L’hiver au Jardin japonais

Publié le 21 janvier 2022 | Temps de lecture : 1 minute





 
La saison hivernale impose au Jardin japonais un dépouillement qui lui sied bien.

Même s’il n’a jamais vu personne faire cela avant lui, quoi de plus instinctif pour un enfant que de se laisser tomber sur le dos dans de la neige moelleuse et de balancer les bras, comme un oiseau, sous un ciel radieux.

Cette sensation de liberté est un privilège des pays où l’eau se transforme une partie de l’année en matière duveteuse d’un blanc éclatant.

Ce faisant, ici dans ce Jardin japonais, il est difficile de ne pas réaliser que la trace laissée par cet enfant a la forme d’un kimono…

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1re photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 320 — 14 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 17 mm
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Écrit par Jean-Pierre Martel


Attraper volontairement le Covid-19 afin d’échapper aux mesures sanitaires

Publié le 20 janvier 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

La Santé publique du Québec considère qu’attraper le Covid-19 dispense de recevoir une dose de vaccin. Et si la contagion est récente, on juge prématuré de recevoir la dose No 2 de ce vaccin.

Il ne fait aucun doute que l’immunité ‘naturelle’ protège contre une infection subséquente du même variant. Mais on ignore tout de la durée de cette protection. De plus, on ignore dans quelle mesure l’immunité acquise spécifiquement contre un variant protège contre les autres membres de la famille covidienne.

Pour ces raisons, les autorités américaines diffèrent d’opinion avec les nôtres à ce sujet.

Puisque les États-Unis refusent à leurs frontières les Québécois qui sont insuffisamment vaccinés (du point de vue de Washington), Québec fait exception pour ceux qui veulent voyager à l’Étranger et accepte de les vacciner selon les standards nord-américains.

Dans plusieurs pays d’Europe centrale, on partage l’opinion des autorités sanitaires du Québec.

Âgée de 57 ans, Hana Horka était une chanteuse tchèque hostile à la vaccination. Quand son mari et son fils ont attrapé le Covid-19 en dépit de leur vaccination, cela prouvait, selon elle, l’inutilité des vaccins.

Convaincue également qu’on exagère grandement la dangerosité de la pandémie, Mme Horka a profité de l’infection des autres membres de sa famille, un peu avant Noël, pour s’immuniser ‘naturellement’ en attrapant le virus et obtenir ainsi le passeport sanitaire tchèque.

Ceci dans le but d’échapper aux mesures sanitaires et vivre normalement.

Mais contrairement à son mari et son fils qui ont éprouvé des symptômes légers grâce à leur vaccination, Mme Horka est morte du Covid-19 dimanche dernier.

Deux jours avant son décès, elle postait le message suivant sur les médias sociaux : “J’ai survécu… ce fut intense. À moi maintenant le théâtre, le sauna, les concerts… et un voyage urgent à la mer.

Référence : Czech folk singer dies after deliberately contracting Covid

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Propagande canadienne vs Jeux de Beijing

Publié le 20 janvier 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

Les Jeux olympiques d’hiver de Beijing sont l’occasion d’un choc culturel.

Aux États-Unis, la chaine NBC est le diffuseur officiel des Jeux. Face aux mesures sanitaires très strictes qui prévalent en Chine, ce réseau a décidé de couvrir l’évènement à partir de ses studios du Connecticut.

Radio-Canada a préféré se rendre sur place.

Sous le titre Ça va mal à Pékin : les tests bric-à-brac du gouvernement chinois, Radio-Canada poursuit sa propagande contre la Chine en se lançant cette fois dans une critique acrimonieuse des mesures sanitaires prises dans ce pays à l’occasion des Jeux olympiques.

De quoi parle-t-on ?

Dans ce cas-ci, Radio-Canada critique la précision jugée ‘excessive’ des tests diagnostiques réalisés par les laboratoires chinois. Ceux-ci déclarent contagieux les journalistes de Radio-Canada qui ont attrapé le Covid-19 en décembre dernier alors que les tests PCR canadiens les jugent parfaitement rétablis.

On accuse les Chinois de pousser la sensibilité de leurs tests à des niveaux extrêmes.

Qu’en est-il ?

Lorsqu’une personne est encore contagieuse, ses gouttelettes respiratoires contiennent des copies intégrales du virus.

À l’opposé, lorsqu’elle cesse de l’être, elle n’émet plus de copies complètes du virus. Toutefois, dans les jours ou semaines qui suivent, son corps se débarrasse des cellules mortes et les débris de virus.

Quand la sensibilité des tests est grande, ceux-ci détectent non seulement les copies viables du virus, mais également ces débris inoffensifs.

Voilà sur quoi reposent les accusations de Radio-Canada.

Dans le texte Covid-19 : durée de la quarantaine, nous avons vu que cette dernière devrait durer huit jours à l’issue desquels un test rapide devrait confirmer que la personne atteinte n’est plus contagieuse.

Pourquoi effectuer ce test rapide ? Parce que nous ne sommes pas tous pareils.

Dans l’étude américaine résumée par ce texte, une minorité des personnes atteintes avaient besoin de plus de huit jours pour guérir du Covid-19.

De manière à ne pas imposer une quarantaine longue à tout le monde alors qu’elle n’est justifiée que pour un petit nombre de ‘retardataires’, on préfère imposer une quarantaine courte, généralement suffisante, quitte à dépister, grâce à des tests rapides, ceux qui ont besoin de plus de temps.

Dans le fond, c’est la même chose lorsqu’on réduit la quarantaine à cinq jours; on a simplement environ trois-quarts de ‘retardataires’. D’où la nécessité encore plus grande d’avoir un test négatif avant de clore la convalescence.

Bref, en raison de la variabilité des êtres humains, des personnes atteintes par le Covid-19 peuvent incuber le virus beaucoup plus longtemps que les autres.

Peut-on être contagieux un mois après la fin des symptômes ? Aucune étude n’exclut cette possibilité. Voilà pourquoi la Chine ne prend pas de risque.

Sa politique de tolérance zéro à l’égard du Covid-19 a fait en sorte que sa lutte sanitaire s’est soldée jusqu’ici par la mort de seulement trois personnes par million d’habitants.

Partout en Occident, on s’est contenté d’aplatir la courbe. Sous le prétexte qu’il fallait laisser se développer l’immunité ‘naturelle’, on a laissé les gens attraper le virus. En somme, la capitulation au virus a fait office de doctrine sanitaire. D’où le fiasco obtenu.

Au début du mois, on comptait 1 379 morts par million d’habitants au Québec, soit quatre-cents fois plus qu’en Chine.

Si on juge un arbre à ses fruits, ce qui est ‘bric-à-brac’, ce n’est pas la rigueur des mesures sanitaires en Chine; c’est le laxisme des nôtres.

Nous, Occidentaux, avons cette détestable manie de nous croire supérieurs. Cet aveuglement nous pousse même à mépriser ce dont on devrait s’inspirer.

Et pour détourner l’attention de la réussite de la Chine dans son combat contre le Covid-19 — une réussite obtenue au prix d’immenses sacrifices — la propagande occidentale cherche à nous faire oublier que le plus fondamental des droits de la Personne… c’est le droit à la vie.

Références :
Ça va mal à Pékin : les tests bric-à-brac du gouvernement chinois
Covid-19 : durée de la quarantaine
Covid-19 : évolution en 2021
Man who survived Ebola five years ago may be source of Guinea outbreak
NBC n’enverra pas ses équipes de description à Pékin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vive l’hiver !

Publié le 18 janvier 2022 | Temps de lecture : 1 minute





 
La dernière fois que je me suis rendu au Jardin botanique de Montréal afin d’y prendre des photos infrarouges, mon appareil avait gelé.

De retour à la maison, il fonctionnait parfaitement. Mais sur les lieux, appuyer sur le déclencheur ne donnait absolument rien.

Aujourd’hui, j’ai apporté mon appareil infrarouge dans un sac à dos à l’intérieur duquel j’avais placé une bouteille de 250 ml remplie de graines d’orge chauffées au micro-onde. C’est plus léger qu’une bouillotte.

Cette fois, mon appareil a tenu le coup.

En raison de la tempête d’hier, toute cette belle neige fraiche resplendissait aujourd’hui au soleil.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La torture en Syrie et le Canada

Publié le 15 janvier 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

Le colonel Anwar Raslan est un ex-officier des services syriens du renseignement.

Dans la capitale syrienne, le colonel Raslan dirigea une prison du 29 avril 2011 au 27 septembre 2012. Au cours de cette période, plus de quatre-mille détenus y ont été torturés (entrainant la mort de 27 à 58 d’entre eux).

À la fin de cette année-là, il déserta le régime de Bachar el-Assad pour se réfugier en Jordanie (où son épouse et ses enfants l’attendaient), puis en Allemagne à l’été de 2014.

Il y a deux jours, un tribunal allemand l’a reconnu coupable de crime contre l’Humanité et l’a condamné à la prison à perpétuité.

À l’époque des faits reprochés, la torture était une bizness de l’État syrien; celui-ci la pratiquait au nom de pays où le recours à la brutalité afin d’obtenir les aveux aurait indigné l’opinion publique.

C’est ainsi qu’à la demande du Canada, la Syrie a torturé Ahmed el-Maati, soupçonné de préparer des attentats terroristes contre l’édifice du parlement canadien et contre des centrales nucléaires ontariennes.

Sous la torture, il a révélé le nom de deux complices, dont Maher Arar (totalement innocent), à qui le gouvernement canadien a finalement accordé une compensation de 10,5 millions de dollars pour la torture qu’il a subie lui aussi en Syrie.

Dans le cas d’Ahmed el-Maati, il fut ensuite torturé en Égypte. Or on sait que les services canadiens du renseignement envoyaient à ce pays les questions à lui poser. Il y a tout lieu de croire que sa torture en Syrie était également téléguidée d’Ottawa.

Strictement parlant, le Canada ne payait pas pour faire torturer ses propres citoyens, mais pour les renseignements obtenus, peu importe comment.

Longtemps, cette politique d’Ottawa est demeurée un secret d’État.

Mais en décembre 2010, une agence de presse révélait l’existence d’une directive qui autorisait les services canadiens du renseignement à utiliser de l’information fournie par des agences étrangères qui aurait pu être obtenue grâce à la torture ou de mauvais traitements.

On imagine bien que lorsque le Canada demandait à la Syrie de torturer des Canadiens, le régime de Bachar el-Assad ne faisait pas cela gratuitement.

Par ricochet, la condamnation cette semaine du colonel Raslan est aussi une condamnation des pays défenseurs des droits de la personne qui, hypocritement, n’hésitent pas à financer leurs violations lorsque cela leur convient.

Pour terminer, précisons que le 18 avril 2018, le Canada cessait, officiellement, d’être client de la torture pratiquée ailleurs.

Références :
Ahmad El-Maati
Anwar Raslan
German court jails former Syrian intelligence officer for life
Le Canada et ses amis tortionnaires
Ottawa autorise les services secrets à utiliser des informations obtenues sous la torture

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une menace intolérable à la virilité des policiers italiens

Publié le 14 janvier 2022 | Temps de lecture : 3 minutes

La norme européenne FFP2 n’a pas d’équivalent en Amérique du Nord.

Les masques FFP2 bloquent 98 % des gouttelettes respiratoires dont le diamètre est d’au moins 3 µm (trois-millionièmes de mètre).

La protection qu’ils offrent est intermédiaire entre celles offertes par les masques N95 et N99.

Autant en France qu’en Italie, les forces policières ont été durement frappées par la pandémie.

La nature même du métier — qui, parfois, nécessite le combat au corps-à-corps avec celui qui résiste à son arrestation — a entrainé une contamination plus importante des forces policières que dans le reste de la population.

Et les postes vacants en raison de la quarantaine des policiers atteints par la pandémie ou en contact avec des personnes contagieuses représentent un risque pour le maintien de l’ordre public.

Voilà pourquoi l’Italie a décidé d’offrir à ses policiers des masques de qualité supérieure, soit les masques FFP2.

Malheureusement, les masques FFP2 sont très recherchés. Et il arrive qu’ils soient en rupture de stock. En pareil cas, on prend ce qu’on peut.

C’est ainsi que le général Francesco-Paolo Figliuolo — commissaire extraordinaire pour la mise en œuvre des mesures sanitaires pour contenir la pandémie et responsable de la campagne de vaccination — s’est résolu à acheter des masques FFP2 roses pour ses policiers.

Mais l’Italie n’est pas un pays comme les autres. Depuis des siècles, ce pays façonne le gout occidental du beau et de l’harmonieux dans toutes les disciplines artistiques.

Certains des plus grands couturiers, autant en mode féminine que masculine, sont des Italiens.

C’est ainsi qu’on ne peut pas aller en Italie sans être frappé par l’élégance des uniformes portés par les forces de l’ordre.

Hier, à l’ouverture des boites de masques expédiés à Bologne, Ferrare, Pavie, Syracuse, Varèse et Venise — bref, dans toutes les régions du pays — la répulsion des policiers a été immédiate; leur couleur rose jure avec la couleur de l’uniforme qu’ils portent.

Ceux-ci refusent donc de les porter, n’hésitant pas risquer leur vie en s’exposant à la pandémie plutôt que de déshonorer la virilité de leur profession.

Dans ce psychodrame dont seule l’Italie a le secret, Stefano Paolini, secrétaire général du Syndicat autonome de police (SAP) s’est empressé d’écrire à Lamberto Giannini, directeur général de la Police nationale, afin d’exprimer ses plus vives protestations.

Ce ’scandale’ s’est donc retrouvé aujourd’hui dans tous les quotidiens du pays.

Références :
Covid-19 : des policiers italiens s’insurgent contre leurs masques FFP2 de couleur rose
Italian police object to being sent pink face masks to wear on duty

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Virulence comparative de l’Omicron et du variant Delta

Publié le 13 janvier 2022 | Temps de lecture : 4 minutes

En Californie, le premier patient atteint par l’Omicron fut découvert le 1er décembre dernier. Un mois plus tard, ce variant était responsable de 95 % de tous les cas de Covid-19 aux États-Unis.

Comme une course à relai, le mois de décembre fut celui où le flambeau de la pandémie passa du variant Delta à l’Omicron.

Des chercheurs ont comparé les dossiers médicaux de près de soixante-dix-mille patients californiens infectés par le Covid-19 entre le 30 novembre 2021 et le 1er janvier 2022.

Tous les diagnostics de Covid-19 ont été confirmés par des tests en laboratoire (de type PCR); 16 982 étaient atteints par le variant Delta et 52 297 (ou 75,5 %), par l’Omicron.

Parmi eux, le taux d’hospitalisation fut de 1,3 % parmi ceux infectés au Delta et de 0,5 % chez les infectés à l’Omicron. Ce qui signifie que l’immense majorité des diagnostics de Covid-19 en Californie sont posés dans la population ambulatoire.

Parmi les hospitalisés positifs, au-delà de 95 % étaient symptomatiques. Ce qui suggère que dans les hôpitaux californiens, on ne testait pas systématiquement ceux qui y étaient admis.

En effet, d’autres études ont révélé que ces jours-ci, une proportion appréciable des patients admis dans les hôpitaux pour différentes raisons s’avèrent être des porteurs asymptomatiques de Covid-19, qu’on découvre de manière fortuite en leur faisant subir un test.

Parmi les 187 hospitalisés symptomatiques atteints par le variant Delta, 23 (12,3 %) se sont retrouvés aux soins intensifs et 14 (7,5 %) en sont morts.

Parmi les 84 hospitalisés symptomatiques qui étaient porteurs de l’Omicron, 7 (8,3 %) se sont retrouvés aux soins intensifs et l’un d’entre eux est mort.

En raison de la moindre sévérité de l’atteinte, la durée médiane du séjour en hôpital des patients symptomatiques atteints par l’Omicron fut de 1,5 jour, soit 3,4 jours de moins que chez les hospitalisés symptomatiques atteints par le variant Delta.

Les assureurs américains imposant une franchise à leurs assurés (ce qui dissuade l’hospitalisation), on peut présumer que les personnes qui sont admises aux hôpitaux américains sont atteintes plus gravement que celles admises dans les hôpitaux du Québec.

Le pourcentage de Californiens non vaccinés est passé de 32,1 % le 3 décembre 2021 à 15,5 % le 13 janvier 2022. En moyenne, le quart des Californiens n’étaient pas vaccinés le mois dernier.

Si les vaccins actuels (conçus spécifiquement contre le Covid-19 ‘classique’) n’offraient aucune protection contre les variants rapides du Covid-19 (le Delta et l’Omicron), on devrait retrouver ce pourcentage de non-vaccinés parmi ceux qui attrapent l’un ou l’autre de ces variants.

Les non-vaccinés représentaient 49,7 % des gens dans le groupe de ceux qui étaient atteints par le variant Delta. Toutefois, ils comptent pour 26,6 % dans le groupe de ceux atteints par l’Omicron.

Cette sur-représentation des non-vaccinés parmi ceux qui sont atteints par le variant Delta confirme que les vaccins actuels sont encore efficaces contre lui. Toutefois, il ne suffit pas de recevoir au moins une dose de vaccin pour être protégé contre l’hospitalisation symptomatique causée par l’Omicron.

Pour terminer, les données de cette étude ne nous permettent pas de connaitre la protection offerte par les vaccins actuels contre les conséquences graves de l’un ou l’autre de ces variants, probablement en raison du petit nombre de cas sévères dans cette étude.

Références :
Clinical outcomes among patients infected with Omicron (B.1.1.529) SARS-CoV-2 variant in southern California
Omicron : bond des hospitalisations d’enfants, mais peu de cas lourds
‘The pandemic is still here’: California braces for Omicron even as strain from Delta continues

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Des questions au sujet de la taxe aux non-vaccinés

Publié le 12 janvier 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

La nouvelle selon laquelle le gouvernement Legault songe à imposer une taxe aux non-vaccinés a fait le tour du monde.

Mais plusieurs questions demeurent en suspens.

Le Québec est un des rares endroits où les autorités sanitaires considèrent que l’immunité acquise naturellement en attrapant le Covid-19 équivaut à celle conférée par un vaccin et conséquemment, où on refuse de vacciner en pareil cas afin d’économiser.

En faisant prochainement sa déclaration de revenus, celui qui, après s’être rétabli du Covid-19, se voit refuser la vaccination, devra-t-il payer quand même la pénalité fiscale imposée aux non-vaccinés ?

Sur le site web d’autodéclaration que le gouvernement se propose de mettre sur pied pour pallier sa capacité insuffisante de dépistage, est-ce qu’il suffira aux antivaccins de déclarer faussement être atteints par le virus pour être considérés comme des ‘équivalents vaccinés’ et ainsi éviter de payer cette taxe ?

Comment le fisc procèdera-t-il s’il soupçonne une fraude à ce sujet ? Donnera-t-on au ministère du Revenu le pouvoir de procéder à des tests sanguins destinés à trouver la présence ou non d’anticorps témoignant que la personne a contracté ou non l’infection ?

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La statue au sommet du Capitole américain

Publié le 11 janvier 2022 | Temps de lecture : 3 minutes
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Sous la protection de la Vierge ?

Les images des émeutiers à l’assaut du Capitole américain le 6 janvier 2021 ont familiarisé l’image de cet édifice néoclassique.

De loin, ce qui est intrigant, c’est la statue surdimensionnée qui surmonte le dôme de ce parlement.

Les bras entrouverts de ce personnage féminin et ses vêtements amples rappellent les représentations traditionnelles de la Vierge Marie.

Au risque de poser la question qui fâche, peut-on imaginer que l’Amérique si protestante ait senti le besoin de placer l’édifice de son parlement sous la protection de la Vierge ?

Un hommage à la liberté

Haute de 5,9 mètres, cette statue en bronze a été conçue par Thomas Crawford, un sculpteur américain travaillant en Italie.

Elle représente La Liberté triomphant dans la guerre et la paix.

On y voit une allégorie tenant une épée de la main droite, et les lauriers de la victoire (de même qu’un bouclier) de la main gauche. Le tout rappelle les statues antiques de Minerve ou d’Athéna.

Sur sa tunique légère est jeté à l’épaule gauche un lourd drapé de style autochtone.

En accord avec son symbolisme, l’allégorie devait originellement être coiffée d’un bonnet phrygien : ce couvre-chef mou, dont l’apex est replié sur lui-même, était porté par les esclaves romains affranchis.

Cette allusion à l’émancipation des Noirs suscita la colère du responsable de la décoration du Capitole, à la fois sénateur, secrétaire américain à la Défense, et… propriétaire d’esclaves.

Puisque le sculpteur était décédé avant l’achèvement de son œuvre, on modifia le modèle.

Dans la version définitive, la coiffe de l’allégorie est surmontée d’une tête d’aigle ébouriffée de plumes qui partent dans toutes les directions, mais surtout vers l’arrière.

De nos jours, cette statue est surnommée ‘Statue de la Liberté’.

La confusion avec la statue du même nom à New York est évitée par le fait qu’en anglais, celle de New York est appelée ‘Statue of Liberty’ alors que celle du Capitole est appelée ‘Statue of Freedom’.

En anglais, Liberty et Freedom sont des synonymes.

Références :
Bonnet phrygien
Philip Reid and the Statue of Freedom
Statue de la Liberté (Washington, D.C.)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La démission du Dr Arruda : bon débarras !

Publié le 11 janvier 2022 | Temps de lecture : 2 minutes

Le Dr Horacio Arruda a démissionné hier de son poste de directeur de la Santé publique du Québec.

En tant que sous-ministre ou de sous-ministre adjoint, le Dr Arruda a été un des principaux artisans de la réforme Barrette.

Sa carrière au sein de la fonction publique a été marquée par le souci de la saine gestion des dépenses de l’État. Concrètement, cela signifie par l’obsession de toujours faire plus avec moins.

Mais en tant que directeur de la Santé publique, le Dr Arruda n’a jamais eu l’envergure pour mener la lutte contre la pire pandémie depuis plus d’un siècle.

Son incompétence a été manifeste dès les premières semaines qui ont suivi l’arrivée du Covid-19 au Québec. Comment ne pas s’en douter à le voir faire campagne contre le port du masque alors que le Covid-19 s’attrape en respirant les gouttelettes respiratoires d’une personne contagieuse ?

Sa lutte sanitaire a été caractérisée par la lourdeur administrative, la lenteur à tenir compte des découvertes scientifiques, le manque de perspicacité et la désinvolture face au principe de précaution.

Grâce à son combat avaricieux, l’État a économisé dans l’achat de masque N95 pour ses travailleurs, l’acquisition d’une capacité de dépistage adéquate, et l’achat de purificateurs d’air de type HEPA dans les écoles.

Les mesures dont l’État évitait les frais se sont répercutées par des contraintes couteuses pour les petites et moyennes entreprises du Québec, acculant des centaines à la faillite.

Mais on aurait tort de penser que le Dr Arruda était la seule personne incompétente à la Santé publique du Québec.

J’invite donc son successeur à se doter d’une nouvelle garde rapprochée où seraient exclus les dinosaures de l’époque d’Arruda, et à exiger les moyens considérables qui lui sont nécessaires dans l’accomplissement de sa tâche, sans tenir compte des considérations budgétaires d’un sous-ministre.

Références :
Covid-19 : la nécessité du port du masque
Le citron

Paru depuis :
Horacio Arruda a empêché la diffusion de données sur le cancer à Rouyn-Noranda (2022-06-20)

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Écrit par Jean-Pierre Martel