L’Amérique n’a de leçon à recevoir de personne

Publié le 11 juillet 2014 | Temps de lecture : 3 minutes
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Lors de mon dernier voyage en Floride en 2002, j’avais remarqué que les agents de sécurité demandaient aux passagers d’allumer leurs ordinateurs potables lors de l’embarquement à Montréal, mais que cela n’était pas demandé à mon retour, à l’aéroport de Fort Lauderdale.

Cette mesure vise à s’assurer que la circuiterie de l’ordinateur est fonctionnelle et que l’intérieur n’a pas été remplacé par une bombe.

Au poste de contrôle de l’aéroport de Fort Lauderdale, je me suis donc adressé à un militaire pour lui suggérer d’envisager cette précaution, déjà opérationnelle chez nous, au Canada.

Sans même me regarder, le militaire m’avait répondu qu’eux, Américains, possédaient des détecteurs de bombes étant tellement sophistiqués, tellement supérieurs aux autres, que cela n’était pas nécessaire.

J’étais septique. Mais puisque j’ai comme politique de ne jamais argumenter avec quelqu’un équipé d’une mitraillette, je n’ai pas insisté.

Mais voilà que dimanche dernier, on apprenait que l’Agence des transports des États-Unis demandait maintenant qu’à l’étranger, lors de l’embarquement sur tout avion d’une ligne américaine en direction des États-Unis, il serait interdit d’amener à bord un appareil électronique dont la pile serait déchargée.

Cette semaine, l’Angleterre a suivi l’exemplaire américain en étendant toutefois cette mesure à tous les avions qui quittent le sol britannique ou qui partent de l’étranger en direction de ce pays.

En 2003, après que G.-W. Bush ait déclaré la guerre à Saddam Hussein, j’ai décidé que je ne mettrai plus les pieds aux États-Unis tant que ce pays occupera l’Irak. Mais chaque hiver, ma mère a continué de passer quelques mois dans sa maison mobile en Floride.

Plus tard, bien après que sa santé ne lui ait plus permis de prendre l’avion, ma mère a voulu ajouter un bout antidérapant à sa canne.

Ma mère adorait cette canne en bois, laquée noir et décorée de roses peintes à la main. Toutefois, en dévissant le capuchon de celle-ci, on fut surpris de découvrir qu’elle renfermait une dague.

Pourtant, pendant des années, ma mère et sa canne ont franchi toutes deux les postes de contrôle de sécurité des aéroports américains sans que jamais on ne découvre l’existence de cette dague.

Tellement sophistiqués, tellement supérieurs, dites-vous ?

Références :
Airport security checks: what do they mean for passengers?
U.S. Tightens Security on Electronics at Overseas Airports

Détails techniques : Canon Powershot G6 — ISO 50 — 7,2 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le cas déplorable du Dr Bolduc

Publié le 10 juillet 2014 | Temps de lecture : 5 minutes

Alors qu’il était ministre de la Santé, le Dr Bolduc a signé une entente avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec en vertu de laquelle les médecins qui accepteraient de prendre en charge de nouveaux patients recevraient une prime.

Cette mesure visait à réduire le nombre de citoyens incapables de se trouver un médecin de famille.

En novembre 2011, le Dr Bolduc haussait cette prime à 100$ pour chaque patient en santé, et à 200$ pour le patient atteint d’au moins une maladie déjà diagnostiquée.

Moins d’un an plus tard, après l’élection québécoise de 2012, le Dr Bolduc est devenu simple député de l’opposition. Profitant de sa plus grande disponibilité, il a décidé de retourner partiellement à la pratique médicale. En acceptant de prendre en charge 1 500 patients de plus, il a touché une prime de 215 000$.

Toutefois, à la suite de l’élection déclenchée par le gouvernement Marois, le Dr Bolduc s’est retrouvé de nouveau au Conseil des ministres, plus précisément à titre de ministre de l’Éducation. Afin de s’y consacrer, le Dr Bolduc a décidé de larguer ses nouveaux patients sans toutefois rembourser les sommes qui lui avaient été accordées.

Légalement, cette entente prévoyait une prise en charge minimale de douze mois. Dans les faits, n’importe quel médecin qui se serait engagé à prendre en charge cent personnes apparaissant sur la liste officielle des patients sans médecin de famille, qui toucherait une prime importante, qui les abandonnerait un an plus tard, qui en prendrait cent autres moyennant une nouvelle prime, qui les larguerait un an après, et ainsi de suite, respecterait sans doute la lettre de cette entente mais violerait ses obligations déontologiques et serait passible de poursuites devant le Comité de discipline de sa corporation professionnelle.

C’est ce qui explique la générosité apparente du programme gouvernemental : il tenait compte de l’obligation déontologique de suivi à laquelle tout médecin est astreint.

Jusqu’à ce que cette affaire devienne publique, le Dr Bolduc s’est bien gardé de rembourser le moindre centime des sommes qu’il a touchées. C’est ce qui a incité Claude Castonguay — ex-ministre libéral de la Santé et père du régime québécois de l’Assurance-maladie — à l’accuser publiquement de rapacité et de réclamer sa démission.

Depuis des mois, le Premier ministre prépare l’opinion publique à des hausses de tarifs et à des coupes draconiennes dans les dépenses de l’État. Dans ce contexte, le cas du Dr Bolduc est très gênant.

D’autant plus que la réponse du ministre de l’Éducation, tout en admettant les faits, s’est limitée à demander à la Régie de statuer sur la légalité de son cas.

Ceci est une diversion. Personne ne l’accuse d’avoir enfreint la loi. En fait, l’interprétation légaliste derrière laquelle il se réfugie, n’intéresse personne.

Ce qu’il ne comprend pas, c’est qu’il est inacceptable qu’un ministre se comporte comme un rapace sans scrupule et qu’en agissant ainsi, il mine la crédibilité du Premier ministre.

Tout au cours de la dernière campagne électorale, ce dernier a soutenu que le Parti libéral avait changé. Sans blâmer son prédécesseur, le nouveau chef a soutenu que son parti s’était renouvelé, qu’il avait accueilli un grand nombre de nouveaux candidats, qu’il avait appris les leçons du passé et qu’il se présentait en homme de principe, prêt à se consacrer de manière intègre au développement économique du Québec, aux « vrais affaires », selon son expression.

Malheureusement, le cas du Dr Bolduc est un boulet. Le Premier ministre serait bien avisé de reconsidérer la nomination du Dr Bolduc à titre de ministre de l’Éducation.

Comme beaucoup de ses prédécesseurs, M. Bolduc ne connaît pas grand-chose à l’éducation. Mais c’est un homme intelligent, capable d’apprendre rapidement. Il pourrait exceller à ce titre comme, sans doute, beaucoup de députés libéraux à qui le Premier ministre n’a pas décerné de ministère. En somme, à l’Éducation, le Dr Bolduc n’est pas indispensable.

À mon avis, le Premier ministre devrait rétrograder le Dr Bolduc à titre de simple député. Il enverrait ainsi un message fort à ses ministres, les invitant à souscrire à une éthique qui dépasse le simple niveau de la légalité. De plus, cela permettrait au Dr Bolduc de se consacrer au suivi de ses patients, ce à quoi il s’est engagé.

On pourrait difficilement faire mieux.

Références :
Au cœur de l’affaire Bolduc : l’accès à un médecin de famille
Claude Castonguay: le ministre Bolduc doit démissionner
Primes: Yves Bolduc demande une vérification d’urgence de la RAMQ

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| 2014-2018 (années Couillard), Politique québécoise | Mots-clés : , | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice de l’Italie à Montréal, le 5 juillet 2014

Publié le 6 juillet 2014 | Temps de lecture : 1 minute

 

 
Hier soir, l’Italie ouvrait la compétition officielle à l’édition 2014 de l’Internationale des feux Loto-Québec. C’est la firme Pirotecnica Morsani — sous le thème ambitieux de Cosmogonie, de l’obscurité au Big Bang  — qui fut mandatée pour représenter ce pays.

Gagnante de l’or en 2011, cette firme nous a présenté hier un spectacle pyrotechnique classique, dépourvu d’extravagance, couronné par une finale qui a ravi la foule qui avait envahi La Ronde et le pont Jacques-Cartier.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12mm F/2,0.

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| Culture, International des Feux Loto-Québec 2014, Spectacle | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 21

Publié le 5 juillet 2014 | Temps de lecture : 6 minutes
La Cigale et la Fourmi (gravure de Gustave Doré)

Le « d » de « Jean de Lafontaine », s’écrit-il avec une majuscule ou une minusule ?

Pour les noms plurisyllabiques, on utilise toujours la minuscule. On l’omet toutefois après un « de » ou un « du » afin d’éviter le bégaiement. On dira donc « Les fables de Lafontaine » et non « Les fables de de Lafontaine ».

De manière générale, on l’emploie seulement lorsque le nom de famille est précédé d’un prénom (Xavier de Villepin), d’un titre (L’archevêque de Monteil) ou d’une civilité (Madame de Montespan).

Toujours pour les noms plurisyllabiques, on l’omet dans les autres cas. On dira donc « La famille Villepin » et non « La famille de Villepin ».

Lorsque le nom est monosyllabique, on conserve la particule dans tous les cas mais on l’écrit différemment selon de contexte. Après un « de » ou un « du », on utilisera la majuscule. On écrira donc « Le discours de De Gaulle… » et « Le discours prononcé par de Gaulle… ».

Référence : Morillot J. Petit « d » pour un grand homme. La Revue 2014; 41: 129.


 
En dollars constants, la rémunération — salaire, bonus et participation au capital-actions — versée aux patrons de 350 plus grandes sociétés américaines atteint en moyenne la somme de 15,2 millions$ en 2013, soit moins qu’avant la Grande récession (18,5 millions$ en 2007) et qu’en l’an 2000 (20,2 millions$).

Mais c’est quand même une majoration de 837% depuis 1978. Depuis 35 ans, le ratio du salaire d’un travailleur moyen par comparaison avec celui d’un P.D.G. d’une grande entreprise, est passé de 1/30 à 1/295.

Référence : P.-d.g. et heureux de l’être


 
Pendant quatre siècles, le port de Macao — situé dans le sud de la Chine — fut une colonie portugaise. En 1999, au moment de sa rétrocession à la Chine, la principale activité économique de la ville était le secteur des jeux de hasard.

Deux ans plus tard, le gouvernement chinois refusait de renouveler la concession accordée au principal propriétaire de casinos de la ville. Cette nationalisation s’est avérée extrêmement profitable pour l’État. En effet, l’industrie du jeu est en croissance rapide depuis que les nouveaux riches chinois peuvent maintenant se rendre librement à Macao pour y miser une partie de leur fortune.

En 2005, les mises y égalaient celles de Las Vegas (5 milliards$). En 2007, elles avaient doublé, à 10,5 milliards$. Aujourd’hui, on estime qu’on y mise quatre fois plus d’argent que dans l’ancienne capitale mondiale du jeu.

Là où Las Vegas domine encore, c’est dans cette association réussie entre le jeu et les arts du spectacle.

Référence : Macao


 
Selon une étude réalisée conjointement par l’Université de Montréal, le Centre hospitalier Sainte-Justine et l’Université du Michigan auprès de 991 filles et 1006 garçons du Québec, l’exposition à la télévision dès l’âge de deux ans est lourde de conséquences pour les enfants, principalement en raison de son encouragement en faveur d’un mode de vie passif.

Chez les enfants d’âge préscolaire, chaque heure passée devant la télévision favorise la sédentarité et la consommation d’aliments mauvais pour la santé — notamment ceux annoncés — augmente conséquemment l’indice de masse corporelle et le risque de victimisation par les camarades de classe. De plus la fréquentation télévisuelle correspond à une diminution future de l’intérêt en classe et de la réussite en mathématique (sans effet négatif sur l’apprentissage de la lecture).


 
On doit distinguer le cauchemar du mauvais rêve. Les agressions physiques sont les thèmes les plus souvent rapportés dans les cauchemars : les mauvais rêves sont surtout caractérisés par des conflits interpersonnels.

Après avoir analysé près de 10 000 rêves, Geneviève Robert et Antonio Zadra, chercheurs au département de psychologie de l’Université de Montréal, concluent que les cauchemars ont une portée affective plus grande que les mauvais rêves. Même si la menace de mort est un thème courant dans les cauchemars, la peur n’est pas toujours au rendez-vous, puisqu’elle est absente de la plupart des scénarios de mauvais rêves et du tiers des cauchemars.

Les hommes rêvent plus souvent aux désastres, aux calamités, aux invasions d’insectes ou de vermine que les femmes. Celles-ci ont tendance à mettre en scène des conflits interpersonnels plutôt que des agressions physiques.


 
La chirurgie a accompli d’immenses progrès au cours de la Première Guerre mondiale, en dépit de son caractère expéditif.

Si ce conflit a fait 18,6 millions de morts, il a aussi fait 21 millions de blessés. On estime que les soldats blessés le sont sept ou huit fois avant de quitter le front définitivement.

Références :
Cent ans de guerre
Pertes humaines de la Première Guerre mondiale


 
En 2009, Toronto devenait la première ville en Amérique du Nord à avoir instauré l’obligation de prévoir un toit vert pour tous les nouveaux bâtiments résidentiels, commerciaux et institutionnels de plus de 2000 mètres carrés.

Selon les exigences de la ville, la surface recouverte d’un toit vert devra être comprise entre 20 et 60%, en fonction de la taille du bâtiment.

Références :
City of Toronto Green Roof Bylaw
Toronto: première ville nord-américaine à exiger des toits verts


 
Pourquoi un Biergarten s’appelle-t-il ainsi ? Au XVIe siècle, en Allemagne, on interdit la fabrication de la bière l’été : à l’étape préliminaire de l’ébullition de l’eau, les feux causent trop d’incendies.

Les brasseurs doivent donc fabriquer de la bière l’hiver et l’entreposer au frais jusqu’à l’été.

Afin de protéger les caves des rayons chauds dès le printemps, les brasseurs découvrent le marronnier. Ses larges feuilles forment un couvert végétal opaque et ses racines horizontales n’endommagent pas les caves. De plus, sa floraison s’amorce en même temps que la saison des pique-niques.

Il n’en fallait pas plus pour que des brasseurs aient l’idée d’installer des banquettes et des tables directement au-dessus des caves — et donc sous les marronniers — pour que le jardin de la bière (ou Biergarten) soit né.

Référence : Hassert N. Bière et marronniers, une histoire d’amour. Quatre-temps 2014; vol. 38 no 2: 12.


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


En après-midi au Festival de jazz

Publié le 2 juillet 2014 | Temps de lecture : 1 minute
Amuseur de rue
Une acrobate sous la canicule
Devant la Place des Arts
La fanfare Bourbon Street à l’oeuvre
Quelques festivaliers, les pieds dans l’eau

Samedi dernier, en après-midi, je me suis rendu sur le site du Festival de jazz. J’en ai rapporté les photos ci-dessus.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la deuxième photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 23 mm
2e  photo : 1/1600 sec. — F/4,6 — ISO 200 — 70 mm
3e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 12 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Trois murales

Publié le 30 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute
Au 21 rue Fairmount
Une des murales
Amateurs de murale
Au 77 rue Laurier
Dans la ruelle du Métro Joliette

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la dernière photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/80 sec. — F/10,0 — ISO 400 — 18 mm
2e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 32 mm
4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 4000 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Pour un agrandissement de la Place des festivals

Publié le 29 juin 2014 | Temps de lecture : 5 minutes
Foule déjà présente une demie-heure avant le début d’un spectacle

Parfois, au Festival de jazz de Montréal, il y a tellement de monde que la foule dépasse la capacité maximale de la Place des festivals, pourtant la plus vaste de la ville. Conséquemment, une partie de l’assistance ne peut voir ni la scène, ni les écrans géants prévus pour permettre à tous d’observer en gros plans les artistes en vedette.

Cela est une très mauvaise chose. Les retombées économiques du festival proviennent non seulement de ceux qui paient pour assister aux spectacles en salle, mais aussi des touristes qui viennent à Montréal profiter de sa programmation gratuite.

Pour l’instant, une telle situation est inhabituelle. Mais elle est appelée à se produire de plus en plus souvent au fur et à mesure que s’accroit la réputation de Montréal en tant que haut lieu du plaisir estival. On doit donc envisager sérieusement l’agrandissement de cette place.

Or celle-ci est limitée à l’est le Musée d’Art contemporain, au nord par le boulevard De Maisonneuve, et au sud par la rue Sainte-Catherine. Conséquemment, la seule manière d’agrandir cette place, c’est vers l’ouest.

Place des festivals

Je propose donc la disparition de la rue Balmoral et du talus qui borde la place (à gauche sur la photo ci-dessus). Seul demeurerait le trottoir qui longe cette rue à l’ouest, mais dont le niveau serait abaissé à celui de la place.

Durant la journée, des sièges seraient disponibles, entre autres, au bénéfice des parents dont les enfants s’amusent sous les jets d’eau de la place. Ces sièges seraient rangés au début de la soirée en prévision des spectacles à venir.

Le plus vaste espace de rassemblement de Montréal deviendrait donc purement minéral, comme c’est le cas à Paris (la Place de la Concorde), à La Havane (la Place de la Révolution), et à Beijing (la Place Tien’anmen).

Plus ambitieux serait l’érection d’une série surélevée de croissants concentriques disposés en gradins. Cette structure rappellerait l’anneau surélevé qu’on a construit dans le quartier de Pudong, à Shanghai.

Anneau piétonnier à Pudong, vu des airs
Anneau piétonnier, vu du rez-de-chaussée
Point de vue de l’anneau piétonnier

À sa pleine capacité, cet arc de cercle serait réservé exclusivement à des activités de restauration. En d’autres mots, à l’exclusion d’une promenade le long de sa partie externe, les gradins devraient être suffisamment larges pour qu’on y place des tables et des chaises au bénéfice des festivaliers qui voudront y boire ou y manger. Chacun de ces gradins serait limité par une cloison de verre destinée à éviter que le personnel ne trébuche en assurant le service aux personnes attablées.

D’ici à ce que cet arc de cercle soit complètement loué à des restaurants et des brasseries, on devait y installer des sièges payants. On y aurait, sinon la meilleure vue, du moins l’endroit le plus confortable pour assister aux spectacles, ce qui justifierait qu’on paie pour y être. Les revenus ainsi générés serviraient à rentabiliser les coûts de construction de cette structure.

Celle-ci serait traversée de canalisations destinées à l’alimentation électrique, à l’approvisionnement en eau potable et à l’évacuation des eaux usées. Pour cette raison, cet arc de cercle devrait être légèrement incliné, afin de faciliter la vidange des eaux et éviter le gel et la rupture des canalisations l’hiver.

Toutefois, contrairement à la place elle-même, qui descend du nord vers le sud, cet arc de cercle devrait être légèrement incliné dans le sens contraire, créant ainsi un effet de perspective qui le rendrait encore plus spectaculaire.

À deux endroits, on accéderait à cette structure par le biais d’un ascenseur (réservé aux handicapés et aux parents accompagnés d’enfants en poussette), et par le biais d’un large escalier (réservés aux autres festivaliers).

Ces deux accès seraient situés au début de l’arc (au nord-ouest de la place, un peu au sud du boulevard De Maisonneuve), et sa fin (immédiatement au sud du Musée d’Art contemporain).

Finalement, on devrait favoriser la croissance de lierre sur les piliers et la paroi inférieure de la structure de manière à la végétaliser et à contribuer ainsi à l’abaissement de la température ambiante. Les jours de canicule, les festivaliers qui trouveraient refuge sous cette structure bénéficieraient de son ombre bienfaisante et de la fraîcheur des fontaines à proximité.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150 mm R (la 1re photo) et M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (la 2e photo). Appareil Panasonic GH1 et objectif Lumix 14-45 mm (les autres photos)
1re photo : 1/800 sec. — F/4,0 — ISO 3200 — 40 mm
2e  photo : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 24 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/9,0 — ISO 320 — 22 mm
4e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 14 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Impact économique du Festival de jazz

Publié le 28 juin 2014 | Temps de lecture : 2 minutes

Pour cette année, le budget d’exploitation du Festival international de jazz de Montréal est de 25,2 millions$.

Revenus

Revenus_FIJM

De cette somme, 40% proviennent des commanditaires, principalement la Banque Toronto-Dominion, l’aluminerie RioTinto Alcan, Bell et Loto-Québec. La vente des billets ne contribue qu’au cinquième du budget.

À cela s’ajoutent 16% de contributions des divers paliers de gouvernements et 2% de services municipaux non facturés. Précisons que les 4,5 millions$ versés par les gouvernements leur rapportent 19 millions$ sous forme de taxes de vente, de droits d’accises, et d’impôts sur les salaires des employés et sur les cachets versés aux artistes.

La Maison du festival — qui loge une salle de spectacle et un restaurant — apporte 11% des revenus (mais occasionne 14% des dépenses).

Les revenus des kiosques à souvenirs et les redevances sur les aliments vendus sur le site contribuent au dixième du budget.

Dépenses

Dépenses_FIJM

Le festival verse 9,5 millions$ — 38% de son budget — à ses employés et aux artistes.

La promotion (publicité, promotion touristique, programme imprimé et site web) occasionne 19% des dépenses.

Les frais d’exploitation de la Maison du festival comptent pour 14% des déboursés alors que la location de salles et d’équipement en représente 8%.

Puisque le quartier des festivals est spécialement conçu pour accueillir de tels événements, les frais d’aménagement du site ne représentent que 1,7 million$, soit 7% des dépenses.

Le coût des produits (dont les souvenirs) vendus sur le site par le festival occasionne 4% des déboursés.

Les frais divers comprennent les frais généraux et les amortissements des immobilisations (4%), les frais de commandites (3%), et les honoraires de production (3%).

Retombées économiques

Le quart des visites sur le site et des billets achetés pour des spectacles payants le sont par des touristes. Dans cette catégorie, on compte 30% de personnes provenant des États-Unis, 25% de Québécois habitant à plus de 40km de Montréal, 18% d’Européens, 18% de Canadiens hors Québec, et 9% d’autres pays.

L’impact économique total — la somme des dépenses touristiques occasionnées par le festival et le budget du festival lui-même — représente 96,1 millions$.

Référence : Programme 2014 du Festival international de jazz de Montréal.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La théière abandonnée

Publié le 26 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute
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On l’avait laissée là, sur le bord du trottoir, sans doute avec l’espoir plus ou moins avoué qu’un passant en aurait pitié.

Elle était donc sur mon chemin en me rendant au travail. Avec ses couleurs vives, difficile de ne pas la remarquer.

En excellent état, cette théière du temps des fêtes avait probablement été jugée encombrante et trop peu souvent utilisée.

Mais comment résister à un tel sourire ?

À la suite d’un petit bain à l’eau de Javel, voilà que cette théière obtenue gratuitement pose fièrement devant la réclame d’une cafetière à capsules haut de gamme.

Comme quoi les petits plaisirs de la vie ne s’évaluent pas à leur prix…

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/80 sec. — F/10,0 — ISO 1600 — 28 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’abribus publicitaire

Publié le 25 juin 2014 | Temps de lecture : 1 minute
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Nespresso est une filiale du groupe suisse Nestlé. Son chiffre d’affaires est un peu moins de trois milliards$ ou deux milliards d’euros.

En principe, les capsules destinées à ses cafetières — dessinées, entre autres par DeLonghi — ne sont fabriquées que par la compagnie. Elles sont faites d’une feuille d’aluminium colorée, recouverte d’un film alimentaire interne destiné à éviter tout contact entre l’aluminium et le café.

À l’intersection de la rue University et du boulevard De Maisonneuve, cet abribus fait présentement la promotion de la nouvelle machine VertuoLine de cette compagnie. On trouve un abribus semblable à l’intersection des rues University et Sherbrooke.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R — 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 800 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel