Six pivoines

Publié le 23 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Pivoine tête de bélier
Pivoine de Chine ‘Silvia Saunders’
Pivoine itoh ‘Raggedy Ann’ (de près)
Pivoine itoh ‘Smith Family Yelllow’
Pivoine herbacée hybride ‘Alpha’
Pivoine herbacée hybride ‘Scarlet O’Hara’

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 et objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 110 mm
3e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 170 mm
4e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm
5e  photo : 1/1000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
6e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 115 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Au Jardin alpin

Publié le 21 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Au Jardin botanique de Montréal, le Jardin alpin offre un aperçu de la flore des montagnes et des régions boréales, des Rocheuses à l’Himalaya, en passant par les Alpes et la toundra arctique.

Dianthus haematocalyx
Rhododendron ferrugineum
Campanula carpatica
Pavot de Californie
Opuntia polyacantha var. nicholii
Pigamon à feuille d’ancolie
Sempervivum globiferum ssp. arenarium

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 et objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/200 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 105 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
5e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 140 mm
6e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
7e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 190 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Quatre pavots cette semaine

Publié le 20 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Pandémie oblige, c’est lundi dernier que le Jardin botanique de Montréal obtenait la permission d’ouvrir ses jardins extérieurs au public.

Voici quatre photos de ma récolte de cette semaine.

Pavot d’Orient ‘Flamenco Dancer’
Pavot (variété inconnue)
Pavot d’Orient ‘Pink Ruffles’
Pavot d’Orient ‘Royal Wedding’

Détails techniques des photos : Olympus OM-D e-m5 et objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14
1re photo : 1/640 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 150 mm
2e  photo : 1/2000 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm
4e  photo : 1/1250 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Déjà cinq-millions de requêtes…

Publié le 19 juin 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Écrire sur l’internet, c’est comme jeter une bouteille à la mer; on espère qu’on sera lu… mais il se pourrait que nos écrits n’intéressent personne.

J’ai toujours cru qu’en faisant de mon mieux, j’augmentais mes chances…

Au cours des six premiers mois de son existence, ce blogue répondait en moyenne à six demandes de textes par jour. Ce n’était déjà pas si mal.

Depuis, ce nombre est passé de six… à treize-mille demandes de textes par jour. Wow !

Si bien le nombre cumulatif de requêtes atteignait trois-millions le 1er janvier dernier. Puis quatre le 1er avril. Et aujourd’hui, nous voilà rendus à cinquième million de requêtes.

Tout cela, sans que j’aie besoin de lever le petit doigt; même quand je dors, le blogue répond à des centaines de requêtes. Comme une grosse ruche sur un serveur quelque part, connecté sur l’internet.

Une grosse ruche résistante aux néonicotinoïdes, au Covid-19, et autres calamités du monde moderne.

Bref, merci pour l’intérêt que vous portez à mes écrits, en dépit de la lourdeur des sujets abordés, de mon absence de rectitude politique et de mes excès (qu’il m’arrive de regretter).

Merci à vous tous.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La pomme insecticide

Publié le 19 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute
Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Le ruban antimouches est un long ruban englué sur lequel les mouches qui s’y collent finissent par mourir de faim.

Dans mon enfance, on en voyait suspendus dans toutes les cuisines de campagne du Québec.

Espiègle, j’imaginais ce ruban plein de mouches se détacher du plafond au moment précis où la mère de famille retirait le couvercle de la soupière, sous les yeux horrifiés de la famille affamée réunie autour de la table…

Au Jardin botanique de Montréal, le bon vieux ruban antimouches se réincarne cette année sous la forme d’une belle pomme de plastique attrayante.

Référence : Attrape-mouche

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 40-150mm F/2,8 + multiplicateur de focale M.Zuiko MC-14 — 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 210 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Deuxième échec du Canada à se faire élire au Conseil de Sécurité de l’ONU

Publié le 18 juin 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Pendant soixante ans, le Canada a été membre du Conseil de sécurité de l’ONU, obtenant six mandats consécutifs d’une décennie chacun.

Mais ses deux dernières tentatives ont été infructueuses.

Explications.

L’aide internationale

Lorsqu’ils étaient dans l’opposition, les libéraux fédéraux reprochaient au gouvernement conservateur d’avoir diminué l’aide humanitaire du Canada.

Au lieu d’y consacrer 0,7 % du revenu national brut, comme le recommande l’ONU, le Canada y consacrait 0,32 %.

Arrivé au pouvoir, les libéraux de Justin Trudeau ont diminué encore davantage cette contribution, la faisant passer à 0,27 %.

La politique étrangère

En raison de l’intégration économique des pays d’Amérique du Nord, la politique étrangère du Canada a toujours été proche de celle de nos voisins du sud.

Celle du gouvernement Harper a été du simple couper-coller.

Arrivé au pouvoir en novembre 2015, le gouvernement Trudeau n’a pas eu l’occasion de réorienter notre politique étrangère puisque treize mois plus tard, Donald Trump s’installait à la Maison-Blanche.

Depuis, le Canada en est rendu à exprimer ses blâmes à l’égard des États-Unis par de longs silences…

La politique étrangère du Canada est une catastrophe :
• Le Canada s’est brouillé avec la Chine avec l’affaire Huawei, perdant ainsi le vote de la majorité des pays africains à l’ONU.
• Il s’est immiscé dans les affaires intérieures de l’Ukraine, indisposant la Russie.
• Il s’est mis les pays arabes à dos avec un alignement aveugle en faveur de la guerre coloniale d’Israël en Palestine.
• Il a bombardé la Syrie, perdant ainsi le vote de ce pays à l’ONU, de même que celui de l’Iran, allié du gouvernement officiel de la Syrie.
• Il a indisposé l’Inde à l’occasion d’une visite officielle en affichant de manière ostentatoire ses ministres sikhs au sein de la délégation canadienne et en invitant à une réception un individu reconnu coupable de tentative de meurtre contre un ministre indien en visite au Canada en 1986.
• Justin Trudeau a froissé le roi belge, en visite au Canada pour une semaine à la tête d’une délégation de 200 personnalités issues du monde des affaires et du monde universitaire accompagnées de sept ministres parmi les plus influents du gouvernement belge. Trudeau a refusé de les rencontrer manquant ainsi gravement aux devoirs de sa charge. Le Canada a poussé l’insulte jusqu’à déployer à Ottawa le drapeau allemand à la place du drapeau belge pour accueillir le couple royal.
• Les reproches qu’adresse le Canada à certains pays au chapitre des doits de la personne sont perçus comme un paternalisme moral offensant compte tenu des politiques racistes qu’entretient le Canada à l’égard de ses peuples autochtones.

Conclusion

Depuis l’effondrement de l’URSS, nous sommes passés d’un monde bipolaire — caractérisé par la rivalité entre les blocs occidental et soviétique — à un monde unipolaire dominé par le pays le plus belliqueux de toute l’histoire de l’humanité (selon l’avis de l’ex-président Jimmy Carter), soit les États-Unis.

Élire le Canada au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est donner une deuxième voix à la délégation américaine, en plus de son droit de véto.

L’échec du Canada à se faire élire au Conseil de sécurité est le reflet de sa perte d’influence dans le monde en raison de sa politique étrangère catastrophique.

Afin de protéger l’économie canadienne des mesures protectionnistes intempestives que pourrait adopter Donald Trump, le Canada a choisi de ne pas attirer son attention en faisant le mort.

C’est un choix qui se défend. Mais il y a un prix à tout. Et dans ce cas-ci, le prix de la soumission canadienne aux velléités internationales américaines, c’est son purgatoire hors du Conseil de sécurité de l’ONU.

Références :
Aide internationale : le Canada affirme être de retour, mais les chiffres indiquent une vérité alternative
Fin d’un voyage mouvementé de Trudeau en Inde
Gifle diplomatique pour Monsieur Harper
L’affaire Huawei : dure pour le Canada, la vie de caniche américain
Le Canada échoue à obtenir un siège au Conseil de sécurité de l’ONU
Pas de rencontre entre le roi des Belges et Trudeau
Une visite du roi des Belges à la lueur des étoiles… et avec le mauvais drapeau

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : Évolution en deux mois et demi

Publié le 16 juin 2020 | Temps de lecture : 1 minute

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un demi-million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints, en nombre de morts par million d’habitants

Pays 1 avr 16 avr 1 mai 16 mai 1 juin 16 juin
Belgique 73 426 676 790 834 848
Grande-Bretagne 35 207 414 519 593 631
Québec 4 74 238 410 549 621
Espagne 194 410 532 592 581 582
Italie 206 367 467 525 554 569
Suède 24 132 262 363 442 488
France 53 268 367 412 432 441
États-Unis 12 105 199 272 330 364
Pays-Bas 68 193 285 330 347 353
Irlande 15 101 262 317 343 354
Équateur 6 23 52 157 210 232
Suisse 54 150 205 219 224 228
Pérou 2 24 33 79 149 221
Brésil 1 9 29 72 149 217
Chili 1 6 14 25 66 177
Portugal 18 61 98 117 140 148
Mexique 0 4 14 37 81 142
Iran 37 60 75 86 98 112
Allemagne 10 48 81 97 105 108
Danemark 19 57 82 97 104 107
Panama 7 24 44 62 80 106
Moldavie 1 14 31 52 76 105
RoC* 3 20 51 79 94 103
             
Japon 0,4 1,5 3,6 5,7 7,1 7,3
Corée du Sud 3,2 4,4 4,8 5,0 5,3 5,4
Chine 2,4 2,4 3,4 3,4 3,4 3,3
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.


Référence : Covid-19 Coronavirus Pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Racisme systémique : la complicité de Washington à l’égard du KKK

Publié le 16 juin 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

L’exécution publique de George Floyd a déclenché un vaste mouvement en Occident contre le racisme systémique.

Aux États-Unis, ses racines remontent aux fondements esclavagistes de la nation américaine.

Le racisme des forces policières à l’égard des ‘Noirs’ est bien documenté par des enregistrements vidéos qui alimentent la contestation actuelle.

Tout comme la marine royale anglaise comptait autrefois sur des corsaires pour attaquer de leur côté les navires de la flotte ennemie, le système répressif américain compte sur des supplétifs. Le plus important est le Ku Klux Klan.

À ce jour, le KKK n’est toujours pas classé comme organisation terroriste par le département d’État américain.

Le 31 mai 2020, des manifestations contre le meurtre de George Floyd ont eu lieu pour la première fois dans la petite ville californienne de Victorville, située à 30 km de Palmdale.

Le jour même, un ‘Noir’ de 38 ans est trouvé pendu à un arbre près d’un camp pour sans-abris à Victorville.

Le 13 juin, à Palmdale, un ‘Noir’ de 24 ans est également trouvé pendu à un arbre près de l’Hôtel de Ville. Aussitôt, le shérif du comté de Los Angeles a imputé cette mort à un suicide.

Contrairement à l’immolation par le feu, les personnes qui songent à s’enlever la vie par pendaison ne le font jamais sur la voie publique parce qu’ils ‘risquent’ qu’un bon samaritain contrecarre leur projet.

La pendaison publique est la caractéristique du terrorisme exercé par le KKK envers de la population noire américaine. C’est la signature séculaire du KKK.

Et parce qu’il s’agit d’une organisation parfaitement légale, tout journaliste qui oserait émettre l’hypothèse que ces pendaisons seraient l’œuvre de cette organisation est assuré de recevoir une mise en demeure des avocats du KKK — exigeant une rétraction immédiate — en plus de recevoir des menaces de mort sur les médias sociaux.

Seuls des quotidiens de la taille du New York Times ou du Washington Post sont en mesure de braver le KKK, une organisation terroriste dont l’existence n’est encore possible que grâce à la complicité des plus hautes autorités américaines.

Voilà un exemple parfait de racisme systémique.

Références :
Black man found hanging from tree is 2nd in California over 2-week span
En marge du meurtre de George Floyd
Families Challenge Suicide in Deaths of Black Men Found Hanging From Trees
George Floyd protests in California
Ku Klux Klan

Parus depuis :
California: half-brother of black man found hanged killed in police shooting (2020-06-18)
Des employés déguisés en « cornets à glace », pas une référence au Ku Klux Klan (2025-01-24)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le meurtre de Rayshard Brooks

Publié le 15 juin 2020 | Temps de lecture : 6 minutes

Introduction

Vendredi soir dernier, à Atlanta, des clients se plaignent qu’une voiture bloque la file des commandes à l’auto d’un Wendy’s.

Un policier arrive sur les lieux. Effectivement, un jeune ‘Noir’ est endormi au volant de sa voiture. Un deuxième policier le rejoint au bout de dix minutes.

Un peu plus d’une heure plus tard, le suspect est abattu par les policiers.

Que s’est-il passé entre les deux ?

Du réveil à la tentative d’arrestation

Lorsque le premier policier cogne à la vitre de l’automobile blanche, le conducteur dort d’un sommeil profond.

Même après que le policier ait ouvert sa portière et s’être adressé à lui à plusieurs reprises, le conducteur mettra plus d’une minute à se réveiller.

Encore confus, le conducteur se rendort et doit être réveillé de nouveau.

Mais après s’être garé à la demande du policier, le voilà réveillé pour de bon. Il déclare ne pas être armé et consent à la fouille corporelle.

Son haleine sent l’alcool. Pourtant son élocution est normale. Il ne montre pas de signe évident d’ébriété et la discussion est respectueuse.

Il a 27 ans. Il s’appelle Rayshard Brooks. Il est propriétaire du véhicule.

Il revient de la fête célébrant le 8e anniversaire de naissance d’une de ses trois fillettes, fête à l’occasion de laquelle il a consommé de l’alcool. Et il vient ici acheter la bouffe du repas du soir pour toute la famille.

À son arrivée, un deuxième policier, Garrett Rolfe, procède au test d’alcoolémie.

L’ivressomètre révèle qu’il a une alcoolémie de 108 mg %, ce qui est au-delà de la limite légale de 80 mg %.

À Montréal, les policiers auraient appelé un taxi, lui aurait demandé de rentrer à la maison et de revenir chercher son auto une fois sobre. Peut-être lui auraient-ils expédié une contravention par la poste.

Mais les deux policiers d’Atlanta voient les choses autrement; ils décident d’arrêter Rayshard Brooks pour ivresse au volant.

Strictement parlant, les policiers n’en ont pas la preuve.

Le suspect a bien une alcoolémie excessive. Mais alors qu’il ne circule plus sur la voie publique. Tout au plus, les policiers l’ont vu se garer tout près, à leur demande, dans un stationnement privé.

Avait-il une alcoolémie excessive en route vers le Wendy’s ? C’est possible, mais ce n’est pas certain.

Le seul devoir des policiers, c’est de s’assurer que le suspect ne prend pas la route dans l’état où il est. Ce n’est pas nécessairement de le placer en état d’arrestation.

Une tentative d’arrestation qui tourne au vinaigre

Au moment où les policiers allaient lui passer les menottes, nous sommes deux semaines après le décès de George Floyd, coopératif au moment de son interpellation, mais étranglé quand même après être devenu, une fois menotté, à la merci de ses bourreaux.

Rayshard Brooks panique alors et résiste à son arrestation.

Pendant que les deux policiers et lui sont tombés au sol et luttent au corps-à-corps, un des policiers tente d’activer son pistolet à impulsion électrique.

Rayshard Brooks frappe un des deux policiers, s’empare du Taser du premier policier arrivé sur les lieux et réussit à s’échapper.

L’agent Garrett Rolfe décharge son Taser sur Brooks, sans résultat apparent.

Dans sa fuite, Rayshard Brooks pointe le Taser quelque part derrière lui.

Voyant le suspect courir plus vite qu’eux, Garrett Rolfe sort son arme à feu et tire trois coups consécutifs dont deux atteignent mortellement le fuyard dans le dos.

Coup de pied de Garrett Rolfe à Rayshard Brooks agonisant

Encore sous l’effet de l’adrénaline, Garrett Rolfe déclare fièrement : « Je l’ai eu », puis frappe violemment du pied Rayshard Brooks, aggravant volontairement les dommages internes causés par ses deux coups de feu alors que Brooks est allongé au sol, agonisant.

Une aggravation des dommages internes qui a probablement contribué à rendre irréversible la descente de Rayshard Brooks vers la mort.

Analyse

L’incident a duré 75 minutes : 40 avant la tentative d’arrestation et 35 minutes après.

Rayshard Brooks a commis trois délits, tous trois survenus dans la seconde partie de cette affaire : il a volé un Taser, il a frappé un policier et il a résisté à son arrestation.

Trois délits qui ne sont pas punissables de la peine de mort.

Il s’agit également de trois délits qui n’auraient pas été commis si le suspect avait été traité à la manière montréalaise plutôt qu’américaine.

En vertu de la jurisprudence des États-Unis, le Taser n’est pas une arme létale.

Donc, à aucun moment, Rayshard Brooks ne représentait une menace mortelle pour les policiers. Conséquemment, il n’existe pas de justification légale pour son exécution.

S’il avait réussi à leur échapper, les policiers auraient pu demander des renforts, faire établir un périmètre dans les environs, utiliser des chiens renifleurs et effectuer une recherche assistée d’un hélicoptère…

Mais pourquoi faire appel à tous ces moyens ‘hollywoodiens’ ? Ils ont sa voiture blanche. Ils ont le numéro de sa plaque d’immatriculation. Ils connaissent son nom. Ils savent où il demeure.

Quelle était l’importance de tuer Rayshard Brooks avant qu’il leur échappe ?

Conclusion

Jusqu’à la fin de sa vie, une des trois fillettes de Rayshard Brooks pensera à la mort de son papa à chacun de ses anniversaires de naissance.

Un papa qui rêvait peut-être à elle, endormi paisiblement au volant de sa voiture, moins d’une heure avant de mourir.

Référence : What do we know about Rayshard Brooks?

Postscriptum : Le 23 aout 2022, le nouveau procureur chargé de l’enquête a annoncé sa décision d’abandonner toutes les charges contre les deux policiers accusés du meurtre de Rayshard Brooks.

Référence : Prosecutor to dismiss charges against Atlanta police officers involved in fatal shooting of Rayshard Brooks

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Covid-19 aux aéroports : la passoire canadienne

Publié le 14 juin 2020 | Temps de lecture : 5 minutes

Dès l’annonce des tout premiers décès canadiens au Covid-19, je critiquais le gouvernement du pays pour n’avoir retenu aucune leçon de la pandémie du SRAS de 2003.

En particulier, je le blâmais de ne pas s’être équipé de scanneurs thermiques et de ne pas avoir institué de suivi des voyageurs symptomatiques qui entraient au pays comme le faisaient déjà les pays d’Extrême-Orient.

Depuis, rien n’a véritablement changé.

Finalement, la prise de température à l’aide de scanneurs thermiques débutera à la fin de ce mois-ci pour les voyageurs internationaux.

Ils ne seront pas testés à leur arrivée au pays. On compte sur les compagnies aériennes pour qu’elles testent les voyageurs à l’Étranger, en partance pour le Canada.

Dans la mesure où c’est ce même ministère qui a adopté en décembre dernier une Charte des voyageurs qui soustrait les transporteurs aériens des dispositions de la Loi québécoise de protection des consommateurs et qui leur permet de dérober des milliards$ aux voyageurs canadiens concernés par des vols annulés, on ne s’attend pas à ce que ce ministère sévisse si les compagnies devaient s’arranger pour ne pas respecter les mesures de sécurité fédérales. D’autant plus que les infractions surviendront hors du territoire national.

Ottawa ne fera pas de tests aléatoires à l’arrivée et on ne prévoit pas de pénalités pour les compagnies qui manqueront à leurs obligations.

Le ministère fédéral des Transports mettra donc de nouveau en application sa politique d’autorèglementation, celle déjà en vigueur dans le transport ferroviaire et qui a donné d’excellents résultats à Lac-Mégantic…

En réalité, les scanneurs thermiques étaient utiles pour déceler les voyageurs symptomatiques il y a des mois, à l’époque où on n’avait pas encore mis au point des tests qui permettent de vérifier la charge virale dans le nez et la gorge.

Ces tests permettent de déceler non seulement les personnes symptomatiques (comme le font les scanneurs) mais également les porteurs asymptomatiques et ceux qui le deviendront dès le lendemain.

Depuis le début de cette pandémie, on cite l’exemple des pays d’Extrême-Orient, celui de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et celui de la Suède et de l’Allemagne.

Mais on ne parle jamais de la Grèce. Savez-vous combien il a eu de morts par million (mpm) d’habitants dans ce pays ?

Non pas 483 mpm comme en Suède ni 106 mpm comme en Allemagne, mais à peine 18 mpm. Vous avez bien lu; dix-huit.

Ce n’est pas aussi bien qu’en Océanie ou qu’en Extrême-Orient. Mais pour un pays d’Europe occidentale, c’est remarquable.

Alors c’est quoi la recette de la Grèce à ses aéroports ?

Depuis un mois, on fait des prélèvements dans le nez ou la gorge de tous les voyageurs. Pendant 24h, ils sont mis en quarantaine et deviennent libres dès le lendemain, à l’annonce de leurs résultats si négatifs.

Les autres, positifs, sont alors mis en quarantaine forcée pour quatorze jours.

Dans une entrevue à CNN, le président du pays, Kyriakos Mitsotakis, déclarait que depuis quatre jours, on a testé près de quatre-mille voyageurs (mille par jour) à l’aéroport d’Athènes et on a trouvé deux cas positifs, tous deux asymptomatiques.

Au Canada, ces deux voyageurs auraient passé au travers du filet de protection basé sur des scanneurs thermiques.

Pauvre passoire canadienne…

Références :
COVID-19 : un premier mort au Canada
Covid-19 : les prix citron à Ottawa et à la STM
En Grèce, les touristes à nouveau bienvenus à partir de lundi
L’armée restera au Québec et les thermomètres arrivent dans les aéroports
On GPS: Greece’s success with containing Covid-19 (vidéo)

Parus depuis :
La COVID-19 détectée dans des vols intérieurs et internationaux au Canada (2020-07-08)
Presque 70 vols commerciaux avec des cas confirmés de COVID-19 dans les dernières semaines (2020-08-28)
Ottawa a exempté une milliardaire américaine de l’obligation de la quarantaine (2020-09-17)
Des dizaines de passagers sanctionnés au Canada pour refus de porter un masque (2020-12-22)
Des faux tests négatifs de COVID-19 à 100$ pour les voyageurs canadiens (2021-01-09)
Quarantaine à l’hôtel : Ottawa ne connaît pas le nombre de contrevenants (2021-03-06)
Des taxis américains permettent aux Canadiens d’éviter la quarantaine à l’hôtel (2021-04-11)
Aucune sanction pour les voyageurs refusant la quarantaine à Montréal et Calgary (2021-05-04)
Des « lacunes importantes » dans le contrôle des voyageurs entrant au Canada (2021-12-09)

Sur le même sujet :
‘Close to 100% accuracy’: Helsinki airport uses sniffer dogs to detect Covid (2020-09-24)

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Écrit par Jean-Pierre Martel