Publié le 9 mai 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
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Les loutres sont des mammifères enjoués qui se caractérisent par leurs doigts griffés et palmés (aux pattes avant et arrière), leurs courtes pattes et leur longue queue.
En France, on en comptait 50 000 au début du XXe siècle : en 2010, il en restait moins de 3 000, en dépit de la protection dont ils sont l’objet depuis 1981.
Cet animal se nourrit principalement de poissons, mais aussi de petits animaux (batraciens, petits mammifères, crustacés et même parfois d’oiseaux). La loutre pêche principalement en solitaire même si, de temps à autre, elle chasse en bande. Elle peut rester sans respirer jusqu’à huit minutes sous l’eau.
Au Biodome de Montréal, la loutre a particulièrement été mise en valeur. On lui a aménagé un habitat tout en longueur et en dénivellation, le long du chemin qu’empruntent les visiteurs. En se laissant glisser dans son ruisseau personnel, la loutre est au paradis.
Depuis longtemps habituée au voisinage des humains, elle se prête sans rechigner aux séances photographiques des adultes et ne se laisse pas intimider par les cris joyeux des enfants.
Publié le 8 mai 2012 | Temps de lecture : 6 minutes
Le 4 mai dernier, lors de l’émeute survenue à Victoriaville, les balles de plastique tirées par la Sécurité du Québec ont cassé plusieurs dents et fracturé la mâchoire de l’étudiante Dominique Laliberté, en plus de faire subir une commotion cérébrale (captée par une vidéo amateur) au jeune Alexandre Allard.
Les lanceurs de balle de défense, utilisées ce soir-là par les forces policières, font partie des armes à projectiles à mortalité réduite : ils ont suffisamment de force d’impact pour casser des dents et crever des yeux.
Parmi les autres accidentés, Maxence Valade, 20 ans, est devenu borgne ce soir-là. Cette perte partielle et irréversible de la vue a été causée par un projectile dont on ignore la provenance. En supposant que les tirs de balles de plastique ne soient pas responsables d’un tel accident cette fois-ci, il y a lieu de croire qu’ils pourraient l’être la prochaine occasion où ces armes seront utilisées.
On utilise ces armes exclusivement contre des cibles rapprochées : on s’en sert lorsqu’un suspect armé (d’une machette, d’un bâton, etc.) menace de près un policier, comme on le ferait avec un pistolet à impulsion électrique.
Le modèle illustré ci-contre est garni d’un viseur qui permet au policier de sélectionner une cible éloignée. À mon avis, cette arme à projectile n’a aucune place dans la répression des foules; l’expérience désastreuse de Victoriaville le prouve de manière éloquente. Cela est à ce point prévisible qu’on peut se demander comment on a pu permettre leur utilisation.
En d’autres mots, lorsqu’on remet des armes puissantes et potentiellement mortelles entre les mains des forces de l’ordre, on ne doit pas se surprendre qu’ils s’en servent et, dans le feu de l’action, que leur utilisation déborde parfois le cadre strict de ce qui est prévu dans les manuels d’instruction.
Dans mon billet du 25 mars, je me suis déjà exprimé plutôt mollement en faveur de la hausse des frais de scolarité. Toutefois, il est clair que la crise étudiante a été provoquée, voulue et entretenue par le gouvernement actuel.
Depuis quarante ans, il y a bien eu quelques menaces péquistes de hausser les frais de scolarité mais dans les faits, toutes les augmentations de frais de scolarité réellement effectuées l’ont été par des gouvernements du Parti libéral du Québec : sous Claude Ryan en 1989 et sous Jean Charest en 2007 et aujourd’hui.
Le Premier ministre savait donc exactement ce qui l’attendait s’il touchait aux frais de scolarité. Pourquoi a-t-il pris cette décision alors que son gouvernement, largement discrédité dans l’opinion publique, n’a pas l’autorité morale pour chambarder quoi que ce soit ?
Y a-t-il urgence ou nécessité ? Les finances publiques sont-elles en crise ? En somme, le Québec est-il au bord de la faillite ? Si oui, où le Trésor public trouve-t-il tout cet argent — pour offrir la construction de routes, de voies ferrées, d’aéroports, d’un port en eau profonde, d’écoles, d’hôpitaux, et de réseaux de distribution d’eau potable, bref entre 40 et 63 milliards$ de fonds publics — aux compagnies minières intéressées à bénéficier de ce colossal gaspillage de l’argent des contribuables qu’est le Plan nord ?
Déjà, lors de la manifestation étudiante devant le Palais des congrès de Montréal, Francis Grenier, 22 ans, avait failli perdre la vue après qu’un dispositif explosif lui ait éclaté à 30cm du visage.
Qu’a-t-on fait pour éviter que cela soit pire la fois suivante ? Rien. Au lieu que les blessures graves infligées à Montréal servent de leçon et incitent à la prudence, on en n’a pas tenu compte et on a permis l’ajout d’autres armes à projectiles, imprécises et encore plus dangereuses, à la panoplie des moyens répressifs dont disposaient déjà les forces de l’ordre.
On s’est contenté de faire des relations publiques en affirmant — ce qui certainement vrai — que les policiers ne cherchaient pas à tirer au visage. Mais est-ce quelqu’un, quelque part, a pensé que dans une foule, des manifestants peuvent se pencher soudainement pour différentes raisons (pour attacher des lacets, par exemple) ? Non, apparemment cela dépasse la perspicacité de nos dirigeants politiques.
En particulier, est-ce que le ministre de la Sécurité publique a donné des directives aux forces policières afin d’éviter l’aggravation des blessures infligées accidentellement aux manifestants ? Non : le ministre s’en lave les mains et s’en remet au Commissaire à la déontologie policière. Quant au gouvernement, il se contente de blâmer les dirigeants étudiants pour la violence que ces derniers ont favorisée, notamment en invitant les manifestants à protester masqués. En dépit de cette irresponsabilité étudiante, depuis quand une vitre brisée a plus d’importance qu’un œil crevé ?
J’ai toujours été contre le port d’un masque sur la voie publique par tout adulte ou adolescent, à moins de raisons médicales ou d’un permis municipal délivré expressément à cette fin. Mais comment peut-on convaincre un juge du caractère raisonnable d’une telle interdiction si le port d’un casque avec visière est la seule manière de manifester de manière sécuritaire au Québec ?
Les corps policiers disposent déjà de gaz lacrymogènes, de canons à eau, de poivre de Cayenne, de matraques, de bombes assourdissantes, en plus des méthodes usuelles d’arrestation. Maintenant qu’un certain nombre de jeunes québécois ont été mutilés gravement, je m’attends à une interdiction temporaire du tir de balles de plastique par les forces policières. Cet interdit devrait être en vigueur tant qu’on n’aura pas déterminé, parmi les 75 types d’armes à projectiles, celles qu’il est acceptable d’utiliser dans un pays démocratique.
Publié le 8 mai 2012 | Temps de lecture : 4 minutes
La première moitié de cette courte vidéo présente le Pavillon de la Sécession, alors que la deuxième moitié montre des exemples de produits alimentaires offerts dans le marché le plus populaire de la capitale autrichienne.
Le Pavillon de la Sécession
Au XIXe siècle, les fortifications destinées à protéger Vienne sont devenues inutiles et nuisent au développement urbain de la capitale. On décide donc de les abattre, ce qui sera fait de 1857 à 1865.
À la place des remparts, on crée alors un boulevard périphérique qui encercle la Vieille ville et, conséquemment, qu’on appellera le « Ring » (c’est-à-dire « l’Anneau »).
Jusqu’à la fin des années 1880, on construira le long du Ring, une série d’édifices publics et privés somptueux, décorés de motifs empruntés à différentes époques de l’histoire de l’Art. Malgré la splendeur de cet ensemble hétéroclite, des voix s’élèvent à Vienne pour critiquer ce pot-pourri de styles anciens, où le pastiche tient lieu de la création.
En 1897, dix-neuf parmi les plus brillants créateurs viennois démissionnent avec fracas de l’Association des artistes autrichiens, jugée trop conservatrice, afin de fonder un nouveau mouvement artistique appelé « Sécession viennoise ».
Même si ce mouvement fait partie de l’Art nouveau, on lui conserve à Vienne ce nom distinctif en raison de ses caractéristiques propres, plus géométrique et moins anguleux que l’Art nouveau belge, français ou tchèque.
Afin d’atteindre leur but, les « sécessionnistes » créeront en 1897-1898 leur propre espace d’exposition — appelé Pavillon sécession ou Palais de la Sécession — sur les plans de Josef-Maria Olbrich.
L’édifice actuel est une copie puisqu’après des années d’abandon, la bâtisse avait sérieusement été endommagée au cours de la Deuxième guerre mondiale. Depuis, on l’a donc refaite à l’identique. La dorure récente du dôme a été possible grâce à un don personnel de l’ambassadeur américain à Vienne.
De plan carré, quasiment dépourvu de fenêtres et surmonté d’un dôme ajouré, l’édifice fait vaguement penser à un palais mésopotamien. Son dôme est constitué de glands de chêne et de 3 000 feuilles de laurier, dorées à l’extérieur et laqués vert à l’intérieur.
Écrite en lettres d’or sur la façade, la devise « Der Zeit ihre Kunst — Der Kunst ihre Freiheit » (À chaque époque, son art — À l’art, sa liberté) est un manifeste contre l’historicisme, c’est-à-dire la tendance en art à imiter les époques passées.
À gauche de la façade, « Ver Sacrum » signifie « Printemps sacré ». C’est le nom de la revue officielle de la Sécession viennoise.
L’intérieur de l’édifice est très sobre. On y trouve un petit nombre installations d’art contemporain et, au sous-sol, des fragments de la frise peinte en 1902 par Klimt en hommage à Beethoven.
Je ne suis pas convaincu que la vocation actuelle des lieux soit la plus heureuse. Pour être positif, celle-ci est conforme à l’esprit qui a mené à son édification (présenter l’art contemporain du moment). Toutefois, cela a le défaut de souligner la simplicité (pour ne pas dire la pauvreté) de l’intérieur qui, originellement, était rehaussée par la splendeur décorative des œuvres Art nouveau qui y étaient présentées.
Naschmarkt
Situé en diagonale avec le Pavillon de la Sécession, le Naschmarkt est le marché le plus animé de Vienne. Il s’étend sur 1,5 km. On y trouve de tout. Non seulement des aliments en vrac, mais également de nombreux cafés et terrasses de restaurant.
Publié le 7 mai 2012 | Temps de lecture : 1 minute
Au printemps
À la sortie ouest de la station de métro Pie-IX, se trouve un pommier qu’on ne peut voir fleuri que deux semaines par année.
En automne, cet arbre produit des centaines de petites pommes surettes.
À l’automne
En hiver, celles qui ne sont pas tombées d’elles-mêmes, se déshydratent au froid.
En hiver
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (1re photo) et Lumix 12-35 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/320 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 40 mm
2e photo : 1/200 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 35 mm
3e photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 33 mm
Publié le 5 mai 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Les cellules olfactives — responsables de l’odorat — sont les seules cellules nerveuses qui relient directement l’extérieur du corps au cerveau. Toutes les autres cellules doivent faire synapse, c’est-à-dire transmettre à d’autres cellules nerveuses, l’information destinée au cerveau.
Alors qu’on demandait à l’actrice Marilyn Monroe ce qu’elle portait au lit, celle-ci répondit : « Du Chanel No 5, évidemment ».
Déclassé en 2011 par J’adore de Dior, le Chanel No 5 était depuis 1921 le parfum le plus vendu en France. C’est encore le parfum le plus vendu au monde.
Son histoire débute au lit, plus précisément dans celui du Grand-duc Dimitri Pavlovich, fréquenté au début du XXe siècle par Coco Chanel. C’est par l’intermédiaire de ce cousin du Tsar Nicolas II que Mme Chanel fait la rencontre platonique du plus grand « nez » de Saint-Pétersbourg, Ernest Beaux.
Elle lui commande un parfum révolutionnaire. Elle ne veut pas que du point de vue olfactif, les femmes essaient de se faire passer pour des fleurs. Elle veut un parfum de femme à odeur de femme. « Je veux un parfum artificiel, je dis bien artificiel comme une robe, c’est-à-dire fabriqué. Je suis un artisan de la couture. Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un composé ».
À l’époque, les parfums étaient bâtis principalement autour d’une seule note florale. Ce sera la première innovation du parfum : il intégrera volontairement une touche synthétique.
M. Beaux présenta deux séries d’échantillons, numérotés de 1 à 5 et de 20 à 24. La couturière préféra le numéro 5. Cette préparation contenait un produit chimique — le méthyl-2 undécanal, à la vague odeur d’orange — parmi ses 80 ingrédients.
De la recette, jalousement conservée dans un coffre-fort, on ne connait que deux autres ingrédients : la rose de mai et le jasmin de Grasse.
La deuxième innovation du parfum sera son contenant. Coco Chanel refuse la surcharge décorative, le luxe ostentatoire. Elle veut un flacon sobre, au design dépouillé, conforme au style d’avant-garde — qu’on appelle aujourd’hui Art Déco — style qui devait triompher quatre ans plus tard à l’Exposition internationale des Arts Décoratifs et industriels de Paris.
La troisième innovation concerne son nom. La mode était aux noms de parfum poétiques, lyriques, voire ronflants comme ceux des bombonnes de purificateurs d’air d’aujourd’hui.
À la question « Quel nom allez-vous lui donner ? », elle répond : « Je lance ma collection le 5 mai, cinquième mois de l’année, laissons-lui le numéro qu’il porte. Et ce Numéro 5 lui portera chance ».
Peut-on parler ici de pressentiment féminin ?
Références : Nº 5 de Chanel
Anonyme, Chanel No 5 – Le parfum du siècle, La revue, 2011, 18: 170.
Publié le 3 mai 2012 | Temps de lecture : 6 minutes
Wieden est un arrondissement rectangulaire dont la superficie n’est que de 1,8 km². Il est situé exactement au sud de la Vieille ville et à l’ouest de Landstrasse (deux arrondissements viennois nous avons visités précédemment).
La proximité du Belvédère (et, par ricochet, du Jardin botanique) compense pour le peu d’espaces verts de Wieden, soit 6,6% de la superficie de l’arrondissement (comparativement à la moyenne de 46,3% pour l’ensemble de la ville).
Les logements occupent 52,5% du territoire : une autre tranche de 15,2% est représentée par des bâtisses autres que résidentielles. La voie publique occupe le reste, soit 26% (alors que la moyenne dans l’ensemble de la ville n’est que 13,4%). C’est donc un quartier relativement densément peuplé.
La vidéo comporte trois parties.
Première partie
En gros, cette partie montre le pourtour de Wieden, que nous visitons dans le sens contraire des aiguilles d’une montre.
D’abord, nous empruntons la rue commerciale Favoriten, qui limite l’arrondissement à l’ouest (de 0:07 à 0:52). Puis c’est le tour de quelques bâtisses situées dans le sud du quartier (de 0:53 à 1:25). De 1:26 à 2:18, ce sont principalement des ambassades le long de la rue du Prince-Eugène : cette rue sépare, à l’est, Wieden du Belvédère. Et finalement, on voit de 2:19 à 2:32 quelques immeubles au nord-est de l’arrondissement (près du Ring).
Au passage, signalons :
• de 0:28 à 0:37, l’église paroissiale Saint-François-de-Paule (construite de 1627 à 1651, restaurée en 1686),
• de 0:44 à 0:53, le Theresianum. Construit de 1687 à 1690, cet édifice austère était originellement le palais d’été des Habsbourg. On l’appelait alors « Nouveau palais de la favorite ». Légué aux Jésuites quand la famille impériale l’abandonna au profit de Schönbrunn, le Theresianum devint alors une maison d’enseignement. C’est aujourd’hui le lycée Theresianum, qui jouit d’une excellente réputation,
• de 1:04 à 1:19, l’église néo-gothique Sainte-Élizabeth, construite en 1868,
• à 2:16, l’ambassade de France (ci-dessus). Construit de 1904 à 1912, cet édifice Art nouveau est l’œuvre de Georges Chédanne, l’architecte des Galeries Lafayette à Paris, et
• à 2:24, le monument érigé en l’honneur de Charles Philippe de Schwarzenberg, commandant victorieux des troupes alliées contre Napoléon lors de la bataille de Leipzig, en 1813.
Deuxième partie
À l’issue de la première guerre mondiale, Vienne est confrontée à une grave pénurie de logements : 73% de la population vit alors dans de petits pavillons surpeuplés, plus ou moins salubres.
En 1919, l’administration municipale décide d’un vaste programme de logement social prévoyant le contrôle du prix des loyers, l’érection d’immenses blocs d’habitation pouvant loger jusqu’à 5 000 personnes et la construction de cités ouvrières avec jardins et ce, dans les quartiers qui entourent la Vieille ville.
Environ 60 000 nouveaux logements, jardins d’enfants, bibliothèques et cliniques médicales sont donc érigés entre 1922 et 1934. Les meilleurs architectes de la ville y travaillent. La superficie d’un logement moyen est de 33 à 45 m². Partout en Europe, on parle alors de « Vienne la Rouge », une allusion aux sympathies socialistes, sinon communistes, des dirigeants de la ville.
Le tout s’achève avec la montée du nazisme en Autriche au milieu des années 1930 et l’annexion du pays à l’Allemagne en 1938.
Quelques autres habitations à loyers modiques ont été construites depuis. On les distingue extérieurement par le refus de l’ornementation, les façades sobres, les logements fonctionnellement identiques, et la monumentalité de l’ensemble.
Cette partie de la vidéo s’achève par quelques photos d’un restaurant bohémien (de 3:08 à 3:24) et de l’hôtel dans lequel j’ai habité à Vienne (à 3:26).
Troisième partie
La Place Charles-VI (ou Karlsplatz) est située au nord-ouest de l’arrondissement. Entre autres, on y trouve un monument en l’honneur du compositeur Johannes Brahms (à 3:29), la sculpture « Hill Arches » (1978) d’Henry Moore (à 4:00), et la cathédrale Saint-Charles-Borromée (de 3:34 à 4:48).
Cette dernière a été créée par l’architecte Johann-Bernhard Fischer von Erlach (et complétée par son fils). Construite de 1716 à 1737, c’est (extérieurement) la plus spectaculaire église baroque de Vienne et probablement une des plus belles au monde.
Décoré de fresques de Johann-Michael Rottmayr, l’intérieur somptueux est malheureusement gâché pas des échafaudages métalliques destinés à permettre aux visiteurs d’accéder à une lucarne qui offre un panorama médiocre de la ville.
La façade est un mariage harmonieux de différents styles : un portail grec, une coupole d’influence romaine, deux colonnes qui les encadrent et qui évoquent à la fois des minarets et surtout la colonne Trajane, tandis que le toit rococo des pavillons latéraux rappelle ceux des pagodes chinoises.
Puis nous voyons successivement :
• de 5:50 à 5:56, les façades d’édifices qui font maintenant partie de l’École polytechnique de Vienne (Technische Universität Wien),
• à 5:58, une école évangélique,
• de 6:02 à 6:20, deux anciens pavillons du métro dessinés par Otto Wagner en 1898-1899 : aujourd’hui, l’un fait office de musée consacré à cet architecte tandis que l’autre est un restaurant,
• de 6:22 à 6:26, un aperçu du Musée des arts décoratifs, présentant une exposition d’Hans Makart (1840 – 1884). Immensément populaire en son temps, ce peintre autrichien a créé des œuvres archi-kitsch qui se caractérisent par la surcharge décorative, un sens de la couleur remarquable, une pâte épaisse et un rendu brouillon,
• de 6:28 à 7:49, une visite du Musée municipal (Wien Museum) qui présente l’histoire de la ville, de l’époque romaine à aujourd’hui. Signalons que de 7:36 à 7:42, il s’agit de trois toiles — Idylle (1884), Histoire (1883) et Athéna Pallas (1898) — de Gustav Klimt, et qu’à 7:50, il s’agit de la toile « La Dame en robe jaune » (1899) de Max Kurzweil,
• à 7:51, c’est la façade du Musikverein (ou Maison des amis de la Musique), édifié de 1867 à 1869, où se produit l’Orchestre philharmonique de Vienne.
La vidéo se termine par des photos prises à l’occasion d’un concert à la Cathédrale Saint-Charles-Borromée et une promenade nocturne dans les environs.
Publié le 29 avril 2012 | Temps de lecture : 1 minute
La compagnie Olympus vient de commercialiser un nouvel appareil photo absolument extraordinaire. L’Olympus OM-D e-m5 — c’est son nom — est doté du plus puissant stabilisateur d’image actuellement offert : il permet de prendre en marchant des photos absolument nettes. Les vidéos prises avec cet appareil ont presque la fluidité qu’elles auraient avec un steadicam.
Normalement je n’aime pas beaucoup ces logiciels d’appoint (qu’on peut acheter treize à la douzaine) et qui transforment les photos en images extravagantes. Toutefois, parmi les « filtres » de l’OM-D, l’un d’eux crée deux images; en plus de la photo « normale », il donne naissance à une copie solarisée qui fait penser à une case de bande dessinée.
Afin de tester cet appareil, je me suis promené hier après-midi dans le minuscule quartier chinois de Montréal. Voici le résultat :
Note : On peut cliquer sur les imagettes ci-dessous pour les agrandir.
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm f/2,0
Photo du haut : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
1re imagette : 1/640 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 12 mm
2e imagette : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
3e imagette : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
Publié le 27 avril 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Samedi dernier, je me suis rendu dans ma ville natale, Joliette, à 80 km au nord de Montréal, afin d’assister aux funérailles d’une tante. J’en ai profité pour prendre quelques photos avec mon iPad.
Consacrée au nom de Saint Charles Borromée, la cathédrale de Joliette fut érigée à une époque où la population de cette ville ne comptait que quelques milliers de personnes.
Aujourd’hui vertes, les colonnes étaient peintes autrefois en faux marbre bourgogne. De plus, si ma mémoire est bonne, les chapiteaux étaient uniformément dorés : leurs angelots sont beaucoup mieux mis en valeur de nos jours par ce contraste de la dorure sur un fond sombre.
À proximité de l’église, se trouvait le cloître des sœurs du Précieux-Sang. Ces moniales bénédictines fabriquaient les hosties destinées au culte. Enfant, je venais à leur abbaye acheter des retailles d’hostie.
C’est dans la mezzanine en demi-cercle située derrière l’autel que les sœurs du Précieux-Sang prenaient place, cachées de la vue du public. On distinguait leurs silhouettes sombres et mystérieuses derrière les panneaux de bois ajouré.
Détails techniques :
1re photo : iPad2B — 1/15 sec. — F/2,4 — ISO 200 — 4,3 mm
2e photo : iPad2B — 1/15 sec. — F/2,4 — ISO 640 — 4,3 mm
Publié le 26 avril 2012 | Temps de lecture : 1 minute
Jeudi dernier, après avoir pris le repas du soir au restaurant Eduardo (sur la rue Duluth), j’ai profité de la température exceptionnelle (environ 19 degrés Celsius) pour m’offrir une gaufre et un café à la terrasse de Suite 88, un chocolatier situé au 3957 rue Saint-Denis, à Montréal.
Et puisque le meilleur appareil photo est toujours celui qu’on a avec soi, voici deux souvenirs rapportés grâce à mon iPad2B.
Détails techniques :
1re photo : iPad2B — 1/40 sec. — F/2,4 — ISO 80 — 4,3 mm
2e photo : iPad2B — 1/30 sec. — F/2,4 — ISO 80 — 4,3 mm
Publié le 24 avril 2012 | Temps de lecture : 1 minute
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Narcisse est un dieu grec qui tomba amoureux de son propre reflet dans l’eau. On donne ce nom à ces plantes dont les fleurs, de couleur jaune ou blanche, ont tendance, dit-on, à s’incliner en direction des points d’eau.
Les narcisses fleurissent de mars à juin. Ces plantes toxiques contiennent de la galantamine, un médicament qui atténue les formes légères à modérées de la maladie d’Alzheimer.