Publié le 4 mai 2026 | Temps de lecture : 1 minute
Louis Bretez — professeur de perspective à l’Académie royale de peinture et de sculpture — réalisa le plan de Turgot entre 1734 et 1739. Cette gravure doit son nom à Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands, qui lui en avait fait la commande.
Ce plan à vol d’oiseau représente Paris à l’échelle approximative de 1/400, ce qui entraîne une taille de 2,49 m × 3,18 m.
Pour télécharger ce plan ou en acheter une copie, on cliquera sur ceci
Publié le 9 juin 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
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Introduction
Ce diaporama a pour sujet le nord du quatrième arrondissement de Paris.
Le territoire visité est délimité à l’ouest par le boulevard Sébastopol, au nord par une rue qui porte successivement les noms de Rambuteau, des Francs-Bourgeois et du Pas de la Mule, à l’est par le boulevard Beaumarchais, et au sud par la rue de Rivoli et sa suite orientale, la rue Saint-Antoine.
Le diaporama débute par un aperçu du Bazar de l’hôtel de ville, un des grands magasins de Paris. Il se poursuit par quelques commerces et restaurants le long du côté nord de la rue de Rivoli ou à proximité sur ses rues adjacentes.
De 0:48 à 1:24, nous sommes à la Place du Marché-Sainte-Catherine. Celle-ci se distingue par les arbres qui y poussent; ce sont des muriers blancs de Chine.
Les poissonniers de l’ancien marché Sainte-Catherine ayant besoin d’eau pour nettoyer leur marchandise, une fontaine — appelée fontaine de Jarente — fut aménagée pour eux en 1783 (à 1:25).
De 1:27 à 1:43, nous visitons l’hôtel de Sully, construit entre 1624 et 1630 et acheté quatre ans plus tard par de duc de Sully, ex-conseiller d’Henri IV.
À l’arrière, la porte de droite de l’orangerie (à 1:43) donne accès directement à la Place des Vosges.
Or justement, la voici (de 1:45 à 2:42).
C’est la plus vieille place de Paris. Elle fut aménagée à partir de 1605 (sous Henri IV) et achevée en 1612 (sous Louis XIII). À 1:59, on peut voir la statue équestre de ce dernier qui se trouve au centre de la place.
Fermée sur elle-même et donc protégée des bruits de la ville, cette oasis de verdure est presque carrée (127 x 140 mètres).
Autour de ce parc sont construites des unités d’habitations rigoureusement identiques qui s’alignent de manière continue sur ses quatre faces.
Une de ces unités d’habitations fut occupée par Victor Hugo de 1832 à 1848. C’est devenu un musée consacré à l’écrivain. Le décor n’est pas d’origine mais il donne une idée des gouts de l’époque (de 2:15 à 2:36).
À partir de 2:47, nous voyons quelques établissements le long de la rue du Roi de Sicile ou des rues environnantes.
De 2:55 à 2:58, il s’agit d’un des plus prestigieux salons de thé de la capitale, soit Mariage Frères. Son menu comprend des centaines de thés différents, selon les pays, les années, et même les saisons de la récolte.
À 3:17, nous voici devant le portail de l’hôtel Amelot de Bisseuil, construit entre 1657 et 1660. C’est là que Beaumarchais, locataire de l’immeuble, écrivit Le Mariage de Figaro.
De 3:33 à 4:10, nous visitons l’église Saint-Merri. Ce nom est un diminutif de saint Meredic.
Cette église fut achevée en 1552. Toutefois, les statues de sa façade datent de 1842. L’intérieur, sévèrement endommagé à la Révolution, a été restauré depuis.
Cette fontaine est adjacente au Centre Pompidou, le musée d’art contemporain public de Paris (de 4:28 à 5:24).
De 5:29 à 5:44, nous voyons l’église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux (1685-1690) dont la façade de 1705 provient de l’église Saint-Éloi-des-Barnabites, démolie depuis.
Sa chaire spectaculaire, d’origine belge, date de 1749 (de 5:33 à 5:36).
De 5:51 à 5:57, il s’agit de l’hôtel d’Albert, reconstruit entre 1586 et 1588.
Et nous terminons (de 6:11 à 6:26) par l’hôtel de Lamoignon, construit de 1584 à 1611.
Son portail est plus récent. Il date de 1718. Au tympan, on y voit deux enfants. Celui de gauche symbolise la Vérité, tournant la tête d’un miroir (qui représente la vanité et l’illusion). Celui de droite symbolise la Prudence, craignant le serpent qu’il empoigne de la main gauche.
Parodié par votre humble serviteur, ce portail sert de page-titre au diaporama.
Détails techniques : Le diaporama présente 171 photos et 5 clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5, et cinq autres réalisées à l’aide d’un Lumix GH1 transformé pour prendre des photos infrarouges.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (152 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos) et le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (7 photos). Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris
Publié le 23 février 2021 | Temps de lecture : 6 minutes
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Introduction
En 1239, le roi Louis IX — qui sera canonisé sous le nom de saint Louis — achète la Couronne d’Épines du Christ que détenait jusqu’alors son cousin l’empereur Baudoin II de Constantinople.
Deux ans plus tard, il lui achète également un fragment de la Vraie Croix et d’autres reliques de la Passion (dont un clou ayant servi à la Crucifixion).
Le tout couta au trésor royal la somme de cent-trente-cinq-mille livres d’or. Ce qui représentait six mois de revenus du royaume.
De manière temporaire, les Saintes Reliques furent entreposées à Paris dans la chapelle Saint-Nicolas du Palais Royal, aujourd’hui disparue.
Conscient du prestige religieux et politique que lui conférait la propriété d’un tel trésor, le roi de France ordonna la construction d’un écrin destiné à recevoir les Saintes Reliques : ce fut la Sainte-Chapelle, consacrée le 26 avril 1248.
Extérieur
Large de 17 mètres et longue de 36 mètres, la Sainte-Chapelle s’élève à 42 mètres en excluant la flèche (refaite pour la cinquième fois au XIXe siècle).
Haute de 33 mètres, celle-ci est décorée à sa base de la statue des douze apôtres (à 0:11). Au-dessus d’eux, des gargouilles, puis des anges musiciens complètent le décor que lui a ajouté Adolphe Geoffroy-Dechaume vers 1855.
Au sommet de chacun des contreforts qui soutiennent la toiture se trouvent deux gargouilles (à 0:13).
Au-dessus de l’abside du chœur, la statue de l’archange saint Michel est également l’œuvre d’Adolphe Geoffroy-Dechaume (à 0:15).
Les deux tours octogonales de chaque côté de la façade cachent des escaliers d’angle qui donnent accès au toit. Près du sommet de chacune d’elles, on peut voir une couronne d’épines sculptée (à 0:09).
La crête du toit est rehaussée d’une balustrade décorée de fleurs de lys (à 0:11).
La Chapelle haute et la Chapelle basse possèdent chacune son propre portail.
Derrière sa balustrade, le portail de la Chapelle haute (à 0:23) est sur le thème de la Résurrection des morts et du Jugement dernier.
Le portail de la Chapelle basse sert d’entrée aux visiteurs (à 0:26).
Son tympan représente le Couronnement de la Vierge (à 0:28). Une Vierge à l’Enfant est adossée à son trumeau (à 0:29) tandis qu’à ses pieds, une chimère (à 0:32), de même qu’un soubassement décoré de fleurs de lys et de châteaux de Castille (à 0:34) complètent le tout.
La Chapelle basse
Au premier coup d’œil, la Chapelle basse ressemble à une crypte.
À l’origine, elle était le lieu de culte des serviteurs du roi. En 1690, une inondation y a complètement détruit son décor d’origine.
Celui qu’on y voit de nos jours date du XIXe siècle. Il est superbe. Ce décor se compose d’un ciel étoilé et de colonnettes rehaussées de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de châteaux de Castille dorés sur fond rouge.
Aux murs, les médaillons métalliques sont décorés d’émaux champlevés et de cabochons de verre coloré représentent les apôtres et la Vierge.
Dans l’abside, on trouve une statue de saint Louis en attente de restauration (à 1:18).
La Chapelle haute
À l’origine, la Chapelle haute accueillait la famille royale et leurs invités. On y accédait de plain-pied à partir de l’ancien palais royal.
C’est ici qu’étaient conservées les Saintes Reliques, dans une châsse située au fond de l’abside et sous laquelle se dressait un autel en bois doré (aujourd’hui conservé au château d’Écouen).
Les 22 reliques se trouvaient dans une châsse de trois mètres de haut (en or, en argent et en pierres précieuses) pouvant pivoter sur elle-même.
En ouvrant deux fenêtres basses derrière le chœur, la foule des fidèles assemblés dans la cour du palais pouvait apercevoir les reliques. On ignore à quelle fréquence cette exposition publique avait lieu.
De nos jours, les reliques se trouvent dans le Trésor de Notre-Dame de Paris.
Dans la Chapelle haute, les vitraux occupent 700 mètres carrés de surface, sur 15 mètres de hauteur. Ils représentent mille-cent-treize scènes tirées des Évangiles et de l’Ancien Testament.
En somme, c’est une Bible illustrée. Et ce, à une époque où presque personne ne savait lire ni écrire.
Cinq différents oxydes sont responsables de la coloration du verre; le cobalt le colore en bleu, deux oxydes de cuivre donnent naissance au rouge et au vert, le manganèse teint en violet tandis que l’antimoine est responsable du jaune.
Afin d’ajouter des détails — comme les plis des vêtements ou les traits des visages — on a peint en grisaille de l’oxyde de fer. Celui-ci est fixé à la surface du verre au cours d’une deuxième cuisson.
Environ les deux tiers des vitraux sont d’origine (c’est-à-dire qu’ils datent du XIIIe siècle).
Tout autour de la nef, douze statues d’apôtres — considérés comme des piliers de l’église chrétienne — sont adossées symboliquement aux piliers de la chapelle. Alternativement, ces derniers sont décorés de fleurs de lys dorées sur fond azur ou de château de Castille sur fond rouge.
Les fines colonnettes peintes qui servent de piliers sont en réalité le bout effilé des contreforts massifs qui soutiennent l’édifice.
Au fond de la Chapelle haute, la rosace — d’un diamètre de neuf mètres — est sur le thème de l’Apocalypse. Elle date de la fin du XVe siècle.
Trois compositions dorées d’Adolphe Steinheil prennent place sous la rosace, à l’endroit qu’occupait autrefois l’orgue (dont le dernier, daté de 1762, créé par François-Henri Cliquot, fut transféré à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois en 1791).
À gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre, on voit Moïse et le serpent d’airain, Le Sang sur la maison des Hébreux et L’Immolation de l’agneau pascal (à 2:30).
Au centre, il s’agit d’un Christ bénissant (à 2:32).
Et à droite, on voit Melchisédech offrant les Saintes Espèces, Le Sacrifice d’Isaac par Abraham et Abel sacrifiant l’agneau (à 2:34).
Le tout se termine par deux petits anges saluant discrètement les fidèles quittant la Chapelle haute (à 2:40).
Complément de lecture : Le mystère de la Sainte-Chapelle Détails techniques : Le diaporama présente 76 photos réalisées à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.
En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le PanLeica 25 mm F/1,4 (37 photos), le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (24 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (5 photos), et l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (1 photo). Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris
Publié le 14 décembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes
L’hôtel de ville de Paris
La ville de Paris vient d’être condamnée à payer une amende de 90 000 euros — près de 140 000$ — pour discrimination sexuelle à l’embauche.
Comment peut-on imaginer qu’une ville comme Paris, dirigée en plus par une femme depuis 2016, puisse commettre un tel méfait ?
C’est que la discrimination dont Paris a été reconnue coupable a été exercée contre des victimes inattendues : les hommes.
En 2018, sur seize postes de directeurs et de sous-directeurs, les autorités municipales ont choisi onze femmes et seulement cinq hommes.
Les procureurs de la République, zélés défenseurs des opprimés, se sont donc empressés de poursuivre les autorités municipales.
Dans l’ensemble de ses 53 000 employés, Paris compte 56 % de femmes, principalement dans des postes subalternes. Mais les hommes ont toujours eu la haute main sur les postes décisionnels, occupés par eux à 53 %.
Afin de rétablir l’équilibre au niveau des postes supérieurs, la ville voulait bien faire.
Mais voilà qu’à l’époque, la loi de transformation de la fonction publique limitait la discrimination positive; celle-ci ne pouvait pas dépasser 60 % en faveur du groupe sous-représenté.
Or ici, 69 % des postes ont été accordés à des femmes.
Depuis, le texte de cette loi a été modifié de manière à permettre n’importe quel écart du moment que cela n’aboutit pas au déséquilibre inverse parmi les emplois concernés.
En somme, la loi permet maintenant un rattrapage accéléré, ce qui n’était pas le cas en 2018. D’où la condamnation de la ville pour une offense qui n’existe plus…
Publié le 8 mai 2019 | Temps de lecture : 3 minutes
Du latin ‘grava’ (qui signifie gravier), le mot grève est apparu en français au XIIe siècle. Il signifiait alors un terrain plat, couvert de gravier, situé au bord de la mer ou d’un cours d’eau.
L’Hôtel de Ville et la place de Grève (de Nicolas Raguenet, 1753)
Autrefois, devant l’Hôtel de Ville de Paris, était située la Place de Grève. On l’appelait ainsi parce qu’elle était reliée à la Seine toute proche par une grève à qui on donnait le nom de port de Grève.
Ce port était le plus animé de Paris. C’est là qu’on déchargeait le bois, le blé, le vin et le foin.
La perception des taxes était d’autant plus facile que l’Hôtel de Ville se trouvait à deux pas.
Dès qu’un bateau y accostait, son capitaine embauchait les hommes qui s’étaient justement rendus à la grève dans le but d’être utiles au déchargement des marchandises.
Dire de quelqu’un qu’il ‘était en grève’, cela signifiait qu’il était parti à la grève trouver du travail.
Et on disait de celui qui en revenait bredouille qu’il avait ‘fait la grève’. On faisait donc la grève comme d’autres faisaient le trottoir; dans l’espoir de gagner sa vie.
Ce sens a glissé au milieu du XIXe siècle vers ‘cesser collectivement de travailler pour faire valoir ses revendications’.
En 1830, la place de Grève fut renommée place de l’Hôtel de Ville.
Quant au port de Grève, il disparut quand on rehaussa, de 1836 à 1839, le bord de la Seine et qu’un mur fut dressé pour lutter contre les débordements du fleuve.
En 2013, la place fut rebaptisée ‘esplanade de la Libération’ afin de rendre hommage aux résistants, aux Français libres, aux alliés et à tous les insurgés qui ont libéré Paris dans la nuit du 24 au 25 aout 1944.
Place de l’Hôtel-de-Ville – Esplanade de la Libération
De nos jours, lorsqu’on voit les gens qui s’y prélassent au soleil, on a peine à croire que l’endroit fut, de 1310 à 1822, un lieu d’exécutions publiques : pendaisons et buchers y étaient régulièrement donnés en spectacle. Exceptionnellement, pouvait-on y voir un écartèlement.
La première utilisation publique de la guillotine eut lieu à cet endroit en 1792, à la grande déception des amateurs. Ceux-ci trouvèrent le procédé beaucoup trop expéditif…
Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs PanLeica 25 mm F/1,4 (1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo)
1re photo : 1/60 sec. — F/1,4 — ISO 200 — 25 mm
2e photo : 1/400 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 20 mm
Publié le 1 mai 2019 | Temps de lecture : 3 minutes
Bouillon Chartier, à Paris
Au départ, ‘restaurant’ n’était que participe présent du verbe restaurer.
Puis, au Moyen-Âge, on prit l’habitude d’appeler ‘restaurant’ tout bouillon — composé de viande, mais aussi, selon la recette, de racines, d’ognons, d’herbes aromatiques, d’épices, de sucre, de pain, de raisins et de pétales de rose — ayant la propriété de donner des forces et ainsi restaurer la vigueur de la personne concernée.
C’est ainsi que Marguerite de Navarre, épouse d’Henri IV, écrivait : « L’on ne m’a fait manger que restaurants et les meilleures viandes que je mangeai jamais…»
Dans l’Histoire de Jenni, Voltaire écrit : « Le père tout tremblant le fait reposer; on lui fait prendre des restaurants…»
Avant 1765, il y avait en France quatre grands types de commerçants qui fournissent de la nourriture et des boissons à leur clientèle :
• les taverniers (qui ne servent que du vin),
• les cabaretiers (qui servent du vin et des viandes),
• les aubergistes (qui ne proposent qu’un seul plat à heure fixe) et
• les traiteurs (les seuls autorisés à vendre des sauces et ragouts).
En 1765, on ouvrit à Paris un établissement servant des bouillons restaurants. On y vendait aussi des volailles bouillies au gros sel et des œufs frais. Ce fut le premier restaurant au sens moderne du terme.
Lorsque la Révolution française éclate, presque tous les cuisiniers sont à l’emploi de particuliers (nobles et riches commerçants).
En raison de la fuite à l’Étranger ou de la décapitation d’une partie de la noblesse, des cuisiniers sans emploi ont alors l’idée d’ouvrir des établissements afin de nourrir les députés de province venus prendre part aux séances de l’Assemblée nationale.
En 1789, il y a une centaine de petits restaurants à Paris.
En 1793, Antoine Beauvilliers (un des derniers cuisiniers de la cour de Louis XVI) ouvre à Paris le premier restaurant de luxe, La Grande Taverne de Londres.
Au cours des deux décennies qui ont suivi la Révolution, le nombre de restaurants parisiens s’est multiplié par six.
Un autre vingt ans plus tard, on en comptait plus de trois-mille.
Au départ, les plats étaient servis à la française, c’est-à-dire tous en même temps.
De 1808 à 1812, le prince Alexandre Kourakine, ambassadeur russe à Paris, fait connaitre à la nouvelle aristocratie révolutionnaire le service à la russe en vertu duquel les plats sont servis les uns à la suite des autres.
Cette mode se répandra rapidement dans les restaurants.
En 2018, on comptait plus de 780 000 restaurants en France. Ce qui en fait le pays avec le plus grand nombre de restaurants par mille habitants.
Publié le 23 mars 2018 | Temps de lecture : 2 minutes
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Pour la personne qui songe à visiter Paris ou pour celle qui désire se remémorer des souvenirs de cette ville, les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de trois-mille photos en haute-définition et des dizaines de séquences vidéo au sujet de la capitale française.
Ces textes présentent les principaux attraits de chaque arrondissement de Paris.
Offerts gratuitement, ils constituent les chapitres d’un guide de voyage électronique dont il ne manque qu’une revue systématique des lieux d’hébergement et des meilleurs restaurants.
Pour lire les récits quotidiens du premier voyage à Paris, veuillez cliquer sur ceci. Mais pour lire les récits quotidiens du deuxième voyage à Paris, veuillez plutôt cliquer sur cela.
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Publié le 5 décembre 2017 | Temps de lecture : 2 minutes
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Ce qu’on appelle La Défense est un immense complexe d’affaires débuté en 1959 et qui emploie aujourd’hui 30 000 personnes réparties dans 71 tours.
À elle seule, elle offre le septième de tout l’espace à bureau de l’agglomération parisienne.
Mais ce n’est pas seulement cela puis qu’on y trouve également un centre commercial (Les Quatre temps – de 0:37 à 1:04), l’église Note-Dame de Pentecôte (à 1:18), 2 000 chambres d’hôtel, et 950 000 m² de logements.
Techniquement, la Défense n’est pas située dans la ville de Paris, mais dans plusieurs petites municipalités de l’ouest de l’agglomération parisienne.
Le nom du quartier vient de la statue La Défense de Paris, érigée en 1883 à la gloire des soldats ayant défendu la ville durant la guerre franco-allemande de 1870 (à 0:23).
Construite en 1989, sa grande arche carrée (à 1:21), revêtue de marbre blanc, est l’œuvre de l’architecte danois Otto von Spreckelsen.
Parmi sa soixantaine de sculptures d’art contemporain, mentionnons la Cheminée de Raymond Moretti (à 0:07), la fontaine colorée de Yaacov Agam (à 0:20), Les hommes de la cité de F. et H. Siptrott (à 0:32), L’Araignée rouge d’Alexander Calder (à 0:34), et Deux personnages fantastiques de Joan Miró (à 0:38).
Détails techniques : Le diaporama contient 32 photos et trois clips vidéos pris à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5. Les objectifs furent M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (31 photos) et le PanLeica 25 mm F/1,4 (1 photo).
Publié le 11 février 2017 | Temps de lecture : 6 minutes
Introduction
En descendant la Seine vers Paris, le premier arrondissement que l’on rencontre à tribord, c’est le douzième.
En raison de la taille du bois de Vincennes (9,95 km²), cet arrondissement est le deuxième plus vaste (avec ses 16,63 km²).
Sa population, croissante depuis la création de l’arrondissement en 1860, atteignait 144 719 personnes en 2013.
La tribu gauloise des Parisii, installée au IIIe siècle avant notre ère sur le territoire de Nanterre (dans la banlieue ouest de Paris), a donné son nom à la capitale française.
Mais en 1991-1992, des fouilles archéologiques ont révélé l’existence d’un village beaucoup plus ancien dans le douzième arrondissement. Celui-ci prospérait entre 4 500 et 3 800 ans avant notre ère. C’est le plus ancien peuplement connu de Paris.
Le présent diaporama rassemble les photos que j’ai prises dans cet arrondissement en 2014 et 2015 : il se compose de quatre parties de longueur inégales.
La chapelle de la Fondation Eugène-Napoléon
Nommé en l’honneur du fils de l’impératrice Eugénie (épouse de Napoléon-III), la Fondation Eugène-Napoléon est une maison d’enseignement construite en 1856 par l’architecte Jacques-Ignace Hittorf, à qui on doit notamment la marie du premier arrondissement et le mobilier urbain de la place de la Concorde.
Sa chapelle à nef unique, sans transept, se termine par une abside semi-circulaire décorée d’une fresque, exécutée par le peintre Félix-Joseph Barrias.
Celle-ci représente l’impératrice, en robe de mariée, entourée de pensionnaires et de religieuses, sous le regard de sainte Catherine, de la Vierge et de l’Enfant Jésus, de même que de saint Vincent de Paul.
Le Viaduc des Arts et la Coulée verte
Jusqu’en 1969, une ligne de chemin de fer surélevée reliait la place de la Bastille à l’ancien canton de Saint-Maur-La Varenne. Cette voie ferrée suivait l’avenue Daumesnil.
Après l’abandon de cette voie ferrée, la ville de Paris a étudié différents projets pour finalement attribuer une double vocation à ce territoire.
Les arches du viaduc qui supportait la voie ferrée ont été fermées de grandes verrières cintrées de bois et sont devenues une succession d’une cinquantaine d’ateliers et de boutiques de métiers d’art qui s’étendent sur plus de 1,3 km.
Au-dessus d’eux, l’ancien chemin de fer a fait place à une promenade plantée d’arbres appelée Coulée verte René-Dumont, en l’honneur d’un agronome et pionnier écologiste français décédé en 2001.
Cette partie du diaporama s’ouvre par l’Opéra Bastille qui, parmi les salles d’opéra de la ville, se spécialise dans la présentation des grands opéras italiens ou allemands.
Puis nous refaisons le même circuit à l’inverse, du haut de la Coulée verte.
À l’Est du Viaduc des Arts
Le troisième volet du diaporama est une très longue promenade qui continue le Viaduc des Arts vers l’Est.
Du boulevard de Bercy, nous suivons l’avenue Daumesnil pour rencontrer successivement :
• la place Félix-Éboué (1:35),
• l’église du Saint-Esprit, en béton armé (de 1:40 à 1:53), construite de 1928 à 1935 sous les plans de Paul Tournon,
• le magnifique palais Art déco de la Porte dorée (de 2:00 à 2:42), construit à l’occasion de l’exposition coloniale de 1931 et dont les étages supérieurs logent le Musée de l’histoire de l’immigration, tandis que son sous-sol sert d’aquarium tropical,
• le bois de Boulogne,
• le Parc zoologique de Paris (à 3:00),
• le Parc floral de Paris (se terminant à 3:35).
À deux pas de ce jardin botanique se trouve le château de Vincennes (de 3:38 à 5:06). Même s’il est situé dans la commune de Vincennes, j’ai choisi de le présenter comme s’il faisait partie du 12e arrondissement.
Résidence royale du XIIe au XVIIIe siècle, le château a conservé une de ses tours médiévales, son donjon du XIVe siècle (récemment restauré), et sa magnifique Sainte-Chapelle (en cours de restauration).
Dans une des chambres du donjon, on prête aux visiteurs une ardoise électronique au travers de laquelle ils ont la possibilité de voir la pièce comme elle était meublée et décorée au Moyen-Âge (4:35 à 5:01).
À 5:02, voici la salle du Trésor. À partir de 1367, cette minuscule chambre, très haute mais étroite, conservait une partie des manuscrits de la couronne (notamment, les titres de propriété des résidences royales). L’or entreposé représentait environ le cinquième du budget annuel des dépenses royales.
Le sud-ouest du 12e arrondissement
Le dernier segment du diaporama présente la partie du 12e arrondissement située au sud de la voie ferrée qui mène à la gare de Lyon.
On y rencontre d’abord la gare de Lyon (de 5:09 à 6:22), construite de 1895 à 1902 et conçue par l’architecte Marius Toudoire.
Cette gare abrite un des plus beaux restaurants de Paris.
Construit pour une société de transport ferroviaire et maritime, ce restaurant est décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur.
Après la 2e guerre mondiale, jugé démodé, le restaurant fut transformé en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.
Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.
Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Le rénover couta une fortune.
Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.
Puis le diaporama présente successivement :
• la station de métro de la gare de Lyon (de 6:24 à 6:32),
• l’édifice du ministère des Finances (de 6:33 à 6:36),
• la gare de Paris-Bercy (à 6:37),
• la Cinémathèque française (de 6:39 à 6:44) dont l’édifice a été conçu en 1994 par l’architecte canadien Frank Gehry,
• le parc de Bercy.
Détails techniques : Le diaporama contient 173 photos et cinq clips vidéos pris à l’aide d’un appareil OM-D e-m5.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (142 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (11 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (7 photos), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (4 photos) et le M.Zuiko 40-150 mm R (3 photos).
Publié le 10 décembre 2016 | Temps de lecture : 5 minutes
Situé sur la rive droite de la Seine, le neuvième arrondissement occupe une surface plutôt carrée de 2,2 km² sur laquelle habitent environ soixante-mille personnes.
Quand l’enceinte de Charles V, élargie par Louis XIII, fut détruite à partir des années 1670, ces espaces furent aménagés par Louis XIV en promenades plantées d’arbres.
Au XIXe siècle, lorsque ces grands boulevards s’urbanisèrent, on y ouvrit des guinguettes et des théâtres dits de boulevard. De plus, l’accroissement de la densité urbaine et le cout relativement faible des terrains incitèrent des entrepreneurs à y ouvrir des magasins à grande surface qui révolutionnèrent le commerce au détail.
De nos jours, le neuvième arrondissement porte les traces de ces bouleversements.
Il s’étend du Nord au Sud, de la place Pigalle au boulevard des Capucines, et d’Ouest en Est, de la rue du Faubourg-Poissonnière à la rue d’Amsterdam (et son prolongement au Sud, soit la rue Vignon).
Notre visite du quartier débute réellement par l’édifice emblématique du Second Empire, soit l’opéra Garnier (de 0:42 à 2:35), construit de 1862 à 1875.
Rares sont les salles d’opéra qui se caractérisent par la sobriété. S’il y en a, l’opéra Garnier n’est pas du nombre. Le luxe y est ostentatoire sans jamais tomber dans la vulgarité; dorures, mosaïques, fresques, marbre polychrome, tout y est éclat et majesté.
Parmi les groupes allégoriques qui ornent sa façade, La Danse de Jean-Baptiste Carpeaux fit scandale à l’époque de son dévoilement (à 0:44). De nos jours, l’original est au musée du Quai d’Orsay et ce qu’on voit au grand air est une copie exécutée par le sculpteur Paul Belmondo, le grand-père de l’acteur homonyme.
Précisons que les baignoires dont il est question au-dessus de cette entrée flanquée de cariatides (à 1:05) sont des loges situées sur les côtés du rez-de-chaussée de la salle. Celle-ci n’est que de 1 971 places, ce qui est peu pour une ville comme Paris.
Depuis 1964, son lustre de six tonnes éclaire une œuvre de Marc Chagall (à 2:19) en remplacement de celle, inélégante, qui s’y trouvait jusqu’alors.
De 2:29 à 2:35, il s’agit du musée-bibliothèque de l’opéra Garnier.
De 2:41 à 2:57, nous voici dans le restaurant Bouillon Chartier, construit en 1896 et qui a conservé son décor d’origine. Dans ce restaurant, les serveurs n’écrivent pas votre commande dans un calepin : ils l’écrivent sur le napperon en papier de votre table. C’est sur celle-ci qu’ils calculent l’addition.
À titre d’exemple, voici deux mets qu’on y prépare : le Museau de bœuf vinaigrette en entrée (3,8 euros) et le Pot au feu ménagère (11,2 euros).
De 3:04 à 3:15, il s’agit du magasin amiral de la chaine de grands magasins du Printemps, propriété personnelle de l’émir du Qatar.
À sa création, en 1865 (dans un édifice incendié en 1881), le Printemps offrait des produits de qualité à bas prix. On innovait en pratiquant une politique de prix fixe (donc, pas de marchandage). Le premier jour du printemps, le 21 mars de chaque année, un bouquet de violettes était remis aux clients.
Construit de 1907 à 1910, l’édifice actuel est l’œuvre de l’architecte René Binet.
Entre deux pavillons du Printemps, voici un aperçu de l’église Saint-Louis-d’Antin, seul vestige du cloitre des Capucins qui s’y trouvait (de 3:16 à 3:23). Cette église néoclassique est de l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart.
Construite de 1780 à 1782, elle se caractérise par son extérieur d’une extrême sobriété et son revêtement intérieur à la feuille d’or et aux riches couleurs qui rappellent la décoration des villas romaines.
La voute du chœur est ornée de la fresque Saint Louis et saint François adorant le Christ ressuscité d’Émile Signol (à 3:21).
Comme c’est l’habitude dans les églises de l’ordre des Capucins, un seul bas-côté s’y trouve, ici du côté gauche de la nef. Ce bas-côté donne accès à des chapelles latérales, dont celle dédiée à la Vierge (à 3:23). L’autel de celle-ci est surmonté de la Vierge à l’enfant, sculptée par Raymond Gayrard.
De 3:25 à 3:55, nous visitons les Galeries Lafayette, nées de l’acquisition d’une série d’immeubles entre 1894 et 1905.
C’est le plus grand magasin au monde. Les ventes y atteignent parfois six-millions d’euros par jour. Afin de profiter des achats impulsifs des touristes chinois, près de la moitié des employés aux comptoirs des produits de luxe appréciés de cette clientèle — les montres suisses pour homme, par exemple — parlent le mandarin.
Son immense coupole Art nouveau a été conçue par l’architecte Ferdinand Chanut et réalisée par le maitre-verrier Jacques Grüber. Elle date de 1912. Entreposée à Clichy au début de la Deuxième Guerre mondiale, elle fut restaurée en 1973 par le petit-fils de l’architecte initial, selon les plans de l’époque.
À 4:22, il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, construite de 1861 à 1867, où les obsèques du compositeur Hector Berlioz furent célébrées en 1869.
Voilà qui termine cette brève visite de cet arrondissement.
Détails techniques : Le diaporama contient 118 photos et deux clips vidéos pris à l’aide d’un apparel OM-D e-m5.
En ordre décroissant d’utilisation, les objectifs furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (74 photos), le M.Zuiko 12 mm F/2,0 (12 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (10 photos), le Lumix 7-14 mm F/4,0 (9 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (6 photos), l’hypergone M.Zuiko 8 mm F/1,8 (5 photos) et le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (2 photos).