Le Festival de jazz de Montréal — le 1er juillet 2016

Publié le 2 juillet 2016 | Temps de lecture : 3 minutes
Autobahn

Des irréductibles avaient bravé la pluie (qui cessera une heure plus tard) pour entendre le jazz contemporain intéressant du trio torontois Autobahn au Club jazz du Casino de Montréal.

Frédéric Pellerin (alias Rico)

Pendant ce temps, à l’autre bout du site, une assistance plus nombreuse avait envahi la pelouse devant la scène Bell afin d’entendre They Call Me Rico, un groupe rock centré sur le chanteur Frédéric Pellerin, d’origine québécoise mais domicilié à Lyon.

L’Orchestre Tropicana d’Haïti

À 20h, la scène Turkish Airlines accueillait L’Orchestre Tropicana d’Haïti pour lui permettre de présenter la musique du pays et du World Beat.

Mariachi Flor de Toloache

Pendant ce temps, le groupe féminin Mariachi Flor de Toloache offrait la première de leurs deux concerts de musique traditionnelle mexicaine sur la scène Hyundai. L’autre séance est prévue deux heures plus tard.

Eagle Rock Gospel Singers

En plus, les festivaliers avaient le choix d’un troisième spectacle simultané, soit celui des Eagle Rock Gospel Singers sur la scène RioTinto (qui lui aussi sera répété à 22h).

Busty and the Brass
Nick Ferraro, un des deux solistes du collectif

À 21h, le grand spectacle de la soirée était celui du collectif montréalais Busty and the Bass sur la scène Bell.

De très nombreux festivaliers se sont déplacés pour entendre leur hip-hop et leur musique jazzy plaisante. Ce spectacle a d’autant plus plu qu’il ne pleuvait déjà plus.

Soil & ‘Pimp’ Sessions

Ce n’est pas tous les jours qu’un peut entendre un groupe de jazz japonais à Montréal. C’était le cas sur la scène du Club jazz du Casino de Montréal.

Ce groupe est bien établi puisqu’il en est déjà à son dixième album depuis 2004.

John Németh et ses musiciens
John Németh

Et comme si cela n’était pas suffisant, les festivaliers avaient le choix d’une troisième offre musicale, soit celle — excellente — de John Németh (guitariste et harmoniciste) sur la scène Bell.

Tasha The Amazon

À 22h, c’était le choix entre deux reprises ou la diffusion de la musique de l’Ontarienne Tasha The Amazon sur la scène Turkish Airlines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
  1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 106 mm
  2e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 106 mm
  3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 52 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 40 mm
  6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 400 — 150 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
  8e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 40 mm
  9e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
10e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 150 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Festival de jazz de Montréal — le 30 juin 2016

Publié le 1 juillet 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est le 29 juin que commençait le Festival de jazz de Montréal. Mais c’est aujourd’hui que je me suis décidé à y faire un tour, un peu par curiosité.

Il n’est pas nécessaire d’être un grand amateur de jazz pour apprécier le festival qui lui est consacré.

Si les spectacles payants en salle sont plus fidèles aux différents aspects de cette discipline, les spectacles extérieurs offerts gratuitement sont plus lâchement reliés au jazz.

De plus, on y rencontre des festivaliers détendus, qui apprécient autant la météo plaisante que les concerts qui leur sont offerts. Bref, c’est agréable d’y passer le temps.

Lucky Chops

Je suis arrivé sur le site un peu après 20h. Le groupe américain Lucky Chops était en vedette sur la scène Hyundai.

C’est un orchestre puissant où dominent les cuivres. Contrairement à mon habitude, j’ai résisté à la tentation de redresser la photo puisque telle quelle, celle-ci reflète l’énergie brute et la spontanéité de ces bêtes de scène (qui ont offert un très bon concert).

Fwonte et son public

Pendant ce temps, le Montréalais d’origine haïtienne Fwonte occupait la scène Turkish Airlines à y présenter son répertoire de hip-hop gorgé de rythmes tropicaux.

The Hot Sardines
Elizabeth Bougerol

La réputation du groupe new-yorkais The Hot Sardines, ici sur la scène Rio Tinto, était ce qui m’avait motivé ce soir à aller au festival.

C’est autour de la journaliste, comédienne, et chanteuse Elizabeth Bougerol (d’origine française) que s’est créé ce groupe spécialisé dans le jazz dansant de l’entre-deux-guerres.

Mes espions n’avaient pas tort : c’était effectivement un excellent spectacle.

À 21h, les festivaliers étaient sollicités par trois autres spectacles simultanés.

Francesco Yates

À 21, on pouvait entendre Francesco Yates sur la scène TD.

Né en 1995, ce jeune Ontarien m’avait surpris par son calme et son aplomb lors de son passage à l’émission Belle et Bum (la meilleure émission de musique contemporaine au Québec).

Il s’agit d’un bon interprète dont le répertoire, limité pour l’instant, manque un peu d’originalité.

Kenny ‘Blues Boss’ Wayne

Pendant ce temps, le pianiste Kenny ‘Blues Boss’ Wayne présentait le Honky-tonk et le Boogie-woogie entrainant de son dernier album sur la scène Bell.

Above Top Secret

J’ai quitté les lieux un peu après 22h, juste le temps de pendre une photo du trio hip-hop torontois Above Top Secret sur la scène Turkish Airlines.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150 mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 57 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 150 mm
3e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 75 mm
4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 150 mm
5e  photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 73 mm
6e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 150 mm
7e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 50 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le prince saoudien trafiquant de drogue

Publié le 30 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

La fénétylline est une amphétamine connue sous le nom commercial de Captagon. C’est la drogue des djihadistes; ce stimulant supprime la fatigue et crée une sorte d’euphorie qui supprime la douleur tout en coupant la faim.

Jusqu’en 2011, les principaux pays producteurs étaient la Libye et le Liban. Avec le chaos qui règne en Syrie, ce pays est devenu le premier producteur en 2011.

Facile à produire, elle sert de monnaie d’échange aux milices islamistes qui combattent en Syrie. Ceux-ci l’exportent en échange d’armes.

En Arabie saoudite, cette drogue est très populaire; 55 millions de comprimés de Captagon sont saisis annuellement, ce qui donne une idée de l’importance de sa consommation.

Même si son trafic est passible de la peine de mort, les membres de la dictature saoudienne sont parfois impliqués dans sa contrebande en raison de leur impunité.

C’est ainsi que le 26 octobre 2015, on a effectué une saisie record de drogue à l’aéroport de Beyrouth (au Liban) soit deux tonnes de comprimés de Captagon et une quantité non précisée de cocaïne. Le tout d’une valeur de 327 millions$ (227 millions d’euros).

La marchandise se trouvait à bord de l’avion privé du jeune prince Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz al Saoud qui devait partir en direction de la capitale saoudienne. Le prince a été arrêté au moment de l’embarquement.

Le 25 février dernier, celui-ci était toujours en prison, dans l’attente de son procès.

Drogue saisie à Beyrouth

La drogue se trouvait dans une quarantaine de caisses de carton scellées par du ruban gommé transparent qui laissait bien visible le sceau de la dictature saoudienne; un palmier vert au-dessus de deux sabres croisés.

Si le prince possédait un statut diplomatique reconnu au Liban, il n’aurait pas été arrêté sans créer un incident protocolaire. Conséquemment, il est douteux que son avocat puisse invoquer l’argument que cette marchandise était du matériel diplomatique.

Toutefois en raison des généreuses subventions de l’Arabie saoudite au Liban, les observateurs s’attendent à ce qu’un prétexte soit trouvé pour justifier sa libération.

Références :
Fénétylline
Lebanon charges Saudi prince with drug smuggling
Le prince saoudien accusé de trafic de drogue au Liban restera en détention jusqu’à son procès
Un prince royal saoudien arrêté avec 2 tonnes de Captagon, la drogue des djihadistes. Silence radio!

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Cacouna et les 880 bélugas

Publié le 29 juin 2016 | Temps de lecture : 5 minutes
Habitat du béluga du Saint-Laurent

Cacouna est une municipalité québécoise d’environ deux-mille habitants située à 225km à l’Est de la ville de Québec. Cette ville portuaire est juste en face de l’embouchure de la rivière Saguenay.

Afin d’en favoriser le développement économique, le gouvernement du Québec y a implanté un port en eau profonde, inauguré en 1981. On y transborde principalement du ciment brésilien et des produits forestiers québécois.

Depuis trente ans, les biologistes ont accumulé une importante documentation prouvant que c’est précisément autour de la jonction du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saguenay que se trouve l’habitat des bélugas du Saint-Laurent.

Appelé également baleine blanche, dauphin blanc ou marsouin blanc, le béluga vit normalement dans l’océan Arctique. Sa population y est estimée à 100 000 individus.

L’habitat des bélugas s’est modifié en fonction de la couverture des glaces, s’accroissant lors des périodes glaciaires et rétrécissant au cours des périodes de réchauffement.

Il y a des milliers d’années, la fonte des glaces qui recouvraient l’Amérique du Nord a isolé une petite population dans l’estuaire du Saint-Laurent.

Celle-ci s’est déplacée à l’embouchure du Saguenay, là où les couches profondes d’eau glaciale de cette rivière s’écoulent dans le fleuve.

Victime de la pollution fluviale, c’est au Québec une espèce en voie de disparition et considérée officiellement comme telle depuis décembre 2014. De nos jours, on en compte environ 880 spécimens sur les cinq à dix-mille dénombrés au XIXe siècle.

Dans le cadre de la construction du pipeline Énergie-Est, la pétrolière Trans-Canada prévoyait créer un port pétrolier à Cacouna où devaient accoster annuellement 175 cargos de type Panamax.

Ce terminal se serait retrouvé en pleine zone de reproduction des bélugas.

Considérant qu’elle n’était redevable qu’au gouvernement canadien, la pétrolière TransCanada refusait même de signer un engagement écrit stipulant que les travaux ne causeront pas de préjudice aux mammifères marins.

En dépit de ce refus, en 2014, le ministre libéral de l’Environnement du Québec, David Heurtel — qualifié de ‘paillasson’ de TransCanada — a accordé à la pétrolière un certificat d’autorisation lui permettant de commencer les travaux de forages de son port pétrolier à Cacouna.

Quelques semaines plus tard, devant la capitulation du ministre, une coalition de groupes environnementalistes a obtenu une injonction interdisant les travaux de forages entrepris à Cacouna, forçant Trans-Canada à renoncer à ses projets à Cacouna.

Petite parenthèse : Il y a moins d’une semaine, le gouvernement fédéral a stoppé partiellement un développement domiciliaire dans la ville de La Prairie afin d’y protéger la Rainette Faux-grillon (une espèce menacée), alors que le ministre Heurtel (toujours lui) avait autorisé le projet contre l’avis de plusieurs experts. Fin de cette parenthèse.

Dans l’édition de ce matin du Devoir, on apprend que le gouvernement Couillard se propose de dépenser une somme de 125 000$ (87 000 euros) pour mener des études de faisabilité de l’implantation d’une zone industrialoportuaire à Cacouna.

Le fleuve Saint-Laurent s’écoule sur 1 140km. C’est un des plus longs fleuves du monde. Quelle est cette idée de s’acharner à développer à Cacouna, très précisément, des activités portuaires qu’on pourrait très facilement installer ailleurs.

Je comprends que le gouvernement du Québec a déjà dépensé des dizaines de millions au port de Cacuna à l’époque où on ignorait qu’il s’agissait-là d’une erreur.

Mais maintenant qu’on connait les dommages environnementaux d’une telle activité au cœur de la zone de reproduction du béluga, qu’est-ce qui justifie qu’on s’entête à gaspiller les fonds publics ?

Déjà, depuis deux ans, la population québécoise subit une politique d’austérité destinée à assainir les finances du Québec. Cet assainissement se justifie après une décennie de pillage du trésor public par le gouvernement Charest.

Et voilà encore un autre exemple criant de la mauvaise gestion du budget de l’État par les Libéraux.

C’en est presque désespérant…

Références :
Béluga (baleine)
Cacouna
Décision de la Cour Supérieure au sujet des bélugas du Saint-Laurent
Décret d’urgence pour la rainette faux-grillon: Ottawa dit avoir consulté Québec
La petite grenouille qui tient tête aux promoteurs
Le ministère de l’Environnement pourrait évaluer la zone de Cacouna
Les bélugas moins nombreux que jamais dans le Saint-Laurent
Pourquoi le béluga du Saint-Laurent est-il en voie de disparition?
Un rapport sur les bélugas force l’arrêt des travaux à Cacouna

Parus depuis :
L’adoption ou la mort pour un jeune béluga orphelin (2016-07-02)
Merci de prendre soin de Delphi et Leucas… (2016-07-28)
Le béluga est officiellement en voie de disparition (2016-09-01)

Au sujet de la dangerosité environnementale des pipelines :
Keystone pipeline raises concerns after third major spill in five years (2022-12-21)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Imprimer ses pilules : mythe ou réalité ?

Publié le 28 juin 2016 | Temps de lecture : 2 minutes

Lévétiracétam est le nom commun d’un médicament antiépileptique commercialisé au Canada depuis 2003 sous la marque Keppra™.

Le 3 aout 2015, les autorités américaines ont autorisé la société Aprecia Pharmaceuticals à commercialiser la vente de comprimés de ce médicament fabriqués en usine à l’aide d’une imprimante 3D.

Il n’en fallait pas plus pour que des chroniqueurs scientifiques prédisent la fabrication à domicile de tous les médicaments dont nous pourrions avoir besoin.

Dans l’influent quotidien Le Devoir, Karl Rettino-Parazelli imagine le scénario suivant : « Vous habitez dans une région reculée et votre enfant malade se réveille dans la nuit, en pleurs. Il a besoin d’un médicament rapidement et la pharmacie la plus proche se trouve à plusieurs dizaines de kilomètres. Pas de problème : vous pouvez créer le comprimé qu’il vous faut grâce à votre imprimante 3D.»

En réalité, on peut tout faire avec une imprimante 3D, y compris des pilules. Mais pour être actives, celles-ci doivent contenir une substance pharmacologique.

En d’autres mots, pour fabriquer de vrais médicaments — et non seulement des objets qui épousent leur forme — une imprimante 3D doit être dotée d’un réservoir (contenant un produit actif) et dont le rôle est d’alimenter l’imprimante lors de la fabrication des comprimés.

Pour fabriquer ses médicaments à la maison, le patient doit donc non seulement posséder une imprimante 3D mais aussi se procurer des concentrés de produits actifs (de la poudre pure, par exemple) pour chacun des médicaments dont il a besoin.

De plus, l’utilisateur doit prendre soin d’effectuer une vidange complète des circuits d’alimentation, afin d’éviter que les comprimés d’un médicament inoffensif destiné à un enfant ne soient contaminés par des traces d’un médicament toxique fabriqué antérieurement pour un autre membre de la famille.

En somme, les pharmaciens peuvent dormir en paix… pour l’instant.

Références :
Lévétiracétam
Le premier médicament conçu par une imprimante 3D autorisé aux Etats-Unis
L’impression de médicaments est à nos portes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 4 (la fin)

Publié le 27 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

En plus des concerts gratuits offerts de 12h à 17h au centre-ville — plus précisément au square Phillips — le programme du festival comprenait aujourd’hui quatre concerts payants.

Les deux premiers étant à guichets fermés, je n’ai assisté qu’aux deux derniers.

Lina Tur-Bonet

À 16h, la violoniste Lina Tur-Bonet complétait la présentation de son intégrale des Sonates et partitas pour violon seul de Bach.

Ce troisième volet avait lieu dans le hall d’entrée du pavillon des Arts de l’université McGill.

Tout en marbre, cet endroit n’est pas suffisamment vaste pour produite de l’écho. Toutefois, ses dimensions amplifient considérablement la puissance du violon et sa réverbération se manifeste par l’augmentation de l’épaisseur du son.

Des trois volets présentés par Mme Tur-Bonet, celui-ci fut mon préféré. Au-delà d’une exécution entachée de quelques fausses notes, la petitesse des lieux et son acoustique particulière contribuaient à la vive impression que la violoniste jouait pour chacun d’entre nous.

C’est également dans les œuvres présentés aujourd’hui que Mme Tur-Bonnet a le mieux réussi à isoler les différentes voix de la partition et à les présenter comme probablement Bach les imaginait.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Entre la Sonate pour violon seul No 3 et la Partita pour violon seul No 3, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, interprétait l’air BWV 515a, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Orchestre Montréal baroque

Le festival se terminait par la présentation de trois cantates de Bach.

Tous ceux qui se sont attelés à la tâche colossale d’en présenter l’intégrale — qui peut facilement occuper plus d’une cinquantaine de disques compacts — l’ont fait sur plusieurs années.

Montréal est une des trois seules villes au monde où une telle intégrale est en cours de présentation et d’enregistrement.

Si le chœur d’introduction de la cantate BWV 76, pris d’un pas alerte, manquait de cohésion, le reste de l’exécution fut impeccable.

À juste titre, on avait réservé l’éclatante cantate BWV 79 à la fin du concert.

Avec ses trompettes et sa percussion retentissante, et surtout grâce à l’enthousiasme de ses artisans, cette exécution a fait paraitre bien sages les forces réunies au disque par Gustav Leonhardt.

C’est donc sur une apothéose qui s’est conclue cette 14e édition du Festival Montréal Baroque.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 52 mm
3e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 3

Publié le 26 juin 2016 | Temps de lecture : 2 minutes

La troisième journée du Festival de musique Montréal Baroque débutait par deux concerts (à 11h et à 14h) auxquels je n’ai pas assisté.

David Jacques et Ziya Tabassian

C’est à l’étage du Musée Redpath (le musée privé d’histoire naturelle de Montréal) que deux membres de l’Ensemble Caprice, le guitariste David Jacques et percussionniste Ziya Tabassian, faisaient équipe afin de présenter à 16h des œuvres baroques espagnoles leur permettant d’exprimer leurs talents respectifs.

La Veuve Rebel
La Veuve Rebel

À 19h, dans la salle Redpath (à distinguer du musée homonyme), le festival présentait un spectacle basé sur des extraits du répertoire comique du XVIIIe siècle.

Mariant la comédie, la danse baroque et accessoirement le chant, cette production franco-québécoise raconte les difficultés rencontrées par les théâtres alternatifs à obtenir des dérogations aux privilèges royaux accordés aux institutions officielles parisiennes.

Lina Tur-Bonet

À 21h, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet exécutait le deuxième volet de son intégrale des Sonates et partitas pour violons seul de Johann-Sebastian Bach.

Durant la pause entre la sonate et la partita, le musicologue Gilles Cantagrel, toujours aussi brillant, est venu parler de l’architecture musicale qui confère aux constituants de cette somme son unité et sa logique, et qui fournit également les indices qui permettent d’en comprendre le sens.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Également au cours de cette pause, le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes, a interprété l’air BWV 514, tiré d’un petit livre de notes d’Anna-Magdalena Bach (l’épouse du compositeur).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/160 sec. — F/2,8 — ISO 1600 — 75 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 82 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 150 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 3200 — 64 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 2

Publié le 25 juin 2016 | Temps de lecture : 4 minutes
Martin Robidoux et Odéi Bilodeau-Bergeron

À 11h, le programme du 24 juin débutait par un récital d’airs baroques français exécutés par la soprano Odéi Bilodeau-Bergeron, accompagnée du claveciniste Martin Robidoux.

Odéi Bilodeau-Bergeron

Originaire de Sainte-Louise-des-Aulnaies (entre Saint-Jean-Port-Joli et La Pocatière), la chanteuse montréalaise est lauréate du Concours Mathieu-Duguay du Festival international de musique baroque de Lamèque (une ville du nord-est du Nouveau-Brunswick).

Le texte des airs est prononcé en français moderne. La diction de Mme Bilodeau-Bergeron est exemplaire et m’a rappelé l’âge d’or de la troupe française Les Arts florissants, c’est-à-dire à l’époque où on n’avait pas besoin de suivre le livret pour savoir ce qui se chante.

En deux mots, Mme Bilodeau-Bergeron est une artiste plutôt sensationnelle en raison de cette diction et de la justesse de sa voix.

Une pause non prévue au programme — lorsqu’un téléphone portable s’est mis à sonner — fut la seule distraction d’une assistance parfaitement silencieuse, demeurée jusque là suspendue aux lèvres de la soprano.

Lina Tur-Bonet

Dans le cadre du festival, la violoniste espagnole Lina Tur-Bonet interprètera l’intégrale des sonates pour violon de Bach.

C’est à la mezzanine de la salle où Mme Bilodeau-Bergeron s’était produite trois heures plus tôt que Mme Lina Tur-Bonet exécuta le premier des trois volets de cette intégrale.

Cet endroit mal éclairé n’étant pas propice à la photographie, la photo ci-dessus a été prise sur la rue, après ce concert, alors que l’artiste était entourée d’admirateurs.

Gilles Cantagrel

Après la Sonate pour violon seul No 1 — pendant que Mme Tur-Bonet reprenait des forces en vue de l’exécution de la redoutable Partita pour violon seul No 1 — le musicologue Gilles Cantagrel est venu nous entretenir de la place des œuvres pour violon seul chez Bach.

M. Cantagrel est un érudit qui nous parle de Bach comme le ferait un ami qui aurait partagé l’intimité de la famille du compositeur.

Sa connaissance de la mentalité de l’époque, et notamment de la conception religieuse de la mort chez les Luthériens du XVIIIe siècle, nous permet de comprendre la portée et la profondeur de ces compositions de Jean-Sébastien Bach.

Eric Milnes et Jesse Blumberg

Cette pause était également meublée d’un air tiré d’un recueil d’œuvres que l’épouse de Bach, Anna Magdalena Bach, colligeait en vue des soirées musicales privées de la famille.

Cet air (le BWV 509) fut chanté par le baryton Jesse Blumberg, accompagné du claveciniste Eric Milnes.

Pierre-Yves Martel, Dorothéa Ventura, Jacinthe Thibault, et Olivier Brault

À 17h, la soprano Jacinthe Thibault, entourée du trio Sonate 1704, chantait des airs de compositeurs baroques français (Rebel, de Montéclair, et Clérambault).

Le concert se divisait en deux parties, ce qui permettait d’accorder les instruments différemment. Cette pause permit également à la cantatrice d’apparaitre en seconde partie revêtue d’une robe noire constellée de diamants.

Mme Thibault est une tragédienne qui possède une voix juste et forte, de même qu’une bonne diction un peu desservie par l’acoustique réverbérée des lieux.

Le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice

À 19h, le Métis Fiddler Quartet et l’Ensemble Caprice unissaient leurs forces pour présenter un mélange de musique baroque, de chants folkloriques et de musique contemporaine.

Ce concert séduisant fut celui que j’ai le plus apprécié. Il était composé majoritairement d’airs très mélodieux totalement méconnus, dont un air dramatique qui fournit au puissant baryton Conlin Delbaere-Sawchuk (du Métis Fiddler Quartet) une occasion de démontrer son remarquable talent d’interprète.

La journée se terminait par des concertos pour cinq flutes composés par Joseph Bodin de Boismortier. Il s’agit d’un concert dont malheureusement j’avais oublié de me procurer un billet.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8
1re photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 40 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 150 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 250 — 150 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 5000 — 115 mm
5e  photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 82 mm
6e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 640 — 50 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival Montréal Baroque 2016 : Jour 1

Publié le 24 juin 2016 | Temps de lecture : 3 minutes

C’est aujourd’hui que débutait l’édition 2016 du Festival Montréal Baroque, dont le thème est Tempête dans un verre d’eau.

Métis Fiddler Quartet

La journée a commencé par un concert gratuit du Métis Fiddler Quartet au centre-ville de Montréal.

Les membres de ce quatuor basé à Toronto sont des Métis nés à Winnipeg. Son soliste est un baryton (à droite sur la photo) dont la voix juste et puissante se caractérise par un vibrato serré et un timbre agréable.

Le répertoire présenté par le quatuor s’inspire du folklore de l’Ouest canadien et québécois.

Artisans de la Tempête de Prospero

Le premier grand concert de la journée m’a laissé sur ma faim. Il s’agissait principalement d’extraits de The Tempest de Shakespeare qui alternaient avec des pièces vocales ou instrumentales de compositeurs baroques (Purcell, Lully, Locke et Humphrey).

Si je suis à l’aise avec le français tel qu’il se parlait sous Louis XIV, j’avoue que l’anglais parlé à l’époque élisabéthaine est du chinois pour moi.

Membres d’Instruments of Happiness

Conformément au thème du festival, le concert intitulé Tornades Fuguées présentait à 21h de larges extraits de l’Art de la fugue de Bach.

On ignore pour quel(s) instrument(s) cette œuvre inachevée était destinée : celle-ci a déjà été enregistrée à l’orgue, au piano, au clavecin et en version orchestrale.

Au festival, elle était interprétée par un groupe de quatre guitares électriques, en alternance avec deux violes de gambe. Pourquoi pas.

Ce choix artistique permettait de caractériser chacune des voix de la partition. L’intérêt de cette expérience peu orthodoxe mais intéressante venait en partie des timbres séduisants et très différents des guitares.

Le tout m’a fait penser à un treillis métallique dont les fils espacés sont recouverts d’une épaisse couche de givre.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (1re photo) et M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 48 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/3,2 — ISO 3200 — 70 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au premier coup d’œil

Publié le 23 juin 2016 | Temps de lecture : 1 minute

Lasik MD Vision est une entreprise de correction au laser de la vue

En apercevant la photo d’un de ses messages publicitaires, la première chose que j’y ai vue c’est une femme qui choisit de ne s’agripper à rien alors que le conducteur du scooteur emprunte une courbe surplombant une falaise.

Je comprends qu’on veuille ainsi illustrer la joie et le sentiment de liberté qui envahissent la personne qui retrouve la vue après l’avoir perdue en partie ou en totalité.

Mais je ne peux pas m’empêcher de trouver déplorable qu’on fasse indirectement la promotion d’un comportement routier dangereux.

Est-ce qu’un professionnel de la vue est justifié d’utiliser n’importe quel moyen pour promouvoir ses services ?


Image ci-dessus : © — Publicité de Lasik MD Vision

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Écrit par Jean-Pierre Martel