La ruelle Sainte-Catherine

Publié le 7 décembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

Depuis le milieu du XIXe siècle, les voies de circulation de Montréal délimitent des quadrilatères rectangulaires, presque toujours traversés d’une ruelle.

Dans certains cas, cette ruelle traverse tout le quadrilatère, généralement du nord au sud. Dans d’autres cas, la ruelle relie plutôt deux ruelles qui lui sont perpendiculaires. En somme, dans ce deuxième exemple, ces trois ruelles forment un ‘H’.

La ruelle en vedette aujourd’hui en est un exemple. Son nom — ruelle Sainte-Catherine — est en fait le nom collectif porté par les trois ruelles qui la forment.


 
Le quadrilatère qu’elle traverse est délimité par les rues Sainte-Catherine (au sud), Adam (au nord), de Ville-Marie (à l’est) et Viau (à l’ouest).

Cette ruelle dessine un ‘H’ couché sur le côté, représenté en jaune sur la vue aérienne ci-dessus.

Cette vue aérienne permet également aux lecteurs du blogue qui vivent à l’Étranger de voir à quel point les quartiers populaires de Montréal sont arborés.

Depuis quelques années, la ville permet aux citoyens de s’approprier la ruelle qui passe derrière leur logement.

Les voisins de celle-ci ont demandé à un artiste qui habite le quartier de venir décorer la leur. C’est lui qui a peint les œuvres présentées sur les cinquième et sixième photos ci-dessous. J’aime beaucoup ce qu’il fait.

Alors il est venu avec ses copains. Chacun avec son style. Et ils se sont bien amusés.

Depuis, chacun des habitants des alentours a sa préférence. Le couple que j’ai rencontré le 9 novembre dernier préfère l’œuvre sur la quatrième photo ci-dessous (et qu’on entrevoit également sur le côté gauche de la deuxième photo).

De manière surprenante, ce lieu est encore intact, ayant échappé jusqu’ici aux vandales.

On peut rêver qu’un jour, tout l’arrière des maisons soit peint, à la manière de la Callejón de Hamel à La Havane.

Trêve de bavardage, voici un aperçu de cette ruelle.













 

Complément de lecture : Les ruelles, trésors cachés de la ville

Détails techniques des photos (excluant donc la capture d’écran) : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif PanLeica 8-18mm F/2,8
  1re photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  2e  photo : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 16 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  4e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm
  5e  photo : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
  6e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 10 mm
  7e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 11 mm
  8e  photo : 1/640 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 13 mm
11e  photo : 1/320 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 9 mm
12e  photo : 1/250 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les jeunes plus écologistes que les vieux ?

Publié le 3 décembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

La maison de sondage The Opinium poll a mesuré l’attitude de deux-mille Britanniques à l’égard des questions environnementales.

Parmi les sondés, 78 % croient avoir un rôle important à jouer pour prévenir les crises climatiques. Toutefois, une proportion substantielle d’entre eux ne sont pas prêts à consentir à des sacrifices pour les atténuer.

Champions des causes environnementales, les adolescents et les jeunes adultes croient que les personnes plus âgées portent une lourde responsabilité à l’égard des catastrophes climatiques qui s’annoncent.

Toutefois, lorsqu’on interroge les gens à l’égard de leurs habitudes de consommation, il semble y avoir un écart entre les paroles et les actes.

La moitié des personnes âgées de plus de 55 ans achètent localement, renouvèlent peu leur garde-robe (ils achètent moins de vêtements et les portent plus longtemps) et utilisent moins de plastique.

Dans le groupe des 18 à 34 ans, cette proportion est deux fois moindre. Une grande partie des jeunes désirent manger moins de viande, éviter de suivre la mode, etc. Beaucoup le font occasionnellement, mais peu le font véritablement, selon le sondage.

On aurait tort de conclure que les personnes âgées sont ‘climatiquement’ plus vertueuses que les jeunes.

L’explication vient sans doute du fait que la grande majorité des personnes âgées vivent des revenus de leur pension de retraite.

Cette pauvreté relative les incite à conserver leur vieux téléphone portable tant qu’il fonctionne, à porter des vêtements datant du siècle dernier, à ne pas acheter de nouvelle voiture parce qu’ils n’en ont pas les moyens, et à ne pas acheter de l’équipement sportif haut de gamme parce que leur forme physique ne leur permet pas de s’en servir. Et ainsi de suite.

Mais fondamentalement, les jeunes ont raison; le monde dans lequel nous vivons est de résultat de l’activité de ceux qui les ont précédés.

Aussi louables que soient les bonnes habitudes actuelles des personnes âgées — habitudes dictées par la nécessité — l’hyperconsommation était la règle quand ces vieux avaient l’âge de ceux qui les blâment aujourd’hui.

Ceci étant dit, quelle génération n’a pas blâmé la précédente pour tous ses malheurs ?

Les jeunes de demain blâmeront les jeunes d’aujourd’hui pour tous ces gadgets électroniques (téléphones, tablettes, ordinateurs, trottinettes électriques, etc.) qui s’accumuleront dans nos sites d’enfouissement et pollueront nos nappes phréatiques parce que personne n’a obligé les fabricants à créer une filière de collecte et de recyclage de leurs produits.

Si on veut sauver la planète, il faudra cesser de s’entredéchirer et agir.

Référence : Move over, millennials. Boomers are UK’s greenest generation

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le glyphosate plein l’assiette

Publié le 2 décembre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes


 
Les céréales sont à la base de l’alimentation humaine. Ils sont tellement importants que le gouvernement canadien n’a jamais autorisé la commercialisation de blé transgénique au pays.

En février 2019, l’émission La semaine verte nous apprenait que les agriculteurs de la Saskatchewan utilisaient le glyphosate (le Roundup™ de Mosanto) en prérécolte.

Puisque le glyphosate est mortel pour le blé (ce dernier n’étant pas transgénique), que vient faire le glyphosate dans la culture de cette céréale ?

C’est qu’aucun champ n’est parfaitement plat. Après la pluie, certaines parties du champ demeurent détrempées plus longtemps. Et les plantes qui y poussent murissent plus lentement.

Pour ne pas avoir à attendre après les ‘retardataires’, on tue tous les plants à l’herbicide. Ils sèchent en quelques jours. Puis on les récolte.

Si le blé n’était pas réduit en farine, il serait impossible de semer ses grains; ils sont empoisonnés au glyphosate.

Apparue en Saskatchewan, cette technique agricole s’est répandue au Québec cet été.

Non seulement est-elle pratique pour l’agriculteur, mais elle aussi très économique; l’assurance récolte du Québec — payée à 60 % par les contribuables — rembourse l’achat des herbicides et les couts de pulvérisation.

C’est ainsi que 99 agriculteurs québécois ont obtenu dernièrement un remboursement moyen de 1 047 $ pour l’achat de pesticides et les couts de pulvérisation. Aucune demande n’a été refusée par le ministère de l’Agriculture.

Le remboursement concerne non seulement le glyphosate (cancérogène probable selon l’OMS), mais également l’épandage du Diquat (un herbicide interdit en Europe en raison de sa toxicité).

On invoque des raisons climatiques particulières cette année. Mais qu’on ne s’y trompe pas; cela n’est qu’un prétexte. L’an prochain, on invoquera d’autres raisons.

La décision de rembourser l’épandage de glyphosate en prérécolte a été prise à la suite des représentations de Christian Overbeek, président des Producteurs de grains du Québec.

Celui-ci est également un lobbyiste enregistré dont les démarches visent officiellement à libéraliser l’utilisation des pesticides.

Puisqu’au Québec, on ne peut acheter de pesticide que sur ordonnance d’un agronome, de plus en plus d’agriculteurs achètent ces produits sur l’internet.

Ceux qui continuent de s’approvisionner au Québec obtiennent facilement une ordonnance à ce sujet en raison de la corruption généralisée des agronomes québécois (dont l’Ordre professionnel aurait dû être mis sous tutelle il y a bien longtemps).

Autrefois, il suffisait d’acheter du pain fait avec de la farine de blé du Québec (comme ceux de la boulangerie St-Méthode) pour éviter de consommer du pain fait avec du blé empoisonné au glyphosate.

Depuis que les agriculteurs d’ici sont tombés dans la facilité, la manière de consommer du pain sain est soit de le faire soi-même à partir de farine bio ou d’acheter du pain bio (comme ceux que vend Première Moisson).

Incidemment, leur pain intégral au levain (à 6,29$ la miche de 625 g) et leur pain de blé Khorasian biologique (à 5,20$ la miche de 500 g) sont chaudement recommandés.

Références :
Du glyphosate dans nos aliments
La corruption généralisée des agronomes québécois
L’argent des Québécois a payé l’usage controversé de pesticides
Les céréales canadiennes contaminées au glyphosate
Notre pain contaminé par les herbicides

Parus depuis :
Santé Canada veut autoriser plus de pesticide glyphosate sur des aliments (2021-07-19)
Encore et toujours plus de glyphosate (2021-07-22)
Cancers liés au Roundup — Bayer perd de nouveau en appel (2021-08-10)
Homologation d’un herbicide glyphosate la Cour fédérale ordonne à Ottawa de refaire ses devoirs (2025-02-20)

Détails de la photo : Droits appartenant à Matt Gibson. Photo distribuée par la banque d’images OnePixel.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : évolution en huit mois

Publié le 1 décembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Voici la liste des pays les plus durement affectés par la pandémie au Covid-19.

À titre comparatif, cette liste est complétée par le cas de quelques pays d’Extrême-Orient.

Ont été exclus de cette liste, les pays de moins d’un million d’habitants.


Tableau comparatif des pays les plus atteints au premier jour de chaque mois, en nombre de morts par million d’habitants

Pays Avr. Mai Juin Juil. Aout Sep. Oct. Nov. Déc.
Belgique 73 676 834 842 849 853 863 1002 1434
Pérou 2 33 149 299 588 880 983 1042 1087
Espagne 194 532 581 607 608 623 684 767 973
Italie 206 467 554 575 581 587 594 642 933
Grande-Bretagne 35 414 593 647 680 611 621 687 868
Macédoine du Nord 6 41 70 147 237 290 357 482 860
Argentine 1 5 12 35 79 193 448 687 854
Québec 4 238 549 651 669 679 689 734 834
États-Unis 12 199 330 395 477 570 642 713 831
Bosnie-Herzégovine 1 21 47 57 100 189 263 381 833
France 53 367 432 457 464 470 490 567 819
Mexique 0 37 81 215 362 499 601 709 818
Brésil 1 29 149 286 440 576 680 751 815
Chili 1 14 66 301 498 591 669 743 804
Rép. Tchèque 4 22 30 33 36 40 63 312 783
Bolivie 1 5 27 96 255 430 680 744 763
Équateur 6 52 210 259 325 372 646 715 760
Arménie 1 11 46 153 253 297 325 460 739
Colombie 0 6 19 68 203 393 513 617 723
Slovénie 2 46 54 56 60 67 76 175 717
Panama 7 44 80 149 335 463 551 624 709
Suède 24 262 442 532 568 575 583 587 671
Roumanie 5 39 66 87 124 192 253 368 601
Bulgarie 1 10 20 34 56 93 121 187 583
Iran 37 75 98 130 202 257 313 418 576
Moldavie 1 31 76 136 195 250 331 447 576
Suisse 54 205 224 227 229 232 239 268 568
Pays-Bas 68 285 347 357 359 363 374 434 550
Hongrie 2 33 55 61 62 64 81 188 516
Pologne 1 17 28 39 46 54 67 153 465
Croatie 1 18 25 26 35 46 69 137 455
Portugal 18 98 140 155 170 179 194 250 449
Irlande 15 262 343 352 357 359 365 386 417
Autriche 16 65 74 78 80 82 89 126 368
Afrique du Sud 0 2 12 46 137 240 283 326 363
Costa Rica 0 1 2 3 30 87 180 271 339
Géorgie 0 2 3 4 4 5 10 84 327
Israel 3 24 31 35 57 104 176 278 313
Irak 1 2 5 51 119 176 228 271 303
Honduras 1 8 21 50 135 189 237 268 293
Ukraine 1 6 16 27 39 60 96 167 288
Albanie 5 11 11 22 56 100 135 180 286
Russie 0 8 33 65 96 119 143 193 277
Oman 0 2 10 36 88 135 182 242 277
Tunisie 1 4 4 5 5 7 27 114 275
Jordanie 1 1 1 1 1 2 7 87 273
Paraguay 0 1 2 3 7 48 121 196 245
Grèce 5 14 18 19 20 27 39 63 242
Guatemala 0 1 6 43 109 155 181 207 231
Rép. Dominicaine 5 28 46 69 106 160 194 207 214
Allemagne 10 81 105 108 110 112 114 126 207
Koweït 0 7 51 83 105 125 143 182 205
Bahreïn 2 5 11 54 86 112 148 187 198
Kirgistan 0 5 9 35 151 162 163 174 194
Lithuanie 3 17 26 29 30 32 34 61 192
Serbie 3 21 28 33 67 82 86 95 189
RoC* 3 51 94 106 113 117 120 135 175
               
Japon 0,4 3,6 7,1 7,7 8,0 10,0 12,4 14,0 16,9
Hong Kong 0,5 0,5 0,5 0,9 4,5 12,0 14,0 14,0 14,5
Corée du Sud 3,2 4,8 5,3 5,5 5,8 6,4 8,1 9,1 10,2
Singapour 0,5 2,7 4,1 4,4 4,5 4,5 4,6 4,7 4,9
Chine 2,4 3,4 3,4 3,2 3,3 3,2 3,2 3,2 3,2
Vietnam 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,4 0,4 0,4 0,4
Taïwan 0,2 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3 0,3

*— ‘RoC’ signifie le Canada sans le Québec.

Cet été, l’épicentre de la pandémie était en Amérique latine, notamment au Pérou, au Chili, au Brésil, au Mexique, en Bolivie, au Panama et en Colombie.

Depuis deux mois, l’épicentre s’est déplacé en Europe Centrale, en Europe de l’Est et dans les Balkans (où la pandémie avait fait relativement peu de victimes jusque-là).

Ont été particulièrement touchées la Slovénie, la République Tchèque, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Macédoine du Nord, la Hongrie, la Croatie et la Pologne.

Références :
Covid-19 : le nombre de cas en temps réel
Covid-19 Coronavirus Pandemic
Données COVID-19 au Québec

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Écrit par Jean-Pierre Martel


En disséquant un bidule électronique…

Publié le 1 décembre 2020 | Temps de lecture : 1 minute
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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’engouement collégial pour l’anglais

Publié le 30 novembre 2020 | Temps de lecture : 4 minutes

Tout en respectant le droit des angloQuébécois à l’enseignement dans leur langue, la Loi 101 prescrit l’unilinguisme français au Québec.

Selon cette loi, l’école publique française est ouverte à tous. Par contre, l’école publique anglaise est réservée aux angloQuébécois; ceux-ci y ont droit en vertu de la constitution du pays.

Ceci étant dit, à leurs frais, les parents québécois peuvent envoyer leurs enfants à l’école privée de leur choix.

Mais aussi révolutionnaire que fût la Loi 101 en 1977, celle-ci n’impose cet unilinguisme qu’au primaire et au secondaire.

Pourquoi les rédacteurs de la Loi 101 se sont-ils abstenus d’imposer l’unilinguisme français à l’ensemble du système scolaire québécois ?

Peut-être ont-ils jugé qu’après s’être imprégné de français toute sa vie, l’adolescent québécois avait peu de chance de remettre en question son appartenance linguistique en poursuivant ses études au niveau collégial et/ou universitaire.

Au-delà du secondaire, si un étudiant francophone voulait poursuivre ses études en anglais mais était empêché de le faire au collégial par une loi, cela ne ferait que différer sa décision au moment d’aller à l’université. Ce qui reviendrait un peu au même.

Depuis l’adoption de la Loi 101, les choses ont évolué.

De 1995 à 2018, le pourcentage de cégépiens qui poursuivent leurs études en anglais dès le collégial a augmenté substantiellement, passant de 14,9 % à 19 % dans l’ensemble du Québec.

À Montréal, c’est évidemment pire; cette proportion est de 40 %. Au point que depuis 2001, les angloQuébécois sont minoritaires dans leurs propres cégeps.

Avec ses huit-mille étudiants, le Collège Dawson est non seulement devenu le plus gros lycée anglophone de Montréal; c’est le plus fréquenté du Québec, toutes langues confondues.

Voilà pourquoi le projet d’agrandissement du Collège Dawson — subventionné par Québec à hauteur de 50 millions$ — suscite la controverse.

La question qu’il faut se poser est la suivante : pourquoi tant d’adolescents francophones tiennent-ils à ce point à étudier en anglais ?

La réponse est évidente : à l’embauche, l’anglais est exigé dans 40 % des entreprises du Québec. Et ce, même lorsque cela n’est pas nécessaire. Une proportion qui grimpe à 63 % à Montréal.

Tant que la connaissance de l’anglais est jugé nécessaire non seulement pour réussir, mais simplement pour gagner sa vie, on devra considérer la motivation d’une bonne partie des cégépiens d’apprendre l’anglais comme étant parfaitement légitime.

Toute tentative de l’État de s’opposer à une volonté populaire aussi répandue est vouée à l’échec.

Conséquemment, si le gouvernement québécois désire sérieusement assurer la pérennité du français, il devra fonder sa politique linguistique sur l’unilinguisme français au travail. Un unilinguisme généralisé à l’ensemble du territoire national. Sauf lorsque la connaissance de l’anglais est strictement nécessaire.

Voilà exactement ce que voulait Camille Laurin, le père de la Loi 101.

Références :
Incapable d’être servi en français
L’enseignement en anglais a le vent dans les voiles
Quatre-millions de Québécois victimes de discrimination à l’embauche

Parus depuis :
Ottawa verse des millions pour des programmes d’enseignement en anglais au Québec (2020-12-21)
Quand il faut parler anglais pour travailler à Montréal (2021-03-10)
Augmentation des résidents non permanents dans les écoles anglaises (2021-03-19)
Une vision pour demain (2021-03-20)
La maîtrise du français, nouvel enjeu de management (2021-10-25)
« Nous courons vers l’assimilation », disent des profs en faveur de la loi 101 au cégep (2022-04-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Macintosh : un raccourci contextuel pour quitter

Publié le 29 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Sur un Macbook Pro usagé acheté le mois dernier, le raccourci Command-Q se comportait de manière erratique.

Sous certaines applications, il permettait de les quitter. Ce qui est normal.

Mais avec d’autres logiciels, Command-Q faisait apparaitre le message ‘Voulez-vous vraiment éteindre votre ordinateur maintenant…’, un comportement normalement réservé au Finder (l’environnement de travail du Macintosh).

C’est alors que je me suis rappelé qu’avec le minuscule Macbook Air qui m’accompagne en voyage, pour quitter, il faut absolument utiliser la souris; le raccourci Command-Q ne fonctionne pas.

J’ai donc décidé de rendre tout cela cohérent. Voici comment.


 
Dans le coin supérieur gauche de l’écran, cliquez sur /Préférences Système…, puis cliquez sur l’icône du clavier.


 
Dans les préférences au sujet du clavier, faites trois choses : cliquez en haut sur ‘Raccourcis’, à gauche sur ‘Raccourcis de l’application et sur le ‘+’ au bas de la fenêtre.


 
Par défaut, votre raccourci s’appliquera à tous vos logiciels dont les menus sont en français. Appelez ce raccourci ‘Quitter’, du nom exact de l’item au menu de vos applications. Dans la boite de saisie Raccourci clavier, appuyez simultanément sur les touches Command et Q du clavier. Puis cliquez sur le bouton Ajouter.


 
Sans fermer les préférences du clavier, cliquez sur ‘Finder.app’ au milieu de la fenêtre, et ajoutez-lui le raccourci appelé ‘Éteindre…’.

N’oubliez pas les trois points après ‘Éteindre’, sinon le raccourci éteindra votre ordinateur sans faire apparaitre le message ‘Voulez-vous vraiment éteindre votre ordinateur maintenant…’.

On voit donc que le même raccourci Command-Q peut soit fermer une application ou éteindre l’ordinateur, selon le contexte.


 
J’en ai profité pour faire en sorte que le raccourci Command-S s’applique à Enregistrer sous… et non plus à Enregistrer… de manière à toujours exiger une confirmation de ma part avant de sauvegarder quoi que ce soit.

Précisons que si certains de vos logiciels sont en anglais, vous aurez à créer le même raccourci (Command-S) pour l’item Save As… de leur menu.

Voilà.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la force du nombre

Publié le 28 novembre 2020 | Temps de lecture : 3 minutes

En 2016, des chercheurs israéliens ont calculé le nombre de cellules dans le corps humain.

Selon leurs calculs, chacun d’entre nous est normalement formé de trente-mille-milliards de cellules corporelles.

Ces spécialistes de la quantification biologique ont entrepris de calculer le nombre de virus du Covid-19 chez une personne infectée.

Les mesures ont été effectuées chez le singe, puis extrapolées chez l’humain.

La première technique utilisée consiste à quantifier le nombre de copies du génome viral chez l’animal atteint. Cela comprend non seulement le génome de virus intacts mais également des copies provenant des débris de virus laissés par son système immunitaire.

La deuxième technique ne mesure que les virus intacts; leur nombre est déterminé in vitro par le nombre de cellules en culture contaminées par un prélèvement effectué chez cet animal.

En faisant le rapport entre les résultats obtenus par chacune de ces deux méthodes, les chercheurs ont estimé qu’une particule virale sur dix-mille est ‘active’. Les autres sont en réalité des virus morts ou des débris de virus.

Au moment d’éclater et de libérer son contenu, chaque cellule infectée contient environ cent-mille copies du virus. Ce qui correspond à dix pour cent de sa masse cellulaire.

Remarque : Les auteurs de l’étude présument qu’à l’intérieur des cellules infectées, la proportion de virus ‘actifs’ (un sur dix-mille) est la même qu’à l’extérieur. Ce dont je doute.

En effet, il est probable que le système immunitaire attaque beaucoup plus facilement les virus libérés par la cellule piratée par le Covid-19 que ceux encore à l’intérieur de celle-ci.

Lorsque la cellule infectée se rompt sous la pression de sa production virale, on peut présumer que la presque totalité des virus libérés est prête à contaminer d’autres cellules, exception faite des virus viciés par une erreur de réplication de leur code génétique.

Au maximum de sa maladie, l’humain infecté produirait entre un et cent-milliards de particules virales.

La quantité maximale de virus (entiers ou sous forme de débris) obtenus par prélèvement nasal à l’aide d’un écouvillon est d’un million à un milliard. Dans la gorge, leur nombre maximal est moindre, soit entre dix-mille et cent-millions par écouvillon.

Officiellement, près de 62 millions de personnes ont contracté le Covid-19 jusqu’ici.

En incluant les personnes asymptomatiques, si on présume que la pandémie a contaminé cent-millions de personnes, le poids total de tous les virus de Covid-19 à travers le monde serait d’environ un kilogramme.

Références :
Covid-19 : combien de particules virales un être humain infecté par le SARS-CoV-2 renferme-t-il ?
SARS-CoV-2 (COVID-19) by the numbers
The total number and mass of SARS-CoV-2 virions in an infected person

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la contagion chez les jeunes Québécois

Publié le 27 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Le 13 novembre dernier, 1 379 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés au Québec dans l’ensemble de la population.

Dans le graphique ci-dessus – qui débute quelques jours après la rentrée scolaire — ces nouveaux cas sont représentés par le pointillé en bleu pâle dont l’échelle est à droite (contrairement aux autres valeurs).

Il y a deux semaines, le nombre de nouveaux cas positifs chez les enfants prépubères (ligne jaune) était de 114 (8,3 % des cas). Les adolescents (ligne verte) comptèrent pour 197 nouveaux cas (14,3 %).

À cela s’ajoutèrent 183 cas (13,3 %) chez les jeunes adultes (ligne bleue). Une partie d’entre eux sont des étudiants universitaires et une partie sont de jeunes parents.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 chez les Québécois de moins de trente ans est huit fois ce qu’il était avant la rentrée scolaire.

Deux mois et demi après la rentrée, les moins de trente ans représentent 35,8 % de tous les nouveaux cas de Covid-19 officiellement diagnostiqués au Québec.

La contamination des adolescents (en vert) suit celle de la population en général (le pointillé).

Quant aux jeunes de 0 à 9 ans (en jaune), ce groupe comprend des écoliers du primaire, des enfants en garderie et d’autres trop jeunes pour y aller.

Il y a plus de trois mois, j’écrivais que la croyance selon laquelle les jeunes prépubères seraient moins sujets au Covid-19 était basée sur des preuves épidémiologies. Donc des preuves faibles; les enfants étaient moins contaminés par la pandémie ce printemps parce qu’ils y étaient moins exposés en raison de la fermeture des écoles.

Avec leur retour en classe, peu à peu, ce groupe est en train de rejoindre la contamination de l’ensemble de la société.

Référence : Compte Twitter de Patrick Déry

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : les bonnes nouvelles de l’université Colgate

Publié le 26 novembre 2020 | Temps de lecture : 2 minutes

Le 8 septembre dernier, nous avions présenté le cas de l’université Colgate.

Cette institution privée, où les étudiants sont pensionnaires, implantait à l’époque une stratégie prometteuse de prévention contre l’éclosion de Covid-19 sur son campus.

Deux mois et demi plus tard, qu’en est-il vraiment ?

En un mot, c’est un succès.

Les tests préalables à l’admission avaient révélé quatre cas positifs chez les employés et huit autres chez les étudiants.

À l’admission, tous les étudiants et tous les professeurs ont été mis en quatorzaine.

Les personnes révélées positives par les tests de préadmission ont été isolées hors campus dans un hôtel acquis tout spécialement par l’université.

Quant aux autres, leur quatorzaine s’est effectuée dans les résidences étudiantes situées sur le campus.

Au total, on a effectué environ onze-mille tests parmi les 3 753 membres de la communauté universitaire (étudiants, professeurs et personnel de soutien).

Malgré toutes les mesures préventives, le nombre cumulatif de cas positifs a passé de douze cas avant l’admission à 53 cas quatre semaines plus tard.

Aucun de ces cas n’a justifié d’hospitalisation.

Toutefois, depuis un mois et demi, il n’y a plus eu aucun nouveau cas de Covid-19.

Le confinement à l’admission, le port du masque obligatoire et une politique de tests généralisés ont donc eu raison de la pandémie.

L’expérience de l’université Colgate rejoint celle de plusieurs pays asiatiques; sans vaccin, il est possible d’éradiquer le virus.

Références :
Covid-19 : l’exemple préliminaire de l’université Colgate
Colgate University proved why testing is key to opening campus amid coronavirus pandemic

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Écrit par Jean-Pierre Martel