Le « Vaisseau fantôme » à l’Opéra de Lyon

Publié le 13 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute

Vaisseau fantôme
 
Du 11 au 26 octobre 2014, l’Opéra de Lyon présente « Le Vaisseau fantôme » de Wagner. Si vous avez la possibilité d’assister à ce spectacle, je vous invite ardemment à y allez. Même si vous détestez Wagner.

La mise en scène de ce spectacle sera assurée par Àlex Ollé, un des six directeurs artistiques de la La Furia dels Baus.

Pour vous donner une idée, le collectif catalan La Furia dels Baus est à la mise en scène d’opéra, ce que Le Cirque du Soleil est à l’acrobatie.

Leurs excès émerveillent et font pardonner leur point faible; les voix des chanteurs qui participent à leurs productions.

En sortant de l’Opéra de Lyon, si vous flottez dans vos souvenirs de ce spectacle, c’est que La Furia dels Baus aura réussi son pari.

Pour savoir ce que « Le Vaisseau fantôme » sonne quand il est bien chanté, cliquez sur ceci et écoutez-ça fort…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 20

Publié le 12 juin 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

En 2012, plus de 25 000 Français ont débarqué au Québec pour étudier ou pour travailler : 13 728 avec un visa de travail temporaire, 7 231 de façon permanente et 4 910 pour étudier. Par ailleurs, environ 310 000 touristes français sont venus au Québec durant cette année.

Référence : Les jeunes Français «kiffent» le Québec


 
Le violon utilisé par le chef d’orchestre du Titanic s’est vendu le 18 octobre dernier pour la somme 1,4 million d’euros lors d’un encan organisé par la société de vente aux enchères Henry Aldridge & Son.

S’agit-il d’un Stradivarius ? Pas du tout. En bois de palissandre, l’instrument avait été fabriqué en usine vers 1880. Il lui avait été offert par sa fiancé : celle-ci l’avait payé 48 euros en 1910 (deux ans avant le naufrage).

Références :
Henry Aldridge & Son
Titanic tale of violin playing as the ship went down – and sold yesterday for £1,185,000
Titanic violin fetches £900,000 record price


 
Selon une étude réalisée par deux universitaires américains, la prise de note à l’aide d’un crayon et du papier et plus efficace qu’à l’aide du clavier d’un ordinateur.

Référence : Prise de note à l’école: le crayon est plus efficace que le clavier


 
En 2012, l’industrie porcine québécoise a exporté des viandes et des abats pour une valeur de 1,4 milliard$. Ceci représente le quart des exportations de produits alimentaires du Québec. Ses principaux clients sont les États-Unis (26 %), la Russie (24 %), le Japon (23 %) et de la Chine (8 %).

Référence : Réhabiliter l’industrie porcine… avec l’aide de l’État


 
Les avoirs des citoyens et les entreprises canadiennes investis dans les paradis fiscaux se chiffrent à 170 milliards$, dont 40% en provenance du secteur de la finance et de l’assurance.

Les paradis fiscaux préférés des Canadiens sont la Barbade (63 milliards$), les îles Caïmans (30,9 milliards$), le Luxembourg (30,2 milliards$), l’Irlande (16 milliards$) et la Suisse (6,9 milliards$).

Référence : 170 milliards $CAN dans les paradis fiscaux


 
Les musées du Québec ont enregistré un achalandage record en 2013 ; 14,2 millions de visiteurs, comparativement à 13,3 millions en 2012 et 12,8 millions en 2010. C’est un sommet en dix ans.

Le Musée des Beaux-Arts de Montréal (MBAM), à lui seul, a dépassé pour la première fois de son histoire, le cap d’un million de visiteurs, une augmentation de 36% par comparaison avec l’an dernier.

Quant aux membres VIP (dont je fais partie), ils sont au nombre de 88 000, soit une augmentation de 143%. De toutes les institutions muséales au Canada, le MBAM est celui qui compte le plus d’abonnés.

Références :
2013, une année remarquable pour les musées québécois
Anonyme. Records historiques avec 88 000 membres VIP et plus d’un million de visiteurs. La revue du Musée des Beaux-Arts de Montréal 2014; 14: 29.


 
Vu de l’espace, l’endroit au monde le plus visible et le plus rarement caché par des nuages est le désert d’Atacama, au Chili. À certains endroits, il y tombe 0,8mm de pluie par année. En raison de la clarté de l’air et de la faible pollution lumineuse, c’est un site exceptionnel pour l’observation astronomique.

Références :
Désert d’Atacama


 
Le Vermont est le premier État américain à obliger l’étiquetage des aliments contenant des OGM. Cette mesure entrera en vigueur le 1er juillet 2016.

Une trentaine d’autres États songeraient à prendre une décision semblable.

Référence : Le Vermont va étiqueter les aliments qui contiennent des OGM


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Arithmétique et géométrie médiévales

Publié le 7 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute

 

Cliquez sur l’image pour démarrer

Je remercie monsieur Pierre Pinsonnault de m’avoir fait connaître cette vidéo intéressante que je m’empresse de partager avec vous.

Entre autres, on y apprend le sens originel du verbe multiplier (ou multi-plier)…

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le papillon Cethosia biblis

Publié le 4 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes
Face dorsale du papillon
Face ventrale des ailes
En majesté
Vu de biais

Le Cethosia biblis est un papillon très coloré dont l’envergure est d’environ 8 à 9 cm.

Sur leur face dorsale, les ailes se caractérisent par une partie centrale orangée entourée de noir sur les côtés et le bas des ailes. La partie supérieure est décorée de lignes ondulées verticales rappelant le pelage du tigre. La zone foncée du bord des ailes est décorée de chevrons gris, et de quelques taches blanches. La bande noire du bas est surmontée de motifs qui ressemblent à des silhouettes de bustes d’humains.

La face ventrale des ailes porte d’innombrables motifs décoratifs de couleur caramel, blanc, orange, corail et noir. Disposés en rangées verticales, ces motifs font de lui un des papillons les plus flamboyants.

Habitant les forêts subtropicales d’Asie, il se rencontre de l’Inde à la Chine et, plus au sud, de la Malaisie aux Philippines.

Sa chenille se nourrit exclusivement de passiflore, ce qui la rend toxique pour ses prédateurs. Devenu papillon, celui-ci a conservé cette toxicité mais se nourrit alors du nectar de diverses fleurs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm F/2,8 + multiplicateur de focale MC-14 (2e photo), et M.Zuiko 60 mm Macro F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 250 — 60 mm
2e  photo : 1/250 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 210 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/7,1 — ISO 1600 — 60 mm

Pour consulter les textes de ce blogue consacrés aux papillons, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Cinq fleurs blanches

Publié le 1 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute
Tulipes
Magnolia
Spirée van houtte
Lis d’Amazonie
Trilles

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 20 mm F/1,7 (la 3e photo), Lumix 14-45 mm (la dernière photo) et M.Zuiko 60 mm F/2,8 (les trois autres photos)
1re photo : 1/1000 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
2e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
3e photo  : 1/60 sec. — F/11,0 — ISO 320 — 20 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
5e photo  : 1/60 sec. — F/3,5 — ISO 1000 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le nouvel orgue de la Maison symphonique de Montréal

Publié le 29 mai 2014 | Temps de lecture : 2 minutes


 
C’est ce soir qu’avait lieu le concert inaugural du Grand orgue Pierre-Béique de la Maison symphonique de Montréal. Ce concert sera rediffusé dimanche prochain sur l’internet au site de medici.tv à 14h30 (heure de Montréal).

Cet orgue porte le nom du fondateur et premier directeur-général de l’Orchestre symphonique de Montréal. On peut entrevoir cet orgue sur la photo ci-dessus, dans le haut de l’image.

Je dis bien entrevoir parce que les 108 tuyaux que les spectateurs voient de la salle ne comptent que pour deux pour cent de l’instrument. En réalité, il compte 6 489 tuyaux dont le plus petit mesure un centimètre et le plus gros pèse 1,5 tonne.

Il compte 83 « jeux », c’est-à-dire qu’il peut mimer le son de 83 orgues différents, de celui d’une église luthérienne pour laquelle aurait pu composer Jean-Sébastien Bach, jusqu’à ces orgues tonitruants admirés par les compositeurs du XIXe siècle. L’orgue comprend même 170 tuyaux faits en bois.

L’orgue a été installé dans la Maison symphonique durant l’été 2013. Depuis ce temps, c’est la phase d’harmonisation. Cette phase vise à s’assurer non pas que les tuyaux jouent juste mais plutôt qu’à leur volume maximal, il n’y ait pas une note plus forte que l’autre.

L’orgue possède un clavier conventionnel, mais également une console électrique et mobile. Conséquemment, le claviériste pour jouer de l’orgue au sein de l’orchestre, voire même en se promenant dans le salle avec son iPad.

Cet orgue, un des plus sophistiqués au monde, est l’œuvre du facteur Casavant Frères, de Saint-Hyacinthe, au Québec.

Références :
Dans l’antre d’une bête à 83 têtes
Une colossale réussite

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/25 sec. — F/3,7 — ISO 400 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Autres petites merveilles des Habitations Jeanne-Mance

Publié le 26 mai 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

La Spirale des possibilités (2009-10)

La Spirale des possibilités
Extrémité gauche de la mosaïque
Extrémité droite de la mosaïque
Détail

Conçue par Christian Robert de Massy et Laurence Petit, cette mosaïque est une œuvre collective réalisée sous la direction de ce dernier.

Créée à l’aide de fragments de céramiques cassés unis par un mortier — en un mot, ce qu’on appelle du Trencadis — cette mosaïque a été exécutée par près de 500 résidents des Habitations Jeanne-Mance.

Longue de trente-huit mètres et inspirée de l’artiste autrichien Hundertwasser, cette mosaïque se trouve au rez-de-chaussée d’une tour d’habitation qui, à l’origine, était traversée par un passage piétonnier extérieur. Depuis, ce passage a été obstrué afin de donner naissance à une salle communautaire dont cette mosaïque décore somptueusement l’entrée.

L’étreinte (2012-3)

L’étreinte (détail)

L’œuvre de Lucie Pelletier — dont on ne voit ci-dessus qu’un détail — est composée de six îlots disposés de manière à créer un parcours. Ces îlots sont formés de pierres de granit au-dessus desquels sont dressées des sculptures d’aluminium en forme de feuilles.

Cette installation a été créée avec la collaboration des résidents des Habitations Jeanne-Mance. Les adultes ont été invités à rédiger des souhaits adressés aux générations futures et destinés à être immortalisés dans le granit. De plus, une vingtaine d’enfants ont prêté leurs mains et leurs prénoms afin qu’ils soient gravés dans la pierre.

Mañana (2009)

Mañana

Daniel-Vincent Bernard a utilisé du câble coaxial, du béton et de l’acier pour créer Mañana, une œuvre réalisée dans le cadre des festivités entourant le cinquantième anniversaire des Habitations Jeanne-Mance.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/400 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 18 mm
6e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les murales peintes des Habitations Jeanne-Mance

Publié le 25 mai 2014 | Temps de lecture : 4 minutes

Historique

Dans les années qui suivirent le krach boursier de 1929, de même qu’au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la ville de Montréal a connu un ralentissement marqué de la construction domiciliaire.

Afin de combattre la crise du logement qui en a résulté, la ville décida, dans les années 1950, de construire des habitations à loyer modique.

Parmi toutes les propositions, le site retenu était un territoire de 7,7 hectares situé au nord-est de l’intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte-Catherine. Ce site fut choisi en raison des taudis insalubres qui s’y trouvaient et dont la disparition permettait l’assainissement du quartier.

Inauguré en 1959, le complexe comprend 788 logements dispersés dans cinq tours de douze étages (occupées principalement par des personnes âgées), de même que quatorze multiplex en rangées de trois étages et neuf maisons de ville (occupés principalement par des familles avec enfants).

Le site comprend également des installations récréatives et sportives (une patinoire hivernale, des terrains de basketball et de soccer). Au moment de son achèvement, c’était le premier et le plus grand projet de rénovation urbaine au Québec.

À la suite de l’étalement du centre-ville vers l’Est depuis un demi-siècle, ces habitations à loyer modique sont maintenant aussi près du cœur de la métropole que le sont les condominiums les plus dispendieux de la ville.

Les murales peintes

Les saisons montréalaises

Breath of Spring (2011)
Hot Summer Night (2010)
Rush of Fall (2009)
Winter Haze (2009)

Fondé en 2006, MU est un organisme sans but lucratif qui s’est donné pour mission de transformer la métropole en une galerie d’art à ciel ouvert par la création de murales ancrées dans la collectivité montréalaise.

En 2009, cet organisme commandait quatre murales de 130 m² aux artistes américains David Guinn et Phillip Adams. Sous le thème « Les saisons montréalaises », elles illustrent respectivement le tempo amoureux du printemps, une nuit chaude de la saison des festivals, une scène colorée d’automne, et un crépuscule hivernal.

Dans chaque cas, des lignes horizontales traversent le bas des fresques et font allusion à la circulation tant cycliste qu’automobile sur le boulevard de Maisonneuve, situé à proximité.

Les quatre éléments

L’air du temps (2012)
Au fil de l’eau (2013)

Après que fut complétée la série « Les saisons montréalaises », MU commanda à Phillip Adams « Les quatre éléments », une série dont seulement deux murales sont présentement terminées.

L’air du temps est une fresque hyperréaliste où l’air est représenté par un ciel aux cumulus majestueux. Au bas sont illustrés des édifices qui furent détruits lors de la construction des Habitations Jeanne-Mance.

Au fil de l’eau représente Montréal (ici, dans l’ombre de la corniche du toit) et le fleuve Saint-Laurent vus de l’île Sainte-Hélène. L’eau — sur lequel flotte un petit bateau en papier, symbolisant la fragilité de la ressource — laisse entrevoir le fond du fleuve (dans l’ombre du buisson, au bas de l’image).

Références :
Hot Summer Night
Quatre fresques murales inaugurées aux Habitations Jeanne-Mance

Paru depuis :
Une troisième murale dans la série consacrée aux quatre éléments (2017-05-23)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/3200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
3e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 15 mm
5e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
6e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La muraille « Les Conteurs »

Publié le 23 mai 2014 | Temps de lecture : 1 minute
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À Montréal, sur la rue Laurier, à l’ouest de la rue Saint-Denis…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm F/1,7
1re photo : 1/400 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 20 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La promotion du concept des cités États

Publié le 22 mai 2014 | Temps de lecture : 5 minutes
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Préambule

Au Québec, les municipalités sont des créatures du gouvernement provincial; c’est ce dernier qui détermine leurs pouvoirs — y compris celui de taxer — et qui met en tutelle celles qui sont particulièrement mal gérées.

Choisis par les citoyens, les élus municipaux voient à la bonne marche de leur ville à l’intérieur du cadre législatif déterminé par le gouvernement.

À l’étroit dans ce carcan, l’entreprenant maire de la ville de Québec milite depuis des années afin d’obtenir davantage de pouvoirs. Afin de simplifier les choses, celui-ci parle de faire de sa ville une cité État.

Il fait ainsi référence à ces villes antiques — Athènes et Sparte, notamment — qui constituaient des pays indépendants et qui, à ce titre, ont passé une bonne partie de leur histoire à se faire la guerre.

Une mauvaise idée

Favoriser l’émergence de cités puissantes n’est pas souhaitable tout simplement parce que dans nos municipalités, le pouvoir des villes est concentré dans les mains du maire.

Dans plus de 99% des municipalités du Québec, le chef de police est subordonné au maire (qui le nomme et le destitue à sa guise). Il y a donc concentration des pouvoirs politique et judiciaire entre les mains d’une seule personne.

S’il s’agit d’un visionnaire et d’un bon gestionnaire, c’est parfait. Sauf que cette situation se rencontre exceptionnellement. Les cas des maires Tremblay (à Montréal) et Vaillancourt (à Laval), nous rappellent l’imperfection de la nature humaine.

La corruption peut se développer partout. Mais au niveau municipal, on peut demeurer maire des décennies alors que ce n’est jamais le cas au niveau provincial et fédéral.

L’alternance du pouvoir au niveau des gouvernements supérieurs, au pire, remplace la corruption des uns par celui des autres alors que la stabilité du pouvoir municipal favorise sa généralisation.

Un concept séduisant

L’idée de créer des cités États, promue par le maire de Québec, a rencontré un accueil favorable dans l’Ouest de l’île de Montréal, où habite la majorité des Anglophones de la métropole.

Le Canadian Rights in Quebec est un organisme qui prétend regrouper 17 000 membres. Officiellement, celui-ci réclame plus d’autonomie pour la ville de Montréal. En réalité, ses demandes vont beaucoup plus loin.

La pétition qu’il a initiée réclame non pas simplement davantage de pouvoir, mais un statut spécial pour Montréal. Cette pétition recueille l’appui de la Montréal City-State (en français : la Fondation Montréal cité État), un autre organisme anglo-montréalais.

Que doit-on comprendre de tout cela ?

Le pot-aux-roses

En 1995, les Québécois étaient invités pour la seconde fois à se prononcer en faveur de la souveraineté au Québec. Le projet fut rejeté de justesse, par 50,58% des votants.

Traumatisés par un vote si serré, de nombreux Anglo-Montréalais domiciliés dans l’Ouest de la ville ont exprimé le désir que cette partie de la ville puisse faire sécession du Québec, advenant son indépendance.

Depuis, cette idée piétine puisque le découpage des frontières du Québec est susceptible de provoquer la même chose dans les provinces voisines du Québec, où les Francophones pourraient réclamer leur attachement à un Québec indépendant. Cela créerait un imbroglio juridique dans lequel personne ne désire s’embarquer.

Maintenant que les Francophones sont devenus minoritaires à Montréal, cette idée refait surface, cette fois étendue à l’ensemble de l’île.

Elle est promue notamment par le Canadian Rights in Quebec et le Montréal City-State, deux ONG-bidons soutenus financièrement par le gouvernement fédéral et dont le but est de faire la promotion de son idéologie.

L’idée sans arrière pensée du maire de Québec est donc récupérée dans l’ouest de Montréal avec l’intention inavouée d’essayer de donner des assises juridiques à une sécession montréalaise advenant l’accession du Québec à l’indépendance.

En se faisant le promoteur de la création de cités États au Québec, le maire Labeaume ouvre un nid de guêpes dont il n’a pas la moindre idée de l’étendue des répercussions politiques.

Références :
Des hommes d’affaires veulent faire de Montréal une Cité-État
Labeaume prône le retour aux «cités États»
Référendum de 1995 au Québec

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/20 sec. — F/4,7 — ISO 400 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel