Le Ruisseau fleuri en infrarouge Jaune 3629

Publié le 24 juillet 2025 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Dans ses jardins spécialisés, le Jardin botanique de Montréal met en scène la nature. De mois en mois, celui qui se renouvèle le plus est le Ruisseau fleuri.

Situé entre le Jardin des Premières-Nations (à l’est) et le Jardin des lilas (à l’ouest), le Ruisseau fleuri tire son nom du ruisseau qui y serpente et qui prend sa source de la cascade du Jardin alpin (située au sud).

Durant la saison estivale, se succèdent donc des iris, des pivoines, des hémérocalles et des lis, savamment disposés dans ses platebandes sinueuses.

La partie nord du Ruisseau fleuri est constituée d’un grand étang — le plus vaste plan d’eau du Jardin botanique — autour duquel de grands arbres jettent leur ombre bienvenue par temps de canicule sur les visiteurs venus y lire ou simplement s’y prélasser dans les chaises aménagées pour eux.

Pour terminer, mentionnons qu’on y trouve une sculpture sans titre créée en 1961 par Paul Borduas (fils du sculpteur Paul-Émile Borduas).






 
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix 14-45 mm (1re photo) et M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Jardin japonais en infrarouge Jaune 3629

Publié le 23 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute


Pavillon culturel du Jardin japonais

D’une superficie de 2,5 hectares, le Jardin japonais a été créé en 1988 par l’horticulteur Takeshi Nakajima (1914-2000).

Dessiné par l’architecte Hisato Hiraoka, son pavillon culturel présente des expositions temporaires au sujet de la culture japonaise, un jardin de roches, des lieux de méditation et une bibliothèque.

Pour éviter que le soleil décolore les objets présentés dans sa salle d’exposition (à l’arrière), le pavillon culturel l’a équipée à prix d’or de grandes fenêtres qui bloquent le rayonnement infrarouge. D’où cette teinte particulière révélée ici.















Cliquez sur une photo pour l’agrandir

Détails techniques des photos à l’infrarouge Jaune 3629 : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectifs Lumix 14-45 mm (3e, 7e, 8e, 9e, 12e, 13e, 15e, 16e et 17e photos) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos) + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le pré-traitement des photos infrarouges prises à l’aide du filtre l’IR Chrome Lite

Publié le 21 juillet 2025 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Sans balance des blancs personnalisée (ou sans un post-traitement laborieux), les photos prises à l’aide du filtre IR Chrome Lite sont excessivement bleutées.

Y a-t-il un moyen de corriger ce défaut ?


 
Pour que les photos prises à l’IR Chrome Lite soient utilisables telles quelles ou presque — avec la balance des blancs automatique de l’appareil photo et un post-traitement léger, tout au plus — il suffit de combiner l’IR Chrome Lite avec un deuxième filtre, soit le KR15 de la marque B+W.

J’ai testé les filtres KR3, KR6, KR12 de cette marque et c’est le KR15 de B+W qui donne les meilleurs résultats.


 
En poursuivant mes recherches, je me suis rendu compte qu’on pouvait obtenir un résultat encore meilleur en superposant un KR15 et un KR3.

Contrairement à ce qu’on peut lire sur l’internet, le filtre KR15 n’est pas l’équivalent d’un filtre 85B. À l’œil nu, le KR15 est un filtre ambre moyennement foncé alors que le 85B est un filtre orange brûlée plus clair.


 
En photographie infrarouge, leurs résultats sont différents.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-42mm + filtre interne IR Chrome Lite.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Jardin botanique de Montréal expédie des courriels unilingues anglais

Publié le 21 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute


 
Depuis qu’elle est au pouvoir, l’administration de Projet Montréal a laissé l’anglais progresser dans la métropole.

De nos jours, des organismes municipaux comme le Jardin botanique n’hésitent plus à adresser aux Montréalais francophones des messages rédigés exclusivement dans la langue de Shakespeare. Comme celui-ci, reçu au début du mois.

Référence : Get 25% off until July 11

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Mark Carney, le serviteur assumé du 1 %

Publié le 20 juillet 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Pendant treize ans, dans les bureaux de Goldman Sachs situés à Londres, Tokyo, New York et Toronto, Mark Carney a été banquier d’affaires.

Puisque le rôle d’un banquier d’affaires consiste principalement à œuvrer dans les opérations de fusion et d’acquisition de grandes entreprises internationales, on peut présumer que ce fut son cas.

De plus, en tant que coresponsable chez Goldman Sachs de la gestion des crises liées aux dettes souveraines, il aida la Russie (sous Boris Eltsine) à traverser sa crise financière de 1988.

Les conflits d’intérêts de Mark Carney

En réaction aux menaces tarifaires de Donald Trump. Mark Carney avait évoqué, au cours de la campagne électorale, la possibilité, pour le Canada, de résilier le contrat d’achat des chasseurs-bombardiers F-35.

Leur acquisition est le pire contrat militaire de l’histoire militaire du Canada. En effet, ce contrat ne comporte aucun transfert technologique, et des retombées économiques insignifiantes pour notre pays. Une fois élu, on n’en a plus entendu parler.

Et pour cause.

Le 11 juillet dernier, le Bureau du commissaire aux conflits d’intérêts révélait que Marc Carney possédait des investissements (qualifiés de ‘notables’) dans Lockheed Martin, le fabricant des F-35.

Cet investissement fait partie des 569 entreprises dans lesquelles Mark Carney possède des intérêts. La liste est tellement longue qu’elle fait quinze pages.

Le 29 juin dernier, Mark Carney décidait d’abolir la Taxe sur les services numériques, sous le prétexte que cela permettra de relancer les négociations en vue d’un nouvel accord avec Donald Trump que le premier ministre espère avantageux pour le Canada.

Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras.

Cette taxe devait rapporter annuellement plus de deux-milliards de dollars au fisc canadien.

Le rapport du Commissaire aux conflits d’intérêts nous apprend que Mark Carney a ainsi fait ce cadeau aux entreprises dans lesquelles il possède des investissements majeurs : Alphabet (maison mère de Google), Apple, Amazon, Meta (Facebook), Nvidia et Microsoft.

Ces deux-milliards$ qu’auraient payés ces géants de l’internet, ce sont des milliards$ que vous et moi n’aurions pas eu à débourser pour financer les services de l’État.

La société de fiducie, paravent de l’hypocrisie

Pour pallier les conflits d’intérêts, la loi oblige le premier ministre à confier ses investissements à une société de fiducie sans droit de regard.

‘Sans droit de regard’, cela signifie que les fiduciaires sont libres de faire fructifier ce capital comme ils l’entendent, sans en aviser le premier ministre.

Il n’est pas rare que les politiciens obligés de le faire confient leur argent à une société privée de fiducie, formée de leurs amis les plus proches.

Tout ceci est une farce.

Une des raisons qui incitent les chefs d’État à réduire les taux d’imposition des entreprises et à leur permettre de délocaliser leurs profits dans des paradis fiscaux, c’est que cela profite aux investisseurs.

Or plus les investisseurs s’enrichissent, plus ils spéculent à la bourse. Et plus ils spéculent, plus cette spéculation pousse les indices boursiers à la hausse. Et plus ceux-ci augmentent, plus la fortune en fiducie des décideurs publics augmente.

Conclusion

Comme ces PDG qu’une compagnie internationale déplace d’une filiale à une autre, le nouveau premier ministre du Canada occupa successivement la direction de la banque du Canada, puis celle de la banque d’Angleterre. Comme si ces deux pays étaient de simples succursales de l’Empire américain.

Le nouveau premier ministre du Canada est un technocrate de la finance mondialisée qui n’appartient pas à notre monde. Conséquemment, il s’entoure de ministres et de conseillers qui lui ressemblent; des millionnaires ou des gens en voie de le devenir…

Références :
« Carney a décidé de plier »
Google, Amazon, Meta: voici les grosses compagnies dans le portefeuille de Mark Carney
La taxe numérique et les degrés de l’assujettissement
Mark Carney
Mark Carney at Goldman Sachs: What did he do there?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La stérilisation involontaire en pays démocratique

Publié le 17 juillet 2025 | Temps de lecture : 4 minutes

Au Danemark

Afin d’y contrôler les naissances, jugées excessives, le gouvernement danois a financé de 1966 à 1976 un programme destiné à la stérilisation involontaire de milliers d’Inuites groenlandaises, dont certaines étaient encore mineures et vierges.

Au début du programme (en 1966), le Groenland comptait 40 500 habitants, soit 0,8 % de la population danoise.

Selon les estimations officielles, entre 4 500 et 9 000 femmes autochtones ont ainsi été empêchées d’enfanter. Ce qui signifie que la proportion de Groenlandaises qui ont bénéficié à leur insu de la stérilisation gratuite de l’État a été comprise entre une femme sur cinq et une femme sur deux.

Au Canada

Dans notre pays, des programmes similaires ont été initiés plus tôt qu’au Groenland, à l’époque où les stérilets n’avaient pas encore été inventés.

C’est donc par ligatures des trompes que s’est opérée la stérilisation involontaire des Amérindiennes du Canada.

Le modus opérandi était le suivant. Une femme est sur le point d’accoucher. Alors que des douleurs sont maximales, on lui propose la ligature des trompes sans lui préciser que cette procédure médicale la rendra stérile. Toute hésitation de sa part retarde son transfert dans la salle d’accouchement.

Un rapport sénatorial publié en 2021 démontrait que cette procédure avait encore cours en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et dans les territoires nordiques du pays. Le document recensait environ 1 150 cas au cours de la décennie qui a précédé le début des années 1970.

En Inde

Est-il vrai que les femmes dirigent leur pays de manière différente des hommes ?

En novembre 1976, l’Inde, la plus populeuse démocratie du monde, était dirigée par une femme, Indira Gandhi.

Depuis déjà les années 1970, l’Inde subissait des pressions internationales pour limiter sa population.

En 1975-1976, le gouvernement de Mme Gandhi procéda, non pas à la ligature des trompes de millions de femmes, mais à la vasectomie de 6,2 millions d’hommes. Environ deux-mille d’entre eux décèderont des suites de l’opération, menée de manière grossière.

On cibla principalement les hommes des castes inférieures et les Musulmans (dont le taux de fertilité était jugé excessif).

En seulement un an en Inde, on força à la stérilisation quinze fois plus de personnes qu’en Allemagne durant tout le régime nazi.

Cette campagne de stérilisation a été financée à hauteur de dizaines de millions de dollars par la Banque mondiale, l’Agence suédoise de développement et coopération internationale et le Fonds pour la population de l’Onu.

Bien après l’assassinait d’Indira Gandhi, le gouvernement indien jugea préférable de stériliser principalement les femmes, jugées plus dociles.

C’est ainsi qu’en 2013-2014, moins de cent-mille hommes ont été stérilisés, comparativement à quatre-millions de femmes.

Références :
« Je ne me sentais plus femme », raconte une Autochtone stérilisée malgré elle
Groenland : la stérilisation non consentie de milliers de femmes inuit
India’s dark history of sterilisation
La stérilisation forcée encore présente au Canada
Ouïgours : la résolution-boomerang
Population : Groenland

Parus depuis :
Les femmes autochtones toujours victimes de violences obstétricales au Québec (2026-05-26)
Au Canada, des femmes autochtones encore victimes de stérilisations imposées (2026-06-05)

Compléments de lecture :
Danish treatment of Greenlandic mother may be ‘ethnic discrimination’, says UN (2026-05-01)
Greenlandic woman wins case against Danish authorities who removed her two-hour-old child (2026-05-08)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’IR Chrome Lite et la fumée

Publié le 15 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute


Au parc Morgan
Le 3762 rue Adam
Au parc de Saint-Aloysius

Le rayonnement infrarouge possède la réputation de traverser la pollution atmosphérique et de donner des photos nettes au lointain alors que cette pollution crée un voile laiteux à la photographie ordinaire.

Mais est-ce le cas lorsque la pollution est causée par de fines particules de suie ?

Ces jours-ci, d’importants feux de forêt ravagent l’Ouest canadien. Lorsque le vent vient d’ouest, les plus fines particules de fumée sont transportées jusqu’au Québec.

Or toute cette cendre en suspension dans l’air se révèle à l’infrarouge comme un voile bleuté.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-42mm + filtre interne IR Chrome Lite
1re photo : 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 160 — 23 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/6,3 — ISO 160 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 250 — 14 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 160 — 15 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge Jaune 3629 au cimetière Notre-Dame-des-Neiges

Publié le 14 juillet 2025 | Temps de lecture : 1 minute

Monument de la famille Berthiaume
Une allée du cimetière

Monument à George-Étienne Cartier

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les vins désalcoolisés ou l’art d’embrouiller le consommateur

Publié le 12 juillet 2025 | Temps de lecture : 3 minutes

En vue de la visite d’un parent chez moi, je me suis procuré hier une bouteille de vin blanc désalcoolisé. Ces vins sont les seuls qui portent un tableau ‘nutritionnel’.

En entrant dans la succursale de la Société des alcools, justement, un employé proposait la dégustation d’un de ces vins.

Dès la première gorgée, ce qui m’a frappé, c’est que ce vin était sucré.

— « Ah monsieur, les vins désalcoolisés ont toujours un peu de sucre pour compenser la perte d’alcool. Autrement, le tout serait un peu fade.»

En consultant le tableau nutritionnel obligatoire, je lis que ce vin contient dix grammes de sucre. Mais est-ce dix grammes par bouteille ? Plus haut dans ce tableau, j’apprends que c’est dix grammes par trois quarts de tasse de vin.

Mais qui boit du vin à la tasse et surtout qui, au restaurant, demande au serveur :
— « Garçon ! Pourriez-vous m’apporter trois quarts de tasse de vin, s’il vous plait.»

Personne ne fait ça.

Ce qui intéresse le consommateur, c’est le pourcentage de sucre ou, à défaut, la quantité de sucre par bouteille ou par verre de vin (125 ml).

C’est ça qu’on veut savoir. La quantité dans 188 ml n’intéresse personne.

Finalement, j’ai acheté un autre vin dont la teneur est de sept grammes de sucre dans 188 ml (ci-dessus). Je n’ai pas la moindre idée à quel point il est sucré. Mais je sais qu’il l’est moins que l’autre.

D’où la question : quels sont les petits génies à Ottawa qui ont décidé que le tableau nutritionnel des vins sans alcool serait exprimé pour un volume de 188 ml ?

Je soupçonne que c’est la recommandation d’un comité consultatif. À Ottawa, on adore les comités consultatifs. On les aime parce qu’ils n’ont aucun pouvoir décisionnel et que si leurs suggestions ne conviennent pas aux fonctionnaires ou au ministre, le rapport est tabletté pour l’éternité.

Mais de nos jours, former un comité consultatif prend beaucoup de temps. En vertu des politiques fédérales d’ÉDI (Équité, Diversité et Inclusion), il est primordial de s’assurer que parmi les membres du comité, on ait des cis, des trans, des non binaires, des personnes issues de groupes ‘racisés’, des personnes vulnérables et d’autres personnes laissées pour compte dans la société.

S’il reste de la place, on nommera évidemment quelques experts. Mais pas trop parce qu’ils ont tendance à être ces détestables hommes blancs hétérosexuels qui ont tellement fait souffrir le monde au cours des siècles.

En somme, si vous ne comprenez pas comment il se fait que le fédéral, autrefois synonyme d’excellence, et devenu une grosse machine qui fonctionne tout croche, vous le savez maintenant…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’espionnage d’Ottawa dans nos vies n’a pas de limite

Publié le 11 juillet 2025 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Introduction

En légalisant l’homosexualité au Canada en 1969, le premier ministre Pierre-Elliott Trudeau déclarait :

L’État n’a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation.

Depuis, les temps ont changé.

L’espionnage ‘passif’ du Canada

Depuis les révélations d’Edward Snowden en 2013, on sait que les cinq pays à majorité anglo-saxonne — les États-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande — ont mis sur pied un système de surveillance qui épie tous les courriels, tous les textos et toutes les conversations téléphoniques au monde.

Non pas qu’un espion écoute en direct chacune de nos conversations téléphoniques, mais qu’elles sont toutes stockées sur d’immenses serveurs et qu’elles seront écoutées si les autorités jugent approprié de faire enquête sur une ou plusieurs personnes parmi nous.

Ce système est opéré par les États-Unis. Et le Canada a consenti à l’espionnage américain de ses citoyens. Mais même si le Canada avait refusé son consentement, les États-Unis le feraient pareil.

De plus, la loi américaine autorise Washington à demander secrètement l’accès à toutes les données (y compris les données biomédicales) hébergées sur un serveur situé aux États-Unis ou qui appartient à une entreprise américaine.

Encore là, même si le Canada s’y opposait, cela ne changerait rien.

L’espionnage actif du Canada

Depuis janvier 2019, la Loi sur la statistique permet à Statistique Canada de recueillir automatiquement, et sans leur consentement, les informations bancaires de 500 000 Canadiens. Ces informations comprennent l’identité, le solde bancaire et les transactions effectuées.

Une fois le système rodé, il sera étendu à l’ensemble de la population canadienne.

Puisque cette collecte vise, officiellement, à aider les entrepreneurs à étoffer leurs plans d’affaires, on peut présumer que cette collecte ne vise pas seulement à savoir le total d’une transaction commerciale, mais le détail de ce qui a été acheté.

Dans tous les cas, ces informations ne seront pas anonymisées.

D’autre part, la semaine dernière, on apprenait que le recensement de 2026 comprendra de nouvelles questions.

Plus précisément, toute personne inscrite au recensement et âgée de quinze ans ou plus sera obligée (sous peine de sanctions) de révéler à l’État son orientation sexuelle.

La personne devra choisir entre se déclarer hétérosexuelle, lesbienne ou gaie, bisexuelle ou pansexuelle, ou pourra apporter les précisions nécessaires dans un espace prévu à cet effet.

Il existe une multitude de sondages qui permettent de connaitre assez précisément le pourcentage des différentes préférences sexuelles de la population.

De plus, par nos clics sur les médias sociaux, par les textes ou les vidéos ce qu’on choisit de consulter, les services de renseignements ont une idée vague de nos préférences sexuelles. Mais ce n’est pas une preuve formelle.

Par le biais du recensement, Ottawa veut des noms et il veut des aveux. Des aveux obtenus sous la menace des sanctions prévues par la loi contre ceux qui refusent de répondre aux questions du recensement. En somme, il veut savoir qui couche avec quoi (à défaut de savoir avec qui).

On est donc aux antipodes de l’époque où on croyait que ce qui se passait dans les chambres de la nation ne regardait pas l’État.

Malheureusement, en apposant une étoile jaune au dossier étatique des bénéficiaires des politiques d’ÉDI (Équité, Diversité et Inclusion), on donne à des régimes moins bienveillants qui pourraient suivre tous les outils pour les persécuter.

De plus, contrairement à la Canadian Constitution — cette constitution adoptée par le Canada anglais sans le Québec en 1982 — la Charte québécoise des droits et libertés de la personne reconnait explicitement le droit à la vie privée.

Son article 5 se lit comme suit :

5. Toute personne a droit au respect de sa vie privée.

En violant ce droit, Ottawa donne aux Québécois une raison de plus de vouloir l’indépendance du Québec.

Références :
CLOUD Act
L’affaire Alstom
Bill omnibus (Trudeau)
Edward Snowden
Informations bancaires: Statistique Canada veut rassurer les citoyens
L’espionnage de l’État canadien n’a pas de limite
Recensement 2026 : de nouvelles questions pour mieux comprendre les Canadiens

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Détails de la photo : Droits appartenant à Stokkete. Photo distribuée par la banque d’images Onepixel.

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Écrit par Jean-Pierre Martel