce n’est pas le pollen qui dissémine la plante; le pollen est l’équivalent des spermatozoïdes chez l’animal. Ce sont plutôt les graines qui donnent naissance à une nouvelle plante. Or les graines sont lourdes et tombent toujours près de la plante qui les génère.

Donc lorsqu’on arrache tous les plants d’herbe à poux d’un territoire, c’est fini, on est débarrassé à jamais… en principe.

Dans les faits, les graines d’herbe à poux demeurent viables dans le sol pendant trois ans. Donc on ne peut être certain d’avoir ‘nettoyé’ un quadrilatère, par exemple, qu’après trois ans d’arrachage et de surveillance.

La deuxièmement raison est que tout aménagement paysager où de la ‘nouvelle’ terre est apportée, peut contenir des graines d’herbe à poux. Ce qui implique trois autres années de surveillance.

Concrètement, les moyens les plus efficaces de diminuer les taux de pollen d’herbe à poux dans nos villes, c’est la disparition des pelouses — au profit des rocailles et des jardins décoratifs — et des lots laissés en fiche.

La diminution du pollen chez soi

Dans un domicile, il est possible de filtrer l’air ambiant afin de diminuer la quantité de pollen qui s’y trouve.

La norme MERV — pour Minimum Efficiency Reporting Value — permet de les classer selon leur efficacité. Entre MERV-17 et MERV-20, on trouve les filtres les plus puissants (de type HEPA ou mieux).

Plus abordables, les filtres MERV-13 bloquent au moins 90 % des particules qui mesurent d’un à trois microns. Or les grains de pollen ont un diamètre qui varie entre vingt et cinquante microns. En d’autres mots, ces filtres sont très efficaces pour nettoyer l’air d’une pièce du pollen qu’il contient.

Dans ma chambre à coucher, j’utilise à longueur d’année un purificateur d’air de type HEPA.

Dernièrement, j’ai entrepris de fabriquer une machine plus puissante pour mon bureau.

À cette fin, j’ai acheté sur Amazon un lot de quatre filtres MERV-13 carrés de vingt pouces de côté de marque Booguan (au prix de 67,82$).

Ceux-ci ont été assemblés avec du ruban adhésif pour plomberie de deux pouces de large (au prix de 14,92$).

J’ai fait en sorte que leurs plis soient verticaux de manière à ce qu’ils accumulent moins de poussière avec le temps. De plus, pour des raisons décoratives, le côté des filtres sur lequel court le treillis métallique qui maintient des plis en place a été placé vers l’extérieur.

Les filtres ont été assemblés deux par deux. Sur leur face externe, les deux filtres ont été placés l’un sur l’autre et collés comme on relie les pages d’un livre. Puis, en les ‘ouvrant’ justement comme un livre, ils ont été collés l’un à l’autre une seconde fois à leur jonction interne.

À leur base, j’ai collé un carton qui solidifie les quatre panneaux.

Et sur le dessus, ouvert comme un parc portatif pour bébé, j’ai déposé un ventilateur carré de vingt pouces de marque Cool Works (le modèle HF-203 à 52,97$).

Le ventilateur est simplement déposé tel quel, dans sa boite, sans être collé aux panneaux assemblés. Cette boite est percée de part et d’autre par une ouverture tracée à l’aide du plateau rotatif de mon microonde.

Notons que lorsque l’air est poussé à l’intérieur de la boite filtrante par le ventilateur (plutôt qu’aspiré vers l’extérieur par lui), les saletés retenues par la face interne des filtres ne se voient pas. Donc l’extérieur demeure propre.

À l’essai, tout fonctionne très bien. Depuis plusieurs jours, je travaille à l’ordinateur comme si la saison de l’herbe à poux n’existait pas.

Évidemment, c’est un peu encombrant : je n’ai pas encore décidé où j’entreposerai ce purificateur d’air cet hiver.

On verra; un problème à la fois.

Référence : Nouveau record de pollen d’herbe à poux

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les drapeaux du Québec en berne et le réflexe du colonisé

Publié le 9 septembre 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

La décision de placer en berne les drapeaux du Québec sur les édifices gouvernementaux a suscité une controverse.

Pour certains, c’est une question de respect pour les traditions. Pour d’autres, on doit distinguer la tradition des mauvaises habitudes; un peuple qui se respecte ne rend pas hommage à ses conquérants et à leurs descendants.

Le chef du Parti québécois qui, le premier, avait critiqué cette décision s’en est excusé le lendemain. On se demande pourquoi.

Le décès de tout être humain est un évènement triste. Mais si on avait à regretter le trépas de quelqu’un, ce devrait être la mort atroce de cette fillette écrasée dans sa poussette par un véhicule utilitaire le 21 juillet dernier à Montréal.

Si elle avait atteint l’âge adulte, elle aurait pu devenir médecin et sauver des dizaines de vies. Devenir scientifique et effectuer une découverte qui aurait bouleversé notre existence. Devenir cheffe d’État et adopter des politiques remarquables. Et ainsi de suite.

Bref, c’est un espoir brisé.

Nonobstant les qualités intrinsèques d’Elizabeth II, qu’a-t-elle fait d’utile dans sa vie à part donner un héritier à sa dynastie ? Y a-t-il une seule chose au monde qui n’existerait pas si la couronne britannique avait échu à quelqu’un d’autre ?

Elizabeth de Windsor me savait pas faire cuire un œuf, habituée d’être servie par ses domestiques.

Elle a coupé des rubans à l’inauguration d’édifices publics, déposé des gerbes de fleurs devant des mausolées et prononcé d’innombrables discours écrits par d’autres sur ce même ton recto tono ennuyant.

J’entendais dernièrement la ministre des Affaires étrangères du Canada affirmer que le grand avantage d’un régime monarchique, c’est que toute monarchie est un gage de stabilité politique.

Vraiment ?

Au début du XXe siècle, à part de rares républiques (dont les États-Unis, la France et Haïti), la Terre était couverte de monarchies qui, pour la plupart, ont été destituées lors de révolutions sanglantes. Est-ce là la stabilité dont parle Mme Mélanie Joly ?

Qu’en reste-t-il ?

Si on exclut le Royaume-Uni, la noblesse européenne actuelle règne sur des paradis fiscaux (comme le Liechtenstein), sur un éperon rocheux qui prospère grâce à son casino (Monaco) ou sur des puissances européennes de second ordre (dont on ne donnera pas d’exemple pour ne pas heurter personne).

Ailleurs à travers le monde, les dynasties sont habituellement des familles mafieuses dont la prédation du Trésor public se cache sous le vernis ostentatoire de leur riches parures. Dans le cas précis des pétromonarchies, elles assurent leur pérennité au son de la tronçonneuse qui débite leurs opposants politiques.

Bref, les monarques actuels sont, au mieux, des parasites. Au pire, comme chacun d’entre nous peut le devenir s’il dispose de pouvoirs absolus.

Alors revenons à ces drapeaux mis en berne.

Cette décision est purement symbolique. Elle ne change pas le sort d’aucun d’entre nous.

Mais il est décevant de constater que même lorsque tous les voyants lumineux clignotent au rouge quant au déclin démographique du peuple francoQuébécois, nos dirigeants se sentent encore obligés de rendre hommage à ceux qui ont mis en place un système politique qui nous destine à disparaitre…

Référence : « J’ai mal choisi le moment », admet St-Pierre Plamondon

Parus depuis :
Dans les anciennes colonies britanniques, la mort d’Elizabeth II suscite aussi des commentaires amers (2022-09-10)
Sondage Léger: les Québécois ne veulent rien savoir de Charles III (2022-09-10)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au prix que nous payons pour appartenir au Canada, veuillez cliquer sur ceci.

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| 2018-202X (années Legault), le prix du fédéralisme, Politique québécoise | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Le secret au sujet de la neurotoxicité du glyphosate

Publié le 7 septembre 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Depuis plus d’un demi-siècle, les promesses de réingénierie de l’État et les engagements à couper dans le gras de la fonction publique ou à redonner de l’argent dans les poches des contribuables ont fait en sorte que nos gouvernements ont de plus en plus de difficulté à assumer leur rôle.

La maltraitance des ainés hébergés en hospice, les problèmes au sujet de la délivrance des passeports canadiens, les dizaines de milliers de demandes d’immigration qui s’accumulent, et les retards de plusieurs mois à verser le salaire dû à certains fonctionnaires fédéraux ne sont que la pointe de l’iceberg.

De manière générale, depuis la généralisation du néolibéralisme en Occident, ces compressions budgétaires ont fait perdre à nos gouvernements une bonne partie de l’expertise qui leur est nécessaire pour gérer les affaires publiques avec efficacité et compétence.

Santé Canada en est un exemple.

David contre Goliath

Avant de permettre l’utilisation d’un nouveau pesticide, les organismes règlementaires imposent au fabricant l’obligation de prouver l’innocuité de leurs produits, lorsqu’utilisés selon leur mode d’emploi.

Le fabricant soumet donc à l’État des études de toxicité parce cela est une étape préalable et obligatoire à la mise en marché de ses produits.

Toutefois, ces études sont régies par les lois relatives à la propriété intellectuelle. Cela signifie que le fabricant possède le droit d’interdire aux autorités sanitaires de rendre publiques ses études.

La communauté scientifique est alors dans l’impossibilité de signaler des failles méthodologiques et des erreurs dans l’analyse statistique qui auraient échappé au travail de revue des fonctionnaires.

Or des fuites ont révélé qu’une partie des études soumises par le fabricant du glyphosate ont été rédigées par des employés de Mosanto/Bayer et signées par des médecins corrompus.

Les gouvernements des pays occidentaux pourraient légiférer de manière à se donner le droit de rendre publiques toutes les études qui leur sont soumises.

Mais ils ont choisi de ne pas le faire, laissant des fonctionnaires en nombre insuffisant affronter la machine de propagande de géants industriels.

Mais il y a plus.

Les ‘secrets industriels’

Contrairement aux exigences imposées à l’industrie pharmaceutique à la suite du scandale du thalidomide, l’industrie agrochimique n’est pas tenue de révéler toutes les études de toxicité en sa possession.

Un producteur de pesticides est donc libre de maintenir secrètes les études qui ne lui conviennent pas et d’en cacher l’existence aux organismes règlementaires.

Dans l’édition de ce matin du quotidien Le Monde, on apprend que le fabricant suisse Syngeta, né de la fusion entre AstraZeneca et Novartis, possède depuis vingt ans une étude qui suggère de possibles effets néfastes du glyphosate sur la construction du cerveau lors d’expositions prénatales.

Aux États-Unis, l’étude en question semble avoir été portée à la connaissance de l’Agence de protection de l’environnement (qui a choisi d’en ignorer les résultats).

Mais ni la FDA américaine ni les autorités sanitaires européennes ne l’ont su. Si elles en avaient été informées, il y a lieu de croire que quelqu’un quelque part aurait exigé des études supplémentaires de manière à ce qu’on fasse toute la lumière à ce sujet.

Références :
Glyphosate : une étude industrielle sur la neurotoxicité de l’herbicide soustraite aux autorités européennes
Santé Canada = Pesticides Canada

Paru depuis : Homologation d’un herbicide glyphosate la Cour fédérale ordonne à Ottawa de refaire ses devoirs (2025-02-20)

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| Pharmacologie, Politique canadienne, Science | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu du Jardin alpin

Publié le 7 septembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya — 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Fleurs orphelines

Publié le 6 septembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Carmantine ‘Radiant’ (Justicia camea)
Oponce ‘Monstrosa’
Bulbophyllum annamense ‘Crownpoint’
Pivoine de Chine ‘Green Lotus’
Pivoine non identifiée
Scabieuse du Caucase

J’ai l’habitude de présenter mes photos de fleurs sous forme de séries; une série de fleurs de magnolias, d’orchidées, de pivoines, etc.

Et il m’arrive de me retrouver avec des photos orphelines.

En voici quelques-unes, prises plus tôt cette année.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs Helios 85 mm F/1,5 (4e photo), M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (5e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/8000 sec. — F/2,8 — ISO 125 — 34 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm
4e  photo : 1/8000 sec. — F/1,5 — ISO 200 — 85 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 75 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Banque Royale du Canada et l’écologie de façade

Publié le 5 septembre 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

Il suffit de consulter le site web de la Banque Royale du Canada pour s’en convaincre : cet établissement financier est résolument voué à la cause environnementale.

Après avoir parlé de l’importance de lutter contre les changements climatiques et plus précisément d’atteindre un bilan ‘zéro émission nette’, la banque expose sa stratégie basée sur quatre objectifs :
• aider ses clients à passer à la carboneutralité,
• assumer ses responsabilités en tant qu’investisseur,
• favoriser un avenir durable par l’information et l’inspiration, et
• faire valoir son leadeurship ‘zéro émission nette’ dans ses activités.

Qu’en est-il dans les faits ?

La Banque Royale du Canada est le plus grand prêteur du secteur des combustibles fossiles au Canada.

Toutefois, si on veut lui accorder le bénéfice du doute, ne pourrait-on pas dire que son portefeuille actuel de titres financiers reflète une politique ancienne d’investissements dont la banque a simplement tardé à se départir ?

Effectivement, lors de l’assemblée générale de ses actionnaires en avril dernier, le grand patron de la banque a annoncé son intention de publier cet automne ses objectifs de réduction de son portefeuille concernant les énergies fossiles.

Pour juger de sa sincérité, transportons-nous au Texas.

L’an dernier, la législature de cet État a adopté une loi interdisant aux institutions financières qui boycottent le pétrole de participer au marché obligataire et à la gestion des caisses de retraite du gouvernement texan, de ses sociétés publiques et des municipalités de l’État.

Résultat : le gestionnaire d’actifs BlackRock, la banque suisse UBS et 348 firmes d’investissements ont été bannis.

C’est le contrôleur financier de l’État qui est chargé de débusquer et d’ajouter les établissements financiers fautifs à la liste noire créée à ce sujet.

Contactée par celui-ci, la Banque Royale a été sommée de faire la preuve qu’elle n’était pas antipétrole. Heureusement pour elle, ses engagements climatiques ont été jugés suffisamment insignifiants pour plaire à l’État.

Conséquemment, la Banque Royale n’apparait pas sur la liste noire texane.

Signalons que c’est aussi le cas de toutes les banques canadiennes. On peut donc en conclure que leurs engagements à la cause environnementale relèvent du domaine des relations publiques…

Références :
BlackRock, UBS and 348 ESG funds « banned » in Texas
La Banque Royale veut une « transition climatique ordonnée »
Le Texas en guerre contre les investisseurs « wokes »
Loi contre les institutions financières antipétroles

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| Économie, Environnement | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Aperçu du Square Saint-Louis

Publié le 4 septembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute
Monument à Louis-Octave Crémazie
Fontaine du square
Marché aux fleurs
Buste du poète Émile Nelligan

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre vert jaunâtre B+W 061 + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C de Calumet + filtre polarisant PL-CIR d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 21 mm
2e  photo : 1/30 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 29 mm
3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 17 mm
4e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 40 mm

La dernière photo a été modifiée en post-traitement à l’aide de Topaz Studio; les modules logiciels Broken Bits et Starlight Glitter ont été appliqués. Note : on cliquera sur l’image pour l’agrandir.

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le silence du Code de la route au sujet des angles morts

Publié le 4 septembre 2022 | Temps de lecture : 2 minutes
En rouge, les angles morts d’un camion lourd

Dernièrement, un reportage de Radio-Canada révélait que certains véhicules sont des mastodontes qui possèdent tellement d’angles morts qu’ils représentent un véritable danger public.

Il ne s’agit pas là d’une crainte hypothétique; en 2021 à Montréal, seize piétons ou cyclistes ont été tués, dont la moitié par des poids lourds alors que ceux-ci ne représentent qu’une toute petite partie des véhicules dans nos rues.

Dans le cas d’un conducteur automobile, on n’accorde pas un permis de conduire à une personne semi-voyante. Pourtant, on accorde un certificat d’immatriculation à des véhicules qui transforment tous leurs conducteurs en personnes semi-voyantes.

Cela n’est pas normal; en principe, de tels véhicules ne devraient être autorisés à circuler que sur des autoroutes et, en ville, qu’à certaines conditions.

Or le Code de la route ne contient aucune mesure destinée à réduire leur dangerosité pour les piétons et les cyclistes.

Pourquoi un camion doit-il faire entendre une alarme lorsqu’il recule ? Parce qu’un camion n’est pas équipé d’un rétroviseur qui permettrait à son conducteur de savoir s’il y a quelqu’un se trouve derrière son camion.

De la même manière, tous les véhicules à champ de vision limité devraient faire entendre une alarme lorsqu’ils démarrent et lorsqu’ils tournent à une intersection.

Dans ces deux cas, leur vitesse devrait être limitée à 5 km/h pendant les trente premières secondes afin de laisser le temps aux cyclistes et aux piétons de se protéger.

Pour les lecteurs intéressés à voir le reportage de Radio-Canada, le voici.

Cliquez sur l’image pour démarrer

Parus depuis :
Un ado de 14 ans meurt en scooter (2022-09-05)
Chute importante des contraventions liées à la sécurité routière (2022-12-15)
30 % plus de piétons tués sur les routes du Québec en 2024 (2025-05-22)

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à la sécurité des piétons, veuillez cliquer sur ceci.

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| Politique québécoise, Sécurité des piétons, Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Abstractions Art déco

Publié le 3 septembre 2022 | Temps de lecture : 1 minute





 
Dernièrement, je me suis laissé tenté par une lentille prismatique offerte pour huit euros par une boutique de matériel photographique située en Grèce (Skiadopoulos Photographic Equipment).

Voici ce que j’en ai fait.

Notons que la couleur de ces photos a été modifiée en post-traitement. Autrement, ce sont des photos publiées telles quelles.

Elles me rappellent les clichés créés dans les années 1920 par des photographes Art déco.

Détails techniques : Appareil OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 14-42mm + filtre Grün Rollei + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80C d’Hoya + lentille prismatique à six faces B+W 630.
1re photo : 1/80 sec. — F/5,5 — ISO 3200 — 36 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,5 — ISO 25600 — 36 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/5,4 — ISO 6400 — 38 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/5,4 — ISO 200 — 32 mm

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| Photographie, Photographie abstraite | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Une enquête de coroner à chaque accident mortel de piéton ?

Publié le 3 septembre 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Au niveau d’un passage pour piétons du boulevard de Portland, à Sherbrooke, une adolescente de 14 ans avait été gravement blessée par une voiture en 2017.

Plutôt d’y installer un feu de circulation — il y en a déjà un à 220 m plus à l’ouest — les autorités municipales ont préféré compter sur un feu clignotant et une pancarte qui indique qu’une amende de 100$ sera imposée aux automobilistes qui ne respecteront pas la priorité accordée aux piétons.

Le 28 aout dernier, à ce même passage, un père qui promenait sa fillette de cinq mois dans une poussette a vu son bébé être frappé par une voiture qui n’a pas respecté la priorité aux piétons. On ignore si la fillette a survécu à ses blessures.

Un mois plus tôt, à Montréal-Nord, à une intersection bien connue pour sa dangerosité, la conductrice d’un véhicule utilitaire a tourné à gauche, fauchant mortellement une fillette de deux ans qui prenait place dans une poussette.

Portée d’un rapport de police

Dans tous les cas, les accidents (mortels ou non) impliquant des piétons donnent lieu à une enquête policière qui sera le sujet d’un rapport.

Le lectorat cible de ce rapport, ce sont les procureurs de la ville. C’est ce qui leur permet de savoir quel type d’accusation doit être porté contre le responsable de l’accident.

Il y a peut-être des conseillers municipaux et des maires d’arrondissement qui se donnent la peine de lire systématiquement les rapports de police, mais je doute qu’ils soient nombreux.

Le rapport de coroner

Les accidents mortels impliquant des piétons sont rarement l’objet d’un rapport de coroner. On estime qu’un rapport de police suffit.

Contrairement à ce dernier, le rapport de coroner ne vise pas à trouver des coupables, mais plutôt à trouver les moyens de prévenir la répétition d’homicides. Son lectorat, ce sont les élus.

À l’intersection de Montréal-Nord, en raison de travaux de voirie, il y avait plusieurs panneaux où on pouvait lire : ‘Détour’, ‘Trottoir barré’, et ainsi de suite.

Or dans le cas de ‘Trottoir barré’, par exemple, ce message ne s’adresse pas aux automobilistes. Mais ça, ils le savent seulement après l’avoir lu. Ce qui fait que pour eux, tous les panneaux qui ne leur sont pas adressés sont une pollution visuelle, des distractions inutiles.

D’autre part, aux intersections de la ville, le nom des rues est souvent très mal indiqué. Par souci d’économie, il n’est pas rare que l’endroit où on se trouve ne soit indiqué qu’à un seul des quatre coins de rue, parfois caché sous feuillage des arbres.

Tout le temps que l’automobiliste passe le nez en l’air pour essayer de savoir si c’est là ou ailleurs qu’il doit tourner, c’est du temps d’inattention à ce qui se passe devant lui.

Ces ‘détails’, c’est ce qu’on ne trouve pas normalement dans un rapport de police. Mais c’est le genre de suggestion qu’un procureur adressera aux élus.

Ces derniers font souvent fi des plaintes des citoyens. Mais dans le cas d’un rapport de coroner, les recommandations auxquelles on tarde à donner suite peuvent étayer une plainte pour négligence intentée au civil contre les administrations municipales qui se trainent les pieds.

Or c’est l’argent qui fait bouger les élus…

Références :
Cri du coeur d’une mère contre une intersection dangereuse
Un bébé de cinq mois lutte pour sa vie après un accident à Sherbrooke
Une fillette a été happée mortellement à Montréal-Nord

Paru depuis : Chute importante des contraventions liées à la sécurité routière (2022-12-15)

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Écrit par Jean-Pierre Martel