Un petit conte de Noël sympa
Publié le 11 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Ville contre peuple
Publié le 9 décembre 2025 | Temps de lecture : 4 minutesUne attitude conflictuelle
On croit généralement que la démocratie se limite au droit des peuples de choisir leurs dirigeants. Aussi important que soit ce droit, il est insuffisant puisque la fabrication du consentement politique amène de nombreux peuples à consentir à leur assujettissement à des régimes totalitaires.
Depuis quatre décennies, l’idéologie néolibérale a perverti nos institutions politiques.
Au niveau municipal, au lieu de se concevoir modestement comme les dirigeants d’un gouvernement de proximité au service du peuple, nos élus municipaux agissent comme le feraient les PDG nommés à la tête de n’importe quelle entreprise.
À titre d’exemple, lorsque des citoyens subissent des préjudices causés par la ville de Montréal, celle-ci nie toute responsabilité dans l’immense majorité des cas.
Cela a pour effet de décourager les plaintes futiles, mais aussi les plaintes légitimes des citoyens. Et ce, dans l’espoir que ceux-ci n’aient pas les moyens de s’adresser aux tribunaux.
Le regard
On appelle ‘regard’ une ouverture pratiquée dans un conduit pour en permettre la visite ou le nettoyage. Les trous dans la chaussée qui donnent accès aux égouts ou à un aqueduc sont des regards.
Le 24 décembre 2024, un septuagénaire montréalais est tombé dans un regard dont le couvercle en saillie avait été déplacé huit heures plus tôt par la lame d’une déneigeuse.
Plutôt que de réparer le regard afin d’abaisser son couvercle au niveau de la chaussée, la ville préfère différer les travaux… qui n’ont toujours pas été réalisés un an plus tard.
Entretemps, les avocats de la ville soutiennent que dans ce cas, la faute incombe à ce citoyen qui n’a pas traversé la rue à l’intersection.
Quand la ville poursuit un utilisateur de la voie publique (automobiliste, cycliste ou piéton) parce qu’il n’a pas circulé au bon endroit, la ville est dans son droit.
Par contre, lorsque c’est la ville qui est accusée de négligence, elle ne peut pas s’en laver les mains en invoquant des arguments qui seraient pertinents si les rôles étaient inversés.
Imagine-t-on la ville blâmer un enfant tombé dans une bouche d’égout restée ouverte alors qu’il courant après son ballon ?
La ville préfère dépenser des dizaines de milliers de dollars en honoraires professionnels plutôt que de payer pour de petites réclamations (5 000$ dans ce cas-ci).
En réalité, le contentieux de la ville suggère le refus presque systématique d’indemnisation parce que cela apporte de l’eau à son moulin.
Une solution radicale
Toutes les réclamations de la sorte devraient être filtrées par un comité de citoyens plutôt que d’être décidées sur l’avis d’avocats qui, disons-le franchement, sont en conflit d’intérêts.
Mieux qu’un comité de citoyens qui juge de la recevabilité des plaintes, l’idéal serait de créer des tribunaux populaires sur lesquels des citoyens ordinaires, élus, pourraient siéger.
Ces citoyens-juges n’auraient pas besoin d’avoir une formation juridique : seulement de l’expérience de la vie et un bon jugement. Comme c’est le cas dans n’importe quelle société primitive.
Et les décisions qu’ils rendraient séance tenante seraient des amendes inférieures à un plafond relativement bas. Ce qui permettrait de régler des conflits mineurs comme celui de ce septuagénaire.
Malheureusement, la Canadian Constitution de 1982 est figée dans le béton.
Ceci étant dit, le prochain référendum sur l’indépendance nationale nous donne l’occasion de faire table rase de cette monarchie parlementaire sclérosée dans laquelle nous sommes enfermés et de créer à neuf la première République digne du XXIe siècle.
Ce qui pourrait être l’occasion, si la nation québécoise le souhaite, de casser le monopole de la profession juridique sur l’appareil judiciaire, transformée en machine à sous au bénéfice de cette caste sociale richissime.
Références :
Il chute dans un trou d’homme et la Ville le tient pour responsable de son malheur
La fabrication du consentement politique : un exemple américain
La fabrication du consentement politique : un exemple chinois
La richesse des juges
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Justice, Politique municipale | Mots-clés : Michel Jasmin, regard, Ville de Montréal |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Les cabines d’allaitement
Publié le 8 décembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutesDans le récit de mon voyage à Helsinki, j’écrivais au sujet de ma première visite à l’épicerie :
Sous l’influence anglo-saxonne, les nourrices du Québec cachent leur enfant allaitant sous un voile. Mais ici, à l’épicerie, j’ai rencontré une mère qui allaitait son nourrisson sans gène, le sein à l’air. La chose est tellement naturelle que la mère ne semblait pas se soucier qu’on puisse la regarder.
En apprenant la décision de l’Université de Montréal d’installer des cabines qui permettront aux mamans d’allaiter leur enfant à l’abri des regards, ma toute première réaction fut : ‘Comme si allaiter était une activité honteuse…’
Mais à bien y penser, je reconnais que c’est une excellente décision. Et que ma réaction spontanée était erronée.
Le Québec n’est pas la Scandinavie. Culturellement, chaque peuple est différent. Or les adolescentes et les jeunes adultes québécoises ont une pudeur légitime qu’il nous faut respecter.
D’ailleurs, qui me dit qu’il n’y a pas de telles cabines à l’Université d’Helsinki ?
D’autre part, il est probable que la mère qui allaite en toute quiétude produise plus de lait que celle, stressée, qui s’inquiète des regards indiscrets.
Puisque ces cabines seront équipées de table à langer — c’est-à-dire des tables qui permettent le changement de couche du nourrisson — ma seule inquiétude concerne le système d’aération.
L’air des cabinets de toilette est toujours fortement contaminé.
Conséquemment, déféquer et manger dans un même local exigu est une mauvaise idée… à moins de doter l’endroit d’un système de renouvèlement d’air particulièrement efficace.
Évidemment, on peut toujours présumer que les autorités savent cela et qu’ils ont fait le nécessaire.
Mais compte tenu du sous-financement chronique de notre système d’éducation, je crains qu’on ait tourné les coins ronds…
Comment vérifier l’efficacité du système d’aération d’une cabine d’allaitement ? C’est simple.
Apportez-vous une petite fiole de parfum. Entrouvez la porte de la cabine et vaporisez-y un petit jet de parfum. Revenez cinq minutes plus tard. Si ça sent votre parfum, choisissez d’allaiter ailleurs.
Ou plus simplement, à votre entrée dans une cabine d’allaitement, si ça sent les matières fécales (même faiblement)…
Références :
L’Université de Montréal installe des cabines d’allaitement, une première au Québec
Voyage à Helsinki : jour 1
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Insalubrité | Mots-clés : cabine d’allaitement, Salubrité |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Comment éviter le manque de respect envers les robots conversationnels ?
Publié le 7 décembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutesDepuis quelques mois, je cherche à offrir l’hospitalité à un sans-abri. Cet automne, mes démarches auprès de deux organismes qui offrent le gite aux itinérants sont demeurées sans lendemain.
Vendredi dernier, j’ai appris qu’on peut téléphoner au 211 lorsqu’on veut contribuer à la lutte contre l’itinérance.
Précisons que mon forfait téléphonique actuel me coute quinze dollars par mois. Toutefois, je suis limité mensuellement à cent minutes d’appels.
Au 211, après un long message prévenant les appelants que les conversations doivent être basées sur le respect et la courtoisie, on accède au menu ‘Appuyer sur le 1 pour ceci. Le 2 pour cela…’ Et ainsi de suite.
Puisque l’attente était de quatorze minutes (le quart de mon forfait mensuel), j’ai préféré consulter le site web 211.ca puisque, sur mon ordinateur, je n’ai pas de limite de temps.
Présumant que les préposés au clavardage sont débordés d’ouvrage, j’écris dès l’accès au module : “Je veux offrir l’hospitalité à un sans-abri”. C’est court, simple et clair.
En moins de deux minutes, Marcel (nom fictif) entre en scène. Mais immédiatement, je réalise que Marcel est un robot conversationnel.
Alors que le but de ma visite est facile à comprendre, Marcel me répond par un long texte de plusieurs paragraphes qui détaillent les différents services offerts par le 211.
Jusqu’à tout récemment, plutôt que de perdre mon temps, il m’arrivait de demander : ‘Pourrais-je parler à un être humain, s’il vous plait ?’
Mais avec l’évolution fulgurante de l’intelligence artificielle, comment éviter de froisser le robot conversationnel ?
Est-il possible que ces machines aient développé un certain amour-propre et donc, éprouvent un sentiment de rejet lorsqu’on préfère discuter entre nous, les humains ?
De plus, déclarer sa préférence pour une vraie personne, n’est-ce pas faire preuve de discrimination et, d’une certaine manière, insinuer que les machines sont inférieures à nous ?
Au nom de l’inclusion et de la diversité, ne devrait-on pas accepter le dialogue, même laborieux, avec les robots conversationnels qui, au fond, ne cherchent qu’à nous aider ?
Au risque d’être accusé de machinophobie, j’ai simplement répondu : ‘Je n’ai besoin d’aucun de vos services. Merci.’ Et j’ai raccroché.
Depuis, je suis rongé par les remords…
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Humour, Informatique | Mots-clés : robot conversationnel |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Un parapluie pour Macron
Publié le 6 décembre 2025 | Temps de lecture : 3 minutes
Pierre Séguier, chancelier de France, de Charles Le Brun (vers 1655-1661)
« Emmanuel who ? »
Le 22 septembre dernier, après avoir prononcé à l’Onu un discours sur la Palestine, Emmanuel Macron était attendu au Consulat général de la France à New York, située 2,3 km plus loin.
Toutefois, il fut bloqué par des barrières érigées pour permettre le passage du convoi de Donald Trump.
Les ordres étant les ordres, monsieur Macron fut incapable de convaincre le policier qui lui interdisait le passage. Et ce, malgré son statut de chef d’État de la quatrième ou cinquième puissance mondiale.
En désespoir de cause, Macron se décida alors d’appeler Donald Trump.
Sans qu’on sache très bien si cet appel y changea quelque chose, le président français eut finalement la possibilité, quelques minutes plus tard, de poursuivre sa route à pied.
Une visite à Arras sous la pluie
Le 19 novembre, Emmanuel Macron se rendait au lycée Gambetta-Carnot de la ville d’Arras (une ville du Pas-de-Calais) pour y rencontrer des citoyens au sujet des ‘fausses informations’ véhiculés sur les médias sociaux.
Mais voilà que le cortège présidentiel se retrouve nez-à-nez avec 200 agriculteurs en colère contre le projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique du Sud.
Devant l’impossibilité d’aller plus loin, les services de sécurité lui conseillent de faire le reste du trajet à pied.
Mais voilà que la météo de cette journée fraiche d’automne, débutée sous un ciel maussade, s’est transformée en averses abondantes.
Finalement, lorsqu’on trouve un parapluie au président, il est trop tard; sa chemise blanche est déjà complètement détrempée.
Lorsqu’on sait que l’État français débourse annuellement plus de 60 000 euros pour le maquillage de la première dame et pour la coiffure du couple présidentiel, cet incident avait de quoi susciter la contrariété du chef de l’État, souscieux de son image.
Aussi, le soir même, il donne l’ordre que soit congédié le préfet du Pas-de-Calais (officier de la Légion d’honneur). Trois jours plus tard, il est remplacé par un ex-chef de cabinet d’Emmanuel Macron à l’Élysée.
Références :
Après le fiasco de son déplacement dans le Pas-de-Calais, Emmanuel Macron vire le préfet !
Emmanuel Macron obligé de marcher sous la pluie: le préfet du Pas-de-Calais, beau-frère du général de Villiers, limogé
Macron bloqué par la police en raison du passage du convoi de Trump
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Écrit par Jean-Pierre Martel
La folie guerrière d’Ottawa
Publié le 5 décembre 2025 | Temps de lecture : 5 minutesIntroduction
La décision du Canada de consacrer un certain pourcentage de son PIB à des dépenses militaires est souvent justifiée au nom de ses ‘obligations’ internationales.
En réalité, que ce soit 2 % (en 2014) ou 5 % (de nos jours), ces pourcentages sont des engagements volontaires pris par le Canada à l’Otan. Mais ce ne sont pas des obligations.
C’est ainsi que l’armée de l’Islande — pays de 343 500 habitants et membre de l’Otan depuis 1949 — est forte de 250 soldats et dispose d’un budget militaire proche de 0 % de son PIB.
Jamais un pays n’a été expulsé de l’Alliance atlantique parce qu’il n’en faisait pas assez : on lui fait des reproches lors des sommets de l’Otan et on le gronde sur la place publique. Mais un pays fort, sûr de lui, sait se tenir droit et ignorer les pressions qui s’exercent sur lui.
On apprend aujourd’hui qu’Ottawa a décidé d’acheter pour 3,7 milliards de dollars de bombes aux États-Unis, dont quelques milliers d’ogives haut de gamme.
Ces obus sont compatibles avec l’un et l’autre des modèles de chasseurs-bombardiers dont le Canada espère se doter.
Il existe bien une manufacture d’obus au Québec, à Salaberry-de-Valleyfield. Mais l’annonce d’aujourd’hui ne la concerne pas.
Pour guerroyer à travers le monde
L’administration Trump a décidé de changer le nom de son ministère de la Défense à celui de ‘ministère de la Guerre’. Le Canada devrait en faire autant.
Le Canada est un des très rares endroits au monde qui, par leur situation géographique, sont peu ou pas menacés par le risque d’une invasion étrangère, exception faite d’une improbable invasion américaine.
Ce qui ne veut pas dire que le Canada est immunisé contre des calamités d’une guerre.
C’est ainsi qu’au cours d’une Troisième Guerre mondiale, il est certain que des cibles stratégiques situées au Canada seront bombardées par des missiles intercontinentaux tirés par des pays hostiles (Corée du Nord, Chine ou Russie).
Pour s’en prémunir, le Canada a besoin de missiles antimissiles (ou missiles sol-air).
On ne connait pas en détail la ‘liste d’épicerie’ du ministère de la Défense, mais il ne semble pas que le Canada ait jugé bon s’en doter.
Ce que le Canada cherche à obtenir, c’est plutôt ce dont il aura besoin pour assister les États-Unis dans leurs aventures guerrières à travers le monde. En somme, pour bombarder d’autres pays.
Et, théoriquement, pour nous protéger quand tout le reste du globe aura été conquis et qu’il ne restera plus que le Canada à soumettre.
Dans le cas des bombes américaines que nous achetons, elles pourraient également être données à des pays tiers (comme l’Ukraine)… en espérant qu’elles se rendent au front.
S’armer comme en 1939-1945
Depuis plusieurs décennies, Ottawa s’équipe de capacités militaires dont il a besoin pour mener à l’Étranger des guerres de type insurrectionnel. C’est-à-dire des guerres où le Canada et ses alliés ont préalablement pris le contrôle de l’espace aérien du pays attaqué.
Mais le Canada n’a pas tiré les leçons de la guerre russo-ukrainienne et ne s’est pas demandé de quoi il a besoin pour participer à une guerre moderne.
Ce dont il espère se doter, c’est de l’équipement semblable à celui qu’il a utilisé au cours de la Seconde Guerre mondiale; des chasseurs-bombardiers, des chars d’assaut, des obus, et ainsi de suite.
Au XXIe siècle, acheter cela, c’est l’équivalent d’acheter des sabres pour la cavalerie canadienne.
Conclusion
Le débat autour des achats militaires du Canada esquive une question fondamentale; s’agit-il de la meilleure manière de dépenser l’argent des contribuables ?
En effet, l’achat d’armements est un choix politique. Dans la mesure où les revenus de l’État ne sont pas illimités, notre choix est entre des investissements utiles — écoles, hôpitaux, construction domiciliaire, infrastructures (dont le transport en commun), adaptation aux changements climatiques — ou des dépenses certainement bénéfiques pour nos alliés militaires mais qui ne servent à rien pour nous et qui comportent très peu de retombées économiques.
Références :
Hausse des dépenses militaires : la fabrication du consentement
La dangerosité de la Russie pour un Québec libre
Le Canada achète pour 3,7 milliards $ de bombes aux États-Unis
Munitions et équipement militaire : General Dynamics renforce sa position au Québec
Paru depuis : Saint-Jean-sur-Richelieu fourbit ses armes pour attirer les investissements en défense (2025-12-06)
Compléments de lecture :
Défense: Ottawa veut signer le contrat d’achat des nouveaux sous-marins d’ici juin 2026
Un rapport estime qu’Ottawa devrait opter pour des sous-marins allemands
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Les iles de Boucherville (3e partie)
Publié le 4 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minuteSituée entre la Grande Rivière (au sud) et le chenal La Passe (au nord), la partie centrale du Parc national des iles de Boucherville comprend six iles dont seulement trois, reliées par des ponts, sont accessibles au public.
La première, l’ile à Pinard, est réservée à un club de golf. Les deux dernières, la grande ile de la Commune et la petite ile aux Raisins sont l’une et l’autre parcourues d’un sentier périphérique.
Voici les photos que j’ai rapportées de ma petite excursion aux iles, le 31 aout dernier.


Sur l’ile de la Commune
Église Sainte-Famille, vue de l’ile de la Commune
Construite en 1801, l’église Sainte-Famille de Boucherville fut reconstruite à la suite d’un incendie survenu en 1843.



Chenal La Passe
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Les collabos du colonialisme canadian (3e partie) : Marc Miller, le pire ennemi du Québec à Ottawa
Publié le 3 décembre 2025 | Temps de lecture : 11 minutesLa tricherie libérale de 1995
L’ancien ministre fédéral de l’Immigration, Sergio Marchi, révélait récemment que dans l’année qui a précédé le référendum de 1995, Ottawa avait mis sur pied un stratagème secret appelé Opération citoyenneté.
Celle-ci visait à accélérer le traitement des demandes de naturalisation des demandeurs domiciliés au Québec afin de leur permettre de voter au référendum. Et ce, en sachant que ces néoQuébécois ont tendance à être reconnaissants au gouvernement canadien de les avoir accueillis au pays.
Selon l’ex-ministre, le premier ministre canadien d’alors lui aurait dit :
« Écoute, je sais que nous avons toujours des arriérés des demandes de citoyenneté, mais fais de ton mieux pour les faire avancer parce que le référendum approche et les gens veulent voter.»
Au cours du mois précédant le référendum, une armée de fonctionnaires basés en Nouvelle-Écosse travaillait jour et nuit afin d’accélérer le traitement des dossiers.
Si bien qu’au cours des quatre semaines précédant cette consultation populaire, Ottawa a naturalisé 11 500 personnes, soit le quart des naturalisations de toute cette année-là.
Selon Jean-François Lisée, les certificats remis aux nouveaux citoyens étaient accompagnés d’une lettre du ministre les invitant à défendre la démocratie tout en contribuant à l’édification d’un Canada fort et uni.
Le résultat, c’est que le ‘Non’ au référendum de 1995 a gagné de justesse, avec 50,58 % des voies, soit un écart de 54 000 votes avec le ‘Oui’.
Le déluge migratoire actuel
En janvier 2020, lors de la course à la chefferie du Parti Québécois, le candidat Paul Saint-Pierre-Plamondon (PSPP) annonce que sous sa direction, un gouvernement du PQ procèdera à un nouveau référendum au cours de son premier mandat. Le 9 octobre 2020, il est élu à la tête de ce parti.
Le 14 février 2022, Ottawa rend publique son intention de doubler le nombre d’immigrants qu’il accueille, passant d’une moyenne de 250 000 à 500 000 personnes par année.
Sans s’y préparer par une stimulation de la construction domiciliaire et l’augmentation de la capacité d’accueil des services publics, le Canada se propose donc de devenir le pays dont les niveaux d’immigration sont parmi les plus élevés au monde (hormis les pays voisins de zones de guerre).
En réalité, cette politique est déjà en vigueur au moment de son annonce.
En effet, dès l’année qui suit l’élection de PSPP, le Canada accueille un nombre record de résidents permanents, passant de 184 606 en 2020 — en deçà de la moyenne de 250 000 en raison de la pandémie — à 405 000 en 2021, à 431 000 en 2022, à plus de 465 000 en 2023, et enfin à 483 591 résidents permanents en 2024.
Au départ, environ la moitié de ces immigrants choisissent de s’établir au Québec. Ce qui aggrave chez nous la pénurie du logement et met à dure épreuve la fourniture des services de l’État (écoles, hôpitaux, garderies, etc.).
Totalement inconscient de la stratégie politique du fédéral, la CAQ se contente, dans un premier temps, de quêter de l’argent à Ottawa. Une demande à laquelle le fédéral finira par consentir.
Mais dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, l’argent n’achète pas tout.
Incapable de résoudre la crise, le gouvernement de la CAQ supplie ensuite le ministre Miller de mieux répartir cet afflux entre les provinces.
En mai 2024, Ottawa crée un comité de travail pour étudier la demande du Québec. En juillet, le ministre Miller se dit prêt à coordonner le transfert volontaire et en arriver à une répartition proportionnelle en fonction de la population de chaque province. Mais en septembre, c’est la douche froide : le ministre annonce qu’il n’y a pas réussi à obtenir un consensus entre les provinces.
Pendant que Marc Miller étire le temps, les résidents permanents installés au Québec décrochent des emplois et prennent racine. Ceux en région apprennent le français et s’intègrent parfaitement bien alors que les autres, restés dans la grande région montréalaise, contribuent à son anglicisation.
Rappelons que dès le début du déluge migratoire, plus précisément le 4 novembre 2021, le ministère de l’Immigration annonçait sa décision d’embaucher, dans ses bureaux de Montréal, plusieurs agents unilingues anglais afin d’accélérer le traitement des dossiers des demandeurs d’asile anglophones.
Pendant ce temps, le fédéral verse des sommes importantes au gouvernement de la CAQ comme Israël donne des millions$ à l’Autorité palestinienne pour qu’elle accepte sans rouspéter la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Marc Miller et le déclin du français
À la suite d’un récent mini-remaniement ministériel, Marc Miller s’est retrouvé à la tête de l’ancien ministère du Patrimoine, renommé ministère de la Culture et de l’Identité canadiennes.
À peine nommé, il accorde une entrevue au quotidien Le Devoir. À cette occasion, il déclare en avoir ras le bol du débat sur le déclin du français, qu’il considère comme étant trop politisé.
Précisons que la politisation consiste à donner à un sujet une dimension politique. Évidemment, l’avenir d’un peuple est toujours politique. Comment pourrait-il en être autrement ?
À maintes reprises dans le passé, Marc Miller a déclaré que le français au Québec était menacé, c’est-à-dire subissait une menace, notamment face à l’océan anglophone nord-américain qui nous entoure.
Contrairement à ce qu’on peut lire dans certains journaux, Marc Miller a toujours nié que la menace dont on vient de parler produise des effets concrets, c’est-à-dire que Montréal s’anglicise. Tout au plus reconnait-il que certains indices le laissent penser… mais ne l’ont pas convaincu.
Voilà pourquoi, lors de l’entrevue au Devoir, le nouveau ministre a réitéré son aveuglement et refusé de parler d’un déclin global du français au Québec, évoquant plutôt un déclin « à certains égards ».

L’extinction d’un peuple ne se fait jamais du jour au lendemain. Elle est toujours précédée d’une phase intermédiaire de bilinguisation familiale (ici en rouge) au cours de laquelle ce peuple adopte la mentalité et les coutumes de son colonisateur.
Après vingt ans d’immobilisme gouvernemental et des décennies d’érosion judiciaire de la Loi 101, le Québec est entré en ‘louisianisation’. Au dernier recensement, tous les voyants clignotaient au rouge.
C’est ce que nie Marc Miller.
À juste titre, le premier ministre du Québec l’a accusé de répandre des conneries.
Le ministre de l’Identité
Au cours de l’entrevue, Marc Miller a également déclaré :
« Comme Québécois, je suis assez tanné de ce débat qui est généralement identitaire et électoraliste.»
Sous Justin Trudeau, le gouvernement libéral aurait voulu que les Canadiens se définissent d’abord et avant tout par leur identité de genre et par leur identité sexuelle parce que l’une et l’autre sont individuelles. Ce qui permet d’atomiser les citoyens d’un État ‘postnational’.
L’identité voulue par Ottawa pouvait également se définir en fonction de l’appartenance à des groupes ‘racisés’ parce que cette identité est tribale.
Alors qu’au contraire, l’identité linguistique est collective. Elle définit les peuples, contrairement au genre, au sexe ou à la couleur de la peau.
Or quand les francoQuébécois se définissent par leur langue et considèrent tout le reste comme secondaire, cela pave la voie à leur affirmation nationale.
C’est cela que Marc Miller combat.
Le ministre de la propagande fédérale
Dès la nomination de Marc Miller à titre de ministre fédéral de la Culture, l’establishment artistique s’en est réjoui, voyant en lui une personne capable de défendre leurs intérêts contre les géants technologiques américains.
C’est oublier bien vite qu’un des premiers gestes d’apaisement du premier ministre canadien face à Trump fut d’abandonner la taxe numérique.
Alors non, ce n’est pas pour combattre les GAFAM que Marc Miller a été choisi.
Hier à la Chambre des communes, le premier ministre du Canada a déclaré :
« On va défendre la langue française avec les plus grands investissements dans le secteur culturel de l’histoire du Canada.»
Voilà ce qui annonce le deuxième volet de la stratégie fédérale en vue du référendum; la promotion du fédéralisme canadien. Ce qui constitue, soit dit en passant, un objectif parfaitement légitime.
Et ce volet, tout comme le premier, sera une responsabilité de Marc Miller. C’est ça, la véritable raison de sa nomination (un peu accidentelle).
Pour l’aider à cette tâche, le fédéral utilisera son pouvoir dépenser pour mobiliser tout ce que le Québec compte de communicateurs et d’artistes talentueux.
Et c’est sans doute parce que PSPP a bien compris la stratégie fédérale qu’il a tenté de rendre toxique la fréquentation de Marc Miller.
Ceux qui y voient un saut d’humeur du chef péquiste n’ont rien compris. PSPP veut que les artistes qui prêteront leur talent à la cause fédérale soient conscients qu’ils travailleront dans le mauvais sens de l’Histoire.
Conclusion
Marc Miller est le général Wolf des angloQuébécois.
Après avoir orchestré un déluge migratoire qui est le prélude à une naturalisation massive des demandeurs d’asile (de la région montréalaise, spécifiquement), le voilà qui sera responsable du plus grand investissement culturel de l’histoire du Canada.
L’éthique politique du Parti libéral étant ce qu’elle est — particulièrement quand le régime colonial canadian est en danger — on peut s’attendre à ce que Marc Miller utilise tous les moyens à sa disposition pour parvenir à ses fins.
Voilà pourquoi j’espère que l’Assemblée nationale du Québec n’hésitera pas à exiger sa démission dès maintenant.
Références :
Anglicisation de Montréal depuis quinze ans
100 millions de Canadiens d’ici 2100 : Ottawa dit non à l’« Initiative du siècle »
Demandeurs d’asile : le ministre Marc Miller fustige les « nonos conservateurs »
Demandeurs d’asile : Ottawa estime en faire assez pour le Québec
Demandeurs d’asile: Ottawa prêt à «coordonner les transferts»
Denmark’s ‘zero refugee’ policy drives down asylum admissions to record low
Évolution récente de la politique d’immigration du Canada
Jean Chrétien avait donné l’instruction d’accélérer les demandes de citoyenneté avant le référendum de 1995
Le Canada a accueilli 431 000 résidents permanents en 2022, un record
Le multiculturalisme ou le tribalisme des sociétés anglo-saxonnes
Le projet du groupe de pression torontois Century Initiative
Les libéraux accusés d’avoir «truqué» le résultat du référendum de 1995 par le Bloc
L’unilinguisme anglais à Immigration Canada
Marc Miller se dit «tanné» du débat sur le déclin du français
Mark Carney et le colonialisme canadian
Parti québécois: Paul St-Pierre Plamondon promet un référendum dans un premier mandat
Québec menace Ottawa de couper les vivres aux demandeurs d’asile
Une partie du milieu culturel manque de loyauté envers le Québec, dit le chef du PQ
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Postscriptum du 4 décembre 2025 : Rétractation de Marc Miller au sujet du déclin du français.
En réponse à une question du député conservateur Joël Godin qui reprochait à Marc Miller ses propos de la veille qui ont fait scandale, ce dernier a finalement déclaré : «…effectivement, le français est en déclin partout au Canada.»
C’est la première fois qu’il admet, implicitement, que le français est en déclin au Québec, sans préciser toutefois que cela est préoccupant.
Référence : Débats de la Chambre des communes – Le mardi 2 décembre 2025
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Les iles de Boucherville (2e partie)
Publié le 2 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minuteLa première partie de cette série présentait des vues réalisées à partir de la plage de l’ile Charron.
Ce deuxième volet présente la partie de l’ile Charron située au nord de l’autoroute 25, de même que l’ile Sainte-Marguerite.
Les logiciels Google Maps, Plans (d’Apple) et Google Earth ne permettent pas de distinguer la frontière entre les deux.
En réalité, de nos jours, la Petite Rivière qui les séparait est en partie comblée. Ce qui fait que le visiteur aura de la difficulté à réaliser quand il passe de l’une à l’autre.

Début du parcours



Le long de la Grande Rivière



Au Centre de découverte et de services de l’ile Sainte-Marguerite
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Infrarouge couleur, Photo infrarouge, Photos de la banlieue sud de Montréal, Photos de voyage, Photos du Canada | Mots-clés : ile Charron, ile Sainte-Marguerite, iles de Boucherville, photographie infrarouge |
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Écrit par Jean-Pierre Martel
Les iles de Boucherville (1re partie)
Publié le 1 décembre 2025 | Temps de lecture : 1 minute


Quai d’embarquement et navette
Cette année, la navette fluviale qui relie le parc de la Promenade Bellerive aux iles de Boucherville était opérationnelle du 21 juin au 1er septembre.
La veille de la date limite, par une belle journée ensoleillée, j’en ai profité.
À moins d’en faire la visite à pied, il est recommandé d’acheter un aller-retour puisqu’en raison de la taille d’un vélo électrique, il se pourrait qu’il ne reste plus de place à bord pour revenir à Montréal.
Ce qui vous obligerait à attacher votre vélo quelque part, revenir sans lui, puis faire un aller-retour le lendemain pour aller le récupérer.



À la plage de l’ile Charron
Notre premier arrêt est à la plage de l’ile Charron. Les piétons et cyclistes y accèdent en traversant la jetée sous laquelle les automobilistes s’engouffrent pour emprunter le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine.
Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5 infrarouge à spectre complet + objectif Lumix 14-45mm + les filtres de l’infrarouge Jaune 3629.
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Écrit par Jean-Pierre Martel