Voyage à Vienne (6e jour)

Publié le 28 septembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Le Palais impérial est un ensemble hétéroclite de bâtiments construits à différentes époques. L’aile sud-est s’appelle l’Albertina. C’est maintenant un musée.


 
On y présente des photographies prises à la fin du XIXe siècle et une exposition de peintures modernes (des Impressionnistes à nos jours). L’escalier extérieur du musée avait été peinte aux couleurs d’une toile de nénuphars de Monet.

Sa collection d’arts graphiques, qui compte un million d’estampes, est la plus riche au monde. Au moment de ma visite, seulement quelques dizaines d’entre eux étaient exposés.


 
Restaurés, les appartements des derniers membres de la famille impériale peuvent être visités. J’y passe une couple d’heures à prendre des photos.


 
Après un bref repas du midi, je visite l’église des Augustins et le Palais Lobkowitz. Ce dernier est de nos jours un musée des sciences de la scène. On y présente des gravures de théâtre, des costumes d’opéra ou de théâtre (exemple ci-dessus) et quelques maquettes.


 
Après une pâtisserie chez Demel, je visite l’église des Frères mineurs qui date de 1339. Puis, adjacent à l’aile la plus récente du palais impérial, se trouve le Burggarten, un parc à l’anglaise très apprécié des jeunes Viennois. On peut y voir un monument à Mozart et une palmeraie où je prends le repas du soir avant de rentrer à l’hôtel.


 
Au cours de ce repas, je n’ai pu m’empêcher de photographier cette cliente, affairée à son iPhone.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 30 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm
3e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 250 — 14 mm
4e photo  : 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 14 mm
5e photo  : 1/8 sec. — F/5,6 — ISO 400 — 39 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Vienne (5e jour)

Publié le 26 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

Après le déjeuner à l’hôtel, je prends le métro en direction de la chapelle de l’ancien palais royal afin d’assister à 11h à la messe, chantée tous les dimanches par les Petits chanteurs de Vienne. Normalement il faut réserver des semaines à l’avance. Mais sait-on jamais…

C’est complet et de toute manière, la messe est terminée (elle commençait à 9h). Je visiterai la chapelle plus tard dans la journée. Elle est très sobre. De plus, je n’y ai pas vu d’orgue : je présume donc que les Petits chanteurs y chantent à capella (c’est-à-dire sans accompagnement instrumental).


 
Pour l’instant, je visite la collection d’argenterie et de porcelaines de la cour. On peut y admirer le plateau ci-dessus, en bronze doré. Ses sections totalisent 33 mètres de long. Garni de fruits et de fleurs, il décorait le centre de la table.


 
La porcelaine est ravissante et variée. Elle illustre le niveau d’expertise et la créativité des artisans de l’empire, de même que les goûts de leurs commanditaires. L’exposition en montre des dizaines de modèles ; des scènes mythologiques, des paysages, des fruits et des fleurs, etc.

Puis c’est la visite de la partie des appartements impériaux accessibles au public (mais qu’il est interdit de photographier). Je me faufile rapidement au travers de l’exposition consacrée à l’impératrice Elisabeth (Sissi, pour les intimes), qui présente le moindre de ses objets quotidiens, ses bijoux (ou leurs copies) et quelques robes.

Je prends quelques instants pour déambuler dans le Volksgarten (ou jardin du peuple), décoré de rosiers, et au milieu duquel des canards s’ébattent dans l’eau d’une fontaine. Des jeunes, seuls ou en couple, sont allongés au soleil sur le gazon.


 
Puis c’est la visite du Trésor royal. Parmi les centaines d’objets, deux couronnes garnies de pierres précieuses. La plus ancienne date du Xe siècle : on a longtemps cru que c’était la couronne de Charlemagne.


 
La plus récente (ci-dessus) a été fabriquée à Prague en 1602. Elle a servi au couronnement de l’empereur Rodolphe II.


 
Puis c’est la visite de la Prunksaal ou Salle d’apparat de la Bibliothèque nationale. C’est d’une beauté à couper le souffle. En cliquant sur l’image, vous en verrez une version à haute résolution (1920 x 1080 pixels).

Puis je visite l’église St-Michel, située sur la place du même nom, devant l’entrée de l’ancien palais. L’intérieur est extrêmement sombre, ce qui est propice au recueillement des fidèles mais très exigeant pour les appareils photos.

Après le repas du soir dans un restaurant italien à proximité, le traverse la Place Herbert von Karajan où Don Giovanni (de Mozart) est retransmis sur écran géant en direct de l’opéra. J’en écoute une trentaine de minutes puis je rentre à l’hôtel me coucher.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45 mm (3e et 4e photos) et objectif Lumix 7-14 mm F/4,0 (les autres photos)
1re photo : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 100 — 9 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 160 — 14 mm
3e photo  : 1/13 sec. — F/3,5 — ISO 800 — 14 mm
4e photo  : 1/8 sec. — F/4,7 — ISO 800 — 23 mm
5e photo  : 1/15 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 10 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Vienne (4e jour)

Publié le 26 septembre 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

Ce matin, je me suis réveillé tôt et cela tombe bien puisque je compte visiter l’église Saint-Charles-Borrommée et j’aimerais le faire avant qu’elle soit submergée de touristes.

En chemin, j’en profite pour visiter l’église Sainte-Élisabeth, située près de mon hôtel, dont les cloches sonnent à 7h tous les matins. Il s’agit d’une église paroissiale sobre, de style néo-gothique.

Puis c’est le faste de Saint-Charles-Brorromée, la plus belle église baroque de Vienne. Érigée après que l’empereur Charles VI ait fait le vœux d’élever une église dédiée à ce saint dès que cesserait la peste qui ravageait la capitale impériale à ce moment-là.


 
C’est un spectaculaire pot-pourri architectural, mêlant avec adresse le fronton d’un temple grec, encadré de deux colonnes qui rappellent celle de l’empereur Trajan à Rome, le tout surmonté d’une coupole rococo et flanqué de deux pavillons qui sont censés évoquer (par leur toiture) des pagodes chinoises.


 
L’intérieur est magnifique, un peu gâché par un ascenseur destiné à permettre aux visiteurs d’accéder à une lucarne qui surmonte la coupole et qui offre une vue panoramique de la ville. Mais il y a un bon côté à tout : cet ascenseur permet d’admirer de près la fresque qui orne l’intérieur de la coupole.


 
Cette fresque, de couleurs délicates, couvre une surface 1256 m². Elle a récemment été restaurée avec brio par une équipe de sept jeunes adultes qui y ont consacré quatre ans de leur vie.


 
Je prends le repas du midi dans le restaurant situé dans un des deux pavillons Art nouveau qui servaient originellement de billetterie à la station de métro de la Place Charles (ci-dessus).

Puis je visite le Musée municipal de Vienne, situé à côté de l’église Saint-Charles-Borromée. Celui-ci est dédié à l’histoire de la ville, de l’époque romaine au début du XXe siècle. Il offre un survol intéressant de l’art autrichien. On y voit plusieurs œuvres du peintre Klimt avant sa conversion à l’Art nouveau.

Il est 17h. Il me reste une heure pour voir l’exposition consacrée à Markart au musée Künstlerhaus (ce qui signifie Maison des artistes). Il s’agit d’un peintre kitsch de la 2e moitié du XIXe siècle. Il a un sens extraordinaire des couleurs (surtout le rouge et le cyan). Ses œuvres sont souvent monumentales et s’harmonisent bien avec le style historiciste de l’époque. Le décor surchargé et tape-à-l’oeil de ses ateliers (qu’on pouvait visiter moyennant un frais d’entrée) épatait ses contemporains.

Je prends le repas du soir près de l’opéra de Vienne. À partir de 19h30, sur une petite place extérieure située adjacente à l’opéra, on peut assister gratuitement à la retransmission directe de l’œuvre lyrique à l’affiche ce soir, soit Falstaff de Verdi (dans laquelle la contre-alto québécoise Marie-Nicole Lemieux chante le rôle de Mme Quickly).

En me promenant aux alentours, à la recherche d’un café internet (afin de publier le billet relatant mes 2e et 3e journées à Vienne), je rencontre le restaurant Sacher. Celui-ci est renommé à travers le monde pour son gâteau au chocolat appelé Sachertorte. Je regretterais partir de Vienne sans y avoir goûté. Moi qui prends rarement des desserts, je dois donc me sacrifier…


 
Après ce supplice charmant, je rentre à l’hôtel pour réviser mes photos et rédiger partiellement ce billet avant d’aller au lit.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 7-14 mm F/4,0 (la quatrième photo) et objectif Lumix 14-45 mm (les autres photos)
1re photo : 1/200 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 125 — 18 mm
3e photo  : 1/13 sec. — F/4,5 — ISO 400 — 21 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 7 mm
5e photo  : 1/400 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 20 mm
6e photo  : 1/8 sec. — F/4,5 — ISO 400 — 20 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Vienne (2e et 3e jours)

Publié le 24 septembre 2011 | Temps de lecture : 5 minutes

Le deuxième jour

Après le petit déjeuner à l’hôtel, je pars acheter des adaptateurs électriques, des bas et des sous-vêtements, sans savoir que ma valise perdue dans le transport entre Montréal et Vienne sera livrée à ma chambre avant mon retour à l’hôtel.

En Europe centrale, le grand magasin d’articles électroniques — l’équivalent de BestBuy chez nous — s’appelle Saturn, qu’on prononce « Satourne » (ci-dessous).


 
Au cours de ce magasinage, je rencontre ce cendrier public : on dépose les mégots dans le tube en forme de cigarette-filtre, ce qui évite le risque de mettre le feu accidentellement aux papiers jetés dans le compartiment principal.


 
Dans le métro, j’achète des passes autobus-métro valides pour les deux prochaines semaines et je rentre à l’hôtel. Contrairement à celle du train, la signalisation du métro est explicite.


 
Puis c’est la visite du Belvédère supérieur et de ses jardins à la française. Il s’agit d’un palais baroque devenu musée. On y présente une collection d’art autrichien du Moyen-Âge à la Première guerre mondiale. Par exemple, on y trouve plusieurs œuvres de Klimt, dont son très célèbre baiser.


 
À l’origine, tous les murs et plafonds du palais étaient recouverts de fresques ou drapés de broderies. Les caprices de la mode ont fait que ces fresques ont disparues depuis. Dans environ la moitié des salles, on les a reconstituées de manière convaincante à partir de gravures d’époque.


 
Les jardins sont agrémentés de fontaines et de statues. Contrairement à Versailles, les bosquets sont ici dépourvus d’intérêt. Les fontaines des jardins sont en opération trois fois par jour : vers 10h, 14h et 17h.

À la fermeture des jardins, je rentre à l’hôtel à pied. J’y tape le résumé de la veille et le publie dans un café internet à proximité.

Le troisième jour

Lever à 9h30. Si les cloches de l’église à proximité ont sonné, je ne les ai pas entendues. Déjeuner rapide à l’hôtel. Taxi jusqu’au Belvédère inférieur. Il n’est pas très éloigné de mon hôtel mais son orangerie et ses anciennes écuries ferment à midi : donc je n’ai pas une minute à perdre.

Dans l’ancienne écurie, le foin était déposé dans des mangeoires en forme de très gros coquillages comme les bénitiers de certaines églises baroques. Les chevaux logeaient sous des plafonds décorés de stucs rococo.

De nos jours, ce bâtiment sert à une exposition permanente consacrée exclusivement à des statues religieuses en bois polychrome et à des retables.

Un de ces retables a été créé par un artisan virtuose. La partie centrale est convexe : les personnages sont sculptés. De chaque coté, des panneaux concaves s’articulent sur des charnières comme les auvents d’une fenêtre. Le dimanche, on ouvre le retable : cela révèle le côté interne des « auvents » où sont peintes des scènes de la vie du Christ. Les jours de semaine, on les referme, ce qui permet de voir le côté externe, où sont peintes des scènes de la vie de la Vierge Marie (très endommagées). Ce qui ajoute à la complexité, c’est que le retable possède deux couches superposées d’auvents.

L’orangerie du Belvédère présente une exposition consacrée à des peintres de style Biedermeier (début du XIXe siècle).


 
Le Belvédère inférieur (ci-dessus) est situé au bas de la pente des jardins, d’où son nom. Son extérieur est plus sobre que celui du Belvédère supérieur. Mais l’intérieur tout aussi spectaculaire, moins baroque et plus rococo. Au centre, la salle d’apparat est en marbre de différentes teintes. À l’ouest, le cabinet doré — dont les murs et plafond sont couverts de feuilles d’or — est peint de chinoiseries rococo.


 
Situé à proximité, le jardin botanique est un parc à l’anglaise, planté de beaucoup d’arbres. Toutes les plantes sont clairement identifiées. C’est un oasis de verdure plaisant. Il est toutefois moins spectaculaire et moins varié que le Jardin botanique de Montréal.

Je termine la journée en me promenant aux environs, afin d’y avoir un aperçu de ce que je visiterai le lendemain, soit l’église Saint-Charles-Borromée.

Je rentre à l’hôtel chercher mon netbook pour l’apporter dans un restaurant où j’y tape le présent texte (que je réviserai le lendemain au déjeuner à l’hôtel).

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/30 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 20 mm
3e photo  : 1/8 sec. — F/4,4 — ISO 400 — 20 mm
4e photo  : 1/400 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 20 mm
5e photo  : 1/500 sec. — F/8,0 — ISO 100 — 45 mm
6e photo  : 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 14 mm
7e photo  : 1/640 sec. — F/11,0 — ISO 100 — 18 mm
8e photo  : 1/200 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 14 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Voyage à Vienne (jour 1)

Publié le 22 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes


 
La première journée de mon voyage à Vienne a été consacrée au transport aérien.

À l’aéroport de Montréal, j’ai deux valises à faire mettre dans le soute aux bagages. Or, depuis moins de deux ans, sur les vols européens, une seule valise est autorisée.

Je devrais donc débourser 75$ de pénalité que KLM m’évitera de payer pour s’excuser des désagréments causés par le vol annulé de la veille et reporté une heure après le vol prévu aujourd’hui, d’où le chevauchement des deux groupes de passagers et la cohue au comptoir de KLM.

Malgré tout, j’avais intérêt à avoir deux valises car la plus grosse des deux — celle que j’aurais utilisée si j’avais eu à choisir — se perdra au cours du transport et ne me parviendra que le lendemain.

Lorsqu’on voyage par KLM, on transite par Amsterdam. Or l’aéroport international de cette ville est le plus beau (plus précisément le plus design) que je connaisse.

Quand les différences de prix entre les compagnies sont minimes, on a intérêt à considérer le voyage par ce transporteur pour le plaisir de transiter par cet aéroport. On y trouve une petite bibliothèque qui offre en consultation quelques étagères de livres d’Art (3e photo) et des livres électroniques sur iPad (4e photo). Au-dessus de la librairie est située une succursale du musée Rijksmuseum (5e photo) où une douzaine de toiles intéressantes de peintres — à tort peu connus — sont exposés.

En contraste avec celui d’Amsterdam, l’aéroport de Vienne est plutôt sage.

Tout comme à Amsterdam, les fumeurs doivent y assouvir leur dépendance debout, à la vue de tous, dans une cage transparente étroite, percée de trous, sous pression négative afin de ne pas contaminer l’air de l’aéroport. Je n’ai jamais rien vu d’aussi humiliant (dernière photo).

Dans le train qui m’amène à la ville, la signalisation unilingue allemande est si peu conviviale que je mettrai trois heures à effectuer le trajet en train vers le centre-ville alors que cela devrait prendre 30 minutes.

À mon arrivée à l’hôtel Prinz Eugen — qu’on prononce « oye gaine » — les billets de concert achetés d’avance m’y attendent et ma chambre, au 7e et avant-dernier étage, est exactement ce que j’espérais ; elle donne sur une cour intérieure et la chambre à coucher est séparée du couloir par deux portes, ce qui la rend parfaitement insonorisée.

Après une douche méritée, je vais prendre le repas du soir dans un restaurant tchèque puis je rentre à l’hôtel pour y passer une première nuit, interrompue onze heures plus tard par les cloches d’une église à proximité.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/30 sec. — F/3,7 — ISO 160 — 16 mm
2e photo  : 1/40 sec. — F/3,8 — ISO 100 — 17 mm
3e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 250 — 14 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/3,8 — ISO 250 — 17 mm
5e photo  : 1/15 sec. — F/3,5 — ISO 400 — 14 mm
6e photo  : 1/30 sec. — F/4,8 — ISO 200 — 24 mm


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Un jour à New York

Publié le 20 septembre 2011 | Temps de lecture : 5 minutes
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J’étais le seul passager à bord du mini-bus de l’hôtel qui m’amena à la gare afin d’y prendre le train de 10h05 : celui-ci fait la navette d’Albany à New York. Puisque train est à moitié vide, je prends un siège donnant sur une grande fenêtre, ce qui me donne l’occasion de prendre des photos.

Une partie du trajet longe la rivière Hudson. Celle-ci me parait polluée en raison de sa couleur brune chocolat au lait.

À une des escales, une femme dans la trentaine, vient prendre le siège resté libre à mes cotés. Aussitôt assise, elle sort un portable Macintosh sur lequel elle se met à taper du texte. Un bref regard indiscret me permet de lire la première ligne de son document : « My first assignment was… ». Avant d’éviter d’être pris en train de l’épier, je détourne le regard vers le paysage qui défile à la fenêtre.

Sans doute à cause de mon sac à dos sur lequel est écrit « Canada » — et qui révèle mon statut de touriste — elle sent alors le besoin de m’expliquer que la rivière Hudson était normalement bleue mais que son aspect actuel est causé par l’érosion des sols provoquée par les pluies diluviennes occasionnées par une tornade qui a frappé récemment le Nord-Est de la côte américaine.

Il y a vingt ans, cette rivière était effectivement très polluée mais les efforts entrepris depuis ont porté fruit. Elle m’explique qu’au début du XXe siècle, les berges légèrement escarpées de cette rivière avaient été choisies par quelques unes des plus importantes fortunes des États-Unis afin d’y construire des villas d’été. Navrés du spectacle qui s’offrait devant eux, ces millionnaires ont supporté financièrement des groupes environnementaux qui ont combattu pour la restauration réussie de ce cours d’eau.

Après donc qu’elle eue brisée la glace, je lui avoue que j’avais lu la première ligne de son texte — soit « My first assignment was… » — et, intrigué depuis cette indiscrétion, je me demandais si elle était écrivaine, ambassadrice ou espionne. Amusée, elle se présente : Kathryn Pilgrim, auteure du roman à succès The explorer’s code, et dont le prochain livre est un roman d’espionnage.

Je ne voulais pas savoir de quoi il s’agissait. C’est elle qui insiste, enthousiaste, pour me résumer l’histoire machiavélique du roman qu’elle prépare. Ayant posé une question — une seule, très précise — mais qui l’oblige à révéler le dénouement de l’histoire, elle me demande si je suis « chemist », ce qui se traduit par chimiste ou pharmacien. Perspicace, elle avait vu juste.

Elle débarque à une station avant New York.

À mon arrivée à Manhattan, je me précipite vers un magasin d’accessoires photographiques situé à deux rues du terminus.

Il s’agit d’une entreprise appartenant à des Juifs orthodoxes. Assez vaste, le magasin doit avoir un chiffre d’affaires au-delà d’un million$ par jour : il ferme ses portes le samedi, le jour du Sabah, alors que ses concurrents demeurent ouverts sept jours par semaine.

Je m’y procure un objectif micro quatre tiers nouvellement mis en marché et qui n’est pas encore disponible à Montréal.

Tout le magasin est une gigantesque usine calquée sur le modèle des chaines de montage de l’industrie automobile. Le tout est d’une efficacité étonnante.

Puis je prends un taxi pour aller au Brooklyn Academy of Music afin d’assister à l’opéra Atys, véritable but de ma visite à New York. En cliquant sur ceci on pourra lire mon appréciation de la représentation à laquelle j’ai assisté.

Durant le trajet, je prend plein de photos de la fenêtre du taxi. En ce samedi ensoleillé, beaucoup de personnes sont attablées à des terrasses de restaurant.

Vers vingt heures, à l’issue de la représentation, il fait nuit. Du taxi qui m’amène à la gare Amtrack au Madison Square, j’en profite pour tester le grand angulaire assez lumineux que je me suis procuré plus tôt.

Le train à destination d’Albany est plein sauf un wagon où un petit groupe de personnes bruyantes ont choisi de s’établir.

Arrivé à Albany vers minuit, je prends un taxi vers mon hôtel. Ce taxi est équipé d’une caméra infrarouge qui filme tout ce qui se passe, des clients agressifs aux amoureux qui se croient à l’abri des regards indiscrets.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1, objectifs Lumix 14-45 mm (1re et 2e photos) et M.Zuiko 12 mm F/2,0 (les deux dernières photos)
1re photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
3e photo  : 1/30 sec. — F/2,0 — ISO 250 — 12 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/2,0 — ISO 30 — 12 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’opéra Atys (1676) de Lully

Publié le 19 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes

 
La redécouverte d’Atys date de 1987. Cette année-là, cette œuvre fut montée à Paris pour la première fois depuis des siècles afin de marquer le 300e anniversaire de la mort de Jean-Baptiste Lully (1632 – 1687), un compositeur français d’origine italienne.

À New York, l’opéra fut présenté en 1989 et en 1992 au Brooklyn Academy of Music (BAM). À chacune de ces deux occasions, il obtint un succès fulgurant auprès des amateurs de musique baroque de la métropole américaine.

The Brooklyn Academy of Music

Pour le gala d’ouverture des célébrations entourant le 150e anniversaire de cette institution new-yorkaise, le BAM résolu de présenter de nouveau cette œuvre phare qui a contribué à sa renommée.

L’opéra dure quatre heures (cinq avec les deux entractes). Il est basé sur un livret intéressant de Philippe Quinault.

Alors qu’il est habituel, à l’opéra, que tous les personnages soient immobiles sur scène alors que l’un d’entre eux est en train de chanter, au contraire, la mise en scène de Jean-Marie Villégier est d’une richesse inouïe, avec plein d’actions secondaires qui se déroulent en même temps que l’action principale.

Il s’agit d’une histoire d’amour et de trahison entre dieux et mortels. Avec un sujet pareil, c’était inévitable, quelques réparties font involontairement allusion à l’affaire DSK, au grand plaisir de l’assistance francophile.

Le noir et l’argent dominent les décors et costumes de la production sauf au 3e acte (si ma mémoire est bonne), où presque tous les personnages sont plutôt vêtus de satin doré et pastel.

Certains costumes datent de la production parisienne de 1987 alors que d’autres ont été refaits à l’identique. Pour refaire les nouveaux costumes, quarante artisans se sont affairés pendant deux mois.

L’opéra nécessite le concours de douze sopranos, sept hautes-contre, six ténors à la française et neuf basses, soit au total trente-quatre chanteurs, onze danseurs, et un orchestre de cinquante musiciens.

Parmi les chanteurs, la palme revient aux sopranos Emmanuelle de Negri et Anna Reinhold, au ténor Cyril Auvity (remarquable dans le rôle secondaire de Morphée), de même qu’à Bernard Deletry (parfait dans le personnage comique du père ivrogne de la fiancée du roi). Les airs réservés au chœur sont tous mélodieux et les récitatifs intéressants (quoique pas toujours parfaitement articulés).

Détails techniques de la photo de l’édifice du BAM : Panasonic GH1, objectif Lumix 7-14mm F/4,0 — 1/320 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 8 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Une journée à Albany

Publié le 17 septembre 2011 | Temps de lecture : 4 minutes

Ce matin je me suis levé tôt : mon autobus partait à 7h45 pour Albany (la capitale de l’État de New York).

C’est le premier voyage que j’effectue aux États-Unis depuis 2002 alors que je m’étais juré de ne plus y mettre les pieds tant que ce pays occuperait l’Irak.

Mais demain dimanche, la troupe française Les Arts Florissants présente Atys (un opéra de Lully) au Brooklyn Academy of Music. On comprendra qu’il s’agit là d’un événement majeur contre lequel aucune promesse ne peut tenir.

D’ailleurs, si j’avais su, j’aurais juré de ne pas aller au États-Unis à mois que les Arts Florissants y viennent présenter un opéra.

En passant aux douanes, je m’attendais au pire. Ce ne fut pas le cas. Les douaniers furent tellement aimables que pendant un instant, j’ai pensé que je me trompais de pays.

Je ne rappelais plus à quel point le nord de l’État de New York était boisé. De plus, j’ai trouvé charmants ces petits villages aux maisons de bois revêtues de lisières d’aluminium peint alors qu’au Québec, nos maisons sont généralement des maisons de bois recouvertes de briques.

J’ai passé le reste de la journée à Albany. Après mon installation à l’hôtel Hilton Garden Inn, je me suis promené sur la rue New Scotand, le long de laquelle sont situés le plus gros hôpital de la ville, la faculté de droit et celle de pharmacie, de même que la synagogue Temple of Israel. Cette dernière organise un bingo tous les lundis soirs.

Puis je prends un autobus à destination du centre-ville.

Au coin des rues Lark et Madison, des centaines de jeunes sont réunis pour entendre le spectacle gratuit d’un groupe rock.


 
À deux pas, le parc Washington s’étend sur plusieurs hectares. Il s’agit d’un parc à l’anglaise agréable. Au milieu du parc, après quelques minutes de chahut, une trentaine d’adolescents (presque exclusivement des Blancs) en viennent aux poings. L’un d’eux saigne du nez. Au moins trois véhicules de police arrivent sur les lieux quelques minutes plus tard ce qui accélère la dispersion des protagonistes.


 
Dès que les policiers sortent de leurs véhicules, quelques filles se mettent à se battre. Elles n’auront pas le temps d’abimer leurs vêtements déjà griffés puisque les policiers les séparent aussitôt. Un autre exemple de la sagesse féminine : se faire la guerre sans trop se faire mal…

À proximité, sur la rue Delaware (piétonnes jusqu’à 18h) se tient une foire. Des dizaines de kiosques offrent des objets de pacotille qui attirent une foule immense, principalement composée de jeunes adultes et d’ados.


 
Une fois la foire terminée, la rue est jonchées de déchets principalement bio-dégradables (surtout des assiettes de carton ayant servies aux amateurs de pizza).


 
Puis je me rends à la plus grand place publique de la ville, soit l’Empire State Plaza. Des enfants (surtout Latinos) y dansent au son d’une musique joyeuse, sous l’oeil vigilant de leurs parents. Des animateurs maquillent les enfants aux couleurs des drapeaux portoricain et américain. Évidemment le clown Ronald Macdonald est présent pour signer des autographes et remettre des petits cadeaux.

Après une courte visite au quartier des affaires — avec, entre autres, l’église de l’Immaculée-Conception en grès rouge d’Écosse, le Palais de Justice Art Déco en marbre blanc et le bel édifice Néo-gothique de l’université de l’État de New York — je rentre en taxi à l’hôtel pour télécharger mes photos et rédiger ce billet.

Détails techniques : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm
1re photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : 1/125 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 45 mm
3e photo  : 1/160 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 14 mm
4e photo  : 1/30 sec. — F/3,5 — ISO 100 — 14 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le système d’aqueduc du Vieux Montréal

Publié le 16 septembre 2011 | Temps de lecture : 2 minutes

Question : Dans quel matériau étaient faits les tuyaux qui originellement acheminant l’eau sous le pavé des rues du Vieux Montréal ?
a) en béton
b) en cuivre
c) en plomb
d) en bois
e) en polychlorure de vinyle

Mario Vallée est un chauffeur de taxi. Parmi les nombreux métiers qu’il a exercés, M. Vallée a travaillé dans l’industrie de la construction, notamment dans le Vieux-Montréal où il a contribué à la réfection de la chaussée devant le marché Bonsecours.

Hier après-midi, en me conduisant au travail, M. Vallée m’apprenait que le système d’aqueduc du Vieux-Montréal a déjà été en bois. Si vous avez choisi la bonne réponse, bravo !

Mais si vous êtes tout aussi étonnés que je l’ai été d’apprendre cela, vous n’êtes pas au bout de vos surprises car plus précisément, ces tuyaux étaient des troncs d’arbre évidés, vissés les uns au bout des autres.

Ayant été bucheron, M. Vallée peut reconnaître l’essence de n’importe quel tronc d’arbre du Québec. Or, il est catégorique : ce sont des troncs de tremble.

Quelques troncs portent encore leur écorce, intacte. Les autres ont été enfouis peu après avoir été écorcés puisque leur bois n’a pas eu le temps de s’oxyder et conséquemment, d’adopter une teinte grisâtre.

Contrairement au bois des épaves qui est digéré par les bactéries marines et qui disparait en quelques décennies, le bois des anciens aqueducs a été protégé par le chlore ajouté à l’eau potable.

Sur le même sujet :
Histoire de l’aqueduc de Montréal
Un égout de 145 ans remplacé

Compléments de lecture :
Les cimetières anciens de Montréal — 1re partie
Les cimetières anciens de Montréal — suite et fin

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le combat environnemental de Donald Trump

Publié le 15 septembre 2011 | Temps de lecture : 3 minutes
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Présentation

Donald Trump est un milliardaire américain de l’immobilier, né à New York en 1946.

Parmi ses immeubles les plus célèbres, on peut citer notamment la Trump Tower (qu’il a fait construire en 1983 dans sa ville natale), le Trump Taj Mahal (Atlantic City, 1990), le Trump Palace Condominiums (New York, 1991), la Trump World Tower (New York, 2001), le Trump Las Vegas (2008), la Trump Tower (Chicago, 2009).

Sous son nom, toute une série de produits de luxe — plutôt vulgaires à mon avis — sont offerts aux nouveaux riches qui veulent lui ressembler.

Le golf

Créé au XIIIe siècle aux Pays-Bas, ce sport s’est codifié en Écosse en 1754 et s’est rependu à travers le monde grâce au soutien des marchands écossais qui firent fortune aux quatre coins de l’empire britannique.

Le plus récent projet de Donald Trump est de construire en Écosse — où est née sa mère — le plus grand terrain de golf du globe, au cout de 1,2 milliard$. En plus du terrain de golf, le projet comprend un complexe hôtelier, un centre commercial et un village de résidences en multipropriété.

Le milliardaire est demeuré inébranlable dans sa détermination, face à l’opposition des résidents locaux, des élus municipaux et des groupes environnementaux, inquiets des tonnes d’herbicides qu’il faudra utiliser annuellement pour obtenir un gazon dépourvu d’imperfection.

Mais ce qui a irrité au plus haut point M. Trump, c’est l’intention du gouvernement écossais de construire en mer du Nord un parc de onze éoliennes visibles de son terrain de golf.

Dans une lettre adressée directement au Premier ministre écossais, notre milliardaire qualifie de « disastrous and environmentally irresponsible » le projet gouvernemental, s’inquiétant du bruit que les turbines pourraient créer sous l’eau, ce qui pourrait gêner la communication entre les baleines de la Mer du Nord…

Le quart du potentiel électrique d’origine éolienne de toute l’Europe se trouve le long des côtes venteuses d’Écosse. Malgré les menaces du milliardaire américain, le gouvernement écossais s’est montré inébranlable dans sa détermination d’installer des milliers de turbines en Mer du Nord.

Références :
Donald Trump Angry Over Offshore Wind Farms Near Scotland Golf Course
Donald Trump’s plea to Alex Salmond over ‘ugly’ wind farm
Donald Trump’s £1bn Scottish golf course project faces mass protest
Golf
Trump to build ‘world’s greatest golf course’

Paru depuis : Donald Trump accuses Alex Salmond of wanting to destroy Scottish coast (2012-02-09)

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 — 1/4000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel