Ma récolte de tomates cette année

21 août 2023

Des débuts difficiles

Il y a trois ans, j’avais décrit sur ce blogue mes premiers pas à titre de jardinier urbain amateur.

Après deux ans de résultats médiocres, j’ai appris que la longueur excessive du pistil des variétés de tomates que je cultivais (des Minuit de Montréal et des Noire de Crimée) rendait difficile leur autofécondation.

À défaut de bourdons, rares dans mon quartier, la solution était de donner régulièrement des chiquenaudes (qu’on appelle ‘pichenottes’ au Québec) sur les bouquets de fleurs afin de favoriser leur fécondation.

Grâce à cette technique, ma récolte de l’an dernier s’annonçait prometteuse quand une infection de mildiou poudreux, apparue en aout, décima mes plants.

De la tomate à la tomate cerise

Frustré par mes demi-succès antérieurs, j’ai donné cette année une dernière chance aux Minuit de Montréal. Mais je n’en ai cultivé qu’un seul plant. Au cas où…

Dans mes autres pots de douze pouces (environ 30 cm), j’ai plutôt planté des tomates cerises. Et ce, à partir de graines recueillies sur des tomates cerises savoureuses achetées à l’épicerie : deux aux fruits jaunes et une variété aux fruits orange.

Cette année, lorsque mes plants avaient chaud, j’évitais de pulvériser de l’eau sur leur feuillage mou : je les abreuvais au sol afin d’éviter l’apparition de moisissure.

Mon seul problème fut un début de nécrose apicale observé sur quelques-unes de mes tomates Minuit de Montréal. Ce problème est causé par une carence en calcium.

Dans son cas, les écailles d’œuf broyées que j’avais placées dans mes pots ne suffisaient pas. Ce problème cessa après avoir arrosé le plant malade de yogourt dilué dans de l’eau.

Cette année, mon premier fruit fut une tomate cerise jaune cueillie le 2 juillet dernier.

Bientôt, chaque jour, trois fruits arrivaient à maturité. Et mon plaisir était alors se sortir sur mon balcon, de choisir celles qui étaient parfaitement mures et de les déguster comme si chacune d’elles était hors de prix.

Mais quand tout va bien, une récolte devient exponentielle. Si bien qu’au moment où ces lignes sont écrites, plus d’une dizaine de fruits arrivent à maturité quotidiennement.

Les changements techniques

Cette année, j’ai décidé de traiter mes plantes comme des machines à fruits et non comme des animaux de compagnie capricieux.

Ce qui fait que j’ai impitoyablement taillé mes plants dès qu’ils atteignaient une certaine hauteur.

De plus, dès la fin juillet, j’ai systématiquement retiré les bourgeons de fleurs; ces plants ont été mis en terre au début du mois de mars. Après cinq mois, c’est trop tard pour débuter de nouveaux fruits.

Et surtout, je me suis acheté de l’engrais à tomates.

Wow ! Quelle différence. Mon plant de Minuit de Montréal est comme sur les stéroïdes; au lieu d’un frêle tronc qui s’étire et qui allonge vers le haut, c’est une plante trapue au feuillage compact et qui, à lui seul, me donne autant de fruits que les trois plants de ce cultivar que je cultivais autrefois.

Ceci étant dit, permettez-moi de vous présenter mes variétés.

Présentation des tomates cerises
 


 
La première variété porte des fruits de couleur aubergine et jaune. Ceux-ci atteignent leur maturité par grappes entières plutôt que de fruit en fruit.

Son feuillage est composé de feuilles plates qu’on ne voit presque pas lorsqu’on regarde la plante de profil puisque toutes ses feuilles sont tournées vers le soleil.

Enrobés d’une peau mince, ses fruits sont très légèrement mous à la pression, comme des ballons qu’on n’aurait pas gonflés au maximum. Si bien que cette peau se déchire si on laisse les fruits murir trop longtemps.

En bouche, ces tomates cerises éclatent comme des boules de jus. Leur gout est délicat, peu acide et sucré.
 


 
La deuxième variété porte des fruits orange qui arrivent à maturité les uns après les autres.

Les fruits font fermes, acidulés et extrêmement savoureux. Oubliez les tomates d’épicerie qui goutent le tofu; nous sommes à des années-lumière en matière de saveur.
 

 
La troisième variété donne des fruits d’un jaune légèrement orangé.

Tout aussi fermes, ceux-ci sont moins acides, mais encore plus sucrés. En les croquant, ces fruits provoquent en bouche une explosion de saveurs qui ne rappellent pas du tout la tomate, mais plutôt d’autres fruits (le kiwi et le melon, entre autres).

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5 mark II, objectif M.Zuiko 60mm Macro F/2,8
1re photo : 1/200 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 70 mm
2e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 60 mm
3e  photo : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 60 mm
4e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 60 mm
5e  photo : 1/125 sec. — F/8,0 — ISO 1000 — 60 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel