La crainte de l’État islamique fait vendre des armes

Publié le 10 mars 2015 | Temps de lecture : 1 minute

En 2014, l’Arabie saoudite a dépassé l’Inde comme principal importateur d’armes au monde. La Chine occupe le 3e rang mondial, suivie des Émirats unis, de Taïwan et de la Chine.

Les achats saoudiens sont une augmentation de 54% en comparaison avec 2013.

Lorsqu’on combine les achats saoudiens (6,4 milliards$) avec ceux des Émirats unis (2,4 milliards$), cela représente des importations supérieures à celles de tous les pays d’Europe occidentale réunis.

Toutefois, on doit tenir compte que certains pays occidentaux sont d’importants producteurs d’armes, ce qui réduit la nécessité pour eux de les importer.

Les États-Unis sont le principal exportateur d’armes (23,7 milliards$). Suivent la Russie (10 milliards$), la France (4,9 milliards$), la Grande-Bretagne (4,1 milliards) et l’Allemagne (3,5 milliards$)

Les ÉU sont le principal pourvoyeur d’armes au Moyen-Orient, en fournissant pour 8,4 milliards$ en 2014 (compartiment à 6 milliards$ en 2013).

Référence : Saudi Arabia becomes world’s biggest arms importer

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 22

Publié le 7 mars 2015 | Temps de lecture : 5 minutes

En aout 2014, une plantureuse dame de 43 ans en provenance de la capitale colombienne a été arrêtée à l’aéroport de Madrid alors qu’elle transportait 1,7 kg de cocaïne dissimulée dans ses implants mammaires.

C’est son comportement suspect qui a d’abord attiré l’attention des douaniers. Après une fouille des bagages, la fouille corporelle a révélé des déformations irrégulières de la poitrine. Transportée à l’hôpital après ses aveux, la passagère a été soulagée de sa cargaison.

En décembre 2012, le même stratagème avait été utilisé en vain à l’aéroport de Barcelone alors qu’une femme en provenance également de Bogota transportait 1,4 kg de cocaïne.

Référence : Woman with cocaine hidden in breast implants arrested at Madrid airport


 
À elle seule en 2014, la Chine assurait 45% de la croissance économique mondiale.

Référence : Anonyme. BIB blues. La Revue 2014; vol. 46: 29.


 
Rétrocédé à la Chine en 1997, Hong Kong n’est plus la grande place financière qu’elle était, remplacée depuis par Shanghai.

En 1997, 16% de tous les biens et services produits en Chine l’étaient à partir du territoire de Hong Kong : ce n’est plus que 3% aujourd’hui. Au cours de cette période, sa part des exportations déclina de 51% à 17%.

Quant à la bourse de Hong Kong, la capitalisation des entreprises chinoises qui y sont inscrites équivaut à 14% de celles des entreprises inscrites aux bourses de Shanghai et de Shenzhen.

Référence : Une ombrelle ne fait pas le printemps


 
Le Commonwealth britannique regroupe 53 États. Seulement seize d’entre eux — dont le Canada — ont la reine d’Angleterre comme souveraine.

Référence : Anonyme. Que savez-vous des monarchies européennes. La Revue 2014; vol. 46: 141.


 
Après l’annexion de la Bosnie-Herzégovine à l’empire austro-hongrois en 1912, on adopta une loi reconnaissant l’Islam comme une des religions officielles de l’empire.

En vertu de cette législation, les Musulmans — comme les Catholiques, les Protestants et le Juifs — se voyaient garantir le droit à l’enseignement de leur religion dans les écoles publiques. De nos jours, les Musulmans comptent pour 6% de la population autrichienne.

Cette loi a été modifiée en février 2015 afin d’y ajouter des mesures destinées à prévenir le radicalisme.

Elle prévoit l’obligation pour les imams de parler allemand et l’interdiction du financement étranger pour la construction et le fonctionnement des mosquées.

Cette loi exige également que les 450 organisations musulmanes reconnues démontrent « une approche positive à l’égard de la société et de l’État autrichiens », à défaut de quoi elles perdraient leur accréditation.

Références :
Austrian law rules imams must be able to speak German
Austria passes controversial reforms to 1912 Islam law Austria’s Muslims fear changes to historic Islam law


 
Pour la première fois en 2012, le nombre de hauts diplômés en sciences et en informatique travaillant la Silicon Valley a diminué.

Un peu plus de la moitié de ces diplômés sont nés à l’étranger. On croit qu’ils sont retournés au bercail.

Il y a deux raisons à cela. Premièrement un allongement des délais nécessaires pour obtenir un permis de travail. Pour les Chinois et les Indous, ce délai atteint dix ans.

De plus, pour beaucoup d’entre eux, les opportunités sont tout simplement meilleures dans leur pays d’origine. Au lieu de rester salariés aux États-Unis, ils peuvent appliquer leur expertise à mettre sur pied une entreprise copiée sur le modèle d’une entreprise américaine qui connaît un énorme succès.

Référence : The Immigrant Exodus — Why America Is Losing the Global Race to Capture Entrepreneurial Talent


 
En l’an 64 de notre ère, le grand rabbin Yeoshua ben Gamla émit un édit exigeant que tous les Juifs doivent pouvoir lire le Talmud.

Un siècle plus tard, cet objectif était atteint. Cela faisait du peuple juif, le premier au monde à parvenir à l’alphabétisation.

De nos jours, même si le peuple juif ne représente que 0,2% de la population mondiale, il compte 194 lauréats d’un prix Nobel (sur les 871 attribués).

Référence : Morillot J. Le peuple du Livre. La Revue 2014; vol. 45: 79-82.


 
Vingt pour cent de l’eau douce sur Terre se trouve en un seul lieu; le lac Baïkal, situé dans le sud de la Sibérie.

Il est moins étendu (31 500 km²) que trois des Grands Lacs canado-américains (le lac Supérieur, le lac Huron et le lac Michigan). Mais il est beaucoup plus profond qu’eux (1,64 km).

Sa visibilité est parfaite jusqu’à 40 mètres de profondeur.

Référence : Lac Baïkal


 
Au XIXe siècle et jusque dans les années 1910, on excisait les femmes dans les grandes capitales européennes et aux États-Unis.

Environ une dizaine de médecins par pays pratiquaient en moyenne une soixantaine d’opérations par année.

Référence : Morillot J. De l’origine du monde. La Revue 2014; vol. 46: 9-15.


 
Contrairement à ce qu’on pense, ce n’est pas au Moyen-Âge que furent inventées les ceintures de chasteté. C’est plutôt au XVIIIe siècle. On n’en fabriqua moins de deux mille.

Référence : Morillot J. De l’origine du monde. La Revue 2014; vol. 46: 9-15.


 
Le coût de fabrication d’un iPhone en Chine est de 178,45$. S’il était fabriqué aux États-Unis par des employés payés 21$ l’heure, ce coût serait de 337$. Avec un prix de détail de 630$, dans un cas comme dans l’autre, la marge de profit d’Apple demeure confortable.

Référence : Marbot O. Relocalisations : la douche froide. La Revue 2014; vol. 46: 77.


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Croissance économique américaine selon les mandats présidentiels

Publié le 3 mars 2015 | Temps de lecture : 1 minute

Présidents
 
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l’économie américaine s’est mieux portée sous les mandats de présidents démocrates (en bleu), comparativement aux présidents républicains (en rouge).

C’est ce qui ressort d’une étude effectuée par deux économistes de l’université Princetown, publiée en novembre 2013.

Ceux-ci ont découvert qu’en moyenne, la croissance sous des présidents démocrates était 1,6% plus élevée que sous des présidents républicains (4,2% vs 2,6%).

Les politiques fiscales de ces partis, très différentes, ont produit des résultats similaires.

Toutefois, le prix moindre du pétrole a favorisé les administrations démocrates. De plus, la croissance fulgurant de la nouvelle économie a aidé la performance du président Clinton.

À l’opposé, les sommes colossales engagées lors des guerres en Afghanistan et en Irak ont plombé l’économie américaine.

Référence : Presidents and the Economy: A Forensic Investigation

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Montréal en lumière 2015

Publié le 2 mars 2015 | Temps de lecture : 1 minute
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Du 19 février au 1er mars 2015 se tenait la seizième édition du festival Montréal en lumière.

Samedi soir dernier, j’ai été y faire un tour. Voici ce que j’en ai rapporté.

Détails techniques des photos : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif Voigtländer 17,5mm F/0,95
1re photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 1600 — 17,5 mm
2e  photo : 1/100 sec. — F/1,8 — ISO 1250 — 17,5 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 320 — 17,5 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 17,5 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 500 — 17,5 mm
6e  photo : 1/125 sec. — F/1,8 — ISO 5000 — 17,5 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Premier arrondissement de Paris (3e partie)

Publié le 1 mars 2015 | Temps de lecture : 7 minutes
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Le premier arrondissement de Paris est pratiquement l’arrondissement du Louvre tant ce musée occupe une partie importante de son territoire.

En effet, sur les 1,83 km² de l’arrondissement, le Louvre et le jardin des Tuileries en occupent le quart.

En raison de l’importance des musées, des institutions publiques et des commerces qui s’y trouvent, l’arrondissement n’est peuplé que d’environ 18 000 personnes, soit moins du centième de la population parisienne.

Jusqu’ici, nous avons publié trois diaporamas à son sujet.

Le premier montrait la partie de l’arrondissement qui se trouve à l’ouest de l’ile de la Cité, à l’exclusion toutefois de la Sainte-Chapelle (qui possède son propre diaporama).

Un troisième diaporama était consacré au Louvre.

Ce dernier diaporama complète les trois autres. Il présente la partie de l’arrondissement située sur la rive droite (à l’exclusion du Louvre).

Notre visite commence au musée de l’Orangerie (de 0:01 à 0:50). Consacré aux peintres impressionnistes et postimpressionnistes, il met en vedette le cycle des Nymphéas de Claude Monet.

Puis nous traversons le jardin des Tuileries (de 0:51 à 1:02). Celui-ci doit son nom au fait que son emplacement était autrefois occupé par une fabrique de tuiles.

De 1:17 à 1:26, il s’agit de l’église Notre-Dame de l’Assomption. Construite de 1670 à 1676, c’est aujourd’hui la principale église polonaise de Paris. Elle se caractérise par son immense dôme, qui couvre tout l’intérieur de l’église.

La place Vendôme se trouve à proximité. Dessinée par Jules Hardoin-Mansart — le dernier grand architecte de Louis XIV — cette place est occupée de nos jours par les boutiques des plus grands bijoutiers de la capitale.

Fortement inspirée de la colonne Trajane à Rome, la colonne Vendôme (à 1:43) est recouverte du bronze des canons pris aux armées russes et autrichiennes battues par l’armée française à Austerlitz. Elle est surmontée d’une statue de Bonaparte, habillé en empereur romain.

Au moment de ma visite en 2015, sa célèbre colonne était l’objet d’une restauration tandis l’œuvre gonflable Tree, de Paul McCarthy, y prenait place (à 1:45).

À 1:50, cette pièce de la verrerie Daum fait partie d’une édition limitée à 99 exemplaires, au cout unitaire de 24 000 euros.

De 1:56 à 2:15, nous parcourons la rue Saint-Honoré jusqu’à l’église Saint-Roch (de 2:16 à 3:16).

Celle-ci a été construite de 1653 à 1722 sur les plans originaux de Jacques Le Mercier (l’architecte préféré de Richelieu), complétés par Jules Hardouin-Mansart (dont nous avons parlé plus tôt).

Vandalisée à la Révolution, l’église collectionna ensuite des œuvres d’art provenant de nombreuses églises détruites aux alentours et passa des commandes auprès de quelques-uns des meilleurs artistes du XVIIIe siècle.

C’est originellement pour l’église Val-de-Grâce que Michel Anguier sculpta le groupe de la Nativité (de 3:08 à 3:12) qui décore aujourd’hui l’autel de la chapelle de la Vierge.

À la place des Pyramides, on trouve une statue dorée de Jeanne d’Arc (3:22).

L’automne est la saison des marrons. Puisque le jardin des Tuileries est planté d’un grand nombre de marronniers, de jeunes entrepreneurs s’improvisent vendeurs de marrons chauds à proximité du Louvre. Cette activité commerciale nécessite peu d’investissements. Mais elle est interdite par la ville. En dépit de cela, savourer des marrons chauds est un des grands plaisirs de la visite automnale de Paris.

Règle générale, les marrons sont servis dans un cône de papier journal. Chaque vendeur (à 3:24) s’associe à des copains dont la fonction consiste à le prévenir de l’arrivée des policiers.

De 3:28 à 3:38, nous avons un aperçu du siège de la Comédie-Française, décorée des bustes de Marivaux (à 3:32), de Molière (3:34) et de Beaumarchais (à 3:36).

À 3:40, nous voici devant le Conseil d’État. Sa façade a été refaite de 1763 à 1770 par Pierre-Louis Moreau-Desproux.

De 1633 à 1639, l’homme le plus riche d’Europe, soit le cardinal de Richelieu, se faisait construire un nouveau domicile, appelé originellement Palais-Cardinal. Connu aujourd’hui sous le nom de Palais-Royal (de 3:46 à 4:08), il s’agit d’un vaste complexe immobilier rectangulaire, au centre duquel se trouve une cour intérieure.

Celle-ci se divise en trois parties. On y rencontre successivement une installation moderne appelée Les Colonnes (1986) de Daniel Buren (à 3:46), la fontaine Les Sphérades (1985) de Pol Bury (à 3:48), puis finalement les jardins du Palais-Royal (de 3:50 à 3:58).

Tout autour de ce jardin, on trouve des boutiques et des restaurants.

À 4:10, c’est la fontaine Molière, érigée en 1844 tout près de la maison où l’homme de théâtre décéda en 1653.

De 4:15 à 4:18, voici la place des Victoires, dessinée par Jules Hardoin-Mansart en 1685. Cette place célèbre le traité de Nimègue qui mit fin quelques années plus tôt à la guerre de Hollande dont la France sortit victorieuse, dit-elle. Ici, Louis XIV est habillé en empereur romain. C’est une des cinq places royales de la capitale.

Puis nous voyons successivement plusieurs édifices :
• la Galerie Vero-Dodat (de 4:20 à 4:24),
• le temple protestant de l’Oratoire du Louvre (de 4:30 à 4:36), construit de 1621 à 1750,
• la mairie du Premier arrondissement (à 4:38), construite de 1858 à 1860, et dont la façade s’inspire fortement de celle de l’Église Saint-Germain-l’Auxerrois, et
• l’église Saint-Germain-l’Auxerrois (de 4:44 à 5:36), construite du XIIe au XVe siècle.

C’est le tocsin de cette église qui annonça le début du massacre de la Saint-Barthélemy.

Avant la construction du château de Versailles, le roi habitait une bonne partie de l’année au Louvre, situé l’autre côté de la rue. Conséquemment, Saint-Germain-l’Auxerrois était l’église paroissiale de la cour.

À 4:56, on voit le banc de bois sculpté sur lequel Louis XIV prenait place, face à la chaire (4:58).

Si la basilique Saint-Denis était le mausolée des rois de France, Saint-Germain-l’Auxerrois était celui de beaucoup de grands serviteurs du royaume.

Convertie notamment en magasin de fourrage sous la Révolution, l’église redevient un lieu de culte sous la Restauration. Elle fut tellement endommagée lors d’une émeute en 1831 qu’elle demeura fermée pendant plusieurs années : on considéra même la possibilité de la détruire. Mais en 1838, on entreprit la restauration de sa structure.

Depuis quelques années à peine, on se consacre à lui créer une décoration intérieure.

Poursuivant notre visite, nous voyons :
• de 5:40 à 5:42, voici la fontaine de la Croix-du-Trahoir, reconstruite en 1775.
• le Forum des Halles (à 6:30),
• l’ancien édifice de la Bourse du Commerce (de 6:34 à 6:36),
• la plus ancienne fontaine de Paris (à 6:46), soit la fontaine des Innocents, réalisée en 1548,
• des vélos en libre-service (appelés Vélib), disponibles à Paris depuis 2007.

De 6:50 à 7:58, nous visitions l’église Saint-Eustache.

Construite de 1532 à 1633, celle-ci est de style gothique flamboyant. Elle est complétée d’une façade totalement inappropriée de style néoclassique.

À la suite d’une restauration qui s’est étendue sur une décennie, l’intérieur est superbe.

C’est dans cette église que Molière fut baptisé et qu’eurent lieu les obsèques de la mère de Mozart, décédée à Paris en 1778 lors d’une tournée de son fils dans la capitale française.

Pour la première de son solennel Te Deum, Berlioz jugea l’acoustique réverbérée des lieux parfaitement apte à en magnifier la grandeur.

Le diaporama se termine par une visite (de 8:50 à 9:13) de l’église Saint-Leu-Saint-Gilles. Construite et remaniée plusieurs fois entre 1235 et 1780, cette église gothique est relativement sobre.

François-Henri Clicquot réalisa son orgue en 1788. Datant du XIXe siècle, ses vitraux sont remarquablement bien exécutés.


Détails techniques : Le diaporama présente 261 photos et six clips vidéos réalisés à l’aide d’un appareil Olympus OM-D e-m5.

En ordre décroissant, les objectifs utilisés furent le M.Zuiko 12-40 mm F/2,8 (201 photos), le PanLeica 25 mm F/1,4 (29 photos), le M.Zuiko 7-14 mm F/2,8 (19 photos en 2015), le M.Zuiko 75 mm F/1,8 (9 photos), le M.Zuiko 40-150 mm R (2 photos) et le Lumix 7-14 mm F/4,0 (une photo en 2014).

Voir aussi : Liste des diaporamas de Paris

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’Étoile de Chabrier à l’université de Montréal

Publié le 28 février 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

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L’Atelier d’opéra de l’Université de Montréal et l’Orchestre de l’Université de Montréal présenteront ce soir, le 28 février 2015, pour la troisième et dernière soirée d’affilée, L’Étoile d’Emmanuel Chabrier à la salle Claude-Champagne (métro Édouard-Montpetit).

Cette opérette est jouée par les étudiants de la faculté de musique de l’U de M.

Franchement, c’est un spectacle charmant. Si les musiciens ont été très bons —  avec une petite tendance parfois à couvrir les voix — les comédiens-chanteurs ont été excellents.

Le principal artisan de ce succès est le metteur en scène François Racine qui a fait preuve de créativité et de bon goût, dans un répertoire où il est facile d’être vulgaire en voulant faire rire à tout prix.

J’ai passé la soirée le sourire aux lèvres. À la fin du spectacle, la clameur qui émanait de la foule était une marée de rires, principalement féminins, ce qui suggère que je n’étais pas le seul à avoir apprécié cette soirée.

Bref, si vous aimez l’opérette, ce spectacle est à ne pas manquer.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
1re photo : 1/25 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
2e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’État islamique : un trou noir

Publié le 23 février 2015 | Temps de lecture : 13 minutes

Avant-propos

L’édition de mars 2015 de la revue américaine The Atlantic publie un article très intéressant relatif à l’État islamique.

Après avoir rencontré l’expert séculier (c’est-à-dire non religieux) le plus compétent relativement à l’État islamique et discuté avec divers Musulmans radicaux, l’auteur a rédigé une analyse profonde de cette organisation terroriste dont on trouvera un résumé ci-dessous.

Ce résumé est complété de quelques réflexions personnelles (essentiellement dans la conclusion).

Introduction

Les chefs d’État occidentaux aiment dire — et leurs citoyens musulmans modérés aiment entendre — que l’État islamique pervertit le message de paix de l’Islam.

Ce qu’ils insinuent, c’est que les partisans de l’État islamique ne sont pas de vrais Musulmans; ce seraient des radicaux qui se servent de la religion comme prétexte pour laisser libre cours à leur barbarie.

C’est mal connaître l’État islamique. Au contraire, ce mouvement promeut une interprétation textuelle et rigoureuse de la Charia.

Retrouver la pureté originelle de l’Islam

Guidé par une connaissance approfondie des décisions juridiques inscrites dans la Charia, l’État islamique veut créer un pays où les citoyens seraient régis exactement de la même manière que l’étaient les fidèles de Mahomet à son époque.

Sans renoncer à la technologie moderne — électricité, télévision, ordinateurs, etc.— l’État islamique croit que les problèmes actuels du monde arabe ont pris naissance du fait qu’on se serait éloigné de la pureté originelle du monde islamique. D’où la nécessité de le purifier.

L’État islamique est conscient du lourd tribut à payer pour cette purification. Tout comme les Khmers rouges au Cambodge — qui ont exterminé environ le quart de la population de leur pays — l’État islamique entend être impitoyable dans l’accomplissement de sa mission.

Évidemment, pour un Musulman, nier la sainteté du Coran et des prophéties de Mahomet, est une hérésie équivalente à de l’apostasie (le renoncement à l’Islam). Mais ce n’est pas le seul crime punissable de la peine capitale.

Parmi les autres délits qui équivalent à l’abandon de l’Islam, on retrouve la vente d’alcool ou de drogue, le port de tenues vestimentaires à l’Occidental, le rasage de la barbe — note : la taille de la barbe est permise, mais pas son rasage — le vote à une élection (même en faveur d’un candidat musulman), et la mollesse à l’égard des apostats.

La simple consommation d’alcool (non sa vente) mérite le fouet. L’adultère est punissable de lapidation.

Le chiisme — une branche de l’Islam qui regroupe 10 à 15% des Musulmans — est une innovation dogmatique équivalent à une hérésie. L’État islamique se propose donc d’exterminer les 200 millions de Chiites dans le monde.

Tous les chefs d’État des pays musulmans subiront le même sort puisqu’ils ont accepté de se soumettre à d’autres lois que celle de Dieu; le respect de traités internationaux ou de frontières reconnues, de même que l’adhésion à des organismes tels que l’ONU, sont autant d’assujettissement que condamne l’État islamique.

Afin de s’acquitter de leurs obligations religieuses, les dirigeants de l’État islamique doivent mener une guerre sainte au moins une fois par année. Tout défaut à ce sujet est un pêché.

Ils peuvent conclure des traités de paix d’une durée maximale de dix ans. Toutefois, ceux-ci ne peuvent s’appliquer à tous ses ennemis en même temps. Donc, l’État islamique doit perpétuellement être en guerre.

Les messages postés sur des médias sociaux révèlent que des exécutions de masse ont lieu chaque semaine. Selon l’auteur de l’article publié dans The Atlantic, seraient exemptés de ces exécutions automatiques, les Chrétiens qui se soumettent à leurs nouveaux dirigeants en leur faisant allégeance, et qui paient une taxe spéciale s’ils désirent conserver leur religion.

Note : Effectivement, c’est ce que prescrit le neuvième chapitre du Coran. Toutefois, les enlèvements et la décapitation de Chrétiens en Libye et en Syrie semblent contredire l’auteur à ce sujet.

À l’époque de Mahomet, celui-ci a dû livrer bataille contre ses ennemis. Conséquemment, les lois de la guerre de ce temps se sont retrouvées dans le Coran et les récits de la vie de Mahomet.

L’esclavage des épouses des vaincus, la crucifixion et la décapitation sont des pratiques de l’État islamique qui miment les pratiques de la guerre de l’époque.

Ces pratiques, abandonnées depuis des siècles, revivent grâce à son zèle.

Après avoir prêché l’orthodoxie sunnite depuis des décennies, l’Arabie saoudite est donc prise à son propre jeu, dépassée quant au fond par l’État islamique.

Ce dernier veut donc être le seul vrai modèle de la pureté originelle de l’Islam.

Tout comme Calvin et Luther incitaient leurs fidèles à lire la Bible eux-mêmes et non se contenter de l’interprétation qu’en faisait le clergé catholique de l’époque, l’État islamique incite ses sympathisants à prendre connaissance non seulement du Coran mais également des règles de vie imposées par la Charia, et de les mettre scrupuleusement en pratique.

Alors que bien des pays musulmans hésiteraient à crucifier ou à décapiter leurs ennemis, de même qu’à réduire les femmes de ces derniers à l’esclavage (sexuel), l’État islamique n’a aucune hésitation à le faire puisque c’est ce qu’on faisait du temps de Mahomet.

Le califat

Le dernier califat fut l’Empire ottoman. Au moment de son démantèlement (après la Première Guerre mondiale), il comprenait la Turquie actuelle, la Syrie, le Liban, la Palestine, l’Irak et l’Arabie saoudite.

Même s’il se prétendait être un califat, l’Empire ottoman n’en était pas un. Car une des conditions essentielles pour se qualifier comme tel, c’est qu’il doit être dirigé par quelqu’un de la même tribu que Mahomet, soit un Quraychite. Or cela serait le cas du chef de l’État islamique (selon ce qu’il dit).

Pour diriger le califat, le calife doit respecter les conditions inscrites dans la charia sunnite; être un Quraychite, être vertueux, n’être atteint d’aucun handicap physique ou mental, et agir avec autorité.

Le calife doit posséder un territoire et y appliquer la charia. Si Al-Qaida peut se contenter d’être un réseau terroriste clandestin, l’État islamique tire sa légitimité de l’occupation d’un territoire qu’il contrôle. Sans ce territoire, il n’est rien qu’une milice comme des centaines d’autres.

De plus, le califat n’est pas seulement une entité politique; c’est aussi un moyen de rédemption.

Selon l’idéologie de l’État islamique, le Musulman qui ne fait que croire en un seul Dieu et mener une vie pieuse est dans la même situation qu’un Protestant aux yeux du Catholique : il ne vit pas sous la « vraie » religion.

En s’acquittant de son devoir de prêter allégeance au califat et en assumant les obligations que cela comporte, le Musulman adhère complètement à la religion musulmane, selon l’État islamique.

Parmi les obligations des croyants, ceux-ci doivent immigrer au califat. Ceux qui persistent à supporter des gouvernements non musulmans en dépit d’avertissements, sont considérés comme des apostats et méritent la mort.

C’est le 5 juillet 2014, lors du ramadan (la période de jeûne annuel des Musulmans), que le chef de l’État islamique a proclamé officiellement son califat à l’occasion d’un sermon à la grande mosquée de la ville de Mossoul, en Irak.

Depuis, des dizaines de milliers de djihadistes se sont joints à lui. Sur ses 20 000 combattants d’un peu partout dans le monde, 3 400 seraient des Occidentaux.

Le califat permet de mettre en vigueur une grande quantité d’exigences de la charia qui lui sont spécifiquement adressées. Par exemple, les milices d’un califat sont les seules qui ont l’obligation stricte d’amputer les mains des voleurs pris en flagrant délit. Pas besoin de procès; être témoin du vol suffit.

L’État islamique ne peut prétendre constituer un califat sans gouverner un territoire. Il ne s’agit pas seulement de conquérir celui-ci, mais également l’administrer et y dispenser des services sociaux.

Les exigences de la charia concernent toutes les facettes de la société. La Loi Divine prévoit un certain nombre d’obligations pour le califat envers ses sujets. Celles-ci comprennent les mesures sociales suivantes : gratuité de l’hébergement, des aliments de base, des soins médicaux, des médicaments, des verres correcteurs, et même de l’habillement. Cela n’exclut pas l’enrichissement personnel par le travail.

La menace de l’État islamique

Contrairement à Al-Qaida, l’État islamique ne possède pas de camps d’entrainement destinés à préparer des combattants à commettre des attentats à l’étranger.

Si l’État islamique invite ses sympathisants demeurés à l’Ouest et ceux qui ont failli à le rejoindre, à commettre des attentats terroristes, il ne semble pas qu’aucune des personnes qui ont réussi à joindre ses rangs n’en soit revenue.

De plus, si effectivement, quelques attentats ont été commis pas des amateurs frustrés et d’autres ayant échoué à rejoindre ses rangs, aucun de ses attentats n’a été financé par l’État islamique, contrairement à ce que fait Al-Qaida.

Craignant qu’il s’agisse d’espions, l’État islamique confisque les passeports de toutes ses nouvelles recrues en provenance de pays occidentaux. Ceux qui tentent de quitter ses rangs sont exécutés à titre de déserteurs.

Le résultat est qu’aller combattre pour le califat est un aller simple. On peut revenir des camps d’entrainement d’Al-Qaida ou de diverses milices de djihadistes un peu partout à travers le monde, mais pas de l’État islamique.

Certaines des mesures de la loi C-51 du gouvernement canadien prennent toute leur importance puisqu’ils visent à bloquer la propagande de l’État islamique destinée à ses sympathisants demeurés chez nous.

Ceux qui l’ont rejoint ne sont une menace immédiate que pour les États limitrophes du califat, au premier rang desquels, l’Iran.

En novembre 2014, le calife a fait connaître l’ordre de ses priorités; les Chiites (Iraniens et Irakiens), puis les partisans de l’Arabie saoudite, et enfin les croisés occidentaux.

Le talon d’Achille de l’État islamique

Pour vaincre un ennemi, il faut le connaître.

Tout comme les premiers chrétiens convertis au protestantisme, l’État islamique croit à l’imminence de la fin du monde.

Les étapes de l’apocalypse sont précisées dans la doctrine sunnite. Au total, le monde aura connu douze califes. Selon l’État islamique, son chef actuel est le huitième.

À l’approche de la fin des temps, les armées de Rome voyageront de Médine (en Arabie saoudite) afin de prendre position dans le nord de la Syrie, à proximité de la frontière turque. C’est dans la ville de Dabiq qu’ils périront.

Le magazine de propagande de l’État islamique porte incidemment le nom de Dabiq, ce qui souligne l’importance des prophéties de l’Islam pour le califat.

Ici les armées de Rome seraient, symboliquement, les forces pro-occidentales.

Après leur anéantissement par l’État islamique, ce dernier ferait la conquête de vastes territoires.

Mais un antéchrist, en provenance de Jérusalem, se rendra dans l’Est de l’Iran y regrouper une armée colossale d’ennemis de l’Islam qui tueront presque tous les combattants du califat; seuls environs 5 000 d’entre eux survivront.

Alors que tout semblera perdu, Jésus de Nazareth redescendra sur Terre, harponnera l’antéchrist et mènera les Musulmans à la victoire finale et à la fin des temps.

Perdons de vue ce récit rocambolesque. Ce qu’il faut retenir, c’est que si des troupes hostiles prennent position à Dabiq après escale à Médine, toutes les milices de l’État islamique y viendront, attirées comme des papillons de nuit vers une lumière.

Ces troupes hostiles ne peuvent être des soldats occidentaux. Envoyer ces derniers faire escale en Arabie saoudite serait une erreur magistrale; le Coran interdit que des soldats impies foulent le sol sacré de l’Islam.

Il faut donc convaincre les pays voisins de l’État islamique, ceux qui sont directement menacés par son expansion territoriale, de se prendre en main et de mener eux-mêmes le combat contre l’État islamique, comme le font déjà la Jordanie et l’Égypte.

On comprend donc que l’intervention militaire du Canada — aussi populaire soit-elle auprès de l’opinion publique canadienne — est une erreur stratégique puisqu’elle tend à rassurer les pays voisins et retarde leur implication.

Une fois qu’une armée hostile de Musulmans « apostats » aura pris position à Dabiq, des bombardiers de l’OTAN pourront éradiquer facilement l’État islamique en le prenant au piège de son message apocalyptique.

Références
Attentats: la France veut l’aide de Google, Facebook et Twitter
Dabiq, le magazine de propagande de l’État islamique
Inside the Islamic State ‘capital’: no end in sight to its grim rule
Khmers rouges
Manbij and the Islamic State’s public administration
4 questions pour comprendre l’État islamique
Quraych
Trou noir
What ISIS Really Wants

Parus depuis :
The Belgian father who went to Syria to help his Isis defector son return home (2015-03-11)
Un jeune Australien raconte son djihad jusqu’au «martyre» (2015-03-13)
Djihadistes canadiens en Syrie : des bombes à retardement (2015-07-17)
Isis Inc: how oil fuels the jihadi terrorists (2015-10-14)
Enemy of Enemies: The Rise of ISIL (2015-10-26)
L’Arabie saoudite, un Daesh qui a réussi (2015-11-20)
Marcel Gauchet : « Le fondamentalisme islamique est le signe paradoxal de la sortie du religieux » (2015-11-21)
Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste (2015-11-24)
The Isis papers: behind ‘death cult’ image lies a methodical bureaucracy (2015-12-07)
Comment l’Etat islamique a organisé son « califat » (2015-12-11)
If the Castle Falls: Ideology and Objectives of the Syrian Rebellion (2015-12-21)
L’EI met de l’ordre dans ses « possessions » (2015-12-28)
Terrorisme: le patron du SCRS prévoit «des décennies» de lutte (2016-03-08)
The bureaucracy of evil: how Islamic State ran a city (2018-01-29)
How the people of Mosul subverted Isis ‘apartheid’ (2018-01-30)
L’éphémère bureaucratie du groupe armé État islamique (2018-02-08)

Compléments de lecture :
Des signes avant-coureurs de la radicalisation
Le «califat», l’argent et les réseaux occultes

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La décaféination

Publié le 21 février 2015 | Temps de lecture : 3 minutes
Grain de café

Les deux principales espèces de caféiers sont l’arabica (Coffea arabica, responsable de 74% de la production modale de café) et le robusta (Coffea canephora).

La teneur en caféine des grains d’arabica varie de 1,2 à 1,6% alors que ceux du robusta en atteignent de 1,6 à 2,6%.

Pour respecter les normes, un café est qualifié de décaféiné lorsqu’il contient 0,1% de caféine quand il s’agit de café en grains (moulu ou non). La teneur maximale est de 0,3% dans le cas d’un café soluble. Cette décaféination s’effectue avant la torréfaction des grains.

Comment retire-t-on la caféine des grains de café ?

Extraction à l’eau

L’eau peut faire l’affaire. Toutefois, ce solvant a le défaut de retirer également une partie de la saveur du café.

On passe donc l’extrait aqueux au travers du charbon de bois activé, ce qui retient la caféine et laisse passer une bonne partie de ce qu’on n’aurait pas dû enlever.

Il suffit de remettre l’eau avec les grains, d’évaporer le tout, et obtenir un café pas si mal.

Extraction aux solvants organiques

Les solvants chlorés — trichloréthylène et dichlorométhane, notamment — sont plus sélectifs. C’est également le cas de l’acétate d’éthyle, plus écologique.

Ces solvants retirent la caféine des grains, sans affecter de manière substantielle l’arôme du café.

On distille ensuite le solvant afin de le récupérer et on obtient de la caféine — qu’on raffine parfaitement ensuite — afin de la vendre aux fabricants de boissons énergétiques.

Extraction au dioxyde de carbone liquéfié

Le dioxyde de carbone est communément appelé gaz carbonique. Ce sont les bulles du champagne ou une partie de l’air que nous expirons.

À basse température ou sous haute pression, le gaz carbonique devient liquide. Il est incolore, inodore, non inflammable et non toxique. Il est capable de retirer 97 à 99% de la caféine du café. Pour toutes ces raisons, c’est le mode d’extraction le plus populaire.

Références :
Décaféination
Le CO2 supercritique appliqué à l’extraction végétale
Gaudette R. Secrets botaniques du café. Quatre-temps 2015; vol. 38 no 4: 18.

Détails techniques de la photo : Olympus OM-D e-m5 + tubes d’espacement de 16 mm et de 10mm + objectif M.Zuiko 40-150mm — 1/20 sec. — F/4,0 — ISO 6400 — 40 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Recrudescence de la violence en Afghanistan en 2014

Publié le 19 février 2015 | Temps de lecture : 2 minutes

C’est en décembre 2014 que s’est achevé le retrait des troupes de combat de l’OTAN en Afghanistan.

En raison de l’intensification des combats au sol, cette année fut la plus meurtrière de la guerre dans ce pays depuis les six dernières années.

Selon les Nations Unies, il y eut 3 699 tués, dont 2 687 hommes, 298 femmes et 714 enfants. Il s’agit d’une augmentation de 25% par rapport à 2013.

Les civils tués l’ont été à 72% par des Talibans, à 14% par des forces gouvernementales, 4% par des mines explosives, et à 10% par une cause inconnue.

Quant aux civils blessés, leur nombre a atteint 6 849, soit une augmentation de 21% en comparaison avec 2013.

Ces données suggèrent une intensification de la lutte des Talibans en vue de reprendre le pouvoir par des moyens autres que démocratiques.

Qui dit retrait des soldats étrangers, dit également retrait des journalistes envoyés pour couvrir leur travail.

Les Talibans contrôlant déjà une bonne partie du territoire afghan, il est à prévoir qu’ils profiteront du retrait des forces d’occupation pour prendre le contrôle total du pays, à la surprise feinte des pays occidentaux.

Dans ce pays, le sort des mères monoparentales est peu enviable. Victimes de pauvreté, elles doivent souvent vendre leurs filles et retirer leurs garçons de l’école. Les veuves sont particulièrement vulnérables à la violence par des adultes de leur famille ou de leur entourage.

Références :
Afghanistan : 2014, année la plus meurtrière dans la guerre

Complément de lecture :
How the ‘good war’ went bad: elite soldiers from Australia, UK and US face a reckoning (2021-06-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le contrat de l’Arabie saoudite au Canada : les soupçons…

Publié le 18 février 2015 | Temps de lecture : 4 minutes

Mon texte d’hier fut écrit après avoir lu un article sur le site web de Radio-Canada relativement aux coûts de l’implication militaire du Canada contre les milices de l’État islamique.

À la suite de la publication de mon texte, je me suis rendu aussitôt sur le site de Radio-Canada pour en publier un résumé qui fut censuré sans que je sache exactement pourquoi.

Puis, quelques instants plus tard, j’ai résumé le tout encore plus brièvement, en réponse à une intervention d’un autre participant à la discussion (voir ci-dessous, la première des deux répliques).

Secret

Ce message a également été censuré. Ici « Contenu désactivé » est un euphémisme. L’auteur du message peut le voir à l’écran mais il est le seul.

Croyant que Radio-Canada, par crainte de poursuite, ne voulait pas qu’on nomme la compagnie General Dynamics, j’ai donc publié de nouveau ce message, cette fois en évitant de nommer cette compagnie. Nouvelle censure.

Conclusion : il est tabou de dire que le gouvernement Harper utilise l’armée canadienne à protéger l’Arabie saoudite en contrepartie de contrats d’armements.

À bien y penser, ce qu’il y a d’étrange, relativement à ce contrat, c’est la discrétion du gouvernement Harper à son sujet.

En deux mots, l’Arabie saoudite dépensera dix milliards$ sur quatorze ans pour acheter des véhicules blindés conçus et fabriqués dans une ville ontarienne.

Même pour un pays industrialisé, un contrat de dix milliards$, c’est important. Surtout quand ce pays possède la taille du Canada.

Normalement, le gouvernement Harper devrait se péter les bretelles — c’est une expression québécoise signifiant être fier de soi — et nous répéter à quel point il crée de l’emploi et fait prospérer l’économie canadienne. En somme, à quel point il mérite d’être reporté au pouvoir.

Étonnamment, après une annonce publique faite avec un minimum de décorum, le contrat est disparu de la propagande du gouvernement conservateur.

Lorsqu’on y pense comme il faut, 10 milliards$ sur quatorze ans, cela représente 714 millions$ par année. Et si, en contrepartie, il faut dépenser annuellement entre 242 et 351 millions$ pour protéger l’Arabie saoudite de l’État islamique, se peut-il que le gouvernement Harper se soit fait roulé ?

Par ailleurs, quand on pense que le contrat des F-35 représente une dépense de 45 milliards$ dont seulement 1% (un pour cent) sera dépensé au Canada, on doit conclure que le gouvernement Harper n’est vraiment pas très habile en concluant des contrats d’armements.

D’où peut-être sa discrétion au sujet de ce qui semble être, du moins pour l’instant, à un attrape-nigaud de la part de l’Arabie saoudite.

La bienveillance du gouvernement Harper à l’égard de cette dictature s’exprime également par le faible appui que le blogueur saoudien Raïf Badawi a reçu de notre pays.

Sans remettre en cause l’à-propos de sa condamnation pour délit d’opinion, notre gouvernement a néanmoins exprimé des réserves quant à la sévérité de la sanction (dix ans de prison et mille coups de fouet, principalement). On ignore combien de coups de fouet et combien d’années d’emprisonnement auraient satisfait le Canada.

Le gouvernement Harper ne peut pas en faire davantage, dit-on, parce que M. Badawi n’est pas citoyen de notre pays.

Le 12 février 2015, le Parlement européen a réclamé la libération inconditionnelle de M. Badawi. Ce dernier n’est citoyen d’aucun pays européen.

La crainte de la résiliation du contrat avec l’Arabie saoudite expliquerait-il la domesticité du gouvernement Harper à son égard ?

Post-scriptum : Quatre mois après la publication du texte-ci-dessus, l’Agence France Presse écrit : « Le gouvernement Harper est pris entre l’arbre et l’écorce face à cet allié encombrant, qui vient d’acheter du matériel militaire d’une valeur de 15 milliards de dollars au Canada. »

Selon Marie-Joëlle Zahar, professeure au département de science politique de l’Université de Montréal, le cas Badawi illustre que le gouvernement canadien a pris fait et cause pour certains pays qui ont des problèmes du point de vue des droits de la personne, dont l’Arabie saoudite.

Références
Droits de l’Homme: Raif Badawi; fosses communes à Chypre; Bob Rugurika
General Dynamics: contrat de 10 milliards avec l’Arabie saoudite
Le Canada, serviteur de l’Arabie saoudite
Les miettes dorées du F-35

Paru depuis : L’économie avant les droits de la personne (2015-06-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel