Publié le 7 décembre 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
Se protéger de la contagion des autres est plus simple qu’on pense…
Introduction
Au cours d’une réunion familiale, l’idéal est que tout le monde soit vacciné. Toutefois, même lorsque cela fait consensus, la grande majorité des familles comptent actuellement des membres dont l’immunité est sub-optimale.
Qu’il s’agisse des tout-petits (pour lesquels il n’existe pas encore de vaccin), des enfants de 5 à 11 ans qui n’auront pas eu le temps d’être doublement vaccinés, et des nombreux adultes dont l’immunité a commencé à perdre de sa vigueur.
Et surtout, on doit se rappeler que les personnes parfaitement immunisées contre le Covid-19 ‘classique’ peuvent quand même attraper ses variants les plus récents — comme s’il s’agissait d’une grippe saisonnière dans bien des cas — et les transmettre à d’autres.
Le masque
Le Covid-19 s’attrape en respirant les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse. Or celle-ci se transforme en ‘fontaine à Covid’ dès qu’elle parle, crie, chante, tousse ou éternue.
Le port du masque est la meilleure manière de bloquer l’émission des gouttelettes respiratoires émises par celle-ci.
Mais après deux ans de pandémie, il arrive qu’on rencontre des gens qui portent des masques dont l’aspect témoigne qu’il est porté depuis beaucoup trop longtemps. Par exemple, des masques chirurgicaux dont la surface s’effiloche.
Puisqu’il est indélicat d’en faire la remarque, les personnes qui ont l’intention de recevoir pour le temps des Fêtes devraient commander dès maintenant des masques N95 afin de les placer bien à la vue dans le vestibule ou l’entrée de leur domicile.
D’eux-mêmes, les invités qui ont de vieux masques se feront un plaisir de se procurer un masque bien meilleur que celui qu’ils possèdent.
L’aération
Favorisez le renouvèlement de l’air ambiant en ouvrant légèrement quelques fenêtres. Quitte à placer des chaufferettes à proximité, pour le confort de vos invités frileux.
Laissez allumée votre hotte de cuisine, de même que celle de votre salle de bain.
Si vous possédez un ou plusieurs purificateurs d’air de type HEPA, faites-les fonctionner là où l’air est stagnant.
Le niveau sonore
Plus une personne contagieuse parle fort, plus elle émet des gouttelettes respiratoires.
En temps de pandémie, on devrait éviter toute musique d’ambiance. Ceci dans le but d’éviter que les invités aient à hausser la voix pour être entendus.
Cette année, se sont donc les rires de vos invités qui serviront de musique d’ambiance.
Minimiser le temps à visage découvert
Quitte à devancer l’heure du repas, évitez de servir des boissons, des croustilles et des amuse-gueules au cours de la soirée. Ce qui obligerait vos invités à retirer leur masque.
Ceux qui désirent griller une cigarette, ou boire une bière ou un verre de vin, devaient être invités à le faire sur votre balcon ou à l’extérieur.
À table, ce sera différent. Les invités devraient y être dispersés ou par groupes réunissant des gens qui habitent habituellement sous le même toit.
Conclusion
Aux siècles passés, il y a eu des épidémies récurrentes (de peste ou de choléra, par exemple). Mais dans toute l’histoire de l’humanité, il n’est jamais arrivé qu’une pandémie se soit maintenue en boucle pendant un grand nombre années.
En d’autres mots, l’époque dans laquelle nous vivons aura une fin.
De nos jours, on peut espérer l’apparition d’un variant extrêmement contagieux, mais totalement dépourvu (ou presque) de la virulence du Covid-19, y compris chez les non-vaccinés.
Puisque les pays riches promettent des vaccins aux pays pauvres sans tenir leurs promesses, c’est un virus comme cela qu’il nous faudrait pour varioliser rapidement le Tiers-Monde et provoquer ainsi la fin de cette pandémie.
D’ici là, il nous faut maintenir le cap, être prudents, et faire preuve de créativité pour éviter les occasions de nous contaminer.
Ne lâchons pas.
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Publié le 5 décembre 2021 | Temps de lecture : 6 minutes
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Introduction
Le quartier de la Vieille Ville de Prague est limité au sud par le boulevard Národní (ou boulevard National). Celui-ci dessine un arc de cercle qui se poursuit brièvement par la rue 28 Října (ou rue du 28 Octobre), puis la rue Na Přikopě (ou rue Sur la Tranchée), et finalement par le boulevard Revoluční (qui borde le quartier à l’est).
À l’époque où Prague était une ville fortifiée, son urbanisme était simple.
Il y avait d’abord ce qui correspond au centre-ville, présenté dans un diaporama précédent.
Depuis des siècles, c’est la partie du pouvoir politique, des avis et des exécutions publiques, de la perception des taxes sur la marchandise étrangère, des palais nobiliaires, des ambassades, et des artisans (imprimeurs, joailliers, ébénistes, sculpteurs, etc.).
Et il y avait la partie résidentielle. Il y avait aussi des commerces. Mais au lieu de boutiques artisanales et de métiers spécialisés, c’est là que le peuple achetait son pain des boulangers et faisait ses emplettes au marché: celui des producteurs agricoles, de même que celui du bois (ou du charbon).
On y trouvait également de modestes églises paroissiales, enrichies au fil des siècles par les dons de mécènes.
C’est cette autre partie ancienne de Prague que ce diaporama vous invite à découvrir.
Avant que chaque maison de Prague ne soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom, choisi par son propriétaire. Et pour simplifier la tâche des messagers chargés d’acheminer le courrier, chaque maison, même les plus modestes, possédait une enseigne représentant ce surnom. Le diaporama en présente quelques-unes parmi celles qui ont traversé le temps.
De Liliová à la chapelle de Bethléem
La vidéo débute sur la rue Liliová (ou rue du Lys). On y voit :
• le restaurant Au Serpent doré (à l’intersection avec Karlova),
• une vue générale de cette rue (à 0:07),
• le portail du Liliová 13 (du 0:08 à 0:11),
• celui du magasin d’antiquités Mucha (à 0:13),
• l’extrémité sud de cette rue.
Après un détour sur la rue U Dobřenských (à 0:17), nous voici sur la place Betlémské (de 0:18 à 0:23), puis à la chapelle de Bethléem (de 0:24 à 0:29).
Construite de 1391 à 1394 — et reconstruite presque à neuf après la Deuxième Guerre mondiale — cette chapelle fut, de 1402 à 1415, le lieu de prédication de Jan Huss.
Ce recteur de l’université de Prague (la première d’Europe centrale) établit les bases grammaticales de la langue tchèque, normalisa son orthographe, et fit de son université une maison d’enseignement principalement tchèque (et non allemande).
Convoqué en 1415 au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII, il y fut brulé comme hérétique pour s’être opposé à la corruption de l’Église catholique romaine.
Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.
Des églises Saint-Gilles à Saint-Martin-dans-le-Mur
À quelques minutes de marche plus au nord, on trouve l’église Saint-Gilles.
Construite au XIVe siècle, cette cathédrale catholique devint un lieu de culte hussite au siècle suivant. L’église fut confisquée par ordre de l’empereur et confiée aux Dominicains en 1626. Ceux-ci en refirent la décoration intérieure dans le style baroque.
Son plafond est décoré de l’œuvre Triomphe des Dominicains sur l’hérésie de Václav-Vavřinec Reiner (à 0:43).
En descendant sur la rue Husova jusqu’à son extrémité sud, on rencontre (de 0:55 à 0:57) la sculpture L’homme suspendu (1997) de l’artiste provocateur David Černý. L’homme représenté ici est Sigmund Freud.
Après un petit détour sur la rue Vejvodova (de 0:59 à 1:03), nous descendons Na Perštyně pour y voir :
• le portail cubiste de La Maison syndicale, construite de 1920 à 1922 (à 1:05),
• le portail de la Maison aux nounours, construite vers 1614 (à 1:07), et
• l’entrée au numéro 2 (à 1:09).
En tournant sur la rue Martinská, nous y voyons l’ancienne église gothique Saint-Martin-dans-le-Mur. Celle-ci tire son nom du fait qu’elle fut partiellement incorporée aux fortifications que la ville érigea au XIIIe siècle sur le parcours du boulevard Národní actuel.
Elle fut le premier lieu de culte où les fidèles communiaient sous les deux espèces (pain et vin consacrés). Or cette coutume fut un des fondements du culte hussite.
De Skořepka au Théâtre des États
Sur la rue Skořepka, à l’intersection de Na Perštyně, on peut voir ce magnifique édifice de style néorenaissance, construit en 1885 par Antonín Wiehl. Sa façade en briques et en pierre de taille est soulignée par une longue frise en terre cuite au premier étage et décorée de sgraffites au dernier étage (créés par Mikoláš Aleš).
La rue Skořepka débouche à l’Est sur la place de Marché au charbon ou Uhelný Trh (de 1:21 à 1:30).
Le côté oriental de cette place triangulaire donne naissance à trois rues parallèles, dont la rue Rytířská (de 1:31 à 1:40).
À mi-chemin, celle-ci croise la rue Na Můstku où nous apercevons
l’enseigne de la Maison de Samuel (à 1:41) et l’enseigne de la Maison aux deux colombes blanches (à 1:43).
Et de la rue Na Můstku, on fait un petit détour sur la rue Provaznická pour y voir l’enseigne du 13 de cette rue (à 1:45).
Une des deux autres rues qui partent de la place du Marché au charbon est le boulevard Havelská. Depuis le Moyen-Âge il s’y tient un marché de fruits et de fleurs (de 1:47 à 1:51).
À l’est, cette rue mène à l’église Saint-Gall ou Kostal sv. Havel (de 1:51 à 1:55). Construite vers 1340, cette église fut baroquisée au XVIIIe siècle. Sa façade convexe, de Giovanni Santini-Aichel, est décorée de statues de Ferdinand Brokof.
Si on poursuit notre randonnée plus à l’est, on atteint le Théâtre des États (de 2:01 à 2:19).
Avant d’y entrer, notons qu’à la gauche de cet édifice se trouve le Karolinium, construit en 1348. L’oriel qu’on voit à 1:59 est tout ce qui reste de l’édifice originel.
Construit de 1781 à 1783 par Antonín Haffenecker pour le mécène František-Antonín Nostic-Rieneck, le Théâtre des États est une salle de concert presque intacte depuis sa création.
C’est là qu’eut lieu la première mondiale de l’opéra Don Giovanni de Mozart en 1787. Puisqu’on y présente toujours cet opéra (parmi d’autres productions), il est vivement conseillé aux mélomanes qui visitent Prague d’acheter des billets pour y voir cet opéra. D’autant plus que l’acoustique de cette salle est phénoménale.
Le diaporama se termine par un aperçu de certains édifices sur Ovocný Trh, une rue qui se termine à l’est sur la rue Celetná.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 73 photos prises avec un appareil Canon Powershot G6.
Publié le 2 décembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Vent traversier (1952)
Autriche III (1954)
Œuvres récentes
Né à Montréal, Jean-Paul Riopelle est un des plus grands peintres du XXe siècle.
Le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM) possède quelques-unes de ses œuvres marquantes.
Il avait l’occasion d’acquérir d’un seul coup près de 75 toiles exceptionnelles que divers collectionneurs — dont principalement Michael Audain — étaient prêts à lui donner à la condition que le musée construise une nouvelle aile destinée de les recevoir.
À l’époque où Nathalie Bondil dirigeait le MBAM, le musée projetait donc d’ajouter un étage supplémentaire à un bâtiment ancien situé immédiatement à l’ouest de son pavillon principal.
Entièrement recouverte de verre, cette aile devait donner accès à une vue impressionnante sur le mont Royal.
Il était prévu que les travaux commenceraient cette année pour se terminer deux ans plus tard, lors du centième anniversaire de naissance du peintre et du 75e anniversaire de la publication du manifeste Refus global.
Mais voilà qu’à la suite de la bisbille au MBAM, après avoir congédié Mme Blondil, les nouveaux dirigeants du musée ont invoqué la perte de revenus occasionnée par la pandémie pour annoncer, en novembre 2020, non pas le report de la construction, mais l’annulation pure et simple du projet.
Pourtant, le gouvernement Legault était prêt à financer le tout à hauteur de dix-millions de dollars, soit la moitié du cout de construction de la nouvelle aile.
Âgé de 84 ans, le principal donateur, Michael Audain, est pressé par le temps. Dès l’annulation du projet, il avait été très clair auprès des journalistes de La Presse quant à ses intentions :
“Nous allons chercher dans les prochains mois un endroit approprié pour nous assurer que l’œuvre de Jean-Paul Riopelle soit adéquatement portée à la connaissance d’un large public d’ici et de l’étranger.”
Comme ce fromage que le corbeau laisse tomber en annonçant l’annulation du projet, le Musée national des beaux-arts du Québec, en fin renard, s’est empressé de le saisir et héritera donc du travail diplomatique effectué par Mme Blondil auprès des collectionneurs privés.
Plus tôt aujourd’hui, le premier ministre François Legault annonçait que c’est à Québec que l’on construira un écrin pour recevoir ce ‘fromage’ d’une valeur de cent-millions de dollars.
Publié le 1 décembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.
À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.
Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants. Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de certains mois, en nombre cumulatif de morts par million d’habitants
Pays
Jan.
Mars
Mai
Juil.
Sep.
Oct.
Nov.
Déc.
Pérou
1136
1403
1843
5753
5918
5944
5963
5984
Bulgarie
1099
1491
2382
2620
2751
3046
3534
4152
Bosnie-Herzég.
1249
1552
2620
2965
3014
3267
3567
3883
Macédoine du N.
1205
1509
2348
2633
2863
3208
3430
3644
Hongrie
1002
1561
2874
3113
3121
3136
3208
3606
Rép. Tchèque
1093
1909
2733
2825
2833
2839
2867
3091
Géorgie
634
884
1037
1338
1880
2255
2536
3046
Roumanie
826
1065
1474
1772
1812
1950
2521
2971
Brésil
916
1198
1901
2430
2712
2785
2833
2864
Croatie
968
1354
1746
2012
2046
2123
2272
2695
Slovaquie
412
1331
2148
2290
2297
2315
2388
2655
Arménie
953
1077
1391
1522
1636
1798
2147
2561
Argentine
954
1145
1407
2078
2452
2521
2535
2547
Lithuanie
588
1199
1463
1633
1706
1874
2213
2533
Slovénie
1312
1854
2048
2125
2140
2195
2287
2520
Colombie
850
1168
1446
2083
2427
2450
2467
2490
États-Unis
1074
1586
1776
1864
1980
2156
2299
2412
Belgique
1681
1899
2083
2163
2179
2197
2230
2317
Moldavie
746
987
1447
1539
1592
1691
1947
2273
Paraguay
315
445
899
1786
2182
2237
2242
2270
Lettonie
343
866
1145
1351
1385
1463
1759
2269
Mexique
971
1430
1668
1789
1987
2125
2206
2249
Pologne
766
1158
1796
1985
1994
2002
2038
2227
Italie
1235
1622
2004
2113
2142
2170
2189
2220
Royaume-Uni
1089
1805
1870
1878
1974
2002
2058
2122
Tunisie
398
674
907
1262
1968
2080
2107
2116
Ukraine
428
598
1021
1205
1240
1300
1568
1996
Chili
868
1075
1374
1690
1913
1940
1954
1982
Russie
394
592
757
931
1260
1426
1642
1893
Espagne
1087
1488
1672
1729
1806
1848
1868
1883
Équateur
790
888
1048
1206
1796
1822
1831
1845
France
991
1328
1601
1698
1751
1784
1798
1821
Portugal
685
1607
1669
1682
1747
1770
1788
1818
Grèce
469
629
1007
1224
1319
1434
1544
1762
Uruguay
55
175
766
1612
1730
1736
1742
1756
Panama
935
1341
1426
1493
1607
1643
1661
1670
Bolivie
780
989
1099
1417
1556
1578
1593
1613
Trinité-et-Tobago
91
99
122
610
927
1055
1216
1548
Iran
655
710
849
992
1272
1414
1480
1519
Afrique du Sud
484
836
908
1016
1371
1456
1479
1489
Suède
861
1265
1384
1436
1440
1457
1472
1485
Costa Rica
427
546
629
909
1073
1245
1363
1416
Autriche
693
948
1131
1182
1188
1214
1253
1383
Namibie
80
165
248
601
1305
1353
1366
1371
Québec
958
1214
1276
1321
1330
1340
1348
1364
Estonie
180
451
878
956
974
1022
1160
1358
Serbie
373
512
733
810
840
952
1153
1352
Suisse
882
1148
1221
1250
1260
1272
1288
1323
Liban
240
697
1074
1156
1187
1228
1254
1288
Allemagne
410
845
996
1089
1103
1120
1144
1219
Irlande
453
868
984
1001
1022
1048
1085
1138
Pays-Bas
672
908
1000
1033
1048
1058
1072
1132
Jordanie
376
460
862
947
1010
1039
1069
1124
Albanie
411
631
833
854
870
941
1020
1079
Eswatini
185
558
573
578
947
1038
1056
1060
Honduras
315
415
526
696
885
973
1012
1027
Botswana
18
150
323
483
939
982
996
1000
Malaisie
14
34
46
160
515
805
880
925
Turquie
248
337
476
584
667
752
828
900
Israël
365
626
692
689
760
833
869
879
Guatemala
263
350
412
507
656
743
822
868
Palestine
273
396
625
683
704
785
841
861
Jamaïque
101
142
260
360
516
628
753
804
Bahreïn
201
257
368
769
779
779
781
781
Libye
212
316
433
457
611
667
732
781
Oman
286
300
383
598
774
778
778
778
Azerbaïdjan
262
316
445
488
554
638
692
768
Cuba
13
29
58
115
476
661
728
734
Sri Lanka
10
22
32
145
437
602
639
667
Kazakhstan
94
120
168
230
495
589
635
665
RoC*
256
401
461
518
538
567
602
622
Vietnam
0,4
0,4
0,4
0,8
121
197
225
258
Japon
27,4
62,5
81,1
117
127
140
145
145
Singapour
4,9
4,9
5,3
6,1
9,3
17,5
71,4
123
Corée du Sud
17,9
31,3
35,7
39,4
44,7
48,7
55,7
71,7
Taïwan
0,3
0,4
0,5
27,7
35,0
35,3
35,4
35,5
Hong Kong
19,7
26,7
27,8
27,9
28,0
28,1
28,0
28,0
Chine
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
3,2
*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.
En novembre, les augmentations les plus importantes ont été rapportées dans la partie orientale de l’Europe.
Dans les Balkans : en Bulgarie (+618) et en Boznie-Herzégovine (+316). Également dans le Caucase : en Géorgie (+510), et en Arménie (+414). Puis en Europe de l’Est : en Roumanie (+450), en Ukraine (+428), en Croatie (+423), et en Moldavie (+326). Dans les pays baltes : Lettonie (+510) et Lithuanie (+320). Et finalement en Europe centrale : en Hongrie (+398),
Signalons qu’en Afrique australe (où le variant Omicron a été découvert), on ne note pas encore officiellement d’augmentation importante de la mortalité en dépit d’un taux de double-vaccination très bas : en Afrique du Sud (+10), en Namibie (+5), au Botswana (+4), et en Eswatini (+4).
Publié le 30 novembre 2021 | Temps de lecture : 8 minutes
Introduction
À plusieurs reprises, je me suis exprimé en faveur du dépistage obligatoire du Covid-19 à l’école primaire, tout en reconnaissant le droit des parents de s’y opposer : en pareil cas, l’enfant ferait ses classes à la maison.
Mais il existe une différence fondamentale entre le dépistage obligatoire et la vaccination obligatoire; cette dernière viole l’intégrité physique de la personne qui reçoit le vaccin.
La vaccination s’apparente donc, dans une certaine mesure, à une opération chirurgicale; toute personne apte à décider par elle-même doit y consentir de manière libre et éclairée sauf lorsque cette personne en a le devoir en raison de son métier.
Même s’il n’existe aucun doute dans l’esprit du vaccinateur quant à l’innocuité de son vaccin, ce n’est pas à lui d’en juger; la décision appartient à la personne destinée à le recevoir.
Voilà pourquoi la vaccination obligatoire des enfants du primaire est inappropriée; c’est une décision qui incombe aux parents et non à l’État.
Les hésitations parentales
Au sein d’une population, le consentement des parents est proportionnel au taux de vaccination chez les adultes. Les parents opposés à la vaccination pour eux-mêmes s’y opposent aussi pour leurs enfants. C’est logique. Quant aux parents vaccinés, une partie d’entre eux hésitent au sujet de leurs enfants.
En France — où le taux de double-vaccination est actuellement de 69,6 % — les sondages révèlent que 62 % des parents d’enfants de 6 à 12 ans sont défavorables à leur vaccination; or ce pourcentage correspond au 30,4 % d’opposition parentale (pour eux-mêmes) auquel on ajouterait un parent sur deux parmi ceux déjà vaccinés.
Au Québec, où la vaccination a été très bien accueillie, la vaccination volontaire des enfants ne suscite pas de controverse.
Mais beaucoup de parents hésitent.
Les causes de l’hésitation
À leur face même, les arguments invoqués pour les convaincre ne sont pas de nature à susciter leur adhésion enthousiaste.
• Le danger pour les grands-parents
En prévision des rassemblements familiaux à l’occasion du temps des Fêtes, on dit aux parents qu’il serait dommage que les grands-parents soient contaminés par leurs petits-enfants.
Mais on se rappelle l’époque où les épidémiologistes nous disaient que les enfants atteints étaient beaucoup moins contagieux que les adultes. C’était à l’époque où les écoles étaient fermées et du coup, où les enfants avaient beaucoup moins d’occasions de transmettre la pandémie.
Depuis, on sait que cela n’est pas vrai; les enfants peuvent transmettre assez facilement le Covid-19. Essayez seulement de dire à un enfant de quatre ans de tousser dans son coude…
D’autre part, depuis le 18 juillet dernier, les personnes de 60 ans ou plus comptent pour 9,5 % des cas alors qu’ils forment 25,4 % de la population.
Nos médias nous répètent que la pandémie est actuellement une menace sérieuse pour les non-vaccinés; ceux-ci constituent l’immense majorité des personnes admises aux soins intensifs de nos hôpitaux.
Ce que le grand public comprend par cela, c’est que grâce à la vaccination, il n’y a presque plus de danger pour les vieillards.
Même si on lui révélait que la presque totalité des 280 Québécois morts du Covid-19 depuis le 1er septembre dernier étaient des vieux, étant donné que cette pandémie a déjà tué 11 579 Québécois, 280 morts, c’est presque une bonne nouvelle…
À Noël, les vieillards du Québec seront au maximum de l’immunité conférée par la 3e dose de vaccin qu’on leur administre ces jours-ci.
En définitive, la question qu’on doit se poser est la suivante; l’argument du danger pour les grands-parents, est-ce que cela incitera les grands-parents à annuler leur participation aux réjouissances des Fêtes ou incitera les parents à faire vacciner leurs enfants ?
• La protection des petits écoliers
Autre argument en faveur de la vaccination : on dit que la vaccination des enfants de 5 à 11 ans les protègerait des dangers de la pandémie. Mais de quoi parle-t-on ?
Cela fait des mois qu’on justifie la faiblesse des mesures sanitaires à l’école primaire en laissant sous-entendre que de toute manière, cela n’a pas d’importance puisque leur contagion est anodine.
Le Covid-19 chez les enfants
Depuis le 18 octobre 2021, le nombre cumulatif d’enfants officiellement atteints par le Covid-19 est passé de 8 146 à 14 587, soit une augmentation de 79 % en six semaines. Essentiellement, il s’agit d’écoliers du primaire.
Le Covid-19 chez les jeunes Québécois de 0 à 9 ans depuis six semaines
18 oct.
01 nov.
15 nov.
29 nov.
Nombre de cas
8 146 cas
9 584 cas
11 677 cas
14 587 cas
Pourcentage
18,6 %
19,1 %
19,9 %
20,9 %
par 100 000 filles
906 cas
1 063 cas
1 292 cas
1 614 cas
par 100 000 garçons
920 cas
1 086 cas
1 325 cas
1 656 cas
En comparaison avec l’ensemble de la population québécoise, les enfants comptaient pour 18,6 % du nombre cumulatif des cas au Québec. Ce pourcentage est passé à 20,9 % depuis.
Par cent-mille personnes, le nombre de fillettes atteintes est passé de 906 à 1 614. Chez les garçons, c’est passé de 920 à 1 656.
Toutefois, ces données sont des sous-estimations.
Pour ce qui est des enfants d’âge préscolaire, les délais s’allongent pour la prise de rendez-vous à des fins de dépistage.
Aux États-Unis, n’importe quel parent peut aller à la pharmacie acheter un test rapide en vente libre possédant un taux d’efficacité de 94 %, soit à peine moins qu’un test de laboratoire.
Pourquoi n’est-ce pas le cas au Québec ? Officiellement, parce que la Santé publique veut pouvoir comptabiliser les cas. Dans les faits, sa lourdeur administrative ne fait que dissuader les parents à faire tester leurs enfants. Ce qui contribue à améliorer les statistiques officielles.
Pour ce qui est des enfants du primaire, les écoles manquent de tests, manquent de préposés pour tester, et manquent même de formules de consentement parental.
La Santé publique a eu des mois pour se préparer à la rentrée scolaire mais a manqué de temps. On nous assure que tout sera parfait dès que la pandémie sera terminée…
Ceci étant dit, doit-on s’inquiéter de cette contamination ?
Depuis le début de la pandémie, 259 enfants de 0 à 9 ans ont été hospitalisés au Québec en lien avec le virus, dont 44 aux soins intensifs. Mais aucun n’en est mort.
Puisqu’on sait que le syndrome postcovid affecte une bonne partie de ceux qui attrapent gravement l’infection, il est raisonnable de présumer que ces 44 jeunes traineront des séquelles de cette pandémie une bonne partie, sinon toute leur vie.
Conclusion
Le nombre exact d’enfants atteints par le Covid-19 n’est pas connu en raison des lacunes du dépistage au Québec.
Les données officielles prouvent qu’un nombre croissant d’enfants attrapent la pandémie à l’école primaire.
Même s’ils n’en meurent pas, il est inexact de croire que le Covid-19 est inoffensif puisque 44 enfants de 0 à 9 ans se sont retrouvés aux soins intensifs de nos hôpitaux jusqu’ici.
Les parents qui hésitent à faire vacciner leurs enfants ont l’impression qu’on leur demande de ‘sacrifier’ leur enfant à la vaccination parce que cela faciliterait la tâche de ceux qui sont responsables de la lutte sanitaire.
Avant de penser à rendre la vaccination obligatoire pour les enfants — ce qui ne semble pas être dans les intentions ni du gouvernement ni de nos autorités sanitaires — il serait plus opportun de chercher à convaincre les parents que les vaccins sont relativement sécuritaires pour tous ceux en âge de les recevoir, y compris les enfants de cinq ans ou plus.
Et qu’ils peuvent les protéger contre les dangers rares (mais probablement persistants) de cette infection.
Publié le 28 novembre 2021 | Temps de lecture : 7 minutes
Qu’est-ce qu’un variant ?
Au moment d’éclater et de libérer son contenu, une cellule infectée par le Covid-19 contient environ cent-mille copies du virus. Au maximum de sa maladie, l’humain infecté produit entre un et cent-milliards de particules virales.
Le mécanisme de réplication des virus est très grossier. En d’autres mots, il est fréquent que des erreurs se produisent au cours de la multiplication du virus, donnant naissance à une copie différente de l’original. Cette copie différente est un mutant.
L’immense majorité de ces mutants ne sont pas viables. Et parmi le petit nombre d’entre eux qui peuvent se reproduire, l’immense majorité ne sont pas plus dangereux que l’original.
Mais il arrive, rarement, qu’un mutant soit plus contagieux ou plus virulent. Ce mutant est alors appelé variant.
Le nom des variants
Au début, on qualifiait les variants selon leur lieu d’origine. Ou plus exactement, selon le lieu de leur découverte; par exemple, le variant était qualifié de brésilien, britannique, indien ou sud-africain.
Depuis, on lui attribue plutôt un numéro. En plus, on lui donne le nom d’une lettre grecque.
Ainsi, il y a eu le variant Alpha (le B.1.1.7), le Bêta (le B.1.351), le Gamma (P.1), le Delta (le B.1.617.2), etc. On en est rendu à la 15e lettre grecque, soit l’Omicron (le B.1.1.529).
C’est le deuxième découvert en Afrique du Sud.
Que se passe-t-il en Afrique du Sud ?
Chaque personne infectée est un incubateur à mutants. Et les pays où le Covid-19 se propage sont des pouponnières à variants.
Parmi les 37 pays au monde qui, actuellement, ont un taux de double-vaccination inférieure à dix pour cent, 32 sont d’Afrique sud-saharienne.
Or avant même le début de cette pandémie, l’Afrique du Sud était le deuxième meilleur endroit au monde quant au séquençage génétique. Voilà pourquoi c’est dans ce pays qu’on a déjà découvert deux variants, dont le dernier est l’Omicron.
D’où vient-il ? On l’ignore. Mais tel un canari dans la mine, l’Afrique du Sud décèle, avant les autres, les variants qui circulent en Afrique australe.
L’échantillon le plus ancien a été trouvé le 9 ou le 11 novembre au Botswana, le pays situé immédiatement au nord de l’Afrique du Sud.
Ses caractéristiques
On en sait peu de choses.
Seulement quant à la composition des spicules à sa surface (jouant le rôle de ‘ventouses’), il possède plus d’une trentaine de mutations en comparaison avec le Covid-19 originel.
Et ce, sans tenir compte des mutations survenues ailleurs dans l’anatomie du virus.
Évolutivement, ce n’est pas le simple mutant d’un variant déjà connu.
Il correspond à un ‘saut mutationnel’. Pour avoir autant de mutations, les savants présument qu’il est né chez une personne immunocompromise, c’est-à-dire chez une personne au sein de laquelle le Covid-19 se réplique depuis longtemps et accumule mutation par-dessus mutation.
Sa contagiosité
Depuis sa découverte au Botswana, on assiste à une résurgence de la pandémie dans la province de Gauteng, en Afrique du Sud.
Dans ce pays, le nombre de cas causés par l’Omicron est passé de 273 le 16 novembre à 1 200 six jours plus tard (selon The Guardian) ou à plus de 2 500 (selon Radio-Canada). De ce nombre, 80 % proviennent de la province en question, où il est déjà devenu le mutant dominant en seulement trois semaines.
Il y a deux jours, sur un avion en provenance d’Afrique du Sud qui a atterri aux Pays-Bas, 61 des 592 passagers étaient positifs au Covid-19. Depuis, tous les passagers descendus de l’avion ont été mis en quarantaine.
Mais puisque les Pays-Bas ne sont pas aussi bien équipés que l’Afrique du Sud en matière de séquençage génétique, on ne possède pas la certitude que tous ces gens sont atteints du nouveau variant.
Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une fois de plus, les mesures de précautions destinées à prévenir l’embarquement de passagers atteints par le Covid-19 sur un avion ne sont pas respectées par les compagnies aériennes ou que ces mesures sont inefficaces.
Puisqu’un vol entre Johannesburg et Amsterdam dure 11h30, on peut difficilement imaginer qu’aucune personne n’était atteinte au départ, mais que dix pour cent des passagers l’étaient à l’arrivée.
Voilà pourquoi une dizaine de pays (dont le Canada) ont décidé de ne pas se fier aux compagnies aériennes et de fermer carrément leurs frontières aux avions transportant des passagers en provenance d’Afrique australe.
Déjà l’Omicron a été décelé en Allemagne, en Belgique (chez un passager à l’issue d’un voyage en Égypte et en Turquie), en Grande-Bretagne (chez un passager en provenance d’Afrique australe), à Hong Kong, en Italie (chez un passager en provenance du Mozambique) et en Israël. Il est suspecté chez des voyageurs arrivés au Danemark et en République tchèque.
La lutte à l’Omicron
Contre le variant Delta — qui possède la moitié moins de mutations à ses ‘ventouses’ — les vaccins actuels sont encore très efficaces à prévenir les cas graves, mais préviennent beaucoup moins l’apparition des cas légers (dont ils abrègent néanmoins considérablement la durée).
Il est donc possible que l’efficacité des vaccins actuels contre le variant Omicron soit moindre que contre le variant Delta. On ne le sait pas.
Par exemple, on ne connait pas le statut vaccinal des 61 passagers atteints sur le vol de KLM, ni sur le pourcentage des autres qui ont été contaminés sur l’avion. Mais le suivi des passagers mis en quarantaine devrait nous l’apprendre dans les jours qui viennent.
Dans tous les cas, la technologie qui a servi à mettre au point les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna est très souple. La compagnie allemande BioNTech (partenaire de Pfizer) a fait savoir qu’elle n’a besoin que de cent jours pour créer et commencer la commercialisation d’un vaccin taillé sur mesure contre l’Omicron.
La compagnie affirme également qu’elle saura dans deux semaines si son vaccin est efficace in vitro (c’est-à-dire à partir d’études en éprouvette) contre le nouveau variant.
Quant au médicament oral développé par Merck contre le Covid-19, il ne vise pas spécifiquement le Covid-19 ‘classique’. Il n’est même pas sélectif contre le Covid-19. Il sera donc tout probablement efficace pour retarder l’infection au variant Omicron. Comme il le fait déjà pour le Delta.
Paru depuis : Two-thirds of passengers on first flight to Covid-free Kiribati diagnosed with virus (2022-01-21) Postscriptum du 29 novembre 2021 : Parmi les 61 passagers atteints sur le vol pour Amsterdam, on ignore le nombre de ceux dont le prélèvement a été soumis à du séquençage génétique. On sait que treize d’entre eux ont été contaminés par le variant Omicron.
Placée en quarantaine depuis vendredi, une de ces personnes s’est échappée de son hôtel et a été arrêtée dimanche soir alors qu’elle était assise à bord d’un avion qui s’apprêtait à décoller pour l’Espagne.
D’où la question : que valent les mesures sécuritaires mises en place par les compagnies aériennes dans le but d’éviter de propager la pandémie aux quatre coins du globe ?
Publié le 27 novembre 2021 | Temps de lecture : 19 minutes
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Introduction
Capitale du Saint-Empire romain germanique de 1347 à 1437, puis de 1583 à 1611, Prague fut le lieu de résidence d’une noblesse qui a multiplié les commandes auprès des meilleurs artistes d’Europe.
Les gouts changeant des propriétaires successifs de certains palais ont fait en sorte que des édifices, originellement médiévaux, se sont ornés de sgraffites à la Renaissance.
Dans bien des cas, ceux-ci disparurent à leur tour sous des moulages de stuc baroques quand cette mode balaya Prague aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Si bien que de nos jours, la Vieille Ville est un raccourci de tous les styles ornementaux qu’a connu l’Europe depuis un millénaire.
La Voie processionnelle du couronnement
Le trajet le plus impressionnant de Prague est sans doute celui qu’empruntaient les rois de Bohème à leur couronnement.
Elle traversait la Vieille Ville en débutant à un palais médiéval (aujourd’hui remplacé par la Maison municipale), où les marchands et les artisans rendaient hommage au souverain.
Puis la procession empruntait la rue Celetná et traversait la place de la Vieille Ville (où les dirigeants municipaux remettaient symboliquement les clés de la ville au nouveau monarque).
Après la Petite place, on défilait le long de la rue Karlova jusqu’à la place des Croisés. Quittant la Vieille Ville, la procession empruntait ensuite le pont Charles pour monter jusqu’au château de Prague.
Ce segment de la Voie processionnelle fait moins d’un kilomètre. C’est le long de ce trajet qu’on trouve quelques-unes des plus extraordinaires attractions touristiques de la ville.
Ce premier diaporama consacré au quartier de la Vieille Ville emprunte principalement cette voie processionnelle — mais en sens inverse — du pont Charles à la Maison municipale.
Au passage, nous jetterons un coup d’œil à quelques rues transversales rencontrées en cours de route.
En regardant ce diaporama, vous noterez la profusion de sculptures à de nombreux endroits.
De manière générale, Prague est la ville au monde où on trouve le plus grand nombre de sculptures. On en voit partout, que ce soit des saintes en pâmoison dont les vêtements virevoltent au vent, des angelots joufflus et fessus, des nus Art déco, etc.
Place des Croisés
Le diaporama débute à 0:05 au musée Bedřich Smetana. Ce compositeur fut le premier à utiliser des éléments spécifiquement tchèques dans sa musique. Le musée a été aménagé dans un bâtiment construit en 1883 pour le service des eaux de la ville.
Une terrasse (à 0:07) relie ce musée au pont Charles.
Notre visite de la place des Croisés débute à la tour de la Vieille Ville (à 0:09). Cette tour fut construite en 1357 par Petr Parléř. Pour accéder au pont Charles, on doit la traverser puisqu’elle se dresse sur la première pile du pont.
À la droite de cette tour (sur la photo), on voit le monument à l’empereur Charles IV, inauguré en 1848. Cet empereur — qui donne son nom au pont — fit de Prague la capitale du Saint-Empire romain germanique.
Derrière ce monument se trouve l’église Saint-François-Séraphin (de 0:11 à 0:25). Elle fut construite de 1679 à 1689 sur les plans de l’architecte français Jean-Baptiste Mathey.
Originellement, elle faisait partie du couvent des Croisés (d’où les croix de Malte de chaque côté de son parvis à 0:13).
Sa façade (à 0:17) est ornée de sculptures de Matěj-Václav Jäckel tandis que le ciel de sa coupole (à 0:21) est décoré du Jugement dernier (1722) de Václav-Vavřinec Reiner.
Si la popularité de Mozart varia ailleurs, elle fut constante à Prague. Celui-ci ne résista pas à la tentation de venir jouer sur l’orgue de cette église, le deuxième plus ancien de Prague. D’autant plus que les petites dimensions de l’église mettent en valeur cet instrument.
De 0:27 à 0:43, voici le Klementinum. Ce collège jésuite fut construit de 1653 à 1726 sur les ruines d’une chapelle franciscaine dédiée à saint Clément (d’où son nom), détruite par des ‘hérétiques’ pragois.
Ses agrandissements successifs en firent la deuxième plus importante construction de Prague, après le château.
Depuis 1924, l’édifice abrite la Bibliothèque nationale, riche de quatre-millions et demi d’ouvrages, dont trois-mille incunables.
Surmontée d’un Atlas, sa tour astronomique, haute de 68 mètres, abrite une collection d’instruments astronomiques (de 0:34 à 0:37).
De 0:44 à 0:50, l’église du Saint-Sauveur (1638-1659) correspond à l’ancienne église du Klementinum. Sa façade est ornée de quinze statues de Jan-Jiři Bendl. Son maitre-autel est surmonté de la toile La Transfiguration du Christ de Jan-Jiři Hering.
Jakub-Jan Ryba, compositeur de la charmante Messe tchèque de Noël y fut organiste dans les années 1780.
Le long de Karlova
De 0:52 à 1:10, nous entreprenons une marche le long de la rue Karlova. À 0:54, nous sommes devant la Maison au Puits d’or, construite au XVIe siècle. À 0:58, nous avons un aperçu de la rue Seminářská. À 1:00, le Théâtre des marionnettes de Prague présente des opéras de Mozart aux tout-petits… et leurs parents mélomanes. À 1:06, c’est l’enseigne de la Maison au Tigre d’or. À 1:08, nous voyons la statue de la princesse Libuše qui, selon la légende, fonda Prague au VIIIe siècle. À 1:10, il s’agit du Golem, personnage de mythologie juive, qu’on peut voir dans le passage du Karlova 25.
La place Mariánské
À la encontre de la rue Husova, nous tournons à gauche pour aller à la place Mariánské, située tout près.
De 1:12 à 1:19, il s’agit de la mairie de Prague, construite en 1912 (à distinguer de la Maison municipale, que nous verrons plus loin). Les sculptures Art déco de son balcon sont de Stanislav Sucharda.
De 1:22 à 1:24, c’est la bibliothèque municipale et à 1:26, l’entrée du Klementinum qui donne sur cette place.
De retour vers Karlova
Mais revenons sur la rue Husova pour la visiter plus en détail. À 1:26, nous voyons le riche portail du palais Clam-Gallas, décoré d’atlantes sculptés par Matyáš Braun et construit vers 1714.
Ce palais fut construit de 1713 à 1730 par Johann-Bernhard Fisher von Erlach pour le maréchal suprême de Bohème, Jan Gallas de Campo. Des concerts se tiennent dans son théâtre privé (où Beethoven interpréta plusieurs de ses compositions).
Avant que chaque maison de Prague soit dotée d’un numéro d’immeuble, elle portait un surnom. Ici, au Jalovcová 1 (à 1:34), voici l’enseigne de la Maison aux Trois roses d’argent.
La Petite Place
Puis, de 1:36 à 1:51, nous atteignons la Petite Place. De forme triangulaire, cette place est dominée par l’hôtel Rott (à 1:42), dont la façade a été décorée en 1890 par Mikuláš Aleš.
À noter, à gauche de l’élégante façade de la bijouterie À la Couronne dorée (à 1:44), il s’agit de la billetterie Bohemia Ticket, vendeur exclusif de billets pour certains spectacles donnés à Prague.
Au sortir de la Petite Place, on trouve le restaurant U Prince (de 1:54 à 2:02). Sur son toit, ce restaurant possède une terrasse qui offre un des meilleurs points de vue sur la place de la Vieille Ville.
À partir de 2:04, nous visitons donc cette place.
La place de la Vieille Ville
À 2:05, voici la Maison À la Minute, construite de 1564 à 1610, et dont la façade est ornée de sgraffites.
À 2:09, la place est dominée par l’hôtel de ville de la Vieille Ville (à gauche), auquel répond au loin la menaçante église Notre-Dame-de-Týn, dont les sombres clochers pointus déchirent le ciel.
Construit en 1338, l’hôtel de ville s’agrandit au fil des siècles aux dépens des maisons adjacentes. Si bien que toutes les maisons de la tour de l’Horloge à la Maison À la Minute inclusivement en font maintenant partie.
À 2:15, cette fenêtre porte l’inscription ‘Prague, capitale du royaume’.
De 2:17 à 2:27, l’horloge astronomique qui décore son beffroi date de 1410-1490. Toutefois, son mécanisme actuel (réparé plusieurs fois) est essentiellement celui que Jan Táborský mit au point entre 1552 et 1572.
Dans la salle de réception, une grande toile représente un moment marquant de l’histoire pragoise. Celle-ci est intitulée ‘Le Procès de Jan Huss’ par Václav Brožík (1883).
En 1415, le prédicateur tchèque Jan Huss (un précurseur du protestantisme) fut convoqué au concile de Constance par l’antipape Jean XXIII. C’était à l’époque où la chrétienté était dirigée simultanément par trois ‘papes’.
Condamné par un tribunal convoqué à cette fin, le prédicateur périra sur le bucher.
Pour les Tchèques, Jan Huss fait figure de héros national, représentant leur conflit contre l’oppression catholique, impériale et germanique.
Du beffroi de l’hôtel de ville (à 2:42), on a un excellent point de vue général sur la Vieille Ville.
Ceux qui immobiliseront le diaporama à 2:44 verront une récapitulation de ce qu’on a vu jusqu’ici.
Au premier plan, à droite, la mairie de Prague. Toujours au premier plan, mais à gauche, la Petite Place. Au centre de l’image, la tour astronomique du Klementinum (de couleur crème). Celle-ci cache la coupole de l’église Saint-François-Séraphin. À leur gauche, plus loin, la tour noire de la Vieille Ville (sur la Place des Croisés).
Toujours du beffroi, on peut voir (à 2:48) l’embouchure de la rue Melantrichova au coin de laquelle se trouve le grand magasin Erpet, spécialisé dans la vente de cristal de Bohème.
Sur la rue Melantrichova, nous nous arrêtons au No 20, à l’enseigne de la Maison à la Théière dorée, dont la théière a été dorée depuis notre passage (à 2:55). Puis, au No 18, l’enseigne de la Maison à la Théière d’argent (à 2:57). De 2:59 à 3:02, nous entrevoyons le Vegetarianska Restaurace (au No 15). Et finalement au No 11, où on trouve la Maison aux Cinq couronnes (à 3:04).
À 3:05, nous faisons face à un des plus anciens portails de la ville, soit celui sculpté en 1590 pour la Maison aux Deux Ours d’or, située au Kožná 1.
À 3:07, nous voyons les cariatides au 2e étage du Kožná 4 et la frise des enfants musiciens qui décore le bas du 3e étage.
À 3:09, nous voici de retour sur la place de la Vieille Ville.
À 3:11, c’est le sud-est de cette place, dominé par (de 3:13 à 3:23) par la Maison Štorch, dont la façade a été décorée au XIXe siècle par Miluláš Aleš dans le style néorenaissance. Au centre est représenté saint Vanceslas à cheval.
Cette bâtisse porte également le surnom de Maison à la Vierge de pierre en raison de cette petite sculpture d’une Vierge à l’Enfant située au-dessus de la porte d’entrée de droite (à 3:23).
Du côté oriental de la place se dresse l’église Notre-Dame-de-Týn (de 3:25 à 3:35). On y accède en traversant une des deux maisons devant elle (celle de gauche).
Sa construction débuta en 1368. Le haut de la façade est décoré d’une Vierge à l’Enfant en or massif. Au-dessus du portail nord, le fronton
représente la Passion du Christ, sculpté en 1390 (à 3:29).
On emprunte rue Týnská à droite d’un palais médiéval carré — en pierre de taille et au toit pointu — surnommé Maison à la Cloche de pierre, construit au début du XIVe siècle (à 3:37).
En empruntant cette rue à 3:39, nous accédons à la cour des Marchands (de 3:42 à 3:46). On y voit la Maison des Granovsý, construite à la Renaissance, dont le deuxième étage est ornée de sgraffites qui représentent des scènes bibliques (à 3:42).
On aboutit ensuite à la rue Malá Štupartská où se trouve l’église Saint-Jacques-le-Majeur, consacrée en 1702.
Les fenêtres de sa façade sont habillées de riches sculptures d’Ottavio Mosto, dont cette apothéose de saint François d’Assise autour de celle de droite (à 3:51).
Cette église se caractérise également par sa vingtaine d’autels latéraux où abondent les sculptures en bois doré ou peint et les toiles de maitres tchèques (de 3:53 à 4:03).
De retour sur la place de la Vieille Ville, le palais Kinský complète le côté oriental de cette place (de 4:04 à 4:11).
Construit en 1755-1756 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer pour Jan Arnošt Golz, ce palais rococo fut vendu en 1768 au comte Kinský après le décès de son premier propriétaire.
De 1893 à 1901, l’écrivain Franz Kafka fut élève du lycée allemand aménagé à son 2e étage. De 1912 jusqu’à sa mort en 1931, son père, Hermann Kafka, y teint une mercerie au rez-de-chaussée.
De nos jours, l’édifice est une annexe de la Galerie nationale.
À 4:13, voici le monument à Jan Huss, créé en 1915 par le sculpteur Ladislav Šaloun pour commémorer le 500e anniversaire de la mort du prédicateur.
De 4:15 à 4:25, voici la partie orientale du côté nord de la place de la Vieille Ville.
De 4:19 à 4:23, il s’agit du siège du ministère du Développement régional. À l’origine, c’était le siège de la Compagnie d’assurance municipale, construit entre 1899 et 1901 par l’architecte Osvald Polivkí.
Au dernier étage, on peut voir les sculptures L’Extinction du feu et Le Signal d’alarme de Bohuslav Schnirch. Entre les deux, une mosaïque représente la princesse Libuše assise devant un panorama de Prague (due à František Urban).
Notre visite de la place de la Vieille Ville se termine par l’église Saint-Nicolas. On doit distinguer celle-ci d’une autre église Saint-Nicolas située dans le quartier du Petit Côté (que nous visiterons dans un autre diaporama).
L’église Saint-Nicolas de la Vieille Ville fut achevée en 1735 sur les plans de Kilián-Ignác Dientzenhofer. Depuis 1921, cette église appartient à l’Église hussite du pays.
Lorsqu’on la regarde à vol d’oiseau, on remarque que sa façade n’est pas placée au début de la nef, mais sur le côté droit de l’église. Pour terminer, précisons que les statues de sa façade (à 4:29) sont de Antonín Braun et que La Légende de saint Nicolas qui décore sa coupole (à 4:33) a été peinte par Kosmas-Damian Asam.
La rue Celetná
La rue Celetná relie la Place de la Vieille Ville à la Tour poudrière. L’adjectif Celetná veut simplement dire entier. Mais c’était aussi le nom d’un pain tressé très populaire qu’on vendait sur cette rue.
Nous y rencontrons successivement :
• au No 4, deux statues de la Maison des Trois épées (à 4:39),
• au No 6, l’enseigne de la Maison au Lion blanc (à 4:41).
• au No 8, le portail de la Maison au Soleil noir (à 4:43),
• au No 10, la Maison au Paon blanc (de 4:45 à 4:47),
• au No 12, le portail du Palais Hrzánsky (à 4:48),
• au No 13, portail aux armoiries de Kryštof Cavriani, propriétaire des lieux avant leur vente au comte Caretto-Millesimo (dont le palais porte le nom) (à 4:50),
• au No 17, l’enseigne (représentant saint Jean Népomucène), le portail de la Maison Menhart et l’enseigne de la taverne de l’Araignée (de 4:52 à 4:56),
• au No 20, le portail du Palais Buquoyský (à 4:58),
• au No 22, le portail et l’enseigne du restaurant À la Soupe (de 5:00 à 5:02),
• au No 23, le portail de la maison de la famille Salomon (à 5:04), surmonté d’une Vierge à l’Enfant de Matyáš-Bernard Braun (à 5:06),
• au No 29, sculpture de la Maison à l’Ange d’or, construite en 1788, où Mozart a séjourné à l’époque où il y avait là une auberge (à 5:08),
• au No 32, la Maison au Lion d’or (de 5:10 à 5:14),
• au No 34, la Maison à la Vierge noire qui abrite le musée du Cubisme (à 5:16),
• au No 36, le portail du palais Pachtův (à 5:18).
La visite de la rue Celetná se termine par la tour Poudrière (de 5:19 à 5:28).
Construite en 1876, la tour Poudrière actuelle s’inspire de la tour de la Vieille Ville (vue à 0:09). L’une et l’autre font symétrie aux extrémités de la partie de la Voie processionnelle du couronnement parcourue dans la Vieille Ville.
Cette tour-ci remplace celle qui fut construite par Matěj Rejsek au XVe siècle, mais qui fut détruite en 1757 par l’armée prussienne lors de la guerre de Sept ans (c’est la guerre à l’issue de laquelle la Nouvelle-France devient possession britannique).
La Maison municipale
La Maison municipale de Prague est un manifeste artistique.
C’est seulement lors du démantèlement de l’Empire austro-hongrois, à l’issue de la Première Guerre mondiale, que le peuple tchèque se libéra de la domination germanique.
Mais depuis des siècles, les Tchèques nourrissaient une volonté autonomiste.
Au début du XXe siècle, les autorités pragoises décidèrent de détruire les ruines de l’ancien palais du roi de Bohème (abandonné depuis le XVe siècle) pour y édifier un centre culturel qui serait l’apothéose du talent artistique tchèque.
Mais alors que le graphiste et peintre Alfons Mucha — à l’époque, l’artiste tchèque le plus populaire à travers le monde — se voyait déjà directeur artistique du nouvel édifice, une cabale s’organisa contre lui sous le prétexte que sa brillante carrière parisienne l’avait rendu ‘trop’ français.
Il aurait été complètement exclu du projet sans l’obstination du bourgmestre de l’époque à en faire le responsable de la décoration de son bureau.
En dépit de ces intrigues, la Maison municipale est une brillante réussite.
Elle fut construite de 1905 à 1911 sur les plans des architectes Antonín Balšánek et Osvald Polívka.
Au dernier étage de son aile droite (à 5:33), on peut voir quatre sculptures allégoriques d’Antonín Štrunc; la Littérature, l’Architecture, la Sculpture et la Peinture.
La mosaïque au haut de la façade (à 5:35) s’intitule L’Apothéose de Prague (de Karel Špillar). De part et d’autre, on y voit les sculptures L’Humiliation de la Nation (à gauche) et La Résurrection de la Nation de Ladislav Šaloun.
On accède au balcon métallique (décoré de vitraux) par le Bureau du bourgmestre. La nuit, il est éclairé par deux gros lampadaires soutenus chacun par un atlante (de dos à 5:37).
Le hall d’entrée elliptique donne accès non seulement au reste de l’édifice (à 5:43), mais également au café Kavárna (à gauche, de 5:47 à 5:49) et au Restaurant français (à droite, à 5:45).
De 5:55 à 6:03, il s’agit de la salle Smetana, d’une capacité de 1 500 places, située au 1er étage.
À gauche de la scène (à 5:57), on voit la loge présidentielle et un groupe sculpté illustrant Les Danses slaves de Dvořák.
À droite de la scène (à 5:59), près de la loge du bourgmestre, le sculpteur Ladislav Šaloun a plutôt choisi de représenter Vyšehrad (le nom du premier mouvement de Má Vlast de Smetana).
De chaque côté (à 6:01), les murales sont de Karel Špillar.
Puis nous entrevoyons successivement ,
• la confiserie (à 6:05),
• plafond du Parloir oriental (à 6:07),
• la salle Julius Grégr (de 6:09 à 6:17) est décorée de trois toiles de František Ženišek intitulées respectivement Chanson d’amour (à 6:11), Chanson de guerre (à 6:13), et Chanson funéraire (à 6:15). Dans un style complètement différent — et qui jure avec le reste — František Ženišek a peint trois œuvres au plafond, dont la plus grande s’intitule Poésie (à 6:17),
• la salle Riegr, meublée de moelleux sièges et banquettes bleus (à 6:19), est décorée d’un diptyque (de 6:23 à 6:25) de Max Švabinský intitulé Printemps tchèque où on peut voir les représentants du renouveau culturel tchèque; les auteurs Svatopluk Čech, Jan Neruda, Jaroslav Vrchlický, Božena Němcová et Julius Zezer, puis le sculpteur Joseph-Václav Myslbek, les peintres Mikoláš Aleš et Joseph Mánes, de même que les compositeurs Bedřich Smetana et Antonin Dvořák,
• un aperçu de la salle Sladovský de 6:28 à 6:30,
• de 6:32 à 6:34, il s’agit de la salle Palacký, décorée de deux peintures de Jan Preisler inspirées des peintres nabis.
À 6:36, nous voici devant la porte d’entrée, puis (à 6:38) devant la même porte vue de l’intérieur du Bureau du bourgmestre, où tout a été conçu par Alfons Mucha.
Au-dessus de cette porte, on voit Force pour la liberté et l’amour de l’hamonie ! et, de part et d’autre, deux des pendentifs qui sont des allégories des vertus civiques. Ici, La Fidélité – Jan-Amos Comenius et Le Pouvoir créatif – Jan de Pernštejn (à 6:40).
Puis nous y voyons, entre autres :
• l’œuvre Humilié et confus, tu renaitras, mon pays ! (à 6:42),
• le pendentif La Vigilance – Le clan des Chods (à 6:44),
• le pendentif La Détermination – Jan Roháč de Dubá (à 6:46),
• et La Concorde slave qui décore le plafond (à 6:48).
La visite guidée de la Maison municipale se termine par une pause à l’American Bar (de 6:58 à 7:02).
À l’époque, la république états-unienne exerçait une forte influence sur les intellectuels tchèques qui rêvaient à se libérer de l’empire austro-hongrois.
En raison de cette influence, le journaliste et philanthrope Vojtěch Náprstek mis sur pied une association féministe appelée Americký klub dám (ou Club américain des femmes de Bohème). L’American Bar fut un des premiers lieux publics à Prague où les femmes étaient admises sans être accompagnées d’un homme.
Le lustre de ce bar (à 7:02) est une création de la firme František Křižík, complété au centre par le dessein d’un héron par Mikoláš Aleš.
À 7:04, il s’agit de l’entrée arrière de la Maison municipale. Les statues sont de František Uprka et de Josef Mařatka.
Puis nous apercevons :
• le théâtre Hibernia (à 7:06),
• la Banque Nationale tchèque (à 7:08),
• l’hôtel Pariz (de 7:12 à 7:14).
Le tout se termine par des vues nocturnes de la Vieille Ville.
Détails techniques : Ce diaporama est composé de 212 photos prises à l’aide un appareil Canon Powershot G6.
Publié le 22 novembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
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Ouvert aux danseurs de tout âge et de tout style, ‘Révolution’ est un concours de danse télévisée.
Vu pour la première fois en 2018-2019, ce concept né au Québec a depuis été exporté dans quelques pays, dont la Chine (sous le nom occidentalisé de Dance Smash, ci-dessous).
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Chez nous, il en est donc à sa troisième année.
Sa particularité est que les danseurs (en nombre d’un à dix) s’exécutent sur une scène circulaire de onze mètres de diamètre entourée de 128 caméras Sony RXO 4K UHD. Ces dernières sont destinées à capter à 360° l’instant le plus spectaculaire de leur performance.
Ce sont les artistes qui choisissent au préalable le moment destiné à être capté et qui, généralement, est le ‘clou’ de leur numéro de danse.
Le jury se compose de quatre experts provenant de différentes disciplines : Lydia Bouchard (classique), le duo Les Twins (hip-hop) et Jean-Marc Généreux (danse sociale professionnelle).
L’évaluation des juges est basée à moitié sur la performance des exécutants tandis que l’autre moitié porte sur le ‘moment révolution’.
Composé de 11 épisodes de 90 minutes, ce télé-crochet est proposé le dimanche soir aux heures de grande écoute sur TVA.
Le gagnant (solo ou groupe) empoche une récompense de 100 000 $ alors que les meilleurs talents partent ensuite en tournée à travers le Québec.
On peut revoir quelques-uns des numéros en cliquant sur ceci.
Publié le 20 novembre 2021 | Temps de lecture : 8 minutes
Introduction
Depuis décembre 2000, le gouvernement américain publie mensuellement des statistiques au sujet des travailleurs qui quittent volontairement leur emploi.
Leur nombre atteignit un sommet d’environ 4 478 000 démissions en aout 2019.
À titre de comparaison, en 2018, ce nombre mensuel était en moyenne de 3,5 millions (soit 21,8 % de moins).
En raison de la stagnation du revenu des salariés aux États-Unis depuis plus deux décennies, la seule manière d’augmenter sa rémunération était de papillonner d’un emploi à l’autre, d’où le nombre élevé de départs volontaires.
De janvier à aout 2021, plus de trente-millions de travailleurs américains ont quitté volontairement leur emploi.
Au mois de septembre dernier, le nombre d’embauches et de pertes d’emplois aux États-Unis ont été respectivement de 6,5 et de 6,2 millions.
Les pertes d’emplois ont consisté en 4,4 millions de démissions, de 1,4 million de licenciements et de 0,4 million de suppressions d’emploi. Ce qui est comparable à la situation qui prévalait avant la pandémie.
Avec la différence qu’une partie des démissionnaires ne font pas que quitter leur emploi; ils quittent le marché du travail. Ce dont ne tiennent pas compte les statistiques officielles.
Si bien que tout ce qu’on voit, c’est le nombre croissant des emplois qui ne trouvent pas preneur.
Travailler sous la terreur
Au cours de l’administration de Donald Trump, les mesures de mitigation adoptées par les États américains ont varié selon l’idéologie de leurs dirigeants.
Quand des gouverneurs instauraient les mesures recommandées par les autorités sanitaires, le président Trump incitait ses partisans à la révolte. Toutes les autorités compétentes ont fait face à des menaces de mort si elles osaient recommander les mesures appropriées.
Le bilan de ce régime de terreur, c’est qu’en 2020, l’espérance de vie aux États-Unis a diminué d’un an, en moyenne, et de 2,7 ans dans le cas précis des Américains à la peau très pigmentée.
Lorsqu’on dit que plus d’un demi-million d’Américains sont morts du Covid-19, cela signifie que des millions de collègues ont continué de travailler alors qu’ils apprenaient leur hospitalisation, leur admission aux soins intensifs, puis leur décès. Et tous se sont demandé qui serait le suivant.
Lorsque des employeurs étaient hostiles au port du masque, cela voulait dire qu’ils interdisaient à leurs employés de le porter sous menace de congédiement.
Et quand leur employeur l’obligeait, le salarié devait affronter l’hostilité de clients qui y étaient violemment hostiles.
Une pénurie aigüe de travailleurs
Partout aux États-Unis, les employeurs peinent à remplacer ceux qui ont démissionné ou ont de la difficulté à se doter du personnel nécessaire après une fermeture de leur établissement (restaurant ou hôtel, par exemple) depuis plusieurs mois.
Certains politiciens ont soutenu que les allocations versées aux chômeurs par Washington étaient trop généreuses. Mais la fin de ces subsides n’y a rien changé.
Même la croissance des salaires semble inefficace à inciter les chômeurs à retourner sur le marché du travail.
Où est donc le problème ?
Une occasion d’introspection
Avant la pandémie, beaucoup de jeunes adultes menaient une vie de fou, partagés entre leurs vies familiale, professionnelle et sociale.
Or la pandémie a été une occasion d’introspection.
Un grand nombre de jeunes ont réalisé qu’entre d’une part l’emploi rêvé pour lequel ils ont consacré des années de formation, et d’autre part la réalité concrète de l’exercice de ce métier ou de cette profession, il y avait un gouffre.
La Grande démission est essentiellement féminine
Au cours de la pandémie, les travailleuses ont été deux fois plus nombreuses à quitter le marché du travail que leurs collègues masculins.
Et ce, parce que beaucoup de pertes d’emploi se sont produites dans l’industrie de l’hospitalité — c’est-à-dire dans la restauration et dans l’hôtellerie — où les femmes représentaient une part importante des travailleurs.
De plus, les difficiles conditions de travail dans le secteur de la santé ont poussé bien des travailleuses à l’épuisement professionnel.
Quant à celles qui œuvraient dans le secteur de l’éducation, la polarisation violente des parents au sujet du port du masque à l’école a grandement atténué leur zèle à enseigner. Si bien que bien des enseignantes ont pris leur retraite prématurément.
Les fermetures d’écoles atteintes par des éclosions de Covid-19 ont obligé un des parents (le plus souvent la mère) à s’absenter du travail pour s’occuper d’un ou de plusieurs enfants. Ces absences subites et répétées du travail ont souvent occasionné leur licenciement.
Dans les États où les gouverneurs interdisent le port du masque à l’école, certains parents préfèrent garder leur enfant à la maison. À l’inverse, certains des parents qui sont violemment opposés au port du masque feront de même là où il est obligatoire.
Dans ce pays où il n’existe pas de garderies publiques, les garderies privées sont hors de prix pour de nombreuses familles. De plus, un nombre record de ces garderies ont fermé leurs portes au cours de la pandémie.
Si bien que le tiers des mères consacrent maintenant plus de temps à leur famille. Soit parce qu’elles ont réduit leurs heures de travail ou parce qu’elles ont quitté le marché du travail.
Tout cela réduit le nombre de femmes disponibles alors que le taux de chômage était déjà très bas avant la pandémie.
Si bien que la participation des femmes au marché du travail est le plus faible depuis trente ans. Ceci est la principale cause de la pénurie de travailleurs américains.
Les solutions
La Grande démission représente une importante perte de productivité pour l’économie américaine. Puisqu’elle est principalement féminine, l’intention du président Biden d’instituer un réseau de garderies publiques est essentielle.
Si le Congrès américain refuse cela pour des raisons partisanes ou idéologiques, le déclin économique des États-Unis face à la Chine se poursuivra.
D’autre part, prolonger la vie ‘utile’ d’un travailleur, c’est aussi profitable pour un employeur que de prolonger la vie de sa machinerie. Conséquemment, un régime public d’assurance maladie contribue à la santé des travailleurs et prolonge leur contribution à l’économique du pays.
Une des choses qui m’ont frappé au cours de cette pandémie, c’est que dans ce pays centré sur l’automobile, même les pauvres avaient besoin d’une auto pour faire la file dans une banque alimentaire.
Pour rendre le marché du travail plus attrayant, il faudra que le travailleur moyen perde moins de temps à voyager de la maison au travail et vice versa.
Quand un travailleur prend quotidiennement trente minutes pour aller et revenir du travail, c’est une heure de sa vie qui est perdue chaque jour. Après cinquante ans de carrière, c’est deux années de sa vie perdues dans le transport automobile.
Ce qui nécessite une révolution urbanistique dans toutes les grandes villes américaines et des investissements majeurs dans le transport en commun (ce qui fait également partie du plan Build Back Better du président Biden).
Dans un autre ordre d’idée, on doit se rappeler que le quart de tous les prisonniers au monde sont incarcérés aux États-Unis. Plus de vingt-millions d’Américains possèdent un dossier criminel. Or ce sont des gens qui, après avoir purgé leur peine, sont stigmatisés dans leur recherche d’un emploi. Ils contribuent à la demande de biens et de service sans contribuer à leur offre, accentuant le déséquilibre entre les deux.
Pour augmenter le nombre de personnes sur le marché du travail, les élus américains doivent atténuer le caractère répressif du système judiciaire de leur pays.
De plus, la police américaine devra cesser le profilage racial qui a pour résultat que de nombreuses personnes à la peau pigmentée voient leur permis de conduire révoqué à la suite de nombreuses infractions anodines du code de la route. Or sans auto, pas de travail dans l’Amérique d’aujourd’hui. Ce qui réduit d’autant le nombre de travailleurs disponibles.
Publié le 19 novembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes
Introduction
On sait qu’une personne vaccinée peut attraper le Covid-19 en dépit de sa vaccination. Et ce, pour plusieurs raisons.
Premièrement parce que les vaccins ont été conçus contre le Covid-19 ‘classique’, aujourd’hui disparu. Deuxièmement, parce que même contre ce dernier, leur efficacité n’était pas de 100 %. Et troisièmement, parce la protection des vaccins s’atténue avec le temps.
On dit souvent que la pandémie actuelle est celle des non-vaccinés. En réalité, c’est inexact. La pandémie au variant Delta peut être comparée à un iceberg.
Sa partie émergée, c’est celle qu’on voit aux admissions hospitalières, aux soins intensifs et chez ceux qui décèdent du Covid-19; ce sont presque exclusivement des non-vaccinés.
Et il y a la partie submergée; c’est l’explosion du nombre de cas de vaccinés qui attrapent le Covid-19 brièvement et de manière anodine.
Dans le cas particulier des vieillards, l’infection en dépit de la vaccination est sujette à plus d’inquiétude.
La question qu’on peut se poser est la suivante : même anodine, cette réinfection chez les vieillards laisse-t-elle des séquelles ?
C’est à répondre à cette question que se sont employés trois chercheurs américains.
L’étude américaine
À partir de la base de données du ministère des anciens Combattants de l’armée américaine, on a comparé le cas de 16 035 vétérans vaccinés qui ont attrapé le Covid-19 quand même à 3 569 525 vétérans (vaccinés ou non) qui ne l’ont pas attrapé. Ces derniers ont servi de groupe témoin.
Dans le premier groupe l’âge moyen fut de 66,6 ans et dans le second, de 63,8 ans.
Dans le premier groupe, la sévérité de l’infection n’a pas justifié l’hospitalisation de 13 683 d’entre eux (85 %).
Toutefois les symptômes furent suffisamment sévères chez les 2 352 autres (15 %) pour justifier leur admission à l’hôpital.
Chez ceux dont les symptômes furent légers, on nota une augmentation de la fréquence de symptômes postcovids (c’est-à-dire qui persistent au-delà de trente jours après l’infection proprement dite).
Toutefois, chez les vétérans dont l’infection au Covid-19 fut sévère, on nota une augmentation beaucoup plus importante de la proportion d’entre eux qui développèrent des séquelles.
Conclusion
Chez les vieillards vaccinés qui contractent le Covid-19 quand même, le risque d’être atteint de séquelles s’accroit avec la gravité de l’infection.