Des questions au sujet de la taxe aux non-vaccinés

Publié le 12 janvier 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

La nouvelle selon laquelle le gouvernement Legault songe à imposer une taxe aux non-vaccinés a fait le tour du monde.

Mais plusieurs questions demeurent en suspens.

Le Québec est un des rares endroits où les autorités sanitaires considèrent que l’immunité acquise naturellement en attrapant le Covid-19 équivaut à celle conférée par un vaccin et conséquemment, où on refuse de vacciner en pareil cas afin d’économiser.

En faisant prochainement sa déclaration de revenus, celui qui, après s’être rétabli du Covid-19, se voit refuser la vaccination, devra-t-il payer quand même la pénalité fiscale imposée aux non-vaccinés ?

Sur le site web d’autodéclaration que le gouvernement se propose de mettre sur pied pour pallier sa capacité insuffisante de dépistage, est-ce qu’il suffira aux antivaccins de déclarer faussement être atteints par le virus pour être considérés comme des ‘équivalents vaccinés’ et ainsi éviter de payer cette taxe ?

Comment le fisc procèdera-t-il s’il soupçonne une fraude à ce sujet ? Donnera-t-on au ministère du Revenu le pouvoir de procéder à des tests sanguins destinés à trouver la présence ou non d’anticorps témoignant que la personne a contracté ou non l’infection ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La démission du Dr Arruda : bon débarras !

Publié le 11 janvier 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Le Dr Horacio Arruda a démissionné hier de son poste de directeur de la Santé publique du Québec.

En tant que sous-ministre ou de sous-ministre adjoint, le Dr Arruda a été un des principaux artisans de la réforme Barrette.

Sa carrière au sein de la fonction publique a été marquée par le souci de la saine gestion des dépenses de l’État. Concrètement, cela signifie par l’obsession de toujours faire plus avec moins.

Mais en tant que directeur de la Santé publique, le Dr Arruda n’a jamais eu l’envergure pour mener la lutte contre la pire pandémie depuis plus d’un siècle.

Son incompétence a été manifeste dès les premières semaines qui ont suivi l’arrivée du Covid-19 au Québec. Comment ne pas s’en douter à le voir faire campagne contre le port du masque alors que le Covid-19 s’attrape en respirant les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse ?

Sa lutte sanitaire a été caractérisée par la lourdeur administrative, la lenteur à tenir compte des découvertes scientifiques, le manque de perspicacité et la désinvolture face au principe de précaution.

Grâce à son combat avaricieux, l’État a économisé dans l’achat de masque N95 pour ses travailleurs, l’acquisition d’une capacité de dépistage adéquate, et l’achat de purificateurs d’air de type HEPA dans les écoles.

Les mesures dont l’État évitait les frais se sont répercutées par des contraintes couteuses pour les petites et moyennes entreprises du Québec, acculant des centaines à la faillite.

Mais on aurait tort de penser que le Dr Arruda était la seule personne incompétente à la Santé publique du Québec.

J’invite donc son successeur à se doter d’une nouvelle garde rapprochée où seraient exclus les dinosaures de l’époque d’Arruda, et à exiger les moyens considérables qui lui sont nécessaires dans l’accomplissement de sa tâche, sans tenir compte des considérations budgétaires d’un sous-ministre.

Références :
Covid-19 : la nécessité du port du masque
Le citron

Paru depuis :
Horacio Arruda a empêché la diffusion de données sur le cancer à Rouyn-Noranda (2022-06-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Davantage de poussière cancérigène sur Québec, grâce à la CAQ

Publié le 18 décembre 2021 | Temps de lecture : 4 minutes
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Introduction

Après le chrome, le nickel est le plus dur des métaux. Cette dureté, de même que sa résistance à la corrosion, en ont fait un métal de choix pour la fabrication de la monnaie.

De 1922 à 1942, la pièce canadienne de 5 cents était composée à 99 % de nickel. Depuis 2000, elle est en acier (à 94,5 %), seulement plaquée nickel.

La toxicité du nickel

Le nickel est le plus allergisant des métaux; une personne sur huit y est allergique.

Au sujet de ce métal, Wikipédia écrit :

Certains composés de nickel sont des corps dangereux ou très toxiques, par exemple le nickel tétracarbonyle, cancérigène reconnu, présent dans les vapeurs ou fumées.

Même la poussière de nickel ou les diverses poudres de nickel finement divisés, utilisé en catalyse, sont également reconnues cancérigènes, ils provoquent d’abord par contact et à faibles doses chroniques des dermites et des allergies cutanées.

L’inaction libérale

En provenance des gisements du Nord-du-Québec et du Labrador, le minerai brut de nickel transite par le port de Québec avant d’être acheminé à l’Étranger pour y être raffiné. Ce qui crée très peu d’emplois ici.

Pendant des années, le transbordement de minerais au port de Québec soulevait d’importantes quantités de poussières qui se déposaient sur les quartiers populaires de la Basse-Ville.

Puisque tous les ports du Québec sont de compétence constitutionnelle fédérale, les autorités portuaires ignorèrent les plaintes des citoyens et ne prirent aucune mesure destinée à réduire cette pollution. Et, en bon pouvoir colonial, Ottawa refusait d’intervenir.

Les dirigeants du port eurent même l’audace d’interdire l’accès au port aux enquêteurs de la santé publique du Québec.

Toutefois, l’analyse de la poussière — déposée, entre autres, sur les voitures stationnées près du port — avait révélé une teneur élevée en nickel.

Dépourvu de colonne vertébrale face à Ottawa, le gouvernement libéral du Québec préférait fermer les yeux.

La réaction péquiste

En 2013, le gouvernement de Pauline Marois décidait d’agir et de protéger la population à ce sujet.

Son ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet — l’actuel chef du Bloc Québécois au parlement canadien — adoptait une norme maximale de 14 nanogrammes de nickel par mètre cube d’air.

De la même manière que toutes les entreprises de compétence constitutionnelle fédérale doivent respecter les règlements municipaux et les lois du Québec, le règlement péquiste assurait la prépondérance de la santé des citoyens sur l’appât du gain des autorités portuaires nommées par Ottawa.

À l’époque, le ministre Blanchet se vantait d’avoir adopté une des normes les plus sécuritaires au monde.

Mais les temps changent.

L’assouplissement caquiste

Le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) annonçait hier son intention de hausser de cinq fois la teneur maximale permise de nickel dans l’air. La norme québécoise passerait donc de 14 à 70 nanogrammes par mètre cube.

La raison invoquée par le ministre de l’Environnement est le désir d’harmoniser les normes québécoises à celles en vigueur en Ontario et en Europe, notamment dans les anciennes républiques soviétiques (dont la Russie, deuxième producteur mondial).

En réalité, il s’agit d’un moyen d’augmenter la profitabilité de l’industrie minière aux dépens de la santé des gens de Québec.

Malheureusement, on ne voit pas très bien comment cela devrait générer plus de revenus fiscaux pour le gouvernement québécois puisque l’industrie minière prélève des milliards de dollars de ressources naturelles, mais délocalise presque tous ses profits dans des paradis fiscaux.

Références :
Ingéniosité et résistance – la pièce de 5 cents
Nickel
Norme sur le nickel : le gouvernement « va trouver les citoyens sur son chemin »
Québec durcit le règlement sur la présence de nickel dans l’air

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8 — 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un conte de Noël ministériel pour 2021

Publié le 14 décembre 2021 | Temps de lecture : 7 minutes

La semaine avait mal commencé.

Mon café tout juste infusé, j’entamais la lecture des grands titres des journaux sur mon iPad quand je reçois le texto suivant sur mon téléphone : ‘Qu’est-ce tu fais ? Tu ne lis pas tes courriels ?

Un coup d’œil rapide à ma messagerie et je découvre, horrifié : ‘Réunion URGENTE de la cellule de crise au bunker à 7h45 lundi matin.

Le café d’une main et la mallette de cuir noir de l’autre, j’arrive d’un pas rapide au bunker.

En ouvrant la porte, tous les regards se tournent vers moi. Cette grande table allongée aux micros dressés que j’ai déjà vue cent fois m’apparait ce matin comme un monstrueux millepattes renversé sur le dos.

Je salue tout le monde en hochant discrètement de la tête.

— « On n’est pas au PQ, monsieur Martel; les réunions commencent à l’heure, ici à la CAQ » me fait remarquer le premier ministre.

— « Oui, je suis désolé. C’est juste que… euh… que je m’excuse » répondis-je en m’assoyant, piteusement.

— « Poursuivez » dit à voix basse le premier ministre au Dr Arruda.

— « Alors comme je disais, on m’informe que les règles sanitaires du Québec sont contournées. On a déjà des directives au sujet des restaurants, des salles d’exercice, des salles de spectacle, etc. Mais on n’avait pas pensé aux étables.»

— « Aux étables…» répète un des participants.

— « Oui aux étables. On a appris que durant le temps des Fêtes, il y a des gens qui se réuniront clandestinement dans des étables.»

— « J’imagine que ces réunions, ce sont des espèces de raves…» demande la ministre de la Culture.

— « On ne sait pas. Tout ce qu’on sait, c’est qu’une famille qui n’est pas connue des policiers planifie une réunion internationale dans une étable déjà sous surveillance électronique.»

— « On attend combien de personnes à cette rencontre internationale ? » demande le ministre du Tourisme, de la chasse et de la pêche.

— « Cette famille accueillera au moins trois personnes venues d’Arabie. Les policiers sont convaincus que ce sont évidemment des terroristes, à en juger par là d’où ils viennent.»

— « Doux Jésus ! Des terroristes ! » s’exclame la ministre des Ainés.

— « Selon nos informations, les explosifs pourraient être cachés dans des cargaisons d’or, d’encens, et de myrrhe transportées par des chameaux.»

— « Des chameaux au Québec ! On aura tout vu.» fait remarquer, toujours aussi perspicace, le ministre de l’Agriculture.

— « Excusez-moi de nous interrompre. Vous avez bien dit que ces trois visiteurs étrangers arriveront d’Arabie ? » demande le ministre de l’Économie.

— « Oui, c’est exact » répond lentement le Dr Arruda.

— « Alors je pense qu’on devrait être très prudent. Je suis en discussion avec le Fonds souverain d’Arabie saoudite en vue de la construction d’une usine de transformation du mazout saoudien en engrais biologique. Tout cela fera partie de notre plan qui vise à ce que l’économie du Québec soit complètement verte d’ici le 300e anniversaire de la fondation de la CAQ, en 2311.»

— « Pour tout de suite…» intervient le Dr Arruda « …l’important à retenir est que cette rencontre pourrait se transformer en évènement superpropagateur du variant Omicron.»

En entendant ‘variant Omicron’, tous les participants se lèvent et se ruent vers les sorties. Mais les portes sont verrouillées.

— « C’est moi qui ai la clé » dit d’un air taquin le premier ministre en la montrant du bout des doigts.

Alors que les ministres reprennent leur place, Simon Jolin-Barette demande : « Mais le fédéral, ne peut-il pas arrêter ces gens-là aux frontières ? » provoquant aussitôt le rire de tous ses collègues.

— « Cré farceur » dit tendrement M. Legault à voix basse. Puis, haussant le ton : « Poursuivez Horacio.»

— « Dans cette étable, ni le père ni la mère ne portent de masque. On ne connait pas leur statut vaccinal. L’endroit n’est même pas équipé d’un détecteur de CO₂.»

— « Franchement, c’est scandaleux ! » s’exclame le ministre de l’Éducation.

— « Le plus jeune des suspects est un nouveau-né qui, dans cette étable non chauffée, dépendra de l’haleine chaude d’un bœuf pour maintenir sa température corporelle.»

— « Encore un cas de maltraitance parentale ! Ça ne finira donc jamais ? » demande, indigné, le ministre Lacombe. « Est-ce qu’on peut entendre ce qu’en pense le ministre de la Famille ? »

— « C’est que… c’est toi le ministre de la Famille » dit M. Legault.

— « Ah oui ? Mais depuis quand ? Pourquoi suis-je toujours le dernier à être informé ? »

— « Si je peux me permettre de poursuivre…» intervient le Dr Arruda, «…je dois préciser qu’entre le boeuf et le nouveau-né, on ne respecte pas la distance sanitaire. Malheureusement, on ignore tout de la transmission possible du Covid-19 entre les bovidés et nous. Imaginez si le bœuf tousse dans la main du bébé, que l’enfant ne se lave pas les mains, et qu’il se gratte le postérieur…»

— « Puisqu’un des problèmes c’est que l’étable est chauffée à l’haleine de bœuf, pourquoi ne pas accorder une subvention gouvernementale pour qu’on y installe un four à bois ? » demande le ministre du Développement régional.

— « C’est délicat…» intervient son collègue des Relations internationales. « Qui dit chauffage au bois, dit bois à débiter. Et qui dit bois à débiter, dit tronçonneuse. Or qui sait ce que peuvent faire des envoyés d’Arabie saoudite avec une tronçonneuse…»

— « Oui, mais on fait quoi, là ? » demande une voix.

— « J’ai tout prévu » poursuit le Dr Arruda « On va envoyer de nos enquêteurs sur place. Soyez sans crainte, tout cela demeurera strictement confidentiel; la grille d’évaluation, dès que complétée, s’auto-détruira automatiquement. Jamais on n’en trouvera la moindre trace…»

— « C’est mon idée, vous savez » dit fièrement le ministre de la Santé.

— «…De plus, il sera défendu aux inspecteurs de pénétrer dans l’étable » ajoute le Dr Arruda.

— « Mais si vous faites ça, vos inspecteurs ne trouveront jamais rien ? » demande la ministre de l’Enseignement supérieur.

— « Laissez-moi vous dire que si nos enquêtes épidémiologiques étaient capables de trouver quoi que ce soit, ça se saurait. Dans ce cas-ci, il leur sera défendu d’entrer dans l’étable parce nous ignorons son taux de contamination. Or si c’est comme en zone rouge, nos inspecteurs ne sont pas équipés pour se protéger adéquatement.»

La ministre de la Sécurité publique se lève : « J’ai une meilleure idée. Je prends les hélicoptères de la Sécurité du Québec, la brigade anti-émeute de la ville de Montréal équipée de bombes assourdissantes et de projectiles à mortalité réduite, et je vous règle ça en deux minutes, mes amis.» dit-elle en se frottant les mains.

— « De calme, Mme Guilbault. Assoyez-vous.» dit le premier ministre.

Finalement, le Conseil des ministres n’arrivant pas à s’entendre, Marie et Joseph, de même que leur petit Jésus, passèrent la Noël en famille. Tel que prévu.

Les rois-mages ne se sont pas présentés; la pollution atmosphérique ayant caché l’étoile qui les guidait.

Mais dans l’étable, malgré le froid et malgré la faim, on passa un long moment de bonheur.

Car au fond, rien ne vaut le temps passé avec les gens qu’on aime…


Complément de lecture : Le derrière miraculeux de la ministre

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Défense du français : la CAQ est molle

Publié le 8 décembre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Radio-Canada révèle aujourd’hui la décision du gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de créer un programme destiné à favoriser l’immigration d’unilingues anglais dans les secteurs de l’intelligence artificielle, des technologies de l’information et des effets visuels.

En vertu de ce programme, le Québec accueillera annuellement environ 300 personnes dispensées de l’obligation d’apprendre le français. On présume qu’il en sera ainsi des autres membres de leur famille.

Les entreprises qui voudront se prévaloir de ce programme devront s’engager à leur verser un salaire annuel de plus de 100 000$.

Or il s’agit de secteurs industriels qui jouissent déjà de crédits d’impôt qui subventionnent la création d’emploi.

En définitive, nous paierons en partie les salaires versés à ces riches angloQuébécois unilingues. Ceci est un autre exemple du financement de l’anglicisation du Québec avec l’argent des contribuables francophones.

De manière générale, la CAQ a considérablement réduit l’immigration de Francophones depuis son accession au pouvoir. En exigeant que ceux-ci refassent leur demande auprès de son nouveau système informatique appelé Arrima, la CAQ a même décidé de détruire les documents originaux qui lui avaient été soumis plutôt que de les retourner aux demandeurs.

Une belle façon de les décourager de venir au Québec.

Par contre, dans ce cas-ci, la CAQ veut favoriser la création d’emplois payants pour des unilingues anglophones venus d’ailleurs.

Et plutôt que d’aider nos diplômés à acquérir de l’expérience, on importera des gens qui ne comprendront jamais la culture québécoise, qui se sentiront toujours étrangers chez nous, et qui se serviront du Québec comme tremplin d’une carrière internationale, heureux de nous quitter afin de faire profiter les autres de l’expertise qu’ils auront développé ici à nos frais.

Adopté en première lecture (il en faut trois), le projet de loi 96 de la CAQ — destiné à renforcer la Loi 101 — est très décevant au chapitre de l’immigration, de la langue d’enseignement et de l’affichage commercial.

Théoriquement, le seul point fort de ce projet de loi est de soumettre toutes les moyennes entreprises aux dispositions de la Loi 101… à la condition que l’État ne distribue pas les certificats de francisation comme des bonbons.

Cette loi n’est même pas adoptée que déjà la CAQ lui perce des trous…

Qui peut croire au sérieux de la CAQ quant à la défense du français ?

Références :
Anglicisation du Québec : l’omelette de la loi 96
François Legault on boosting the birth rate, curbing immigration and ‘bonjour/hi’
Immigration : un arrimage chaotique
Le gouvernement Legault veut favoriser l’immigration de certains anglophones

Pour consulter tous les textes de ce blogue consacrés à l’anglicisation du Québec, veuillez cliquer sur ceci

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le 3e lien et le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Publié le 18 octobre 2021 | Temps de lecture : 4 minutes

Introduction

Confier au privé le soin de créer un lien routier traversant le fleuve Saint-Laurent à Québec coutera au moins dix-milliards de dollars, mais la création d’un tel lien à Montréal coutait autrefois vingt fois moins (en dollars constants) quand l’État s’en chargeait.

Le Troisième lien

Partie sous-fluviale du 3e lien

Reliant l’autoroute 40 (du côté de la ville de Québec) à l’autoroute 20 (du côté de la ville de Lévis), le tracé du 3e lien entre ces deux villes sera en partie terrestre et en partie souterrain (voire sous-fluvial).

Pour réaliser ce qui sera sous terre, on fera fabriquer en Allemagne le plus gros tunnelier au monde, au cout minimal d’un milliard de dollars.

Puisqu’il ne servira qu’une fois, le gouvernement du Québec ne l’achètera pas; on paiera pour sa fabrication sans l’acheter. Ce qui nous évitera les frais d’entreposage, pendant des années, d’une grosse machine devenue inutile.

Quant au fabricant, peut-être réussira-t-il à s’en servir pour un autre projet, mais cela n’est pas certain. Bref, nous devrons totalement en assumer les couts.

Sur les 8,3 km du tracé, seulement 1,5 km, approximativement, sera sous-fluvial.

Le 3e lien devrait couter dix-milliards de dollars… et plus, évidemment, s’il y a des dépassements de cout. Ce qui est probable.

Et comme il s’agit d’un projet pharaonique, il sera réalisé au privé puisque le ministère des Transports n’a pas les ressources internes pour réaliser un tel projet.

Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine

Mais il y eut une époque où ce ministère n’hésitait pas à se doter de tous les talents dont il avait besoin.

C’était à l’époque où on confiait à Hydro-Québec la tâche de construire le plus gros barrage à voutes multiples au monde.

C’était aussi à l’époque où on confiait à un étudiant en architecture à McGill de concevoir Habitat 67, devenu un des chefs-d’œuvre mondiaux d’architecture du XXe siècle.

C’était également à l’époque où une poignée de jeunes Québécois talentueux réalisaient la plus grande exposition universelle tenue jusqu’à ce moment-là.

Et parmi ses grands projets réalisés par des gens d’ici, il y eut le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, réalisé par le ministère des Transports lui-même et non par le secteur privé.

Partie sous-fluviale de Louis-Hippolyte-La Fontaine

En 1959, deux ingénieurs québécois réalisent le tunnel sous-fluvial George-Massey en Colombie-Britannique. L’un d’eux a 29 ans. Il s’appelle Armand Couture.

En 1962, il apprend que le gouvernement du Québec compte construire un pont reliant l’extrémité orientale de l’ile de Montréal à la Rive-Sud. Il convainc alors le premier ministre Jean Lesage d’abandonner l’idée d’un pont et de construire plutôt un tunnel sous-fluvial.

Le 18 mai 1962, le gouvernement du Québec confie à cet ingénieur de 32 ans la tâche de réaliser ce qui était à l’époque la plus importante structure en béton au monde, longue de 1,5 km.

Débutés en 1963, les travaux furent parachevés en 1967 au cout de 75 millions$. Ce qui représente, en dollars d’aujourd’hui, la somme de 584 millions$, soit le vingtième de ce que coutera la traversée du fleuve entre les villes de Québec et de Lévis.

Références :
Centrale Manic-5
Feuille de calcul de l’inflation
La leçon d’Expo67
Le ministre Bonnardel coute cher
Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine : une innovation québécoise
L’option parfaite, un pont-tunnel/a>
Pentes, bretelles, fleuve : les défis colossaux du tunnel Québec-Lévis
Rapport sur les affaires de l’Amérique du Nord britannique
Troisième lien entre Québec et Lévis
Un tunnelier monstre pour creuser le 3e lien

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Politique migratoire et lutte sanitaire

Publié le 16 octobre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

La francisation différée

Depuis des années, la connaissance préalable de la langue anglaise par tout requérant à l’immigration est un prérequis à l’acceptation de sa demande par la Grande-Bretagne.

De manière conséquente, une personne qui a déjà obtenu la citoyenneté britannique ne peut pas faire venir son conjoint de l’Étranger si celui-ci ne parle pas l’anglais.

Depuis 2017, le Parti Québécois demande qu’aucun certificat de sélection ne soit délivré par le ministère québécois de l’Immigration à moins que le candidat et son conjoint aient démontré une connaissance intermédiaire ou avancée du français. Sinon, leur demande sera rejetée.

Jusqu’ici, la CAQ a ignoré cette demande. Le gouvernement de François Legault préfère accepter au Québec les personnes qui déclarent leur intention d’apprendre le français, quitte à demander naïvement à Ottawa de les expulser s’ils échouent à un examen de français trois ans après leur arrivée en sol québécois.

Bonne chance…

Ne pas voir plus loin que le bout de son nez

Le quotidien La Presse nous apprenait hier le bordel qui prévaut actuellement dans les écoles du Québec au sujet du dépistage du Covid-19.

Après seulement quelques semaines, la moitié des écoles sont déjà des lieux d’éclosion. Surtout au primaire, où le nombre d’éclosions est quatre fois plus élevé que l’an dernier à la même date.

Quant au nombre de cas chez les enfants de moins de dix ans, on en rapporte 120 nouveaux, en moyenne, chaque jour. C’est 600 par semaine… officiellement.

Mais ceci est une grossière sous-estimation. Car on manque de tests. Et on manque de préposés pour les effectuer. De plus — et là, tenez-vous bien — on manque même de formulaire de consentement.

L’Association montréalaise des directions d’établissement scolaire a demandé au gouvernement que les formulaires d’autorisation remis aux parents soient traduits en plusieurs langues.

Parce que de nombreux parents ne parlent pas le français. Donc on veut des formulaires dans chacune des langues maternelles parlées à Montréal. Il y en a des dizaines.

Voilà donc que la politique migratoire de la CAQ se retourne contre elle.

Ce n’est plus le gouvernement québécois qui oblige les candidats à l’immigration de parler français; ce sont ces personnes, déjà admises sur le sol québécois, qui obligent le gouvernement de la CAQ à être polyglotte.

Et si ces néoQuébécois font obstacle à la lutte contre le Covid-19 à l’école, c’est bien malgré eux; ils ne comprennent tout simplement pas le français, voilà tout.

Accepter chez nous des gens sans exiger de leur part la connaissance préalable de la langue commune du Québec est une aberration.

Comment peut-on être à ce point stupide ?

Voyez ce que ça donne…

Références :
Immigrants’ spouses must speak English before entering UK
La moitié des écoles du Québec ont eu au moins un cas
La politique migratoire de la CAQ
Le PQ et la francisation des immigrants

Paru depuis : Ottawa contre l’exigence du français pour la recevoir la citoyenneté au Québec (2022-09-28)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Date limite de vaccination : le repli stratégique du ministre Dubé

Publié le 14 octobre 2021 | Temps de lecture : 3 minutes

Ce matin, les médias soulignent à grand trait le recul du ministre de la Santé au sujet de la date à partir de laquelle les employés des établissements de Santé seront congédiés s’ils ne sont pas vaccinés.

Dans le quotidien La Presse, l’éditorialiste Philippe Mercure se désole que les récalcitrants aient fait céder le gouvernement. Judicieusement, il ajoute : “…l’extrême fragilité du réseau a joué contre le gouvernement. M. Dubé en est venu à la conclusion que perdre 14 000 travailleurs vendredi allait avoir des impacts catastrophiques sur les patients et le personnel restant.

Ses collègues Isabelle Hachey et Paul Journet croient également que le report de la date limite était une sage décision compte tenu du grand nombre de travailleurs concernés.

De son côté, le chroniqueur Patrick Lagacé accueille le repli gouvernemental avec amertume.

Ce qu’on doit retenir, c’est l’essentiel; les employés de l’État qui sont contact avec des personnes vulnérables — travailleurs de la Santé et ceux dans le réseau scolaire — doivent être vaccinés. Et ils le seront.

Le droit à la santé du petit écolier et celui de la personne hospitalisée ont préséance sur le droit d’un employé de l’État de refuser de se faire vacciner. Dans le cas d’une personne hospitalisée, ce qui est en cause est son droit à la vie puisque cette pandémie est potentiellement mortelle.

Il est donc indiscutable que le ministre Dubé ait raison quant au fond.

Précisons qu’il ne s’agit pas ici d’une volteface, mais plutôt d’un repli stratégique.

Dans n’importe quelle guerre, ce n’est pas important de gagner chaque bataille. L’important est, en fin de compte, de battre l’ennemi. Or dans ce cas-ci, l’ennemi est le virus. Pas les travailleurs de la Santé.

Aussi humiliante que soit pour lui cette expérience, j’aime mieux un ministre qui recule pour mieux rebondir qu’un ministre qui, craignant un revers, refuse d’accomplir son devoir.

Références :
Il fallait éviter le pire
Les antivax ont gagné
Sage, mais décourageant
Vaccination obligatoire – Tout le monde a perdu

Compléments de lecture :
Ces professionnels de la Santé opposés aux vaccins
La vaccination déjà obligatoire des professionnels de la Santé

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La richesse des juges

Publié le 13 octobre 2021 | Temps de lecture : 7 minutes

Des hausses de 21,8 % à 47,8 %

La Loi sur les tribunaux judiciaires prévoit la formation d’un Comité de la rémunération des juges chargé d’évaluer tous les quatre ans le salaire que devrait recevoir la profession juridique.

La composition du comité est décidée par des regroupements de juges (appelées ‘conférences’) de chacune des instances juridiques concernés. La liste qu’ils dressent est ensuite entérinée par le gouvernement.

En mars 2021, le Conseil des ministres les nommait et en profitait pour hausser de 40 % la rémunération de son nouveau président, l’avocat Pierre Laplante, en comparaison avec celle de son prédécesseur. Le ton était donné.

En plus de ce dernier, le comité est composé de l’avocat Raymond Clair, de l’avocat George-R. Hendy, de Bernard Turgeon (ancien sous-ministre et détenteur d’un doctorat en économique), et d’Huguette St-Louis (ex-juge de la Cour du Québec).

En somme, à l’exclusion d’un économiste, les conférences de juges ont pris soin de nommer des personnes qui sont, à des degrés divers, en conflit d’intérêts.

Les contribuables, qui paient la note, n’y sont pas représentés.

On ne sera donc pas surpris d’apprendre que le comité recommande des hausses substantielles de rémunération.

À la Cour du Québec, les salaires annuels passeraient de 254 518 $ à 310 000 $ (+ 21,8 %).

À la Cour municipale de Montréal, Québec et Laval, ils passeraient de 216 849 $ à 310 000 $ (+ 42,9 %).

Quant aux juges de paix magistrats, leurs salaires annuels passeraient de 144 960 $ à 217 000 $ (+ 48,7 %).

Alors que des milliers d’entrepreneurs — propriétaires de restaurants, de bars, de salles de conditionnement physique, de salons de coiffure, etc.— ont été appauvris par la pandémie, que des centaines de milliers de personnes ont été contraintes de changer de métier en raison de la fermeture prolongée de l’entreprise pour laquelle ils travaillaient, voilà qu’on propose d’enrichir considérablement la profession juridique.

Une profession juridique déjà coupée du peuple

Une caste sociale privilégiée

Selon le recensement canadien de 2016, la ligne de démarcation qui sépare le club du ‘1 %’ du reste de la population québécoise, c’est un revenu annuel de 190 000 $.

En définitive, la suggestion du Comité de la rémunération des juges ferait basculer tous les juges du Québec dans ce club de privilégiés.

Avec l’armée, les policiers et les gardiens de prison, les tribunaux font partie des pouvoirs répressifs de l’État. Mais contrairement aux premiers, le système judiciaire dispose d’une indépendance relative qui se justifie par la mission qu’il s’est donnée d’être le rempart paternaliste contre les dérives autoritaires de l’État.

L’inaccessibilité économique

Déjà, le système judiciaire souffre d’un grave problème d’accessibilité économique; la très grande majorité des citoyens n’ont pas les moyens d’intenter une poursuite ou de subir un procès.

Dans les causes civiles, tout l’appareil juridique est essentiellement au service du 1 %.

Pour 99 % des citoyens, intenter des recours juridiques n’est une solution envisageable que lorsque le préjudice subi est tel qu’il est substantiellement au-delà des frais d’avocat que pourrait entrainer un procès. Mais pour le 1 %, c’est un moyen d’assurer sa suprématie sociale et son impunité face aux simples citoyens.

L’inégalité des citoyens face à la loi

Beaucoup de Canadiens ont trouvé injuste qu’une riche citoyenne chinoise en attente de son extradition vers les États-Unis ait été ‘incarcérée’ dans sa riche résidence de Vancouver.

En réalité, toutes les personnes fortunées peuvent se prévaloir de ce privilège et écouler leur peine d’emprisonnement dans leur luxueuse villa, entourées de toutes les commodités, et même y donner des réceptions.

Parce qu’au Canada, il y a une justice pour les riches et une justice pour les pauvres. Pourtant, dans un pays démocratique, tous les citoyens devraient être égaux devant la loi.

L’inégalité des citoyens face à loi n’est inscrite dans aucune loi; c’est le résultat d’une jurisprudence créée par une magistrature coupée du ‘vrai monde’ et plus sensible aux inconvénients de l’emprisonnement pour des gens de la même condition sociale qu’eux.

Les juges, valets de la colonisation anglaise du Québec

Selon le recensement de 2016, sur 8 066 560 de Québécois, 4 032 640 étaient unilingues français. En somme, c’est un Québécois sur deux.

Quand la juge en chef de la Cour du Québec entreprend sa croisade pour obliger la connaissance de l’anglais comme condition à l’accession à la magistrature au Québec — alors que jamais un juge unilingue anglais n’a été empêché de faire carrière au Canada — elle est le valet de la colonisation anglaise du Québec.

D’autre part, quand une juge anglophone rend son jugement en anglais dans une cause entièrement plaidée en français et où l’accusé est unilingue français, elle n’est pas consciente qu’il est inconcevable qu’un tribunal rende un jugement dans une langue que ne comprend pas l’accusé.

Plutôt que de se récuser parce que sa connaissance du français était insuffisante, elle a préféré empocher le pognon et imposer sa langue à elle. Voilà, concrètement, ce que donne une magistrature égoïste, vivant dans sa tour d’ivoire.

Financé en sous-main par Ottawa, quand le Barreau du Québec — c’est-à-dire l’ordre professionnel des avocats et des juges du Québec — s’adresse aux tribunaux en 2018 pour tenter de faire invalider toutes les lois du Québec, cela n’est rien de moins qu’une trahison envers le Québec.

Ce complot a échoué parce qu’une assemblée générale spéciale des membres du Barreau a voté de justesse (à 52,5 %) en faveur de l’abandon de cette initiative insensée.

Même si elle a échoué, cette trahison est demeurée impunie. Et la meilleure punition serait de geler le salaire des juges pour les quatre prochaines années. Ou mieux : réduire leur salaire.

Ce qui nécessitera l’adoption d’un règlement de délégation d’actes en vue de la création de tribunaux populaires et un décret qui menacera d’emprisonnement les juges qui chercheront à saboter le système judiciaire.

Conclusion

Puisque les recommandations du Comité de la rémunération des juges sont sujettes à l’approbation par le Conseil des ministres, il serait préférable de refuser d’accorder à la magistrature les augmentations de salaire qu’elle réclame et de commencer dès maintenant à atténuer l’écart de rémunération qui se creuse depuis des décennies entre les couches sociales les plus riches et le reste de la société.

Références :
Comité de rémunération des juges – Des hausses de salaire de 22 % à 50 %, recommande un rapport
2100$ par jour pour examiner la paye des juges
Doit-on interdire l’accès à la magistrature aux avocats québécois unilingues français ?
Être condamné dans une langue qu’on ne comprend pas
Huawei : les différences de détention au Canada et en Chine
La DPCP et l’esprit de caste
Les tribunaux et la vieille au déambulateur
Ottawa finance la demande d’annulation de toutes les lois du Québec
Qui fait partie du fameux 1% le plus riche au Québec?
Rapport sur la rémunération des juges
Repenser les tribunaux

Paru depuis : L’expéditive solution française aux délais judiciaires (2025-12-23)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Troisième dose en hospice : la bonne décision du ministre Dubé

Publié le 28 septembre 2021 | Temps de lecture : 2 minutes

Entre le 11 juillet et le 7 aout 2021, il n’y a eu aucun nouveau cas de Covid-19 dans les hospices du Québec. En aout, quelques cas sont apparus.

Depuis la mi-septembre, la situation a commencé à montrer des signes de détérioration.

Le 30 aout, le Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) décidait de ne recommander l’administration d’une troisième dose que pour les personnes immunodéprimées. Le comité ne l’interdisait pas aux autres; il ne faisait que s’abstenir de le recommander, attendant le moment approprié pour ce faire.

Malgré le fait que depuis deux semaines, le nombre de cas dans nos hospices est passé de presque rien à 87, le président du CIQ déclarait hier à La Presse qu’il n’y avait pas de nouvelles recommandations au sujet de la troisième dose.

Comme d’habitude, le CIQ se réserve le droit de changer d’avis selon l’évolution de la situation. Et par ‘évolution de la situation’, on veut dire dégradation de la situation. Parce que le CIQ attend toujours que la situation se dégrade avant de recommander d’y remédier.

En juillet, le Québec était dans l’œil de la tornade alors que les éclosions apparaissaient partout ailleurs en Amérique du Nord. Mais depuis, le variant Delta a été détecté dans toutes les régions du Québec. Et nous avons maintenant les premiers effets de sa propagation chez nous.

Pourquoi faut-il attendre que la situation dégénère pour agir ? C’est sans doute cette question que s’est posée le ministre de la Santé du Québec.

Ce matin, Christian Dubé a décidé d’être proactif; il annonçait qu’une 3e dose serait offerte à tous les résidents de nos hospices à partir de la fin octobre.

Placé devant le fait accompli, le CIQ a adopté en catastrophe de nouvelles recommandations qui valident la décision ministérielle.

C’est ce qui s’appelle avoir du leadeurship. Bravo M. Dubé !

Références :
CHSLD : une 3e dose alors que les cas remontent
Le comité d’immunisation du Québec recommande une troisième dose
Québec annonce une troisième dose pour les aînés hébergés

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