Le magasin Apple de Pudong

Publié le 11 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

En général, les Chinois sont reconnus pour être économes : pas les Shanghaiens. Ceux-ci sont friands de nouveautés et depuis toujours, les femmes de cette ville sont reconnues pour leur élégance.

Dans les cafés Internet, on voit surtout des portables Macintosh et chaque nouveau produit d’Apple provoque des files d’attentes aux magasins de cette compagnie. C’est ainsi que trente minutes avant l’ouverture de la succursale située dans le quartier futuriste de Pudong, en juillet dernier, plus de 700 personnes s’étaient déjà amassées.

Il s’agit d’un magasin souterrain auquel on accède par un escalier en colimaçon surmonté d’un cylindre de verre.

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Ce cylindre monumental est entouré d’un plan d’eau — large deux à trois mètres, et profond d’une couple de centimètres — autour duquel s’enroule la file d’attente.

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En fin d’après-midi, au moment de ma visite, il faisait environ 30 degrés Celsius. Pendant que nous attendions, des employés d’Apple procédaient à la distribution gratuite de bouteilles d’eau froide. Quelques heures plus tôt, sous un soleil de plomb, chaque personne se voyait offrir un parapluie prêté par la compagnie.

Filmer tout en descendant un escalier en tire-bouchon n’est pas la chose la plus prudente à faire. Cette faute étant avouée (donc à moitié pardonnée), voici une vidéo qui donne une idée de l’impression que laisse la descente dans ce magasin.

Quant à l’intérieur, il est semblable à celui des aux autres boutiques Apple à travers le monde.

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Référence :
Shanghai’s Newest Apple Store Opens Today !!!

Détails techniques des photos : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/30 sec. — F/4,9 — ISO 100 — 25 mm
2e photo  : 1/40 sec. — F/3,5 — ISO 500 — 14 mm
3e photo  : 1/50 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
4e photo  : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le tunnel touristique du Bund

Publié le 10 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Parmi tous les moyens de traverser la rivière Huangpu, le plus original est sans contredit le « Bund Sightseeing Tunnel ». À mots plus ou moins couverts, mes guides de voyage m’avaient prévenu : c’est l’attraction la plus quétaine de Shanghai.

Sur le Bund, en face de la rue de Nankin, l’ascenseur qui donne accès au tunnel ressemble à une grosse cabine téléphonique verte.

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Une fois descendus au sous-sol, par groupes d’une vingtaine de personnes, les passagers empruntent ensuite un petit wagon électrique.

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Tout se fait automatiquement, sans la présence d’un conducteur. Le trajet dure à peu près cinq minutes et coûte environ 6$ (3,5€).

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Long de 647 mètres, le tunnel est décoré d’images et de lumières que l’on pourrait qualifier de psychédéliques. Après la sortie des passagers, la cabine pivote sur elle-même, prête à accueillir des passagers pour le trajet inverse.

À la sortie du tunnel, on peut visiter l’Exposition de la culture sexuelle chinoise, située à proximité. C’était mon intention d’y aller — pour des raisons purement culturelles : voyez, c’est écrit culture dans le nom — mais à la sortie du tunnel, la vue des gratte-ciel de Pudong m’a tellement impressionné que j’ai complètement oublié cette partie de mon programme de la journée. Oui, oui, c’est vrai : je vous jure…

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Détails techniques des photos : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 17 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/3,7 — ISO 500 — 16 mm
3e photo  : 1/30 sec. — F/3,8 — ISO 800 — 17 mm
4e photo  : 1/640 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Impopularité d’Al-Qaida chez les Musulmans

Publié le 9 février 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Lorsque je repense aux attentats du 11 septembre 2001, trois images me reviennent à l’esprit. Premièrement, le moment précis où un deuxième avion percute une tour du World Trade Center de New York et grave son profil dans l’immeuble. Deuxièmement, l’air abruti de G.W. Bush à qui on vient de souffler à l’oreille : «  Sir, America is under attack » et qui reste là, pétrifié pendant un long moment, devant cette classe d’élèves de Floride. Et la dernière image, c’est l’explosion de joie de Palestiniens des territoires occupés en apprenant la nouvelle.

À l’époque, je ne savais pas dans quelle mesure le sentiment de ces Palestiniens était partagé par l’ensemble des Arabes. Mais présentées en boucle par toutes les chaines d’information de la planète, ces images sont maintenant gravées dans la mémoire de ceux qui les ont vues et symbolisent respectivement l’attaque, l’Amérique stupéfaite et les Arabes triomphants.

On présume que ce jour-là, Oussama Bin Laden cristallisait tout le ressentiment envers les États-Unis. Mais une décennie plus tard, qu’en est-il de la popularité d’Al-Qaida dans le monde arabe ?

J’ai déjà abordé cette question dans un billet publié il y a quelques jours. Voici les chiffres.

Le Pew Research Center (PRC) est un organisme américain sans but lucratif créé en 1948 par le fondateur de la Sun Oil Company, Joseph-N. Pew, et son épouse Mary Anderson-Pew. Le Centre a effectué divers sondages qui permettent de suivre l’évolution des mentalités dans les pays musulmans.


Pourcentages d’appui aux attentats-suicides en 2002 et 2009


 
Le cas du Pakistan est intéressant puisque c’est le pays où se cache probablement Bin Laden. Le sondage de la PRC reflète surtout l’opinion des Pakistanais urbains. Tout comme les Talibans, les Pakistanais sont partisans de punitions jugées excessives en Occident.


Pakistanais, appuyez-vous les punitions suivantes ?

  Oui Non ?  
Adultères lapidés 83% 8% 9%
Voleurs fouettés ou amputés d’une main 80% 12% 9%
Peine de mort pour apostasie 71% 13% 16%


 
Malgré la similitude des mentalités, les Pakistanais sont devenus en 2009 majoritairement opposés à Al-Qaida et aux les Talibans.


Pakistanais, appuyez-vous Al-Qaida et les Talibans ?

    2008       2009  
  Oui Non ?     Oui Non ?  
Al-Qaida 25% 34% 41%   9% 61% 30%
Talibans 27% 33% 40%   10% 70% 20%


 
De manière générale, c’est en Palestine que Bin Laden est demeuré populaire. Il est à noter que le PRC n’a pas publié de données relatives à l’Afghanistan, à l’Arabie Saoudite et au Soudan (trois pays où Al-Qaida compte de très nombreux partisans).


Avez-vous confiance en Oussama Bin Laden ?

  Oui Non
Égypte 23% 68% 9%
Indonésie 24% 53% 23%
Jordanie 28% 61% 11%
Liban 2% 98% 0%
Nigéria 54% 39% 7%
Palestine 51% 47% 2%
Turquie 3% 77% 20%


 
Qu’est-ce qui explique ce déclin de la popularité d’Al-Qaida parmi les Musulmans ? Ils ont simplement réalisé que depuis des années, ce sont eux les principales des victimes d’Al-Qaida.

En effet, depuis les attentats du métro de Londres, le 7 juillet 2005, toutes les tentatives d’attentats en Occident d’Al-Qaida ont échoué, parfois à la dernière minute. Si bien qu’entretemps, ses revenus servent principalement à tuer d’autres Musulmans.

Références :
Confidence in Obama Lifts U.S. Image Around the World
Mixed Views of Hamas and Hezbollah in Largely Muslim Nations
Pakistani Public Opinion

Compléments de lecture :
Arabes vs Musulmans
La lapidation ou la barbarie participative
Les boucs-émissaires
Nourriture halal : controverses futiles

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les bâtons de lumière de Shanghai

Publié le 8 février 2011 | Temps de lecture : 1 minute

 
Sur une longueur de 4,7 km, l’avenue du Centenaire traverse en diagonale le quartier futuriste de Pudong. Le soir, les arbres qui longent cette voie de circulation sont décorés de milliers de bâtons de lumière.

Il s’agit de cylindres transparents dans lesquels sont superposées des diodes électroluminescentes (LED). Chaque bâton est programmé de manière à ce que les diodes s’allument successivement du haut vers le bas.

Le tout donne l’impression féérique de lambeaux de lumière qui tombent lentement des arbres.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les dépenses militaires en 2009

Publié le 7 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Depuis dix ans, les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 49%. Pour la dernière année dont les chiffres sont connus avec précision, soit 2009, elles ont augmenté de 5,9% (en dollars constants) en comparaison avec l’année précédente.

En 2009, huit pays effectuaient à eux seuls 70% des dépenses militaires de la planète.
   1 – les États-Unis : 43,2% (661 milliards$)
   2 – la Chine : 6,5% (100 milliards$)
   3 – la France : 4,2% (64 milliards$)
   4 – le Royaume-Uni : 3,8% (58 milliards$)
   5 – la Russie : 3,5% (53 milliards$)
   6 – le Japon : 3,4% (52 milliards$)
   7 – l’Allemagne : 3,0% (46 milliards$)
   8 – l’Arabie Saoudite : 2,7% (41 milliards$)

Toujours en 2009, par habitant, les cinq pays les plus dépensiers étaient…
   1 – les États-Unis (2 100$)
   2 – l’Arabie saoudite (1 603$)
   3 – la France (1 026$)
   4 – le Royaume-Uni (966$)
   5 – l’Australie (892$)

Loin derrière, la Chine dépense 75$ par habitant, soit 28 fois moins que les États-Unis. Toutefois, le budget militaire chinois est en croissance rapide ; il s’est accru de 15% en 2009.

En pourcentage du Produit intérieur brut, cela représente…
   • l’Arabie saoudite : 8,2%
   • les États-Unis : 4,3%
   • la Russie : 3,5%
   • la Corée du Sud : 2,8%
   • MOYENNE MONDIALE : 2,7%
   • le Royaume-Unis : 2,5%
   • la France : 2,3%

De 1988 à 1997, en dollars constants, le Canada a réduit ses dépenses militaires pour les augmenter progressivement par la suite. Si bien que 2008 fut la première année où elles ont dépassé leur niveau d’il y a vingt ans. De plus, le Canada consacre une proportion relativement faible de son produit intérieur brut aux dépenses militaires.


Dépenses militaires de cinq pays (en milliards de dollars de 2008)

  1988 1993 1998 2003 2008
États-Unis 533,6  $ 443,6  $ 362,3  $ 486,0  $ 616,1  $
Chine 20,4  $ 25,9  $ 48,5  $ 86,2  $
France 71,0  $ 69,0  $ 62,9  $ 65,7  $ 66,9  $
Arabie saoudite 17,8  $ 20,1  $ 24,0  $ 22,2  $ 38,2  $
Canada 18,3  $ 16,6  $ 13,5  $ 14,5  $ 19,3  $

 

Dépenses militaires de cinq pays (en pourcentage de leur PIB)

  1988 1993 1998 2003 2008
États-Unis 5,7% 4,5% 3,1% 3,8% 4,3%
Chine   2,0% 1,7% 2,1% 2,0%
France 3,6% 3,3% 2,7% 2,6% 2,3%
Arabie saoudite 15,2% 12,5% 14,3% 8,7% 9,2%
Canada 2,0% 1,8% 1,3% 1,1% 1,3%


 
Références :
Copel É, Des armes à tout prix, La Revue, 2010; 8: 58-61
The SIPRI Military Expenditure Database

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La Belle et la Bête au TNM : une éblouissante nullité

Publié le 6 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Le Théâtre du Nouveau-Monde présente jusqu’au 12 février prochain — avec quelques supplémentaires au-delà de cette date — une version contemporaine de « La Belle et la Bête ».

Essentiellement, une bonne partie du merveilleux qu’avait la version originelle de ce conte a été évacuée au profit d’effets spéciaux assez réussis de Michel Lemieux et Victor Pilon.

Mais à part les prouesses technologiques indiscutables de ces deux créateurs, le texte prétentieux et vide de Pierre-Yves Lemieux plombe très vite l’intérêt pour cette œuvre.

En deux mots : aucun des personnages de la pièce n’est attachant. On s’attend à une histoire d’amour et on assiste à une suite de brillantes chorégraphies visuelles espacées par des dialogues creux, dépourvus de tendresse.

La Bête (jouée par François Papineau) n’inspire ni la crainte, ni la fascination que suscitait Jean Marais dans le film de Cocteau, ni même la pitié. L’absence de sex-appeal de la Bête québécoise rend difficilement compréhensible la séduction qu’il exerce sur la Belle, devenue ici artiste rebelle.

On peut donc présumer que le « message » de la pièce, c’est que même la laideur peut constituer une source d’inspiration pour des artistes contemporains aptes à la sublimer par leur art. Cette hypothèse expliquerait alors la fascination de la Belle pour la Bête. C’est mince.

Après quarante minutes, je commençais déjà me demander si je devais rester jusqu’à la fin. À cause de l’absence d’entracte, je suis finalement sorti — exaspéré — dix minutes avant la tombée du rideau.

Détails techniques de la photo : Panasonic GF1, objectif Lumix 20mm F/1,7 — 1/8 sec. — F/1,7 — ISO 800 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une injustice de moins

Publié le 5 février 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Partout dans le monde, de jeunes gens sont déshérités et rejetés par leur communauté parce qu’ils ont contracté un mariage (souvent inter-religieux) à l’encontre de la volonté de leurs parents. Dans des cas extrêmes, ce rejet peut aller jusqu’à la lapidation de la personne qui a enfreint ainsi les tabous de sa secte.

Au Canada, les rejets les plus fréquents concernent les autochtones expulsés de leur réserve.

Depuis toujours, un autochtone de sexe masculin peut épouser une « blanche », conserver son statut d’indien et le transmettre à ses enfants. À l’opposé, avant 1985, une autochtone de sexe féminin qui épousait un « blanc » perdait automatiquement son statut d’indien. Cette « malédiction » s’étendait également à sa progéniture.

Dans certains cas, elle pouvait bénéficier de la tolérance de sa communauté et demeurer dans la réserve pendant un certain temps. Mais inévitablement, un ordre d’expulsion la chassait de sa communauté. Certaines réussissaient à refaire leur vie à l’extérieur : d’autres, moins chanceuses, connaissaient la misère.

En 1985, on a aboli partiellement cette différence de traitement : les femmes pouvaient conserver leur statut d’indien. Toutefois, elles ne pouvaient toujours pas transmettre ce titre à leurs « bâtards », contrairement à la progéniture née de l’union entre un homme indien et une « blanche ».

Il a fallu un jugement de Cour d’appel de la Colombie-Britannique, en 2009, pour forcer le gouvernement fédéral à corriger cette discrimination.

Depuis l’entrée en vigueur, le lundi 31 janvier dernier, de la Loi sur l’équité entre les sexes relativement à l’inscription au Registre des Indiens, 45 000 descendants autochtones ont retrouvé leur statut d’indiens.

Cette bonne nouvelle ne doit pas nous faire oublier que le contexte législatif canadien concernant chaque indien — dont l’identité est consignée dans un registre national — découle de vieux traités anglais coloniaux. Leurs dispositions racistes, basées sur la pureté du sang, seraient aujourd’hui invalidées par n’importe quel tribunal international.

On doit se rappeler que le pape Jean-Paul-II a condamné publiquement le sort que réserve le Canada aux premières nations de ce pays et que le système des réserves indiennes au Canada et aux États-Unis a servi de modèle à la création de l’apartheid en Afrique du Sud.

Donc à défaut d’avoir renégocié ces vieux traités honteux à la satisfaction de toutes les parties concernées, on en est rendu à rapiécer une législation raciste pour lui donner un semblant de justice et d’équité.

Référence : 45 000 Canadiens pourront retrouver le statut d’Indien

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Sécher son linge au vent, à Shanghai

Publié le 4 février 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

De tous les appareils ménagers, les sèche-linges sont les plus grands consommateurs d’énergie. Un sèche-linge électrique représente à lui seul environ 15 % de la consommation électrique annuelle moyenne d’un ménage occidental, hors chauffage.

Le coût d’achat et les frais d’utilisation des sécheuse électriques sont hors de portée du Chinois moyen. Les Chinois sèchent donc leur linge au vent, ce qui est beaucoup plus écologique.

Ce mode de séchage est un des très nombreux facteurs qui expliquent que les Chinois consomment per capita le sixième de l’énergie consommée par le Canadien moyen.

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Depuis toujours (photo ci-dessus, prise au XIXe siècle), les Chinois suspendent leur linge sur des tiges de bambou, et non sur des cordes à linge. C’est toujours le cas de nos jours.

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Accessoirement, devant le logis, au-dessus de l’endroit où se trouve généralement un petit évier extérieur (qui n’apparait pas dans la photo ci-dessus), on peut voir quelques vêtements à sécher — habituellement des bas et des sous-vêtements.

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Toutefois, le gros de la lessive sèche sur des tiges horizontales de bambou suspendues au-dessus de la voie publique, Il est à noter ici la présence de quelques séchoirs métalliques en accordéon qui sont apparus tardivement dans le décor urbain de Shanghai.

Puisque ces tiges sont encombrantes, où les rangent-on ? Et bien on ne les range pas : elles demeurent à l’extérieur sauf quand vient le temps d’y suspendre de la lessive.

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Dans les quartiers populaires, ces tiges forment un réseau au-dessus de la tête des passants dans les ruelles situées devant les maisons. Dans l’exemple ci-dessus, ce réseau compte des tiges fixes en métal et d’autres, amovibles, en bambou.

Cela n’est évidemment pas possible pour ceux qui habitent des immeubles à appartements à de nombreux étages.

Dans certains cas, le linge y est suspendu à l’intérieur d’une cage métallique qui fait saillie vers l’extérieur au niveau d’une fenêtre.

Dans les appartements équipés de loggias (soit des balcons encastrés dans la façade de l’immeuble) c’est là qu’on place le linge à sécher.

Référence : Sèche-linge

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1, objectifs M.Zuiko 9-18 mm (2e photo) et Lumix 14-45 mm (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 45 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 10 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 125 — 45 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’avenir du cinéma québécois passe par la 3D

Publié le 1 février 2011 | Temps de lecture : 2 minutes
© 2009 — Twentieth Century Fox Film Corporation

Dans les années 90, l’audience des films québécois représentait environ 4% des recettes des salles de cinéma de la province. Ce pourcentage grimpa à 11% au cours de la décennie suivante (soit 11,7% entre 2001 et 2005 et 10,3% entre 2006 et 2010).

En 2009, le Québec a produit trente longs métrages qui ont pris 12,2% des parts de marché. Cette bonne performance a été suivie d’une chute des entrées en 2010 : seulement 8,8%.

Cette diminution s’explique, au moins en partie, par l’arrivée en force des films 3D. Les films 3D présentés au Québec en 2010 — tous étrangers — ont accaparé près de 30% des recettes. Cela correspond précisément à la baisse de l’audience des films québécois l’an dernier. En d’autres mots, les films « 2D » québécois ont conservé leur part du marché en déclin des films « 2D ».

L’arrivée du cinéma 3D représente un bouleversement aussi important que l’arrivée du cinéma muet à la fin des années 1920. Notre industrie cinématographie doit donc s’adapter à ce phénomène qui, de toute évidence, n’a rien de passager.

Cela est d’autant plus important que le cinéma est davantage que du divertissement. Depuis des années, je me sers des meilleurs films québécois comme outil de francisation auprès de collègues néoquébécois.

Non seulement ces films véhiculent-ils nos valeurs sociales, mais ils offrent aussi un échantillonnage du vocabulaire usuel et de l’accent québécois. Il nous suffit donc de prêter nos DVD pour aider les nouveaux québécois à s’intégrer à la culture majoritaire — pour l’instant — du Québec.

Référence : François Macerola défend la performance du cinéma québécois

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La fille du régiment

Publié le 30 janvier 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

 

 
Si vous êtes abonnés à Artv, je vous invite à regarder un spectacle musical demain, lundi 31 janvier, à 21h30. L’histoire est amusante et c’est chanté en français. Les interprètes sont excellents, l’histoire est rondement menée et tous les artisans du spectacle ont admirablement bien fait leur travail. Et en plus, c’est gratuit puisqu’on est ici à la télévision. Mais — vous l’avais-je dit ? — La fille du régiment est un opéra.

C’est en 1840 que le compositeur italien Gaetano Donizetti présente son premier opéra-comique composé en français. Cette année-là, les cendres de Napoléon (mort en 1821) sont rapatriées au Panthéon. La France toute entière connaît alors un regain patriotique pour la figure napoléonienne. L’oeuvre sera donc un immense succès.

Si vous pensez qu’un opéra, c’est une suite d’airs mélodieux, détrompez-vous : c’est du théâtre chanté. Évidemment, on y trouve des airs mémorables, dont l’extrait Militaire et mari qui vaudront au chant athlétique de Juan-Diego Florez (ci-dessus) un tonnerre d’applaudissements tellement long, lors de la représentation captée pour la télévision, qu’on a dû l’abréger au montage.

Quant à la prestation de Natalie Dessay, dans le rôle-titre, je ne crois pas qu’il soit possible de trouver une autre soprano capable de la surpasser d’ici plusieurs décennies tant par la diction et la qualité de sa voix, que par son sens de la comédie.

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Écrit par Jean-Pierre Martel