Premières impressions au sujet de l’objectif Laowa 7,5mm F2,0

Publié le 29 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes


Introduction

Sous la marque Laowa, Venus Optics fabrique depuis 2017 un ultra-grand-angulaire léger et compact qui connait une grande popularité auprès des vidéastes qui utilisent des drones.

Plus tôt ce mois-ci, la compagnie offre ce même objectif en version semi-automatique; l’ouverture de diaphragme et la vitesse d’obturation sont contrôlées par le boitier de l’appareil, mais la mise au point se fait manuellement.

Depuis toujours, je nourris un rapport amour-haine envers ce type d’objectif.

En voyage, ils me sont indispensables pour photographier les plafonds d’église ou pour capter le charme de rues étroites.

Mais ils sont toujours les plus encombrants parmi les objectifs que j’amène à l’Étranger.

En me procurant le Laowa 7,5mm F/2,0, mon but était d’évaluer s’il pourrait remplacer le zoom PanLeica 8-18 mm que j’utilise depuis quelque temps en voyage.

J’ai reçu hier la copie commandée le 11 juin dernier et je me suis empressé d’aller au centre-ville pour y tester cet objectif.

Description extérieure

Gravé du numéro de lot 000502 — ce qui doit inclure les lots des versions purement manuelles — l’extérieur du Laowa 7,5mm est en métal, incluant le pare-soleil, mais excluant la large bague dentelée qui sert à la mise au point, faite en plastique rigide.

Tout cela fait robuste et donne une impression de qualité.

Cette large bague comporte un inconvénient. Lorsqu’on visse pour monter ou pour retirer l’objectif du boitier, on ‘glisse’ sur cette bague jusqu’à ce qu’elle bloque à ses limites inférieure ou supérieure, à partir de quoi on peut visser efficacement.

D’autres inconvénients mineurs.

Le pare-soleil tombe très facilement.

Le point rouge qui sert à guider l’utilisateur lorsqu’il tente de visser l’objectif au boitier n’est pas placé sur le côté de l’objectif (comme il devrait l’être), mais sous l’objectif, plus précisément sur la monture, comme sur les objectifs d’autrefois.

Le capuchon de l’objectif est petit et peu profond. Ce qui rend difficile sa manipulation.

L’objectif a tendance à vigneter les photos qu’il prend. Ce défaut optique pourrait être corrigé par l’algorithme qui se trouve sur la puce qui l’équipe (comme le font les puces d’autres objectifs micro-quatre-tiers).

Dans ce cas-ci, on doit compter sur des profils offerts par des logiciels de traitement de l’image. Sous Lightroom, par exemple, il suffit de choisir le profil de Venus Optics conçu pour son objectif Laowa 12 mm F/2,8.

Conclusion

Les ultra-grand-angulaires ont tendance à étirer horizontalement les objets qui se trouvent près des côtés gauche et droit du cadre. Ce défaut est assez bien contrôlé par le Laowa 7,5mm F/2,0.

Ce qui fait de cet objectif un excellent choix pour quiconque désire ajouter ce type d’objectif dans sa boite à outils photographique.

Quelques photos au centre-ville de Montréal

Plage de sable au parvis de l’église unie Saint-Jacques-le-Majeur
Aux Ailes de la mode
Puits de lumière aux Ailes de la mode
Chez Simons
Cathédrale Marie-Reine-du-Monde

Un commentaire

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une idéologie sectaire à Espace pour la vie

Publié le 28 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes



Préambule : Dans le texte qui suit, nous avons inversé la règle grammaticale selon laquelle le genre masculin l’emporte sur le genre féminin.

En d’autres mots, dans les lignes qui suivent, le genre féminin l’emporte sur le genre masculin.

La fondation Espace pour la vie a fait paraitre dernièrement dans Le Devoir un encart publicitaire intitulé : “ENGAGÉ.E.S. pour la vie”.

Ce bégaiement est la manière choisie par certaines intellectuelles pour s’opposer à la règle jugée offensante présentée en préambule. À leur avis, cette règle ‘invisibilise’ les femmes.

Ce texte-ci — qui applique la règle inverse — ‘invisibiliserait’ donc l’autre moitié de l’Humanité. À vous d’en juger.

À la suite de ma protestation contre ce parti-pris idéologique, Espace pour la vie m’a fait parvenir la réponse suivante (note : les caractères gras sont dans le texte original).

Bonjour monsieur Martel,

Nous avons pris connaissance du commentaire que vous nous avez fait parvenir le 16 juin à propos de votre avis sur l’utilisation du féminin générique.

Nous souhaitons vous informer que la diversité et l’inclusion sont au cœur des priorités de la Ville de Montréal. Les actions d’Espace pour la vie s’inscrivent alors dans cette perspective.

En vous remerciant pour l’intérêt que vous portez à l’égard du Jardin botanique et des autres institutions.

Cordialement,

Clément Coste
Régisseur
Approche client

Espace pour la vie
4101 rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec H1X 2B1
T. 514 872-0612 | C. 514 516-1554

À la suite du vandalisme de la statue de John-A. Macdonald, l’administration de Valérie Plante a blâmé les manifestantes et annoncé qu’elle songeait à débourser un demi-million de dollars pour restaurer cet hommage rendu à ce premier ministre raciste qui a créé les politiques génocidaires canadiennes contre les peuples autochtones du pays.

Volteface trois ans plus tard; au nom de la diversité et de l’inclusion, la voilà maintenant qui instaure la mitraille de points (Engagé.e.s) comme moyen de favoriser l’inclusion sociale des personnes issues de la diversité. Voyez-vous le rapport ?

En France, le ministère de l’Éducation a banni la mitraille de points en s’appuyant sur l’avis d’expertes selon lesquelles la mitraille de points diminue la lisibilité du français et rend plus difficile son apprentissage.

Chez nous, plus du tiers des personnes immigrantes s’assimilent à l’anglais, une langue jugée plus facile à apprendre et offrant plus d’opportunités de réussite.

Tout ce qui complique l’apprentissage du français contribue donc à l’anglicisation de Montréal.

Le combat existentiel contre cette anglicisation exige la contribution de toutes les Québécoises, autant celles de sexe féminin que celles de sexe masculin.

Blâmée par le ministre québécois responsable de la Langue française, l’administration Plante s’est illustrée depuis quatre ans par son indifférence totale à ce sujet. Cela ne la regarde pas.

C’est sans doute ce qui explique qu’aujourd’hui les autrices et les dirigeantes d’Espace pour la vie ont décidé, par aveuglement idéologique, d’utiliser l’argent des contribuables à promouvoir la mitraille de points, nuisant d’autant à l’inclusion et la diversité qu’elles prétendent défendre.

C’est dommage.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le ministre Bonnardel coute cher

Publié le 27 juin 2021 | Temps de lecture : 9 minutes

Introduction

Au cours de la dernière campagne électorale québécoise, la Coalition avenir Québec (CAQ) a ravivé cette tradition déjà ancienne de promettre la création d’un troisième lien entre la ville de Québec et la rive sud du Saint-Laurent.

Actuellement, côte à côte, le pont Pierre-Laporte (le numéro 1 sur la carte ci-dessus) et le pont de Québec (le numéro 2) sont les deux seuls qui relient la vieille capitale à Lévis, la ville jumelle qui lui fait face, à un kilomètre de l’autre côté du fleuve.

Et puisque les deux ponts actuels sont très décentrés vers l’ouest, les citoyens qui veulent se rendre d’un centre-ville à l’autre doivent effectuer un détour d’environ dix-neuf kilomètres.

À sa face même, il est évident qu’un pont reliant directement les deux centres-ville serait très utile.

Mais…

Le problème est que cela couterait dix-milliards de dollars… et plus, évidemment, s’il a des dépassements de cout. Ce qui est probable.

Une nouvelle merveille

Le 7 novembre 2018, face aux divers tracés proposés, le ministre Bonnardel a tranché; on réalisera le projet de lien le plus long, celui qui passe à l’est par l’ile d’Orléans.

Au lieu d’un détour vers l’ouest, la grande majorité des automobilistes auraient fait un détour vers l’est. On se demande qu’est-ce que ça change…

Mais le 29 janvier 2020, le ministère des Transports se ressaisit et dévoile finalement un nouveau tracé plus direct entre les deux centres-ville. Il s’agira d’un tunnel sous-fluvial qui s’étendra sur 8,3 km.

C’est 36 fois la largeur de la pyramide de Khéops, et 69 fois la longueur des jardins suspendus de Babylone, respectivement première et deuxième merveilles du monde.

Le tunnel aura six voies sur deux étages. Son diamètre intérieur sera de 19,4 m, soit à peu près la hauteur de la statue d’Artémis à Éphèse, quatrième merveille du monde.

Sa construction nécessitera la création du plus grand tunnelier jamais construit et le recours aux plus récentes technologies. Ce qui n’était pas le cas du colosse de Rhodes, sixième merveille du monde, qui s’est effondré au premier tremblement de terre venu.

La quantité de béton nécessaire à ce projet sera supérieure à la quantité de pierres qui ont servi à l’érection du phare d’Alexandrie, septième des sept merveilles du monde.

On aura donc bien compris; n’importe quel Québécois aura toutes les raisons d’être très fier de ce tunnel. Comme le serait un assisté social qui s’est acheté un Picasso.

Un projet néfaste pour l’économie du Québec

Favoriser le déficit commercial

À part la fabrication d’autobus scolaires, le Québec ne produit pas d’automobiles. De plus, ce n’est pas un producteur de pétrole.

Chaque fois qu’on achète une voiture ou qu’on fait le plein d’essence, c’est de l’argent qui sort de nos poches pour enrichir les régions du monde qui produisent des voitures, des pièces automobiles, des pneus, ou de l’essence.

En somme, favoriser l’achat ou l’utilisation des automobiles, c’est saigner l’économie du Québec.

Favoriser l’étalement urbain et le dézonage agricole

Plus on rapproche la campagne des centres-ville, plus des familles choisiront de s’établir au loin, là où les terrains sont moins chers, où l’air est pur et où les enfants peuvent grandir dans un environnement sain.

Dans la vallée du Saint-Laurent, les agglomérations les plus rapprochées des grandes villes sont toujours en zone agricole. Plus précisément, ils sont souvent situés sur les sols les plus fertiles du Québec.

Quand ces petites villes ou des villages connaissent un boum démographique, la première idée de ses élus municipaux est de faire pression sur le gouvernement québécois pour qu’on dézone des terres agricoles afin d’augmenter les revenus fonciers de leur municipalité.

Nuire au transport en commun

Plus on favorise l’étalement urbain, moins on rend rentable le transport en commun.

Partout sur terre, on ne trouve des métros que dans les métropoles densément peuplées. C’est ce qui explique qu’au Québec, c’est seulement à Montréal qu’on trouve un métro.

Au contraire, plus la densité de la population est faible dans une ville, plus il est couteux d’y maintenir un bon réseau de transport par autobus. Les autobus passent donc peu souvent et empruntent d’innombrables détours pour ramasser le plus de gens possible.

Dans le projet de tunnel de la CAQ, deux des six voies seront empruntées par des autobus. On ne sait pas très bien si ces voies leur seront exclusives.

Il n’en faut pas plus pour qu’à l’Assemblée nationale, le ministre Bonnardel, la vice-première ministre et son chef présentent le troisième lien comme un projet destiné à favoriser le transport en commun. Vraiment ?

Tous les autobus au monde roulent sur les rues. Il faut nous prendre pour des débiles profonds pour s’imaginer qu’on va croire que construire des routes, c’est favoriser le transport en commun.

En réalité, plus on construit des routes, plus on favorise l’achat de voitures. Et plus on en achète, plus on favorise la congestion routière. Et plus on favorise cela, plus les automobilistes réclament la construction de nouvelles routes. Et ainsi de suite.

C’est ce qu’on fait depuis des décennies. Et c’est assez. Développer le réseau routier, construire des ponts et des aéroports, c’est la stratégie industrielle du gouvernement Lesage, appropriée il y a 60 ans.

De nos jours, développer l’économie du Québec, c’est favoriser la production de biens et de services québécois — dont la production de matériel de transport en commun — et leur exportation à l’Étranger. C’est comme ça qu’on développe l’économie nationale.

L’exemple de la Finlande

Avec sa population de 5,4 millions d’habitants et un rude climat hivernal, la Finlande est un ‘petit’ pays qui a de nombreux points en commun avec le Québec.

Depuis des décennies, la Finlande a investi des sommes considérables afin de se doter d’un vaste réseau de transport en commun, fiable et efficace.

Pour desservir un territoire qui représente 22 % de la taille du Québec, le réseau finlandais comprend 5 865 km de voies ferrées, soit à peine moins qu’au Québec (6 678 km).

La création du métro d’Helsinki visait à enfouir sous terre l’augmentation prévue des déplacements de la circulation en surface dans la capitale finlandaise.

De la même manière, la création de son important réseau ferroviaire (à moitié électrique) visait à prévenir une augmentation de la circulation automobile qui aurait nécessité des investissements encore plus importants dans l’expansion du réseau routier.

Cette stratégie a fonctionné. Pour chaque tranche de mille citoyens, il y a 373 véhicules de moins sur les routes et autoroutes finlandaises en comparaison avec celles du Québec.

Malgré cela, pour ceux qui ont besoin d’utiliser une voiture, cela équivaut, par exemple, à faire disparaitre 694 000 véhicules qui encombrent les voies de circulation sur l’ile de Montréal.

Pour l’ensemble du Québec, c’est comme enlever 3,1 millions de véhicules de nos routes.

C’est non seulement moins d’encombrements sur les routes; c’est aussi plus de places disponibles pour le stationnement en ville.

Bref, le transport en commun, c’est bon pour tout le monde. Même pour les automobilistes.

Conclusion

Le projet d’un troisième lien pour la ville de Québec est le deuxième dossier important confié au ministre des Transports, M. François Bonnardel.

Le premier était le dossier de l’ubérisation du taxi québécois.

Ce rachat massif des permis de taxis déjà accordés afin de permettre à Uber de brasser des affaires au Québec a couté trois quarts de milliard de dollars. Vous avez bien lu; milliard et non million.

Et qu’est-ce que cela a changé dans nos vies ? Pour 99,9 % des gens, rien. Du pur gaspillage des fonds publics pour plaire à une multinationale déjà milliardaire.

Infatigable dépensier, voilà ce bon ministre Bonnardel piloter aujourd’hui le projet pharaonique du troisième lien de Québec.

La CAQ vit dans le passé. Le temps des grands projets routiers est révolu. Peu importe les avantages indéniables de ce projet pour les automobilistes de ces deux villes, c’est trop tard.

À l’heure actuelle, le Québec possède déjà le réseau qui lui est nécessaire pour approvisionner facilement plus de 90 % de sa population par voie terrestre. On peut réparer nos routes. Pas en construire de nouvelles, sauf pour compléter le réseau vers des villes éloignées et pour favoriser ainsi l’occupation du territoire.

De nos jours, ce qu’il faut privilégier, c’est le transport en commun.

À l’heure des changements climatiques, nous avons le devoir de nous opposer à cet autre gaspillage des fonds publics du ministre, un gaspillage dont l’effet permanent sera de polluer encore un peu plus la planète.

À un an des élections, les stratèges de la CAQ scrutent les astres. Permettez-moi de terminer ce texte en leur adressant le message suivant.

Est-ce que la CAQ tient absolument à nous obliger de voter libéral pour économiser dix-milliards de dollars ? N’est-ce pas un cadeau de plus de mille dollars dans les poches de chaque femme, homme et enfant du Québec ? En d’autres mots, une économie familiale de plus de quatre-mille dollars. Je connais beaucoup de Québécois qui se boucheraient le nez et qui voteraient libéral pour moins…

À bon entendeur, salut…

Références :
Creuser le tombeau de la CAQ
Le transport en commun finlandais : le matériel roulant
L’ubérisation du taxi québécois
7 G$ pour un tunnel de 8,3 km sur deux étages entre Québec et Lévis
Troisième lien entre Québec et Lévis
Un troisième lien aérien

Paru depuis :
Labeaume déconstruit le projet de 3e lien dans une lettre à Legault (2021-11-12)

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| 2018-202X (années Legault), Politique québécoise, Transport en commun, Transport individuel, Urbanisme | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Doit-on fêter le Canada ?

Publié le 25 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Le 1er juillet est la fête du Canada. Ce jour commémore l’entrée en vigueur du British North America Act, cette loi adoptée par le parlement britannique et qui servit de constitution au Canada jusqu’en 1982.

Depuis la conquête anglaise, le Canada s’est construit sur la dépossession violente des terres occupées par les peuples autochtones du pays pour faire place à des colons européens.

Plus précisément, le péché originel de la Confédération canadienne, c’est le génocide des Premières Nations.

D’abord un génocide (au sens strict du terme) inachevé, suivi d’un génocide culturel dont on apprend ces jours-ci les sombres dessous.

Ce qui n’a pas empêché les premiers ministres canadiens de faire hypocritement la morale aux autres pays quant au respect des droits de la personne.

En conséquence, on doit distinguer le peuple canadien d’une part, et le Canada de l’autre.

Les Canadiens ont inventé la fermeture éclair, le téléphone, l’insuline, la pénicilline et d’innombrables inventions dont l’humanité tout entière ne pourrait plus se passer.

Le talent et l’excellence de nos artistes ensoleillent nos vies en plus de faire rayonner le pays à l’Étranger.

Et des millions de parents préparent l’avenir aidant leurs enfants à développer le meilleur d’eux-mêmes. C’est ce père qui prend le temps d’assister à la joute de hockey de son fils. C’est cette mère qui transmet la culture en chantant une cantine pour endormir son enfant.

Près de 38 millions de Canadiens méritent d’être honorés le premier juillet.

Mais pas le pays honteux qu’ils habitent.

Plus tôt nous, Québécois, en sortirons, plus tôt nous pourrons nous laver de cette tache originelle et construire un pays sur des bases nouvelles.

Un pays où femmes et hommes vivront libres et égaux. Où l’État sera laïc et républicain. Où nous protègerons l’eau de nos rivières, l’air que nous respirons et les terres fertiles qui nous nourrissent. Un pays imperméable au tribalisme anglo-saxon. Et un pays neuf où vivront en harmonie les gens qui ont choisi d’y coexister.

D’ici là, fêtons donc le peuple canadien — dont les angloCanadiens avec lesquels nous avons beaucoup plus d’affinités qu’on pense — et évitons d’exprimer une fierté indécente et déplacée à l’égard cette chose qu’on appelle le Canada.

Parus depuis :
« Avoir une célébration, ce n’est pas correct » (2021-06-29)
Une fête du Canada marquée par des refus de célébrer (2021-07-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Verdir le désert californien : la fin des illusions

Publié le 24 juin 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

Hydrologie du sud de la Californie

Situé au sud-ouest des États-Unis, à la frontière mexicaine, le sud de la Californie possède un climat semi-désertique.

Si on exclut quelques hauts plateaux frais et le versant ouest des chaines côtières du Pacifique — où se condense l’humidité de l’océan — tout l’arrière-pays est aride.

C’est là qu’on trouve notamment la vallée de la Mort, l’endroit le plus sec et le plus chaud d’Amérique du Nord.


 
Dans la plupart des vallées qui s’étirent entre les chaines montagneuses côtières, la végétation ne comprend normalement que des touffes de broussailles; les arbres peu nombreux qu’on y voit de nos jours sont le fruit de l’irrigation humaine.

La guerre de l’eau

En 1850, en pleine ruée vers l’or, la Californie ne comprenait que 92 597 habitants.

La construction du chemin de fer entre 1870 et 1890 et le développement minier à la même époque feront passer la population californienne à près de 1,5 million de personnes en 1900.

Pour alimenter en eau cette population croissante, on détourna d’abord quelques rivières.

Afin d’amortir les couts importants de ces ouvrages, les dirigeants politiques augmentèrent leurs revenus fonciers en encourageant la création de vastes domaines agricoles.

Or justement, grâce à ces travaux, l’eau abondait. Quant aux terres à développer, elles s’étendaient à perte de vue,


 
Mais pendant qu’on verdissait de vastes territoires arides en les fertilisant et en les arrosant généreusement, la consommation d’eau à des fins agricoles augmentait. D’autant plus qu’en climat chaud et sec, l’arrosage des champs s’accompagne d’une forte évaporation.

Et plus secteur agricole se développait, plus il réclamait de l’eau afin de créer ou de maintenir les emplois.

Pensez que la culture des amandes — la Californie en est le plus important producteur mondial — nécessite plus d’un gallon d’eau par amande.



 
Au fil des décennies, on détourna d’autres rivières, on créa d’immenses réservoirs (parmi les plus importants au monde) et on achemina l’eau sur des distances de plus en plus longues.

De nos jours, le système hydraulique intégré de Californie distribue 49 km³ d’eau par année (ou 49 milliards de mètres cubes d’eau).

Quotidiennement, c’est l’équivalent de 3,5 m³ d’eau par personne. Exprimé autrement, ce sont les deux tiers du contenu d’une piscine hors terre de cinq mètres de diamètre chaque jour par famille de deux parents et de deux enfants.

Pourtant, comme nous le verrons plus loin, ce n’est pas la consommation personnelle qui est la principale cause de la consommation d’eau en Californie.

Cette consommation dépasse la quantité d’eau résultant de la fonte des neiges et des pluies. Si bien que les réservoirs californiens seront à sec dans quelques années si la tendance (qui dure déjà depuis presque une décennie) se maintient.

Selon Wikipédia, la consommation urbaine et industrielle d’eau n’y représente que 11 % de la consommation totale.

Ce qui fait que même si les Californiens cessaient totalement de se laver, cessaient d’utiliser de l’eau pour cuire leurs aliments, cessaient de boire, n’arrosaient plus leur pelouse et cessaient d’utiliser leur piscine — chacune de ces choses n’ayant aucune chance de se réaliser — la Californie ne pourrait pas renverser la tendance à l’assèchement de ses réservoirs.

Comme les sept plaies d’Égypte, la Californie est frappée par une suite ininterrompue de calamités; incendies incontrôlables lors de ‘la saison des feux de forêt’ (sic), agrumes atteints par la maladie, amandiers desséchés par manque d’eau, etc.

Les premières années de cette longue sècheresse, on a imposé des limites à l’utilisation de l’eau. Mais par ailleurs, on a accordé des dérogations aux secteurs industriel et agricole au nom de la protection de l’économie.

Maintenant que l’ensemble de la population risque d’être privée d’eau potable si le niveau des réservoirs continue de baisser, on révoque les passe-droits agricoles avec comme conséquence l’abandon, les unes après les autres, des cultures les plus gourmandes en eau.

Conclusion

La crise hydraulique californienne se résume en une phrase; la nature reprend ses droits.

Pendant un siècle, quelques-uns des plus brillants ingénieurs américains ont mis leur talent à vouloir dompter la nature. Ils y ont presque réussi.


 
Mais après avoir construit des ouvrages pharaoniques destinés à verdir le désert, il aura suffi d’une hausse minuscule de la température du globe pour donner raison à ces scientifiques du climat qui sonnent en vain l’alarme depuis des années.

Comme c’est toujours le cas, on donne finalement raison aux cassandres de ce monde quand il est déjà trop tard pour arrêter le cours de leurs sombres prédictions.

Références :
Aqueduc de Los Angeles
Californie
Démographie de la Californie
La Californie est à sec
Ruée vers l’or en Californie
Water in California

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (2e photo) et PanLeica 8-18 mm (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/3,3 — ISO 200 — 11 mm
2e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
3e  photo : 1/2500 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 18 mm
4e  photo : 1/1600 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 14 mm
5e  photo : 1/2000 sec. — F/3,0 — ISO 200 — 9 mm

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| Environnement, Photos de Californie, Photos des États-Unis | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Mon pays

Publié le 24 juin 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

© 2015 — Michel Rivard, auteur-compositeur

Mon pays n’est pas un rêve.
Mon pays est ici et maintenant.
C’est le Québec de ce matin.
Ce sera le Québec de ce soir.

Et demain,
si nous faisons tomber nos peurs,
si nous acceptons nos différences,
si nous relevons les manches,
ce sera le Québec (tout court).

Un pays.
Un vrai de vrai.
Pas mieux, pas pire.
Mais un pays qui nous ressemble déjà,
et nous rassemble encore plus.

Un pays avec des souches,
des racines,
et des ancêtres dont on se souvient des noms et des actions.

Un pays avec des branches solides
pour accueillir les oiseaux venus d’ailleurs
et apprendre leurs chansons,
écouter leurs histoires,
et leur apprendre la nôtre.

Mon pays est ici et maintenant.
Et demain, nous y entrerons la tête haute,
même si,
comme dit Gaston (Miron),
nous y sommes déjà.

Ce sera le Québec tout grand.
Fier de son eau et de son air.
Fier de ses Premières nations.
Assumé dans son passé
et fébrile de son avenir.

Un pays.
Un vrai de vrai.

Où tout le monde mange.
Où tout le monde parle.
Où tout le monde écoute.
Où les problèmes se règlent.
Où les grands se penchent
pour aider les petits à grandir.

Un pays.
Un vrai de vrai.

Pour pouvoir dire aux autres pays :
« Vous voyez cette rivière, cette ville, cette montagne,
ce fleuve qui devient la mer.
Vous voyez cette neige,
cette forêt rouge.

Vous sentez ce vent qui chante comme une guitare,
ce cœur qui bat comme un beat de drum.
Vous goutez ces fruits et ces légumes.

Vous voyez ces enfants qui font danser leur langue
et apprennent en souriant les mots du voisin.

Vous voyez ce pays qui s’ouvre et qui respire.
Bien c’est chez nous.
C’est le Québec.
C’est mon pays.

Bienvenue ! »


(Note : ce texte était autrefois disponible sur le site de tagtélé, aujourd’hui fermé).

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’infrarouge rose bonbon amélioré

Publié le 23 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute







 
Avec un appareil infrarouge à spectre complet, on obtient de l’infrarouge rose bonbon en vissant à l’objectif deux filtres : un filtre vert jaunâtre et un autre bleu de cobalt.

Afin d’enlever aux photos leur légère teinte rose résiduelle, on peut ajouter un troisième filtre, soit un 80A.

Le résultat est que la verdure demeure rose, alors que la pierre perd sa teinte rosâtre et que les ciels deviennent beaucoup plus séduisants.

Compléments de lecture :
L’infrarouge pamplemousse rose
L’infrarouge rose rétro

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectifs [M.Zuiko 12 mm F/2,0 (4e et 5e photos) et Lumix 20 mm F/1,7 (les autres photos)]+ filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 160 — 20 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 250 — 12 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 250 — 20 mm

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’infrarouge couleur, veuillez cliquer sur ceci.

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| Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photographie | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Doit-on recevoir une ou deux doses de vaccin si on a déjà attrapé le Covid-19 ?

Publié le 23 juin 2021 | Temps de lecture : 6 minutes


 
Introduction

La Santé publique du Québec estime que les personnes ayant un antécédent de Covid-19 ont conservé une mémoire immunitaire qui fait en sorte qu’une seule dose suffit à les protéger convenablement alors qu’il en faut deux chez les personnes qui n’ont jamais contracté le virus.

Par contre, les autorités américaines et européennes, de même que les autorités canadiennes pensent au contraire que si on a déjà attrapé le Covid-19, il faut, comme tout le monde, recevoir deux doses d’un vaccin à deux doses.

Qui croire ?

Les preuves en laboratoire vs la vraie vie

La politique sanitaire du Québec à ce sujet est basée sur des études in vitro, c’est-à-dire sur la mesure en laboratoire de la réponse immunitaire de personnes qui reçoivent une ou deux doses de vaccin et qui ont attrapé ou non le virus précédemment.

La Santé publique du Québec présume qu’il existe une corrélation entre ces mesures in vitro et la vraie vie. Dans ce cas-ci, rien ne le prouve.

On possède déjà l’expérience de Manus, une ville brésilienne peuplée de deux-millions d’habitants.

Lors de la première vague, 76 % des citoyens de cette métropole ont attrapé le Covid-19. Au point qu’on ne savait plus où enterrer les morts.

Puisque tout malheur a du bon, les survivants se sont dit que grâce à leur expérience douloureuse, ils avaient maintenant atteint l’immunité grégaire.

Mais l’immunité naturelle ne dure pas. Le système immunitaire des gens conserve en mémoire la recette de la fabrication des anticorps contre le Covid-19 mais juge inutile de continuer à en fabriquer lorsque l’exposition au virus a disparu.

Conserver la recette des anticorps suffit en cas de réinfection ‘lente’, c’est-à-dire dans le cas où l’envahissement du virus dans le corps est plus lent que le temps que met l’organisme à redémarrer sa production d’anticorps.

Dans un article publié sur ce blogue au début de la pandémie au Québec, nous expliquions que dans la majorité des cas, le nez sert d’incubateur au Covid-19 avant que des millions de copies du virus se lancent à l’assaut des poumons.

Tant qu’on n’aura pas mis au point un vaccin administré par vaporisation nasale qui rende cet incubateur impropre à la réplication virale, on doit compter sur de très grandes quantités d’anticorps sanguins et tissulaires pour empêcher toute réinfection.

Dans la ville de Manus, il aura suffi de l’apparition d’un variant (le P1) pour que cette ville — qui se croyait protégée — soit de nouveau atteinte durement en janvier 2021. On y comptait jusqu’à 22 % plus de morts quotidiens qu’au cours de la première vague.

Selon le New York Times, sur cent personnes atteintes par cette deuxième vague à Manus, entre 25 et 61 personnes avaient contracté le virus précédemment.

Conclusion

Le bilan de la lutte sanitaire, c’est qu’il y a eu 2,6 fois plus de morts par million d’habitants au Québec que dans les provinces anglophones du Canada.

Donc, lorsque les autorités sanitaires du Québec et du Canada donnent des avis contraires, les plus crédibles sont ceux qui ont causé moins de morts.

La série intitulée L’histoire d’un fiasco est le récit ahurissant de la lutte sanitaire menée par les autorités de la Santé publique du Québec.

Il ne s’agit pas d’une lutte au cours de laquelle beaucoup de décisions devaient être prises et du nombre, il est normal qu’on se soit trompé à l’occasion.

Au contraire, il s’agit d’une lutte où, dès le départ, les responsables ont déclaré vouloir laisser se développer l’immunité ‘naturelle’, c’est-à-dire vouloir que les gens attrapent le Covid-19 pour en devenir immunisés.

En conséquence, on a fait campagne contre le port du masque. On a mené une campagne de dépistage lilliputienne (tout en la qualifiant de ‘massive’). On a embauché insuffisamment de préposés à la recherche de contacts. On a laissé moisir les tests rapides reçus gratuitement du fédéral. On a déconseillé l’utilisation de scanneurs thermiques en usine comme mesure de dépistage. Et on a interdit les purificateurs d’air HEPA dans nos écoles (préférant de simples ventilateurs).

Bref, tout ce qui aurait pu nous protéger, ils étaient contre. Il n’est donc pas surprenant qu’il y ait eu tant de morts au Québec.

Alors que le principe de précaution veut qu’on tienne compte de l’expérience brésilienne, voilà que les autorités sanitaires du Québec préfèrent économiser les vaccins chez ceux qui ont déjà attrapé le Covid-19.

À l’heure actuelle, il n’est pas clair si la Santé publique ne fait que déconseiller la deuxième dose à ces personnes ou si elle leur refusera la double vaccination. Conséquemment, ma suggestion est simple.

Si vous avez attrapé le Covid-19 depuis plus d’un mois, n’avez pas encore été vacciné et souhaitez maintenant rattraper votre retard, mentez si la Santé publique vous demande si vous avez déjà eu des symptômes typiques du Covid. Vous n’êtes pas sous serment. Faites-leur croire que vous n’avez jamais eu le Covid-19.

Mieux vaut être trop protégé que pas assez.

Références :
Covid-19 : évolution en quatorze mois
Les gens qui ont eu la COVID devraient avoir une 2e dose, selon le Dr Karl Weiss
Les mystères du Covid-19 (2e partie)
Virus Variant in Brazil Infected Many Who Had Already Recovered From Covid-19
Québec affirme qu’une seule dose de vaccin suffit aux personnes qui ont eu la COVID-19

Parus depuis :
Une deuxième dose est-elle nécessaire pour ceux qui ont eu la COVID-19? (2021-06-26)
Deux fois plus de risques d’être réinfecté lorsqu’on n’est pas vacciné (2021-08-06)
Les double vaccinés ont-ils besoin d’une dose de rappel s’ils ont déjà été infectés? (2021-12-10)
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)

Postscriptum du 12 juillet 2021 : La position du Québec ayant pour conséquence d’empêcher les Québécois de voyager (puisqu’elle n’est pas reconnue à l’Étranger), on a décidé de faire exception dans le cas des voyageurs; toute personne avec un diagnostic confirmé de Covid-19 qui souhaite obtenir une deuxième dose de vaccin pourra la recevoir dans un centre de vaccination de masse, en pharmacie ou en entreprise, sans avoir à fournir de justification autre que son désir de voyager.

Référence :
Pandémie de la COVID-19 – Les personnes qui ont déjà eu la COVID-19 et qui souhaitent voyager pourront obtenir une deuxième dose de vaccin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : un G7 superpropagateur

Publié le 22 juin 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Pour la première fois depuis des mois, les chefs d’État de sept des dix plus grandes puissances mondiales se sont réunies en personne. La réunion eut lieu du 11 au 13 juin dans le duché de Cornouailles, cette pointe de terre située à l’extrémité sud-ouest de l’Angleterre.

Évidemment, toutes les précautions sanitaires avaient été prises afin d’éviter que des personnes contagieuses se retrouvent dans la délégation de ces pays.

Et puisque tout ce monde s’est déplacé en avion, les compagnies aériennes étaient très fières que les chefs d’État fassent la preuve que, grâce à la vaccination, il est maintenant possible d’effectuer dès maintenant des vols internationaux de manière parfaitement sécuritaire.

Malheureusement, ce sommet fut un évènement superpropagateur.

Non pas que des chefs d’État furent contaminés lors de leur séjour à l’Étranger. Mais, c’est l’inverse; il s’est avéré que plusieurs délégués ont contaminé les Cornouaillais lors de leurs contacts avec la population locale.

Pourtant, la région du sud-ouest est celle où la proportion des personnes vaccinées est la plus forte en Angleterre.

Au 30 mai dernier, 66,2 % de sa population avait reçu au moins une dose de vaccin et 46,9 % des gens étaient complètement immunisés. À titre de comparaison, la moyenne anglaise est respectivement de 61,8 % et de 40,8 %.

Malgré son bouclier vaccinal, pour la première fois depuis le début de la pandémie, cette région s’est retrouvée au-dessus de la moyenne nationale anglaise quant au nombre de nouveaux cas de Covid-19. Et ce, depuis la réunion du G7.

Au 3 juin 2021, dans le duché de Cornouailles, le taux de contagion était de 49 cas par million d’habitants. Dix jours après le G7, il avait explosé à 1 306 cas par million, soit 26 fois plus.

Dans les parties du duché tournées vers la Manche (au sud) — où sont domiciliés les étudiants des universités Exeter et Falmouth — les experts soupçonnent que la cause serait liée à une augmentation des cas sur le campus de ces universités.

Mais les éclosions les plus importantes sont survenues du côté tourné vers la mer Celtique (au nord). Or c’est là qu’ont séjourné les délégations internationales du G7.

Si la Chine avait été invitée à ce sommet, la propagande anglo-américaine aurait immédiatement semé le doute quant à l’efficacité du dépistage chinois et réclamé une série d’enquêtes internationales jusqu’à ce qu’on en arrive à la ‘bonne’ conclusion; c’est la faute de la Chine.

Mais comme il n’y avait là que des pays amis, le gouvernement britannique préfère imputer la cause au variant Delta.

Effectivement, ce variant a causé une légère résurgence des cas partout en Angleterre, passant d’environ 2 400 cas au 7 mai à 10 633 cas hier. Mais c’est sans commune mesure avec l’explosion des cas dans le duché de Cornouailles.

Références :
Cornouailles
Covid cases in Cornwall above national average for first time
Covid vaccine rollout MAPPED: Staggering speed of jabs across England exposed
Le secteur aérien espère une annonce sur les liaisons transatlantiques
No 10 says G7 summit not to blame for rise in Cornwall’s Covid cases

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La perspective

Publié le 21 juin 2021 | Temps de lecture : 1 minute
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La perspective est une manière de représenter des objets en trois dimensions sur une surface plane.

Dans la photo ci-dessus, sur les surfaces perpendiculaires au regard (autrement dit, vues de face), les lignes horizontales sont parallèles. Tout comme les lignes verticales. Elles ne se rejoignent jamais.

Mais sur les surfaces de biais, les lignes de fuite sont dirigées vers ce qu’on appelle le point de fuite (le point blanc sur la photo).

Lorsque l’horizon est invisible (comme ici sur cette photo), le point de fuite permet toujours de savoir à quel niveau il est situé.

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 (photo travaillée sous Photoshop) — 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 160 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel