Au parc La Fontaine

Publié le 6 juillet 2023 | Temps de lecture : 1 minute



Monument à Dollard des Ormeaux
Monument à Louis-Hippolyte La Fontaine
Édifice du Conseil des arts de Montréal

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 25 mm
2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 14 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 40 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 17 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les relations sino-canadiennes au temps des enfantillages

Publié le 5 juillet 2023 | Temps de lecture : 9 minutes
Palais de l’Assemblée du peuple, à Beijing

Avant-propos

En 1949, Pierre-Elliott Trudeau (le père de l’actuel premier ministre du Canada) effectuait un voyage en Chine. À l’époque, toute personne qui se rendait dans ce pays était automatiquement interdite de séjour aux États-Unis.

Après s’être lancé en politique fédérale en 1965, le député Trudeau aurait immédiatement été jeté en prison s’il avait mis le pied en territoire américain.

C’est seulement après qu’il soit devenu premier ministre canadien (en 1968) que le FBI a décidé de retirer son nom de sa liste noire afin de permettre au premier ministre du Canada d’effectuer aux États-Unis son premier voyage officiel, comme le veut la tradition diplomatique canado-américaine.

Le 13 octobre 1970, sous le père Trudeau, le Canada fut le premier pays occidental à reconnaitre officiellement le gouvernement communiste chinois.

Ce qui suscita la colère du président Richard Nixon qui, en privé, le qualifia de son of a bitch (enfant de chienne) en apprenant la nouvelle.

Pendant les décennies qui suivirent cette reconnaissance diplomatique, le Canada a entretenu de bonnes relations avec la Chine.

Les nuages orageux

Le changement de ton du Canada envers la Chine est venu de Washington.

Donald Trump fut le premier président américain depuis Nixon à être ouvertement hostile à la Chine. Cette hostilité s’est concrétisée par une guerre commerciale qui se poursuit toujours et que la Chine a tournée à son avantage jusqu’ici.

L’affaire Wuawei

Le moment tournant des relations sino-canadiennes fut le rapt d’une dirigeante de Huawei le 1er décembre 2018 à l’aéroport de Vancouver.

Évidemment, la Chine a répliqué en arrêtant deux Canadiens le 15 décembre suivant.

Pendant trois ans, le Canada a plaidé la cause des otages canadiens sur toutes les tribunes. Mais aucun pays n’a levé le petit doigt pour aider le Canada. Même l’Onu — un organisme pour lequel le Canada s’est tant dévoué — ne s’est pas proposée en médiatrice parce qu’elle savait que le Canada avait mérité son sort.

Le Canada ne libéra la dirigeante de Huawei que le 24 septembre 2021 : la Chine libéra les deux otages canadiens le lendemain.

Le message était clair.

L’espionnage chinois

Depuis des semaines, un des thèmes récurrents des médias canadiens est le danger de l’espionnage chinois.

Le sommet de la paranoïa a été atteint lors de l’épisode loufoque des ballons-espions chinois (dont l’analyse des débris a révélé qu’ils étaient inoffensifs).

Oui la Chine espionne le Canada. Comme tous les pays du monde s’espionnent mutuellement depuis toujours. Mais le Canada est le seul à jouer la victime et à pleurnicher à ce sujet.

Les ambassades et les consulats — les nôtres comme ceux des autres pays — ne font pas qu’offrir des services consulaires à leurs ressortissants; ce sont des nids d’espions.

De plus, depuis les révélations d’Edward Snowden, on sait que les États-Unis espionnent toutes les conversations téléphoniques, tous les textos et tous les courriels au monde dont, évidemment, ceux des Canadiens et de leurs élus au parlement.

Les États-Unis espionnaient le téléphone de l’ex-chancelière allemande. Ils espionnent attentivement ceux de tous les négociateurs étrangers lorsqu’une entreprise américaine est en lice pour décrocher un contrat international important.

Au cours des négociations en vue de l’acquisition d’Alstrom (un fleuron de l’économie française) par General Electric, le ministère de la Justice américaine a fait pression sur Alstrom (par le biais du cadre supérieur Frédéric Pierucci qu’elle a fait emprisonner à New York) en produisant 76 000 courriels d’Alstrom jugés incriminants. Comment pense-t-on que ces courriels ont été obtenus, sinon par espionnage ?

Mais ce n’est pas tout. Le parlement canadien a voté une loi qui autorise Statistique Canada à espionner en détail chacun des achats effectués par un demi-million de Canadiens. Pour cet organisme, il ne suffit pas de connaitre le cout total de leurs emplettes dans un commerce; il veut la liste détaillée de ce qu’ils ont acheté.

Bientôt, lorsque la machine sera bien huilée, on peut prévoir que toute la population canadienne sera espionnée de cette manière.

Officiellement, c’est pour aider les entreprises à concevoir leurs plans d’affaires en analysant précisément les besoins du marché qu’ils entendent desservir.

Bref, voilà l’étendue de l’espionnage que nos gouvernements exercent sur nous ‘pour notre bien’.

Alors, si la Chine se dotait du pouvoir d’espionner toutes nos communications (en français, précisons-le), en quoi devrions-nous nous inquiéter ? Au point où nous en sommes rendus, est-ce que ça changerait quelque chose ?

Quant à la reconnaissance faciale — jugée emblématique du totalitarisme chinois — si la Chine l’utilise à grande échelle, c’est parce qu’elle est en avance à ce sujet sur l’Occident. Si Emmanuel Macron pouvait y recourir dès maintenant pour traquer les émeutiers dans son pays, croyez-vous vraiment qu’il s’en priverait ?

L’ingérence chinoise

Par le biais de menaces envers leur famille demeurée en Chine, ce pays a tort de faire pression sur de rares élus canadiens de descendance chinoise.

Toutefois, l’ingérence chinoise dans les élections canadiennes n’a eu aucun effet mesurable ni sur le résultat du scrutin ni sur les politiques canadiennes.

À l’opposé, lorsque des congressistes américains contribuent au financement du Convoi de la liberté afin d’accélérer la levée des mesures sanitaires contre le Covid, ils se mêlent des affaires internes du Canada. Et ça fonctionne.

Le Canada aussi se mêle des affaires des autres.

Lorsque la ministre des Affaires étrangères du Canada se réjouit publiquement à l’idée que les sanctions économiques occidentales contre la Russie puissent causer le renversement du régime de Poutine, elle se mêle des affaires internes de la Russie : ce n’est pas au Canada de décider qui dirigera ce pays.

Quand le Canada exige la libération de prisonniers politiques (autres que canadiens) détenus dans d’autres pays, il se mêle des affaires internes de ces derniers.

Et quand le Canada qualifie la répression chinoise contre les Ouïgours de ‘génocide’ — comme si le Canada n’avait pas pratiqué lui-même, pendant plus de 150 ans, de véritables politiques génocidaires contre ses peuples autochtones — Ottawa se mêle des affaires internes de la Chine. En réalité, ce pays imite le traitement que le Canada inflige à ses propres Autochtones.

Il n’existe pas de gouvernement mondial qui ait confié au Canada le mandat de promouvoir les droits politiques à travers le monde. C’est un rôle que notre pays s’est donné pour plaire aux États-Unis (dont nous sommes les perroquets sur la scène internationale).

Le maccarthysme canadien

Il ne se passe pas un jour sans qu’un quotidien nous rapporte le ‘scandale’ d’une personnalité publique dont le passé révèle qu’il a voyagé en Chine ou accepté un témoignage de reconnaissance de la part de ce pays. Ce qui ne peut être que suspect.

À la télévision, les anciens ambassadeurs canadiens — eux qui étaient si prompts à vanter l’amitié sino-canadienne quand ils étaient en fonction — font implicitement leur autocritique (comme sous Staline) en rivalisant entre eux quant à savoir qui tiendrait les propos les plus belliqueux envers Beijing.

Conclusion

Depuis quelques décennies, les groupes de réflexion américains s’inquiètent de la montée en puissance de la Chine, le seul pays capable de menacer l’hégémonie mondiale de leur pays.

Depuis Donald Trump, cette crainte est devenue une préoccupation officielle du gouvernement américain, voire un leitmotiv de leur politique étrangère.

Les États-Unis sont le premier partenaire commercial du Canada. Si demain matin, l’économie américaine devait s’écrouler, elle entrainerait l’économie canadienne dans sa chute.

Toutefois, le Canada n’a pas à choisir entre commercer avec les États-Unis ou le faire avec la Chine.

À moins d’une guerre sino-taïwanaise rendue inévitable par des intrigues américaines, les États-Unis n’exigeront jamais que nous cessions de commercer avec la Chine puisque c’est ce qu’ils font eux-mêmes, à hauteur de 690 milliards$ d’importations chinoises (un record) et de 153 milliards$ d’exportations vers ce pays en 2022.

À l’exception du blocus technologique que Washington a décrété contre Beijing, le Canada est libre de ses choix.

Plus précisément, le Canada aurait intérêt à s’inspirer de l’histoire de la Chine, un pays qui, jusqu’au milieu du XIXe siècle, était la première puissance économique mondiale.

Son secret ? Entre autres, la Chine acceptait de commercer indistinctement avec tous les pays qui étaient prêts à échanger leur or pour des marchandises chinoises.

Si ce pays redevient un jour la première puissance mondiale, le Canada regrettera de s’être peinturé dans le coin.

Conséquemment, le Canada doit évidemment se prémunir contre l’espionnage industriel de tous les pays, mais il doit cesser ses enfantillages.

La morale de cette histoire, c’est que la chicane, on sait quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit.

Peut-être serait-il temps que quelqu’un appuie sur le bouton ‘Reset’. Sinon, on ne voit pas où s’arrêtera la spirale hystérique du Canada, une spirale alimentée par la rancœur et le maccarthysme.

Détails techniques de la photo : Appareil Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm — 1/200 sec. — F/20,0 — ISO 640 — 16 mm.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution depuis trente mois

Publié le 1 juillet 2023 | Temps de lecture : 3 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.

Tableau comparatif des pays les plus atteints en nombre cumulatif de morts par million d’habitants au premier janvier de 2021 et de 2022, de même qu’au début de quatre mois récents.

Pays Jan’21 Jan’22 Jan’23 Mars Mai Juin Juil
Pérou 1136 6022 6479 6515 6535 6551 6552
Bulgarie 1099 4510 5568 5584 5600 5608 5614
Hongrie 1002 4072 5048 5075 5085 5088 5088
Bosnie-Herzég. 1249 4136 4994 5010 5028 5031 5032
Macédoine du N. 1205 3825 4619 4642 4647 4649 4649
Croatie 968 3091 4337 4427 4479 4497 4502
Géorgie 634 3484 4258 4275 4296 4301 4307
Rép. Tchèque 1093 3369 3924 3952 3983 3987 3987
Slovaquie 412 3050 3814 3850 3877 3877 3877
Lithuanie 588 2777 3564 3603 3632 3638 3641
Grèce 469 2015 3371 3497 3558 3583 3595
Roumanie 826 3086 3540 3558 3576 3583 3585
États-Unis 1074 2537 3339 3423 3468 3481 3489
Lettonie 343 2467 3332 3398 3419 3431 3454
Slovénie 1312 2692 3372 3403 3417 3417 3417
Chili 868 2022 3283 3334 3350 3350 3350
Royaume-Uni 1089 2174 3157 3228 3261 3290 3303
Brésil 916 2882 3222 3247 3257 3264 3269
Pologne 766 2582 3141 3150 3168 3169 3170
Italie 1235 2279 3064 3121 3149 3159 3167
Trinité-et-Tobago 91 2050 3045 3090 3119 3121 3121
Moldavie 746 2558 2973 2987 3018 3020 3021
Belgique 1681 2429 2848 2890 2934 2943 2946
Arménie 953 2684 2933 2934 2943 2944 2945
Argentine 954 2558 2828 2836 2836 2837 2837
Colombie 850 2515 2760 2769 2770 2771 2772
Russie 394 2121 2701 2717 2732 2737 2740
Paraguay 315 2289 2696 2720 2726 2728 2733
Portugal 685 1869 2536 2575 2618 2639 2651
Espagne 1087 1911 2506 2555 2584 2595 2606
Ukraine 428 2217 2564 2574 2594 2601 2603
France 991 1891 2470 2516 2540 2551 2556
Mexique 971 2286 2517 2531 2538 2540 2541
Autriche 693 1514 2365 2414 2467 2482 2486
Tunisie 398 2131 2431 2435 2439 2442 2442
Suède 861 1498 2197 2313 2357 2387 2399
Estonie 180 1459 2159 2224 2270 2270 2270
Uruguay 55 1767 2163 2179 2181 2184 2184
Québec** 958 1379 2084 2132 2092 2110 >2119
Serbie 373 1467 2025 2060 2083 2086 2087
Allemagne 410 1340 1925 2004 2063 2078 2078
Équateur 790 1867 1984 1988 1989 1989 1989
Panama 1493 1682 1926 1935 1939 1939 1942
Bolivie 780 1652 1859 1865 1866 1866 1867
Hong Kong 20 28 1561 1770 1781 1817 1817
Costa Rica 427 1424 1751 1781 1802 1809 1811
Irlande 453 1178 1652 1719 1758 1785 1804
Finlande 108 314 1428 1601 1676 1755 1796
Iran 655 1538 1682 1684 1697 1700 1701
Afrique du Sud 484 1509 1688 1689 1689 1689 1689
Suisse 882 1404 1638 1647 1647 1647 1647
Liban 240 1348 1608 1620 1631 1633 1636
Namibie 80 1397 1550 1553 1553 1553 1553
Danemark 256 564 1328 1417 1466 1492 1500
Jordanie 376 1010 1371 1371 1371 1371 1371
Israël 365 957 1291 1318 1339 1343 1347
Pays-Bas 672 1219 1336 1336 1336 1336 1336
Albanie 411 1120 1254 1255 1257 1257 1257
Eswatini 185 1110 1200 1201 1203 1203 1204
Jamaïque 101 831 1159 1172 1185 1189 1195
Turquie 248 584 1186 1186 1194 1194 1194
RoC* 256 639 1082 1143 1172 1184 <1197
               
Taïwan 0,3 35,6 639 752 796 796 796
Corée du Sud 17,9 110 628 662 672 678 682
Japon 27,4 146 458 577 594 595 595
Vietnam 0,4 331 436 436 436 437 437
Singapour 4,9 140 288 290 291 291 291
Chine 3,2 3,2 3,6 60,4 ? ? ?

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
**— Les données du Québec les plus récentes datent du 18 juin 2023. Ce qui fausse la comparaison avec le reste du Canada.

Depuis le début de l’année en Finlande, il y a eu 4 940 nouveaux cas de Covid-19 par million d’habitants. Or cela s’est soldé par 368 morts supplémentaires par million d’habitants. Ce qui représente un taux de mortalité anormalement élevé de 7,4 %.

Pour juger de l’évolution de la dangerosité de la pandémie, nous avons regroupé les pays ci-dessus par catégories basées sur le nombre de morts par million d’habitants (MPM) survenus au cours de chacun des cinq derniers mois :

Catégories Fév’23 Mars’23 Avr’23 Mai’23 Juin’23
• entre 0 et 10 MPM 40 pays 35 pays 47 pays 49 pays 58 pays
• entre 11 et 20 MPM 15 pays 18 pays 14 pays 10 pays 8 pays
• entre 21 et 30 MPM 7 pays 11 pays 4 pays 6 pays aucun
• entre 31 et 40 MPM 3 pays 1 pays 2 pays 1 pays aucun
• entre 41 et 50 MPM 2 pays 2 pays aucun aucun Finlande
• entre 51 et 60 MPM aucun aucun aucun aucun aucun
• plus de 60 MPM 1 pays aucun aucun Finlande aucun

En novembre et en décembre 2022, puis en janvier 2023, respectivement 60 %, 57 % et 56 % des pays ci-dessus avaient mensuellement enregistré vingt morts ou moins par million d’habitants; en juin 2023, cette proportion avait grimpé à 98,5 %. Ce qui laisse anticiper la fin de la pandémie au cours des prochains mois.

Références :
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Suivez l’évolution de la pandémie de COVID-19

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Feux de forêt et pollution montréalaise

Publié le 30 juin 2023 | Temps de lecture : 0 minutes


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Écrit par Jean-Pierre Martel


À l’ouest de la Place du Canada

Publié le 29 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute
Intersection de la rue Peel et du boul. René-Lévesque
Tehontá:kwi (2023), de MC Snow et Kyra Revenko

Derrière le 1100 ouest, boul. René-Lévesque
Cactus Modulaire (1986) de Robert Roussil
Église anglicane Saint-Georges (1869)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Équité, diversité et inclusion : la nouvelle discrimination multiculturelle

Publié le 28 juin 2023 | Temps de lecture : 11 minutes
Pavillon central de l’Université McGill

Introduction

Il y eut une époque où les politiques génocidaires du Canada à l’égard de ses peuples autochtones ne suscitaient aucun écho sur la scène internationale.

Mais depuis le scandale des pensionnats autochtones, notre pays sent le besoin de se refaire une virginité. Puisqu’une bonne partie de la prospérité du pays découle de ses exportations, le Canada estime primordial de projeter une image positive à travers le Monde.

À la suite de ce scandale, la nomination d’une Autochtone à titre de représentante de la monarchie britannique au Canada découle d’un façadisme qui sert à masquer le fait que l’apartheid juridique à l’égard des peuples autochtones se poursuit toujours.

La politique nationale d’ÉDI

Afin de laver plus blanc que blanc, le gouvernement canadien s’est lancé à fond dans une politique nationale d’ÉDI, c’est-à-dire d’équité, de diversité et d’inclusion.

Les principes d’ÉDI sont nobles; ils visent à offrir à tous les mêmes chances de traitement et de réussite.

Spécifiquement, les personnes visées par les politiques réparatrices de l’ÉDI sont :
• les femmes (ou plus exactement, les personnes avec ou sans vagin qui s’identifient comme telles),
• les peuples autochtones du Canada,
• les autres personnes qui n’ont pas la peau blanche,
• les minorités ethniques,
• les handicapés,
• les minorités sexuelles (soit les personnes LGBTQ2S+), et
• les immigrants.

Non seulement le fédéral entend-il fonctionner en respectant les principes d’ÉDI — ce qui est impossible, comme nous ne verrons plus bas — mais il utilise son pouvoir de dépenser pour obliger les entreprises ou organismes qui reçoivent son argent à se doter d’une politique d’ÉDI.

Concrètement

La recherche scientifique

Le Conseil de recherches en Sciences naturelles et en Génie du Canada est un organisme subventionnaire du gouvernement fédéral. Conformément aux directives d’Ottawa, le conseil a ajouté à ses formulaires une question visant à connaitre l’orientation sexuelle de chaque demandeur de subvention afin que la distribution des fonds fédéraux soit équitable.

Le secteur bancaire

Depuis peu, la Banque Scotia invite les candidats à ses postes de direction de lui dévoiler leur orientation sexuelle.

La question est facultative. Mais le candidat n’a aucun moyen de savoir si la banque pose cette question sérieusement (c’est-à-dire dans le but d’obtenir une réponse).

Le secteur universitaire

L’an dernier, à l’Université Laval, un poste d’enseignant en biologie était ouvert exclusivement aux femmes, aux Autochtones, aux handicapés et aux groupes ‘racisés’.

De la même manière, à l’Université d’Ottawa, cinq postes à combler étaient réservés à des candidats ‘racisés’ ou autochtones. Dans l’affichage des postes, l’université priait les candidats qui souhaitent être considérés de s’auto-identifier clairement comme faisant partie de ces groupes.

La faculté de musique de McGill a préféré embaucher la professeure Danielle Gaudry (native du Manitoba et dont le nom français vient de ses origines métisses) plutôt que le professeur québécois Jonathan Dagenais.

La candidature de ce dernier était soutenue unanimement par le comité de sélection mais le doyen de la faculté l’a rejetée à la lumière de considérations d’équité, de diversité et d’inclusion.

Le secteur agricole

Le ministère fédéral de l’Agriculture a mis sur pied le Programme des technologies propres en agriculture qui vise à aider les paysans à adopter des pratiques agricoles plus respectueuses pour l’environnement.

Les subventions offertes par le fédéral dans le cadre de ce programme sont majorées de dix pour cent si la demande est faite par une personne qui déclare appartenir à un peuple autochtone ou à une autre minorité visible, ou qui est jeune (35 ans ou moins), femme, handicapée ou dont l’orientation sexuelle est parmi celles des 2ELGBTQI+.

ÉDI vs discrimination positive

Lorsqu’on a à choisir entre deux candidats de compétences égales, la discrimination positive consiste à choisir celui qui appartient à un groupe historiquement victime de discrimination.

Pour un organisme subventionnaire d’Ottawa, il est beaucoup plus simple d’imposer les principes d’ÉDI puisque leur application est globale.

Par exemple, dans le cas d’une maison d’enseignement, le progrès se juge par la proportion croissante d’élèves et de professeurs appartenant aux groupes ciblés par l’ÉDI et par la diminution des plaintes issues de ces groupes. Peu importe les moyens d’y parvenir.

Toutefois, à la fois l’ÉDI et la discrimination positive sont des mesures réparatrices dont la mise en application est facilitée par la repentance des groupes ‘oppresseurs’.

Lorsque le forum de Montréal répète avant chaque partie de hockey que l’ile de Montréal est un territoire mohawk non cédé (c’est-à-dire volé aux Autochtones), il travaille à susciter cette repentance. Même si tout cela est faux.

Les effets mitigés de l’ÉDI

Au sujet des femmes

À l’Université Laval, les femmes dirigent 22 des 73 chaires de recherche subventionnées par Ottawa.

Cette sous-représentation — qui reflète celle dans l’ensemble du corps professoral universitaire — justifie les mesures pour corriger cette situation.

L’orientation sexuelle

À la suite du rejet de la candidature d’une personne homosexuelle, un comité de sélection court un risque beaucoup plus grand de poursuite s’il connaissait l’orientation sexuelle du candidat que s’il l’ignorait. Mais c’est ce que veut le fédéral.

Le problème ? C’est illégal.

L’article 5 de la Charte québécoise des droits et libertés garantit le respect de la vie privée.

Quant à l’article 18,1 de cette charte, il stipule que nul ne peut, dans un formulaire de demande d’emploi ou lors d’une entrevue relative à un emploi, requérir d’une personne [son orientation sexuelle].

En somme, le fédéral utilise son pouvoir de dépenser pour inciter les entreprises et les organismes qu’il finance à violer les droits fondamentaux garantis par la Charte québécoise des droits et libertés.

L’appartenance ethnique

À l’Université McGill, il y eut une époque où chaque faculté ne pouvait pas admettre plus d’une certaine proportion de Juifs. C’est ainsi que cette université a fermé sa faculté de pharmacie parce qu’elle ne réussissait pas à y attirer suffisamment d’étudiants de ‘race britannique’.

À partir de ce fait, on peut présumer que cette université exerçait à l’époque une discrimination à l’embauche contre tous les candidats à un poste professoral qui n’étaient pas de la ‘bonne race’.

Toutefois, il n’existe aucune preuve que les candidats francoQuébécois bilingues ont tiré profit de cette discrimination contre les Autochtones; en somme, qu’ils étaient embauchés à leur place.

À défaut de cette preuve, la poursuite intentée par le professeur Jonathan Dagenais contre McGill (dont nous avons parlé plus tôt) obligera les magistrats à évaluer si les politiques d’ÉDI, telles qu’appliquées par l’université, sont une mesure réparatrice ou si elles ne font que remplacer une discrimination par une autre.

Tout comme pour les accommodements raisonnables, il est à parier que les tribunaux estimeront l’ÉDI doit s’appliquer au cas par cas, plutôt que comme une mesure qui vise à punir aveuglément tous les hommes ‘blancs’ hétérosexuels.

Autrement, c’est l’équivalent d’ostraciser et de chercher à punir les Québécois musulmans pour les attentats commis par des coreligionnaires dans d’autres pays.

McGill devra donc prouver que la discrimination à l’égard des candidats québécois bilingues (comme le professeur Dagenais) répare un tort antérieur auquel ceux-ci ont profité.

Il est à souhaiter que cette cause n’aboutisse pas à un règlement hors cour, mais donne lieu à un jugement de fond qui balisera l’application actuellement dogmatique des politiques d’ÉDI.

Conclusion

Avec ses 319 601 employés, le gouvernement canadien est le plus important employeur du pays. Or à Ottawa, la fonction publique est composée de trois groupes ethniques :
• le groupe majoritaire des angloCanadiens unilingues,
• des francoCanadiens bilingues, et
• des angloCanadiens bilingues.

Même la nouvelle loi canadienne au sujet des langues officielles n’y changera rien; à partir du moment où la majorité des fonctionnaires à Ottawa ne comprennent pas le moindre mot de français, l’anglais devient la langue de travail que devront maitriser tous les nouveaux fonctionnaires.

Dans les postes satellites situés au Québec, le fédéral embauche principalement des francoQuébécois bilingues, accessoirement des angloQuébécois bilingues et plus rarement, des angloQuébécois unilingues. Bref, des gens qui ont en commun la connaissance de l’anglais.

Lorsque les préposés des postes satellites rédigent leurs rapports, ils le font en anglais, de manière à ce que ces documents soient compris des vrais décideurs qui, eux, travaillent à Ottawa en anglais.

Peu importe la minorité sexuelle ou ethnique à laquelle vous appartenez, peu importe votre identité de genre — en d’autres mots, même si vous faites partie d’un groupe privilégié par l’ÉDI — les portes de la fonction publique fédérale vous seront fermées si vous ne respectez pas la condition sine qua non pour y être embauché; celle de parler anglais.


 
Selon le recensement, les Francophones unilingues représententent la moitié de la population du Québec. Ceux-ci peuvent baragouiner quelques mots d’anglais, mais ne peuvent pas postuler là où l’anglais est exigé.

Or les politiques d’ÉDI du fédéral ne mettront pas fin à la discrimination à l’embauche qu’Ottawa exerce depuis toujours contre la moitié de la population québécoise, celle qui n’est pas qualifiée parce qu’elle ne parle pas anglais.

À cette discrimination étatique s’ajoute déjà celle des entreprises; à l’embauche, l’anglais est exigé dans 40 % des entreprises du Québec. Et ce, même lorsque cela n’est pas nécessaire. Une proportion qui grimpe à 63 % à Montréal.

En exigeant la mise en place de politiques d’ÉDI dans les institutions qu’il subventionne ou les entreprises privées qu’il règlemente, Ottawa complète la discrimination existante à l’égard des francoQuébécois unilingues par une nouvelle discrimination, dite ‘réparatrice’, contre l’autre moitié du peuple francoQuébécois, celle qui est bilingue.

C’est ainsi qu’au nom de l’ÉDI, l’université McGill a choisi une professeure albertaine moins compétente qui ne parle pas le français, plutot qu’un francoQuébécois parfaitement bilingue plus compétent qu’elle.

En somme, il y a toujours une bonne raison qui justifie la discrimination à l’embauche contre les francoQuébécois, qu’ils soient bilingues ou non.

Ceci ne prendra fin que le jour où nous aurons compris qu’un peuple qui remet son sort entre les mains de ceux qui le méprisent est un peuple qui ne mérite pas d’exister.

Références :
Banque Scotia : un questionnaire d’embauche qui indispose
Charte québécoise des droits et libertés de la personne
Concepts clés en EDI
Discrimination positive : l’Université Laval au cœur d’une controverse
Justin Trudeau veut savoir avec qui vous couchez!
Le marécage du multiculturalisme canadien
Les Talibans ontariens
L’inclusion et la diversité au fédéral
McGill aurait écarté un enseignant parce qu’il est un homme blanc
Pensionnats autochtones : la honte canadienne
Proximité autochtone québécoise d’hier à aujourd’hui
Secteur agricole: Ottawa propose un programme d’aide financière qui sème la controverse
Un chargé de cours en musique poursuit l’Université McGill pour 300 000$
Université d’Ottawa : cinq postes réservés à des candidats racisés ou autochtones

Parus depuis :
Une nouvelle religion au CHU de Québec (2024-02-16)
Quand l’université incite au mensonge (2024-05-22)
Instructing animosity : How DEI pedagogy produces the hostile attribution bias (2024-11-26)
Évènement Shake La Cabane à Montréal : une tarification discriminatoire selon la couleur de la peau (2024-12-07)

Complément de lecture : Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Place du Canada et son voisinage à l’Est

Publié le 27 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute
Cathédrale Marie-Reine-du-Monde
Le 1000 de La Gauchetière
Monument (vide) à John-A. Macdonald

Panorama du côté oriental de la place

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
5e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Créer un filtre Lee vissable

Publié le 26 juin 2023 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Destinées à l’éclairage de scène, les pellicules de polymère coloré de la compagnie Lee se laissent traverser facilement par le rayonnement infrarouge des gros projecteurs.

Ce qui leur évite de chauffer. Et ce qui réduit d’autant les risques d’incendie.

Même si ces pellicules ne sont pas faites pour cela, elles peuvent également être taillées et être utilisées par les photographes.

Leur transparence sélective à l’infrarouge, mais aussi à la teinte visible qui les colore fait en sorte qu’elles créent des résultats qui sont impossibles à simuler par des moyens électroniques.

D’où leur intérêt.

Anatomie d’un filtre

Un filtre qu’on peut visser à un objectif photographique comporte trois parties :
• le filtre proprement dit (en bas, à droite),
• une monture qui sert à monter (ou à visser) ce filtre, et
• une bague de rétention qui sert à maintenir en place le filtre proprement dit dans sa monture (en bas, à gauche).

La compagnie britannique Kood International vend spécifiquement des montures et des bagues de rétention qui peuvent servir à créer des filtres vissables.

Mais il est plus économique d’acheter n’importe quel filtre à bas prix, de le démonter, et de détourner sa monture et sa bague de rétention à une autre fin.

Par souci d’économie, de plus en plus de vendeurs de filtres les expédient dans des enveloppes coussinées.

Je suggère de débourser quelques dollars de plus afin d’obtenir le boitier approprié puisque les filtres Lee vissables sont fragiles et, conséquemment, doivent absolument être entreposés dans un boitier.

En commandant un filtre ultraviolet de marque Kenko (comme celui ci-dessus), on obtient un boitier rigide transparent. En commandant un filtre polarisant de marque Rise(UK) ou un filtre de couleur de marque L.Green, on obtient un boitier translucide de plastique souple.

La fabrication d’un filtre Lee vissable


 
Chaque bague de rétention porte deux fentes perpendiculaires. En y insérant un tourne-vis de métal, on peut visser — ou, au contraire, en tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre — extraire un filtre de sa monture.

Lorsqu’on éprouve de la difficulté à dévisser une bague de rétention, il suffit d’une goutte d’huile à moteur étalée au pourtour de cette bague et un séjour de dix minutes au congélateur pour qu’elle cède à votre volonté.

Après cela, on lavera le tout à l’eau chaude savonneuse ou mieux, en utilisant ces bains ultrasoniques qui servent à nettoyer les bijoux.

Il est à noter qu’il existe des filtres assemblés par thermofusion qui ne sont pas dévissables. S’ils se généralisent, cela compliquera la fabrication artisanale des filtres Lee vissables. Mais nous n’en sommes pas encore rendus là.


 
Placées sur une feuille de papier de soie, les pellicules Lee sont vendues enroulées sur elles-mêmes.

Il suffit de prendre le filtre proprement dit et de dessiner son pourtour sur ce papier pour que ce cercle serve à tailler la pellicule Lee.

Puis on place la rondelle de pellicule dans le creux de sa monture et on l’immobilise en y vissant la bague de rétention pour finalement obtenir votre filtre Lee vissable.

Un conseil : si ce dernier est destiné à faire partie d’un groupe de filtres utilisés ensemble (comme les trois filtres de l’infrarouge Rose bonbon), on prendra soin d’éviter de placer le filtre Lee à l’avant des autres, en raison de sa fragilité aux chocs et de la délicatesse des soins au nettoyage ou au dépoussiérage.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectifs M.Zuiko 60 mm F/2,8 Macro (3e photo) et M.Zuiko 25 mm F/1,2 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 3200 — 25 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 25 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 60 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 25 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le laisser-faire de l’administration Plante face aux chauffards

Publié le 25 juin 2023 | Temps de lecture : 4 minutes

Les excès de vitesse, en général

En ordre décroissant d’importance, les quatre causes des accidents mortels impliquant de piétons à Montréal sont :
• l’excès des voitures dans nos rues,
• les angles morts des véhicules utilitaires et des camions,
• la vitesse des voitures et,
• l’absence presque totale de répression policière.

On estime que 70 % des conducteurs dépassent la limite de vitesse dans les zones de 30 km/h, soit près des parcs et des écoles.

Là où la limite est de 40 ou 50 km/h (dans les zones résidentielles), cette limite est dépassée dans 50 % des cas. Sur les autoroutes du Québec, la proportion des conducteurs qui excèdent la limite permise grimpe à 75 %.

En 2022, les policiers de Montréal ont donné 47 770 constats d’infraction reliés à des excès de vitesse. Cela représente moins d’un dixième de un pour cent des déplacements effectués à vitesse excessive cette année-là sur l’ile de Montréal.

En somme, l’immense majorité des chauffards peuvent y rouler en toute quiétude.

Les excès de vitesse près des écoles

À Montréal, depuis des années, les demandes de citoyens pour ajouter des passages piétons supervisés par des brigadiers scolaires sont presque systématiquement refusées.

Quant aux pétitions des citoyens, la ville a adopté à leur sujet des exigences telles qu’elles rendent impossible leur recevabilité.

Mais puisque les excès de vitesse sont, de l’avis même des policiers, une cause importante de la mortalité sur nos routes, comment les forces de l’ordre protègent-elles nos enfants sur leur chemin vers l’école ?

Depuis 2019, l’administration Plante a diminué le nombre d’agents affectés au respect des règles de circulation automobile.

En 2018, les agents de circulation donnaient douze-mille contraventions pour excès de vitesse dans les zones scolaires de la métropole. L’an dernier, ils en ont émis 5 299, soit moins de la moitié.

La répression policière à ce sujet se fait surtout à l’occasion d‘opérations de surveillance. Évidemment, deux patrouilleurs peuvent spontanément partir à la course pour arrêter une voiture qui leur file sous le nez à toute vitesse. Mais l’essentiel de la répression policière se fait lors d’opérations concertées.

À titre d’exemple, au cours des douze mois qui ont précédé l’homicide de Mariia Legenkovska, seuls trois constats pour vitesse excessive ont été délivrés par la police de Montréal à l’intersection où l’écolière devait être happée mortellement.

Et ces contraventions ont toutes trois été données entre 7h55 et 8h33 le 8 septembre 2022. En d’autres mots, à part cette opération policière d’une demi-heure, l’intersection a été livrée au bon vouloir et au laisser-faire pendant plus d’un an.

Plus grave encore, des sept écoles situées sur le territoire desservi par le poste de quartier No 22, seule celle de Mariia Legenkovska a été protégée pendant 38 longues minutes en 2022; les autres écoles ont été laissées totalement à la merci des chauffards.

Références :
Fillette happée à Montréal : « Ça fait des années qu’on dit que c’est dangereux »
Les Québécois roulent beaucoup trop vite, martèlent les directeurs de police
L’intersection où est morte la petite Mariia toujours aussi dangereuse
Normes et procédure pour l’implantation de ralentisseurs
Pourquoi si peu de dos-d’âne dans les rues résidentielles de Montréal ?
Rapport 2022 du Service de police de la ville de Montréal
Sécurité des piétons : réduire la vitesse ou implanter le péage ?
Seulement trois excès de vitesse ont été punis en un an près de l’école de la petite Mariia

Parus depuis :
Les gros véhicules augmentent le risque de décès (2023-09-01)
30 % plus de piétons tués sur les routes du Québec en 2024 (2025-05-22)

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| Politique municipale, Sécurité des piétons, Urbanisme | Mots-clés : , , , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Images récentes au Square Dorchester

Publié le 24 juin 2023 | Temps de lecture : 1 minute




 
Après sa mise au point, le 23 juin 2021, sur un appareil Panasonic GX1, l’infrarouge Rose bonbon a évolué.

Pour un Olympus OM-D e-m5, la recette n’était déjà plus identique puisqu’un un filtre bleu 80C devait remplacer un filtre bleu 80A. Mais au final, les résultats se ressemblaient beaucoup.

En repartant à neuf afin de recréer ce mode d’infrarouge avec des filtres actuellement commercialisés (ou susceptibles de l’être), il a fallu de nouveaux tâtonnements pour finalement retrouver ce rose outrageux qu’on obtenait à l’origine.

Le 5 juin dernier, les premières images de cette nouvelle ‘recette’ ont été publiées. En voici d’autres.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + filtre bleu FS KB20 + filtre FS VertX1a + filtre Lee No 354 (Special Steel Blue). Balance des blancs automatique.
1re photo : 1/15 sec. — F/16,0 — ISO 200 — 15 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 36 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel