Festival de Jazz de Montréal, le 4 juillet 2012

Publié le 5 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Souad Massi
Johnny Sansone
The Narcicyst
Besh o droM
Luca Ciarla Quartet

Après le travail, rien de mieux que de faire le plein d’énergie au Festival de jazz. Or ça tombe bien, cette soirée est sous le signe de la virtuosité.

À mon arrivée, la Place des festivals est noire de gens venus pour entendre la chanteuse algérienne Souad Massi. Mon impression est que nous aurions beaucoup à gagner si les dirigeants du Festival offraient à leurs artistes invités la possibilité d’afficher une traduction de leurs textes sur les écrans géants de chaque côté de la scène. Conséquemment, si le public non-arabophone avait tendance à décrocher durant les ballades de la chanteuse, celle-ci n’avait aucun mal à susciter l’enthousiasme de l’assistance durant les pièces vigoureuses et alertes de son répertoire, appuyée par ses musiciens (dont un remarquable percussionniste).

À la toute fin, il ne me restait que quelques instants pour aller voir ce que Johnny Sansone proposait à son public à l’autre bout du festival, soit ce qui m’a semblé être du beau gros blues comme je l’aime.

Dès la fin de ce spectacle, à quelques pas de là, le rappeur iranien The Narcicyst présentait ses textes engagés. Pendant ce temps, le collectif hongrois Besh o droM — ce qui signifie « Trace la route » — étourdissait son auditoire par une musique virtuose où la clarinette électronique d’un des musiciens magyars joue un rôle central.

Pour terminer, le violoniste virtuose et compositeur italien Luca Ciarla défendait le jazz sur la scène Radio-Canada.

Puis, il s’est mis à pleuvoir. Mais c’est le temps frais qui a eu raison de mon assiduité au festival; je suis donc rentré chez moi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/160 sec. — F/5,2 — ISO 6400 — 111 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
3e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 500 — 58 mm
4e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1000 — 40 mm
5e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 500 — 62 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de Jazz de Montréal, le 3 juillet 2012

Publié le 4 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Trio Emie R. Roussel
Wesli
Sidi Touré et ses musiciens
Oumar Konaté, guitariste de Sidi Touré
Mike Gaudreau and The Boppin’ Blues Band
Escort
Danakil

À mon arrivée, vers 20h10, trois spectacles courtisaient les festivaliers.

Sur la scène Radio-Canada, la pianiste et compositrice québécoise Emie R. Roussel présentait le matériel de son prochain CD.

À la scène Bell, le québécois d’adoption Wesli — révélation Radio-Canada 2009 pour la musique du monde — jouait une musique reggae teintée d’afrobeat.

Mais je me suis surtout intéressé au chanteur et guitariste malien Sidi Touré sur la scène Rio Tinto Alcan. Le rythme obsédant de ses chansons est basé sur la répétition de minuscules cellules musicales pendant plusieurs minutes, ce qui en souligne le caractère dansant.

À 21h, Mike Gaudreau (du Vermont) and The Boppin’ Blues Band défendait le blues face à la vague disco d’Escort. Présenté comme la sensation de l’heure en provenance de Brooklyn, Escort m’a laissé sur ma faim, probablement en raison de la pauvreté mélodique de son matériel.

À 22h, sur la scène Bell, le groupe parisien Danakil présentait ses compositions contestataires sur un rythme reggae.

Puis je suis rentré au début d’une légère pluie.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 400 — 62 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 40 mm
4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
5e photo  : 1/200 sec. — F/4,9 — ISO 2500 — 92 mm
6e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm
7e photo  : 1/160 sec. — F/4,8 — ISO 1600 — 82 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de Jazz de Montréal, le 2 juillet 2012

Publié le 3 juillet 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Le Trio Jérôme Beaulieu
The SoulJazz Orchestra
The Pitbull of Blues Band
Liane Carroll
Le Trio Sylvain Ransy
François & the Altas Mountain

Je me suis rendu au Festival de Jazz hier soir. À mon arrivée sur le site, il restait une dizaine de minutes à la représentation du Trio Jérôme Beaulieu.

Le public du Festival de jazz de Montréal a ceci de particulier : quand c’est bon, il vous le fait savoir. Par ses applaudissements enthousiastes à la fin d’une pièce instrumentale, par la clameur admirative qui s’élève de la foule après un solo brillant ou à l’issue d’une cellule mélodique surprenante, même les nuls en jazz (dont je fais partie) savent que ce qu’ils viennent d’entendre était réussi.

À l’issue de ce spectacle, j’avais l’impression d’avoir entendu des grands classiques du jazz dont l’assistance avait apprécié l’interprétation. Mais c’est en écoutant leur premier CD, intitué « L’homme sur la lune », que j’ai réalisé que les œuvres mélodieuses que j’avais entendues étaient de nouvelles compositions de ce trio.

À 21h, la Place des festivals présentait The SoulJazz Orchestra d’Ontario. Pendant ce temps, sur la scène Loto-Québec, The Pitbull of Blues Band (des États-Unis) présentait un spectacle mi-blues, mi-rock comme c’est habituellement le cas à cet endroit.

À 22h, les festivaliers avaient le choix entre la chanteuse britannique Liane Carroll, le Trio Sylvain Ransy et le groupe français François & the Altas Mountain.

J’ai choisi d’assister au spectacle de ces derniers. Ceux-ci prennent un plaisir évident à jouer leur musique ensoleillée, souvent dansante à la suite d’une longue introduction plutôt planante, dominée par la guitare et les synthétiseurs, le tout entrecoupé de présentations drôles et sans prétention.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 320 — 53 mm
2e photo  : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 100 — 49 mm
3e photo  : 1/160 sec. — F/4,7 — ISO 1000 — 78 mm
4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
5e photo  : 1/100 sec. — F/4,2 — ISO 250 — 49 mm
6e photo  : 1/160 sec. — F/4,7 — ISO 400 — 78 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Les feux d’artifice du Japon à Montréal, le 30 juin 2012

Publié le 1 juillet 2012 | Temps de lecture : 1 minute

 

 
Hier soir, le Japon devenait le premier pays participant à l’édition 2012 de la compétition internationale des feux d’artifice Loto-Québec.

Fondé en 1905, l’artificier japonais Aoki Fireworks présentait de 22h00 à 22h35, un spectacle pyromusical devant une foule admirative de curieux réunis au parc d’attraction de l’ile Sainte-Hélène et ses environs.

En voici quelques extraits.

Détails techniques de la vidéo : Appareil photo Olympus OM-D e-m5, objectif Lumix 20mm F/1,7.


Pour accéder au menu des vidéos de tous les feux d’artifice en compétition en 2012, veuillez cliquer sur ceci.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Festival de Jazz de Montréal, le 29 juin 2012

Publié le 30 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Curumin
Patrizio
Vincent Gagnon et ses musiciens
Corey Harris & The Rasta Blues Experience
Mr. Ho’s Orchestrotica

Avant-hier, j’avais voulu voir le spectacle d’ouverture du montréalais Rufus Wainwright. Mais voulant faire une sieste afin d’être en forme, je m’étais réveillé le spectacle terminé (oui, je sais, c’est pas fort comme excuse mais que voulez-vous…).

Je me suis donc repris hier soir, en revenant du travail.

À 22h, le Festival présentait trois spectacles simultanés : Curumin (du Brésil), Patrizio (un chanteur de charme italien) et Vincent Gagnon (du Québec).

À 23h, on avait le choix entre deux spectacles présentés à 21h, en reprise deux heures plus tard, soit Corey Harris & The Rasta Blues Experience et Mr. Ho’s Orchestrotica, tous deux des États-Unis.

Mais concrètement, quelle atmosphère règne au Festival de jazz de Montréal cette année ? Jugez-en par vous-mêmes en regardant cette courte vidéo…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12 mm F/2,0 (pour la vidéo) et M.Zuiko 40-150 mm R (pour les photos)
1re photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 2000 — 62 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 250 — 40 mm
4e photo  : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 640 — 62 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 1600 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 10

Publié le 17 juin 2012 | Temps de lecture : 5 minutes
Sylvie Laliberté
Paul Demers
Porcelaine
Laurence Jalbert
Vicky Martel
Violett Pi
Sébastien Plante et finalistes du Concours L’Étoile Montante
Soké
Malajube
Éric Goulet
Les Dales Hawerchuk

Aujourd’hui, c’est la dixième et dernière journée de la cuvée 2012 des FrancoFolies. J’ai donc décidé d’en profiter au maximum.

J’ai fait la sieste en après-midi et dès le début, je suis sur le site.

À 17h, sous la tente du Pub urbain Molson M, la montréalaise Sylvie Laliberté présente un spectacle fin et délicat, teinté de l’humour de ses présentations. Pendant ce temps, Paul Demers, fondateur de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique franco-ontariennes, se produit sur l’esplanade de la Place des Arts.

À 18h, Porcelaine est sur la scène SiriusXM. Ses mélodies sont plaisantes et son spectacle est intéressant. Toutefois, les présentations et le texte de ses chansons sont un peu faibles à mon goût. J’en profite pour manger les sandwichs que j’ai apportés dans mon sac à dos.

Une heure plus tard, les festivaliers ont le choix entre le spectacle de Laurence Jalbert et celui de Vicky Martel. La première n’est plus à présenter. Son spectacle est le condensé de celui qu’elle donne présentement en tournée. Mme Jalbert est une extraordinaire auteure-compositrice, capable d’écrire des textes signifiants sur des mélodies dont on ne se lasse pas.

Vicky Martel — avec laquelle je ne suis pas apparenté — est également une auteure-compositrice bourrée de talent. Pour la représenter, j’avais le choix entre un grand nombre de photos avantageuses ou un petit nombre de photos qui donnent une idée de l’énergie qui se dégage de son show rock. Puisque Mme Martel n’a pas de mérite pour son physique, j’ai choisi la photo ci-dessus, qui montre la fonceuse qu’elle est, promise à un brillant avenir.

À 20h, la scène SiriusXM accueille le groupe punk Violett Pi. Pendant ce temps, sur la scène Ford, se déroule la finale du concours L’Étoile montante. Vers la fin, Sébastien Plante (le chanteur des Respectables) se joint aux finalistes. À l’autre bout du site des FrancoFolies, le collectif Soké présente son spectacle hip-hop.

En vadrouillant sur le site, je capte quelques photos et des vidéos qui donnent une idée de l’animation de rue aux FrancoFolies. Signalons qu’en après-midi, les fontaines de la Place des festivals font la joie des enfants qui se soulagent grâce à elles, de la chaleur qui règne en ce début d’été à Montréal.

À 21h, c’est la grande finale des FrancoFolies, avec le quatuor Malajube. Contrairement à la veille, au spectacle de Loco Locass — où se me trouvait à la périphérie de la foule — cette fois-ci je suis à moins d’une trentaine de mètres de la scène.

Le texte des chansons de Malajube, déjà incompréhensible au disque, ne l’est pas davantage en spectacle. Mais les gens présents aux FrancoFolies connaissent ces paroles par cœur et les entonnent dès les premiers accords de chaque chanson.

Très tôt, je dois me déplacer parce je suis bousculé par des jeunes qui, au rythme de la musique, se mettent à sauter en se donnant des coups d’épaules (ce qu’on appelle du « moshing » en anglais). Adressés aux musiciens de Malajube, un peu partout des filles lèvent les bras afin de dessiner des cœurs avec leurs doigts. À ma gauche, un voisin reçoit un coup de soulier par la tête de la part d’une personne qui virevolte en faisant du body surfing. Devant moi, une jeune fille lève son blouson au bout de son bras gauche tout en textant du pouce droit, sur son téléphone portable, une invitation à la rejoindre, adressée à des amis quelque part dans la foule. Et qui finissent par arriver : ce sont des membres de sa famille. Les effluves d’une vague odeur d’herbe grillée parviennent à mes narines de temps en temps.

À 22h, on change radicalement de registre : Éric Goulet présente son spectacle country sur l’esplanade de la Place des Arts.

Et à 23h, les membres du groupe Les Dales Hawerchuk testent la puissance des amplificateurs de la scène Ford avec leur musique musclée, gonflée de testostérone.

Finalement je rentre chez moi épuisé… et ravi.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12 mm F/2,0 (neuvième photo) et M.Zuiko 40-150 mm R (les autres photos)
 1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 150 mm
 2e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 74 mm
 3e photo  : 1/250 sec. — F/5,4 — ISO 400 — 132 mm
 4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
 5e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 800 — 150 mm
 6e photo  : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm
 7e photo  : 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 200 — 40 mm
 8e photo  : 1/125 sec. — F/4,4 — ISO 320 — 58 mm
 9e photo  : 1/80 sec. — F/2,0 — ISO 200 — 12 mm
10e photo : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 2500 — 102 mm
11e photo : 1/125 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 58 mm


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FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 9

Publié le 16 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Loco Locass
Jef Barbara
Crash Ton Rock

Après le travail, je me précipite prendre l’autobus qui m’amène aux FrancoFolies.

Ce soir, LE spectacle à voir est celui du trio hip-hop Loco Locass à la Place des festivals. À mon arrivée, la place est noire de monde. Il y a des gens tassés jusqu’à la rue Sainte-Catherine. Sur la pelouse, à gauche. À droite, derrière les deux restaurants qui longent la place (et d’où on ne voit à peu près rien). Sur la scène Ford, on a installé un écran géant sur lequel le spectacle est rediffusé devant une foule qui occupe la rue jusqu’à l’entrée de la Place des Arts, et sur les escaliers en gradin qui mènent à l’esplanade. Bref, du jamais vu aux FrancoFolies.

Ce soir, c’est donc le triomphe des mots et — si vous me permettez cette parodie amicale — des phrases-chocs, des syllabes qui s’entrechoquent, des pourris connus qui choquent, etc.

Pour apprécier pleinement la poésie tricotée serrée des Loco Locass, il faut avoir leurs paroles souvent géniales sous les yeux. Je me suis donc procuré leur plus récent CD, Le Québec est mort, vive le Québec !, de même que le précédent, Amour oral, paru il y a déjà huit ans.

À 22h20, alors que le spectacle de Loco Locass se poursuivait, je me suis rendu sur l’Esplanade de la Place des Arts, où le chanteur montréalais Jef Barbara se produisait.

À 23h, le groupe punk-rock Crash Ton Rock de Jonquière animait la scène Ford, reconvertie à sa fonction première. Je suis resté une dizaine de minutes, pour ensuite rentrer chez moi publier les trois photos ci-dessus et me glisser ensuite dans mon lit douillet. Ah ! Que ça fait du bien…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/160 sec. — F/4,8 — ISO 250 — 82 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1250 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 320 — 40 mm


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FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 8

Publié le 15 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Eugène et le Cheval
Yves Jamait
Jali
Les Vendeurs d’Enclumes
1995
Fatoumata Diawara
Plume Latraverse
Le Vent du Nord
Dissonant Nation

En début de soirée, c’est accompagné de ma maman (qui adore les foules) que j’assiste aux FrancoFolies. Nous verrons ensemble le québécois Eugène et le Cheval à la scène Sirius XM, le français Yves Jamait au Pub urbain Molson M, puis le belge Jali (un spectacle très sympathique) à la Place des festivals.

À 20h, mon frère François ramène notre mère à sa résidence pour personnes âgées. Je fais donc seul le reste de la soirée, une solitude toute relative, au milieu de dizaines de milliers de festivaliers.

J’ai donc le choix entre le répertoire étrange du sextet français Les Vendeurs d’Enclumes à la scène SiriusXM, le hip-hop du sextet français 1995 sur la scène Ford ou la musique enlevée de la malienne Fatoumata Diawara. Mes préférences étant ce qu’elles sont, je prendrai donc le repas du soir à la cafeteria Commensal, de laquelle on pouvait entendre le spectacle de cette dernière.

Puisque je ne fais pas partie des milliers d’admirateurs du folk-rock de Plume Latraverse, je ne suis pas pressé de terminer mon repas et j’irai finalement sur la Place des festivals que pour prendre quelques photos de cet artiste et me rendre immédiatement après devant la Place des Arts afin de faire calmement le tri des photos prises jusque-là.

À 22h, Le Vent du Nord donne son spectacle sur l’esplanade de la Place des Arts. En 2004, ce groupe était le récipiendaire du prix JUNO dans la catégorie « Album traditionnel de l’année/groupe ». Les présentations révèlent des musiciens engagés et très nationalistes. Leur répertoire est alerte et mélodieux.

Environ la moitié des œuvres sont purement instrumentales. Le reste est surtout composé de chansons à répondre. Le chant est monodique; tous les chanteurs chantent le même air, sans contrepoint, comme le fait La Bottine Souriante.

L’assistance est nombreuse et contrastée. À gauche, on discute sans retenue (note : les filles, pourquoi ne pas aller placoter ailleurs ?). À droite et à l’arrière, on écoute attentivement alors qu’au centre, les gens dansent avec un plaisir évident.

Bref, un bon spectacle que j’ai apprécié.

À 23h, le trio punk français Dissonant Nation se produit sur la scène Ford. J’assiste à leur spectacle partiellement et je les quitte pour me rendre aux Katacombes entendre Eiffel (un groupe rock français qui m’a jeté par terre un jour plus tôt). Malheureusement, il ne reste plus que quinze minutes à leur présence sur scène puisqu’ils ne font que la première partie d’un autre groupe que je ne connais pas. Plutôt que de payer 30$, je rentre me coucher.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 128 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,5 — ISO 1600 — 138 mm
3e photo  : 1/200 sec. — F/4,9 — ISO 1000 — 96 mm
4e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 40 mm
5e photo  : 1/100 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 40 mm
6e photo  : 1/250 sec. — F/5,1 — ISO 2000 — 108 mm
7e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 8000 — 150 mm
8e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
9e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 7

Publié le 14 juin 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Robert Charlebois
Alexandre Belliard
Eiffel

En finissant de travailler, je me précipite entendre Robert Charlebois aux FrancoFolies, devant une Place des Festivals noire de monde. Dans la musique populaire québécoise, il y a l’avant et l’après Charlebois.

Celui-ci a été à la hauteur de sa réputation et a livré un excellent spectacle.

Vers 22h15, je me rends entendre Alexandre Belliard sur l’esplanade de la Place des Arts. Cet auteur-compositeur engagé, explicitement indépendantiste, compose des chansons en l’honneur des héros de notre histoire nationale.

Son CD — Légende d’un peuple (Tome 1) — est super-écologique : il est vendu dans une pochette de carton recyclé sur lequel le texte est étampé (et non imprimé). Chaque CD est numéroté (le mien porte le numéro 1742) et signé par l’artiste.

Pour ce spectacle, qui se terminait à 23h, M. Belliard était entouré de collaborateurs tout aussi talentueux que lui.

À 23h, c’est le tour du groupe français Eiffel sur la scène Ford. Celui-ci est un des meilleurs groupes rock français et son chanteur principal, Romain Humeau, une véritable bête de scène. Petit détail : M. Humeau portait le carré rouge des opposants à la hausse des frais de scolarité à la cuisse tandis que sa guitariste l’avait sur son instrument. Leur 4e CD — À tout moment — paru en 2009, n’était pas disponible chez Archambault mais peut être acheté sur iTunes pour une bouchée de pain.

Leur 2e prestation à Montréal, payante cette fois-ci, aura lieu jeudi le 14 juin à 23h aux Katacombes, situé au 1635 boul. St-Laurent. Allez-y, c’est vraiment bon.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 500 — 150 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 1000 — 150 mm
3e photo  : 1/80 sec. — F/4,1 — ISO 800 — 45 mm


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FrancoFolies de Montréal – Aperçu du Jour 6

Publié le 13 juin 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
Antoine Gratton
Anodajay
Arometis
Le violoniste de Bratsch
Claire Denamur

Première journée pluvieuse aux FrancoFolies. Il est 19h et j’hésite. Mon appareil photo est tropicalisé (c’est-à-dire à l’épreuve de la pluie) mais aucun de mes objectifs ne l’est. De plus, je n’ai aucun vêtement suffisamment imperméable pour rester des heures sous la pluie.

Finalement la voix de la raison prend le dessus; les FrancoFolies sont le plus grand festival de musique francophone au Monde et les spectacles auxquels j’assiste sont gratuits. Alors embraye !

J’arrive à la fin du spectacle d’Antoine Gratton, toujours aussi démonstratif, sous la tente du Pub urbain Molson M, bondée de monde.

À 20h, trois spectacles concurrents : Anodajay (c’est-à-dire le rappeur Steve Jolin, d’Abitibi-Témiscamingue) sur la scène Ford, Feufollet (de Louisiane) sur la scène SiriusXM et le collectif Arometis sur la scène Hydro-Québec.

Je n’aime pas de rap, ni le hip-hop. Je comprends la démarche — semblable à celle de Monteverdi à l’époque baroque — qui consiste à redonner la primauté au texte sur la musique. Mais je trouve le résultat bavard et répétitif. Et cette manie des rappeurs de déambuler sur scène comme des primates en cage m’énerve.

Mais Anodajay est un cas à part. Son débit, près de celui de la parole, permet de bien saisir le texte de ses compositions. Cela est d’autant plus judicieux que c’est un excellent parolier. Ses thèmes, inspirés de la vie familiale ou des problèmes sociaux des villes minières de son coin de pays, sont traités avec sensibilité et empathie. De plus, ses compositions s’appuient sur de petites cellules mélodiques souvent agréables qui rendent ses chansons plus accessibles aux gens qui, comme moi, sont réfractaires au rap et au hip-hop.

Après avoir assisté quelques instants au spectacle d’Aromatis, je l’ai quitté à la première chanson en anglais pour retourner entendre Anodajay et ses invités (dont Diane Tell), fasciné au point d’oublier complètement d’aller voir Feufollet.

Permettez-moi une remarque désobligeante. Je comprends que la ville de Rouyn-Noranda est la capitale canadienne du cuivre. Mais quelle idée ont eu les « designers » du livret du plus récent CD d’Anodajay (ET7ERA) d’imprimer le texte de ses chansons en microscopiques lettres majuscules — tout est en majuscules, comme sous l’empire romain — noires sur fond cuivré foncé. C’est illisible.

Ah, se défouler, que ça fait du bien…

À 21h, les cinq musiciens du groupe Bratsch étaient en vedette sur la Place des festivals. Ce groupe français interprète de la musique tzigane. Franchement, je m’attendais à quelque chose de plus énergique.

À 22h, j’ai assisté brièvement au spectacle folk de la chanteuse française Claire Denamur et je suis rentré chez moi satisfait de ne pas avoir laissé la météo décider de mes soirées…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 40-150mm R
1re photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 800 — 40 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 150 mm
3e photo  : 1/250 sec. — F/5,3 — ISO 5000 — 120 mm
4e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 3200 — 150 mm
5e photo  : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 2000 — 40 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel