La Troisième guerre du Golfe et la perfide Albion

Publié le 21 avril 2026 | Temps de lecture : 3 minutes

Introduction

Le 1er mars dernier, des drones iraniens ont été tirés vers une base militaire que la Grande=Bretagne possède sur l’ile de Chypre, en Méditerranée.

Aussitôt, Londres a fait savoir qu’elle s’opposait à ce que ses bases militaires soient utilisées par les États-Unis pour des attaques en Iran. Du moins contre des cibles politiques ou économiques précise le quotidien The Independant.

Cette condition — qui s’apparente à un vœu pieux — ne s’applique pas aux bases que les États-Unis possèdent en sol britannique.

Alors que plusieurs pays européens interdisent à l’aviation militaire des États-Unis de survoler leur territoire, la Grande-Bretagne n’a pas jugé bon de le faire.

La base américaine de Fairford

De toutes les bases américaines en Europe, celle de Fairford (en Grande-Bretagne) possède la plus longue piste d’atterrissage.

Au cours des dix premiers jours de la guerre, c’est à cette base que cinq bombardiers B-1B et trois B-52s américains ont fait le plein de munitions avant d’aller bombarder l’Iran.

Entre autres, ils y ont chargé des bombes de 900 kg, renommées pour leur effet dévastateur mais qui évitent miraculeusement les cibles civiles, parait-il.

De l’armement britannique pour Israël

Moog est une société militaire américaine qui possède quelques usines en Grande-Bretagne, dont une à Wolverhampton.

Le 23 mars, à partir de cette usine, un camion d’UPS a transporté du matériel militaire à destination de l’aéroport de Liège, en Belgique. La cargaison devait être ensuite acheminée par avion en Israël par l’intermédiaire de la compagnie de fret belgo-israélienne Challenge.

La Belgique interdisant le transport aérien de matériel militaire à partir de son territoire, la cargaison a été interceptée par des douaniers belges.

L’enquête a démontré rétroactivement que dix-sept autres transits avaient été effectués précédemment.

Conclusion

Sans doute pour protester contre le fait que Washington ne l’a pas consulté ni même avisé avant de déclencher la Troisième guerre du Golfe, Londres a déclaré, dès les premiers jours du conflit : « Cette guerre n’est pas notre guerre.»

Aussi ‘étrangère’ soit-elle, celle-ci n’en demeure pas moins une occasion d’affaires à laquelle Londres a du mal à résister… comme probablement bien d’autres pays.

Références :
Attaque de drones iraniens sur Akrotiri et Dhekelia durant la Guerre d’Iran de 2026
Belgium seizes arms shipment sent from Britain to Israel
Britain says it’s not at war after a drone strikes its Akrotiri base in Cyprus
Du matériel militaire destiné à Israël bloqué à l’aéroport de Bierset
Guerre au Moyen-Orient: « Ce n’est pas notre guerre » réaffirme le Premier ministre britannique, Keir Starmer
Moog
Perfide Albion
Starmer says US strikes on Iran won’t be launched from Cyprus after row over UK bases
U.S. Air Force B-1 And B-52 Bombers Now Striking Iran From The UK

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Un commentaire à La Troisième guerre du Golfe et la perfide Albion

  1. Jacques Légaré dit :

    Trump, le pire président brouillon de l’Histoire américaine, a quand même fait deux bonnes actions :

    1, il a éliminé les chefs théocrates assassins de leur propre peuple : les infâmes mollahs.

    2, il a dit aux Européens : désormais, payez votre juste part des dépenses de l’Otan.

    Mais il bousille ses propres deux bonnes actions en se limitant au soutien inconditionnel au nettoyage ethnique sioniste, à l’argent du pétrole et à la facture de l’Otan.

    Trump est un néant pour presque tout. 3 fois rien :

    Rien en justice sociale, rien en écologie,
    Rien pour aider les peuples opprimés et les élites progressistes dans les pays dictatoriaux,
    Rien en renforcement et appui à l’ensemble des démocraties.

    Aucun vaste plan de création ou de rénovation institutionnelle dans son programme :

    1) un partage du commandement de l’Otan;

    2) une monnaie unique occidentale,

    3) une fédération militaire et économique de tous les États démocratiques.

    4) une mise en illégalité des paradis fiscaux.

    5) une loi d’intégrité morale très élevée pour tout poste électif, ou loi annulant le droit à une candidature d’un poste public à toute personne aux comportements privés indignes (alcoolisme, usage de drogue, vulgarités, colères caractérielles, usage de paradis fiscaux, délinquances en tout domaine).

    J.L., né 1948
    ph.d. en philosophie politique
    maître en histoire byzantino-arabe

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