Lacunes sanitaires de restaurants et d’épiceries de Montréal (de novembre 2011 à janvier 2012)

Publié le 20 février 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

On trouvera ci-dessous la liste alphabétique des établissements condamnés récemment pour avoir enfreint les règles d’hygiène de la ville de Montréal. Pour ces trois mois, les amendes totalisent $ 122,350. Le montant des amendes apparait à la suite du nom.

   • Al Iman (Restaurant —) / 365 Rue Jean-Talon Est / $ 1,000
   • Al-Khair (Restaurant —) / 300 Rue Jean-Talon Est / $ 1,000
   • Al-Macca (Super marché —) / 5976 Rue De Salaberry / $ 500
   • Allo Inde (Restaurant —) / 1422 Rue Stanley / $ 1,000
   • America (Fruiterie et épicerie —) / 3396 Rue Beaubien Est / $ 1,000
   • Arachova (Restaurant —) / 256 Rue Saint-Viateur Ouest / $ 1,250
   • Bagel de l’Ouest (Boulangerie —) / 4404 Boul. des Sources (DDO) / $ 1,000
   • Beijing (Restaurant —) / 92 Rue De La Gauchetière Ouest / $ 2,000
   • Belle Province (La — Succ. Jarry) / 1356 Rue Jarry Est / $ 1,250
   • B.K. (Super marché —) / 690 Rue Jean-Talon Ouest / $ 1,400
   • Blanche Neige (Restaurant —) / 5737 Ch. de la Côte-des-Neiges / $ 3,900
   • Bonheur (Restaurant du —) / 1441 Rue Saint-Mathieu / $ 1,800
   • Capitol (Boucherie —) / 158 Pl. du Marché-du-Nord / $ 1,200
   • Capri (Taverne —) / 2172 Rue Saint-Patrick / $ 1,650
   • Caverne Grecque (Restaurant La —) / 105 Rue Prince-Arthur Est / $ 1,800
   • Charito’s (Restaurant —) / 2575 Boul. Henri-Bourassa Est / $ 1,800
   • Château Kabab (Restaurant —) / 2140 Rue Guy / $ 1,000
   • Davidson Lunch (Restaurant —) / 3417 Rue Ontario Est / $ 2,000
   • Deli Plus (Restaurant —) / 7690 Av. Papineau / $ 2,000
   • Dobe and Andy (Restaurant —) / 1111 Rue Saint-Urbain / $ 2,500
   • Doré-Mie (Boulangerie —) / 769 Rue Beaubien Est / $ 1,300
   • Euro Cachère (Pâtisserie —) / 2069 Rue Saint-Louis (St-Laurent) / $ 900
   • Foo Shing (Restaurant —) / 3811 Boul. Saint-Jean (DDO)/ $ 1,600
   • Gourmet Grec (Restaurant Le —) / 180 Rue Prince-Arthur Est / $ 1,250
   • Haïtien (Le Marché —) / 9151 Boul. Pie-IX / $ 5,000
   • Jojo Pizzeria (Restaurant —) / 6507 Av. Papineau / $ 2,000
   • Jardin de l’Orchidée (Restaurant —) / 8630 Rue Sherbrooke Est / $ 1,500
   • Kyoto Sushi Bar (Restaurant —) / 5753 Boul. des Grandes-Prairies / $ 2,000
   • La Québécoise Hot Dog / 3520 Rue Ontario Est / $ 1,500
   • Lin & Lin (Restaurant Aliments —) / 1123 Rue Beaubien Est / $ 1,700
   • Lumana (Restaurant —) / 1858 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 1,700
   • Magic Idea (Restaurant —) / 1675 Boul. De Maisonneuve Ouest / $ 1,800
   • Maison du Nord Chinois (Restaurant —) / 2130 Rue Saint-Mathieu / $ 2,000
   • Mambo Pizza (Restaurant —) / 2031 Rue Frontenac / $ 1,000
   • Mangorance (Restaurant —) / 3353 Rue Masson / $ 1,500
   • Marven (Restaurant —) / 880 Av. Ball / $ 3,500
   • Merveille de Chine (Restaurant —) / 2500 Boul. Henri-Bourassa Est / $ 1,000
   • Ming Do (Restaurant —) / 1050 Rue Clark / $ 1,900
   • Moulin Doré (Boulangerie —) / 1301 Rue Ontario Est / $ 1,200
   • Muffins Plus (Restaurant Le —) / 1500 Av. Atwater / $ 1,000
   • Oeufrier Liège (Restaurant L’—) / 350 Rue de Liège Est / $ 1,000
   • Pam-Pi-Bon (Casse-croute —) / 8495 Boul. Saint-Michel / $ 1,900
   • Pavillon Ming (Restaurant Le —) / 5255 Chemin Queen-Mary / $ 1,500
   • Pho Bang New York (Restaurant —) / 1001 Boul. Saint-Laurent / $ 1,500
   • Pho Hin (Restaurant —) / 4130 Rue Jean-Talon Est / $ 1,000
   • Pico Pizza / 3A Rue Centre-Commercial (Roxboro)/ $ 5,000
   • Princesses d’Hochelaga (Restaurant Les —) / 4970 Rue Hochelaga / $ 2,700
   • Pushab (Restaurant —) / 5195 Rue Paré / $ 2,500
   • Sady’s (Restaurant —) / 506 Rue de Liège Est / $ 1,500
   • Saigon (Restaurant —) / 2044B Rue Metcalfe / $ 2,000
   • Sambo (Restaurant —) / 3583 Rue Sainte-Catherine Est/ $ 1,500
   • Sami Fruits / 8200 19e Avenue / $ 12,000
   • Sana (Restaurant —) / 655 Rue Jarry Ouest / $ 4,200
   • Shish Poulet (Restaurant —) / 10520 Boul. Pie-IX / $ 2,500
   • Shish Taouk Express (Restaurant —) / 3245 Av. de Granby / $ 900
   • Soleil (Boulangerie du —) / 1113 Rue Hyman (DDO) / $ 1,200
   • Solly The Baker / 2368 Chemin Lucerne / $ 1,000
   • U & Me (Restaurant —) / 1900 Rue Sainte-Catherine Ouest / $ 6,000
   • Wah Do (Restaurant —) / 4054 Rue Sainte-Catherine Est / $ 1,250
   • Vienne (Café —) / 800 Rue Sainte-Catherine Est / $ 1,000
   • Xing Hui (Dépannneur —) / 1546 Rue Jarry Est / $ 1,800
   • Zyng (Nouillerie —) / 1748 Rue Saint-Denis / $ 1,000


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Écrit par Jean-Pierre Martel


Vienne — Le Sud-Ouest de la Vieille ville

Publié le 18 février 2012 | Temps de lecture : 5 minutes

Du Sud-Ouest de la Vieille ville, nous avons vu précédemment le Palais impérial (dont l’aile appelée Nouveau palais impérial), de même que l’Opéra national.

Notre visite commence par les édifices qui entourent la petite Place de l’Albertina. De 0:34 à 1:50, c’est le Palais Lobkowitz, édifié de 1685 à 1687 par Giovanni-Pietro Tencala, et dont l’intérieur fut remanié en 1710 par l’architecte principal de la Cour impériale, Johann-Bernhard Fischer von Erlach.

De 1745 à 1910, le palais fut la propriété de la famille Lobkowitz. C’est dans la salle de concert du palais (de 0:49 à 0:55) que Beethoven présenta pour la première fois plusieurs de ses compositions. Il est à noter que sa Troisième symphonie, originellement prévue en l’honneur de Napoléon Bonaparte, fut finalement dédiée à Franz-Joseph-Maximilian von Lobkowitz, mécène et protecteur de Beethoven. De nos jours, le palais abrite le Musée autrichien du théâtre.

De 1:52 à 1:56, voici la façade du Palais Pallavicini (fin du XVIIIe). Puis à 2:07, il s’agit d’un aperçu des ruines romaines découvertes sous la Place Saint-Michel.


 
Bordant cette place, on peut voir la Maison Loos (ci-dessus), œuvre de l’architecte Adolf Loos : le modernisme dépouillé de l’édifice fit scandale à Vienne. En rentrant au palais par la Porte Saint-Michel, l’empereur tirait les rideaux de son carrosse du côté de cette maison afin d’éviter de la voir. C’est aujourd’hui une succursale bancaire.

De 2:16 à 2:43, nous visitons l’Église Saint-Michel. Lors de mon passage, un marché aux puces avait lieu dans la sacristie (de 2:44 à 2:48).

À deux pas de l’église, nous voici en face de la librairie Manz (à 2:53) — dont la devanture a été dessinée par Adolf Loos en 1912 — puis dans la pâtisserie Demel, l’une des plus célèbres de Vienne (de 2:54 à 3:12).

À 3:59, c’est le Palais Dorotheum où se tiennent périodiquement des enchères et, en face, l’Église luthérienne municipale (à 4:02). De 4:07 à 4:10, nous apercevons l’Église évangélique H.B.

De 4:31 à 4:36, voici l’Église des Capucins dont la construction fut terminée en 1632. C’est dans sa crypte que reposent les corps de 138 membres de la dynastie des Habsbourg (dont celui de l’Impératrice Sissi).

De 4:46 à 4:55, voici la tartinerie Art Déco Trzesniewski.


 
Percé d’un dédale de galeries marchandes, le Palais Ferstel (de 5:37 à 6:01) a été construit en 1860 par l’architecte Henrich von Ferstel. De style néo-roman ou néo-renaissance, le palais renferme la fontaine de l’Ondine du Danube, sous un puits de lumière.


 
Le sud du palais est occupé par le café Central, autrefois lieu de rencontre de l’intelligentsia viennoise. Nous en faisons la visite de 7:01 à 7:28, après fait un long détour dans le quartier, ce qui nous a permis de rencontrer le Palais Kinski (de 6:13 à 6:16) construit de 1713 à 1716, le Palais Porci (à 6:18) construit en 1514, et la plus connue des maisons que Beethoven occupa à Vienne (de 6:46 à 6:52). À 6:54, la Maison des trois jeunes filles est typique des maisons bourgeoises de style Biedermeier.

De 7:30 à 7:33, c’est la façade Art Déco de l’hôtel Radisson Blu Style. De 6:35 à 6:39, nous voyons une entrée du Palais Niederösterreich, construit de 1839 à 1848.

De 7:40 à 8:06, nous visitons l’Église des Frères mineurs ou Minoritenkirche, construite en 1339, mais dont le toit et le clocher originels ont été détruits au cours du siège ottoman de 1683.

Les Viennois aiment leurs parcs. Devant, à l’ouest et derrière le Nouveau palais impérial, on trouve respectivement le Parc du Peuple, la Place Marie-Thérèse et le Parc du Palais.

On visite le premier de 8:23 à 8:52. À 8:33, il s’agit de la statue érigée en l’honneur de l’Archiduc Charles-Louis d’Autriche (1771-1847), vainqueur de Bonaparte à Aspern en 1809. De 8:47 à 8:52, c’est le mémorial au dramaturge Franz Grillparzer. Ce monument a ceci de particulier que dans son hémicycle, chacun des panneaux illustre une de ses tragédies.

La Place Marie-Thérèse (de 8:54 à 9:04) est un parc à la française assez simple, agrémenté de fontaines, et situé à l’ouest du Nouveau palais impérial, entre le Musée d’histoire naturelle et le Musée de l’histoire de l’Art qui lui fait face. Ce dernier présente l’essentiel des œuvres d’Art collectionnées par la dynastie des Habsbourg pendant des siècles.

Dans le Parc du Palais (de 9:05 à 9:22), situé à l’arrière du Nouveau palais impérial, on trouve un monument en l’honneur de Mozart, créé par le scuplteur autrichien Viktor Tilgner en 1896.


 
La fin de la vidéo est fortement déconseillée aux personnes au régime : il s’agit d’un arrêt prolongé à l’Hôtel Sacher, un haut-lieu de la pâtisserie viennoise, célèbre pour sa Sacher Torte (ci-dessus).


Voir aussi : Liste des diaporamas de Vienne

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le prix de la pollution pour les Chinois

Publié le 15 février 2012 | Temps de lecture : 2 minutes
Parc du Stade olympiquePollution au Parc olympique de Beijing, le 7 octobre 2009 à 11h04

Exprimé en dollars constants de 1997, l’impact économique sur la santé des Chinois causé par la pollution au sol — c’est-à-dire la pollution respirée par la population chinoise — est passé en trois décennies de 22 milliards$ (en 1975) à 112 milliards$ (en 2005). Voilà les résultats d’une étude du Massachusetts Institute of Technology publiée dans l’édition de février de la revue Global Environmental Change.

Contrairement à la pollution en haute atmosphère, la pollution au sol y est principalement causée par l’ozone et les particules microscopiques en suspension dans l’air. Ces dernières échappent aux mécanismes de défense du corps et ont la propriété de se rendre profondément dans les poumons.

Dans les années 1980, la concentration des particules était de dix à seize fois plus élevée en Chine que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. En 2005, cette concentration avait été ramenée à cinq fois celle recommandée. Malgré tout, en 2007, on estimait que cette pollution avait été responsable du décès de 656,000 Chinois, pour cette année-là seulement.

L’urbanisation de la population chinoise durant cette période a augmenté l’exposition à l’ozone. En effet, on trouve ce gaz en grandes quantités dans les basses couches de l’atmosphère, surtout autour des centres urbains : il y est principalement produit par la réaction des hydrocarbures imbrulés et des oxydes d’azote des gaz d’échappement des véhicules avec l’oxygène de l’air sous l’influence de la lumière solaire.

Références :
China
China’s pollution puts a dent in its economy
Health damages from air pollution in China
Impressions de Chine (3e partie) : La pollution
MIT: China’s pollution costs $112B in annual health care
Ozone

Parus depuis :
La Chine injecte 275 milliards pour combattre la pollution de l’air (2013-07-25)
La pollution tue plus de 4000 personnes par jour en Chine, selon une étude (2015-08-14)
Pourquoi l’action climatique de la Chine nous concerne tous (2021-11-01)

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 16 mm

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Bonne Saint-Valentin

Publié le 14 février 2012 | Temps de lecture : 1 minute

Il y a au moins trois martyrs chrétiens portant le nom de saint Valentin.

Leur fête a été fixée le 14 février par décret papal au Ve siècle. Étonnamment, il n’existe aucun lieu de culte chrétien dédié à l’un ou l’autre des saints Valentin.

La première mention du jour de la Saint-Valentin avec une connotation amoureuse remonte au XIVe siècle en Angleterre. La coutume de l’échange de billets doux entre amoureux se répandit lentement d’Angleterre à la France, puis au reste du monde latin.

À l’origine, cette coutume n’était pas généralisée. La popularité actuelle de la Saint-Valentin remonte en réalité au début du XIXe siècle.

Référence : Valentine’s Day

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Écrit par Jean-Pierre Martel


L’essence de soi

Publié le 13 février 2012 | Temps de lecture : 4 minutes

Préambule

Les prothèses et implants destinés non pas à réparer le corps mais plutôt à décupler nos capacités feront-ils naître une humanité supérieure à ce que nous sommes ?

L’importance relative du corps

Pour répondre à cette question, procédons à l’inverse. Oublions toute rectitude politique et demandons-nous si l’ablation d’une partie du corps nous amoindrit.

Toute perte d’un membre est un handicap. Nous apprenons à connaître et à apprécier le monde par l’intermédiaire de notre corps. Nos jambes nous permettent de nous déplacer. Nos bras et nos mains saisissent les objets. Nos sens nous permettent de distinguer les objets entre eux selon la couleur, l’odeur, le goût, la texture, et le bruit qu’ils émettent.

Mais si nous perdons un bras, sommes-nous en partie ce que nous étions avant cette perte ? Si nous perdons tous nos membres, sommes-nous encore moins ce que nous étions ?

On ne se pose pas cette question lorsqu’il s’agit d’organes internes. Personne ne se demande si la résection d’une partie de l’intestin (pour enlever une tumeur) ou l’ablation de l’appendice nous prive en partie de ce que nous sommes.

Mais la partie visible de notre corps possède une importance particulière puisque c’est elle qui nous fait connaître aux yeux des autres. Elle est notre ambassadeur auprès des autres.

À la suite d’un accident qui me laisserait défiguré, si je me fais reconstruire le visage en Brad Pitt, je deviens Brad Pitt au premier coup-d’œil, jusqu’à ce qu’on découvre que je ne suis que le sosie de Brad Pitt. Mais il est clair que cette chirurgie modifie la manière avec laquelle les autres me perçoivent. Tout comme le ferait un implant mammaire chez une femme.

Avec ou sans ce masque de chair, je serais pourtant exactement la même personne. Mais pour les autres, il y aurait toute une différence.

De manière analogue, on pourrait altérer toutes les parties de notre corps (visibles ou non) et cela ne changerait rien à ce que nous sommes. Parce que l’essence de ce que nous sommes, c’est notre cerveau. Tout le reste, c’est de la quincaillerie. Notre corps n’est qu’une machine au service de notre intelligence.

Avec les années, nous pourrions éprouver une certaine tendresse pour ce compagnon stupide qui nous a si bien servi et qui nous définit aux yeux des autres. Et il serait compréhensible que cette tendresse s’amplifie au fur et à mesure que nous assistons, impuissants, à son déclin et à ses difficultés croissantes à donner suite à nos volontés. Comme ce vieil animal de compagnie qu’on se hésite à faire euthanasier, sachant qu’on n’en aura pas d’autres.

Le cerveau et la réalité

Les amateurs de réalité virtuelle connaissent bien ces casques qui donnent l’illusion d’être soudainement transportés dans un monde où les utilisateurs doivent affronter un environnement hostile.

De manière analogue, depuis la naissance, notre cerveau pourrait n’être qu’une masse flottante dans un bocal dans un laboratoire, connecté à des milliards d’électrodes et nous pourrions avoir la conviction intime, la certitude absolue d’interagir avec ce monde virtuel qui nous est soumis.

Toutes les « preuves » de notre existence pourraient alors se résumer à des influx nerveux qui nous font croire que nous touchons, que nous voyons, que nous sentons et que nous goûtons. Bref, toute notre vie pourrait n’être qu’une réalité virtuelle et nous n’aurions aucun moyen de nous assurer de sa véracité, trompés en permanence par des ordinateurs plus puissants qui nourriraient nos illusions.

Conclusion

On peut donc remplacer une multitude de parties de notre corps par des pièces plus performantes et cela ne ferait qu’améliorer la machine à notre service.

Et de la même manière que les appareils électroménagers libèrent la condition humaine de corvées séculaires, et que les moyens de transport modernes réduisent les distances, il est certain que des prothèses et implants destinés décupler nos capacités laisserons intacts les limites de notre intelligence et les pulsions de l’animal qui nous habite inconsciemment.

À l’opposé, les maladies dégénératives qui affectent notre cerveau (ex.: la maladie d’Alzheimer) transforment la personne atteinte en caricature de ce qu’elle était. Plus que tout handicap physique, ces maladies modifient la nature de ce que nous sommes, exposant les parents et amis à la frustration croissante d’être confrontés à d’une enveloppe corporelle illusoire qui renferme de moins en moins l’essence de la personne aimée.

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Faits divers No 8

Publié le 10 février 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Les trois pays qui comptent le plus d’internautes sont la Chine (485 millions), les États-Unis (245 millions) et l’Inde (112 millions).

Référence : Indian computer tablet could herald an internet revolution


 
Les mesures prises pour diminuer le plomb dans l’essence, la peinture et la tuyauterie ont entrainé une diminution de plomb dans le sang des Montréalais; alors que le niveau préoccupant est estimé à 0,1 µg/ml, cette concentration est passée de 0,2 µg/ml au début des années 1970 à environ 0,03 µg/ml aujourd’hui.

Référence : Incompréhension autour du plomb dans l’eau


 
Chaque hiver, les unités de déneigement ramassent treize millions de mètres cubes de neige à Montréal. Si on faisait une boule de toute cette neige, celle-ci aurait un diamètre de 288 m, soit 1,5 fois la hauteur de l’édifice principal de la Place Ville-Marie.


 
Quinze à vingt pour cent des nouveaux cas d’infection par le SIDA au Canada sont des immigrants. Les requérants étrangers atteints du SIDA sont apparemment privilégiés puisque l’immense majorité d’entre eux — environ 90% — voient leurs demandes d’immigration acceptées par les autorités canadiennes alors que ce pourcentage est beaucoup plus faible dans le cas de ceux qui ne sont pas atteints de cette maladie.

Référence : VIH chez les nouveaux arrivants: «Un risque pour la santé publique»


 
En 2011, les ventes aux enchères d’œuvres d’Art (peintures, installations, sculptures, dessins, estampes, photographies) ont atteint la somme record de 11,54 milliards$.

Les acheteurs chinois occupent la première place avec 41,4% du marché (pour la deuxième année consécutive), suivis, loin derrière, par les acheteurs américains (23,6%), anglais (19,36 %), français (4,50%) et allemands (1,85%).

Référence : Les ventes aux enchères flambent, dopées par les achats de Chine


 
À cause d’un déficit démographique (résultant de l’infanticide des bébés de sexe féminin), les Chinoises prennent aujourd’hui leur revanche en se laissant désirer. 93% d’entre elles sont toujours célibataires à 24 ans. En fait, l’âge moyen du mariage se situe entre 28 et 30 ans. Cela a des conséquences importantes sur le taux de fertilité en Chine car si le concubinage est fréquent, le mariage est un passage obligé pour enfanter.

Le divorce augmente dans les grandes villes depuis octobre 2003; c’est depuis cette date qu’il n’est plus nécessaire d’avoir l’accord de son employeur, ni du Parti communiste, pour divorcer. Dans la capitale chinoise, 39% des couples finissent par se séparer, à la demande de l’épouse dans 70% des cas.

Référence : Arnault C, Ces Chinoises qui refusent le mariage, La revue, 2011, 17: 54-7.


 
Entre 2006 et 2011, la croissance démographique du Québec (4,7%) a été inférieure à la moyenne canadienne (5,9%). Toutefois, au cours de cette période, notre province a connu la deuxième plus importante croissante démographique du G8 (derrière le Canada, au premier rang). En effet, le Québec a devancé les États-Unis (4,4%), le Royaume-Uni (3,5%), Italie (3,2%), la France (2,8%),le Japon (0%), la Russie (0,1%) et l’Allemagne (-0,8%).

Référence : Ricard F, Il y a différentes façons de lire un rapport (en réponse à « Démographie – Contrer le déclin »)


Liste de tous les faits divers (des plus récents aux plus anciens)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le prince charmant

Publié le 9 février 2012 | Temps de lecture : 3 minutes

Les membres du Comité de sélection en étaient certains : le communicateur exceptionnel capable de trouver les mots qui suscitent l’adhésion, le leader confiant qui s’impose tout naturellement à ses collaborateurs, le chef compétent auréolé de ses succès antérieurs, le visionnaire qui suscite l’admiration, c’était lui.

Et comme les chefs d’entreprise ont un flair infaillible pour déceler les êtres hors du commun, c’est sans hésitation que les membres du Conseil d’administration de la Chambre de commerce et d’industrie de la Haute-Vienne — il ne s’agit pas ici de la capitale autrichienne mais plutôt d’un département du Limousin — ont nommé Philippe Gaillard, 52 ans, au poste de Directeur de l’aéroport international de Limoges.

Entré en fonction le 1er novembre dernier, ce dernier vient d’être congédié après avoir accompli en quelques mois, « un boulot formidable. Il a même été d’une compétence qui laisse pantois » selon une source connaissant particulièrement bien le fonctionnement de l’aéroport.

Qu’est-ce qui a poussé la Chambre de commerce — à qui est confiée la gestion de l’aéroport — à démettre de ses fonctions une personne aussi exceptionnelle ? Tout simplement parce que M. Gaillard est un imposteur, un incompétent et un bandit.

En effet, les tribunaux de Pontoise, d’Agen, de Périgueux et de Bordeaux avaient déjà jugé et condamné Jean-Philippe-Olivier Gaillard à des peines de prison ferme. Sa première condamnation remonte à 1994. Depuis, il a passé au total deux ans en prison. Ces délits comprennent les dégradations de biens par incendie, faux et usage de faux, escroquerie, abus de confiance, et vols.

Mythomane, M. Gaillard avait présenté un casier judiciaire vierge lors de son recrutement. Titulaire, disait-il, d’un diplôme d’ingénierie de la navigation aérienne, il avait ébloui les membres du Comité de sélection par son aisance, son humour et son charme. Évidemment, au sein de ce comité, seules des personnes soupçonneuses et mesquines auraient eu à l’esprit de vérifier les dires d’un candidat d’une telle qualité.

M. Gaillard a été démasqué grâce à une femme qui, après avoir vu sa photo sur le site internet de l’aéroport, a dénoncé l’usurpateur.

Références :
Aéroport : le directeur qui s’était inventé un CV, est débarqué
LIMOGES – Le patron de l’aéroport était un imposteur

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Écrit par Jean-Pierre Martel


Le Canada et ses amis tortionnaires

Publié le 8 février 2012 | Temps de lecture : 5 minutes

À la suite de l’élimination d’Osama Ben Laden, de nombreux adversaires politiques du président Obama ont tenté de minimiser son mérite en soutenant que la traque réussie du chef d’Al-Qaida n’aurait pas été possible sans les mesures dites courageuses — nommément l’autorisation d’utiliser la torture à la prison de Guantanamo — prises par son prédécesseur républicain.

Depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale, plus précisément depuis la Convention de Genève, en 1951, la torture est contraire au droit international. Si bien que les dirigeants américains qui ont autorisé et défendu l’usage de la torture, de même que ceux qui l’ont pratiquée, sont légalement des criminels de guerre.

C’est ainsi que la conférence du 11 février 2011 que devait tenir en Suisse l’ex-président G.W. Bush a été annulée par ses organisateurs. Une semaine plus tôt, Amnistie Internationale avait présenté aux procureurs genevois et fédéraux, une analyse juridique détaillée concernant la responsabilité pénale de George Bush dans des actes de torture qu’il avait autorisés.

Glenn L. Carle, un officier du CIA aujourd’hui à la retraite, était chargé de surveiller le déroulement des séances de torture des détenus à Guantanamo en 2002. Son verdict est sans équivoque : « Les techniques coercitives ne permettent pas d’obtenir des informations utiles et fiables.»

Selon la sénatrice Dianne Feinstein, présidente du Comité sénatorial de renseignement, la torture pratiquée à Guantanamo n’a permis d’obtenir aucune information qui ait mené à la capture du chef d’Al-Qaida.

Interrogée par Le Devoir, Mme Sainte-Marie, la porte-parole d’Amnistie internationale au Québec, explique : « …le premier objectif (des personnes torturées) est de faire cesser la torture et pour cela, on dit n’importe quoi. Alors se fier sur ces informations peut faire au contraire perdre du temps en lançant les enquêteurs sur de fausses pistes.»

À la demande du Canada, la Syrie a torturé Ahmed el-Maati, soupçonné de préparer des attentats terroristes contre l’édifice du parlement canadien et contre des centrales nucléaires ontariennes. Sous la torture, il a révélé le nom de deux complices, dont Maher Arar (totalement innocent), à qui le gouvernement conservateur a finalement accordé une compensation de 10,5 millions de dollars pour la torture qu’il a subie lui aussi en Syrie.

Comme on s’en doute, les pays qui acceptent de torturer un citoyen canadien à la demande du Canada ne le font pas bénévolement : la torture est une affaire de gros sous. Mais il est illogique de payer pour de la torture si on refuse de considérer les informations qu’on obtient.

Selon une nouvelle parue hier, le gouvernement canadien autorise désormais le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) à utiliser des informations obtenues par la torture lorsque la sécurité des Canadiens est en danger, ce qui est toujours le cas lorsqu’une personne est soupçonnée de préparer un attentat terroriste.

Le gouvernement n’autorise pas la pratique de la torture au pays mais se réserve le droit de la commander aux pays qui l’exercent. En somme, le Canada officialise une politique déplorable qu’il exerce secrètement depuis des années. De plus, le gouvernement acquittera sans gène les déboursés nécessaires à l’obtention de renseignements auprès des criminels de guerre amis avec lesquels il fait déjà affaire.

Bref, le Canada se déclare officiellement client de le business de la torture. Tout cela conformément aux valeurs morales que le gouvernement Harper prêche depuis toujours.

Si les pays qui pratiquent la torture sont le moindrement intelligents, il leur suffit d’ajouter la question « Aviez-vous le projet de commettre un acte terroriste au Canada ? » pour accroitre leurs revenus. En effet, tous les torturés finiront par reconnaître une telle intention si on augmente leur souffrance suffisamment.

Et si la seconde question concerne la cible de leur projet d’attentat, cela n’est pas compliqué : il y a un parlement dans toutes les capitales du Monde, des hôtels de ville dans toutes les municipalités, des gares ferroviaires et des terminus d’autobus dans toutes les grandes villes. Le torturé n’a que l’embarras du choix. Il lui suffit de connaître le nom d’une grande ville canadienne pour donner une réponse crédible. Si le torturé est incapable d’indiquer un lieu, le tortionnaire peut lui suggérer la réponse : « Oui mais où ? À Ottawa, à Toronto, à Montréal, à Vancouver…».

Bref, la politique officielle du gouvernement Harper est rien de moins qu’un appel implicite à la torture, enrobé d’une bonne intention soit celle de protéger la population canadienne.


Post-Scriptum : Le 18 avril 2018, le gouvernement libéral de Justin Trudeau a annoncé son intention d’amender le projet de loi C-59 afin d’interdire l’utilisation des informations obtenues sous la torture par les agences de renseignements canadiens.

Références :
Ahmad El-Maati
Bin Laden Raid Revives Debate on Value of Torture
L’élimination d’Osama Ben Laden
Le président George W. Bush annule sa venue en Suisse
Ottawa autorise les services secrets à utiliser des informations obtenues sous la torture
The Torture Apologists
Torture: oui dans certains cas, dit Ottawa

Parus depuis la publication de ce billet :
Torture et sécurité publique – Une odieuse légitimation de la torture (2012-02-11)
Ottawa n’acceptera plus jamais les informations obtenues sous la torture (2018-04-18)

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Écrit par Jean-Pierre Martel


La raison du plus fort est toujours la meilleure

Publié le 6 février 2012 | Temps de lecture : 1 minute

La vidéo ci-dessous se veut la transmission exacte d’un incident naval qui se serait produit à proximité des côtes espagnoles. En réalité, il s’agit d’un faux. Mais l’histoire est amusante.

À l’origine, cette plaisanterie est apparue sur l’Internet il y a plus d’une décennie sous la forme d’un incident naval — tout aussi faux — entre le Canada et les États-Unis. Ce sont des correspondants américains qui me l’avaient racontée en avril 2000.

J’ai choisi la version espagnole parce qu’elle est un peu plus détaillée et mieux écrite.

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| Humour | Permalink
Écrit par Jean-Pierre Martel


Occupons Montréal au chaud

Publié le 5 février 2012 | Temps de lecture : 3 minutes
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Jeudi dernier, la chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Montréal accusait l’administration municipale de permettre à plusieurs employés d’une firme privée de gestion de projets, de travailler en permanence dans les bureaux de la Ville, d’avoir accès aux ordinateurs de la municipalité et de rédiger des sommaires décisionnels, c’est-à-dire les documents sur lesquels les élus se basent pour prendre des décisions et approuver l’octroi de contrats.

Cette accusation de copinage me semblait tellement invraisemblable que j’avais décidé de ne pas en parler, convaincu qu’un démenti officiel rétablirait les faits.

Mais depuis, un des dirigeants de cette firme a confirmé qu’au cours des derniers mois, de trois à cinq de ses employés travaillaient dans les locaux de la Ville — à la demande de la municipalité, a-t-il précisé — à des fins de « coordination ».

L’information a été confirmée également par le Président du comité exécutif, M. Michael Applebaum. Ce dernier juge tout à fait normal que des firmes externes s’installent dans les locaux de la Ville et que leurs employés préparent et rédigent les dossiers destinés à aider les élus à prendre leurs décisions.

En conférence de presse, M. Applebaum s’est livré à une attaque en règle contre la chef de l’opposition, accusant celle-ci de ne rien comprendre au fonctionnement de la ville.

Cette dernière n’est pas la seule : moi non plus, je ne comprends pas.

De nos jours, les télécopieurs, les logiciels de messagerie électronique ou de vidéo-conférence, permettent aux gens de travailler de concert sans proximité physique. Quelle est cette idée de permettre à une entreprise avec laquelle on entretient une relation contractuelle de venir camper en permanence dans ses locaux de l’Hôtel de ville ?

Le salaire des employés municipaux sont déterminés par des conventions collectives rigides. Lorsqu’une firme de gestion possède des antennes dans les bureaux mêmes de l’Hôtel de ville, elle est en mesure d’écrémer la municipalité de ses employés les plus brillants en leur offrant de meilleurs salaires. Elle peut prendre connaissance des arguments de ceux qui contestent à l’interne ses rapports. Elle peut même connaitre les noms de ceux qui sont réticents au renouvellement de son contrat avec la ville. En somme, elle pousse à la clandestinité les employés municipaux qui sont en désaccord avec elle.

Plutôt que d’abattre une pluie d’injures contre la chef de l’opposition, j’inviterais les dirigeants municipaux à nous expliquer les mesures qu’ils ont entreprises afin d’éviter qu’au nom de la coordination, l’hospitalité ne se transforme en copinage suspect ou que tout ne dérive vers la relation incestueuse.

Références :
Mainmise du privé sur des projets de Montréal?
Montréal juge «mensongères» les allégations de Louise Harel
Montréal trouve normal que le privé s’installe dans ses locaux
Prête-noms: Applebaum demande à Harel de démissionner
Vision Montréal exige une enquête sur les liens entre la Ville et une firme privée

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Écrit par Jean-Pierre Martel