Sept jours par pistolet

Publié le 17 juillet 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

Plus tôt cette semaine, le juge Bertrand St-Arnaud condamnait à cinq ans de prison un ex-conseiller financier chez Desjardins qui avait voulu écouler sur le marché noir québécois près de 250 armes de poing achetées aux États-Unis.

Tout indique que l’accusé n’avait pas l’intention d’assassiner quelqu’un, de commettre des vols à main armée, ou de menacer des citoyens respectables. Son seul but était de faire de la contrebande d’armes.

La culpabilité des contrebandiers

Est-ce qu’on innocente celui qui commandite un meurtre sans le commettre lui-même ? Évidemment pas; on juge plus sévèrement celui qui ordonne que celui qui obéit.

De la même manière, toute personne qui, en toute connaissance de cause, rend possible des centaines de meurtres est plus coupable que celui qui en commet un seul.

Afin de dissuader la contrebande d’armes à feu, il est essentiel que les tribunaux soient impitoyables envers ceux qui s’y adonnent.

Dans son jugement, le juge St-Arnaud ne semble pas avoir tenu compte de cela.

Invoquant l’absence d’antécédents criminels de l’accusé, la reconnaissance de sa culpabilité, ses remords qui semblent sincères, la détention risquée de l’accusé en temps de pandémie, le juge a imposé une sanction qui équivaut à sept jours de prison par pistolet.

Une farce.

Cette clémence s’explique par le jeu de compromission qui se joue dans les antichambres de l’appareil judiciaire.

En échange d’un plaidoyer de culpabilité et du consentement à la confiscation du lieu du crime — la maison à cheval sur la frontière canado-américaine achetée tout spécialement par l’accusé pour faciliter sa contrebande,— la poursuite et la défense se sont entendues pour réclamer d’un commun accord une sanction particulièrement clémente. Ce à quoi le juge a consenti. Ce qu’il n’était pas tenu de faire.

Conclusion

Alors que la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, est préoccupée par la hausse importante des incidents impliquant des armes à feu dans la région de Montréal, voilà qu’un juge impose une sanction molle et insignifiante à la suite de la plus importante saisie d’armes au Québec depuis des années.

Allouer cinq-millions$ en vue de la création d’une équipe policière dédiée à la lutte contre le trafic d’armes d’une part, et d’autre part consentir implicitement à ce que les tribunaux sabotent les efforts des policiers pour nous protéger, cela n’est pas logique.

Du coup, on devrait s’attendre à ce que le ministre de la Justice du Québec, Simon Jolin-Barrette, porte cette cause en appel et réclame la prison à perpétuité pour ce contrebandier.

Voilà comment faire réfléchir tous ceux qui songeraient à l’imiter.

Références :
Trafic d’armes : William Rainville écope de cinq ans de prison
Québec viendra en aide à Montréal dans la lutte contre le trafic d’armes à feu
William Rainville plaide coupable et est condamné à cinq ans

Parus depuis :
Fusillades à Montréal : « Assez, c’est assez! » dit le SPVM (2021-08-04)
« Leur magot, ils l’ont investi dans des armes à feu » (2021-12-08)

Complément de lecture : Pourquoi les juges entérinent-ils parfois à contrecœur certaines peines clémentes ? (2025-01-19)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Du métro Guy-Concordia à la ville de Westmount

Publié le 15 juillet 2021 | Temps de lecture : 2 minutes









 
Cet été, je me propose de présenter un aperçu de la variété architecturale de Montréal.

Plus tôt cette semaine, je me suis promené dans l’ouest de la ville.

À la sortie du métro Guy-Concordia qui donne sur la rue de Maisonneuve, nous rencontrons l’École des métiers de la restauration et du tourisme. Puis l’ancienne Station postale L (de l’architecte américain Willis-Alexander Ritchie, 1913) située à l’intersection de l’avenue Green et la rue de Maisonneuve.

Puis sur la rue Sherbrooke, nous voyons successivement :
• le lycée Dawson,
• l’intersection avec l’avenue Elm,
• la sculpture Catching Up (1985) de John-Steward Johnson Jr.,
• l’immeuble résidentiel Le Westmount,
• le Monument aux Braves de Westmount (1922) de George-William Hill,
• et l’école Selwyn House School.

(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectifs Lumix 20 mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya (1re et 3e photos) et Lumix 14-45 mm + filtre vert jaunâtre Lzos Ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Omega (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm
2e  photo : 1/160 sec. — F/3,5 — ISO 320 — 14 mm
3e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 14 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 2500 — 28 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 14 mm
7e  photo : 1/160 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 14 mm
8e  photo : 1/1250 sec. — F/8,0 — ISO 10000 — 18 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Covid-19 à l’école primaire : la CAQ met en péril la santé de nos enfants

Publié le 15 juillet 2021 | Temps de lecture : 12 minutes

Vaccination selon l’âge 1 dose 2 doses
de 0 à 11 ans 0 % 0 %
de 12 à 17 ans 77 % 5 %
de 18 à 29 ans 68 % 20 %
de 30 à 39 ans 73 % 27 %
de 40 à 49 ans 80 % 39 %
de 50 à 59 ans 85 % 54 %
60 ans et + 92 % 77 %


 
Introduction

Le ministère de l’Éducation a rendu publiques les mesures sanitaires qu’il compte mettre en place pour la rentrée scolaire prévue dans quelques semaines.

À l’école primaire, les enfants sont dans une situation d’extrême vulnérabilité parce qu’aucun vaccin n’est encore homologué pour eux.

Il est donc légitime de se demander quelles sont les mesures prévues par le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) pour les protéger.

Les trois axes qui guideront la rentrée scolaire

Selon les documents dévoilés par le ministère de l’Éducation, la rentrée scolaire s’articulera autour de trois ‘axes’.

Axe 1 : Une rentrée scolaire la plus normale possible

Ce que la CAQ appelle une ‘rentrée scolaire normale’, c’est une rentrée comme si le Covid-19 n’avait jamais existé; aucun masque ni couvre-visage pour les élèves ou le personnel, transport scolaire sans restriction de distanciation, organisation habituelle des cafétérias et salles de dineurs.

L’an dernier, le masque était obligatoire au secondaire : il ne le sera plus cette année au primaire ni au secondaire.

Axe 2 : Le maintien des mesures sanitaires et d’une vigilance sur le plan de la qualité de l’air

Les seules mesures sanitaires maintenues seront liées à la désinfection des surfaces et au lavage des mains.

Le lavage des mains, tout comme l’hygiène corporelle en général, est une bonne habitude à prendre. Mais le manque d’hygiène ne prédispose pas à la contagion par le Covid-19; dans les premières semaines de cette pandémie, des centaines de médecins italiens sont morts du virus les mains parfaitement propres. Pourquoi ? On manquait de masques.

Les autorités sanitaires américaines estiment que moins d’une personne sur dix-mille (et probablement moins d’une personne sur vingt-mille) attrape le Covid-19 par le toucher.

Dans les faits, sur les quatre-millions de morts du Covid-19 à travers le monde, on n’a trouvé personne qui avait contracté le virus par le toucher.

Essentiellement, pour la CAQ, protéger nos écoliers consistera à surveiller les taux de CO₂ dans chaque classe du Québec.

Lors de la réception donnée à la Maison-Blanche en honneur de la nomination d’une juge conservatrice à la Cour Suprême des États-Unis, si on avait testé les taux de CO₂ dans la roseraie, on aurait trouvé la qualité de l’air excellente. Pourtant cette réception fut un évènement superpropagateur.

Au cours d’une pandémie, la qualité de l’air se mesure par l’absence de l’agent pathogène et non par la teneur en gaz carbonique.

L’accent mis par la CAQ sur le CO₂ est une tactique de diversion qui lui évite de dépenser des millions$ pour combattre efficacement la pandémie.

Axe 3 : Des mesures d’appoint si nécessaire seulement

Si la situation dégénère — et croyez-moi, elle dégénèrera — la CAQ envisage l’adoption de mesures particulières : accroitre la distance sanitaire au cours des repas ou des récréations, assigner des sièges dans les autobus scolaires, le port du masque dans les autobus et les aires communes des écoles et ultimement, la fermeture temporaire des classes infectées.

Les conséquences de la contagiosité accrue des variants

Lorsqu’on dit qu’un variant est plus contagieux, cela signifie que les mesures qui permettaient autrefois de se protéger contre le Covid-19 ‘classique’ sont moins efficaces contre ce variant.

Le lavage des mains

Le lavage des mains n’a jamais été efficace contre la contagion par le Covid-19 ‘classique’. Il ne l’est pas plus contre ses variants.

La distance sanitaire

Une distance sanitaire de deux mètres protège contre les grosses gouttelettes (les postillons) émises par une personne contagieuse, mais pas contre ses fines gouttelettes respiratoires (les aérosols).

Ces fines gouttelettes sont encore plus contagieuses lorsqu’elles contiennent des copies d’un variant, en comparaison avec celles qui contiennent du Covid-19 ‘classique’.

Donc la réduction de la distance sanitaire à un mètre ou son abolition totale est une aberration quand se propagent des variants particulièrement contagieux.

Le masque

À des degrés divers, tous les types de masques protégeaient contre le Covid-19 ‘classique’. Cela n’est plus vrai avec les variants les plus récents.

Très précisément, une contagiosité accrue signifie que la quantité de particules virales nécessaire à transmettre l’infection est moindre.

Puisque tous les écoliers (les enfants comme les adolescents) seront à la fois dispensés du port du masque et du respect d’une distance sanitaire, cela signifie que les variants les plus contagieux pourront se répandre librement à l’école.

D’autant plus facilement que les purificateurs d’air de type HEPA sont interdits (dans les faits) dans les classes des écoles francophones alors que les simples ventilateurs — qui ne font que ‘brasser les microbes’ et les répartir à toute la classe — y seront permis.

Les vaccins

Tous les vaccins homologués au Canada sont très efficaces contre le Covid-19, même contre ses variants.

Malheureusement, la vaccination n’est pas autorisée pour l’instant chez les écoliers du primaire.

Le principe de précaution

La vulnérabilité aux variants

Dans une pandémie, l’agent causal s’attaque toujours au maillon le plus faible, c’est-à-dire aux gens qui ne sont pas immunisés. Si bien que présentement, partout en Occident, cette pandémie est devenue une pandémie des non-vaccinés. Or au Québec, au cours des mois qui viennent, ses victimes seront les écoliers du primaire.

Les parents confient leurs enfants au système scolaire présumant que celui-ci en prendra soin. Il est donc du devoir de l’État de protéger ceux qui sont vulnérables parce qu’aucun vaccin n’est encore homologué pour les protéger.

Au contraire, la CAQ a décidé que le laisser-faire décrété pour l’ensemble de la population s’appliquerait également aux étudiants du primaire.

C’est une erreur dont la gravité est inconnue; personne ne sait si les enfants qui auront contracté le Covid-19 à l’enfance se rendront à l’âge adulte normalement, c’est-à-dire sans éprouver de séquelles.

La meilleure attitude à avoir au sujet de la pandémie est d’éviter de l’attraper. Ce qui sera impossible au primaire à cause de la CAQ.

Le retard pédagogique

La conséquence de ce laisser-faire, c’est que la contagion des écoles sera pire qu’au cours de l’année scolaire précédente en raison de la contagiosité accrue des variants.

Ce qui veut dire qu’un plus grand nombre de classes deviendront des foyers d’infection. Du coup, on devra fermer plus d’entre elles afin de placer leurs écoliers en quarantaine.

Or partout en Occident, on constate que l’école en ligne entraine une diminution de la motivation à apprendre et une chute de la transmission des connaissances et du développement des aptitudes.

Bref, le laisser-faire de la CAQ dans nos écoles accentuera le retard pédagogique que le confinement généralisé (et approprié) a créé en début de pandémie.

Les écoles, pouponnières à variants

Au cours de sa maladie, l’humain infecté par le Covid-19 produit entre un et cent-milliards de copies du virus.

Les mécanismes de contrôle de la réplication virale sont tellement grossiers que leur matériel génétique peut être qualifié d’instable. Si bien que parmi les milliards de copies produites par un seul malade, celui-ci donnera naissance à des dizaines, voire des centaines de mutants, dont la presque totalité d’entre eux ne sont pas viables.

Et du très petit nombre de mutants viables, seuls s’imposeront ceux qui s’avèreront plus aptes à se propager. Les supermutants sont appelés ‘variants’.

Lorsqu’on laisse une épidémie virale se propager à sa guise au sein d’une population, on transforme cette population en pouponnière à variants. Ce fut le cas en Inde et au Brésil.

En effet, le virus du Covid-19 ne peut pas muter s’il ne se reproduit pas. Plus une pandémie virale dure, plus des mutants dangereux ont le temps d’apparaitre.

La seule manière d’empêcher cela, c’est d’arrêter la contagion.

L’absence de mesure de mitigation au cours de la prochaine année scolaire créera les conditions optimales pour que la sélection naturelle favorise l’émergence d’un mutant spécialement adapté aux enfants.

Conclusion

La CAQ est un parti de droite. Et comme pour tous les partis de droite, ce qui compte vraiment, c’est d’éviter d’alourdir le fardeau fiscal des contribuables. Aux États-Unis, les gouverneurs républicains — leur source d’inspiration — font pareil.

Au Québec comme partout ailleurs en Occident, la lutte sanitaire contre le Covid-19 a été un fiasco. Jusqu’ici, le nombre cumulatif du nombre de morts par million d’habitants fut 2,5 fois plus élevé au Québec que dans les provinces anglophones du pays.

Dans le cas particulier du réseau scolaire, l’année scolaire 2019-2020 s’est arrêtée lors du confinement décrété en début de pandémie.

Avant même l’ouverture des classes lors de l’année scolaire suivante (celle de 2020-2021), la seule mesure qu’il fallait prendre pour compenser l’abolition de la distanciation sociale et l’absence des masques au primaire, c’était le dépistage systématique et fréquent du Covid-19 à l’école. Ce que la CAQ n’a pas fait.

Le résultat, c’est qu’au 3 mai 2021 — donc vers la fin de cette année-là — les écoliers et le personnel scolaire représentaient 38,4 % de toutes les personnes officiellement atteintes au Québec par le Covid-19.

Sur les 3 200 établissements d’enseignement (publics ou privés), le tiers ont été des foyers d’éclosion de la pandémie. Et sur les 1 126 écoles atteintes, 460 ont été complètement ou partiellement fermées, soit une école sur sept.

Bref, ce fut là encore un fiasco.

En dépit de cela, le gouvernement de la CAQ a réussi à sauver la face en détournant l’attention vers des tests de CO₂. Or ceux-ci n’ont pas de rapport avec la pandémie qui, rappelons-le, est une pandémie au coronavirus et non au gaz carbonique.

La rentrée scolaire qui approche s’opèrera de manière analogue sauf pour deux choses. Premièrement, plus de 77 % des adolescents auront été partiellement vaccinés. Et deuxièmement, si un écolier rapporte à la maison le virus attrapé en classe, les conséquences seront moindres puisque plus des deux tiers des parents sont partiellement immunisés eux aussi.

En contrepartie, parce qu’ils seront vaccinés, les parents auront un risque beaucoup plus faible d’attraper le Covid-19 en vaguant à leurs activités quotidiennes, à transmettre l’infection à leurs enfants et, par ricochet, d’infecter l’école fréquentée par ceux-ci.

Cela devrait ralentir la contamination du milieu scolaire sans toutefois l’empêcher.

Malheureusement, on ne pourra pas avoir l’heure juste de la part du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Ce dernier est un remarquable communicateur. Mais contrairement à ses collègues Christian Dubé (ministre de la Santé), Lionel Calmant (ministre délégué à la Santé), et Mathieu Lacombe (ministre de la Famille), c’est un ministre froid et totalement dépourvu d’empathie.

Ses mensonges répétés à l’Assemblée nationale font qu’on ne peut plus lui accorder le bénéfice du doute quand, la main sur le cœur, il nous assure de son dévouement à protéger nos enfants. On doit donc le juger à ses actes et non à ce qu’il promet.

L’année scolaire passée fut un fiasco par sa faute. Et sa détermination présente à laisser les variants les plus contagieux se propager librement dans le milieu scolaire au cours des prochains mois — sous le couvert du dépistage niais du gaz carbonique — fait que ce ministre brillant serait plus utile à un autre poste ministériel.

Références :
Covid-19 : évolution au cours des six premiers mois de 2021
Covid-19 : les mutants
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale en 2020
Delta surge ‘could leave hundreds of thousands with long Covid’
Le Covid-19 à l’école
Mass infection is not an option: we must do more to protect our young
Orientations en vue de la rentrée scolaire 2021
Plan pour la rentrée scolaire 2021-2022
Rentrée scolaire 2021 : l’OMS se réveille
Risk factors for long COVID: analyses of 10 longitudinal studies and electronic health records in the UK

Parus depuis :
England’s Covid unlocking is threat to world, say 1,200 scientists (2021-07-16)
Cinq fois plus d’élèves infectés au Québec par rapport à la rentrée de janvier 2021 (2022-01-25)
« Maman, je pense que je vais mourir » (2022-01-26)
« L’école ne nous dit plus rien » (2022-01-28)
« Autant d’enfants hospitalisés d’un coup, c’est préoccupant » (2022-02-04)
Un enfant sur trois a récemment été en contact avec la COVID-19 (2022-02-23)

Complément de lecture :
Covid-19 : le secret de la contagiosité du variant Delta

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés au Covid-19, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


À partir de quelle altitude est-on rendu dans l’espace ?

Publié le 13 juillet 2021 | Temps de lecture : 2 minutes


 
Il y a deux jours, la compagnie Virgin Galactic inaugurait le tourisme spatial en propulsant son vaisseau VSS Unity à 86 km d’altitude.

À bord de ce vol inaugural se trouvaient le PDG de la compagnie, deux pilotes et trois de ses employés. Tous sont revenus sains et saufs 90 minutes après le décollage.

Plus de 500 millionnaires provenant d’une soixantaine de pays ont réservé leurs billets pour les vols ultérieurs, au cout unitaire compris entre 200 000$ et 250 000$. Ce prix comprend l’entrainement et la fourniture de la combinaison spatiale.

Mais à partir de quelle hauteur est-on dans l’espace ?

En principe, l’espace débute au-delà de l’atmosphère terrestre.

Celle-ci est composée de 78 % d’azote. Or ce gaz possède la propriété de diffuser le bleu de la lumière solaire dans toutes les directions. Voilà pourquoi, le jour, le ciel nous apparait bleu.

Une fois dans l’espace, le ciel est noir, de jour comme de nuit.

Malheureusement, la couche atmosphérique ne s’arrête pas brusquement.

Pour simplifier les choses, la Fédération aéronautique internationale a choisi un chiffre rond et facile à retenir — cent kilomètres au-dessus de la surface terrestre — comme frontière entre l’atmosphère et l’espace.

Jusqu’en 2005, c’était également la position de la NASA. Mais depuis, celle-ci s’est ralliée à l’Armée de l’air américaine qui estime cette frontière à 50 miles d’altitude (soit 80,4 km).

Pourquoi plus bas ? En contestant cette norme internationale, les États-Unis s’accordent le droit de patrouiller le globe à des altitudes plus faibles sans juridiquement pénétrer dans l’espace aérien des pays survolés.

La position américaine fait que Virgin Galactic peut affirmer que ses vaisseaux spatiaux — qui, rappelons-le, atteignent 86 km d’altitude — vont dans l’espace.

Références :
Espace (cosmologie)
Le milliardaire Richard Branson a réussi son vol dans l’espace
Ligne de Kármán
Ligne de Kármán : tout comprendre sur la frontière entre espace et atmosphère

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 12-35mm F/2,8 — 1/1600 sec. — F/6,3 — ISO 200 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La corruption au ministère du Revenu du Canada

Publié le 11 juillet 2021 | Temps de lecture : 8 minutes

Introduction

Le jeudi 8 juillet dernier, la Direction des poursuites pénales du Canada abandonnait les poursuites qu’elle avait intentées contre un entrepreneur en construction du Québec.

Entre autres, celui-ci était accusé d’avoir versé 700 000$ de pots-de-vin dans les comptes en Suisse de deux fonctionnaires du fisc canadien dont on taira les noms.

L’affaire avait commencé par une simple vérification du fisc à la suite d’irrégularités observées dans le dossier fiscal de cet entrepreneur.

Mais plus on s’intéressait à son cas, plus celui-ci possédait des ramifications qui en augmentaient l’ampleur et la gravité.

Le ministère du Revenu ayant des pouvoirs de saisie, on n’avait pas eu besoin de la police pour saisir en 2008 et 2009 une quantité très importante de documents chez cet homme d’affaires.

Toutefois, dans cette masse de documents, le ministère avait découvert qu’elle ne se trouvait pas en présence d’une simple erreur de déclaration fiscale ni, plus grave, de fraude fiscale, mais carrément d’un cas de corruption au sein du ministère.

C’est là qu’on fit appel aux forces policières.

Dès 2008, la Gendarmerie royale du Canada avait ouvert sa propre enquête sur les soupçons de corruption à l’intérieur de l’appareil fédéral entre 2005 et 2009.

Le tout avait abouti à une plainte déposée devant les tribunaux en aout 2012. Cette plainte portait sur des accusations de fraude, de fabrication de faux documents et de complot.

Depuis, l’affaire trainait.

Le droit à une défense pleine et entière

En droit criminel canadien, l’accusé possède le droit à une défense pleine et entière. Entre autres, cela signifie que tous les documents que la poursuite compte produire à l’appui de l’accusation doivent être connus de la défense avant même l’ouverture du procès.

Concrètement, on doit photocopier tous les documents sur papier et faire certifier la conformité de chacun d’eux avec l’original par un avocat ou un notaire.

Dans le cas d’un fichier informatique, on doit effectuer une copie électronique et également la faire certifier par un avocat ou un notaire.

Dans les cas de fraude, le fisc a l’habitude de ratisser large. Au cas où une fraude présumée serait plus importante que prévu originellement, on saisit souvent toute la comptabilité de l’entreprise, ce qui en perturbe le fonctionnement.

Après analyse des documents, le fisc doit conserver ce qui est nécessaire à ses accusations et redonner le reste à l’entreprise.

Selon ce qui semble le plus approprié, le fisc peut réclamer lui-même les sommes dues ou décider de porter des accusations criminelles.

Dans ce dernier cas, il ne peut pas le faire directement; il doit transmettre sa preuve à la Direction fédérale des poursuites pénales. Celle-ci analyse la preuve recueillie et, lorsqu’elle juge qu’effectivement il y a manière à poursuite, dépose la plainte devant les tribunaux.

C’est en janvier 2021, plus d’une décennie après la saisie des documents appartenant à l’accusé que s’est ouvert son procès.

Mais comme la défense n’avait toujours pas reçu sa copie de l’ensemble des documents saisis, elle a demandé au tribunal d’ordonner que cette preuve lui soit transmise.

Le tribunal a donc ordonné à la poursuite de fournir à la défense une copie certifiée de tous les documents qui n’ont toujours pas été retournés à l’accusé.

Incapable de respecter l’ordre du tribunal, l’avocat mandaté par la Direction fédérale des poursuites pénales annonçait récemment sa décision de retirer ses accusations.

Il arrive que la poursuite retire sa plainte pour insuffisance de preuve. Il est extrêmement rare qu’une plainte soit retirée pour la raison inverse. C’est ce qui arrive dans ce cas-ci.

C’est comme innocenter un coupable parce que sa culpabilité est trop vraie…

Et la corruption fédérale dans tout cela ?

Il y a toujours deux faces à la corruption; il y a le corrupteur et il y a le corrompu.

Qu’en est-il de la corruption au ministère fédéral du Revenu ? S’il y avait suffisamment de preuves pour accuser quelqu’un d’avoir réussi à corrompre des officiers du fisc, il en découle qu’il y a avait suffisamment de preuves pour incriminer ceux qui se sont laissé corrompre.

Mais la corruption au gouvernement fédéral est un sujet tabou.

L’émission The Fifth Estate révélait en 2017 que le juge Randall Bocock (de la Cour de l’impôt), de même que le juge Denis Pelletier (de la Cour d’appel fédérale), avaient participé à Madrid à un cocktail financé par un cabinet d’avocats spécialisé dans la fraude fiscale destinée à tromper le fisc canadien.

En d’autres mots, des juges fédéraux responsables de lutter contre l’évasion fiscale acceptent des faveurs de cabinets qui aident les riches Canadiens à frauder le fisc sous le couvert du secret professionnel.

À la suite de ces révélations, le juge Bocock s’est récusé dans une cause qu’il avait pourtant accepté d’entendre et dans laquelle l’accusé était justement défendu par ce cabinet d’avocats.

En décembre 2017, la ministre fédérale du Revenu déclarait :

Pour contrer les paradis fiscaux, au cours des deux dernières années, nous avons investi près d’un milliard de dollars qui nous a permis d’aller récupérer près de 25 milliards de dollars.

Or l’examen des finances publiques, on ne trouve la trace que de dix-millions de dollars (0,04 %), récupérés à la suite de 37 condamnations.

Des questions sans réponse

Où est passée la différence entre les 25 milliards$ récupérés (selon la ministre du Revenu) et dix-millions$ effectivement remis au Trésor public ?

Quelles ont été les conclusions de l’enquête indépendante de la GRC dans le cas des deux fonctionnaires accusés de corruption ? Est-ce que ces fonctionnaires ont joui de la complicité de supérieurs hiérarchiques au sein du ministère du Revenu ?

Y a-t-il eu des mesures disciplinaires prises contre les coupables, si coupables il y a eu ? Ont-il été congédiés ou ont-ils simplement pris leur retraite sans verser à Ottawa les pots-de-vin qu’ils auraient collectés ?

Comment des fonctionnaires du ministère du Revenu peuvent posséder un compte en Suisse ou dans tout autre paradis fiscal (ou, de nos jours, un compte en Bitcoin) sans que cela attire l’attention de personne ?

A-t-on pris des mesures pour éviter que cela se répète ?

Comment se fait-il que la Direction des poursuites pénales — qui, pourtant, connait bien ses obligations — semble s’arranger pour devoir abandonner ses plaintes lorsque celles-ci concernent des accusations compromettantes pour la fonction publique fédérale ?

Entre 2012 et 2021, comment des avocats ont pu se graisser la patte en honoraires professionnels pendant neuf ans pour finalement aboutir à ce fiasco ?

Comment a-t-on pu bousiller plusieurs années d’efforts de policiers aidés de fiscalistes et d’experts financiers sous le prétexte qu’on n’a pas assez de secrétaires pour faire des photocopies de preuves ?

Avec plus de secrétaires pour photocopier les documents et moins d’avocats pour les certifier, aurait-on fait mieux ?

À mon avis, il y a matière à ouvrir une commission royale d’enquête sur les lourds soupçons de corruption qui pèsent sur le ministère fédéral du Revenu. Mais je peux vous assurer qu’une telle enquête n’aura jamais lieu parce que personne à Ottawa n’a intérêt à ce que la vérité sorte.

Références :
Arrêt des procédures contre l’ancien magnat de la construction Tony Accurso
10 ans de travail à l’eau
L’Accord avec les Îles Cook critiqué
Le Canada et les paradis fiscaux
Les efforts de l’ARC n’ont mené à aucune accusation
Ottawa, nid de corruption
Où sont les 25 milliards dus au fisc?

Paru depuis :
Coupable, un fonctionnaire s’en tire in extremis (2021-11-09)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Covid-19 : la responsabilisation individuelle

Publié le 8 juillet 2021 | Temps de lecture : 9 minutes

La levée des mesures sanitaires obligatoires

Vers le 25 juin 2020, le Québec avait été la première province canadienne à se déconfiner alors qu’elle était encore la plus atteinte par la pandémie.

De nombreux experts avaient alors accusé d’imprudence les autorités sanitaires du Québec. Toutefois, durant l’été qui a suivi, ce coup à la roulette russe n’a pas entrainé les conséquences graves qu’on craignait.

Cette fois-ci, la levée presque complète des mesures s’effectue dans un contexte différent.


État de la pandémie au Québec durant la semaine du 27 juin 2020 comparativement à la semaine dernière

  27 juin 2020 28 juin 2021
Nombre de cas 538 530
Nombre des hospitalisations totales 80 22
Hospitalisations aux soins intensifs 10 6
Nombre des décès 45 5

Le nombre de cas est semblable. Toutefois en raison de la vaccination complète des tranches de la population les plus susceptibles d’en être gravement atteintes, le nombre d’hospitalisations (dont celles aux soins intensifs) a beaucoup diminué. Quant aux décès, ils ont chuté considérablement.

À moins d’un renversement dramatique de la situation, le ministre de la Santé a fait savoir que la levée actuelle des mesures sanitaires était essentiellement irréversible.

En raison de l’abondance des vaccins, de leur efficacité et de leur gratuité, la protection contre le virus est dorénavant une responsabilité individuelle.

En d’autres mots, le gouvernement encourage la vaccination à tous ceux qui sont en âge de la recevoir. Mais, de manière générale, il ne se battra pas contre ceux qui, à tort ou à raison, la refusent.

La vaccination obligatoire des travailleurs de la Santé

Jusqu’à tout récemment, le protocole de vaccination suivi par le Québec était expérimental puisqu’il était contraire à la posologie officielle des vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna. En plus, il ne reposait sur aucune donnée scientifique.

En conséquence, l’État québécois n’avait pas le pouvoir légal d’obliger le personnel hospitalier à se faire vacciner puisque le droit international exige que tout traitement expérimental reçoive le consentement libre et éclairé des personnes participantes.

En février de cette année, la Santé publique avait publié une première étude, particulièrement mal faite, qui tentait de justifier à postériori l’espacement des doses du vaccin de Pfizer.

Cette étude révélait plutôt l’abyssal manque de rigueur scientifique des autorités sanitaires du Québec.

Depuis, ceux-ci ont fait appel à l’expertise de chercheurs qui ont réalisé une étude convaincante (publiée le 8 juin dernier) qui prouve hors de tout doute l’efficacité du protocole suivi jusqu’à tout récemment par le Québec.

Fort de cette preuve scientifique, l’État québécois peut maintenant imposer la vaccination à ses travailleurs de la Santé. Non seulement le peut-il, mais il en a le devoir.

Dans un établissement de Santé, la contagion par le Covid-19 constitue une infection dite ‘nosocomiale’ (c’est-à-dire contractée lors d’un séjour à l’hôpital). Son risque doit être minimisé à défaut de quoi l’État s’expose à des poursuites devant les tribunaux.

Aux États-Unis, les employés qui refusaient la vaccination dans certains hôpitaux privés ont été congédiés. Même si ces congédiements font l’objet de poursuites intentées par ces ex-employés, les experts consultés par la chaine de nouvelles CNN sont unanimes à affirmer que les employés congédiés perdront leur cause.

Évidemment, les droits des travailleurs aux États-Unis ne sont pas les mêmes qu’au Québec. Mais ce qui ne change pas, c’est le droit à la vie; le Covid-19 est une infection potentiellement mortelle et le droit pour une personne hospitalisée d’en être protégée a préséance sur tout droit syndical.

En dépit du fait que rien n’indique l’intention du ministre Christian Dubé d’imposer la vaccination obligatoire aux travailleurs de la Santé, il est à prévoir qu’il le fera.

À l’heure actuelle, les travailleurs de la santé du Québec ont le choix entre se faire vacciner ou être testés trois fois par semaine.

Or le temps entre le prélèvement et le dévoilement d’un résultat positif, c’est le temps au cours duquel le travailleur contagieux, même masqué, disperse ses fines gouttelettes respiratoires et contamine son milieu de travail.

Variants et mesures de précaution

Hier, le Dr Arrida annonçait la décision de la Santé publique de faire en sorte qu’à compter de lundi prochain, la distance à préserver entre nous passera de deux mètres à un mètre, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Si je n’étais pas déjà convaincu depuis longtemps de la profonde incompétence de ce pauvre type, je commencerais à le soupçonner.

Lorsqu’on dit qu’un variant est plus contagieux, cela signifie que les mesures qui permettaient autrefois de se protéger contre le Covid-19 ‘classique’ sont moins efficaces aujourd’hui contre ce variant. Voilà pourquoi on l’attrape plus facilement.

Parce qu’un virus plus contagieux est toujours un virus qui s’attrape plus facilement.

Au point qu’en Grande-Bretagne, ce variant est responsable de la presque totalité des nouvelles infections. S’il est prouvé que ce variant est plus contagieux, il n’est pas prouvé qu’il est plus virulent.

En d’autres mots, ce variant provoque une augmentation des cas. Mais il n’est pas prouvé que sur mille personnes qui l’attrapent, plus de gens en mourront que mille personnes qui attrapent le Covid-19 ‘classique’.

La distance sanitaire de deux mètres n’a jamais été efficace à 100 %. Puisque le variant Delta est plus contagieux, cela signifie que le degré de protection d’une distance de deux mètres est moindre avec ce variant qu’avec le Covid-19 ‘classique’.

Alors imaginez à un mètre.

Compte tenu des assouplissements probablement irréversibles décidés par le ministre de la Santé, il est du devoir de la santé publique d’informer correctement le public.

Ce qu’il faut lui dire aux citoyens, c’est qu’à partir de maintenant, ils sont libres. Toutefois, dans l’éventualité où ils seraient en contact avec une personne contagieuse, plus ils sont près d’elle, plus leur risque d’attraper le virus augmente.

Dès les premiers mois de la pandémie, la Santé publique avait jeté cartes sur table; son objectif était de laisser se développer l’immunité ‘naturelle’. Ce qui veut dire laisser les gens attraper le virus tant que le système hospitalier n’est pas débordé.

Conséquemment, elle a fait campagne contre tout ce qui aurait permis de nous protéger. Campagne contre le port du masque. Contre les tests de dépistage rapide en industrie. Contre les purificateurs d’air HEPA dans les écoles. Etc.

Et voilà pourquoi elle prétend faussement qu’une distance sanitaire d’un mètre suffit dorénavant.

Mes recommandations sanitaires

La pandémie n’est pas terminée. Et nous sommes encore loin de l’immunité grégaire; à l’heure actuelle, seulement 36 % des Québécois de douze ans et plus sont doublement vaccinés.

Or l’immunité grégaire sera atteinte lorsque 70 % de l’ensemble de la population (ce qui inclut les enfants) seront convenablement immunisés. Nous en sommes loin.

De nos jours en Grande-Bretagne, 99 % des décès causés par le Covid-19 surviennent chez des gens qui ne sont pas suffisamment vaccinés. Dans certains États américains, cette proportion est de 100 %.

D’ici l’atteinte de l’immunité grégaire, ne faites pas moins que ce que recommandent les autorités sanitaires. Toutefois, protégez-vous davantage que ce qu’elles suggèrent.

Tant que la pandémie n’aura pas disparu ou presque, portez le masque dans les lieux clos. Même si ce n’est pas obligatoire. À cette fin, équipez-vous de masques N95.

Évitez la proximité des inconnus. Et si vous décidez de serrer un être aimé dans vos bras, vous pouvez le faire; mais sachez qu’il vous faudra en assumer les risques.

Au sujet de la prochaine rentrée scolaire, si vos enfants vont dans une école où on effectue périodiquement le dépistage systématique du Covid-19 — comme le recommande maintenant l’OMS — c’est parfait.

Toutefois, si on ne le fait pas, vous devez savoir que personne ne connait les conséquences à long terme d’une infection au Covid-19 chez l’enfant ou l’adolescent.

Or tant que les vaccins contre le Covid-19 ne sont pas autorisés chez les personnes de moins de douze ans, les écoles primaires seront des lieux propices à sa propagation.

Ce fut le cas au cours de l’année scolaire 2020-2021. Et ce sera le cas au cours de l’année qui vient partout où on fera fi du principe de précaution, c’est-à-dire là où on ne testera pas systématiquement les élèves.

Références :
Covid-19 : justifier à postériori l’espacement des doses du vaccin de Pfizer
Covid-19 : une rentrée scolaire idéale
Données COVID-19 au Québec
Efficacité du vaccin contre la COVID-19 chez les travailleurs de la santé du Québec
La distanciation passera de deux à un mètre au Québec à compter de lundi
Le Covid-19 à l’école
Mass infection is not an option: we must do more to protect our young
Une protection « excellente » après une seule dose
Voici comment tirer profit des millions de tests rapides inutilisés au Québec

Parus depuis :
Covid-19 : quels pays ont choisi d’imposer la vaccination ? (2021-07-13)
Delta surge ‘could leave hundreds of thousands with long Covid’ (2021-07-13)
Pfizer vaccine second dose has ‘sweet spot’ after eight weeks, UK scientists say (2021-07-23)
Le N95 protège mieux que le masque médical, selon une experte des aérosols (2022-01-17)
Le rêve « utopiste » de l’immunité collective contre la COVID-19 (2022-05-01)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le parc La Fontaine

Publié le 7 juillet 2021 | Temps de lecture : 2 minutes









Créé en 1874, le parc La Fontaine (en deux mots) est un espace vert de 35,9 hectares (ou 0,359 km²) situé à environ deux kilomètres du centre-ville de Montréal.

Depuis 1901, il porte le nom de Louis-Hippolyte La Fontaine. Celui-ci fut — conjointement avec Robert Baldwin — premier ministre du Canada à l’époque qui a précédé la naissance de la Confédération canadienne.

Cet homme politique est demeuré célèbre non seulement pour avoir été le premier Québécois à occuper ce poste, mais également pour avoir prononcé le premier discours en français au parlement canadien, ce qui était interdit.

Pour terminer, voici un documentaire au sujet de ce parc, produit en 1947 par l’Office national du film du Canada, alors que la vie n’était pas aussi rose qu’aujourd’hui…

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Détails techniques des photos : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 320 — 20 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


TGF : une solution vieillotte à un problème qui n’existe pas

Publié le 7 juillet 2021 | Temps de lecture : 5 minutes

Une lettre peut faire toute la différence; TGF veut dire train à grande fréquence et TGV veut dire train à grande vitesse.

Ce dernier peut filer à plusieurs centaines de kilomètres à l’heure alors que le TGF (le sujet d’aujourd’hui) passe approximativement à la même vitesse, mais plus souvent.

Le projet de TGF entre Toronto et la ville de Québec est né au siècle dernier. Mais comme le Phénix, il renait de ses cendres à chaque élection fédérale.

Pour ceux qui ignoraient que le Québec était une colonie canadienne, c’est le ministre des Affaires étrangères du Canada qui en a fait l’annonce hier dans la ville de Québec, son collègue ministre des Transports — lui aussi présent à cette conférence de presse — ne parlant pas suffisamment le français.

À ceux qui y verraient un simple engagement électoral, détrompez-vous; le ministre François-Philippe Champagne est un homme de promesse…

C’est grâce à ses interventions efficaces que le blogueur Raïf Badawi a été libéré promptement des geôles saoudiennes et… euh, excusez-moi; on m’apprend plutôt qu’il croupit depuis neuf ans en prison. Désolé.

Néanmoins, le ministre Champagne nous assure qu’il sera libéré bientôt puisqu’il ne lui reste plus qu’un an à purger de sa condamnation à dix ans de prison. Ce sera alors une grande victoire pour la diplomatie canadienne.

Toujours aussi pétillant, le ministre Champagne nous annonce maintenant le plus grand projet d’infrastructure au Canada. Son cout ? Entre six et douze-milliards de dollars.

Et grâce à cet investissement, les trains de passagers qui relieront Toronto à la ville de Québec passeront d’une vitesse maximale de 160 km/h à la vitesse folle de 200 km/h. Wow !

Mais comme il devra arrêter à chaque ville importante sur son trajet, l’économie de temps pour les passagers sera appréciable, mais modeste.

Que voulez-vous, pour 12 milliards, de nos jours, on n’a pas grand-chose.

On aurait pu construire un TGV (à grande vitesse). Le Canada est le seul pays du G7 à ne pas en avoir.

Mais, parait-il, cela aurait été inutile. Un TGV prendrait plus de temps à construire, couterait plus cher et surtout, ne permettrait pas une grande économie de temps en raison ‘de l’accélération et de la décélération’.

Que veut-on dire par là ? C’est que si le TGV doit arrêter à chaque ville importante entre Toronto et la ville de Québec, l’économie de temps sera minime.

Évidemment; le transport aérien entre Montréal et Paris n’existerait pas si les avions devaient atterrir et redécoller à Trois-Rivières, à Québec, à Sept-Iles, à Terre-Neuve, et dans chaque département français survolé.

Est-ce trop demander que d’exiger d’avoir à Ottawa des ministres dont le quotient intellectuel dépasse la moyenne ?

Apparemment, personne ne s’est posé la question suivante : quel est le taux d’occupation actuel des trains de passagers entre Toronto et la ville de Québec ?

Selon le plus récent rapport annuel de VIA Rail — le seul transporteur ferroviaire de passagers au Canada — le coefficient d’occupation moyen de ses wagons était de 45 % en 2020. Si on exclut cette année pandémique, ce taux fut en moyenne de 57 % entre 2016 et 2019 (en légère croissance, de 54 % en 2016 à 60 % en 2019).

Évidemment, ce taux est valable pour l’ensemble du réseau. Dans le cas particulier de la liaison entre Montréal et Toronto, les trains reliant ces deux villes sont généralement à moitié vides sauf le vendredi et le dimanche, et à proximité des jours fériés.

Si le couloir entre ces deux villes était très achalandé, VIA Rail aurait déjà augmenté la fréquence de ses trains afin de maximiser ses revenus.

Si ce transporteur ferroviaire ne l’a pas fait, c’est que cela n’en vaut pas la peine.

En promettant d’augmenter la fréquence des trains de VIA Rail, le gouvernement fédéral ne fera que diluer sa clientèle dans un plus grand nombre de trains. En somme, ils seront encore plus vides.

À moins que ce soit une manière d’augmenter la distance sanitaire entre les passagers, il est à craindre que cet investissement ne soit rien d’autre qu’un gigantesque gaspillage des fonds publics.

Références :
Jusqu’à 12 milliards pour un train « moderne » entre Québec et Toronto
Le train à grande fréquence entre Québec et Toronto deviendra réalité
Rapport annuel de VIA Rail pour 2020
Seriez-vous prêt à payer 4 milliards pour un train rapide entre Toronto, Montréal et Québec?

Compléments de lecture :
Le ministre François-Philippe Champagne, paillasson de l’Arabie saoudite
Le sabotage de la vente d’hélicoptères québécois par le ministre fédéral François-Philippe Champagne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’irrésistible beauté du moustique mâle…

Publié le 6 juillet 2021 | Temps de lecture : 2 minutes
Face ventrale d’un moustique mâle


Postscriptum du 4 novembre 2021 : Contrairement à ce que croyais au moment où ce texte a été écrit, l’insecte ci-dessus n’est pas un moustique. Le Chironome plumeux (ou Chironomus plumosus) est un insecte qui ne pique pas. Son nom lui vient des antennes plumeuses du mâle.

Il existe plus de 3 500 variétés de moustiques dont quelques unes piquent l’humain.

En plus d’être une nuisance, celles qui le font constituent le plus important vecteur de pathogènes transmissibles à notre espèce.

On les trouve partout sauf aux pôles terrestres et en Islande. Dès qu’une étendue d’eau (stagnante ou non, selon les espèces) est présente, ils s’y reproduisent.

Contrairement à la femelle, les antennes du mâle sont ramifiées, ce qui leur donne cette allure et ce panache irrésistibles.

La tête, petite, possède deux yeux à facettes. L’appareil buccal est essentiellement constitué d’une longue trompe qui permet à l’insecte de se nourrir de nectar de fleurs (comme les papillons), de sève et de jus de fruits mûrs.

Chez la femelle de certaines espèces, cette trompe sert aussi à piquer et recueillir du sang, essentiel à leur ponte.

C’est au niveau du thorax que s’articulent les six pattes et les ailes.

Contrairement aux papillons qui en ont deux paires, les moustiques n’ont qu’une seule paire d’ailes, toujours longues et étroites. La vitesse de leur vol est en moyenne de trois kilomètres à l’heure.

Pouvant se dilater chez la femelle après la prise de sang, l’abdomen se termine par les organes reproducteurs.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8 — 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 4000 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une petite promenade sur la rue Sherbrooke

Publié le 5 juillet 2021 | Temps de lecture : 1 minute





Vous savez comment sont les mamans ? Leur dernier enfant est toujours le plus beau, le plus intelligent, le plus fin, etc.

Eh bien c’est pareil pour l’infrarouge rose bonbon ‘amélioré’, une technique de mon invention.

Donc, veuillez pardonner mon enthousiasme paternel.

Ce matin, j’ai fait une petite promenade le long de la rue Sherbrooke entre les rues Pie-IX et Papineau.

Voici cinq photos que j’en ai rapportées.

Une chose que les Montréalais ne réalisent pas, c’est que leur ville est beaucoup plus arborée que bien d’autres métropoles à travers le monde, notamment en Europe.

(Note : comme d’habitude, on cliquera sur une image pour l’agrandir).

Détails techniques : Panasonic GX1 infrarouge à spectre complet, objectif Lumix 20mm F/1,7 + filtre vert jaunâtre Лomo ж3-2* + filtre bleu B+W KB20 + filtre bleu 80A d’Hoya
1re photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 400 — 20 mm
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4e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 640 — 20 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 20 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel