Voyage à Paris : jour 2

Publié le 8 octobre 2014 | Temps de lecture : 6 minutes

Pour un supplément de 6,5 euros, on m’apporte le petit déjeuner à ma chambre, à l’heure que j’ai choisie.

Donc à 7h45, on m’apporte un plateau sur lequel on trouve une bouteille de 250ml de jus d’orange, un tiers de baguette de pain, un pichet de métal contenant deux tasses de café (délicieux, au goût particulier), des sachets de sucre, deux ou trois petits contenants de confiture et des ustensiles. Cela me sauve beaucoup de temps.

Aujourd’hui mon programme est simple; visiter deux églises du quartier : St-Eustache et St-Germain l’Auxerrois. Ce sont deux églises que j’ai vues il y a une décennie mais que je désire revoir.

La première était l’église paroissiale de mon ancêtre, Honoré Martel, né en 1632 et fils d’un vendeur de chevaux à Paris. La deuxième était l’église paroissiale de mon ancêtre Marguerite Lamirault, née en 1645 et fille d’un cocher de la reine de France.

Leurs pères respectifs se sont probablement connus pour des raisons professionnelles. On suppose qu’Honoré et Marguerite étaient des amis d’enfance puisque le premier part pour l’Amérique en 1664 et s’établit en Nouvelle-France en 1665, alors que la seconde traverse l’océan deux ans plus tard pour l’épouser. Leur histoire ferait peut-être un beau film d’amour…

Ancienne façade de l’église St-Eustache

Construite de 1532 à 1633, l’église St-Eustache est de style gothique, avec une façade totalement inappropriée de style néo-classique. Ce qu’on voit ci-dessus, c’est l’ancienne façade, maintenant du côté droit de l’église actuelle.

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Les parties de l’intérieur qui ont été restaurées depuis ma dernière visite sont de toute beauté.

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Quant à la rosace du transept de gauche, ses bords se terminent par un motif de coeur qu’on retrouve également au sommet des vitraux de tout le premier étage.

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L’église St-Germain l’Auxerrois était non seulement l’église où Marguerite Lamirault a été baptisée (de même que Molière), c’était également l’église paroissiale de la cour puisqu’avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue.

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, St-Germain l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs de l’État sous l’ancien régime.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration pour être sérieusement endommagée lors d’une émeute en 1831. Elle ne s’en est jamais vraiment remise.

L’intérieur a été nettoyé et certaines fresques ont été restaurées. De façon générale, l’intérieur est en meilleur état que lors de ma visite précédente.

En gros, cela termine ma visite du quartier.

Et puisqu’il s’est mis à faire soleil, j’entame ma visite du Marais, un de mes quartiers favoris.

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L’hôtel de ville de Paris a été construit sur un terrain où on déchargeait la cargaison des navires. C’était la Place de la grève (au sens d’une plage). De nombreuses personnes disponibles s’y rendaient dans l’espoir d’y être embauchées. De ceux qui en revenaient bredouilles, on disait qu’ils avaient fait la grève (d’où le double sens du mot).

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Au passage, je vois ces voitures électriques en libre-service en train d’être rechargées…

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…et ces maisons à colombages sur la rue François-Miron.

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Puis je visite l’église Saint Gervais et Saint Protais qui renferme de nombreux trésors dont ce vitrail intitulé La sagesse de Salomon (réalisé en 1531), et cette clé de voûte spectaculaire.

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Je m’achète des biscuits à la maison Georges Larnicol et visite l’église Église Saint-Paul-Saint-Louis, la toute première église parisienne que j’ai visitée en 2003.

Puis je prends le repas du soir Au Bouquet St-Paul : oeufs au bleu d’Auverge, saumon à l’aneth et verre de Chardonnay pour 18,90 euros.

Je me rends ensuite à la succursale de la FNAC (l’équivalent d’Archambault Musique à Montréal) prendre deux billets achetés sur l’internet et en profite pour acheter les DVD des saisons 3, 4 et 5 de la série télévisée Nicolas Le Floch, diffusée chez nous sur TV5 mais qui n’est jamais sortie en DVD au Québec.

Signalons que Le Floch est un personnage de fiction dont le nom de famille est extrêmement courant en Bretagne (l’équivalent des Tremblay au Lac-St-Jean). Cette série rend hommage à la naissance des enquêtes policières scientifiques sous Louis-XV.

Avant, on arrêtait un suspect qui avouait son méfait spontanément ou sous la torture, ce qui permettait de clore l’enquête. S’il décédait sous la torture sans avoir avoué, cela permettait à la fois de clore l’enquête et d’avoir puni le coupable présumé.

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Le magasin offre en vente des coffrets réunissant l’oeuvre de différents cinéastes, dont un consacré au jeune Xavier Dolan.

Après avoir pris 294 photos aujourd’hui, je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la 4e photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 22 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 32 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 640 — 62 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 17 mm
  6e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm
  8e  photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 16 mm
10e  photo : 1/1250 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 23 mm
11e  photo : 1/30 sec. — F/6,3 — ISO 6400 — 28 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
13e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm


Pour lire les comptes-rendus du premier ou du deuxième voyage à Paris, veuillez cliquer sur l’hyperlien approprié.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Paris : jour 1

Publié le 7 octobre 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

Surprise ! Je suis à Paris.

La décision de prendre mes vacances dans la capitale française s’est prise en quelques secondes, il y a cinq semaines.

Après avoir échoué à obtenir un visa touristique pour l’Iran et pour la Turquie (cette dernière tout simplement parce que son site web n’accepte pas les paiements par la carte VISA Desjardins), j’ai décidé d’aller là où les Canadiens n’ont pas besoin d’un visa touristique.

Ce seront les troisièmes vacances annuelles prises dans la capitale française. Les précédentes remontent à 2003 et 2004.

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À Paris, il y a deux réseaux de transport ferroviaire urbain : le métro (duquel celui de Montréal est copié) et le RER (qu’on prononce en épelant chacune des lettres). Ce dernier est un métro express, desservant des stations plus éloignées les unes des autres.

Avant de prendre le RER pour Paris, je prends quelques instants pour acheter une passe autobus-métro. Mensuellement, cette passe coûte 76,10 euros pour les quartiers touristiques de Paris.

Sur le RER, je me surprends à conseiller la famille bolivienne Gumucio, de La Paz, venue passer quelques jours à Paris, sur les endroits à voir absolument. Les « Musts », comme on dit ici.

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La sortie du métro près de mon hôtel a conservé son décor Art nouveau imaginé par Hector Guimard en 1908.

En passant devant les restaurants du quartier, je suis surpris de constater que dans cette partie de Paris, le prix des repas n’a pas changé depuis une décennie. C’est toujours 12 à 14 euros pour deux plats: une entrée et un mets principal ou un mets principal et un dessert. Et le verre de vin est encore environ 4 à 5 euros.

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Après avoir pris possession de ma chambre et défait mes valises, il est environ 15h. Je vais manger à La Penderie, un restaurant à proximité. Une bonne portion de veau confit (extrêmement tendre), accompagné d’un verre de rouge, et précédé d’une salade au fromage de chèvre me coûteront 18 euros (service non compris).

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Puis je marche jusqu’à l’église St-Merri (un diminutif de Saint Meredic), achevée en 1552 mais dont les statues de la façade datent de 1842. C’est justement cette façade qu’on est en train de rénover, avant le réparer l’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, restaurée au XIXe, et redevenu en piteux état de nos jours.

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Je visite ensuite le Centre Georges-Pompidou, situé à quelques pas de St-Merri. Dédié à l’art contemporain, ce musée est ouvert jusqu’à 21h aujourd’hui. Le droit d’entrée est de 13 euros. Les collections sont divisées par styles; on montre les différents mouvements qui ont façonné le milieu de l’Art aux XXe et XXIe siècles.

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Finalement, vers 20h, je prends le repas du soir aux Têtes brûlées. Une généreuse portion d’escalope de saumon et un verre de Chardonnay blanc me coûteront 17,80 euros.

Puis c’est le retour à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 16 mm
2e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 20 — 12 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 6400 — 12 mm
6e  photo : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 12 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 17 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le mépris du Canadien Pacifique

Publié le 4 octobre 2014 | Temps de lecture : 3 minutes

Monsieur Hunter Harrison, président
Canadien Pacifique
7550 Ogden Dale Road S.E.
Calgary, AB T2C 4X9

Monsieur le Président,

Je suis outré d’apprendre qu’au nom de votre transporteur ferroviaire, vous estimez démesurée la réaction des autorités fédérales à la tragédie de Lac-Mégantic, dont vous imputez la responsabilité à une seule personne, soit le conducteur de la locomotive.

Les gestionnaires qui élaborent des politiques parfaites sur papier mais qui ne tiennent pas compte de l’imperfection de la nature humaine, sont responsables de négligence.

Il ne suffit pas de dire : « Nous avions adopté des procédures parfaites. Elles n’ont pas été suivies à la lettre. Nous nous en lavons les mains; c’est la faute de nos employés.»

D’après le Code civil, toute entreprise est responsable des dommages causés par ses employés, à moins que leurs actes aient été commis malicieusement.

Dans le cas précis de la MMA, il s’agit d’une entreprise qui a abusé du cadre réglementaire déficient du gouvernement Harper pour ne pas entretenir son réseau, pour effectuer des réparations inacceptables de son matériel roulant, pour ne pas s’assurer suffisamment et pour exiger de ses conducteurs qu’ils risquent leur vie à tout moment en acheminant des matières explosives sur un réseau en ruine.

Et vous avez l’audace de qualifier de démesurée la réaction à 48 morts et à la pire catastrophe environnementale du Canada ?

Auriez-vous oublié que le déraillement de Lac-Mégantic est le deuxième d’une série de trois déraillements de la MMA : celui de Frontenac (le 10 juin 2013), celui de Lac-Mégantic (le 6 juillet 2013) et celui de Nantes (le 9 janvier 2014) ?

Monsieur le Président, je ne crois pas que vous ayez le jugement nécessaire à diriger une entreprise de la taille du Canadien Pacifique.

Conséquemment, je crois que vous devez des excuses à la population de Lac-Mégantic ou, à défaut, vous devriez remettre votre démission à titre de président de cette entreprise.

Pour l’instant, j’ai donné l’ordre à mon courtier de vendre tous les fonds mutuels dont le portefeuille contient des actions ou des obligations de votre compagnie.

Jean-Pierre Martel

Référence : Lac-Mégantic: Ottawa récuse l’analyse du patron du CP

Paru depuis :
Tragédie de Lac-Mégantic: Québec poursuit le CP pour 409 M$ (2015-11-27)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un spectacle de l’École nationale de ballet

Publié le 2 octobre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Au cours des soirées du début novembre 2013, les clients de l’hôtel Sevilla de La Havane pouvaient entendre une mélodie qui s’échappait des fenêtres ouvertes de l’édifice situé en face.

À partir des salles de répétition de l’École nationale de ballet, une lumière irradiait dans la nuit alors qu’aucun bruit — autre que cette havanaise — ne jaillissait de l’édifice anonyme et mystérieux.

C’est le 15 novembre suivant que ces répétitions trouvaient leur aboutissement, sous la forme d’un gala mettant en vedette les jeunes élèves de l’École nationale de ballet. Commencé à 19h, ce gala — donné au Théâtre national de Cuba — se terminait à 20h45.

Dans la vidéo ci-dessus, la mélodie en question joue de 0:29 à 1:21.

Les clips présentés ici sont quelques-uns des meilleurs moments de ce spectacle. On y voit à quel point, une fois devenus de jeunes adultes, les élèves de l’école sont des artistes et des athlètes remarquables.

Pour terminer, précisons que la capitale cubaine est une des deux ou trois meilleures villes au monde pour assister à des spectacles de ballet.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane


Postscriptum du 6 mai 2016 : Dans cette vidéo, le seul étudiant dont je sais maintenant le nom est Raúl Abreu, en vedette notamment de 2:44 à 3:11.


Devenu professionnel, ce danseur personnifiait Basilio dans le ballet Don Quixote présenté hier soir à Montréal par le Ballet Nacional de Cuba.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le quartier de Vedado, à La Havane

Publié le 1 octobre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

 
Ce vidéo est mon troisième diaporama consacré à ce quartier. Après celui montrant l’Est, puis l’Ouest de Vedado, voici des photos — sans ordre apparent — qui montrent le charme unique de cette partie de la ville.

De 1:18 à 3:31, il s’agit d’une visite dans le Musée national des Arts décoratifs. Ce musée est logé dans l’ancien palais de María-Luisa Gómez-Mena, comtesse de Revilla de Camargo (la plus riche Cubaine du XXe siècle). Inspirée par le XVIIIe siècle français, la bâtisse ne date que de 1927. On y trouve une collection remarquable d’objets luxueux de nombreux pays, avec une prédominance d’œuvres d’artisans français.

La tour qui domine la Place de la Révolution (à 3:47) est le Monument à José Martí (1853-1895). Poète national, cet écrivain tire son importance de ses textes qui ont nourri à la fois l’aspiration des Cubains à l’indépendance nationale et, beaucoup plus tard, à la Révolution castriste.

Achevée en 1959, la tour de 140 mètres héberge un musée en son honneur (de 3:47 à 4:10) et sert également de relai pour les communications.

De 4:11 à 4:36, nous voyons le Musée de philatélie. Celui-ci possède la collection complète des timbres de Cuba et de nombreux pays.

De 4:59 à 5:15, c’est l’Edificio López Serrano, immeuble résidentiel construit en 1932 dans le style Art Deco.


Voir aussi :
Liste des diaporamas du premier voyage à La Havane
Liste des diaporamas du second voyage à La Havane

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le concours « Gagnez l’expérience politique d’une vie » ou l’art de faire du financement politique… autrement

Publié le 30 septembre 2014 | Temps de lecture : 1 minute

Financement_LibéralLa plupart du temps, lorsque je publie un texte relativement à une formation politique, je lui expédie par courriel un avis de publication, de même qu’aux partis politiques concurrents.

Cela fait que je me trouve parfois sur la liste d’envois de certains partis. Je pourrais me désabonner mais je trouve intéressant d’y être.

C’est ainsi que j’ai appris qu’il suffisait de contribuer au financement du Parti libéral du Canada d’ici demain pour courir la chance de gagner un aller-retour pour la capitale canadienne afin d’y effectuer deux rencontres.

Premièrement, prendre un repas en compagnie du chef de ce parti, accompagné d’un de ses conseillers (sous un thème au choix du gagnant du concours) et deuxièmement, assister à une conférence d’Hillary Clinton, candidate à la prochaine élection présidentielle américaine.

Voilà un mode original de financement qu’on aurait intérêt à imiter.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Irak : le discours aux Américains que jamais Stephen Harper ne prononcera

Publié le 27 septembre 2014 | Temps de lecture : 5 minutes

Le groupe armé État islamique est une menace pour le monde. C’est une menace parce qu’il est en position de conquérir facilement les plus importants sites d’extraction pétrolière du Moyen-Orient.

Or nous ne pouvons tolérer qu’un groupe extrémiste soit en position d’avoir le monde à sa merci; une telle menace est totalement inacceptable.

Voilà pourquoi, nous nous joindrons à vous dans la lutte que vous lui mènerez.

Mais nous ne sommes pas contents.

Nous ne sommes pas contents parce que le gâchis actuel en Irak est la conséquence directe de la politique extérieure menée par votre pays au Moyen-Orient.

Vous déstabilisez les gouvernements qui s’y trouvent, vous armez ou vous laissez vos alliés locaux équiper en armements les groupes les plus extrémistes et vous vous étonnez que cette région soit mise à feu et à sang. Mais où aviez-vous donc la tête en semant le désordre et en libérant la furie des armes ?

Et voilà que vous faites appel à nous pour réparer les pots cassés. Sans même avoir admis la lourde responsabilité de votre pays dans ce désastre.

Lorsque votre pays a voulu nous dicter notre participation à la guerre en Irak, nous vous avons répondu que la participation canadienne à cette guerre était conditionnelle au feu vert des Nations Unies. Il s’agissait d’une ruse de notre part puisque nous savions que jamais l’ONU ne l’autoriserait.

Des accusations sans fondement de possession d’armes de destructions massives et la production de documents falsifiés à l’appui de votre thèse à l’ONU ont miné la crédibilité de votre pays à travers le monde.

Mais par-dessus tout, notre ressentiment vient de vos accusations d’être « antiaméricains » parce que nous osions ne pas nous soumettre à vos dictats militaristes et refusions de vous suivre stupidement au doigt et à l’œil.

Le Canada est le principal partenaire commercial des États-Unis. Les Canadiens achètent plus de biens et de services américains qu’aucun autre peuple au monde, quelle que soit sa population.

Le Canada se considère comme le meilleur ami des États-Unis. Or le rôle d’un ami, ce n’est pas de vous dire ce que vous voulez entendre : c’est, entre autres, de vous prévenir quand vous allez commettre une erreur. C’est ce que nous avons fait.

Mais votre pays a préféré la compagnie des courtisans qui vous encourageaient à vous tirer dans le pied. Avec le résultat qu’on sait.

En dépit de cette rebuffade, nous nous considérons toujours comme votre meilleur ami. Et encore cette fois, nous allons être francs.

Cessez de nourrir la haine à votre égard.

Découragez activement la guerre coloniale d’Israël en Palestine. Comment ? Votre subvention annuelle de trois milliards$ devrait être réduite d’une somme équivalente à ce que ce pays consacre à la colonisation de la Palestine. Étant donné que les divers postes au budget de tout État sont des vases communicants, cela vous éviterait d’être accusé de financer indirectement cette guerre coloniale. Surtout, cela éviterait d’alimenter le ressentiment et la colère légitime des Arabes contre vous.

Et Israël, s’il le désire, pourrait recevoir cette subvention intégralement en cessant sa politique d’implantation de colonies israéliennes en Palestine.

Relativement aux pays arables, faites comme Louis-XV : reversez vos alliances.

Entre ces deux pays ennemis que sont l’Inde et le Pakistan, cessez de verser des milliards$ à l’armée pakistanaise qui vous méprise et vous déteste. Le Pakistan est le centre mondial de la haine. La haine de son voisin, l’Inde. La haine des Juifs. La haine des Chrétiens. La haine des valeurs occidentales. Bref, les Pakistanais sont des « pisseux de vinaigre ». Cessez de vouloir en faire des amis; cela n’arrivera jamais.

L’Iran chiite est le rempart contre l’intégrisme sunnite, représenté par l’Arabie saoudite. Quant à lui, l’intégrisme iranien est inoffensif dans la mesure où il ne se propage pas; sauf l’Irak, tous les autres pays musulmans sont sunnites, donc réfractaires à son influence. En contrepartie, l’Iran est le seul pays stable et fort du Moyen-Orient.

Cessez de servir les intérêts de la monarchie obscurantiste d’Arabie saoudite en affaiblissant l’Iran. À part le Hezbollah libanais, partout où des extrémistes musulmans se manifestent, ceux-ci sont financés par l’Arabie saoudite.

Quant à la bombe nucléaire iranienne, lorsque ce pays aura rejoint le club sélect des puissances nucléaires, jurez d’anéantir ce pays et de le rayer de la surface du globe s’il devait s’en servir. Ce devrait être suffisant pour l’en dissuader.

Bref, l’appui canadien à cette nouvelle guerre est inconditionnel. Toutefois, nous profitons de l’occasion pour vous parler avec franchise. Puisse-t-elle vous aider à cesser de vous mettre les pieds dans les plats…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Irak : l’instrumentalisation des malheurs du peuple yézidi

Publié le 26 septembre 2014 | Temps de lecture : 6 minutes

En 2007, alors que l’Irak était occupé militairement pas les États-Unis et le Royaume-Uni, Du’a Khalil Aswad, une jeune fille de 17 ans, membre d’une tribu de Yézidis, fut lapidée à mort au Kurdistan irakien à la demande de son oncle. Pourquoi ? Celle-ci était tombée amoureuse d’un Musulman. Toute la scène a été filmée à l’aide de téléphones portables. Mais jamais les forces d’occupation n’ont cherché à trouver ni à punir les coupables.

Le but de la guerre en Irak de 2003 était de libérer le pétrole irakien de son embargo et non de libérer le peuple irakien. Et pour favoriser l’acceptation par les Irakiens de l’occupation militaire qui en a suivi, il fallait fermer les yeux sur les coutumes arriérées du peuple yézidi, entre autres.

Conséquemment, les mariages forcés et les crimes d’honneur se sont poursuivis impunément avec la complicité tacite des forces d’occupation.

Cinq mois après la lapidation de Du’a Khalil Aswad, le groupe armé État Islamique — déjà lui — venge la mort de celle-ci en faisant exploser quatre camions-citernes dans autant de villages yézidis, tuant 796 personnes et faisant plus de 1 500 blessés. À l’époque, l’Irak est occupé par 150 000 militaires anglais ou américains, appuyés par 163 000 mercenaires, tous impuissants à prévenir cette violence.

Mais pour nous faire accepter une nouvelle guerre qui tire sa justification du désastre laissé par une guerre antérieure, on nous donne l’exemple des pauvres femmes yézidies qu’on délivrerait de leurs bourreaux musulmans alors qu’un quart de million de soldats étrangers au sol étaient impuissants ou indifférents à leur sort il y a si peu d’années.

De plus, jusqu’à tout récemment, l’armée canadienne décourageait les soldates victimes de viols au sein même de l’armée de porter plainte. L’armée était beaucoup plus préoccupée à préserver son prestige qu’à poursuivre les soldats violeurs. Peut-on croire sérieusement à cette soudaine sollicitude à l’égard des Yézidies violées ?

Tout cela vise à manipuler les femmes occidentales afin qu’elles acceptent une nouvelle guerre en Irak. En réalité, les forces américaines et britanniques ne se sont jamais souciées des malheurs des femmes yézidies. Jamais.

Dans cette partie du monde, on n’assiste pas à un affrontement entre des bons et des méchants, mais entre des méchants et des pires qu’eux.

Il serait peut-être temps de réaliser que si les Sunnites irakiens veulent la Démocratie parlementaire à l’Occidental, il faudra qu’ils en paient le prix de leur propre sang et non compter passivement sur nous. Le fait qu’ils ne soient pas prêts à payer ce prix et qu’ils accueillent de manière enthousiaste l’arrivée des soldats de l’organisation État Islamique m’incite à croire qu’ils ne veulent pas vraiment changer. Quelques années d’un califat barbare leur ferait peut-être changer d’idée…

Malheureusement, cette idée est totalement inacceptable pour l’Occident. L’Irak deviendrait ainsi une immense base opérationnelle pour le terrorisme international, financée par ses revenus pétroliers. Il faudrait donc de nouveau un boycottage international du pétrole irakien (du moins celui du nord du pays) et des frappes de drones pour détruire ses camps d’entrainement au fur et à mesure qu’ils apparaissent.

Ce serait surtout l’aveu de l’échec cuisant de la politique des Néoconservateurs américains au Moyen-Orient; après avoir dépensé des centaines de milliards$, les États-Unis se retrouvent devant une situation pire que celle qui prévalait au moment où Saddam Hussain a été renversé.

Idéalement, les États-Unis devraient réaliser trois choses.

Premièrement, dans un pays divisé par des haines tribales, seul un gouvernement central fort, voire sanguinaire, peut garantir l’unité du pays… à moins de laisser les différentes ethnies irakiennes décider de leur avenir et leur laisser le choix de rompre les frontières artificielles décidées par l’Angleterre et la France lors du dépeçage de l’Empire ottoman.

Deuxièmement, ils ne peuvent laisser l’Arabie saoudite financer des écoles coraniques qui prêchent le wahhabisme — une forme rigoriste de l’Islam à la limite de la haine contre les valeurs occidentales — et qui sont donc des pépinières de terroristes, sans que cela ait des conséquences sur la paix.

Et troisièmement, lorsque les pétromonarchies du golfe déstabilisent la Syrie et arment les combattants radicaux jusqu’aux dents, ces mercenaires acquièrent une expertise dangereuse qui se répercutera inévitablement ailleurs. À semer le vent, on récolte la tempête.

Mais je doute que les Américains soient lucides au point de tirer une leçon de leurs erreurs.

Dans tous les cas, le Canada suivra la parade américaine parce qu’il n’a pas le choix. Le groupe armé État Islamique, au-delà de toute propagande occidentale, est réellement une menace à la sécurité du monde. Seuls l’Iran, la Turquie et Israël sont en mesure de s’opposer à une invasion des hordes de cette organisation barbare. Ni la Jordanie, ni l’Arabie saoudite (en dépit de la sophistication des armes dont elle dispose), ni les pétromonarchies du golfe, ni tout le reste de la péninsule arabique, n’ont d’armées capables d’y faire face.

Dans le contexte actuel, la seule décision que le Canada peut prendre, c’est de limiter à l’avance l’importance de sa participation. Mais à voir le zèle du gouvernement Harper à battre naïvement le tambour de la guerre, il ne fait aucun doute que la participation canadienne sera maximale.

Références :
Crimes sexuels : le cancer qui ronge l’armée canadienne
Doaa Khalil Assouad
La lapidation ou la barbarie participative
Le cauchemar des femmes prisonnières de l’État islamique

Paru depuis :
Les conservateurs aussi inactifs que les libéraux pour aider les yézidis (2016-07-19)

Sur le même sujet :
Ce que cache la menace “État islamique”
« La lutte se joue principalement dans l’imaginaire »

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’injustice et la peur

Publié le 23 septembre 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

Le moteur des révolutions est le sentiment d’injustice.

En Tunisie, un vendeur voit son étal de fruits confisqué arbitrairement par la police. Dans son esprit, la perte de son unique gagne-pain condamne ses enfants à mourir de faim. Il s’immole par le feu pour dénoncer cette injustice et son sacrifice déclenche le Printemps arabe.

Aux États-Unis en 1764, une taxe jugée injuste sur le thé déclenche une révolte — animée par le slogan « No taxation without representation » — qui mène à la Révolution américaine.

En 1789, la misère du peuple et le faste de la cour entrainent la France sur la voie de la Révolution française.

Après près de 1,7 million de morts au cours de la Première Guerre mondiale — causés par une aristocratie militaire incompétente — il faudra un hiver rude et des pénuries alimentaires pour déclencher des émeutes (sévèrement réprimées) menant à la Révolution russe.

Sans qu’il s’agisse d’une révolution, rappelons que l’accession au pouvoir du Parti Québécois en 1976 a été favorisée par un fait divers; la suspension, par la Canadian Air Traffic Control Association, de pilotes et contrôleurs canadiens-français pour avoir parlé entre eux en français.

À l’opposé, le meilleur moyen d’étouffer une révolte, c’est la peur. La peur de la mitraille ou la peur des conséquences d’un bouleversement politique ou économique. De manière absurde, il faut que même le pauvre se dise : « J’ai rien mais je ne veux pas tout perdre. »

Voilà pourquoi la peur a été utilisée contre les indépendantistes d’Écosse et ceux du Québec. Elle le sera contre les indépendantistes de Catalogne.

Certains s’en offusquent. Moi, je trouve cela normal. Le recours à la peur est légitime de la part de ceux qui s’opposent au changement parce qu’ultimement, c’est le seul moyen qui marche. Or, lorsqu’il s’agit de la raison d’État, la fin justifie toujours les moyens.

À méditer :
Woodstock et la liberté comme domination (2019-09-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le colloque destiNation

Publié le 21 septembre 2014 | Temps de lecture : 8 minutes

Hier et aujourd’hui, j’ai participé au colloque indépendantiste « destiNation : Nouvelles idées » organisé par le Conseil de la souveraineté du Québec.

Ouvert à tous, ce colloque réunissait un millier de participants invités à entendre des conférenciers le matin et, en après-midi, à discuter de sujets précis en ateliers. Je me suis inscrit à celui relatif à la langue et à la culture. Le lendemain, les propositions adoptées en atelier étaient soumises pour adoption finale lors d’une plénière.

Parmi les conférenciers, quelques-uns furent plutôt bien. Mais la majorité des exposés furent exceptionnellement bons, présentés par des conférenciers brillants que j’entendais pour la première fois.

En atelier, les participants étaient invités à discuter de deux projets de propositions (susceptibles d’être amendées) et, si approprié, à soumettre de nouvelles propositions.

En plénière, les seules propositions retenues en atelier qui furent soumises à l’assemblée étaient celles qui apparaissaient originellement dans le cahier de propositions (à quelques détails près).

Globalement, il s’agissait de vœux pieux et dans certains cas, de propositions tellement ambitieuses qu’elles dépassent les capacités organisationnelles du Conseil de la souveraineté du Québec.

En effet, cet organisme est financé par les cotisations de quelques centaines de membres et par les profits réalisés lors d’événements-bénéfices (exemple : des méchouis).

Bref, n’importe quel stratège hostile à l’idéologie de cet organisme aurait très bien pu voter en faveur de certaines de ses résolutions dans l’espoir machiavélique qu’il se disperse dans tous les sens et épuise ses bénévoles à des projets mobilisateurs trop ambitieux.

Toutes les propositions ont été adoptées sauf une. Personnellement, j’ai voté contre un petit nombre d’entre elles.

Les propositions de l’atelier sur la langue et la culture

Les projets de propositions soumises à notre attention visaient quatre objectifs. Premièrement, réaffirmer l’importance de la défense du français. Deuxièmement, se prononcer en faveur du soutien de l’État aux industries culturelles. Troisièmement, inviter ces industries à réfléchir sur la manière de mieux orienter l’action du mouvement indépendantiste sur les enjeux culturels. Et dernièrement, inviter les artistes à promouvoir le mouvement indépendantiste.

Bref, rien de concret. De belles propositions charmantes et inoffensives, délicates comme de la dentelle et aussi consistantes que du Jell-O.

En lisant et relisant les résolutions de mon comité, l’image qui me venait constamment à l’esprit, c’est celle d’une famille qui se réveille alors que leur maison est en feu. Au lieu d’appeler les pompiers ou de se précipiter à l’extérieur afin d’éviter d’être brulés vifs, les membres de cette famille décidaient plutôt de se réunir autour de la table de la cuisine afin de discuter d’une proposition visant à sensibiliser les pompiers à l’importance d’éteindre les feux.

Bref, dans 500 ans, si des anthropologues devaient creuser le sol de Montréal dans le but d’essayer de comprendre comment la société québécoise s’est éteinte, il leur suffira de découvrir les résolutions dont ses élites discutaient alors que leur maison était en feu, pour comprendre pourquoi cette société a disparu.

L’erreur du Budget de l’An 1

J’ai également voté contre la proposition voulant «… que les organisations de la société civile entreprennent une réflexion sur la nécessité pour le Québec de mettre en œuvre une démarche constituante permettant aux Québécois de définir leur propre constitution ».

Ce charabia signifie que le petit nombre d’organismes qui soutiennent le Conseil s’uniraient à lui pour former une Assemblée constituante — à l’image de celle de 1789, au début de la Révolution française — qui s’attellerait à la tâche de rédiger, au nom de la nation québécoise, la constitution hypothétique d’un Québec indépendant.

J’ai voté contre parce qu’il est extrêmement prétentieux pour le Conseil, représentatif d’un minuscule pourcentage de la nation, de se donner le mandat de diriger les travaux menant à la rédaction de la constitution d’un pays à venir.

Au cours des deux référendums précédents, personne n’a demandé de voir la future Constitution du Québec avant de voter.

Pour le mouvement indépendantiste, il est donc imprudent de risquer que la stratégie de la future campagne référendaire dérape au sujet d’un obscur article d’un texte constitutionnel hypothétique et répéter ainsi l’erreur du « Budget de l’an 1 » du Parti Québécois.

D’où vient cette manie de créer des vulnérabilités inutilement ? De toute évidence, certains indépendantistes ne tirent jamais de leçon des erreurs du passé.

Les référendums-suicides

De plus, j’ai voté contre la résolution voulant qu’on tienne, dès que possible, un référendum sur l’indépendance du Québec.

La veille, un conférencier est venu expliquer que l’appui populaire à l’indépendance est en lent déclin depuis des années.

Déclin de l’appui à l’indépendance du Québec depuis une décennie

Depuis les deux référendums sur l’indépendance, battus de justesse, le Québec accueille annuellement 50 000 personnes, ce qui fait un demi-million d’immigrants par décennie.

À 60%, ceux-ci choisissent de s’angliciser. Au contraire, le Québec est francophone à 80%. Cet apport humain de néoQuébécois entraine donc un bouleversement démographique.

Au sein d’une population déchirée à se sujet, la diminution du pourcentage des Francophones qui habitent Montréal et sa périphérie entre 2006 et 2011 s’opère dans un contexte où chaque fraction de pourcentage compte.

Le seul groupe linguistique majoritairement favorable à l’indépendance, ce sont les Québécois francophones (de souche ou non). Or leur ferveur indépendantiste diminue depuis une décennie.

Il est donc impossible que la nation québécoise vote majoritairement pour l’indépendance tant et aussi longtemps que le pourcentage de Francophones à Montréal continuera de péricliter et tant qu’on n’aura pas convaincu davantage de Francophones à l’option indépendantiste.

À vouloir imposer aux gens un référendum dont ils ne veulent pas, certains Québécois en sont rendus à faire de l’urticaire simplement à entendre prononcer le mot « référendum » alors qu’il n’y a rien de plus démocratique que de donner au peuple le pouvoir de décider des enjeux importants qui le concernent.

L’aveuglement idéologique du Conseil explique à la fois sa volonté de promouvoir la tenue de référendums-suicides, et l’insignifiance des propositions qui nous ont été soumises à l’atelier sur la langue et la culture.

Conclusion

À la suite de la défaite électorale cuisante des deux principaux partis politiques indépendantistes — le Bloc Québécois sur la scène fédérale et le Parti Québécois sur la scène provinciale — les partis et mouvements indépendantistes sont plus que jamais ouverts aux idées nouvelles.

Toutefois, elles ont encore conservé les mécanismes de défense qu’elles ont mis en place depuis des décennies afin de se protéger des hurluberlus et des fanatiques.

Mais en dépit de ces réflexes défensifs, ces organisations ont perdu la suffisance qu’elles affichaient du temps de leurs heures de gloire. Même si les idées que j’ai exprimées dans l’atelier auquel je me suis inscrit n’ont pas été retenues et n’ont donc pas été présentées à l’assemblée du lendemain, ces idées — qui sont celles que j’exprime depuis quatre ans sur ce blogue — ont trouvé un autre terreau fertile et je suis convaincu qu’elles feront leur chemin.

Pour terminer, voici quelques photos prises à ce colloque.

L’animatrice Martine Desjardins et les conférenciers Pierre-Alain Cotnoir et Jean-François Nadeau
Flavie Payette-Renouf, Robert Laplante et Monique Pauzé
Danic Parenteau
Jean-Pierre Charbonneau
Jocelyn Caron
L’ex premier ministre Bernard Landry
Animateurs de mon atelier : Jean-François Payette, Simon-Pierre Savard-Tremblay, Maxime Laporte, Flavie Payette-Renouf Pierre Curzi et (hors champ) Andrée Feretti
Jason Brochu-Valcourt (vice-président) Gilbert Paquette (président) annonçant le changement de nom de « Conseil de la souveraineté du Québec » à « Organisations unies pour l’indépendance du Québec »
Clôture animée par des jeunes

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/160 sec. — F/4,8 — ISO 1600 — 82 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 145 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,1 — ISO 2500 — 108 mm
5e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 40 mm
8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
9e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 40 mm

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